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Message par Kim van Berghen le Ven 18 Nov - 3:12

Il y a trois choses essentielles dans la vie, par ordre croissant d’importance, on pouvait trouver : première, la ponctualité ! Il était important, que dis-je nécessaire, de savoir rester un horaire. C’était savoir se poser des limites et des règles, ainsi que réussir à s’y tenir. Ceux qui ne savaient pas gérer leur emploi du temps, et leurs rendez-vous, n’étaient pas capable de bien se tenir, d’avoir une vie rangée, puisqu’ils n’arrivaient pas à s’imposer ne serait que la plus basique et simple des contraintes. Et puis c’était aussi un signe de respect envers la personne avec laquelle on avait prit des engagements. Affirmer que l’on serait présent à partir de telle heure, c’était donner sa parole ! Ce n’était tout de même pas si difficile de surveiller sa montrer et de calculer son temps pour avoir un peu d’avance en cas de soucis, non ? Etre ponctuel, c’était faire preuve de maturité et de détermination envers soit même.

La deuxième chose était sans aucun doute de toujours prendre soin de ses proches et de sa famille. On ne pouvait pas abandonner ceux qui nous étaient cher ! Tout simplement car c’était tout simplement faire preuve de faiblesse, d’égoïsme et d’une forme de traitrise pire que la délation ! On n’avait pas d’honneur si l’on abandonnait ceux qui avaient besoin de nous, dans la pire des circonstances. Et la lâcheté n’avait que très peu d’excuses valables. Pouvait-on vraiment refuser une main tendue à quelqu’un qui était dans le besoin ? Surtout sachant qu’un jour futur, on se retrouvera peut être dans la situation d’avoir à demander de l’aide. Et puis il était tout à fait dans l’esprit de ceux qui ont une croyance monothéiste d’avoir un enclin à la compassion, au partage et à l’entre-aide. Surtout pour ceux ayant été élevés selon des notions de famille assez traditionnalistes et soudées, où il fallait témoigner du respect aux ainés, et faire preuve de patience et d’une certaine pédagogie vis-à-vis des plus jeunes.

Et dernièrement, ce qu’il ne fallait en aucun cas oublier, et encore moins écorcher ou ne pas tenir, c’était bien entendu les promesses ! La plus importantes des choses. Lorsqu’on s’engageait, en promettant, même s’il n’y avait aucun livre religieux en jeu, aucune promesse citant un nom, ou encore de liquide biologique sécrété par les glandes salivaires… il fallait respecter sa parole et ses déclarations. Un serment faisait preuve d’un vœu que l’on devait à tout prix accomplir, à moindre d’être dans l’empêchement total de la réaliser, sur son lit de mort, coincé à l’autre bout du monde, emprisonné ou obligé d’honorer une autre promesse qui ne pouvait se coupler avec la première. Même si dans tous les cas, il ne fallait jamais promettre deux choses contraires ! Ou alors s’engager avec deux personnes sans pouvoir respecter ses affirmations et les gages qu’elles entrainaient. Faire une promesse, c’était coller un petit post-it mental dans sa tête, pour toujours se souvenir de ce qu’on devait faire. Jusqu’à ce que la tache soit accomplie ou que l’on soit libéré de son engagement. Ou c’était un peu une chaine, mais c’était une contrainte et un assujettissement volontaire.

Pour une fois, il n’avait pas promis à Karlovy Kinsky, sa chère et tendre, celle qui faisait battre son cœur, qu’il rentrerait tôt. Bon, en fait c’était surtout que pour une fois, elle avait eu une invitation d’une amie, et bien entendu Kim l’avait poussé gentiment pour qu’elle accepte. Après tout c’était important, si ce n’est indispensable qu’elle ait du contact social, surtout avec toutes les rumeurs qui courraient à cause de son « lien » avec les rebelles. Et aussi la jeune femme était restée célibataire pendant près de sept ans, elle avait donc surement besoin d’air, tout autant qu’il avait besoin de son jardin secret. Et ainsi il se retrouvait avec sa soirée de libre ! Alors bien sur, il aurait pu aussi s’inviter chez un de ses amis… Ou alors tout simplement tenir sa promesse. Celle qu’il avait faite à Kaiheena Ludlow, de venir la voir un de ces soirs au Lounge. Alors pourquoi pas cette nuit, puisqu’il n’avait pas de contraintes ? Et puis il avait vraiment envie de gouter le cocktail dont elle lui avait parlé. Et lorsqu’on ne buvait pas à s’en rendre saoul l’alcool pouvait être très agréable. Surtout que l’ambiance du bar était assez agréable, sauf pour les quelques hommes qui tombaient entre les griffes du propriétaire des lieux… Mais ceci est une autre histoire.

L’avantage d’arriver à l’heure, voir en avance, tous les matins, c’est que l’on ne prenait pas de retard dans le travail et lorsque venait la minute de partir, on pouvait sans sourciller abandonner son poste, sachant que tout avait été fait, avec la plus pure des consciences et sans avoir à se tracasser. Tout avait été fait, et on pouvait donc profiter d’une soirée assez tôt. Tandis que d’autres commençaient à peine leurs heures de travail. Par exemple au Sapientia, puisque le personnel se relayait pour toujours laisser quelqu’un en cas d’urgence médicale. Ou tout simplement à l’Aedes, dans le grand bâtiment qui conciliait à la fois les résidences et les lieux de détentes pour les nosciens. A quelle heure Kai avait elle pu commencer ? Surement assez tard, surtout si elle était légèrement en retard… Le scientifique prit le temps de repasser dans son appartement au troisième étage, avant de redescendre les mains dans les poches, conservant uniquement son mini-ordinateur portable – qui ne le quittait presque jamais- et un bipeur. Deux outils indispensables et complémentaires en cas de besoin et d’urgence.

Dès qu’il passa les portes du bar, il fut surpris d’y retrouver autant de monde. Certes il y avait quelques tablés de personnes en tête à tête ou en petits comités, mais si l’on comptait la totalité de ceux qui étaient assemblés en ce lieu, sans oublier ceux qui était accoudés au comptoir, cela faisait un bon petit nombre… C’était au moins une bonne nouvelle pour quelqu’un. Et une mauvaise pour quelqu’un d’autre. Il posa son regard sur la serveuse qui se démenait à servir chaque client, avec le sourire en prime et une démarche assurée alors qu’elle portait un plateau contenant au moins une dizaine de bouteilles ou de verres. Kim avait presque envie de se jeter à son secours et de lui proposer son aide, lui tenir au moins une ou deux choses… Pour qu’elle ne renverse pas tout et que… Mais il se reprit bien vite en voyant à quel point elle était habile et habituée. Après tout c’était son travail et forcement elle y excellait car elle avait l’expérience pour. Douée… Elle était vraiment douée. Avec un sourire, il partit s’asseoir sur l’un des tabourets du bar. Juste à côté d’une jeune femme que l’on croisait plutôt suivant comme une ombre un des Hauts Conseillers que dans la vie courante. S’il se souvenait bien, elle devait être secrétaire. Elle faisait donc partie de ces gens qui ont la chance, ou plutôt la malchance, de côtoyer les Hauts Conseillers et d’être infectés par leur froideur, leurs airs hautain et méprisant, sans pour autant pouvoir les imiter. N’était elle pas affectée par son travail qui lui demandait tant ? De se considérer comme une noscienne lambda mais de devoir affronter le regard de ceux qui se croyaient supérieur parce que les circonstances leur avaient été favorables ? Elle semblait si pâle et fragile, tout en ayant une corpulence élancée. Elle avait cet air un peu nordique de ceux qui ne craignent pas le froid. Il lui adressa un rapide sourire en ajoutant un…

