Echanges d'otages...

Aller en bas

Echanges d'otages...

Message par Judikhael Wienfield le Mer 4 Aoû - 11:36


Combien de jours était-il resté captif des rebelles ? Combien de jours avait-il subi questions après questions ? Combien de temps les rebelles s'étaient-ils amusés avec lui en testant son endurance jusqu'aux extrêmes limites de son corps et de son esprit ? Il n'en savait trop rien. Des heures, des jours, des semaines, des années ? Sa raison lui disait quelques jours, une semaine tout au plus, peut-être deux... mais il n'avait pas su tenir le compte. Ou plutôt on avait tout fait pour qu'il ne puisse tenir le compte. Et aucune réponse ne lu avait été donnée quand il avait osé poser la question du "combien". Combien de temps, combien de jours... Combien de questions encore, questions alors bien inutiles qui n'étaient là sans doute que pour lui brouiller l'esprit et l'épuiser. Voire pire, simple prétexte à une sombre vengeance.

Oh non, il ne leur en voulait pas. Ainsi était leur lot, combattants de l'ombre qu'ils étaient tous. Il avait été bourreau et devenait victime. Tout comme Yan avait été victime, SA victime qui plus est, et devenait bourreau. SON bourreau. Ainsi étaient écrites les règles du jeu. Un jeu du chat et de la souris, où ils engageaient leur vie (et leur âme ?) sans possibilité de retour en arrière. Un jeu auquel il était impossible de se désinscrire, une fois signé le sombre pacte. Un jeu qu'ils jouaient tous à l'heure actuelle, même si cette fois aux dépends du haut conseiller. Mais combien de fois l'avait-il joué lui aussi à leurs dépends dans le passé ? Un grand nombre de fois... Quelque part, se disait Judikhael, ce n'était que juste retour de la médaille, lui soufflait son code de l'honneur si indéfectible. Et les médailles étaient nombreuses... Peut-être un peu trop à son goût ce jour-ci, alors qu'il sentait son esprit dangereusement vaciller vers les méandres de la folie.

Mais non, il ne céderait pas, il tiendrait. Jusqu'au bout. Il savait que les rebelles ne le garderaient pas éternellement. Ils savaient aussi qu'ils ne le tueraient pas. Il était, quelque part, un otage bien trop précieux pour qu'on le tue ou qu'on le rende définitivement hors d'usage. D'ailleurs, ses bourreaux s'arrêtaient toujours juste à temps, quand il le sentait tanguer trop dangereusement hors limite... Non il ne serait pas tué. Echangé sans doute contre d'autres otages que détenait certainement la guilde. Lesquels ? Il n'en avait aucune idée. Sans doute avait-il su il y a quelques temps, mais là, maintenant, tout n'était que brume et brouillard.

Et c'est dans ce brouillard qu'une main ferme lui agrippa le bras et le fit se relever. Ce n'est que par pur automatisme qu'il obéit, incapable alors de se rebeller. De toute façon, il aurait été stupide de se rebiffer pour un tel geste... Il devait garder ses forces pour après, pour plus tard. Quand viendra ce plus tard ? Il espérait le plus tôt possible. Mais... Garder ses forces, obéir pour le moment et attendre son moment.

Un moment qui semblait sur le point d'arriver, lui souffla une petite voix, dernières bribes de conscience qu'il lui restait encore. Oui, ce moment semblait arriver. Ou alors pourquoi lui ligoterait-on les mains si fermement et lui mettrait-on un bandeau sur les yeux ? Ce ne pouvait signifier qu'une seule chose : ils allaient le sortir. Et sortie ne pouvait signifier qu'une seule chose : le moment tant attendu était arrivé. L'échange. Oui, sans doute l'échange allait avoir lieu. Judikhael se laissa donc faire, montrant une incroyable docilité lui qui pourtant était passé par tous les stades de la colère et de la détermination, ou presque, durant son séjour chez les rebelles.

Il se laissa donc guider sans rechigner à travers les longs et poisseux couloirs des souterrains. Le chemin fut long, laborieux, et tout comme à l'aller il trébucha maintes fois, rajoutant encore quelques écorchures et hématomes à son état déjà fort déplorable. Il avait bien conscience qu'il devait être dans un état fort lamentable, sa chemise en lambeaux, son torse maculé de quelques plaies et hématomes passant à divers stade, son visage aux traits durs sans doute amoché aussi de quelques contusions ou trainées de sang séché, ses jambes vacillantes le portaient à peine. Et c'est au bord de l'épuisement qu'enfin on le fit arrêter. Certainement étaient-ils arrivés, pensa-t-il. Mais... Non, pas encore le moment d'intervenir. Il devait avant tout savoir. Savoir qui était là, combien, s'ils étaient bien là pour l'échange... Alors, alors seulement, il pourrait tenter une dernière fois de se révolter. De s'échapper. Et d'éviter cet échange. Il avait réserver ses dernières forces pour cet ultime moment. Pour un ultime pied de nez aux rebelles...

Et qu'importe si ce pied de nez serait son dernier. Il n'escomptait pas leur donner une autre victoire...

_________________


La vérité, comme la lumière, aveugle.
Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule, qui met chaque objet en valeur.

Albert Camus
avatar
Judikhael Wienfield
~ Guildien ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Haut Conseiller
Âge réel : 111 ans
Âge d'apparence : 30 ans

Compétences
Mémoire:
4250/10000  (4250/10000)
Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Silvio Anthelmios le Ven 6 Aoû - 19:37

Silvio n'angoissait pas, non. Il n'appréhendait pas non plus. Loin de lui ces deux sentiments rabaissants ! Il était sûr de lui, sûr que tout allait bien se passer, que c'était aussi simple qu'un jeu de billes… Ou du moins, c'était l'impression qu'il voulait donner à ceux qui l'accompagnaient.
Pour être franc avec vous, je dirai simplement qu'il avait une boule dans le ventre.
Quelque chose qui faisait se tordre ses intestins. C'était fort désagréable. Mais aussi compréhensible. Il avait été nommé second de Commandor, et le Commandor en question avait été fait prisonnier par les rebelles. Pendant quelques temps, il avait dû le remplacer, et supporter les regards inquiets des autres brigadiers, les questions qui revenaient sur son patron… Lui-même finissait par être inquiet. Relativement peu pour Judikhael qu'il devinait assez costaud pour être toujours en bonne état, mais bien plus pour lui qui avait sa place désormais. Les rebelles pouvaient très bien le prendre lui aussi, si un homme aussi valeureux que le patron était entre leurs mains ! Je vous entends d'ici ricaner en disant qu'ils n'avaient aucune raison de s'intéresser à notre camarade Anthelmios. Sachez qu'il le savait aussi bien que vous, mais cela ne l'empêchait pas de craindre tout de même pour sa vie, frôlant la paranoïa.
Cette mission, il aurait préféré qu'un autre s'en occupe, soyons franc. Lui, il aimait les missions au but certain. Offensif, défensif, surveillance… Echange d'otage… Quelle idée, mais quelle idée… Autrement dit: "débrouille-toi, zigouille des rebelles s'il faut, protège-toi d'eux, fais ce que tu veux, mais ramène Judikhael". Ne pouvaient-ils pas se contenter de laisser à Silvio la place du Commandor ? C'aurait été plus simple, cela aurait peut-être même surpris les rebelles… C'était "tout benef'" ! enfin… La mission devait avoir quelque chose de positif. Moui, peut-être que Silvio aurait une promotion, une augmentation… Peut-être qu'éventuellement ça serait bon pour sa réputation. Peut-être aussi qu'il ne voulait pas, au fond, laisser son patron là-bas. C'était quand même un sacré personnage, le patron.
Bon. Ne nous plaignons pas plus longtemps. C'est inutile, de toutes façons… Il allait falloir se préparer. Silvio n'irait pas seul, c'était pour lui une évidence. Il avait prévu une escorte. Petite, mais efficace. Quelques brigadiers d'élite, quelques non-élite très bien tout de même. Il fallait y aller sans armes apparentes, comme s'ils venaient en paix. Silvio n'était pas assez inconscient pour y aller sans armes, pensez-vous… Il avait préféré prendre des spécialistes d'armes à distances. Même si les armes en question étaient des couteaux de lancer, cela marchait… à partir du moment où cela se camouflait sous un manteau, une protection, un habit. Lui-même, pourtant plus habile en armes blanches, avait fait le sacrifice de sa rapière au profit d'un petit pistolet, logé contre son coeur, et d'une tripotée de petites bombes. Fumigènes, lacrymogènes. Naturellement, il avait dû prendre un manteau assez épais pour les cacher, et en donner quelques-unes à ses hommes, avec le mot d'ordre relatif à chaque bombe. Mot d'ordre susceptible de changer.

"- On a pas l'air malin, Monsieur, avec ces gros manteaux...
- Si vous êtes pas contents, vous cachez ça dans votre chemise ou votre caleçon !"

La perspective était tentante, mais les bombes étaient trop visibles sous la chemise et… Franchement… Vous imaginez des brigadiers sortir les bombes de leur pantalon ? Silvio aimait trop les apparences pour tomber aussi bas.
Enfin bref, ils étaient donc une petite tripotée, avec de grands manteaux aux couleurs de la guilde, à avancer, l'air assurés, et sans armes apparentes, encadrant quelques otages que la guilde avait précieusement gardés au chaud suite à une attaque rebelle. Ceux qui accompagnaient Silvio se chargeaient d'ailleurs de tenir les otages en laisse. Le dernier de la file avait reçu un sifflet. "Pour donner l'alerte", en cas de danger. Silvio s'inquiétait vraiment à ce sujet. Parmi ceux qui l'accompagnaient, il y en avaient pour rester en arrière, transmettre le signal.
Pop, pop… Si l'on récapitule, je crois qu'on a tout dit sur les mesures de précaution un peu exagérées de mon apprenti diplomate.

Ils ne devaient pas être plus de sept à arriver devant les rebelles. Pas plus de quatorze yeux posés sur Judikhael, celui qu'ils étaient venus chercher. Silvio se mordait les lèvres. Son patron avait bien changé. Il ne l'avait jamais vu dans cet état. Qu'avaient-ils pu lui faire ? Ces plaies, ces hématomes… Ces plaies toutes fraiches, ces hématomes tous neufs… Ils avaient dû s'acharner sur lui. Sauf qu'ils n'avaient pas le droit. Que c'était inadmissible. Que voir son patron ainsi incitait fortement Silvio à avoir envie de "casser du rebelle".
Le regard de Silvio était alors rempli de détermination. La boule dans le ventre s'effaçait peu à peu, il n'avait plus peur. Juste envie de venger Judikhael, car il avait compris pourquoi il venait le chercher. "Ne vous en faites pas, patron, je vais m'occuper d'eux", disaient ses yeux sombres. Mais quand il les leva sur ceux qui avaient amené ledit patron ici, c'était plutôt "finissons-en vite" qui se lisait.

"- Nous vous avons amené nos otages."

Ah, il ne disait toujours pas "bonjour"…
En tout cas, il espérait fortement que cela suffirait à entamer et clore le négoce....
avatar
Silvio Anthelmios
~ Commandor ~
Section Anti-Terroriste


Camp : Guilde Impériale
Profession : Second de Judikhael Wienfield
Âge réel : 30années
Âge d'apparence : vingt

Compétences
Mémoire:
1500/10000  (1500/10000)
Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Yan Merling le Lun 9 Aoû - 11:31

Ils en étaient enfin venus au moment critique, fatidique, où l'échange devrait avoir lieu. La Guilde s'était montrée particulièrement coopérative, un peu trop facilement aux goûts de Yan d'ailleurs, qui se méfiait de cette docilité comme de la peste. Cela sentait le piège à plein nez. Mais qu'y pouvait-il ? Il devait prendre le risque, ne serait-ce que pour libérer ses hommes, et tenter de les extraire au sort peu enviable qui les attendait sinon. Mais cela l'étonnait grandement qu'ils aient obtenu autant, si facilement, et en si peu de temps : libération non seulement des deux hommes qui étaient tombés lors de la dernière attaque des rebelles, mais aussi de deux autres qui étaient tombés auparavant. Les quatre seuls rebelles prisonniers qu'il restait aux mains de la guilde en fait. Ils avaient en outre obtenu une belle rançon, qui devrait renflouer considérablement les comptes rebelles.

