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Message par Joséphine de Nosco le Dim 15 Aoû - 23:24



Et allez, c’était reparti pour les accusations à se ramasser en pleine figure ! Dans son bureau, l’Impératrice ne put se priver d’esquisser un grand sourire face à ce que l’autre gugusse lui sortait à la face. Pour être franche, ça ne l’atteignait pas vraiment : les jérémiades d’un adolescent mal dans sa peau ayant rejoint Yan Merling, en un mot, elle n’en avait tellement rien à faire qu’elle s’en moquait comme de sa première robe. Autrement dit, complètement. De toute façon, elle connaissait déjà le refrain, pour l’avoir entendu près de 80 ans durant. L’Impératrice est un tyran, un monstre, elle est mégalomane, elle est folle, elle est imbue d’elle-même, elle veut contrôler vos vies, elle veut aussi prendre le pouvoir sur la Congrégation, les lois qu’elle invente dans son esprit tordu ne servent qu’à vous asservir, et souvent n’ont même aucune utilité si ce n’est celle de vous priver de toute connaissance soi-disant en voulant vous ménager, bref, toujours la même mélopée, quoi !

En d’autres termes, maintenant, Joséphine avait l’habitude, et les radotages d’un mioche sur une chatbox n’allaient pas l’atteindre outre mesure. Certes, au départ, elle en avait conçu une certaine hargne : comment osait-il, lui qui n’y connaissait rien, aux durs devoirs de la direction d’un monde entier ? Un monde que les Welfort lui avaient légué des années et des années plus tôt, leur prouvant par la présente leur confiance et les destins de centaines d’âmes ! Un monde qu’ils tenaient eux-mêmes de Joshi, faisant d’elle sa petite-fille spirituelle ! Un monde dont ils l’estimaient dignes ! Alors adieux les prétentions d’un utopiste rêveur et influencé par la philosophie de Rousseau. A vrai dire, sa Confrérie de la Rébellion n’était guère mieux que la Guilde Impériale, quand on y réfléchissait !

Quelle que soit son opinion la plus intime, de toute façon, Joséphine jouerait le jeu jusqu’au bout. Après tout, elle n’était pas une gamine elle non plus, elle savait encore plus ou moins contenir ses émotions ! Et elle allait également rester dans son personnage inventé de Rosamunde pour lui répliquer en plein visage qu’il avait pleinement raison et qu’elle l’approuvait sur toute la ligne de toute façon. Elle prit alors le clavier à deux mains pour commencer à taper sa réponse, lorsqu’un point clignotant s’afficha sur la chatbox. Un instant plus tard, Virulino était déconnecté. Zut ! Elle n’aurait pas pu se jouer de lui plus longtemps ! Dommage, elle commençait à y prendre plaisir… En y regardant de plus près, elle constata aussi que le brigadier Siwel s’était déconnecté. De toute sa présence connecté, il n’avait pas pipé un mot. Bizarre. D’habitude, il fallait quand même qu’il intervienne, non ? Il faudrait qu’elle en réfère au commandor…

Ravie du bon coup qu’elle venait de jouer, telle une enfant, l’Impératrice s’allongea de tout son long sur le divan et éclata d’un long rire cristallin, manquant envoyer son ordinateur (posé sur ses cuisses) valser par terre dans ses contorsions. Elle le rattrapa in extremis, pleurant encore des larmes de rire et commençant à souffrir des zygomatiques, le repositionna correctement, écarta légèrement (enfin, tout est relatif) son long manteau sur sa jupe asymétrique et assez courte, puis retira carrément la pourpre guildienne pour rester en simple chemisier rouge échancré, jupette et bas à jarretières. Conclusion, l’Impératrice n’était pas du tout présentable, à moins de vouloir se montrer à nouveau digne de son ancien métier, ce qu’elle ne désirait pas spécialement, de fait. Bien qu’elle soit des plus présentables physiquement encore, elle n’attendait pas avec spécialement de hâte l’arrivée de la fin du monde de Nosco, autrement dit la fin de son règne.

Mais si elle s’était attendue à cela ! Se croyant bien en sécurité en haut de sa tour, avec toutes les vérifications rétiniennes, tous les commandors, tous les gardes et tout le tralala, elle avait toujours refusé que Wienfield installe des caméras dans son appartement, et ce pour deux raisons : de un, selon elle, ça ne servirait pas, et de deux elle aurait horreur de savoir que les brigadiers de proximité et de l’anti-terrorisme aient une vue plongeante sur son corps à son insu. Bien qu’elle ne soit pas chiche de ses appâts en général, et plus si affinités, il y avait quand même des limites, et entre le vouloir et le subir, il y avait une grande marge qu’elle ne se sentait pas encore capable de franchir d’un pas allègre, ni même d’un pas forcé ! Et puis, de toute façon, à quoi serviraient ces caméras ? A la prémunir d’une attaque rebelle qui serait repérée avant qu’ils n’aient atteint le sommet de la tour ? Allons donc, la paroi était extrêmement lisse, il faudrait des crampons et des pioches pour l’escalader, ou des ventouses à la rigueur. Et avant d’avoir atteint le sommet, on aurait réveillé tout Nosco et on leur aurait déjà tiré quelques balles dessus. L’entreprise était vaine, en d’autres termes…

Tout d’un coup, la justification du Commandor anti-terroriste lui parut bien plus légitime que jamais. Ce n’était pas pour la prémunir des rebelles, au fond, qu’il lui avait conseillé ça. C’était plutôt pour la prémunir d’autres choses, et s’assurer qu’elle était bien en sécurité. Mais là encore, on aurait donné l’alerte bien avant, si elle avait couru le moindre danger, n’est-ce pas ? Ce n’était pas comme si un rebelle pouvait se rendre invisible si facilement ! D’ailleurs, on ne pouvait tout simplement pas se rendre invisible… Alors non, légitime ou pas pour sa sécurité, peu importait.

Soudainement, alors que l’Impératrice était plus alanguie que jamais sur son divan, la porte de son salon vola hors de ses gonds, faisant sursauter la pauvre fille qui poussa un hurlement à en faire décamper les Créatures pour toujours de Nosco en leur ôtant à jamais toute envie de revenir. Du rouge dont ses joues s’étaient teintées à cause du rire, elles passèrent au blanc fantôme, ses yeux sortirent de leurs orbites et sa bouche se tordit dans une grimace horrifiée, tandis qu’elle contemplait, interdite, un détachement complet de sa propre brigade envahir son salon.

- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!!!!!!!

La conscience lui revint très rapidement. Balançant son ordinateur portable par terre dans sa hâte, lequel tomba au sol dans un bruit sec dont elle se moqua éperdument, l’Impératrice attrapa son manteau pourpre et s’en revêtit à la hâte, s’efforçant de retrouver sa dignité, sa superbe et son panache perdus dans l’aventure, tout en ne sachant que trop bien (malheureusement !) que la vue que sa propre brigade venait d’avoir sur son corps entier ne s’effacerait pas de sitôt de leurs esprits. Une fois son manteau de retour sur ses épaules et sa respiration plus ou moins recouvrée ainsi que le contrôle de ses sens durement malmenés durant cette grande période de choc, l’Impératrice se retourna vers les membres de sa brigade et les regarda de haut, voire même de très haut.

- Puis-je savoir ce que ceci signifie, bon sang ?!!! On ne frappe pas aux portes ainsi, d’habitude !!!!
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Message par Judikhael Wienfield le Sam 21 Aoû - 19:40

Peut-être y était-il allé un peu brutalement. Peut-être aurait-il pu ne pas faire quasiment voler la porte ainsi. Mais il était inquiet et plus que pressé de voler au secours de l'impératrice. Elle était peut-être, sans doute même selon lui, en danger, et son devoir était de la protéger. Il s'en voudrait toute sa vie durant s'il était arrivé quoique ce soit à Joséphine. S'il avait failli, s'il avait échoué à la protéger de tous ses détracteurs qui voulaient attenter à sa vie... Pire si elle venait à mourir par cette lamentable négligence... Nul doute qu'il en mourrait avec elle ou se tuerait pour laver ce déshonneur. Non il ne laisserait personne le condamner ou l'exécuter, il le ferait lui-même avant même que quiconque ait pu prononcer sa sentence...

C'est sur ses idées fort sombres, qu'il avait débarqué dans les appartements de l'Impératrice. Pensées qui expliquaient alors parfaitement son empressement et son zèle peut-être un peu excessif. Quel fut alors son soulagement de voir l'impératrice saine et sauve et visiblement seule. Seule et non menacée. Seule avec son ordinateur tombé à terre, sans doute sous l'effet de la surprise. Ses instincts de commandor prirent de suite le dessus et il survola rapidement la pièce du regard, sans même poser vraiment les yeux sur l'Impératrice qui avait l'air pour l'heure indemne.

Personne d'autres. La pièce était bien vide de toute autre présence mis à part Joséphine et eux-mêmes. Pas d'inconnu ou de maître chanteur caché où que ce soit dans cette pièce où il était impossible de se cacher vraiment d'ailleurs. Il parcourut rapidement la pièce, sans un regard pour l'impératrice, ni même un mot, les sens aux aguets, vérifiant chaque porte, les ouvrant et jetant un regard rapide et professionnel dans chaque autre pièce. Non personne d'autre n'était là. Donc Rosamunde avait peut-être la même IP que l'impératrice, mais au moins il ou elle ne la tenait pas en otage ni ne l'avait tué. Un bon point déjà, qui rassérénait tout de suite Judikhael et le commandor qu'il était. Il n'avait pas failli. Enfin pas complètement. Pour l'heure, Joséphine était hors de danger...