Bonsoir

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Message par Draighean Blackthorn le Ven 18 Nov - 7:41

Un mois. Un long mois de transitions, d'adaptations et de changements cauchemardesques venait de se terminer. Se faire a sa nouvelle vie se révélait beaucoup plus dur que ce que Draye avait anticipé. La perte de ses repères spatiotemporels fut réglée après plus ou moins une semaine et demi. L'ordinateur et le téléphone, tous les petits gadgets qu'on lui avait fourni a son arrivée lui parurent comme la bouée de secours qui lui sauva la vie d'une irrémédiable noyade. Et puis tout fut arrangé pour elle également, logement, travail, la nourriture pour un moment. Bien qu'elle se retrouva seule très vite, son guide ayant lui même d'autres devoirs que de lui tenir la main toute la journée, la laissa se démerder un peu toute seule, confiant qu'elle saurait se montrer a la hauteur. Piquée dans son arrogance, la jeune femme se fit un devoir de ne jamais recourir a l'aide de ce dernier et d'essayer dans la mesure de l’extrême possible de se débrouiller toute seule. Elle avait toujours éprouvé une satisfaction intense quand, une fois la tache accomplie, elle constatait qu'elle l'avait réalisé elle même sans l'aide d'une tierce personne. Sans que cela soit de la vanité, Draye avait sa fierté. Et il n'y a rien de pire qu'un employé des services publiques fier de son travail.

Ayant reçu sa paye ce jour ci. Elle décida d'aller fêter ça en beauté. Du moins autant en beauté que l'on puisse faire lorsqu'on ne connait personne et que l'on a aucun ami dans une ville qui nous est étrangère et autant le dire franchement, qui pourrait tout aussi bien se trouver sur une autre planète... Draye considéra cette pensée alors qu'elle appliquait son fard a paupière d'un framboise flamboyant qui contrastait délicieusement avec sa peau pale. Cela la figea dans son geste et elle se surprit a écarquiller les yeux de peur devant son miroir de salle de bain. Puis elle ferma les yeux et poussa un soupir. Mieux vaut ne pas penser a ce genre de chose. L'endroit avait l'air tout a fit normal, petite ile quelque part avec des jolies falaises qui donnait sur un océan qui se noyait dans le ciel... Mouais entre les aliens et la poésie elle avait décidément besoin d'un verre... Elle reprit donc ses préparations et mit une des tenues qui semblait être la tenue "fetarde" de son équipement de base. N'ayant pas vraiment eu le temps d'aller s'acheter quoi que ce soit si ce n'est que quelques produits d’hygiène qui lui faisait défaut dans son kit de nouvelle arrivée comme maquillage et autres petites choses personnelles, elle se contenta donc de mettre la tenue près du corps qui semblait être la norme dans sa "caste" (?). Elle n’était pas encore trop sure de toutes les nomenclatures de Nescio, bien que son travail lui facilitait grandement la tache. Comme l'ensemble avait des rayures framboises sur les bras et les jambes, elle avait donc acheté son maquillage en accord.

Prête a partir, elle jeta un dernier coup d’œil au pistolet qu'on lui avait donné et décida contre. Elle ne savait pas s'en servir et risquait plus de se blesser elle même que d'obtenir un quelconque résultat. Le fait qu'on lui ait donné une arme la rendait mal a l'aise. Non seulement l'objet était lourd et encombrant mais il impliquait que de l’insécurité devait planer d'une manière ou d'une autre sur la cite. Autrement on ne risquerait pas d'armer de simples civils comme elle. Elle pinça les lèvres, suspicieuse, et s'en alla.

N'ayant aucune idée de ou aller a part dans l'Aedes, elle décida d'aller roder dans les salles de loisirs et voir si un endroit lui plaisait ou pas. Elle pourrait toujours rentrer au pire, c'est pas comme si elle était loin. Tenant son téléphone dans sa main et prenant une note mentale de s'acheter un sac a main le plus tôt possible, elle finit par ouvrir la porte du lounge et trouva le lieu a son gout. Elle regarda autour d'elle vit que l'endroit était plutôt fréquenté. Était ce une bonne chose ? Seul l'avenir le savait. Elle se dirigea donc vers le bar et une fois assise un barman avec un sourire dentifrice lui posa un menu de cocktails sous les yeux en lui souhaitant la bienvenue. Saisissant la carte, elle parcourut des yeux les boissons aux noms plus évocateurs les uns que les autres et finit par choisir un qui avait une couleur assortie a son maquillage. Pourquoi pas après tout? C'est une façon de choisir comme une autre. Et comme elle n'arrivait pas a se rappeler du gout d'un alcool ou d'un autre, autant se lancer avec quelque chose qui serait joli a regarder au moins.

Elle but une petite gorgée avec la paille qu'on lui donna et ne regretta pas son choix. C’était sucre et acidulé, légèrement pétillant et tellement froid que ça lui en dessoudait presque les dents. Elle décida alors qu'une fois son verre fini, elle tenterait d’établir un contact avec quelqu'un dans la salle, histoire d’être sociale. Peu sure d'elle, elle savait que l’alcool serait nécessaire pour la manœuvre. Elle commença donc a jouer avec les décorations de son cocktail d'une façon mi absente, mi nerveuse, définitivement perdue dans ses pensées.

Elle ne remarqua l'homme a son coté, qu'une fois qu'il lui adressa la parole. Suffisamment disciplinée par son travail elle ne sursauta pas, mais il s'en fallut vraiment de peu. Le visage ne lui semblait pas vraiment familier mais en même temps, elle avait vu tellement de gens nouveaux ce dernier mois qu'elle n'aurait su dire si elle le connaissait ou pas. Néanmoins, il était poli et souriant et elle était la pour sociabiliser. Elle renvoya un sourire qu'elle voulait plus confiant qu'elle ne se sentait.

Bonsoir...

Hum... valait mieux ajouter quelque chose pour engager la conversation... Réflexion intense et rapide... Elle jeta un regard circulaire a la salle histoire de se donner une contenance et un air d'assurance et ajouta avec une hâte qu'elle regretta aussitôt.

... C'est sympa ici... Je suis nouvelle. Désolée si on s'est déjà rencontre, mais j'ai une très mauvaise mémoire des gens. On s'est déjà rencontre ? Si c'est le cas ne le prenez pas mal surtout.


Mouais... Aurait pu faire mieux...
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Message par Kaiheena Ludlow le Ven 18 Nov - 22:05

21h38. Aedes. Deuxième étage. Appartement 294.

«Coupe-la, j’vais me doucher en attendant» Fit-elle en passant la porte de la chambre à coucher où elle s’était ankylosée quelques heures.