Mais tout ceci était bien trop beau pour être vrai. La guilde allait forcément tenter un coup pour capturer tout le monde. Yan ne le sentait pas, une mauvaise intuition lui indiquait que tout ceci allait mal tourner pour eux. Ce n'était peut-être qu'une intuition qui resterait en cet état sans jamais se réaliser, ou peut-être était-ce malheureusement intuition qui deviendrait réalité. Il n'était malheureusement pas devin. Mais son expérience lui criait d'écouter celle-ci. Elle lui avait sauvé la vie il y a longtemps. Si elle pouvait la lui sauver encore une fois, à lui et à ses hommes.

Ils étaient venus à 7 rebelles, sept contre sept, ainsi en avaient convenu les pourparlers. Pas plus de trois par camp pour faire l'échange, les otages ne comptant pas, vu leur triste état à chacun. Mais Yan n'avait pas été assez stupide pour se contenter de ces sept rebelles qui l'accompagnaient. Il avait placé, un peu plus loin une dizaine de rebelles, pour intervenir en cas de souci,. Un ordre par l'oreillette qu'il portait alors suffirait pour que les renforts arrivent en moins de trente secondes. De même qu'une dizaine d'autres rebelles attendaient à rebrousse chemin les guildiens si les choses tournaient mal et que les brigadiers parvenaient, pas n'importe quel miracle, à les désarçonner eux et les renforts.

Il n'était pas dupe, quoiqu'aient tenté de faire croire les guildiens. Leurs amples manteaux n'étaient pas là pour faire joli. Les rebelles n'étaient pas en reste. Et n'avaient pas caché leurs armes. Yan savait pouvoir avoir un sacré avantage, ayant la connaissance du terrain pour lui. Mais, son code de l'honneur, pas si éloigné que cela de celui de Judikhael, lui imposait de respecter les termes de l'accord d'échanges, si la guilde les respectait elle aussi.

"- Nous vous avons amené nos otages."


- Nous avons le nôtre, fit-il en poussant Judikhael du bout de son canon et le tenant en joue.

L'échange devait commencer par l'envoi des quatre otages rebelles, puis Judikhael serait envoyé vers les rebelles en même temps que l'argent serait envoyé sur le compte. Yan préférait risquer de ne pas avoir l'argent mais de récupérer ses hommes. C'était un choix peut-être idiot, mais il ne pouvait se résoudre à laisser ces quatre hommes à la mort.

- Envoyez-nous les quatre hommes, ordonna Yan, sans concession.
avatar
Yan Merling
~ Chef des rebelles ~


Camp : Confrérie de la Rébellion
Profession : Dirigeant des rebelles
Âge réel : 114 ans
Âge d'apparence : 40 ans

Compétences
Mémoire:
10000/10000  (10000/10000)
Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Lian Grenfield le Ven 13 Aoû - 2:25

Otage… une personne retenue contre sa volonté pour l’obtention d’une monnaie d’échange… Un prisonnier de valeur dont la vie ne tenait qu’au montant que quelqu’un était près à payer pour le récupérer sain et sauf. Esclave captif dans un camp adverse, on ne l’exploitait pas par du travail manuel pour obtenir un rendement, sa seul survie permettait de réclamer un du. Esclave, car monnaie humaine. Oui, malgré les années d’évolution et la technologie la plus moderne possible à Nosco… l’homme s’abaissait encore à la prise d’otage. Pire, la torture existait encore, elle régnait en maitresse sans partage lorsqu’il fallait obtenir des informations. La torture se conjuguait le plus souvent avec les menaces verbales ou physique.

Bien sur il ne fallait pas s’attendre à ce que Judikhael Wienfield, chef de la brigade anti-terroriste craque. Cependant il était assez agréable de pouvoir se venger des actes violents auxquels il avait participés à l’encontre des rebelles. Œil pour œil, dent pour dent. Si vous recevez un coup, frappez encore plus fort. A Nosco, seul la loi du plus fort, ou du plus intelligent, fonctionnait. Soit vous étiez fort et vous surviviez en tapant assez fort. Soit, vous vous révéliez assez intelligent pour échapper aux coups grâce à votre réflexion, Allan Cadmun avait choisit la deuxième solution… les rebelles adoptaient la première, malgré leurs maigres ressources face à la guilde.

Combat du pot de terre, contre le pot de fer. Combat de la justice contre l’injustice, mais le bien pouvait il triompher du mal s’il utilisait les même techniques ? Peut être pas, car dans ce cas là où était le bien… Peut-on tout accepter dans un noble but ? Même le pire ? C’est en tout cas ce que croyaient les rebelles qui défendaient corps et âme leurs convictions et essayaient de libérer Nosco de la tyrannie de Joséphine, autoproclamée impératrice de la ville.

Tel des rats, les rebelles se terraient dans les souterrains, dans l’ombre près à passer à l’attaque à la moindre faille. Failles qu’ils cherchaient constamment, se faufilant discrètement dans chaque passage, profitant de l’obscurité et du silence de la nuit pour se faufiler tels des ombres hors de leurs cachettes pour s’organiser, voler, saboter. Mais il ne faut pas oublier que les rats sont très intelligent, perspicaces et surtout prudent… prendre le fromage en laissant le piège se refermer sur le vent, tel était le plan des rebelles : « prendre sans se faire prendre ». Faire un pied de nez au destin et aux brigadiers, se moquer de l’impératrice et rentrer sain et sauf au bercail. Oui, les rebelles étaient une grande famille unie vivant dans les souterrains, mais heureux d’être protégé d’une telle distance entre eux et les habitants de Nosco soumis à une vie dirigée par des règles injustes.

Et si un jour ils réussissaient leur combat ? Que deviendrait Nosco ? Yan prendrait certainement la tête d’un gouvernement, mais y aurait il des élections, plus de libertés certainement oui mais pour le reste… De toute façon ils étaient loin d’avoir fini de mener leur combat. Brigade et rebelles étaient comme le yin et le yang, complémentaires et nécessaires l’un à l’autre, chacun avec sa part de lumière et d’ombre. Ils ne pouvaient exister si leur contraire n’existait pas, quel intérêt aurait eu la brigade anti-terroriste sans rebelles ? Les rebelles n’auraient jamais été crées si Joséphine n’avait pas mené un tel combat contre les libertés et les connaissances qui sont un droit envers chaque homme, et si elle n’avait pas voulu éliminer certains de ses adversaires tel que Yan Merling.

C’était surtout Yan et Rian, l’informaticien des rebelles qui avaient vu pour les contraintes de l’échange, Yan dictant ses volontés, Rian les transmettant via le réseau à un contact au sein de la brigade. Ainsi avait été prévu les règles liées à cette rencontre supposée « pacifique » avec leurs ennemis, le commandor anti-terroriste en échange de quatre rebelles et d’une somme sur un compte. Quatre hommes contre un seul. Bien sur il aurait été tentant de ne pas libérer Judikhael, car c’était un homme perspicace et plein de ressources, l’avoir dans le camp adverse était plus que désagréable. Cependant son prix était élevé, et ainsi ils pourraient récupérer leurs camarades emprisonnés, de plus Yan avait une sorte de dette envers lui et ne pouvait pas ne pas lui rendre la monnaie de sa pièce.

Evaluer la « somme » que représente un homme… Judikhael avait il donc plus de valeur que ces rebelles, ces prisonniers, ces hommes ? Les hommes n’étaient ils donc pas tous égaux en droits et en devoirs ? Peut être pas à Nosco, pas dans cette bataille acharnée. Tous les coups étaient bons à prendre et chaque défaite était un pas en arrière. Et qui pouvait prédire si un ravin ne se trouvait pas à quelques mètre derrière chacun des protagonistes, près à l’aspirer dans un gouffre sans fonds s’il faisait un pas de trop dans la mauvaise direction ? Reculer pouvait rapidement revenir à être mit à genoux, puis à terre, pris au piège et sans possibilité de répliquer, condamné à se résigner ou à périr. La paix adviendrait elle un jour à Nosco ?

Pas aujourd’hui en tout cas. Les armes étaient de sortie, du côté des rebelles, tout comme dans le camp des guildiens même si ceux là les cachaient sous d’immenses capes. Quelle subtilité ! Quelle hypocrisie, le second de Judikhael voulait il faire passer un message tel que « nous venons en paix ? », car dans ce cas là il avait tout faux, les rebelles comprendraient surtout l’hypocrisie d’une telle manœuvre et le message passé « nous n’hésiterons pas à vous tirer dans le dos dès que vous vous éloignerez, nous ne jouons pas franc jeu ». Sept contre sept. Non, ils n’étaient pas venu là pour jouer au handball, non l’enjeu de la rencontre ne serait pas de gagner un match en marquant des points, mais de rester en vie tout en récupérant leurs otages respectifs, il n’y avait même pas de filets pour séparer les deux équipes… aucune protection à par les armes qu’ils portaient.

Lian était positionnée juste derrière Yan, un peu décalée par la droite, arme au point pour riposter dès le moindre geste suspect. Elle avait revêtu un gilet de protection pare-balle en dessous de ses vêtements, tous comme ses camarades. Elle était pour l’instant restée silencieuse, mais avait une oreillette prête à l’usage au cas où un ordre devrait être donné rapidement, les rebelles avaient l’avantage du terrain qu’ils connaissaient, de plus des renforts avaient été postés un peu partout, mais qui sait si les guildiens n’avaient pas fait de même ? Elle fixait Judikhael, ainsi que son second qui s’occupait de l’échange, Silvio Anthelmios d’après les informations qu’ils avaient obtenu. Les rebelles prisonniers étaient aussi là, et pas en bien meilleurs états que ne l’était le chef de la brigade anti-terrorisme. Il fallait simplement espérer qu’aucune créature ne vienne perturber leur échange, car cela risquait d’être très déstabilisant pour les deux parties. Les membres de chaque équipe semblaient assez stressés comme cela.

D’un simple coup d’œil, Lian avait repéré que Silvio n’avait pas fait les choses à moitié, il n’y avait aucun débutant dans son équipe, des brigadiers d’élites et des connaisseurs des SSD uniquement. Il faut dire que la mission n’était pas un entrainement et que l’enjeu était de taille pour les brigadiers. Lian avait fait de même, choisissant les rebelles les plus qualifiés, mais surtout les plus motivés pour cette mission. Ainsi certains s’étaient présentés volontairement pour participer, bien que sachant le danger supplémentaire que représentait la rencontre avec des brigadiers, ajoutés à celle de croiser une ou plusieurs créatures. Ils étaient tous armés correctement avec des armes de poings et alpha, chacun ayant pu prendre une arme qui était approprié aux souterrains et qu’il maitrisait bien parmi la réserve des rebelles. Maintenant que la conversation était engagée entre les deux chefs, la fête allait pouvoir commencer. Contrôlant sa respiration pour la rendre calme et régulière, Lian se concentra sur tout ce qui se passait autour d’elle, et guettant une éventuelle alerte dans son oreillette qui la préviendrait d’un quelconque évènement externe, tout en écoutant attentivement l’échange entre Yan et Silvio.
avatar
Lian Grenfield
~ Bras Droit de Y. Merling ~


Camp : Confrérie de la Rébellion
Profession : Bras droit de Yan Merling, mini général de l'armée des rebelles
Âge réel : 15
Âge d'apparence : 20

Compétences
Mémoire:
1500/10000  (1500/10000)
Compétence principale: Armes à feu
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Judikhael Wienfield le Sam 14 Aoû - 18:47


"- Nous vous avons amené nos otages."

Fichtre, son second avait l'air bien déterminé. Lui qui aurait cru que le jeunot se serait réjoui de prendre sa place. Si en effet le commandor disparaissait, cela faisait une promotion inattendue alors pour son second après tout. Beaucoup de jeunes loups auraient aussitôt pensé à cet avantage indéniable. Et pour tout dire, parfois, Judikhael avait songé à Silvio comme à un jeune loup. Un jeune loup certes talentueux, mais un jeune loup quand même. Il appréciait le garnement et le savait compétent, ce n'était pas pour rien qu'il était devenu son second. Il le savait aussi digne de confiance, en ce sens qu'il ne pensait pas que Silvio soit non plus du genre à lui planter un couteau dans le dos. Mais si, par un heureux hasard, il avait pu prendre définitivement la place du commandor...

Mais au regard que le jeune homme lui lança, ledit commandor fut plus qu'étonné d'y voir cette sombre détermination à l'arracher, et... le venger? , des griffes des rebelles. Voilà qui était une surprise ! Une heureuse surprise !