Ce n'est qu'après cette pensée rassurante, qu'il se retourna vers l'impératrice et ses brigadiers étrangement restés bouche bée à la porte, sans avoir suivi leur commandor qui pourtant était en mode protection absolue. Il s'apprêtait à les rabrouer pour leur inactivité, quand son regard se porta enfin pleinement sur Joséphine. Ou plutôt sur la petite tenue qu'elle était en train de camoufler de son manteau pourpre. Le souffle subitement coupé, Judikhael sentit une partie de son corps d'homme se réveiller de façon bien malvenue. Il se maudit alors intérieurement pour n'avoir pas mis soit son armure des souterrains ou au moins sa cape et son pourpoing de commandor qui aurait pu cacher cette manifestation innoportune de ses instincts d'homme...

Il s'empressa alors de revenir sur ses pas, et de refermer promptement la porte tant bien que mal, tout en poussant tous ses brigadiers à l'intérieur, histoire que personne d'autres ne puissent profiter outre mesure de cette vue... hum.. imprenable. Il se sentait soudain bien mal à l'aise, il devait l'avouer. Et la preuve flagrante de son malaise était si voyante qu'il peinait à garder son self contrôle. C'est avec un effort surhumain qu'il répondit enfin :

- Je vous présente toutes mes excuses pour cette intrusion inopinée dans vos appartements privés, fit-il alors, baissant humblement la tête, avant de relever doucement sur l'impératrice son regard pourtant toujours aussi franc, qui ne devait malheureusement rien cacher du soudain désir qu'il avait bien pu ressentir à cette vue. Je suis confus de vous avoir ainsi surpris. Mais un de nos informaticiens d'élite a détecté qu'un ou une inconnu(e) du nom de Rosamunde était en pleine discussion des plus ambiguës avec le pirate virulino et que cet(te) inconnu(e) utilisait votre adresse informatique IP. J'aurais certes pu vour prévenir avant de débarquer de cette façon si peu courtoise mais...

Il se racla la gorge, le souvenir de la petite tenue impériale lui revenant en mémoire, ravivant son malaise plus que jamais...

- Mais, reprit-il d'une voix un peu trop rauque pour être honnête, je me suis dit que si vous étiez pris en otage ou pire, vous prévenir serait aussi prévenir cet(te) inconnu(e). Dans ces cas-là l'effet de surprise est la plus sûre des attaques, tenta-t-il de se justifier.

Fort piteusement, ne put-il que constater mentalement, tout en baissant les yeux, n'y tenant plus. Mais même au vu de la situation incongrue et malvenue, il était sûr d'avoir agi comme la situation l'exigeait. Et s'il s'excusait de l'avoir surprise ainsi, jamais il ne s'excuserait de n'avoir pensé qu'à sa sécurité avant toute chose...

[HJ : je vous propose en ordre de postage : Silvio, Kat si elle est toujours des nôtres, Shane s'il le souhaite puis de nouveau Pepi...^^ Si souci, ne pas hésiter à me MP Wink]

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Message par Silvio Anthelmios le Dim 22 Aoû - 16:51

Silvio était des brigadiers que Judikhael avait désignés pour l'accompagner jusqu'ici. Un "vous" au même titre que les autres brigadiers, mais un vous qui avait l'habitude de suivre Judikhael, un vous toujours fidèle au poste, et très fier de pouvoir s'en vanter.
Un vous qui avait profité du trajet pour re-penser à ce que Shane avait dit à son patron. Il n'avait pas tout compris. Mais il était question de l'impératrice qui discutait avec un rebelle, mais c'était peut-être pas l'impératrice et... Euh... Pourquoi emmener toute la brigade dans les appartements de Joséphine ? elle était si dangereuse ? Non, il y avait quelque chose qui avait échappé à Silvio, vraiment.

Silvio était également des brigadiers restés sur le pas de la porte, en silence. Bon, le patron fouillait partout, et l'impératrice remettait son manteau pour les accueillir. Ouais, en fait, c'était une tea-party, faites comme chez vous !
Plus sérieusement, Silvio observa un moment le manège du patron, avant de se demander pourquoi il ne donnait pas d'ordres. La brigade n'était vraiment là que pour faire joli ? En tout cas, c'est vrai qu'ils auraient pu frapper avant d'entrer. On allait encore traiter les brigadiers de rustres, après.
Silvio se balançait d'un pied sur l'autre. Bon, il s'ennuyait, et il ne comprenait pas ce qu'il se passait, alors soit on lui donnait des ordres, soit on lui expliquait l'intérêt d'être là ! Il jeta un coup d'oeil à son camarade de droite... Ah bah il en tirait une tête ! Silvio suivit son regard...

Bof, l'Impératrice avait une jupe qui aurait pu jouer également le rôle de ceinture et un chemisier qui aurait pu jouer le rôle d'un sous-vêtement, mais bon, elle était chez elle... Oh, puis ils n'avaient plus quatre ans, ils savaient à quoi ressemblaient les corps des filles !
Le patron aussi avait l'air tout... Chose. Roooh, il aurait pu montrer l'exemple, tout de même. Mais Silvio pouvait comprendre qu'il se sente mal, à sentir son corps réagir ainsi devant l'impératrice et un bout de brigade. C'était presque amusant de le voir ainsi gêné, mal à l'aise, lui, le Grand Judikhael Wienfield, Haut Conseiller, Commandor de la Section Anti-Terroriste... Mis mal à l'aise par une femme à la tenue osée. S'il avait su que son patron avait ce genre de faiblesses...!
Silvio, donc, n'était pas troublé pour un sou, et afficha seulement un sourire en coin devant la réaction de son patron, avant de reprendre une expression un peu plus sérieuse et professionnelle.

Enfin. Ils n'allaient pas rester pendant des heures à jouer les malhabiles face à l'Impératrice. Si personne ne se dévouait pour faire quelqu'un chose, ça allait encore être à Silvio de le faire.
....
Bon, ok, c'était à lui.
Et puisque le patron ne s'était pas privé de faire comme chez lui, il n'allait pas se priver non plus. Avec un naturel hors du commun, il se détacha de sa position pour aller ramasser l'ordinateur de l'Impératrice et le posa sur le divan, très calme. Il n'y connaissait pas grand-chose en informatique, mais son instinct le poussa à faire quelque chose. Taper "test", envoyer...
Bon, ça s'afficha sur l'écran. L'ordi marchait encore.

"- Bonne nouvelle, Majesté, il n'est pas cassé..."

Il ne songea pas à vérifier le pseudo avant le "test". Mais il savait qu'il aurait dû profiter de sa situation pour faire quelque chose...
Il se tourna alors vers ses collègues, et son patron, attendant qu'on lui dise ENFIN pourquoi ils étaient là s'il n'y avait ni danger, ni rien. Ils étaient venus juste pour voir l'impératrice dans cette tenue ? Oh, pourquoi pas. Mais la mission restait peu intéressante pour leur section.
Silvio Anthelmios
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Message par Shane M. Lewis le Mer 25 Aoû - 12:34

    Shane n’attendit pas bien longtemps avant de suivre le commandor. Il était ravi de constater qu’il n’était pas paranoïaque : Judikhael était parvenu aux mêmes conclusions que lui et partait directement au Capitol vérifier que l’Impératrice n’était pas sous l’emprise d’un rebelle. Il y avait 99% de chance pour que l’utilisateur de l’IP de l’impératrice soit connecté sur l’ordinateur de celle-ci. Pirater et prendre la main sur l’ordinateur de l’impératrice à distance étaient quasiment impossible. Trakteur avait pris grand soin de doter cet ordinateur en particulier d’une protection hors du commun. A la connaissance de Shane, seul deux individus seraient capables de prendre la direction de l’ordinateur impérial. Traktueur lui-même qui connaissait ses protections mieux que personne et par conséquent les moyens de les contourner. De plus, c’était lui qui avait mis en place une grande partie des logiciels et matériels informatiques de Nosco. Il était le mieux placer pour réaliser un tel coup. Mais à quoi donc pourrait-il bien servir pour lui de pirater l’ordinateur de l’impératrice ou tout du moins de se servir de son adresse IP ? La discréditer ? La détruire ? La lier aux rebelles ? Non que non. Shane ne voulait pas y croire. Bien qu’il ne connaisse pas totalement les capacités en informatique de Virulino, il les estimait bien grande. C’est pourquoi il était le deuxième suspect. Mais pourquoi diable prendre l’IP de l’impératrice et discuter avec lui-même ? Se sentirait-il l’âme d’un solitaire ? Etait-il tellement perdu dans son trou à rats qu’il ressentait le besoin de se créer un personnage fictif qui puisse lui tenir compagnie ? Si c’était le cas, pourquoi ne pas avoir pris une adresse IP plus aisée à pirater ? A moins qu’il ne cherche à jouer un mauvais tour à la brigade et les faire tourner en bourrique…

    Shane ne voyait pas bien le pourquoi du comment ces deux là aurait pu et voulu prendre l’IP de l’impératrice. C’était dérisoire, c’est pourquoi ces solutions n’appartenaient qu’au 1% de chance de réalisation. Shane croyait d’avantage du ‘je prends l’ordinateur de l’impératrice pour avoir son IP’. Dans ce cas là, cette personne était au Capitol et c’était là où ils se rendaient avec leur petite équipe. Restait alors une question : comment cette personne aurait passé toutes les barrières de sécurité sans déclencher les alarmes ? Shane se souvenait avoir voulu y aller une fois pour une raison qui ne lui revenait plus à l’esprit. Il avait du montrer patte blanche un quart d’heure durant avant qu’on le laisse passer ! Certes, il n’était qu’un simple brigadier, mais tout de même ! Il n’était pas un rebelle !