Quelle heure était-il? Elle n’en savait rien. Elle titubait à tâtons, accrochant parfois le mur du bout des doigts. Mal de tête. Encore. Elle passa une main vive à travers sa chevelure dorée, approchant de l’interrupteur qui était resté allumé. Cette lumière l’agressait. Elle l’éteignit, sans demander quelconque permission. Un soupir de soulagement mourut à ses lèvres alors qu’elle ouvrit entièrement ses yeux. L’obscurité était parfaite. Cependant, il fallait tout de même chercher ce pourquoi elle avait quitté ce lit : la salle de bain et… Quoi déjà? Elle réfléchit. Ah oui, l’heure! Elle tourna sur elle-même cherchant l’ombre d’un cadran… Jusqu’à ce que ses yeux tombent sur les faisceaux lumineux d’un cadran numérique. Joshi soit loué! 21:38. Elle n’était pas en retard! Quel exploit! Elle sourit à cette pensée d’être en avance. Gabriel Barker aura de quoi être satisfait de ses horaires, pour une fois!... bon trêve de songe : partons vers la douche!

Au bout de trois essais de pièce, elle finit par atterrir sur sa convoitise : une douche parfaitement en état! Si au moins elle avait eu la prudence de configurer cet appartement! Retirant le peignoir qui lui servait d’accoutrement, elle entra vivement dans cette dernière, referma la porte et s’immergea d’eau bouillante en repensant à la veille. Cet appartement n’était pas le sien. Cet homme, là, dans cette chambre où elle avait dormi… Elle ne le connaissait que très peu, mais suffisamment pour l’avoir choisi. Il était étrange, mais surtout, il avait quelque chose dont elle n’aurait pas pu se passer : de la poudre. Ou, appelez ça comme vous voulez : cocaïne, poudre, cristal, meth’. Bref, il en avait… Ce qui lui avait suffi pour la convaincre. Elle termina sa longue préparation, savonna l’entièreté de son corps, puis, en prenant la première serviette qui lui tomba sous la main, elle s’y enroula, encore mouillée des pieds à la tête. Il fallait pourtant qu’elle trouve un moyen de fuir cet endroit avant qu’elle ne soit réellement en retard.

Elle repassa dans ce qu’elle aurait pu croire être le salon. L’homme y était déjà. Elle lui sourit en remarquant qu’il n’avait toujours pas rallumé la lumière. D’un pas lent et félin, elle le rejoignit, tout en prenant bien soin de laisser glisser ses doigts sur ses épaules, marquant, de temps à autre, une petite caresse bien calculée. Cet homme lui avait fourni et des informations, et de la drogue… Elle avait choisi le jackpot, elle le savait très bien.

Il s’apprêtait à lui agripper la main, elle l’évita.

« Tu viens pas t’asseoir un peu? »
« Non. Je n’ai pas le temps… je crois…»

Elle jeta un nouveau regard sur l’horloge électronique : 21:59 .

« Non, je ne crois pas, je vais être en retard au boulot » Dit-elle en notant chaque syllabe sur la plus minaudante des voix qu’elle connaisse.

« Tu reviendras après ton boulot? »

Cette phrase eut un effet tonnerre chez la jeune femme. Revenir? Quelle drôle d’idée! Elle l’observa un moment. C’était une mauvaise blague ou quoi? Elle eut un ricanement nerveux :

« Tu sais aussi bien que moi que ce serait trop dangereux… Alors, tu l’as coupée ou pas? »

Il sembla alors d’humeur très peu conviviale : « oui, oui, c’est bon ».

Il lui tendit un tube de stylo vide. Parfait. Il avait effectivement pensé à tout. Il se leva, l’invitant à le suivre jusque dans sa chambre : là où tout allait se concrétiser. Près de son lit, la lampe était allumée. Cette légère lueur put lui faire constater que tout avait été mis en œuvre pendant son absence. Une carte à jouer et un livre avaient été ses objets de prédilection pour assouvir ses envies aliénées. De quelques petites coupures supplémentaires, il l’invita à s’incliner au-dessus de son matelas pour pouvoir consommer à la bonne franquette. Ce qu’elle fit, en fait. Elle renifla la petite ligne qui lui était dédiée, aspirant à multiples reprises, essuyant ses narines, agacée par la sensation d’abord désagréable que cela procure. L’homme en fit de même avant de venir se plaquer contre elle… Et c’est à ce moment là… Qu’elle devait partir. D’un mouvement brusque, elle le repoussa avant de prendre ses vêtements qui étaient restés sur le sol :

« Désolée, je dois filer »

Simples mots qui suffirent à la voir parcourir toutes les pièces de l’Appartement pour sortir dans le couloir de l’Aedes, si peu vêtue. Elle avait toujours cette serviette autour d’elle… Qu’importe! Elle se dirigea avec vigueur vers son propre appartement où elle ouvrit la porte pour la refermée à double tour une fois à l’intérieur. Elle soupira avec soulagement. Enfin, elle pouvait être dans ses affaires, loin de cet homme dont elle avait maintenant obtenu ce dont elle souhaitait. Elle resta un moment là, à contempler le plafond, sous l’euphorie artificielle du moment.

Puis, après de longues minutes à sourire au vide, elle se décida : elle devait se préparer! Ses cheveux dégoulinaient toujours sur le sol tandis que ses pas la conduisaient vers sa chambre où elle prit grand soin de choisir une petite robe noir très moulante et surtout d’une longueur discutable. Parfaite pour le rôle de barmaid! Elle accourut ensuite dans la salle d bain où elle sécha sa lourde toison d’or avant de s’appliquer sur son maquillage qu’elle voulut très sobre pour une fois. À peine coiffée, à peine poudrée –sans mauvais jeu de mots – elle termina le tout en se parfumant et en plaçant ses cheveux de manière à ce qu’il ne l’embarrasse pas pendant son quart de travail. Enfin! Un dernier petit regard sur l’heure : 22:42. Elle était à l’heure. Pour 23 heures, elle devait être au Lounge… Merveilleux, à croire qu’elle s’améliorait! Gracieusement, elle sauta dans ses bottes hautes avant de réajuster sa robe. Dotée d’une seule et unique manche complète qui reposait à droite, on devinait son épaule gauche et son bras entier. Un petit bracelet de bras reposé sagement près de son coude et il ne manquait que son départ. Elle empoigna son sac à main où elle gardait avarement quelques réserves de vous-savez-quoi, et puis, en ouvrant la porte, elle refit le manège inverse : la verrouilla à double de tour de l’extérieur.