- Envoyez-nous les quatre hommes

Cet ordre simple sonna à ses oreilles étrangement, le ramenant durement à la réalité. Depuis quelques jours il avait tendance à se perdre un peu dans ses pensées, disons plus que d'habitude du moins, et à presque perdre le sens des réalités. Essentiellement depuis que les séances de cet étrange appareil de réalité virtuelle s'étaient intensifiées. Non pas qu'il devenait complètement fou, mais disons que la réalité devenait parfois un peu floue pour lui. Sans doute quelques inoffensives réminiscences qui passeraient rapidement... ou avec le temps...

Mais ce n'était sûrement pas le moment de rêvasser ainsi. Il n'était pas du tout du tout en situation de rêvasser. Que du contraire. S'il voulait encore laver un peu son honneur, c'était le moment de réagir et au plus vite. Les quatre rebelles prisonniers de la guilde avançaient déjà dans le couloir qui les séparaient de leurs amis rebelles venus les libérer. Deux guildiens seulement les accompagnaient, les poussant rudement au centre... pour les laisser ensuite continuer seuls, sous le regard acéré du jeune second de la brigade anti-terroriste. Sage décision que de ne pas accompagner les otages jusqu'au bout. Ca aurait été prendre le risque que les deux brigadiers soient eux-mêmes capturés ensuite... Bon, c'était aussi prendre le risque que les rebelles s'enfuient sans relâcher Judikhael en échange, mais pour le coup, le commandor connaissait suffisamment Yan et ses principes pour savoir que ce ne serait nullement le cas.

Judikhael ruminait en son fort intérieur, ne voyant, pour le moment, aucune alternative pour pouvoir passer à son tour à l'action et éviter cette détestable transaction. Détestable, car la Guilde était en train de perdre le peu d'avance qu'elle avait pris sur ses ennemis souterrains, et tout cela à cause de lui. Lui, le commandor de la section anti-terroriste. A cet instant, il maudissait sa témérité qui l'avait fait courir si loin... Il aurait mieux valu quelque part qu'il affronte les créatures et non qu'il suive ce maudit pirate dans ce maudit bunker ! C'était là une de ces décisions prises dans le vif de l'action que vous regrettiez ensuite longtemps... Lui ca faisait plusieurs jours (ou semaines ?) qu'il regrettait celle-ci...

Et alors qu'il fulminait de ne pouvoir rien faire, il se sentit soudain bousculer en avant, sans comprendre pourquoi. Perdu dans ses pensées, il avait encore certainement fait abstraction de ce qui s'était passé. Il entendait alors la voix de Yan... mais sans en comprendre les paroles. Et encore cette détestable sensation d'être à côté de la plaque, dans une autre réalité, un autre monde alternatif... Ce n'est que quand il sentit des mains agripper durement ses poignets attachés dans le dos, qu'il parvint à reprendre pied pleinement dans la réalité. Dans le couloir. Dans les souterrains des catacombes. Un rebelle dans son dos, pointant son arme contre son dos. Poings liés. Lui-même désarmé. Du moins était-ce l'air qu'il avait. Mais même désarmé, c'était le moment ou jamais de tenter quelque chose. N'importe quoi, mais quelque chose, avant que l'autre ne le libère à mi chemin et ne regagne ses compères. Ne pas le laisser les retrouver, ne pas laisser l'argent filer, ne pas laisser cette transaction qu'il vomissait de tout son être se finir impunément, sans qu'il n'ait tenté quoique ce soit... Il n'allait quand même pas faciliter la tâche des rebelles, ou il ne s'appelait plus Judikhael !

Et sur cette bonne pensée, il n'attendit pas plus longtemps. D'un mouvement rapide et souple, qu'il ne serait plus cru capable après ces quelques jours, il envoya un crochet du pied droit, vers l'arrière, tout en se retournant lui-même d'un quart de tour, pour aller ensuite s'écraser lourdement de son côté droit sur son adversaire soudain à terre, espérant ainsi éviter que l'autre ne brandisse son arme. Arme qu'il envoya valdinguer à quelques mètres plus loin, d'un coup de pied bien placé. Voyant l'autre se débattre sous lui, et être à deux doigts de reprendre le dessus, il lui adressa un coup de tête de toute sa force, manquant de peu de s'assommer lui aussi. Il faut dire à sa décharge qu'il n'était pas le mieux placé du monde pour envoyer un tel coup. Il se sentit sonné quelques instants, mais visiblement l'autre l'était plus encore, sa tête ayant heurté le sol qui plus est, laissant ainsi à Judikhael un léger avantage. Ce qui lui permit de repérer alors la petite lame d'un couteau, dont il s'empara vivement d'un geste expert pour aller couper ses liens. En quelques coups de lame, les liens tombèrent sur le sol, les rebelles n'ayant plus visiblement de ses liens technologiques que les brigadiers utilisaient préférentiellement.

Mais alors qu'il était sur le point de se relever, des tirs le frôlèrent. Tout s'était passé en quelques secondes à peine, mais les rebelles reprenaient pied après une telle surprise, Yan le premier, qui s'était sans doute attendu mine de rien à ce genre d'initiative de la part de son ancien filleul. Et déjà ils tentaient de sauver la mise à leur compagnon alors à terre. Mais Judikhael n'escomptait pas leur laisser cette énième victoire. Cet homme qu'il venait d'assommer, ou presque, était à lui, et il ne leur laisserait pas comme les quatre autres. Heureusement, les brigadiers commençaient à riposter eux aussi, sortant à leur tour leurs armes pour couvrir leur commandor encore au milieu du couloir, tandis qu'une poignée s'avançait vers lui pour l'aider à reculer à l'abri...

Et en effet, Judikhael aurait besoin d'aide. En fâcheuse position certes, mais voyant également soudain ses forces l'abandonner sans crier gare. Comme si elles venaient de s'épuiser avec ce petit coup d'éclat. Le commandor se révélait alors incapable de se relever lui-même, et s'effondra sans autre semonce au sol, aux côtés du rebelle...

_________________


La vérité, comme la lumière, aveugle.
Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule, qui met chaque objet en valeur.

Albert Camus
avatar
Judikhael Wienfield
~ Guildien ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Haut Conseiller
Âge réel : 111 ans
Âge d'apparence : 30 ans

Compétences
Mémoire:
4250/10000  (4250/10000)
Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Silvio Anthelmios le Dim 15 Aoû - 21:56

Les brigadiers d'élite n'avaient pas usurpé leur nom. Ils furent les premiers à réagir face à la scène, celui à l'arrière sifflant un coup de sifflet strident auquel firent écho d'autres coups de sifflet, plus éloignés.
Silvio avait regardé son patron faire, les yeux arrondis, incapable de bouger. Quelle idée, mais quelle idée ! Ne pouvait-il se contenter de faire ce qui avait été dit, sagement, afin qu'ils puissent rentrer sans gaspiller des armes, et surtout du sang ? Inconscience ! témérité ! Judikhael !

Les tirs fusèrent. Et voilà, les festivités commençaient. Bon, un point positif... Ca n'était pas de la faute de Silvio, cette fois. On ne pourrait pas lui reprocher...
Donner des ordres, vite. Organiser les troupes. En un éclair, le plan auquel Silvio avait pensé en cas d'attaque lui revint. Le plan A(ction). Balancer les bombes entre eux et les rebelles. Ainsi ils seraient entourés de fumée. Laisser Silvio récupérer le patron, pendant que ses camarades d'élite les couvraient, et passaient entre eux et les rebelles. Si nécessaire, demander à un brigadier de l'aide pour porter Judi (qui restait... Imposant, dirons-nous. Même pour les bras de Silvio). Rejoindre au plus vite les autres, et la surface. Semer le rester des fumigènes sur leur chemin. A un embranchement, en jeter une dans un couloir, prendre l'autre. On n'sait jamais. A priori, quand ils seraient à la surface, un nombre bien plus important de brigadiers devrait réussir à inciter les rebelles à retourner se terrer dans leur trou.
Bon, allez. C'est parti.

Silvio s'élança vers le patron, re-tombé à terre, le souleva tant bien que mal pour passer ses bras autour de ses épaules. Tiens, il était moins lourd qu'avant.

"- Couvrez-moi !"

Il entendit vaguement un brigadier crier quelque chose à un autre, avant de voir la fumée autour d'eux.

"- Un dernier effort, patron... Pensez à Artèmîa !"

Il ignorait si on pouvait les entendre, si le patron l'avait lui-même entendu, en fait, il ignorait beaucoup de choses, mais une seule était sûre: il fallait se dépêcher. S'ils trainaient, les coups de feu allaient les atteindre. Silvio courrait, du mieux qu'il pouvait, entrainant avec lui Judikhael. Il entendait, derrière lui, les tirs de ses brigadiers. Et, tout près de son oreille, ceux des rebelles. Ils allaient être plusieurs blessés, c'était sûr...
Mais qui ?
avatar
Silvio Anthelmios
~ Commandor ~
Section Anti-Terroriste


Camp : Guilde Impériale
Profession : Second de Judikhael Wienfield
Âge réel : 30années
Âge d'apparence : vingt

Compétences
Mémoire:
1500/10000  (1500/10000)
Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Yan Merling le Sam 21 Aoû - 21:26

Jusque-là tout s'était bien passé. Ils venaient enfin de récupérer les quatre rebelles que la Guilde avait réussi à capturer et avait même torturés. Ils n'étaient pas en bon état, mais au moins ils étaient vivants. La Confrérie se chargerait ensuite de les remettre sur pied du mieux qu'ils pourraient. Yan était en tout cas soulagé de les revoir vivants et de les avoir récupérés. Restait maintenant la deuxième partie de l'échange : Judikhael contre l'argent.

Il savait que Judikhael était capable de tout, même du pire. Il avait encore une fois formé lui-mêem cet homme il y a longtemps, un homme qui avait gagné ensuite en expérience à ses dépends, et il connaissait particulièrement bien son caractère entêté et son sens de l'honneur un peu trop exacerbé. Il se méfiait donc de Judikhael comme de la peste. Il avait prévenu l'homme chargé de l'amener au milieu du couloir. Mais visiblement même toutes ces précautions n'avaient pas suffi. Et ce qu'il redoutait arriva. Judikhael tenta un acte inconsidéré que seul sa folie d'honneur permettait et venait de mettre à terre le rebelle.

Après un instant d'hésitation qu'il regretterait sans doute longtemps ensuite, Yan ordonna à ses hommes de tirer sur les brigadiers qui déjà couraient au secours de leur commandor. Que Judikhael leur échappe sans qu'ils aient pu recevoir la rançon, c'était une chose, passons encore, mais qu'ils perdent un autre homme au cours de cet échange, non, il ne l'accepterait jamais.

Avec toute la hargne qui l'animait soudain, Yan s'empara d'une arme, la prenant des mains du rebelle le plus proche de lui, et se mit à tirer à tout va, sur tous les brigadiers qu'il pouvait voir. Il ne se leurrait pas, il n'en blesserait que la moitié, et encore. Mais il n'en avait que faire, pour lui seul importait le fait de sauver son homme. Quitte à y rester lui-même.

Ce n'était sans doute que folie aussi. Lui qui dénigrait Judikhael pour la folie que lui inspirait son honneur, il était quelque part tout aussi fou que lui quant à son propre code d'honneur. Quelque part, les deux hommes n'étaient pas si différents l'un de l'autre, de la même trempe. Mais ils n'étaient pas encore tout à fait prêts à accepter cette évidence eux-mêmes.

Sans perdre un instant supplémentaire, Yan fonça alors, ses hommes sur les talons, vers le milieu du couloir, tentant de reprendre du terrain aux brigadiers. Qu'ils partent, qu'ils ne leur laissent pas l'argent, tant pis. Mais qu'ils leur laissent leur homme et qu'ils le laissent vivant, c'était tout ce que yan espérait à cet instant. Et quelque part, dans sa folie, il était capable de risquer la mort, que ce soit pour lui ou pour ses hommes, plutôt que de laisser encore l'un des leurs dans les mains de la Guilde. Les bombes de fumée lancées par les brigadiers gênaient leur avancée et leurs tirs, mais cela n'arrêtait en rien Yan. Cela devait gêner tout autant les brigadiers, pensa-t-il, avançant toujous pouce par pouce.

- Laissez-nous notre homme et nous vous laisserons partir, hurla Yan, de sa voix de stentor et de commandant, tout en ordonnant d'un mouvement de cesser le feu.

Il sentait que s'ils continuaient ainsi, ils n'arriveraient à rien. Ni d'un côté ni d'un autre.

- Nous avons infiltré d'autres rebelles dans divers couloirs, vous ne pourrez pas partir indemnes. Nous vous laisserons passer avec votre commandor, si vous laissez notre homme vivant et indemne. Vous avez ma parole.