    De ce fait, il n’était jamais entré aussi rapidement au Capitol qu’en suivant le Haut-Conseiller. Il en était incrédule. Tout ce mal qu’il s’était donné la dernière fois à montrer qu’il n’était là qu’en allier et là on le laissait rentrer sans même lui demander son nom ! C’était presque rageant. Après avoir utilisé les vélo-jet jusque là, ils réduirent rapidement l’espace qui les séparaient des appartements de l’impératrice. Shane portait son ordinateur dans sa sacoche dont la lanière tenait à son épaule gauche. Lorsque le commandor ouvrit la porte avec vivacité, Shane avait déjà sortit la lame de son épée hors du fourreau sur une longueur de vingt centimètres, prêt à s’en servir. Sachant mieux que les autres qui avaient été prévenus rapidement le pourquoi ils étaient ici, son pas était rapide. Pour la deuxième fois, il percuta le commandor de plein fouet, dans son dos cette fois, lorsque celui-ci s’arrêta brusquement sur le pallier de la porte. Il ne tomba pas cependant. Il se grandit sur la pointe des pieds et se penchant sur le côté pour voir que qui avait si soudainement arrêté Judikhael.

    Shane n’avait entendu que l’impératrice hurler à pleins poumons de surprise, et de toutes évidences, elle était seule… Et légèrement dénudée. Shane fit de gros yeux surpris et cessa immédiatement de se mettre sur la pointe des pieds pour être entièrement caché derrière la sature imposante du commandor. Il fallait dire que Wienfield devait bien avoir un volume double de celui de Shane. L’informaticien était petit et de musculature de type normale, le commandor devait bien dépasser le mètre quatre vingt et avait une poigne prenante. Là où Shane se vêtissait d’un simple M, Judikhael devait bien porter du XL pour sa largeur d’épaule ! Un instant, l’informaticien songea à la carrure d’un Chippendale, et avec l’impératrice en mini-vêtements, ils faisaient un couple de strip-teaseurs de première envergure ! Le brigadier chassa sur le champ cette idée déplacée de son esprit.

    Bref, tout ça pour dire que Shane derrière Judikhael, c’était l’homme invisible. Et incroyablement, c’était bel et bien un homme invisible qu’il aurait voulu être, bien que pour le moment, il ne se serve de l’ombre du commandor que pour cacher à sa vue le corps de l’impératrice. Il devait avouer que pour une trentenaire d’apparence, elle était relativement bien conservée. C’était une image qui allait le hanter bien souvent d’ailleurs. Voir une jolie fille dans un pareil apparat était autre chose tout de même ! Il n’aurait jamais dû la voir dans un tel état, c’était presque lui manquer de respect et il en était confus. A bien y réfléchir, derrière le commandor, celui-ci lui faisait réellement de l’ombre. Il songea à l’embaucher comme parasol sur la plage… Mais il n’y avait pas de plage à Nosco.

    Sortant finalement de l’ombre de son parasol, Shane observa les explications du dit-parasol quelques peu bredouille, mais néanmoins réelles et fondées. Pour les appuyer presque, on entendit sa lame retourner dans son fourreau dans un bruit de métal frotté, pour l’informaticien, le danger était définitivement écarté, il rangeait son arme. Shane imita Wienfield lorsque celui-ci baissa la tête vers le sol. Il s’en excusait autant que lui d’ailleurs. Il ne redressa ses yeux clairs qu’en entendant la voix de Silvio annoncer que l’ordinateur était en bon état. Visiblement, le second n’avait strictement rien compris de cette excursion, et pour cause qu’il n’en avait eu que très peu d’informations.

    Il s’approcha de lui et se pencha, le mot test apparaissait dans la chatbox posté par la dite-Rosamunde. Shane fronça les yeux et prit l’ordinateur dans ses mains. Il y avait 99% de chance pour que l’ip de l’impératrice ait été utilisé de part l’ordinateur de celle-ci, mais l’informaticien ne voulait pas croire cette évidence qui s’affichait sous ses yeux. Il croyait au 1% restant. Il ne voulait pas croire que c’était l’impératrice qui discutait avec... Non… Ce ne pouvait pas être ça. Shane ferma tous les ports de l’ordinateur, coupant ainsi tout lien avec l’extérieur et par conséquent avec le possible pirate. Il lança un logiciel qu’il connaissait bien et qui avait le don de ressortir toutes les opérations effectuées par l’ordinateur à la lettre prêt. Le 1% s’évapora rapidement quand les 99% se confirmèrent. D’une voix affaiblie par la surprise et l’incrédulité, Shane réalisa l’évidence qui était sous ses yeux depuis quelques secondes :

    « Mais alors… C’était… Vous ?! »

    Question ou exclamation, il était difficile de savoir. Encore à cet instant il ne pouvait pas y croire. Une phrase qu’il avait dit plus tôt au commandor lui revint à l’esprit : ‘je ne vais tout de même pas ficher l’impératrice !’. Et pour ne pas le faire, il aurait voulu avoir une excuse, une raison valable, comme : ‘l’impératrice fut prise en otage’ ou encore ‘son ip a été piraté à distance’, rendant ainsi Joséphine innocente, mais là, ce n’était absolument pas le cas.
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Message par Kath le Dim 29 Aoû - 17:52


    Ils venaient de débouler comme des forcenés, certains parce qu'ils suivaient la féroce et contagieuse impulsion du Commandor, d'autres parce qu'ils connaissaient l'enjeu de cette intervention : l'Impératrice était peut-être en danger sur l'heure et sa survie dépendait de leur rapidité de réaction. Et Kathleen savait d'expérience que la vitesse pouvait sauver des vies. Ainsi, poussée par l'urgence de la situation, fut-elle dans les premiers brigadiers à faire irruption dans l'appartement, bondissant aux côtés du Haut Conseiller la porte à peine ouverte. Le canon de son arme se pointa rageusement sur la première personne qu'elle eut sous les yeux, à savoir une femme qui hurla à s'en faire jaillir les tripes.

    A cette vision, Oxymore freina brusquement dans son élan. Un bref instant, elle crut qu'ils étaient tombés au mauvais endroit : ce... cette femme si... frêlement vêtue était sa Majesté Impériale Joséphine de Nosco ?! Sa poigne se fit moins ferme et son visage s'abasourdit d'un trouble toutefois bien différent de ses collègues masculins. Elle était à la fois gênée et interloquée. Prostrée dans cette tenue incongrue, l'Impératrice faisait comment dire, tâche, avec l'image de la dirigeante altière à la main de fer qu'elle s'était forgée. Ou comment, par inadvertance, comme si regardant l'envers d'une pièce apparemment dorée, on découvrait une face qu'on n'aurait cru imaginable car si dissemblable avec ce qu'on voyait alors. Une face, qu'en l'occurence, l'Impératrice désirerait certainement que ses brigadiers oublient. Mais à son avis, voire même à sa certitude, ce revers ne tarderait pas s'intégrer dans les ragots et faire le bonheur des langues. En Nosco, tout se savait, ce n'était qu'une question de temps.

    Néanmoins, ce n'était pas comme si elle était friande de ce genre de commérages. Ne pensant pas à ce qui pourrait circuler au plus tard le lendemain, elle songea plutôt à prévenir une Brigade Impériale qui devait être sur le pied guerre après les ordres et le départ express du Haut Conseiller et d'une poignée d'hommes d'élite dans le Capitol. Dite Brigade qui devait en outre se ronger les sangs à savoir que peut-être un rebelle avait détourné son système de vidéo-surveillance et pénétré jusqu'au haut-lieu du régime noscien ! Un coup d'oeil à la pièce et le retour du Commandor au pas de charge assurèrent à Kathleen que Sa Majesté était effectivement seule et en sécurité. Pas besoin donc, que la moitié de la police noscienne débarque inutilement en renfort parce qu'incapable de savoir ce qui se tramait dans les appartements impériaux. Son arme abaissée mais toujours en main, elle attendit que le Haut Conseiller termine ses explications teintées d'excuses avant de prendre la parole. Elle s'inclina aussi respectueusement que la situation le permettait ; son expression trahissait toujours une certaine gêne bien qu'elle s'efforçât d'y mettre le plus déférence possible.

    « Je vais contacter la Brigade pour leur assurer que Sa Majesté est en sécurité. »

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Kathleen s'écarta, s'arrachant par la même au spectacle embarrassant qu'offrait le Commandor, et se saisit de son oreillette en liaison directe avec les bureaux de la Brigade anti-terroriste. Une fois celle-ci allumée, elle s'éclaircit la gorge puis rapporta succinctement, après s'être identifiée auprès de son interlocuteur, qu'aucun rebelle ni personne d'autre ne s'était infiltré au Capitol jusqu'à l'Impératrice et que cette dernière était saine et sauve. Après une courte pause elle ajouta également que l'informaticien ayant repéré la chatbox piratée se chargeait d'élucider le mystère de l'IP correspondant à celle de Sa Majesté.

    « ...Nous vous informerons des détails après l'intervention, » conclut-elle, pensant avoir été assez claire pour que nul ne juge indispensable de leur envoyer des gens. Et au moment où elle coupa la communication, une exclamation étouffée lui parvint.