Elle s’engouffra dans les couloirs qu’elle connaissait par cœur, évita l’ascenseur (Kim Van Berghen comprendra sans doute sa nouvelle phobie), et d’un pas décidé se rendit au rez-de-chaussée où l’activité battait son plein. En tendant attentivement l’oreille, elle pouvait déjà percevoir les gens qui couraient à gauche puis à droite : le Lounge devait être plein à craquer… Et elle ne s’était pas trompée. En passant la porte, Kaiheena se retrouva dans la cohue de la foule, de quelques salutations de ceux qui la reconnurent, un baiser sur la joue ici, et un autre là pour ses collègues déjà en pleine action, bref, cette activité lui plaisait. Discrètement, elle observait les clients autour pour y repêcher des visages plus recherchés, ou plus familiers… Rien à signaler au premier abord. Elle s’enfouit alors dans le back-store pour aller reprendre un peu d’énergie, question de ne pas sombrer dans le down indésirable… qui se terminait souvent dans une angoisse totale. Un tour au toilette, la voilà au vestiaire puis devant un petit miroir où elle se refit une beauté. Potable, oui. Il était maintenant 23h01, l’heure de prendre son comptoir…. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsque que la belle blonde aperçut, du coin de l’œil, un personnage qui lui était fort familier : Kim Van Berghen!

Enchantée de le voir assis au bar – et d’avoir tenu sa promesse. Elle l’observa ainsi quelques secondes, remarquant une demoiselle à son côté, engagée la conversation. Curieuse? Un peu, il fallait l’admettre! Elle se dirigea vers lui avec une grande souplesse et un entrain qui lui était très propre.

« Kim, quel plaisir cela fait de te voir ici » Elle le tira vers elle, gentiment, embrassant chacune de ses joues, sa main caressant délicatement le cou de son interlocuteur : «Je ne m’attendais pas à te voir ici ce soir! Le hasard fait bien les choses, non? »

D’un œil furtif, elle avait alors décrit d’un peu plus près une charmante créature à ses côtés. Kim n’étant plus son centre d’attention, elle se retourne vers l’inconnue. Elle lui sourit, agréablement, tendit sa main :

« Kaiheena Ludlow, mademoiselle. Je ne crois pas que nous ayons eu le plaisir de nous croiser auparavant »

Étourdissante? Si peu! Elle attendit la réponse de la jeune femme avant de se retourner vers son vieux complice d’ascenseur :

« Je t’ai promis quelque chose, n’est-ce pas? Amour noir? »

Elle sourit une nouvelle fois, jouant avec ses lèvres du bout des doigts, comme si elle cherchait dans ses souvenirs un doute possible :

« Vous en prendrez un aussi, mademoiselle? C’est ma tournée? »

Elle ne tourna pas la tête, seulement les yeux vers la femme qui se tenait aux côtes du Docteur Van Berghen. Soit les idées commençaient à lui tourner, soit, elle était en pleine euphorie…. C’était peut-être les deux à la fois!
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Message par Kim van Berghen le Sam 19 Nov - 2:04

Etre nouveau à Nosco, c’était presque avoir une inscription sur le front qui disait « je suis un nouvel arrivé ». Souvent, ils avaient l’air ébahit, la plupart regardaient partout pour assimiler le plus d’information possible, tandis que quelque uns se contentaient de fixer le bout de leurs chaussures, par timidité ou par peur. En tout cas ils étaient assez repérables, parce qu’ils avaient ce parfum de nouveauté qui leur collait à la peau, ce petit truc qui faisait qu’on les repérait le plus souvent rapidement. Parce qu’ils faisaient des erreurs, ou bien que leurs yeux posaient des dizaines de questions. Très peu avaient un regard vide ou indifférent, et c’était bien mieux. Car si on voulait s’adapter et survivre, il fallait en avoir l’envie, vouloir comprendre pour s’assimiler la masse. Comprendre et apprendre les différentes lois qui régissaient Nosco, celles écrites, mais aussi les implicites. Après tout un faux pas pouvait facilement être fatal à Nosco, tandis que si l’on prenait soin de garantir son chemin des embuches, on pouvait continuer à vivre pendant plus d’années qu’il n’était possible d’énoncer et d’égrainer. Nosco pouvait tout aussi bien être une ville agréable et rassurante, voir sécurisante avec sa Guilde qui abusait – légèrement- de son statut de gardien de la cité. Ou bien alors effrayante et décadente.

Une ville où toutes les cultures étaient mixées, où tous les âges étaient mélangés, et où pourtant ils avaient tous la même langue, le même lieu de vie et la même impératrice. Enfin, pour la partie des citoyens qui ne faisaient pas partie de la congrégation de Joshi ou bien de la confrérie rebelle. Il n’y avait pas tant de choix, ils étaient tous différents et pourtant ils se devaient d’être catégorisés en trois groupes bien distincts. Il n’y avait pas d’autres possibilités. L’acceptation, le pacifisme, ou bien la colère. Une trinité qui se soutenait en triangle, chacun avait besoin des deux autres pour exister et continuer à fonctionner. Si un jour l’un des angles venait à manquer, tout risquait de s’écrouler, tel un château de cartes balayé par un coup de vent. Heureusement les nouveaux arrivés alimentaient chacun des clans, de manière non équitable, et remplaçaient les quelques décès qui avaient pu survenir à cause d’un conflit ou d’un accident. Les deux grandes causes qui pouvaient expliquer une tragédie. Après tout même si la solitude, le manque d’attachement à une quelconque « famille » se faisait parfois sentir pour certains, ils passaient rarement à l’acte, ou du moins pas de manière consciente.

Tout cela pour dire qu’avoir vu Gregory Crescent entrer au Sapientia avec un visage inconnu, et bien pâle et aux vêtements sombres, avait interpellé Kim. Il n’avait fait que les voir passé, mais les rumeurs couraient assez vite dans une ville aussi petite que Nosco, et il suffisait d’avoir posé une ou deux questions pour savoir que la nouvelle venue se dirigeait vers un emploi de fonctionnaire, et plus précisément de secrétaire. Bon, il était vrai que pour arracher des informations à Crescent cela avait été plus difficile, après tout il ne se laissait pas facilement cuisiner, et il n’était pas bavard de nature au contraire… Ce qui n’empêchait pas Kim de faire un monologue pour combler le silence de son patient. Ainsi, il avait le temps de l’abreuver de conseils et de recommandations. Un jour Gregory allait surement s’endormir en pleine consultation et Kim serait bien embarrassé, hésitant entre la volonté de le réveiller et celle qui lui dictait de le laisser prendre un peu de repos.

Depuis combien de temps était elle arrivée ? Elle semblait encore un peu mal à l’aise, mais ce n’était sans doute pas étonnant vu qui était son parrain, il n’avait pas forcement été très accueillant ou souriant. Pour ce qui était des conseils, il était certainement là, mais pas s’il s’agissait de se confier. Kaiheena en était la preuve absolue. En tout cas il s’empressa de rassurer la jeune femme.