Et la parole de yan était réputée pour être suivie. Du moins était-ce ce qu'il espérait.
avatar
Yan Merling
~ Chef des rebelles ~


Camp : Confrérie de la Rébellion
Profession : Dirigeant des rebelles
Âge réel : 114 ans
Âge d'apparence : 40 ans

Compétences
Mémoire:
10000/10000  (10000/10000)
Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Shane M. Lewis le Mar 24 Aoû - 17:28

    [HJ : Mon RP est long (presque 3700 mots <3) !, c’est parce qu’il contient un souvenir de l’ancienne vie de Shane. Pour ceux qui n’ont pas le courage de tout lire, le souvenir est en italique, tout le reste est du RP ^^]



    L’informaticien était tendu. Il n’aimait pas descendre dans les sous-sols. A son arrivée, il avait toujours cru que ces histoires de rebelles et surtout de créatures n’avaient été que de sombres histoires, un peu comme les histoires de fantômes que l’on racontait aux âmes sensibles pour les faire frémir dans le noir de la nuit. Et Shane n’y avait pas cru, jusqu’à ce qu’un certain brigadier nommé Daniel revint décédé des sous-terrains. Il y avait eu des tas de rumeurs consigna une sorte de mutinerie, mais Shane avait été des rares à voir le corps massacré remonté. Et ce qu’il avait vu ne pouvait être l’œuvre d’être humains. Il ne pouvait pas le croire. La chair était trop mutilée, le sang avait trop coulé. Non, Shane se résigna à croire en la présence de ces créatures, et inévitablement, il finit par croire également à la présence des rebelles. Chaque fois qu’il avait à descendre sous la ville, le brigadier revoyait le corps du pauvre défunt. Aujourd’hui, il était tendu.

    Echange d’otage. En neuf années qu’il était là, Shane n’avait jamais fait ce genre de truc. Il était assez doué aux armes blanches, mis en armes à feu, mieux valait qu’il ne tire pas, il aurait pu être capable de tuer ceux de son camp. Et par mis tous les informaticiens de Nosco, il avait fallu que cela tombe sur lui. Bien rapidement, il ne tarda pas à comprendre pourquoi. La prise d’otage du commandor ne devait pas s’ébruiter, Shane se souvenait ne pas avoir été plus au courant que d’autres, tout cela était resté à l’intérieur de la brigade anti-terroriste. Si Shane avait été mis au courant, ce fut en raison de sa dernière mission avec Kathleen. Il avait du récupérer un objet informatique dans les sous-terrains. Lui qui c’était attendu à quelque chose de spectaculaire fut bien déçu en découvrant une simple oreillette. Ce fut celle du commandor. Voilà qui s’était avéré plus réjouissant de ce fait.

    De là, Shane savait. Et comme il était seul à savoir dans la brigade informatique et que la nouvelle ne serait divulguée aux habitants de Nosco que lorsque le commandor serait de retour au bercail, ce fut lui qu’on envoya. Il aurait bien cédé sa place pour tout dire. Shane n’était pas un exemple de courage et de bravoure. Il savait en avoir quand il le fallait, mais faire du zèle, que non jamais. Néanmoins, récupérer l’otage qu’était le commandor se classé par mis les situations « en avoir quand il le fallait ». Il était haut conseiller, il était commandor, et il était pris en otage. Un seul de ces trois arguments aurait suffit, les trois réunis débordaient de raisons. Ainsi il enfila un gilet pare-balle et une oreilette. On lui donna un ordinateur neutre qui n’était pas le sien. Les données que son propre ordinateur contenait auraient pu être compromettantes dans les mains d’un rebelle qui savait s’en servir. Il téléchargea les logiciels dont il aurait besoin. Il obtint rapidement les codes accès pour la monnaie d’échange. Il dut récupérer l’accord de l’impératrice pour débloquer les fonds impériaux et les virer sur un compte de transactions. La provenant de cette argent fut masquée, brouillée et crypté par les soins de Shane, dans le cas possible où les rebelles en profiteraient pour récupérer l’identifiant bancaire impérial. De plus, comme une transaction avait été effectuée, son seulement les rebelles auraient l’identifiant mais aussi les codes d’accès et d’autorisation de l’impératrice. Et ce genre de piraterie aurait été mal venue.

    Il récupéra le code d’accès qui lui permettrait d’effectuer la transaction au moment venu et le mémorisa avant de détruire le message et d’envoyer les possibles traces dans l’archivage de la guilde hautement sécurisée. De même, il créa la messagerie temporaire demandée par l’assistance rebelle, messagerie par laquelle il recevrait un mot signalant l’identifiant bancaire sur lequel il devrait virer l’argent au moment venu. Ceci fait, Shane laissa l’ordinateur en veille. Il répéta mentalement encore le code d’accès pour vérifier qu’il ne l’avait pas oublié et rangea l’ordinateur sans sa sacoche ouverte. Il enfila la lanière à son épaule et rejoignit l’équipe qui avait été désigné par le second du commandor. Lorsqu’il avança, Shane du percer le cercle pour commencer à voir la tignasse blonde du second un peu court sur pattes. En fait, Shane était plus que ravi d’avoir enfin trouvé un homme plus petit que lui. Celui-ci recevait donc un tas de moquerie mentale de la part de Shane, plus faites pour soulager son propre ego que pour dire des choses blessantes. Il avait déjà vu Silvio quelques jours plus tôt, lors d’un combat assez singulier à l’épée. Cette fois-ci, il ne fit rien de spécial, il se contenta d’obéir aux ordres, c’était suffisant. Il connaissait quelques membres de l’équipe formée par Silvio, beaucoup étaient des brigadiers d’élite.

    Shane enfila un manteau aux couleurs de la Guilde, s’arma d’une épée. C’était la seule chose dont il savait se servir. Il lui donna cependant des grenades et une arme à feu alpha, il les prit, sans mot dire, sachant pertinemment qu’il ne les utiliserait pas. La formation prête s’engouffra dans les sous sols. Le lieu du rendez-vous était les catacombes. Shane était assez bien entouré, il devait bien être le seul du groupe à ne pas avoir été choisi pour ses capacités en tir de sniper ! Ils y arrivèrent assez rapidement. Là, Shane fut le seul Guildiens à poser un genou à terre. Ca ne dérangea personne, tous savaient pourquoi. L’informaticien sortit son ordinateur portable de la sacoche, prêt à faire la transaction au moment venu. Il était dans un état second, dans ce genre de situation, son cœur battait si fort. Il tâchait de préserver son sang-froid et rester calme. Il posa le clavier de l’ordinateur sur son genou qui n’était pas au sol et ses gants ouvrir l’écran. Il ouvrit les logiciels, à savoir la messagerie temporaire et la matrice de transactions financières. Les choses sérieuses commencèrent. Les quatre otages rebelles furent rendus. La tension était palpable, Shane serrait étroitement les dents pour garder son calme. Ses yeux clairs observaient minutieusement la scène, aux aguets. Restait la deuxième partie de l’échange : le commandor contre l’argent.

    INTERNATIONAL BANK ACCOUNT NUMBER:
    [Identifiant]

    Shane entra les deux premières lettres du compte bancaire, puis les 32 chiffres qui suivaient. Il connaissait ce numéro de compte, il l’avait souvent utilisé, mais jamais dans de tel situation, c’est à dire face à un groupement de rebelles. Shane savait que s’il n’y avait pas d’informaticien dans le groupe d’en face, il devait bien y en avoir un dans les quartiers ennemis qui surveillait le compte récepteur des fonds.

    PASSWORD:
    [Mot de passe]

    Shane entra le numéro d’accès qu’on lui avait fournit et eut l’affichage du compte de transaction. Tant de florins pour les rebelles, c’était écœurant, il n’avait pas envie de laisser filler tout ça. Il n’en avait pas le choix. Il le faisait, mais la récolte sonnait dans son cœur. Une petite fenêtre pop-up s’ouvrit en bas de son écran pour lui signaler qu’il avait reçut un mail. Il ouvrit celui-ci sans prendre de précaution d’anti-virus. A quoi aurait-ce servi de la part d’un rebelle de lui envoyer un virus qui ferait foiré son ordinateur ? Shane avait besoin de celui-ci pour faire la transaction, il savait par conséquent que les rebelles ne se risqueraient pas à une telle plaisanterie. Shane lança enregistra les données du virement. Il ne restait plus qu’à appuyer sur la touche enter. Shane releva ses yeux clairs par-dessus ses lunettes rectangulaires. Il savait que Merling attentait le signal de son informaticien pour l’informer que la transaction était en cours. Shane valida la transaction.

    TRANSACTION IN PROGRESS : 5%
    [Transaction en cours : 5%]

    On faisait avancer le commandor lentement, éviter les gestes brusques était une règle d’or ! Les yeux de l’informaticien allaient successivement entre la barre de téléchargement et la scène. Tout se passait pour le mieux… Judikhael avançait vers eux. Shane savait que quelqu’un par mis les rebelles dans ces foutus souterrains, il y avait un informaticien qui avait les yeux rivés sur la même barre de téléchargement que lui.

    TRANSACTION IN PROGRESS : 28%
    [Transaction en cours : 28%]

    Shane n’avait jamais connu une situation telle. Tout pouvait basculer en un instant. Un rebelle voulant récupérer le beurre et l’argent du beurre : reprendre le commandor en marche arrière et tirer une balle sur l’informaticien pour qu’il ne puisse pas annuler le virement. Et jackpot ! D’ordinaire, Shane n’avait pas à être sur le terrain, les transactions n’étaient pas simultanées, mais alternée. Les rebelles rendaient, les guildiens donnaient et ainsi de suite. Si l’échange était rompu par l’une des deux parties, tout s’arrêtait là. Dans ce cas là, Shane était dans les bureaux de la brigade, bien à l’abri. Mais le commandor était quelqu’un de trop important pour qu’on se permette un échange alterné.

    TRANSACTION IN PROGRESS : 56%
    [Transaction en cours : 56%]

    Le brigadier avait les yeux sur la barre. S’il s’attendait à un coup traître, il aurait purement voté pour qu’il vienne de l’ennemi. Mais cette fois-ci, en relevant son regard sur la scène, il constata que les choses prirent une étrange tournure. Wienfield avait retrouvé des forces, ou les avait gardés pour cet acte. Les tirs commencèrent à fuser de toutes parts. Il savait ce que cela voulait dire, il devait mettre fin à cette transaction qu’il détestait tant. Il entra rapidement des codes d’annulation les un après les autres, espérant tomber sur un qui finirait par marcher. Shane ne s’était pas trompé : il y avait bel et bien un informaticien rebelle qui surveillait la transaction quelque part dans les sous-sols et empêchait son annulation. Chaque fois qu’il tentait une annulation, l’ordinateur lui répondait un ‘failure’ [échec]. Bon sang ! Ce n’était pas vrai !

    TRANSACTION IN PROGRESS : 64%
    [Transaction en cours : 64%]

    ________________________________

    Il entra dans le métro et finissait son thon mayonnaise. Ses yeux clairs fixaient cependant une personne bien en particulier. Il l’avait repéré depuis tout à l’heure, il l’avait suivi dans le métro, il lui avait dérobé discrètement son porte feuille. Et maintenant il avançait vers lui.

    ‘How much ten onces ?’
    ‘120$’
    [- Combien 10 onces (=100g) ?
    - 120$ ]

    Bingo, c’était bel et bien un dealer. Shane acquiesça de la tête et il vit l’autre prendre dans sa poche intérieure. Dans un but provocateur, Shane sortit le portefeuille qu’il avait dérobé au dealer et en sortit 120$. Le dit-dealer sortait un sachet de drogue dans une enveloppe kraft et posa ses yeux sur son propre porte feuille dans les mains de Shane :

    ‘Hey ! That’s mine !’
    ‘Really ? I don’t remember.’
    ‘But me, I remember ! Give me that !’
    [-Hey ! C’est le mien!
    -Vraiment ? Je ne m’en souviens pas.
    - Mais moi je m’en souviens ! Donne-moi ça !]

    Le dealer tandis la main pour essayer de le reprendre le porte feuille mais se fut une menotte qui fit le tour de son poignet. Passant dans son dos, l’autre main ne tarda pas à être.

    ‘Jefferson Wheeler, Officer of New York City Police Department. You are under arrest. You have the right to remain silent. Anything you say can and will be used against you in a court of law.’
    [Jefferson Wheeler, Officier du Département de police de la ville de new york. Vous êtes en état d’arrestation. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous pourrez dire pourra être utilisé contre vous dans un tribunal.]