    « Mais alors... C'était... Vous ?! »

    Kathleen se tourna vers Shane, lequel était déjà penché sur l'ordinateur projeté à terre à leur entrée. Fronçant tout d'abord les sourcils, il lui suffit de suivre la trajectoire de son regard pour comprendre qui était ce "vous" surpris ; ses yeux atterrirent sur l'Impératrice.

    Rosammunde...

    Ils s'étaient précipités croyant le pire arrivé alors qu'en réalité c'était Sa Majesté qui conversait depuis le début avec le pirate... Pourquoi ? C'était bien ce que se demandait à ce moment-là la brigadière, silencieuse et plus interloquée encore, prêtant l'oreille aux explications que l'Impératrice voudrait bien leur fournir. A croire que de l'autre côté de la pièce, il y avait autre chose à gratter.
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Message par Joséphine de Nosco le Lun 13 Sep - 22:00

La Brigade. Sa Brigade. Dans son salon. Et évidemment, en tête des jeunes gens, le commandor Wienfield. Comptez sur lui dès qu’il se passe quelque chose hors du commun Joshi sait à quel point il avait un don pour se mettre dans des situations pas possibles et pas toujours des plus reluisantes, d’ailleurs… Stupéfaite par une apparition aussi brusque dans son intimité, l’Impératrice se tint coite (après un sacré cri, certes) un bon moment, assez de temps du moins pour que le commandor ait tout le loisir de parcourir son salon du regard. Quelle mouche pouvait donc le piquer ? Elle n’avait pas changé de décoration, pourtant ! A croire qu’elle pouvait cacher Yan Merling, son pire ennemi, entre les plis de ses tentures !

Quant au reste de la Brigade ? Eh bien… Ils se tenaient cois sur le pas de la porte, tout simplement. Joséphine se demanda un court instant s’ils étaient faits en cire ou si c’étaient bien les originaux. Sa brigade. Décidément, ce n’était pas vraiment reluisant ! Si les rebelles avaient le loisir de l’apprendre, nul doute qu’ils croiraient à une mise en scène. Et la suite des événements, malheureusement, allait conforter Joséphine dans son opinion.

Lorsque le commandor eut fini son inspection silencieuse de tout son appartement, et alors qu’il allait (enfin !) répondre à son impériale question, elle vit soudain ses traits se décomposer un très court instant, avant que de pouvoir observer les résultats tangibles de ses charmes sur sa personne. Ses yeux s’arrondirent un très court instant, elle manqua pouffer de rire. La scène était digne d’une farce.

Lorsqu’il tenta de s’expliquer, ça devint quasiment risible. D’accord, au moins, il avait la décence et l’amabilité de lui présenter ses excuses, c’était déjà un bon début. Elle pouvait encore les accepter, après tout, ce n’était finalement pas elle la plus humiliée dans l’affaire… Pour plus de détails, référez-vous au commandor lui-même. La suite de ses explications fut plus satisfaisante, néamoins… bien que Sa Majesté encore un peu trop secouée à son goût ait mis du temps à comprendre de quoi il s’agissait. Un inconnu qui conversait avec un rebelle ? Depuis quand elle avait leur numéro de téléphone ? Je vous demande pardon ?

Soudain elle comprit. Rosamunde. Virulino. Et tout d’un coup, le ridicule de la situation lui échappa complètement, la scène reprenant plus ou moins de son sérieux. La voix du Commandor devint soudainement plus rauque et ses joues plus rouges, preuve s’il en fallait qu’il ne s’en remettait pas vraiment malgré les explications qu’il tâchait de donner non à son malaise, mais à son arrivée inopportune.

L’effet de surprise. Croire qu’elle était retenue prisonnière par un rebelle. Ce serait mettre beaucoup de choses en doute, quand même… Le jour où un rebelle parviendrait à la prendre en otage, elle, n’était pas du tout près d’arriver ! Enfin, les caméras de surveillance et tout ça, les hauts étages du Capitol, ce n’était pas là pour rien ! Elle était hors d’atteinte au point de dormir depuis près de quatre-vingt ans les fenêtres ouvertes sans jamais avoir couru le moindre danger. Alors très sérieusement, qu’un rebelle ait réussi à s’infiltrer jusqu’à son appartement en plein jour sans se faire avoir, et pire encore, ait réussi à la faire chanter… Non, vraiment, c’était aller un peu trop loin dans l’imagination.

A bien y songer, si du moins on pouvait bien songer dans une situation pareille, Joséphine, ou Rosamunde si vous préférez le temps d’une courte scène, trouvait la scène presque chevaleresque. Elle, la pauvre demoiselle en danger (même si au fond pas si en danger que ça, voire même pas en danger du tout). Lui, le brave chevalier servant prêt à tout, même à se ridiculiser en public. Le capitol tiendrait à merveille le rôle de donjon, quant au reste de la brigade… Eh bien, elle ferait le décor, les écuyers du chevalier, bref, ce qu’elle voudrait en d’autres termes, ce n’était pas vraiment le point qui tracassait le plus Joséphine dans toute cette histoire.

Elle n’eut de toute façon pas trop de temps pour en placer une. Sitôt le commandor remis de ses émotions, ce qui ne prit pas énormément de temps d’ailleurs toute relativité gardée, les brigadiers envahirent la pièce, et Joséphine serra par réflexe un peu plus son manteau autour de ses vêtements, en profitant pour l’attacher et ainsi se soustraire à la vue du Commandor. Avec un peu de chance, ça soulagerait son malaise… Enfin, c’était à espérer. Sinon, elle pourrait bien le congédier dix minutes, le temps qu’il aille se doucher dans ses appartements n’est-ce pas ? Après tout, il habitait à l’étage inférieur…

Pendant qu’elle songeait un peu plus amplement à cette possibilité, l’Impératrice vit deux brigadiers s’avancer vers son ordinateur. Le premier le ramassa, l’examina un brin puis tapa quelques lettres. Bonne nouvelle, il n’était pas cassé. Au moins un qui s’en sortait honorablement dans cette histoire. L’autre n’allait pas la laisser échapper si facilement, la Rosamunde… C’était… vous ?, fit-il en regardant l’Impératrice de ses yeux ronds. Ben… en un mot, oui, pourquoi ? Ca posait donc un si gros problème, que l’Impératrice entre en contact avec un rebelle ? Ah oui, c’est vrai… Elle était censée être leur pire ennemie, après tout.

Et en voyant les yeux de ses brigadiers fixés sur elle avec insistance, Joséphine ne comprit que trop bien qu’elle aurait à se justifier. Et sur le champ si possible. Interrogée par sa propre brigade pour une simple farce. Décidément, elle était plutôt mal barrée… Mais elle comptait bien répondre à leur question, se justifier sans vraiment le faire. Après tout elle n’était pas une traîtresse, elle était même l’Impératrice ! Si maintenant la tete de file impériale se mettait à conspirer avec l’ennemi, à quoi cela mènerait-il ? Au mieux à la paix en Nosco, ou du moins une paix relative avec le retour des rebelles dans les forces guildiennes, si possible sans trop changer ses règles. Mais ça, c’était se faire de violentes illusions illusoires, comme qui dirait…

- Oui, c’est moi., répondit l’Impératrice sans se démonter le moins du monde et avec un calme, un sang-froid qui rehaussaient son apparence altière. Elle avait relevé le visage, pleinement remise du choc qu’elle avait enduré, et semblait parfaitement maîtriser la situation dans laquelle elle était maintenant plongée. Figurez-vous que même à la tête d’un Etat, aussi petit Nosco soit-il, il arrive que l’on s’ennuie… Et narguer la rébellion, faire marcher Virulino, était un loisir tout trouvé par ce temps. Néanmoins soyez rassuré, je n’ai pas l’intention d’abandonner mon propre camp pour rejoindre mes ennemis.

Une justification un peu facile ? Peut-être, au fond, mais Joséphine devait avouer n’en avoir cure. Après tout c’était la vérité, et elle voyait très mal sa brigade mettre en doute sa parole. Après tout, c’était elle la chef, non ? Et elle était parfaitement dans son droit, même si cette affaire avec Virulino se répandait dans la cité, de suspendre ou de rétrograder celui ou ceux de ses brigadiers qui auraient le culot de tenter seulement de la discréditer. Et puis, elle était un peu hors de soupçon, quand même… Quand bien même elle savait jouer avec le feu. Après tout, ce qu’elle avait fait, un noscoien lambda n’aurait jamais pu le faire sans être au moins mis sous surveillance brigadière pendant un certain moment, avec redressement à l’appui s’il s’agissait, comme dans le pseudo-cas de Rosamunde, d’un noscoien arrivé depuis peu. Et sachant que Joséphine était dans la Cité depuis plus d’un siècle, on ne pouvait pas la considérer réellement comme une nouvelle arrivée…

Quoi qu’il en soit, l’Impératrice ne prenait pas peur. Elle savait parfaitement de quoi elle était responsable, à savoir d’avoir fanfaronné sur une chatbox et d’avoir induit un rebelle en erreur. Qu’y avait-il de criminel là-dedans ? Rien. Rien du tout. N’en déplaise à son commandor, au second de celui-ci, et aux quelques brigadiers qui les accompagnaient. De toute façon, Judikhael ne pouvait rien dire. En matière de trahison, si vous lui permettez le rappel, il avait déjà fait bien pire, n’est-ce pas ? Et en parlant du commandor…

- Au fait, monsieur Wienfield ? Rentrez donc chez vous une dizaine de minutes… Le temps de prendre une douche. Et de reprendre le contrôle de vos sens par la même occasion.