On s’est déjà croisé mais rien de plus, je n’avais pas eu l’occasion de vous adresser la parole. Et il n’est pas surprenant que vous n’arriviez pas encore à identifier tout le monde encore. Profitez en, après tout, tout le monde n’est pas forcement intéressant à rencontrer.
Bien qu’il soit assez utile de reconnaître les personnes que vous préférez éviter. Hum… ça y est, je vais vous faire peur.
Je m’arrête, mais avant, juste un petit conseil. La paille dans le verre… évitez. C’est le meilleur moyen d’inspirer plus de vapeur d’alcool, et d’en remplir vos poumons. Autant dire que vous absorbez bien plus rapidement l’alcool qui passe directement dans votre sang et à peine quelques secondes plus tard, directement au cerveau…


Il se tut, se rendant compte qu’une nouvelle fois, il était parti dans une explication qui risquait d’effrayer la jeune femme qui n’était pas forcement déjà très rassurée. Heureusement Kaiheena était là pour sauver l’ambiance. Peut être cela faisait il partie de son contrat à l’embauche ? Et elle arriva en pétillant littéralement de vitalité. Lui claquant deux bises sur les joues, et entama directement la conversation, comme si la surprise n’avait duré qu’un instant et que malgré ses paroles, elle l’avait attendu. Le hasard n’avait rien à voir la dedans, mais s’il plaisait à Kaiheena de l’inviter aussi à la fête, pourquoi pas ?
Il s’étonna un instant de constater que la barmaid n’ait jamais rencontré celle qui était la protégée de son « petit ami officiel »,cependant au vu de la complexité de la relation entre la belle et son homme, ce n’était pas si surprenant.

Exact, je suis impatient de gouter !


Il se demanda si elle était capable de garder un rythme aussi impossible jusqu’à la fermeture, et comment dans ce cas là, elle réussissait à ne pas s’effondrer de sommeil avant même de réussir à attendre la porte de son appartement. Kaiheena était un rayon de soleil, alors même que Gregory n’était qu’un bloc de glace. Toutefois, certains disaient bien que les opposés s’attirent. Au moins pouvaient ils être complémentaire l’un à l’autre.
Profitant que la jolie blonde se soit présentée, il suivit son exemple et fit de même.

Kim van Berghen, et pour information on s’était croisé au Sapientia.

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Re: See, saw, shoot

Message par Draighean Blackthorn le Sam 19 Nov - 4:41

En entendant qu'ils s’étaient déjà rencontres, Draye sentit la mortification lui retirer la couleur de son visage, déjà bien pale. Heureusement la lumière tamisée camouflerait quelque rougeur qu'elle pourrait produire a son insu. Mais elle se sentit aussitôt rassurée d'apprendre qu'ils ne s’étaient jamais parlé. Au moins elle n'avait pas été grossière ou impolie. Et elle ne put réprimer un petit hochement de tête quand il ajouta qu'elle ne pouvait mémoriser tout le monde en si peu de temps. Ses yeux se penchèrent sur son verre tandis que ses doigts traçaient des petits ronds dans la condensation qui s’était formée sur le verre. Certes... Qui pouvait nier cela ? Elle eut un petit rire intérieur qui la fit subrepticement sourire a la mention de gens indignes d’être connus. Il y en avait partout de ces bêtes la...

Sa mention de gens a éviter l’inquiéta plus qu'elle ne désirait l'admettre. Et l'image de son arme lui revint aussitôt a l'esprit. Elle commença a regretter de ne pas l'avoir emmenée. Se pourrait il qu'elle ait besoin d'apprendre a se servir d'un tel objet en fin de compte ? Sa vie était elle menacée ? Mais par qui ? Tout le monde semblait vivre dans une harmonie presque ennuyeuse ici. Non pas que cela lui déplaisait, c’était plus facile pour s’intégrer. Mais elle eut soudain l'impression que son ignorance pourrait la condamner a vivre des moments désagréables si elle ne faisait pas quelque chose a ce propos. Habitée de cette nouvelle résolution, elle décida de faire tout ce qui était en son pouvoir pour, de un apprendre a se servir de son arme et de deux trouver le plus de renseignements possibles sur ce monde qui était désormais le sien. Pensive elle arrêta son doigt au bout de la paille de son cocktail, imprimant le petit rond de l'embouchure sur son index.

La suite de la conversation la prit de cours et sans même y penser elle se raidit un peu sur sa chaise, comme un enfant pris en flagrant délit. Elle se maudit aussitôt d’être aussi transparente et afficha un air surpris en haussant simplement un sourcil. C’était une mimique étudiée qu'elle avait travaillé devant un miroir et elle en retirait une certaine fierté. Bien qu'elle se soit un peu ridiculisée a ses propres yeux durant les quelques dernières minutes, elle avait bel et bien l'intention de redresser la barre et d'avoir l'air plus mature. Surtout compte tenu du conseil sur la paille. Légèrement offensée par cette remarque qui lui donnait l'impression d’être une adolescente puérile, elle se força a laisser couler et d'afficher un air plus aguerri.

"Peut être est ce le but ultime..."

Commenca-t-elle quand elle vit que le regard de son interlocuteur l'avait délaissée pour une magnifique blonde derrière le comptoir. L'intervention de la barmaid plutôt sexy la sauva de son embarras et de cette manière elle put sans que personne ne fasse vraiment attention a elle, pendant ces quelques secondes bénies, regagner confiance, se maudire de sa timidité nouvelle, ravaler sa fierté d'avoir été ignorée, reconnaitre sa défaite devant une adversaire qui la surpassait en charme, et décider d’arrêter d'avoir des préjuges stupides. Instinctivement, elle se pencha légèrement en arrière quand les deux échangèrent des bises. Autant leur laisser un peu de place. Surtout que bien qu'ils ne se soient pas embrasses de façon explicite, ça ne voulait rien dire. Certaines personnes n'aiment pas s'afficher en public. Prête a battre en retraite, devant de telles effusions, Draye s’apprêtait a se lever quand la jeune femme se tourna vers elle et lui tendit la main.

" Non je ne serais rappelle d'une rencontre pareille. Draighean Blackthorn. Mais appelez moi Draye."

Le nom de l’employée lui disait quelque chose et elle savait qu'elle l'avait déjà entendu mais dans un contexte très différent. Seulement, elle avait entendu tellement de noms ces dernières semaines, qu'elle se trouvait dans l’incapacité de situer la personne. Ça lui reviendrait... La jeune femme finirait bien par trahir un détail qui l'aiderait a se remémorer d’où elle la connaissait.

L'homme se présenta a son tour et le nom lui sembla familier maintenant qu'il le disait. Elle avait du le voir écrit quelque part. Sa mémoire écrite était beaucoup plus puissante que sa mémoire visuelle. Se rappelant sa visite au Sapientia, elle en conclu que l'homme devait être un scientifique ou un médecin ou du moins quelqu'un qui avait donc de l'intelligence et qui devait être respecte par ses pairs. Voulant paraitre un peu plus décontractée elle dit simplement :

"Oh, ça semble si loin maintenant, ça le Sapientia... Ça doit être pour ça que je n'arrivais pas a vous situer. "

Puis a sa surprise elle se vit proposée un cocktail gratis. Timide? oui. Mal a l'aise ? certainement. Stupide ? Surement pas. Sautant sur l'occasion de tisser des liens et de boire a l’œil, Draye la regarda droit dans les yeux, avec un léger défi et saisit son verre, vidant la dernière moitié qui restait d'un trait. Ragaillardie par la manœuvre, la timide secrétaire se surprit a dire :

" Le nom m'intrigue, ramène la marchandise Baby !"