    Alors il n’était pas un petit voleur ! Il était dans une sorte de police dans une ville qu’il ne connaissait pas, simple officier et mieux que tout : il ne s’appelait pas Shane Mael Lewis, mais Jefferson Wheeler. Shane n’en croyait ni ses yeux ni ses oreilles. Il était comme abasourdi. Tout ce temps passé à Nosco sous l’identité d’un certain Shane qu’il n’était pas ! Et Jefferson n’était pas seul. De autres hommes semblaient être dans le métro avec lui, prêts à réagir si sa se passait mal. Ils prirent en charge l’homme. Les quatre arrivèrent dans le Lower Manhattan, Police Plaza. Il y avait là le quartier général, un bâtiment immense qui devait bien prendre une quinzaine d’était. Les murs étaient maronnés. Shane n’avait rien vu de tel. A Nosco, les bâtiments étaient certes grands, mais pas autant que cela et les murs étaient blancs et non marrons ! Ils descendirent d’une voiture de la police de new york qui portait la devise du NYPD : « Courtesy, professionalism, respect » [Courtoisie, professionnalisme, respect]. Les deux autres agents se chargèrent du l’arrêté qu’il allait maintenant falloir interroger. Et là, Jefferson avait déjà une petite idée pour le faire chanter. Il remonta dans son bureau et tapota sur son ordinateur, il y avait vers lui un homme, qui de toutes évidence était de dénommé Dan puisque Jefferson le dénomma comme tel. Mais Shane fut choqué. Il avait déjà vu cet homme, et ce n’était pas dans ses souvenirs… Etait-ce possible qu’il ait vu ce Dan à Nosco ?

    Jefferson tapota sur son ordinateur longuement. Il avait réussi à infiltré le compte bancaire de celui qu’il venait d’arrêter. De ce que Jefferson et Dan papotèrent entre eux, Shane compris plus ou moins l’affaire en cours. Ils étaient depuis de très longs mois sur une affaire de drogue et ils pensaient avoir cette fois mis le doigt sur un point sensible. Ils semblaient être tous deux spécialisés dans le piratage pour le compte de la police. D’après la messagerie de l’arrêté (Shane comprit qu’il s’appelait John), Dan avait trouvé un mail provenant ce celui ou celle qui alimentait John en drogue. Celui ou celle-ci lui demandait d’effectuer un virement à l’étranger dans sur un compte en paradis fiscal. Les transactions vers l’étranger étaient plus longues que dans le pays, il avait donc des chances de contrer l’ordre donné au banquier huit heures plus tôt. C’était la raison pour laquelle il tentait de pirater son compte bancaire. Il fallait à présent arrêter l’opération en cours. A sa grande surprise, Shane retrouva sous ses yeux la même matrice de transaction qu’il utilisait sur Nosco. Et Jefferson était confronté à la même opération que Shane : arrêter une transaction bancaire. Le cœur bâtant, Shane fixait l’ordinateur du regard, et Jefferson tapa plusieurs codes sans effet. Comme pour Shane, l’opération de Jefferson répondait à chaque fois par ‘failure’. Ce fut au bout de quelques secondes que l’officier tapa un ‘TBGBH ;!’ et l’écran d’ordinateur répondit un : ‘Are you sure you want to cancel this transaction ? Y/N’ [Etes vous sûr de vouloir annuler cette opération ?] et Jefferson appuya sur la touche Y.

    ‘The baby goes back home !’
    [Le bébé rentre à la maison !]

    Ainsi, ces lettres étaient les initiales de cette petite phrase !

    Canceled transaction’
    [Opération annulée]


    ________________________________

    TRANSACTION IN PROGRESS : 78%
    [Transaction en cours : 78%]

    Shane cligna des yeux et essaya immédiatement ce qu’il venait de voir : ‘TBGBH ;!’ et sur son écran apparut le texte :

    ‘Are you sure you want to cancel this transaction? Y/N’
    [Êtes-vous sûr de vouloir annuler cette opération ?]

    A son tour Shane appuya sur la touche Y.

    ‘Canceled transaction’

    [Opération annulée]

    Un léger sourire apparut sur les lèvres de Shane, ravi et incrédule. Il semblait être hors du temps, comme si les balles qui fusaient dans les catacombes n’avaient aucune importance… Et l’informaticien rebelle devait avoir vu que Shane avait réussi à contrer ses attaques ! Shane n’y croyait pas non plus. Il referma l’ordinateur et l’informaticien rebelle devait en avoir informé les rebelles présents puisqu’en se relevant, le brigadier reçut une balle en plein cœur.

    ________________________________

    Jefferson eut un léger sourire face à sa réussite. Dan qui regardait son écran par-dessus son épaule poussa également un cri de soulagement et les deux compères se tapèrent dans la main en signe de victoire. Car c’était bel et bien une merveilleuse victoire qu’ils avaient là ! A ce moment, un autre homme entra dans la pièce. Il avait la quarantaine, les cheveux en brosse, costume impeccable. Lui aussi portait l’emblème de NYDP mais aussi une chemise blanche et l’insigne de deux barres dorés sur ses épaules qui signalait que l’homme était de grade Capitaine. Par conséquent, il semblait bien plus gradé que Jefferson et Dan qui portaient une chemise bleu foncé sans insigne. De ce fait, les deux étaient sous les ordres d’un sergent, lui-même sous les ordres d’un lieutenant, lui-même sous les ordres probablement du capitaine. De toute façon, Jefferson et Dan étaient d’apparence bien trop jeune pour être déjà gradés.

    « Then guys, how are your team? »
    [Alors les gars, où en sont vos équipes ?]

    Jefferson et Dan se regardèrent avec un sourire. Il y avait une certaine complicité entre les deux et leurs yeux semblaient demander à l’autre qui avait le privilège d’annoncer la bonne nouvelle. Jefferson lança un signe du menton pour dire à Dan de parler. Celui-ci ravit se leva et parla :

    « We stopped John Setler. And Jeff cancelled an illegal transaction towards a tax shelter. So we hold the guilt! He can not to leave because if its client notices that the transaction was cancelled, there is strong chance so that he’s made kill! He will talk nicely. »
    [Nous avons arrêté John Setler. Et Jeff a annulé une transaction illégale vers un paradis fiscal. De ce fait, nous tenons l’arrêté ! Il ne peut pas sortir car si son donneur d’ordre remarque que la transaction a été annulée, il y a de forte chance pour qu’il se fasse canarder ! Il va parler.]

    « Good work, boys. »
    [Bon travail, les garçons]

    ________________________________

    Sous la puissance de la balle, Shane tomba à la renverse en arrière. Il ouvrit les yeux. Il se sentait pas de douleur à son cœur, le gilet pare balle venait de lui sauver la vie. Néanmoins, une douleur lancinante le tenaillait au bras. Il avait reçut une seconde balle dans l’épaule. Shane réalisa rapidement que s’il ne s’était pas relevé au bon moment, il aurait puis la première balle non dans son cœur, mais dans la tête. Oui, vraiment, les rebelles avaient été informés que la transaction avait été annulée par l’informaticien, et ils avaient voulu l’éliminer. Et s’il sortait d’ici vivant, il se promit de bénir son gilet pare balle matin et soir pendant un mois. Il se releva observa la scène et ouvrit son portable à écran tactile sur lequel le logiciel de plan des sous-terrains connus de Nosco apparaissait en trois dimension. Ils devaient sortir de là, et vite ! Il se releva et vit non loin de lui un homme à terre, celui-ci avait pris une balle bien placée dans le ventre, dans le coin droite, là où son gilet pare balle n’allait pas. L’informaticien se baissa :

    « Allez courage mec ! Relève-toi, si tu restes là, tu vas crever ! »

    Il passa son téléphone portable dans sa main gauche, c'est-à-dire son bras qui avait ramassé un balle et se servit de son bras droit pour soulever l’autre et le porter comme il pouvait à moitié debout. Ses yeux clairs se posèrent sur l’écran de son téléphone, sa main tremblait de douleur. Il regarda ensuite la scène. Silvio revenait avec le commandor, l’un des brigadiers tenait un nouvel otage rebelle, un autre semblait avoir pris une balle dans la jambe mais tenait toujours de bout, et les deux autres couvraient Silvio de Judikhael. Il posa à nouveau son regard sur son téléphone. Il y avait une sortie, il y avait un moyen de partir. Il traina l’autre avec lui et marcha vers Silvio qui revenait à couvert.

    « Silvio ! »

    Appela-t-il alors pour attirer son attention. Tant pis pour les principes, Shane était déboussolé, il aurait été incapable de retrouver le nom de famille du second dans sa mémoire.

    « Là- bas, regardez ! »

    Il pointa du doigt une embouchure et lui tendit son téléphone portable qui lui indiquait le chemin. Sur la carte affichée à l’écran, on voyait un long tunnel en pente raide, puis un gouffre plat remplis de tombeaux et enfin un escalier qui remontait à la surface de Nosco. C’était un chemin qui avait été découvert et répertorié par la Guilde. Shane était persuadé que Yan n’y avait pas placé d’hommes. Il n’y avait qu’à voir la couleur du chemin sur le schéma. Il était rouge. Tous ceux qui utilisaient régulièrement les plans des souterrains de la guilde savaient à quoi correspondait cette couleur. Il y avait une probabilité de 8/10 de tomber sur des créatures. C’était pourquoi Yan ne devait pas y avoir posté des hommes : d’une part pour ne pas les faire massacrer, d’autre part, si les brigadiers empruntaient ce chemin, ce n’était pas les rebelles mais les créatures qui les tueraient.

    Néanmoins, il y avait une enclave à mi-chemin au niveau des tombeaux. Si l’équipe de Silvio battait en retraite vers la surface et qu’une autre équipe de la Guilde prenait ce chemin en sens inverse vers les sous-sols pour repousser les créatures, l’équipe de Silvio n’aurait à aller jusqu’à l’enclave en repoussant les créatures. La brigade de renfort repousserait les créatures toujours dans le même sens jusqu’à ce que celles-ci ne se retrouvent face aux rebelles qui partiraient surement. Couvert par l’équipe de renfort, celle de Silvio pourrait arriver à bon port sans problème… Cependant, combien de temps cela prendrait-il ?

    Il n’eut guère le temps de se poser la question que les tirs rebelles cessèrent. La voix forte de Yan retentit, il voulait récupérer son équipier. Shane, essoufflé sous le poids de celui qu’il supportait, tourna son regard vers Silvio et Judikhael, attendant de savoir ce qu’ils faisaient. La douleur à son épaule gauche était prenante. Il détestait les médecins, mais il avait grandement hâte d’aller en voir un rapidement.
avatar
Shane M. Lewis
~ Brigadier Informatique ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigade Informatique
Âge réel : 10 ans
Âge d'apparence : 19 ans

Compétences
Mémoire:
3000/10000  (3000/10000)
Compétence principale: Informatique
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Silvio Anthelmios le Sam 4 Sep - 1:50

Silvio tendit l’oreille sitôt que les tirs cessèrent, craignant le piège. Des rebelles, on pouvait s’attendre à tout. Surtout si la proposition était aussi intéressante. Elle évitait de blesser les brigadiers, ou de les tuer pour la seule vie de Judikhael. A Silvio on avait toujours appris qu’un homme n’en valait pas dix.

Cependant, il ne s’agissait pas que de Judikhael. C’était Judikhael et ce nouvel otage qui représenterait sans doute pour la Guilde une avance considérable sur les rebelles, peut-être un nouvel objet d’échange, qui sait ? En tout cas, Silvio imaginait déjà la frustration du patron si sa libération n’avait en rien avancé la Guilde. Et qui dit patron frustré dit tension dans les bureaux pendant un moment. Silvio ne tenait pas spécialement à en être responsable…

Alors, que choisir ? Sacrifier le sang de ses Hommes ? Rendre futile l’action du patron ? Silvio fit signe à ses Hommes de s’arrêter. Il crut entendre Shane. Ce chemin-là ? Mais il devait être infesté de créatures ! Shane en avait beaucoup, des idées comme celles-ci ? Quitter les rebelles, rejoindre les créatures ! Il aurait fallu prévenir les renforts, en plus. Ils devaient déjà être en train de courir vers eux. Non, ils ne pouvaient pas, vraiment. Encore une idée d’informaticien, ça…

« -Shane, revenez par ici ! »

Dans l’urgence, lui-même ne s’offusquait pas que l’on appelle les gens par leur prénom. A vrai dire, il n’avait rien remarqué

Ils devaient faire avec le plan, et avec la proposition rebelle. Silvio se massa les tempes. Un coup d’œil au patron. Un autre à ses collèges, à côté. Ou du moins à leurs ombres. S’il déposait le rebelle ici, qu’est-ce qui pouvait leur assurer que les rebelles le verraient ? Ils auraient sans dotue pu faire mine d’accepter la proposition avant de fuir en courant. Mais Yan n’était sans doute pas si bête. Chef des rebelles, mais chef quand même, il devrait être le premier à hurler à ses Hommes de bondir sur les brigadiers lorsque Silvio aurait utilisé cette méthode. Pas très subtil.