Pas que voir un commandor à deux doigts de l’orgasme la dérangeait outre mesure, elle avait l’habitude à force d’avoir vu défiler tant de gens dans son lit, tant de gens à l’Opéra occupés à lorgner ses appâts. Ce n’était plus vraiment un problème, maintenant. Le problème était surtout qu’elle trouvait cela gênant… pour lui, pour sa réputation, pour les autres brigadiers. Aurait-il eu une cape à rabattre sur lui, ça n’aurait pas posé de problème… Mais étant donné qu’il n’en avait pas, autant lui permettre de retrouver sa dignité perdue dans l’aventure d’une manière plus ou moins fair-play, n’est-ce pas ? Et en attendant qu’il s’exécute, l’Impératrice se rassit sur le divan.
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Message par Judikhael Wienfield le Lun 20 Sep - 17:17

Honte. Il avait honte. Une honte qui le submergeait et le noyait plus vite qu'il ne l'aurait voulu.

Visiblement tous avaient remarqué son soudain... malaise. Pour ne pas dire pire. Par les souterrains de Nosco, pourquoi avait-il fallu que son corps réagisse de si déplorable façon ? Certes ce n'était pas la première fois (ni la dernière à son avis) qu'il avait une telle réaction devant son impératrice. Car oui, ne vous en déplaise, il était un homme, Joséphine une femme, et une belle femme qui ne pouvait laisser indifférente les hommes (ou alors ils étaient fait de cire !), et bien des fois, il avait déjà senti ses sens le vriller ainsi sans préavis. Mais.. Mais jamais, ô grand jamais, cela ne s'était vu. Bon peut-être l'impératrice avait-elle senti, compris, qu'il n'était pas totalement indifférent, quand bien même tous deux n'avaient jamais franchi la barrière de la décence dans leur relation, mais jamais elle n'en avait fait part devant lui ou devant d'autres. Et jamais il ne s'était trahi face aux autres, bénissant alors souvent soit sa position assise qui permettait alors de cacher cette outrance, soit ses amples capes de commandor fort pratiques dans ces moments-là. Mais là...

Là ni cape ni position pour cacher quoique ce soit. Maudit soit Joshi pour avoir permis une telle honte de s'abattre sur lui. Ce n'était décidément pas une bonne période pour lui. Déjà qu'il était en position défaillante dans l'esprit de Joséphine, du moins le pensait-il, entre sa capture chez les rebelles (et les tortures, mentales surtout, qu'il avait subies et qui rongeaient encore parfois son esprit comme Joséphine avait dû déjà s'en rendre compte), son coup d'éclat face à Allan, sa soudaine demande en mariage à une prêtresse de la Congrégation. Mais là.... Là, c'était le pompom. Il avait une soudaine envie de mourir sur place.

Peut-être aurait-il mieux fait de ne pas revenir de chez les rebelles et de mourir là bas, à tout bien y penser...

Heureusement, ses brigadiers étaient assez professionnels pour s'occuper chacun de leur tâche malgré cet.. incident. Ainsi Rosamunde n'était autre que Joséphine ? Mais... mais pourquoi donc Joséphine parlerait-elle avec Virulino ? Si encore elle avait prévenu la brigade informatique, Judikhael aurait pu comprendre... prenant cela alors comme une tentative de piéger Virulino, une fois de plus. Mais non, elle n'avait prévenu personne. Et personne ne connaissait ce pseudonyme de Rosamunde d'ailleurs. A quoi jouait donc l'Impératrice ? Complotait-elle à il ne savait quoi ? Ou était-ce juste par... ennui ? L'imagination débordante du commandor commençait déjà à jouer de ses rouages à une vitesse éclair, en attendant les explications de l'impératrice. Explications qui ne tardèrent pas, heureusement pour son futur mal de crane à se torturer ainsi les méninges.

Bon l'explication était courte et sommaire, mais c'était aussi l'impératrice non ? Ils ne pouvaient décemment pas la torturer et lui faire subir l'inquisition... si ? Un léger raclement de gorge montrant ainsi la circonspection qui l'habitait fut alors sa seule réponse. Après tout, qu'y avait-il à répondre ? S'il s'était agi d'un autre, sans nul doute Judikhael l'aurait-il copieusement incendié, réprimandé, voire pire. Mais... Il s'agissait de l'Impératrice, ni plus ni moins. Et si le commandor ne se gênait nullement de dire son mécontentement ou autre en temps ordinaire, il n'était pas non plus fou pour remettre en cause la parole de Joséphine. Surtout qu'il n'était pas ces temps-ci en position de force. Pas en position du tout même...

- Au fait, monsieur Wienfield ? Rentrez donc chez vous une dizaine de minutes… Le temps de prendre une douche. Et de reprendre le contrôle de vos sens par la même occasion.

Là. Voilà. Elle se vengeait. Qu'elle pouvait être garce quand elle le voulait. Comme s'il n'avait pas suffisamment honte comme ça. Un coup d'oeil noir vers ses brigadiers pour les dissuader de glousser ou de se moquer d'une quelconque façon. Il devrait veiller à ce qu'ils tiennent tous leur langue d'ailleurs, en sortant d'ici... Sinon il voyait déjà la réputation qu'il allait avoir ensuite... Et Artèmia ! Qu'allait donc penser Artèmia si elle apprenait tout cela ?!

Judikhael perdit contenance l'espace d'un instant, avant de parvenir à se reprendre de nouveau. Raclant sa gorge pour tenter de chasser la gêne occasionnée, en vain toutefois, il se contenta de rester immobile, regardant presque rageusement l'Impératrice se rasseoir.

- Je n'en aurais pas besoin, répondit-il, aussi calmement que son malaise toujours présent le lui permettait.


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Message par Silvio Anthelmios le Mar 21 Sep - 21:25

Silvio devait reconnaitre que Shane avait du talent. Il ignorait comment il s'y était pris, mais il avait déduit que Rosamunde était l'impératrice... Minute, cela voudrait dire que l'impératrice discutait avec les rebelles ? Peu crédible. Pourquoi n'avait-elle pas prévenu la brigade ? C'était alors... Volontaire ? Elle avait juste voulu bavarder avec les rebelles ? Mais... Sans but ? Et sans se douter qu'elle était surveillée ? Cette histoire était louche. Et pas logique.
Bref, Silvio décrocha. On lui fera un résumé plus tard. Il en profita pour regarder toute la scène, sans plus être attentif aux paroles. Vu d'ici, c'est vrai qu'elle avait de belles formes, l'impératrice. M'enfin le patron aussi, hein... Mais sa gêne était d'un comique à faire tortiller tous les brigadiers, voire même Allan de rire (j'ai failli écrire "frire". Lapsus ?). Mais, hum, au vu du regard que le patron lança à son équipe, il comprit que ce n'était pas le moment de glousser, et regarda ailleurs.

Kathleen. Kathleen qui transmettait les informations. Que de professionnalisme... Dire qu'elle l'avait aidé à jouer un mauvais tour à Judikhael... Silvio aimait bien cette petite. Toujours utile. Des idées plutôt bonnes, et dans des situations comme celles-ci, elle savait montrer son utilité. Une bonne unité, d'après le Second.
Son regard se posa sur Shane, le fameux informaticien. De ces gens qui bidouillent des choses avec des machines sans qu'on comprenne trop comment... Mais c'est utile, joli, et...
Minute...
Qui bidouillent des machines ?

Silvio soupira. A vrai dire, il était vautré plus que penché sur le moteur. Mais heureusement, la différence était subtile, vue de l'extérieur.
Son père lui avait laissé son entreprise. Un honneur, un devoir... Surtout un devoir, d'ailleurs. Cela avait été un de ses derniers voeux. Silvio devait le respecter. Il respectait toujours les morts, et souvent bien plus que les vivants.
N'empêche qu'en attendant, il n'était pas sûr que son père avait compris qu'il aimait bien la mécanique... Et qu'il ne voulait pas en être dégoûté. Or, là, lui demander de TRAVAILLER... Damnés, il avait du mal à s'y mettre. Or, d'autres voitures l'attendaient. Il faudrait qu'il bouge, où il n'aurait pas fini... Et le travail pouvait être superbement fait, cela ne changeait pas qu'il fallait être dans les temps. Foutus clients.

"- Hey man, alors encore à bosser ? Ca va pas trop dur d'être à ton tour le patron ?"

Et allez, le rastafari qui s'en mêlait ! Celui-là, c'était un ami de son père. Toujours détendu, jamais pressé. Bon, c'était déjà ça. Silvio sortit la tête de la voiture. "non non, pas trop dur..." Tu parles. En plus tout le monde avait ses exigences, et tout le monde lui rappelait son père. "Ah, lui, il me faisait ça comme ça, et comme ça... et il avait l'habitude de faire ça..." Bon sang, devait-il être sa copie conforme ? On lui avait à peine laissé le temps de faire son doeuil. Alors il y pensait sans arrêt, et les souvenirs de son père pouvaient lui revenir au milieu d'une conversation, auquel cas il devait jouer de volonté pour se concentrer...

- J'ai une bagnole pour toi si tu veux, je croyais que c'était le joint de culasse, mais apparemment non, elle continue de faire un boucan d'enfer !"