A sa connaissance, elle n'avait pas bu depuis au moins un mois et n’était pas réellement sure de sa tolérance a l'alcool. Moitie inquiète, moitie aventurière, elle décida de laisser le destin décider. C’était sa première sortie en un mois, et si elle ne pouvait pas se lâcher aujourd'hui alors qu'elle ne connaissait encore personne et que personne ne la connaissait non plus, elle ne pourrait jamais. D'ailleurs la prochaine fois qu’elle sortirait elle serait sans doute tellement connue dans son boulot et dans le coin qu'elle ne serait sans doute plus jamais capable de faire la fête en public de cette façon. Donc, forte de cette conclusion elle prit sa décision finale et au diable les conséquences. Elle s'arrangerait demain. De plus elle n'avait pas mentit et la boisson l'intriguait réellement. Un nom aussi venimeux ne pouvait présager que des choses au gout exquis de l'interdit.

Regardant alternativement entre la blonde et Kim, en signe qu'elle accepterait une réponse de l'un comme de l'autre en la matière elle risqua une question qui lui brulait les lèvres.

" Pardon, je suis nouvelle, mais ça je suis sure que ça doit être écrit sur mon front avec des lettres de feu, ... Quel genre de boisson est ce, cet... Amour Noir ? Je ne l'ai pas vu sur la carte... C'est une sorte de boisson secrète de l’établissement ou quelque chose du genre ?"

Elle s’arrêta la, ne voulant pas paraitre trop sure d'elle et aliéner ses nouvelles connaissances avant même d'avoir une chance de les connaitre ou eux de la connaitre.
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Re: See, saw, shoot

Message par Kaiheena Ludlow le Dim 20 Nov - 4:13

Kaiheena était d’humeur particulièrement fêtarde, à ce moment là! Certes, c’était temporaire! Elle savait très bien qu’après le high viendrait le down et que ce même effet la conduirait dans une angoisse qu’elle devrait contrôler avec une ferveur ininflammable… Et cela lui faisait peur, cet instant où tout un monde semblait s’écrouler sous le poids de peurs infondées mais qui vous rongeaient avec vigueur jusqu’à en perdre la tête…. Heureusement, elle gardait espoir d’être toujours lucide le lendemain. Il y aurait toujours ses souvenirs pour qu’elle se rappelle de ce qu’elle avait subi, mais il n’y aurait rien à faire : elle recommencerait, soir après soir après soir. Elle le savait pertinemment que rien ne pourrait la guérir de son addiction, bien au-delà la volonté humaine et encore plus de son courage qui fuyait à toutes jambes lorsqu’il rencontrait le fruit de ses vices. Elle se fichait alors de ce qu’elle représentait pour l’un ou pour l’autre : elle avalerait, sniferait, goûterait, s’enivrerait avec habitude plutôt qu’avec plaisir réel. Tout en Kaiheena Ludlow était artifices, il n’y avait pas de quoi en faire une histoire!

Elle était en présence de ses deux individus de sexes différents, tout autant que de genres. Elle ne s’en souciait que si peu. Elle était autre part, autant qu’elle pouvait être là de corps et d’esprit. Elle les observait, les décortiquait avec une minutie presque troublante. Ses grands yeux sombres s’amusaient sur la candeur de ceux de Kim Van Berghen avant de s’éprendre des perles bleues d’une certaine Blackthorn… Cela lui disait quelque chose. Elle réfléchissait. Elle jouait distraitement avec l’une de ses longues mèches de cheveux. Prunelle. Elle savait qu’elle avait déjà entendu ce nom quelque part. D’une bouche familière? D’une bouche qu’elle connaissait plus que trop bien. Tout à coup, alors que ses prunelles de cendre épiaient les réactions de l’interlocutrice, délaissant quelque peu l’interlocuteur, elle s’exclama alors :

« Oh, mais je sais! Vous êtes bien al filleule de Gregory, n’est-ce pas? » Un ton joueur, presque content de rencontrer celle dont on lui avait parlé à tant de reprises : « Heureuse d’avoir enfin un joli minois sur ce nom tout autant magnifique, Draye. »

Elle lui envoya avec le plus grand de ses talents séducteurs un clin d’œil taquin. Elle se disait bien aussi que Draighean n’était pas un nom qui parcourait les rues! Gregory Allander Crescent lui avait répétée ce nom. Si beau, si tendre, si sombre. Tout à l’image de l’homme qui avait peut-être aidé à le choisir? Elle n’en savait rien! Elle n’avait jamais posé la question à son amoureux officiel… Enfin, si elle éprouvrait amour pour lui! Chose certaine, elle était enthousiaste de rencontrer, enfin, cette créature qui avait suscité son intérêt : à quoi pouvait bien ressembler les rescapés de Mordoc?

D’ailleurs, la timidité apparente de la demoiselle qui lui faisait face sembla s’éclipser bien rapidement lorsqu’elle accepta avec beaucoup d’entrain le shot que leur servirait, sans la moindre ombre d’un doute, la barmaid un peu éméchée par son état second –au-delà des yeux, mais certes dans son for intérieur. Elle ne put s’empêcher de s’accouder contre son propre comptoir, l’air rigoleur, alors qu’elle s’enticha du regard de la filleule de Gregory. Un peu désinvolte, elle lui répliqua avec une spontanéité qui était typiquement propre à cette personnalité décousue :

« T’en fais pas, trésor, j’la ramènerai autant de fois que tu voudras. »

Elle jeta alors son dévolu sur Kim en lui adressant son plus curieux sourire.

« L’impatience sera révolue sous peu, je nous fais double dose, ça vous va?»

Un peu séductrice autant envers la cliente que le client, Kaiheena n’y voyait alors aucun inconvénient. Elle était ainsi, un peu ambivalente, entre la moquerie et la séduction qui lui permettait une certaine distance avec tout ce qui pourrait entraver ses idées. L’Image, surtout. Ce qu’elle était n’avait alors aucune importance, pas plus que les gens qui l’entouraient! Les images nous trahissaient tant de fois! Elle n’attendit alors plus aucun autre signal pour prendre trois petits verres et les déposer fortement la blanche laminée qui les séparait d’à peine un demi-mètre.

Sans la regarder, Kaiheena poursuivait sa tâche en prenant bien soin d’ouvrir une bouteille de bière noire sur le bord de son propre comptoir. Et toc. Bien joué.

« Écoute bien, chérie. Regarde-moi faire et tu auras toutes les réponses à tes questions! »

Chaque verre contenait à présent un onz de bière noire à laquelle elle ajouta deux autres d’une boisson fruitée que l’on nomme affectueusement Amaroula. Elle en profita par la suite pour y ajouter une touche de fantaisie et prit, dans sa bibliothèque alcoolisée, un bonbonne de crème fouettée qu’elle y ajouta avec générosité, tout en chantonnant l’air qui lui revenait en tête :

« Besame besame mucho
Si dans un autre pays ça veut dire embrasse-moi
Besame besame mucho
Toute ma vie, je voudrais la chanter avec toi »


Besame Mucho – Dalida

En redéposant son attirail près de sa table de travail –qui se trouvait derrière elle- elle retira le shot du milieu avant de regarder, tour à tour, ses deux interlocuteurs :

«On fait cul-sec. Pas de triche ! À trois, on ingurgite… Un… Deux … » Puis, avant de terminer son décompte, elle se mordit la lèvre inférieure en annonçant férocement : «Trois !»