« - Nous déposerons votre Homme à mi-chemin. »


Finit-il par dire, simplement, assez fort pour que le chef rebelle puisse les entendre. Puis ils souffla à ses unités « par ici, bande de moules ». Ca avait l’air à la limite de l’acceptable, mais mine de rien c’était le code qui avait été donné pour « restez groupés. ». Et encore, vous n’avez pas vu le code pour « en formation, avec les renforts, je ramène le patron, vous avez juste à faire battre les rebelles en retraite ».
A vrai dire, vous n’allez pas tarder à le savoir. Silvio voyait déjà les renforts. Ils occupaient tout le couloir, et s’écartèrent juste pour laisser passer les camarades. Ils venaient de tourner à l’embranchement, et la fumée ne cachait plus le mur humain que formaient les renforts, armés d’armes de distance.
Silvio soutenait tant bien que mal son patron, durant ces derniers mètres, essoufflé, soutenant le patron du mieux qu’il pouvait, en soufflant de temps en temps un mot d’encouragement. Et puis soudain…
Une douleur atroce. Dans l’épaule. Il la sent qui se propage dans tout son corps, et puis…

Et puis une forte odeur. De l’essence. Du bon pétrole, et de l’huile aussi. Autour, c’était gris. Le gris des murs du garage, pas repeins. Pas tapissés. Des étagères couvertes de boites en fer, cylindriques, de boites à outils, toutes couvertes de taches d’huiles ou de peinture. Là, devant, un Homme. Grand. Avec une très forte carrure. Des bras énormes enveloppés dans un habit bleu très large, d’une seule pièce. Enfoncé dans le moteur d’une grosse Trabant bleue. Il grognait, de nombreux noms d’oiseaux et de fleurs inconnus à Silvio, d’une voix rocailleuse, tout en bougeant la clef à mollette. D’ici, Silvio ne voyait pas ce que cet Homme, Papa, faisait. Ca faisait un peu de bruit. C’était comme une scène ésotérique. La même fascination du spectateur. Silvio ne pouvait pas en détacher ses yeux. Il savait ce qui allait se passer. Il attendait cet instant, le cœur battant, impatient.
Un grondement, sourd, qui couvre les jurons de Papa. Le ronronnement assourdissant du moteur qui se mettait en marche. Le grognement de Papa, fier de lui. Le petit cœur de Silvio qui battait à la chamade. Il était minuscule, Silvio, par rapport au monde. Et tout léger. Il était sans doute enfant. Un tout petit enfant, tout chose devant ce ronronnement de moteur. Comme s’il s’agissait d’une apparition que son père avait provoquée. Son père était une sorte de magicien. Et plus tard, Silvio voulait faire comme lui. Ronronner les objets.
Comme lui.
Comme Papa.

Quelques secondes. Silvio avait dû profiter de quelques secondes de légèreté avant de retomber dans l’obscurité des sous-sols, et l’intense douleur dans son épaule qui le lançait affreusement. Le patron s’appuyait sur son autre épaule. Encore heureux.
Quelques secondes, et tout était ancré dans son esprit. Il sentait les souvenirs tournoyer dans sa tête. Et devant, les renforts. Les atteindre. Papa. Les autres brigadiers. Donner des ordres. Papa.

« - Shane, bon sang, t’es vraiment une buse ! »

Voilà. Ca, c’était le code dont je vous ai parlé tout à l’heure. Et pourquoi Shane ? Parce que Shane, c’était un feignant d’informaticien qui allait donc bientôt réclamer une RETRAITE…
Oui, bon, on fait avec les moyens mnémotechniques du bord, hein !

[HJ: alors là, y a des chances que ça vous convienne pas. Mpez-moi o/]
avatar
Silvio Anthelmios
~ Commandor ~
Section Anti-Terroriste


Camp : Guilde Impériale
Profession : Second de Judikhael Wienfield
Âge réel : 30années
Âge d'apparence : vingt

Compétences
Mémoire:
1500/10000  (1500/10000)
Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Lian Grenfield le Lun 13 Sep - 20:14

Hj : Silvio m’a autorisé officiellement à faire une digression, alors je suis l’exemple de Shane Very Happy
[23:40:49] @ Lian Grenfield : j'espère que vous avez pas tué Shane pour sa digression dans le topic otage
[23:40:56] @ Lian Grenfield : parce que je suis son chemin * . *
[23:41:35] Silvio Anthelmios : on t'en veut pas x)
[23:43:06] @ Lian Grenfield : je peux continer alors? Very Happy
[23:43:10] Silvio Anthelmios : oui !
[23:43:34] @ Lian Grenfield : merci!

Je mettrais les digressions en bleu (différent de la couleur des paroles), pour ceux qui ne veulent pas lire tout… Mais si vous avez le temps de lire les états d’âme d’une rebelle… n’hésitez pas !

Dj :
« J’ai demandé à mes amis ce qu’ils pensaient des rebelles. » Après une mission, tout en contemplant la lune, pour passer le temps, discuter dans une ambiance bon enfant et s’insurger de nos ennemis commun. Et ils m’ont répondu de vives critiques, jusqu’à ce que le soleil se lève. Est-ce que Lian pense la même chose qu’eux ? Elle ne le sait pas. L’entrainement chez les brigadiers est intensif. « Je lui ai montré mes blessures, mes brûlures ». Heureusement les médecins sont compétents à la sapienta, mais peuvent ils aussi soigner les blessures morales ? Sont-ils assez fins psychologues ? Comment guérir quelqu’un qui doit tuer ou blesser un groupe ennemi ? Et pourtant les brigadiers sont toujours en nombre suffisant pour servir d’armée à l’impératrice. La lune est toujours aussi belle et claire, malgré les morts qui surviennent. Un jour je me suis retrouvée dans une mauvaise position dans les souterrains désaffectés, j’ai glissé et je me suis fais mal, et j’ai couvert mon uniforme de terre et de griffure. L’infirmière s’est moquée de moi, se demandant où j’avais bien pu trainer, n’imaginant pas la difficulté du métier que j’exerçais. Et comme la tristesse qui envahissait mon cœur, le ciel était couvert, des gros nuages noirs le couvrait. Il n’avait pas fière allure, et moi non plus. Et que dire d’autre… je ne guérissais pas, physiquement oui, mais pas mentalement. Je me suis dit que peut être ce métier n’était pas fait pour moi. Quelle infortune, c’était pourtant le métier que j’exerçais le mieux, et celui dans lequel je me sentais le mieux. Seulement un malaise persistait, celui de ne pas servir le bon camp… Et la lune continuait de briller sans se soucier de mes soucis, et je crois bien qu’elle s’est moquée de moi lorsque je lui ai demandé : « Comment fais tu pour rester si calme tout en étant lunatique ? ».


Concentrée sur l’action qui se déroulait sous ses yeux, Lian du contempler avec angoisse le commandor effectuer un parfait crochet du pied droit sur le rebelle qui l’accompagnait pour l’échange. L’action avait totalement été maitrisée et donc préparée. Le rebelle se retrouvait en quelques secondes à terre, choqué et sans possibilités de riposter, puisque coincé sous le haut conseiller. Ce dernier envoya même l’arme du rebelle à quelques mètres, le privant de possibilité de rétablir la situation. Lian serra les dents, raffermissant sa prise sur son arme et cherchant le bon moment pour tirer sans blesser le rebelle. Au moment où elle allait appuyer sur la gâchette, visant parfaitement Judikhael Wenfield, où plutôt son épaule blessée, sachant qu’il en souffrirait d’autant plus, car elle n’était pas totalement cicatrisée, le commandor de la section anti-terroriste assena un coup de tête à celui qui se tortillait sous lui. Ce qui eut deux effets notoires : calmer le rebelle en l’assommant et surprendre Lian, qui n’avait plus en ligne de mire l’épaule et devait donc retrouver un moment propice où l’homme ne bougerait pas trop pour bien l’amocher sans le tuer. Elle pu se re-concentrer au moment où le chef du clan adverse tentait de détacher ses liens, malheureusement les tirs le ratèrent.


J’ai demandé à la lune, lors d’une belle nuit étoilée, ce qui faisait que le monde tournait dans le bon sens, que tout avançait bien. Si tu voulais répondre à mes questions, à mes angoisses, Ô jolie lune, Ô étoiles couvrant le ciel de multitudes de sourires et de lumières joyeuses. Oui c’est encore moi. Non n’aie pas peur de moi gentille lune, ne laisse pas place au soleil… Sinon une nouvelle journée débutera… J’ai demandé une réorientation, espérant me sentir moins esclave du pouvoir et des lois en étant dans une autre section de la brigade, mais l’employée administrative ne fut pas coopérative. Elle m’a dit "j’ai pas l’habitude de m’occuper des cas comme ça". Et toi et moi, nous sommes un peu pareilles, seules isolées cherchant à comprendre et à s’éclairer, attirées comme par un champ d’attraction par ceux qui gravitent autour de nous, mais sans parvenir à nous en rapprocher. On était tellement sûr, j’étais tellement certaine en entrant dans la brigade que tout serait parfait… L’œuvre d’art s’est brisée, tout n’est pas parfait, les erreurs sont là, minimes mais gâchant l’ensemble. Et on se disait quelques fois, que l’herbe était plus verte ailleurs, oui mais quel ailleurs lorsqu’on est coincé à Nosco ? Après tout est ce que c’était juste une aventure, ou alors un parcours du combattant ? Et que faire contre cet Empire ? Qui pourrait briser le charme et se faire réveiller les habitant de leur sommeil enchanteur, leur faire ouvrir les yeux. Même si on leur mettait des preuves devant le nez, le choc ne serait pas assez violent, ça ne durerait pas assez longtemps pour leur faire prendre conscience…


Soudain, au milieu de la confusion ambiante, une voix grave et tonitruante s’éleva. Yan, leur guide spirituel et chef au sein de la confrérie des rebelles. Quelques paroles pour laisser claquer dans l’air un ordre, et quelques secondes seulement après une atmosphère qui empestait la poudre. Il fallait à tout prit récupérer leur compagnon et ami ! Ne pas le laisser aux mains cruelles et aux tortures qu’il subirait des brigadiers si jamais ils l’emportaient. Autant dire que Judikhael prendrait certainement plaisir à se venger sur le rebelle, même si les représailles n’étaient pas complètes, ne pouvant infliger à Yan, Rian et Lian, ce qu’ils lui avaient fait subir. La hargne, voila ce qui semblait animer Yan, d’habitude si calme et posé pour prendre des décisions, mais qui pouvait se transformer en lion lorsqu’il combattait. Un véritable fauve à la crinière blanche qui attaquait sans relâche. Instinctivement il avait prit une arme au rebelle le plus proche de lui, laissant ce dernier désarmé jusqu’à ce qu’un des rebelle ne lui lance une nouvelle arme. Mais ce n’était pas fini pour Yan Merling, à peine avait il eu le temps de comprendre la situation qu’il s’élançait déjà à la poursuite des guildiens, quitte à risquer sa vie et celle de ceux qui lui obéissaient aveuglement. Les bombes de fumées ajoutaient un peu plus de confusion au combat.

Les yeux piquaient à cause de la fumée qui se glissaient sous les cils, et de la poudre qui venait chatouiller le nez. L’atmosphère était quasi irrespirable, étouffante et désagréable alors que quelques minutes plus tôt tout semblait tranquille et figé. Les oreilles devaient supporter le bruit des nombreuses détonations provenant de devant et de derrière chacun, autant dire que sans les oreillettes de radio transmission il aurait été impossible de s’entendre et de se parler. Alors que chacune des actions de l’échange s’était déroulées dans la plus absolue sérénité et avec des mouvements lents dans le but de rassurer ses adversaires en ne montrant aucune hostilité visible… maintenant chacun suait sous sa combinaison censé protéger un minimum des balles ennemies, se demandant si le prochain projectile ne risquait pas de lui exploser la tête et ainsi de révéler la cervelle mise à nue. Non, mentalement aucun n’en menait large, tentant dignement de se concentrer sur la mission et le but de ramener sain et sauf chacun de ses équipiers. Les mains devenaient moites sur les crosses des pistolets, mais personne n’abandonnerait sa position, chacun sachant parfaitement ce qu’il risquait en étant ici, défendant leurs idéaux. Ils avançaient lentement, ne pouvant pas voir très loin à cause de la fumée, suivant leur chef d’un seul mouvement. Les rebelles faisaient reculer les brigadiers, situation plutôt inhabituelle dans le conflit entre les deux entités. Pour une fois les rebelles semblaient avoir l’avantage, peut être s’étaient ils tout simplement mieux préparés.