Ah bah mon coco, forcement, si tu t'es attaqué au joint de culasse... Silvio essuya rapidement son front d'un chiffon tout noirci. "Ouais, t'inquiète, je vais m'en occuper." A tous les coups, c'était un truc tout bêta. Sans doute un joint tout court qui s'était coincé quelque part. Bon sans, reparer le tacot d'un rasta... Il avait mieux à faire ! Il était artiste, lui ! Son tacot, il pouvait en faire une voiture de course, aussi puissante qu'un avion !
Enfin, il verrait ça, après la voiture de la mère Fournel et de monsieur Schelstraëte.


Ca lui était revenu d'un coup, et maintenant il fixait Shane tout en songeant à ces voitures, aux yeux gonflés de ce rasta, à ses mains noircis et à l'odeur de pétrole. Son père... Voitures... Garage... Il...
Il secoua la tête. Bon sang, Silvio, fait comme tout le monde, pense aux fesses de l'impératrice, ce n'est pas le moment de rêver ! Un peu de sérieux... Il avait déjà joué un mauvais tour au patron avec Kathleen, mais il n'avait encore rien fait avec Shane. Il s'empara de l'ordinateur et tapa rapidement dans la zone de texte:

"10 florins si tu arrives à prendre une photo discretement (et que tu me la passes)"

Un sourire complice, il re-tourna l'ordi vers Shane. Inconscient, certes. Mais teeellement audacieux. Et puis, ça l'occuperait, les deux autres semblaient partis dans une conversation très philosophique sur les besoins entrejambaires du patron.
Naturellement, Shane ne pouvait pas, a priori, prendre cette photo, et Silvio ne faisait cela que pour s'occuper...
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Message par Shane M. Lewis le Sam 25 Sep - 15:21

    [*va mourrir*]

    Kathleen contacta la Brigade Impériale, il ne manquerait plus que l’équipe de secours débarque à son tour dans les appartements de l’Impératrice… Un truc comme ça ferait le tour des esprits en moins de temps qu’il ne le fallait pour le dire. Et dans tout ça, des détails croustillants à se mettre sur la dent : sa Majesté en vêtements ultra-court et le commandor en bonne voie pour orgasme… A voir le tableau, ils auraient vraiment eu l’air bête. Le pire serait que ça soit diffusé chez les rebelles !

    En bref, Kath faisait bien de prévenir les autres, ils étaient déjà tous de trop. Certes, leur action était partie sur une bonne intention… On ne sait jamais en fait, et puis on apprenait à envisager le pire dans la brigade Impériale… C’était presque devenir paranoïaque, pire encore dans la Brigade-Antiterroriste. Sous chaque fait anormale (une panne, un dysfonctionnement, une disparition ou autre), on pensait presque immédiatement à la Confrérie. C’est que qui avait conduit la Brigade aussi promptement dans les appartements de l’Impératrice.

    Puis vint la réponse de Joséphine. Si Shane avait eu une carotte dans la bouche, il l’aurait avalée sans la mâcher et se serait étouffé avec. Fort heureusement pour lui, Shane n’avait rien dans la bouche (même si Silvio était dans les parages) et il ne s’étouffa pas. Néanmoins, il ne mit à pâlir. A justification était courte. Si ça avait été quelqu’un d’autre que l’impératrice, l’interrogatoire aurait été certainement plus long. Seulement, comme le commandor et Haut-Conseiller lui-même ne poussa pas plus loin l’interrogatoire, Shane ne voyait pas la raison pour laquelle il se permettrait d’agir autrement.

    Néanmoins, il avait un léger petit problème de taille : qu’allait-il bien pouvoir mettre dans son rapport ?! Déjà que l’informaticien n’était pas friant de ce genre de procédure, qu’il avait tendance à mettre une bonne semaine avant de commencer à le rédiger, il sentait que celui-ci n’allait pas être une partie de plaisir. Il allait falloir parler de l’inévitablee hackage du forum par Virulino et sa restitution au propriétaire initial (chose qu’il ne tarderait pas à s’occuper), ensuite la fameuse Rosmunde… De la raison pour laquelle, Shane avait fait une demande de mobilisation de l’équipe de Brigadier à Judikhael… Et enfin, et là venait tout le problème : la réelle identité de Rosamunde. Car s’il écrivait dans son rapport que Rosamunde était l’impératrice, il allait aussi falloir la placer en surveillance et rapporter l’interrogatoire complet.

    Et soudain, une phrase lui revenait en mémoire, celle qu’il avait dit presque incrédule à Judikhael : ‘j’vais tout de même pas ficher l’impératrice ?!’ Et ben si. Si on suivait le protocole établi par la Brigade Anti-terroriste (issu de l’impératrice elle-même), il devait la ficher. Il commença à chercher une solution dans son esprit quand Silvio prit l’ordinateur de l’impératrice, tapa quelque chose et le lui rendit. Shane cligna des yeux. Mais garda son plus grands sérieux. Il sortit son propre ordinateur de sa sacoche et l’ouvrit. L’Impératrice était bien gentille mais il n’allait pas utiliser son ordinateur pour récupérer le forum hacké par Virulino. Il recopia l’adresse url, redressa l’écran de son ordinateur pour ne pas avoir la lumière en reflet et commença son travail.

    « Euh… J… »

    Mais il n’eut pas le temps d’entamer sa phrase que déjà l’impératrice envoyait Judikhael prendre une douche pour se calmer. Invitation que le commandor déclina. Bien que mal à l’aire, celui-ci parvint tout de même à poser un regard noir tel que nul n’osa rire et lancer une quelconque phrase qui aurait pu le mettre d’avantage mal à l’aise. Shane détourna à nouveau le sujet, tout en continuant à taper sur son ordinateur différents codes pour récupérer le forum piraté. De même, il venait d’ouvrir sa boîte mail : destinataire du message étant un certain Silvio.

    « Et je suis censé mettre quoi dans mon rapport… ? »

    Question fatidique. En fait, c’était son problème à lui, Shane, il se débrouillait pour son rapport, il ne demandait pas à ce qu’on lui fasse une petite dictée. Il y avait dans cette question, de nombreuses questions implicites qui concernaient directement l’impératrice : devait-il dire que c’était elle ? Devait-il la ficher et par conséquent la mettre sous surveillance pendant un certain délai ? Suite à quoi, s’il n’y avait pas de récidive, elle sortirait du fichier des suspectés… Ou devait-il au contraire se taire et enterrer ce sujet au risque que ça lui retombe dessus un jour ?

    L’informaticien entendit le vibreur du téléphone portable de Silvio. Le second avait reçu le mail de Shane :

    ‘En gage de mon amour.’

    S’en suivait en pièce jointe la photo réclamée. Comment ? Les ordinateurs des Brigadiers Informatique comme Shane, qui descendaient quelques fois en missions dans les souterrains avec des brigadiers d’élite, étaient munis de deux caméras intégrées directement à l’écran plat de l’ordinateur. Une à l’intérieur pour filmer par exemple le visage de Shane, et une à l’extérieur, pour filmer les sous-terrains, créatures, rebelles… C’était de cette deuxième dont il s’était servi. Lorsqu’il avait ouvert l’ordinateur, il avait réglé l’écran à la fois pour ne pas avoir le reflet dans la lumière dans son écran mais aussi et surtout pour avoir le commandor dans son champ de vision. Pile poil de profil, c’était encore mieux.

    Photo faite, il s’était servi de sa messagerie électronique pour envoyer le contenu à Silvio. Cette manœuvre avait été masquée par une autre : Shane avait récupéré le forum piraté et était en train de le restituer à son propriétaire initial. En général, il était facile de récupérer un forum piraté par les rebelles, il fallait simplement se connecter, ici, sur le compte de Virulino et les mots de passe avait toujours été à connotation rebelle pour narguer les brigadiers qui en reprenaient le contrôle. Aujourd’hui pas exemple, c’était ‘tyrannie’. Mais Shane était déjà tombé sur ‘révolte’, ‘mensonge’, ‘assassin’, ‘bourreau’, ou des plus complexes comme ‘mortauxrouges’ ou ‘libertépourtous’. Au final, Shane en connaissait pas mal et après avoir testé les plus fréquents, il tombait rapidement sur le bon.

    Une fois le forum rendu au propriétaire, Shane relava ses yeux clairs vers le reste de l’assistance. Il se risqua à regarder Silvio et lui adressa un sourire en coin. Il aurait été suspect de la part du second de sortir son téléphone portable, Shane doutait qu’il l’avait fait. Et ce petit sourire en coin lui signifiait que Shane était l’auteur du message reçu, mais aussi qu’il avait réussi son pari. A coup sur, Judikhael irait personnellement enterrer Shane s’il apprenait la chose, mais l’informaticien aimait bien se risquer à ce genre de danger. Au fond, il fallait bien s’amuser…
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Message par Kath le Mer 6 Oct - 20:14


    Les explications de Sa Majesté résonnèrent bien creuses à ses oreilles. Dans le lot d'hypothèses qui avaient pu germer dans les esprits des brigadiers, la dernière de celles-ci était que l'Impératrice puisse s'ennuyer, le plus simplement du monde. Mais discuter avec le célèbre pirate rebelle pour se distraire... Un noscien lambda aurait eu la même justification devant des brigadiers, c'eut été risible et il aurait été ramené dans les bureaux pour interrogatoire, son appartement aurait été fouillé de fond en comble. Mais voilà, c'était Sa Majesté et personne n'aimerait se retrouver dans une geôle pour avoir remis ses propos en doute. La brigadière resta légèrement en retrait et rangea son oreillette. Pour un spectateur extérieur, la scène qu'ils offraient pouvait ressembler à une parodie médiocre mais pour elle, elle avait des allures de mauvaise farce dont ils étaient tous plus ou moins les victimes. Farce que la Guilde, d'une certaine manière, s'était faite elle-même.

    Et en parlant d'allure, ils avaient un peu de mal à récupérer cette dernière qu'ils avaient perdue rien qu'en posant un pied sur le seuil de l'appartement de l'Impératrice. Chacun tentait de garder contenance mais une certaine gêne subsistait toujours dans l'air. La vue d'ensemble était particulièrement comique et Kathleen dut se mordre à plusieurs reprises les joues pour ne pas éclater de rire. Elle venait de couper la communication avec la Brigade après un bref message -histoire qu'ils n'aient pas à subir une deuxième vague de honte si une seconde équipe débarquait- et elle regardait tour à tour les couples Judikhael/Joséphine et Silvio/Shane. Silvio, d'ailleurs, arborait sur son visage un sourire en coin qui ne présageait rien de bon. Kathleen l'observa se saisir de l'ordinateur, taper quelque chose puis rendre la machine à l'informaticien. Ce petit manège était louche et lorsque le portable du Second vibra, la brigadière fronça les sourcils avec suspicion. Disons que depuis l'histoire du pot-de-fleurs, elle savait que Silvio était capable de ne pas reculer devant une idée farfelue et suicidaire. Donc il y avait de quoi se méfier quand on voyait cette petite lueur danser dans son regard, surtout quand celui-ci n'était pas brumeux d'alcool.

    Quoi qu'il en soit, Kathleen préféra reporter son attention sur la décoration de l'appartement plutôt que d'essayer de décrypter les manigances des deux autres. Se faire sermonner une fois par son Commandor lui suffisait et elle n'aimait pas particulièrement tendre le bâton pour se faire battre. Mais si elle tombait le lendemain sur un document bizarre circulant sur l'alpha, elle saurait à qui se référer...
    De même, elle préféra occulter la remarque acerbe que lança Sa Majesté à son pauvre Commandor, se disant que si elle les regardait encore, ne serait-ce qu'une seule fois dans la position singulière où Joshi avait voulu qu'ils se trouvent, elle éclaterait de rire et perdrait tout le sérieux qu'elle s'efforçait de maintenir.

    L'ordinateur était entre les mains expertes de Shane, elle n'espérait donc pas se rendre bien utile en l'aidant avec son savoir sommaire en informatique. Donc Kathleen regardait ailleurs et conservait un silence studieux. Elle savait jouer les pots-de-fleurs aussi bien qu'elle les confectionnait.
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Non mais oh ! Empty Re: Non mais oh !

Message par Joséphine de Nosco le Ven 15 Oct - 14:11

Ah oui, ça allait aller ? Bon, d’accord s’il le disait… Mais Joséphine n’allait pas laisser à son commandor l’occasion de trop se défiler. Ca, c’était impossible à envisager. Il l’avait déjà bien trop mise dans la panade comme ça pour qu’elle le lui pardonne aussi facilement. Elle comptait bien prendre sa revanche, et de la façon la plus vile qui soit, pour bien faire. Mais elle allait y aller très doucement… En le laissant encore un peu languir, par exemple… Voire un peu plus qu’un petit peu. De toute façon, dans l’état dans lequel il était, ça ne changerait pas grand-chose.

- Bien, si vous en êtes sûr.

Mais Joséphine était bien loin d’avoir dit son dernier mot, et elle mijotait sa vengeance. Elle la mijotait si bien qu’elle sortit de sa marmite lorsque Shane posa sa question. Une question rationnelle. Beurk. Ce qu’il allait mettre dans son rapport ? Mais elle n’en avait cure, de son rapport, l’Impératrice ! D’ailleurs, un rapport pour quoi ? Pour les archives de la brigade ? Mais elle s’en moquait bien, des archives de la Brigade ! C’était SA brigade ! Alors très sérieusement, elle s’en moquait totalement.

Elle allait répondre lorsqu’elle se ravisa. Elle ne se sentait pas vraiment en droit de lui hurler dessus, après tout, tout ceci était purement et simplement de sa faute. Après, elle pouvait faire usage de son pouvoir sans trop se poser de questions, et décider sans avoir à se justifier (elle était impératrice, après tout) d’annuler dans les archives cette intervention de la brigade dans son bureau. L’avantage, c’était que personne ne pouvait la juger louche : elle gouvernait, elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Mais ce n’était pas son intention.

Alors que faire ? Laisser tomber, ce serait paraître louche aux yeux de la population, et elle ne doutait pas que les faits ne finissent par filtrer. Nosco était trop petit pour éviter un tel souci. Alors, faire passer ceci pour quelque chose de différent ? Avec de la chance, Judikhael n’avait prévenu personne. Elle pourrait donc en profiter… Et faire taire sa brigade, certes. Non. Mauvaise idée. Elle n’avait déjà que trop de choses à cacher à ses citoyens. Alors autant ne pas trop en rajouter.

Des aveux publics ? Non plus. Au fond, la question du brigadier était des plus pertinentes, mais Joséphine n’avait aucune réponse valable à proposer, si ce n’est celle de la dame tellement altière qu’elle n’en a rien à faire, des soucis de son brigadier. Finalement, elle se décida à s’emparer d’un stylo graphique et de la tablette y afférente afin de signer (de son illustre main, précisons-le) une autorisation de ne pas rédiger le rapport pour erreur humaine. Hum. Oui, elle n’était pas spécialement fière d’elle sur ce coup, ça se voyait ? Et quand elle n’était pas fière de ses actes, elle s’arrangeait pour les imputer tacitement à d’autres pour pouvoir culpabiliser à l’envi… et seule, lorsque l’occasion se présenterait. Inutile de montrer des faiblesses devant ses sujets.

L’Impératrice reprit son ordinateur des genoux de Shane Lewis sans même le lui demander. Pour deux raisons : de un, c’était son ordinateur ; et de deux, l’impératrice, c’était elle. Donc, elle pouvait se le permettre. Elle y brancha la tablette, prit le stylo et rédigea quelques lignes d’ordres impériaux concernant l’annulation du rapport sans trop s’avancer pour autant. Puis, elle envoya le courriel à Traktueur en précisant qu’il s’agissait d’un ordre impérial impossible à transgresser, et le remerciait par la même occasion d’obtempérer.
Commandor,

Ordre impérial a été donné à M. Shane Maël Lewis, brigadier informaticien, de ne pas rédiger de rapport concernant la mission d’aujourd’hui en raison d’erreurs humaine et informatique. Merci de ne pas en garder trace dans les archives.

Son Impériale Majesté Joséphine Bussy de Nosco, dirigeante de la Guilde Impériale.


Suivait la signature. D’un air parfaitement indifférent, l’Impératrice se tourna vers Shane en redéposant son ordinateur sur l’appui de la fenêtre. Elle n’en aurait plus besoin, désormais. « Voilà qui est réglé, Brigadier. Le rapport est annulé. » Elle tourna ensuite la tête vers le reste de sa brigade, ayant retrouvé toute sa superbe entre temps, et les regarda d’un air assez froid. « Brigadière, Brigadiers, disposez, je vous prie. Commandor Wienfield, restez ici. »

Non, elle ne comptait pas laisser son commandor de la section anti-terroriste s’en sortir aussi facilement. D’un geste ample, une fois les brigadiers partis, l’Impératrice fit tomber son manteau de ses épaules, dévoilant le chemisier arrangé en cache-cœur qu’elle portait. Chemisier qui dévoilait non seulement une très bonne partie de son ventre assez plat, mais qui était également doté d’un décolleté assez grand pour plonger entre ses deux seins. La chute du manteau, juste assez lente pour découvrir la tenue extra courte qu’elle portait, dévoila finalement sa mini-jupe rouge en soie, descendit sur ses bas à jarretelles avant de s’effondrer mollement au sol. L’Impératrice adopta une pose des plus suggestives, des plus lascives, papillonna des paupières, posa un doigt sur ses lèvres purpurines, pencha sa belle tête sur le côté gauche, signe de passion. Un petit regard coquin plus tard, elle s’avançait vers le brigadier, se mettait dans son dos et appuyait le bout de ses doigts dans la colonne vertébrale du commandor.

« Avancez, monsieur… Allons… Considérez ceci comme un ordre… » Elle le poussa gentiment en avant, l’entraînant et le poussant vers son impériale… salle de bains. Eh oui, elle avait remarqué que la gêne qui s’était emparée de Judikhael une petite dizaine de minutes plus tôt ne s’était pas du tout estompée, et elle comptait bien l’emmener se calmer les nerfs (ou pas) dans sa propre salle de bains. Entrée derrière lui, l’Impératrice verrouilla la porte. Il était fait comme un rat, elle allait pouvoir se venger en toute félicité des situations fâcheuses dans lesquelles il l’avait mise. Le connaissant, il ne piperait mot sur sa conduite. Tranquillement, l’Impératrice s’avança vers son conseiller, et commença à jouer avec les boutons de son vêtement, se mettant trop proche de lui, l’effleurant, le frôlant, sans jamais trop s’avancer, et toujours lui décochant des regards aguicheurs.

Après tout, elle n’avait pas été prostituée pour rien.

[HJ : je vous laisse poster votre départ, les gens ? Quant à toi, Judi, on continue ça ailleurs en NC-18 ? ^^]
Joséphine de Nosco
Joséphine de Nosco
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Message par Silvio Anthelmios le Mer 20 Oct - 22:48

Au vibreur de son portable, Silvio se mordit la lèvre et baissa les yeux. Le patron savait très bien que le portable de Silvio était toujours sur vibreur. Le Second n'en usait que peu, et désirait n'être appelé que dans des cas d'urgence, comme un parrainage ou un problème majeur. Mais l'impératrice ne le savait pas. Ca faisait mauvais genre... Surtout au vu du message reçu...
Debout près de Shane, les bras balants, il resta de marbre lorsque l'impératrice rédigea son autorisation. En réalité, il se retenait de rire. La seule idée qu'en sortant il contemplerait la photo de son patron lui chatouillait la moustache et les zygomatiques. Il priait pour être vite congédié. Ils n'avaient plus rien à faire là... Un regard échangé avec Shane, un sourire en coin... Un retour au sérieux... Et enfin on les congédia.

Silvio ne se fit pas prier pour sortir. Les autres brigadiers non plus. Il vit Kathleen passer devant. Sérieuse. Comme s'il s'était s'agit d'une mission ordinaire. Elle sauvait l'honneur de la brigade ! Parce que les quelques brigadiers qui passèrent devant Shane et Silvio coururent, un peu plus loin avant d'éclater de rire, n'en pouvant plus. Ceux derrière eux étaient bien au contraire presque stoïque, leur faciès figé, blasé, lassé. Sitôt qu'ils eurent fermé la porte, Silvio sortit son portable... Message reçu... afficher pièce jointe...
Il pouffa de rire, dans le creux de sa manche.

"- Tu es complètement dingue..."

Tout ça pour dix florins, et la fierté d'avoir une photo compromettante ! Photo qui ne servirait à RIEN, étant donné que les deux lapereaux n'avaient aucun chantage à faire et aucun intérêt à briser le couple Artèmîa/Judi. Oui, contrairement aux idées reçues, mon personnage n'est PAS intéressé par son patron.
Dix florins... Silvio ne les avait pas sur lui. Il observa à nouveau la photo, puis le message qui était fourni avec.

"- C'est teeeellement gentil d'avoir fait ça par amour !"

Il lui ébouriffa les cheveux, remit son portable dans sa poche et... accélèra le pas. Pour s'éloigner de Shane.
Avec tout cela, le patron allait être occupé un moment. Silvio avait du temps libre... Il irait sans doute se poser dans son appart, lire un peu... Et trouver un endroit où cacher sa photo... Sinon les gens iraient encore le dire homosexuel.
L'impératrice ne lui avait fait aucun effet, certes. Mais qu'y pouvait-il si lui, au moins, savait se tenir dans ce genre de situations ? Ah ! Loin de Silvio l'idée de dire que Saint Patron ne savait se tenir devant l'impératrice ! Nous dirons plutôt que son statut lui permettait certaines libertés... Et certaines choses dans lesquelles un second ne pouvait être admis, visiblement.
Silvio ne lui en voulait pas. A vrai dire, cela lui était parfaitement égal. La scène du patron tout gêné et l'audace de Shane avaient réussi à le rendre d'humeur relativement légère, fait suffisamment rare pour être relaté. Il ne sautillait pas non plus. Mais il souriait. Fier de lui, et de son temps libre si facilement gagné.
Silvio Anthelmios
Silvio Anthelmios
~ Commandor ~
Section Anti-Terroriste


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Message par Shane M. Lewis le Jeu 21 Oct - 16:25

    Il sentit le regard de Silvio se poser sur lui lorsque le portable du second se mit à vibrer. Shane ne le regarda pas en même temps, pour une raison très très simple : si leurs regards se croisaient, c’était le fou rire garanti et incontrôlable, avec toutes les conséquences que cela impliquait à commencer par le qu’en dira l’Impératrice et surtout la vengeance de Judikhael qui devait leur avait déjà défendu de faire le moindre commentaire. Donc non, Shane ne le regarda pas en même temps : tout juste après.

    Suite à quoi il posa sa question. Il savait bien que ce ne serait guère très intéressant pour l’Impératrice. C’était le job de Shane de savoir que faire, mais il fallait avouer que dans la situation actuelle, c’était pour le moins délicat. Il crut un instant regretter sa demande, au fond il risquait bien de se faire incendier mais… Non. L’Impératrice reprit simplement son ordinateur, y connecta une tablette d’écriture tactile et sembla rédiger un message. Au final, elle lui signala que le rapport était annulé. Shane n’aimait pas faire les rapports, autant dire que sa Majesté lui ôtait une sale tâche surtout avec la situation actuelle ou il ne savait que trop mentionner. Tout autre que l’Impératrice clamant que c’était elle qui avait fait ça parce qu’elle s’ennuyait aurait gagné un aller simple dans le bureau de la Brigade Judiciaire… Aller simple car on savait quand on y rentrait dans la judiciaire mais on savait pas quand on en sortait…

    « Merci, Madame. »

    Fit-il humblement, se sentant un peu honteux d’avoir fait une telle demande mais soulagé dans un même temps. Il y avait des moments, lorsqu’il traquait les jeunes fous qui papotaient innocemment avec quelques rebelles, ne pas arriver au bon endroit au bon moment. Car c’était vrai enfin ! S’il n’avait pas été faire un tour sur ce foutu forum où l’Impératrice et Virulino entretenaient une discussion étrange, rien de tout ceci ne serait arrivé.

    L’Impératrice les congédia. Shane en fut soulagé car il mourrait d’exploser de rire. Il avait déjà fait des mains et des pieds pour remercier Joséphine sans que le son de sa voix ne trahisse ce qu’il manigançait avec Silvio. Apparemment, il n’était pas le seul dans cet état. En effet quelques Brigadiers ne se firent pas prier pour fuir à l’extérieur en courant afin d’exploser de rire dans le couloir. D’ailleurs, on les entendait même depuis les appartements de l’impératrice. Pas très discret ceux-là. Kathleen était restée des plus sérieuses : elle au moins avait du respect pour Judikhael, ça allait sans dire. Elle n’était pas de ceux qui étaient partis en courant et qui ne pouvaient plus refouler leur fou rire face à Judikhael mal en point. Elle n’était pas non plus de ceux qui, comme Shane et Silvio, en plus d’être au bord de la crise de rire, entraient dans un complot. Il était certain que ça n’amusait qu’eux. Cette photo, Shane doutait que Silvio s’en serve à mauvais escient.

    L’informaticien referma son propre ordinateur, oubliant de le mettre en veille tant il avait envie de sortir, et le laissa retomber dans sa sacoche dont il passa la lanière à son épaule droite. Le sourire caché dans le col relevé de sa tunique noire, Shane traçait vers la porte aux côtés du second de Judikhael. Au final, le commandor et l’impératrice allaient rester seuls. Et vu l’état de Judikhael, ce n’était certainement pas pour papoter gentiment de l’action en cours… Non, non, non… En fait, l’imagination du brigadier vagabonda jusqu’à ce qu’il décide de cesser cela, ça sortait un peu trop de la morale.

    Une fois dehors, il laissa échapper un rire amusé et tourna sa tête sur le côté pour regarder Silvio sortir son téléphone de sa poche et visualiser le message. Il le vit pouffer de rire dans sa manche et Shane le suivit dans son rire. Lui ? Complètement dingue ?

    « Tu sais très bien que je me plierai en quatre pour répondre à tes désirs. »

    fit-il ironiquement. Puis, après une courte réflexion il ajouta un :

    « Ou pas. »

    Oui bah quoi ? Les petits services comme ça, OK. Les désirs sexuels… Egalement (xD). Mais tuer quelqu’un, il y réfléchirait peut-être à deux fois. Et Silvio qui lui ébouriffait les cheveux en le remerciant d’avoir fait ça par amour. S’il savait à quel point c’était si peu et combien il pouvait faire d’avantage ! (okok je sors… )

    Il le vit partir plus loin. Bah quoi ? Il avait peur que Shane prenne l’ébouriffage de cheveux pour une déclaration d’amour ou quoi ? Il n’allait pas le violer tout de même ! Bah non, pas dans le Capitole, réfléchissez ! Ils auraient été ailleurs, il se serait peut-être posé la question mais là…

    Shane pensif posa son regard sur un point fixe. Mais quand il y pensait, il vaudrait peut-être mieux que Judikhael et l’Impératrice s’en tiennent à simplement papoter non ? L’informaticien n’était guère certain qu’Artémia apprécie, il ne la tromperait pas… Si ? Il restait perplexe, jusqu’à ce qu’il se rendre compte que le point fixe sur lequel ses yeux clairs s’étaient posées n’était autre que le derrière de Silvio. Réalisant, il fait de gros yeux, secoua sa tête et regarda ailleurs.

    En dehors du Capitole, Shane remonta sur un vélo-jet resté à l’entrée tout à l’heure et repris le chemin du Quartier Général de la Brigade. Assis devant son ordinateur, l’informaticien regardait encore le site piraté un peu plus tôt par Virulino. Ce dernier s’était déconnecté tout simplement un peu plus tôt. Il avait du prendre lui aussi connaissance de la véritable identité de son interlocutrice. Shane trouvait bien étrange ce comportement. Il aurait pu en profiter pour attaquer l’ordinateur de l’Impératrice… Mais non. A croire que les rebelles connaissaient les mêmes problèmes qu’eux, à savoir la pénurie d’ondes alpha. Ils avaient donc d’autres chats à fouetter. Il fallait croire que la traque de rebelle allait être moins fructueuse qu’à l’ordinaire. Un clic sur la croix blanche sur fond rouge et la page se ferma. C’était tout pour aujourd’hui. Il n’avait rien vu, il devait fermer les yeux.

Shane M. Lewis
Shane M. Lewis
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