Elle l’avala d’un coup, tout comme la consigne qu’elle avait donnée. Elle eut un frisson de délice. Vraiment, ces trucs étaient encore meilleurs ce soir-là… Allez se demander pourquoi ! Rapidement, elle avait déjà fait demi-tour pour aller leur préparer un petit pichet de sangria, question de faire passer le sucre qu’ils avaient gobé. Une bouteille de vin, liqueur et un peu de jus d’orange… puis, pour la classe : quelques fraises qu’elle jeta dans le grand contenant avant de choisir, au hasard, trois coupes de vin qu’elle déposa devant les deux Nosciens.

« Alors, vos commentaires ? »

Elle servit chacune des coupes avec générosité avant de s’attarder par la suite sur la nouvelle arrivée :

« Alors, dis-moi, Draye, comment va ton arrivée ? J’espère que Gregory n’a pas eu l’occasion de te faire la grande morale dès tes premiers jours ? » Puis, en se retournant vers Kim, coupe en main, elle ajouta : « à moins que tu aies eu le temps de lui faire peur à ton tour, Kim ? Au fait, tu t'es bien remis de notre escapade dans l'ascenseur ? »

Moqueuse, elle prit une longue gorgée de sa propre recette en prenant bien soin de se lécher les lèvres par la suite. Ça n’allait pas bien du tout. Kaiheena se sentait déjà défaillir… Dans quelques minutes, elle devrait s’absenter… Un devoir toxicomane à ses trousses.

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Message par Kim van Berghen le Lun 21 Nov - 1:57

Le but ultime ? L’expression était drôle, en tout cas elle lui sembla comique, comme si cette petite jeune femme dédiait sa vie, ou du moins sa soirée, à se saouler. Il y avait peut être mieux comme ultime action avant le coma éthylique… Mais après tout c’est vrai qu’on était dans un bar, et que pour la plupart ce lieu avait deux connotations : boire et draguer. Et si possible les deux en même temps, pour ne pas en perdre (de temps). Mais alors qu’il allait lui répondre d’un ton posé que dans ce cas là, elle utilisait la meilleure technique, Kai fit son apparition, telle une actrice montant sur la scène… le public se figea et sans doute lui lança-t-il une salve d’applaudissement, car tout le monde se tut. Elle méritait au moins ça ! L’arrivée de la barmaid eue pour effet immédiat de relancer le débat avec les présentations. La nouvelle s’était choisi un patronyme beau et original. Draye, c’était facile à retenir, et agréable à l’oreille. Il était toujours intéressant de constater que chaque nouvel arrivé réussissait à trouver une nouvelle identité, et que l’administration évitait toujours aussi bien les homonymes.

Il eut un léger rire lorsque Draye évoqua le Sapientia. Beaucoup étaient dans son cas, et préféraient rapidement oublier cette partie de leur arrivée –qui, il fallait l’avouer, n’était pas plus réjouissante que toutes les questions administratives qu’on leur faisait d’abord subir- alors ce n’était pas étonnant. Il fallait dire que le lieu ne semblait pas des plus intéressant, surtout dans la partie publique. Pour les sous-sols c’était différent, mais heureusement leurs accès étaient strictement contrôlés. Enfin peut être même pas assez, lorsqu’on savait que certains informaticiens arrivaient à se faufiler entre les mailles du filet… Après tout, l’informatique était le vrai maitre de Nosco, puisque c’était cette technologie qui contrôlait tout. Pas étonnant que les rebelles usent parfois de bombes EMP, à ondes électromagnétiques qui n’affectaient aucunement les humains, mais faisaient sauter les installations électriques sur des distances limités mais assez importantes. De quoi déstabiliser la ville un bon moment… Nosco semblait si forte de l’extérieur, alors qu’elle était si fragile… Voilà pourquoi elle était dotée d’une si grande force armée… Tant de postes de contrôle et de surveillance, de quoi maintenir la domination sur la population, et sur les ennemis qui osaient attaquer…

Draye entama son premier cul sec de a soirée, vidant d’un trait le verre qui lui appartenait dans l’espoir d’en obtenir un autre rempli un peu plus vite. Il esquissa un sourire, avant de penser que certains serveurs devaient bien être dans l’embarras certains soirs en fin de semaine lorsque venaient les nosciens pour noyer leur désespoir dans l’alcool. Combien devaient-ils en ramener dans leurs appartements ? C’est qu’on avait peu de raisons de se réjouir à Nosco. Alors autant profiter de l’instant sans se poser de questions pour savoir si demain serait meilleur, car la réponse était « certainement pas ».

L’attitude de la jeune femme, pouvait presque être considérée comme adorable, dans sa manière d’alterner la timidité, quelques tentatives de paraître à l’aise et sure d’elle, avant de replonger dans le doute et de tourner autour du pot pour poser sa question, comme si elle craignait de heurter quelqu’un par ses propos, ou au contraire de montrer une mauvaise image d’elle-même.

Parfait, une double dose, pour qu’il n’y ai pas de jaloux !
Puis, comme de parfait spectateurs, il observa avec Draye la prestation de Kai. Elle était tellement à l’aise avec les bouteilles, les débouchant d’une main experte, puis versant des doses à l’œil, mais sans jamais faire de différence entre les trois verres. Une parfaite équité. Tout en chantonnant, elle travaillait, révélant sa joie. Elle chantait du Dalida, sans se rendre compte du risque qu’elle prenait, et Kim avait envie de l’arrêter de lui dire d’être plus prudente, de ne pas se mettre en danger ainsi. Néanmoins il n’en fit rien, elle connaissait sans doute les risques, et sinon, cela faisait sans doute longtemps qu’elle avait commencé à chanter sans s’en apercevoir, et on avait déjà l’avoir remarqué et dû la tenir à l’œil. Elle prenait tellement de risques… Heureusement qu’elle pouvait compter sur un protecteur en la personne de Crescent.
Il attrapa son verre pour suivre le mouvement, et dès qu’elle prononça le chiffre fatidique, il avala d’un trait la boisson. Délicieux tout simplement ! Heureusement qu’il avait suivit la recette et tenté de la mémorisé. Il profita de l’agréable sensation de l’alcool, tout en observant avec surprise que leur hôte était décidé à être d’humeur très généreuse ce soir.

Je dirais simplement que c’est un regret de ne pas être venu plus souvent… Tes cocktails sont sublimes, bon pas autant que toi mais… Il serait difficile de rivaliser.

Il sourit un instant avant d’écouter la réponse de Draye. Il ne savait pas vraiment comment se comportait Gregory avec ses filleuls, sachant qu’il était le plus souvent assez froid et distant avec le reste des personnes qu’il côtoyait, même assidument. Il n’était assurément pas quelqu’un de très expressif. Mais la conversation se retourna contre lui, et il se racla la gorge de honte, avant de s’adresser directement à Draye.

Hum… je t’ai fais peur ?
Ce n’était pas volontaire en tout cas… C’est juste que la santé des gens… Enfin…


Il secoua légèrement le verre qu’il avait dans les mains.