Soudain un hurlement de colère transperça l’oreille de la rebelle, à tel point qu’elle plaça sa main gauche sur le tympan douloureux pour tenter de régler le son. C’était Rian qui venait de fulminer de colère, la transaction d’argent avait été annulée, et l’informaticien des rebelle insultait son concurrent de la brigade. Un informaticien qui avait réussit à contrer Rian ? C’était un danger, un danger mortel, car à Nosco tout fonctionnait par informatique et électriquement… si jamais ils se faisaient surpasser. Ni une, ni deux Lian levait son arme cherchant le responsable. Quelques secondes après, elle repérait entre les volutes de fumée l’informaticien qu’elle avait croisé quelques semaines auparavant et qu’elle avait déjà affronté sur le terrain lorsqu’il était venu récupérer l’oreillette du commandor. Sans attendre, elle visa la tête du brigadier et tira. Bam, le coup était parti. Sans ajuster son arme, elle tira une nouvelle fois, un peu plus à droite. Puis elle contempla les dégâts… Est-ce qu’elle l’avait eu ? Il venait de tomber à la renverse sous le choc. Malheureusement à peine une minute plus tard, il se relevait, leurs regards se croisèrent, ceux de la victime et ceux de celle qui avait tenté de le tuer. Il n’avait été blessé qu’à l’épaule, c’était en tout cas la seule blessure qu’elle voyait de là où elle était. Il s’était relevé au mauvais moment, empêchant la balle d’atteindre son objectif initial. Mais il l’avait vue… elle en était sûre. Il l’avait forcement reconnue… leur prochaine rencontre risquait d’être… mouvementée. Elle s’était mis un adversaire à dos… Tant pis, elle ne sortait jamais sans arme et ce n’était qu’un informaticien, elle aurait certainement l’avantage. Et elle ne lui laisserait aucune chance de survie, cette fois-ci. Une nouvelle bombe de fumée l’empêcha de tirer à nouveau sur son nouvel ennemi. Lorsqu’elle eut enfin une vue sur les guildiens, l’informaticien avait déjà disparu, emportant son ordinateur. Elle grinça entre ses dents. Lorsque Yan les incita à cesser le feu quelques temps, ils lâchèrent la gâchette quelques secondes, conservant toutefois le doigt dessus prêt à tirer de nouveau à la moindre alerte. Lian en profita pour jeter un œil en arrière et donner quelques ordres. Que les trois derniers hommes aillent aider les blessés sévères et ramènent les otages libérés à la base, dans leur condition ils ne pouvaient pas rester ainsi à découvert seuls dans les galeries, c’était trop dangereux, une attaque de créature ne prévenait jamais.



Nobody knows what he will need tomorrow morning: a good coffee or a coffin... [Personne ne sait ce dont il aura besoin demain matin: un bon café ou un cercueil?] Tuer ? C’était une obligation pour ne pas se faire tuer… La peur restait présente, plus comme une amie accompagnant tous les déplacement que comme un problème à éliminer, après tout elle permettait parfois de se dépasser lorsque cela était nécessaire. La mort ? Non, personne ne la redoutait plus. La grande faucheuse avait perdu de son prestige. Qui donc avait peur d’un simple squelette avec une faux alors qu’à Nosco les scientifiques inventaient chaque jour de nouvelles armes plus performantes pour tuer ou blesser le plus douloureusement possible. Sa grande cape noire n’était pas plus effrayante que les créatures qui peuplaient les souterrains, comme les ombres... Immatériels, ils n’en restaient pas moins terrifiant à faire des cauchemars pour le reste de votre vie ! Ils étaient bien plus intelligents que la mort elle-même, bien plus organisés aussi. Eux ne frappaient pas au hasard et sans raison… Ils attaquaient tous ceux qu’ils croisaient, utilisant leur pouvoir pour contrôler les autres créatures, damnés ou xénomutants… La mort pouvait aller se rhabiller. La mort ? Une bonne blague d’humour noir qui ne faisait ni rire, ni avoir peur. «La mort », un mot qui n’avait pas vraiment de sens à Nosco, là où chacun était immortel et se jouait de la vieillesse. La seule façon de mourir était d’être tué, ou de mettre fin à ses jours. Toutefois avec les équipements dont disposaient les nosciens, gilets pare-balle, ainsi que tout l’équipement médical de dernière génération pour soigner et guérir les patients… Mourir pouvait relever de l’exploit ! Aujourd’hui on risquait sa peau… mais pas sa vie ! Bravo, vous avez réussis à passer tous les tests, vous êtes maintenant en état critique… Dans quelques instant nous allons contacter la mort, veuillez patientez… Bien, maintenant nous pouvons arrêter votre cœur, cessez de respirer lentement… Voila c’est bien… Tranquillement, vous avez tout votre temps. Nous ne sommes pas pressé, ce n’est pas la mort, hein ? Hahaha. Voila comment on passait l’arme à gauche à Nosco.

Dire que le troisième précepte de la congrégation de Joshi était : « 3. En toute circonstance, toute vie humaine de Nosco tu respecteras et protégeras». Facile à dire… Dire qu’il avait abandonné Nosco, laissant uniquement des préceptes, mais aucune aide. Laissant une femme au pouvoir, rendant les armes. Méritait-il vraiment le culte qu’on lui rendait ? Certes, sans lui il n’existerait pas d’ondes alpha, mais c’était tout. Joshi n’était… il n’était… qu’un crapaud, crachant des mensonges comme un arracheur de dents, faisant avaler des couleuvres à tous les congrégationnistes. Il avait beau être célébré et prié ici à Nosco, mais il n’était pas si beau (comme un dieu), ni si amical. Il promettait de l’aide sans en apporter. Il devait avoir une case de vide. Ses interventions faisaient toujours penser à un éléphant dans un magasin de porcelaine, et pourtant il n’avait plus d’existence physique répertoriée dans la ville. Quelle mouche le piquait d’intervenir dans la vie des Nosciens ? Quel ordre impérieux lui faisait désobéir aux commandements de l’impératrice ? Joshi avait décidé de ne pas leur lâcher les baskets, il était parti en vrille, il avait pété un plomb, qui voulait se souvenir de son passé ? Sachant que c’était interdit par les lois de Nosco… se mettre en danger soi même, pour quelques bribes de souvenirs qui n’avaient plus rien à voir avec l’instant présent. On ne pouvait pas avoir le miel et l’argent du miel ! De quoi vous filer le bourdon !
Quel caprice prenait Joshi quand il se décidait à distribuer sans explications des souvenirs ? Qu’est ce qui décidait ces coups de tête ? Etait ce simplement une fantaisie ou une lubie ? Etait ce qui motivait les congrégationnistes dans leur fanatisme ? Y avait-il une raison cachée à l’obstination de Joshi à redonner à chacun sa mémoire ou cela relevait il de la toquade? Ou alors tout cela n’était il qu’une hallucination collective, un délire des habitants de Nosco qui s’inventaient un passé à défaut d’en avoir un, et qui prenait comme témoin de leur déraison Joshi, comme pour se donner une crédibilité.

Who are you? Who am I? Do you know yourself? Do you know me? Can I trust you? No, you don’t know anything about me! You can’t know! You can imagine what’s on my mind!
But are you a real person or do you just play a role? Are we really what we pretend to be? Maybe our identity is just a mask behind which we’re hiding. Are we different from what we were in the past? Why did we change so much?
Who are you? Who am I? Am I real or just a shell? You don’t knwo anything about me and... I don't know...I don't know myself anymore. Can someone tell me who I am before I can remember myself anymore? Please help me... I need your help...

[Qui es-tu ? Qui suis-je ? Sais-tu qui tu es ? Est-ce que tu me connais ? Est-ce que je peux te croire ? Est-ce que je peux te faire confiance ? Non, tu ne sais rien de moi ! Tu ne peux pas savoir ! Tu ne peux pas imaginer quelles sont mes pensées !
Mais es-tu réel ou joues-tu un rôle ? Sommes-nous vraiment ce que nous prétendons être ? Peut-être notre identité est juste un masque derrière lequel nous nous cachons. Sommes-nous différent de ce que nous étions dans le passé ? Pourquoi avons-nous changé autant ?
Qui es-tu ? Qui suis-je ? Suis-je réelle ou suis-je simplement une coquille ? Tu ne sais rien de moi et… je ne sais rien… je ne sais plus rien à propos de moi. Quelqu’un peut il me dire qui je suis avant que je ne me souvienne plus de moi ? S’il vous plait aidez-moi… J’ai besoin de votre aide !]

La question importante était plutôt : pourquoi les manteaux des brigadiers sont rouges ? Quoi avait choisis cette couleur ? Qui était le coupable ? Pourquoi un tel choix ? Rouge, la couleur du sang, Une couleur facilement repérable dans les souterrains et dans la ville. Pour effrayer les gens, qui repéraient facilement les brigadiers grâce à cette couleur flashy ? On ne risquait pas de rater un brigadier qui arrivait. Cela rassurait peut être les plus paranoïaques des habitants : nous sommes en sécurité, les brigadiers veillent sur nous. Mais cela les désavantageait forcement en combats lorsqu’il fallait se montrer discret. Rouge couleur du courage pour certains… de la folie plutôt ! Youhou, je suis là, je suis en rouge, oui cette couleur hyper repérable ! Tirer moi dessus ! Merci, oui merci ! Oh toi qui a décidé de cette couleur pour l’uniforme des brigadiers… tous les rebelles t’en remercient ! Rouge était aussi la couleur des interdits. Comme pour prévenir qu’il fallait se tenir à carreau, ou même en cœur, lorsque les brigadiers passaient ? Oh, oui surtout ne pas faire de vagues… Ressembler à l’eau qui dort, même si intérieurement on bouillait !



Bouillir d’inaction. Mais qu’attendait le second de Judikhael Wienfield pour prendre une décision ? Le silence pesait après les nombreuses balles échangées, les souterrains semblaient avoir repris leur calme pour quelques minutes… la fumée se dissipait lentement. Puis enfin une réponse, qui semblait positive. Ils laisseraient le rebelle à mi-chemin, les rebelles auraient donc une chance de le récupérer sain et sauf. Les guildiens ne voulaient prendre aucun risque. Se sentaient ils si désavantagés, ou avaient ils si peur pour le commandor ? A moins que tout ceci ne soit qu’un piège. Un courant d’air semblait s’être infiltré dans les souterrains, car les fumées semblaient de moins en moins denses. Soudain les rebelles purent distinguer… le couloir vide. Totalement désert. Silvio Anthelmios avait ouvertement et délibérément menti ! Malheureusement avant qu’elle n’ai eu le temps de s’élancer pour tenter une dernière action sans réel espoir, un autre rebelle, peut être Yan leur chef dans une colère légitime, avait déjà tiré sur le Pinocchio, marionnette de l’impératrice dont les fils étaient guidés par Judikhael. Il n’y avait pas de mots pour qualifier l’attitude de Silvio… Lâche, traitre et menteur ! Laissant ses pensées prendre le contrôle de ses réflexes, elle lança rancunière :


Pantin sans cervelle, tu n’es même pas un homme, espèce de carogne !

Les insultes résonnèrent et raisonnèrent dans l’air ! Quelle réaction impulsive et dangereuse, en se déclamant ainsi elle indiquait parfaitement sa position à ses adversaires ! D’ailleurs à peine quelques instants plus tard, une troupe de brigadiers arrivait dans les souterrains, c’étaient les renforts. On le voyait à leur équipement bien plus important et aux armes qu’ils tenaient en main, ceux-là n’étaient pas venu faire dans la dentelle, ils étaient venu pour tuer le plus de rebelles possible ! Alignés telle une muraille infranchissable ils affichaient des visages fermés et durs. Reculer semblait être la meilleure solution pour cette fois-ci. Lian lança un regard à son chef attendant un ordre pour foncer désespérément au combat, ou au contraire rentrer raisonnablement à la maison, par le chemin le plus rapide. La vie n’est pas une boite de chocolats… C’est une poubelle où l’on ne trouve que des déchets, tomberons nous sur une canette de bière vide, un journal froissé, des restes de repas ou une capote usagée ?