Je ne montre pas toujours non plus le bon exemple, mais je préfère prévenir les gens. Ce n’était pas pour te critiquer. Tu es libre de faire tes choix et tes expériences. Surtout lorsqu’on a la chance d’avoir autant de possibilités pour tester ses gouts.

Kai semblait perdre une partie de l’attention qu’elle leur accordait, peut être avait elle d’autres soucis en tête ? Après tout elle était à son travail, et donc se devait de gérer plusieurs choses à la fois. Surveiller qu’il n’y ait pas de bagarres et aucun verre vide, sourire et accueillir les gens… Veiller à ce qu’il y ait assez de stocks de boissons… Cependant il prit le temps de lui répondre, captant un instant son attention.

Ah non, je ne suis pas du tout remis… Il me manque cet ascenseur en panne ! Je crois que la prochaine fois que je déménagerais j’irai m’installer dans l’un d’eux… Il y a tellement de place, un bon agencement, une belle vue sur rien du tout, un sentiment de sécurité absolument fantastique…

Il rit un instant pour accentuer le côté ironique de ses dernières paroles, avant de questionner Draye

Dis-moi, qu’est ce que tu penses de Nosco ? Tes premières impressions ? Tu as trouvé un travail qui te plait ?

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Re: See, saw, shoot

Message par Draighean Blackthorn le Dim 4 Déc - 0:52

A la mention de son parrain, Draye acquiesça d'un hochement de tête. La connexion entre l’employée et son parrain était évidente mais elle n’était cependant pas certaine qu'elle puisse dire quelle relation exacte les eux avait. Son parrain était un homme au final assez secret, et il ne faisait pas vraiment étalage de sa vie privée en public. Le fait que ces deux la soient reliés lui semblait un peu étrange compte tenu de leurs différences si évidentes. Ils devaient faire un drôle de couple... La nouvelle sentit alors des images se former devant ses yeux mais écarta la pensée direct et en blâma l'employée du bar pour être dans une tenue aussi suggestive. Pas étonnant qu'elle imaginait des choses avec autant de peau exposée en face d'elle. Elle cligna des paupières rapidement comme pour chasser la pensée plus vite. La jeune barmaid était dans sa lancée néanmoins, la secrétaire ferait des commentaires plus tard quand le moment sera un peu plus propice. Pour l'instant ce qui importait c’était de boire.

Dit comme ça, cela semblait assez horrible... Elle n’était pas une pocharde non plus. Mais bon elle était venu pour ça aussi donc hein bon....Alors elle leva son verre pour le décompte et goba d'une traite le shot qui lui avait été servi. Elle sentit la première seconde et le reste brula le reste de sa bouche. Mais cette petite seconde avait été délicieuse. Elle sentit une petite larme perler au coin de sa paupière mais elle la ravala direct, ne voulant pas sembler aussi inexpérimentée que cela devant ses compagnons de la soirée. C’était pas mal du tout et Draighean sentit sa langue se délier un peu sous l'effet bienfaisant de l'alcool.

Maintenant que cela était fait elle pouvait répondre a la Barmaid. Elle choisit ses mots de façon précise, ne connaissant pas la nature des relations entre ces deux personnes et son parrain. Juste au cas ou elle préféra adopter une attitude neutre. Mieux valait être prudente. Elle était la pour se faire des amis, pas des ennemis.

" Et bien je dois avouer que je ne sais pas trop quoi penser de lui pour être honnête. Notre première rencontre n'a pas été des plus reposantes. Parce que bon c’était déjà une expérience assez désagréable en soi mais attendez la suite... Il est venu m'accueillir a mon arrivée armé jusqu'au dents, avec fusil d’assaut et tout. A ce moment la je dois bien dire que s'il y avait eu le moindre endroit ou j'aurais pu fuir, je serais partie en courant."

La jeune femme eut un petit sourire en coin en repassant le souvenir dans sa tête. Elle se sentait un peu idiote, mais complétement dans son droit en même temps. Après tout il y avait vraiment eu de quoi être impressionnée par le gars dans une telle situation. Elle joua avec son verre entre ses doigts, regardant la dernière goutte de liquide tournoyer dans le fond du verre avec le sens d’émerveillement que seules les personnes sous l'influences de quelque chose récente quand elles ont atteint l'age adulte. Elle sentait d'ailleurs que ses yeux devait pétiller un peu maintenant. Qu'a cela ne tienne, c’était plutôt plaisant.

" Mais après coup il s'est montré... je sais pas si attentionné serait le mot juste, mais du moins on va dire qu'il essaya de m'aider. Enfin... après avoir essayé de me convaincre qu'il n’était pas la pour me désintégrer. Je ne lui ai pas rendu la tache facile a ce niveau la mais bon... Il l'avait cherche aussi. M'a fait un compliment aussi ... enfin je crois que s'en était un... vu la façon dont il l'a dit j'en suis même pas certaine... M'enfin il m'a trouve un boulot qui a l'air pas mal du tout donc je vais pas me plaindre non plus. Il est pas super commode... Vous le connaissez ?"

Cela était sans doute une question un peu stupide étant donne que le gars était centenaire... Bien que Draighean n'arrivait toujours pas a se faire vraiment a l’idée... En même temps elle était bien incapable de dire quel age elle avait elle même. On lui dit a l’entrée qu'elle était a l'an zéro de sa vie désormais mais bon... Tout cela lui paraissait un peu bizarre. En tout cas, pour en revenir a ce qu'elle pensait, si le gars était vraiment centenaire, les autres personnes qui l'entouraient pourraient bien l’être également et donc tout ce petit monde ce connaitrait depuis des décennies... Pas très réjouissant tout ça... Elle avait sans doute des tonnes d’années de retard. Enfin... Après tout il semblait y avoir des nouveaux assez régulièrement donc les gens devaient avoir l'habitude.

" Pour ce qui est de Nosco, je m'adapte lentement mais surement. Avoir un boulot facilite la tache, oh, je suis secrétaire au capitole au fait, c'est plutôt intéressant bien qu'un peu rigide sur les bords. Mais bon je suppose que quand on travaille pour les hauts conseillers c'est a expecter. Mon parrain m'a obtenu le boulot grâce a des relations. Je sais que ça fait un peu pistonnée, mais bon, en même temps, je suppose que c'est le rôle d'un parrain de pourvoir au mieux pour leur filleul. Enfin voila quoi... Oh et j'ai rencontre une de mes voisines aussi. Une jeune femme sympa je ne la connais pas bien encore, on n'a pas beaucoup parle. A ce que j'ai compris elle travaille de nuit ou un truc comme ça. Bref nos horaires correspondaient pas. C'est un peu difficile du coup de s’intégrer mais bon c'est exactement ce que j'essaye de faire ce soir n'est ce pas ? Ça vous dit donc de fêter ma..."pendaison de crémaillère"... avec moi ? Qui m'aime me suive, j'offre la tournée suivante"

L'espace d'un instant, Draighean se demanda ce que diable pouvait bien être une crémaillère. Puis elle décida qu'elle s'en foutait en souriant en coin. La vie était longue ici apparemment, elle aurait tout le temps d'y penser un autre jour. Après tout elle n'aurait sans doute rien d'autre a faire de son temps une fois au boulot.
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