Je n’ai pas grand chose à te dire, peut être vaut il mieux fuir ? Et sans attendre, nous n’avons pas le temps, ni grand chose pour lutter contre eux… Tu te renfrogneras peut être en entendant cela et c’est loin de me faire rire. Car j’imagine ce qu’endurera notre ami. J’imagine toujours le pire… Dans combien de semaines, de mois ou d’années le reverrons-nous ? Et encore pour le meilleur que l’on puisse imaginer… Ne me demande pas ce que l’on peut faire… Ils vont le faire souffrir et ça me fait souffrir. J’aurais voulu être libre d’aller où je le souhaite. Ce n’est pas possible, sinon j’aurais été là où parfois j’ai dans le passé. Je me serais assise et j’aurais demandé à la lune… Si tu voulais me donner une réponse claire et précise, une vraie explication avec des solutions… Mais je vais encore m’interroger et t’interroger, sans avoir de réponse. Moi, j’ai beau poser des questions… Elle me répond jamais, elle m’a seulement dit "j’ai pas l’habitude de m’occuper des cas comme ça, va voir ailleurs…". Et toi et moi, on est perdu dans une vie, dans une ville, sans porte de sortie… Où est l’issue de secours ? On était tellement sûr que ce qu’on faisait était ce qu’il fallait faire… Et on se disait quelques fois, qu’on avait rien à regretter, juste à avancer… Après on pouvait se dire que c’était juste une aventure, un jeu où mieux ne valait pas perdre car on n’a qu’une vie…
Et dire qu’on pensait que ça ne durerait pas… mais nous avons l’éternité devant nous…


HJ : Une des citations de mon rp provient de ces deux dessins :
Shell
identity
Pour ceux qui ont le regard perçant, vous avez peut être pu devinez les paroles d’une chanson assez connue dans mon rp, ne soyez pas surpris, c’était volontaire !

_________________
Nobody knows what he will need tomorrow morning: a good coffee or a coffin...
avatar
Lian Grenfield
~ Bras Droit de Y. Merling ~


Camp : Confrérie de la Rébellion
Profession : Bras droit de Yan Merling, mini général de l'armée des rebelles
Âge réel : 15
Âge d'apparence : 20

Compétences
Mémoire:
1500/10000  (1500/10000)
Compétence principale: Armes à feu
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Yan Merling le Lun 20 Sep - 11:08

Yan était sur le qui-vive, il sentait tous ses sens tendus à l'extrême vers les brigadiers et ce qu'ils fomentaient. Il n'aimait pas cette proposition de "mi-chemin". Ca sentait le coup fourré selon lui. Mais avait-il vraiment le choix ? Soit il relançait l'attaque, là, maintenant, en étant sûr qu'il y aurait et des morts et des blessés sans qu'aucun camp ne prenne un réel avantage, soit il attendait de voir et espérait que le second de Judikhael ne soit pas aussi bien formé que ce dernier.

Car oui, si les brigadiers avaient été sous les ordres de Judikhael à cet instant, jamais Yan ne serait permis de croire, d'espérer du moins, que la proposition se réalise vraiment. S'il s'était agi d'une proposition de Judikhael, Yan n'y aurait jamais consenti, et se serait rué à l'attaque quand ses rebelles avaient encore une possibilité d'avantage. Même si tenue. Mais à bien y penser, jamais Judiklhael n'aurait fait une telle proposition. Son code de l'honneur lui aurait interdit un tel mensonge et le commandor se serait au contraire buté et aurait foncé, ou se serait replié en couvrant ses arrières, avec son otage... Oui, voilà ce qu'aurait fait Judikhael. Oui, mais voilà, c'était Anthelmios qui donnait les ordres, Anthelmios qui dirigeait toute l'opération. Et si Yan savait à peu près à quoi s'attendre de Judikhael, il n'en était rien concernant ce gamin nouvellement second.

C'est donc avec cette désagréable sensation d'être pour le moment impuissant que Yan regarda les brigadiers reculés avec leur compagnon rebelle en otage. Foi de Yan, si cet Anthelmios se jouait de lui, il le paierait. Et il le paierait cher ! Non, pas une menace. Une promesse. Et soyez assuré que Yan Merling tienne toujours ses promesses.

Yan laissa donc Lian prendre les commandes à ses arrières, se concentrant quant à lui sur ce qui se passait côté brigadiers. Brave soldat que cette femme, qu'il ne regrettait en rien d'avoir choisi comme second avec Rian. Elle prenait toujours des décisions plus que judicieuses... Comme celle qu'il venait d'entendre, à savoir que les blessés se replient de suite. Histoire de ne pas les ralentir s'ils devaient faire mouvement rapidement. Oui, judicieux. Sacrée Lian.

Ce fut toutefois avec une profonde déception, même si attendue, qu'il constata... le couloir vide. Vide. Pas de rebelle libéré. Et les brigadiers qui continuaient cahin-caha leur chemin au loin a fond du couloir...

"Tu le savais pourtant. Tu savais bien que cela finirait comme ça", ricana une petite voix en lui, bien mesquine.

Par Joshi, qu'il les haïssait tous. Rugissant d'une colère dévastatrice, se laissant emporter par sa haine qui menaçait de tout ravager sur son chemin, Yan reprit le tir, ordonnant alors par ce simple geste à ses hommes de l'imiter. Après la fuite des brigadiers, les renforts, constata, encore plus amer, Yan, dépité et en hargne.

Mais quoi de bien surprenant ? S'ils avaient prévu des renforts côté rebelle, pourquoi en auraient-ils été autrement ? Et après tout, il y avait là les trois rebelles les plus recherchés ! Qui oserait laisser passer une telle occasion de les capturer ? S'il avait été brigadier, pas lui en tout cas. Malheureusement pour les brigadiers, il ne s'appelait pas Yan Merling pour rien. Et s'équipant de toute la hargne qu'il lui restait, il se permit quelques instants pour toiser ses adversaires de toute sa superbe.

- Vous me le paierez. Vous me le paierez tous ! Qu'aucun de vous ne retombent entre nos mains, ou ce qu'a enduré votre commandor ne sera qu'une partie de plaisir.

Et Joshi savait qu'ils n'y étaient pas allé de mains mortes avec le commandor, surtout concernant les tests d'une nouvelle technique, avec le système de réalité virtuelle inventé par Rian.

- Je ne te dois plus rien Judikhael, plus rien. Nous sommes quitte. La prochaine fois nous combattrons à armes égales. Et que Joshi vous maudisse ! Eructa-t-il, tout en tirant de plus belle.

Mais ordonnant toutefois le repli. Non, il était en colère certes, en rage même, mais il n'était pas fou. Il ne voulait pas, pas ainsi en tout cas, risquer la vie de tous les hommes et femmes qui lui avaient fait confiance. Il se sentait responsable d'eux. D'eux tous. Et s'il n'avait pas pu sauver leur compagnon alors aux mains des rebelles, il le tuerait. Pas de torture pour lui, pas de souffrance. Non, s'il pouvait éviter ca, il l'éviterait.

Et se disant, il s'empara d'un des snipers que tenait un rebelle près de lui, demandant à ses hommes de le couvrir. Le temps... le temps qu'il parvienne à viser et à tenir leur compagnon dans sa mire de tir. Là. Il l'avait. Il était loin, ce serait juste, mais... mais il l'aurait. Foi de Yan. Quelque soit le prix que cela lui coûterait. Comme son âme par exemple.

Le tir partit, siffla dans l'air, sembla s'éteindre avant de rattraper sa cible... mais... Mais par un prodigieux effort de volonté, la balle continua encore un peu sa course et se ficha, comme voulut, dans la tête du rebelle capturé.

- Paix à son âme, souffla Yan d'une voix éteinte.

"Et paix à la mienne", rajouta-t-il pour lui-même.

Sa colère semblait presque partie avec cette balle. Mais non, elle était toujours là? Elle était juste un peu éteinte. Tel un volcan en sommeil qui ne demandait ensuite qu'une occasion pour se réveiller. Et tous savaient qu'avec la guilde, elle en aurait de ses occasions.

- Repli général, ordonna-t-il alors d'un ton sec tout en prenant lui-même le chemin du retour.

Enfin... un chemin détourné. Les brigadiers tenteraient certainement de les suivre. Ils allaient devoir prendre un chemin détourné, les semer, grenades et autres pièges à l'appui avant de retrouver la sécurité de leur quartier. Au moins ramenaient-ils avec eux quatre des leurs même s'ils en avaient perdu un. Mais quand bien même gagnaient-ils un quatre contre un, pour Yan se n'était qu'un échec. Un échec total. Un échec cuisant.

avatar
Yan Merling
~ Chef des rebelles ~


Camp : Confrérie de la Rébellion
Profession : Dirigeant des rebelles
Âge réel : 114 ans
Âge d'apparence : 40 ans

Compétences
Mémoire:
10000/10000  (10000/10000)
Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Shane M. Lewis le Sam 2 Oct - 14:43

    Par ici bande de moules… Ok, il allait vraiment qu’il rencontre la personne qui avait inventé ces codes stupides… Et l’informaticien n’était pas au bout de ses surprises en la matière. L’homme à mi-chemin, c’est ce que Silvio disait. Shane se contenta se supporter son blessé. Il se repassa rapidement les dernières images. Elle, encore elle. Lian Grenfield, il s’était renseigné à son sujet dès lors qu’elle avait voulu le massacrer au cours de la mission oreillette de Judikhael. Et voilà la seconde fois qu’elle manquait de justesse de lui envoyer une belle balle dans la tête. Non, vraiment, cette femme voulait sa peau… Et il avait fallu qu’il se mette l’un des deux bras droit de Yan à dos… Il aurait pu prendre n’importe quel autre rebelle, bah non… Elle. Bon sang, il s’était mis dans de beaux draps…

    La balle dans son épaule lui faisait atrocement mal et une grimace de douleur s’était installée sur son visage depuis quelques minutes déjà, douleur accentuée par la lanière de sa sacoche. De son autre bras, il soutenait un blessé de la Guilde qui lui avait pris une balle dans le coin de l’abdomen, une blessure qui pourrait être mortelle s’il ne se rendait pas rapidement au Sapienta… Et puis bien le second code de Silvio ! Mais bon sang qu’est ce qu’il lui voulait encore ! Ahh oui… Retraite, le traitre. Shane se contenta de suivre.

    Pantin sans cervelle, tu n’es même pas un homme, espèce de carogne !

    *Mais comment elle a deviné que Silvio avait des ovules ?*

    Des bombes fumigènes clôturèrent leur fuite, partir sans bruit, fuir. Et s’enfuir avec l’otage. L’équipe de renfort était arrivée et prenait le relai dans le but de repousser les rebelles hors de la portée de ceux qui remontaient vers la surface. A l’abri d’eux, les Brigadiers avançaient peu à peu, les uns après les autres, en fonction du poids qu’il portait. Il y avait à côté de lui, les deux hommes qui maintenaient l’otage en place et avançait avec lui.

    Un coup de feu, un bruit sifflant. Une balle. Shane se dit que c’était certainement Lian qui lui tirait dessus, qu’il allait la prendre en pleine tête et s’en était fini de lui… Mais… Ce fut le rebelle d’à côté que ce la pris. Shane redressa son regard clair vers derrière lui. Ce n’était pas Lian, mais un homme à la longue chevelure blanche : Yan. Il était impossible que cet homme ait tiré à côté de sa cible, non, Shane ne pouvait pas l’imaginer. Il avait tué son allié, pour lui éviter l’interrogatoire, la torture et peut-être la mort dans des souffrances atroces…

    A un angle, ils tournèrent et se placèrent pas conséquent hors de portée des tirs rebelles. L’équipe de renfort les couvrait. Ils allaient pouvoir rejoindre la surface sans danger. Il entendit au loin derrière lui la voix du chef rebelle qui réclamait le repli général. C’était fini, il avaient gagné.


    [rp terminé]
avatar
Shane M. Lewis
~ Brigadier Informatique ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigade Informatique
Âge réel : 10 ans
Âge d'apparence : 19 ans

Compétences
Mémoire:
3000/10000  (3000/10000)
Compétence principale: Informatique
Niveau de Compétence: Maître

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Echanges d'otages...

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum