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Message par Joshi le Dim 22 Aoû - 1:52

Fin de journée, à l'heure mi-chien mi-loup..

Noir soudain. Plus de ciel, plus de lumière solaire, plus de nuage et autre bleu azuré. A la place... un plafond quasiment impossible à voir, perdu dans des hauteurs ténèbreuses presque inquiétantes...

Les lumières se sont éteintes, les néons de secours sont obligés de prendre le relais pour jalonner couloirs, sentiers extérieurs ou souterrains, diffusant une lumière jaunâtre du plus mauvais effets, qui ne parvient à lutter contre les ténèbres que par à coup... Mais pas de ces lumières qui s'illuminent presque de mille feux d'ordinaire à la tombée de la nuit. Non, plutôt de cette lumière blafarde et fatiguée, usée, comme trop tirée par l'urgence...

Des bruits grinçants dans les souterrains, tandis que les ombres dansent offrant une chorégraphie de mauvais augure. Un silence lourd de sens à la surface, tétanisant, paralysant, faisant remonter de sombres souvenirs dans la mémoire des anciens ou inquiétant les nouveaux arrivés qui n'y avaient encore jamais goûté... Un silence soudain rompu par une alarme presque stridante qui résonne de toute part.

L'alerte est donnée. L'alerte pourquoi ? L'alerte de quoi ? L'heure n'est plus aux questions. L'heure est plutôt de se rappeler de ce que le journal disait.. D'autres mouvements étranges avaient eu lieu quelques jours plus tôt, il y a deux semaines environ. Des créatures, chuchotaient certains, des créatures souterrains étaient parvenues à monter à la surface par manque d'ondes alpha... Que de nouveautés alors pour les nouveaux arrivés qui auraient pu croire se sentir à l'abri. Mais nouveautés ou non, l'heure n'est plus aux hésitations, ni aux questions, et encore moins au colportage de rumeurs. Que disait le journal déjà ? Il parlait de consignes à suivre en cas d'alerte.

L'alerte est là.

Mieux vaudrait peut-être donc suivre les consignes. Rejoindre les entrées de chaque bâtiment, disaient-elles, et suivre les brigadiers qui les conduiraient à l'abri. Ne pas paniquer. Ne rien prendre, ne pas perdre de temps et rejoindre les entrées de chaque bâtiment... Eviter la débandade.


Plus facile à dire qu'à faire...
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Message par Invité le Dim 22 Aoû - 3:01

Épuisée par sa journée, Irène, comme à son habitude, était allée prendre l'air dans la cour intérieure avant même de songer à rentrer chez elle. Il y avait eu des caisses à porter, puis du matériel à déplacer et l'ambiance avait été plutôt tendue. Essayant d'oublier la tension qui nouait douloureusement ses épaules, elle lisait la dernière édition du journal de Nosco. Le maître d'atelier l'avait vertement rabrouée en découvrant qu'elle ne l'avait pas fait jusque là et lui avait même prêté son ordinateur personnel, un écran tactile de la taille d'une feuille de papier standard - et presque aussi fin - pour qu'elle puisse le faire. Et la raison en était qu'elle avait réduit en miette son propre ordinateur en trébuchant près de son bureau, une caisse pleine d'outils dans les bras.
Elle s'agitait légèrement au pied de l'arbre, mise mal à l'aise par ce qu'elle lisait.

Puis soudain, le noir.
Tout s'éteignit.

Un raidissement à en gémir de douleur dans le bas des reins. La seule source de lumière émanait de l'écran de l'ordinateur serré entre ses mains moites. Une lumière faiblarde, trop pâle et trop vive à la fois. Une lumière qui rendait l'obscurité plus dense encore.
De loin en loin, les néons jaunâtres, clignotement fantomatique entre les arbres, qui venait ajouter au malaise ambiant.
Enfermée dans un cocon de noir, elle n'entendait plus que sa propre respiration, le battement du sang dans ses veines.
Puis, le hurlement strident d'une sirène auquel la voix d'Irène fit écho, inaudible et qui pourtant lui déchira la gorge.
Ce n'est rien, juste une panne, une toute petite panne, d'ici quelques minutes, tu seras bien contente qu'il n'y ai eu personne pour t'entendre hurler. Ce n'est rien, tout va bien, juste une panne. Une toute petite panne de rien du tout.
Mais les tremblements qui s'emparaient de son corps contredisaient sans vergogne la litanie muette de la jeune femme.
Ce n'est rien, juste une panne, une toute petite panne de rien du tout.
L'alarme cessa enfin, après de longues minutes de tension intense, et durant un très bref instant, elle sentit ses muscles se détendre. Elle parvint même à se mettre debout sans trop chanceler.
Conscience soudaine des ténèbres qui se refermaient sur elle, presque gluantes tant elles étaient denses. L'ordinateur émit un léger craquement, elle le serrait trop fort, beaucoup trop fort.
Ce n'est rien, tout va bien. Juste une panne, une toute petite panne, tu as peur du noir, c'est tout. Ce n'est rien.
Elle déglutit avec difficultés, la gorge nouée par une panique froide, implacable, si froide qu'elle la brûlait de l'intérieur.
Tout va bien, tout va bi...
Un craquement ! Léger, presque inaudible. Son corps tout entier se tendit à s'en rompre. Les secondes s'écoulaient comme empoissées de mélasse.
Rien. Rien, tu as rêvé, c'est tout. c'est la peur qui te fait entendre des choses. Il n'y a rien, absolument ri...
Encore !
Plus proche.
Le souffle réduit à un minuscule filet, les poumons compressés dans un étau, elle restait figée. Les yeux écarquillés, à l'encontre de sa propre volonté, elle guettait, dans le noir le plus absolu, ce qui avait fait craquer une branche, là, sur sa droite.
Mobilisant toute sa volonté, elle détacha ses doigts de l'ordinateur, le tourna lentement. Sa lumière ne portait que si peu. Elle balayait les ombres et semblait les rendre plus épaisses encore, presque vivantes. Elle balayait le vide, l'absence de toute chose.
Puis, brusquement, le vide fut remplit.

Une créature. Qui hanterait ses cauchemars pour les années à venir. Si elle vivait assez longtemps pour pourvoir encore cauchemarder.
A quelques mètres d'elle, immobile. Regard fixe plongé dans celui tout aussi fixe de la jeune femme. Une bouche déformée, une joue comme arrachée, qui laissait voir des crocs jaunis qui avaient peut-être été des dents un jour. Peut-être. Une posture tordue, une jambe plus courte que l'autre, un bras plus long que l'autre. Un bras plus long terminé par des ongles beaucoup trop longs, beaucoup trop noirs.
Il est de telles horreurs que vous restez hypnotisé à les voir, incapable de faire autre chose que de regarder la mort dans les yeux. Tel était le cas d'Irène. Elle tremblait comme une feuille, la lumière pâle tremblait avec elle. La créature releva la tête, émit un feulement sourd.

Le sang monta aux tempes d'Irène, son grondement déferlant anéantissant tout autre son.
Son corps réagissait, enfin, son esprit avait lâché la partie, s'était réfugié loin, très loin, tout au fond d'elle, loin des néons clignotant, loin du noir, loin de la créature. Elle n'avait pas d'arme alpha. N'en avait pas encore achetée.
Elle jeta l'ordinateur au visage de la bête qui l'acculait, se retourna tout d'un bloc et se mit à courir.

Son cœur allait exploser d'une minute à l'autre, incapable de supporter la terreur et la violente bouffée d'adrénaline qui s'était déversée dans son corps aussi brutalement qu'un raz de marée.
Elle courait, tout son courage, toute sa force étaient mobilisés dans ses jambes. Les branches la fouettaient, un tronc s'interposa, elle rebondit dessus, le souffle coupé. Pas un instant d'arrêt, sa course simplement déviée. Désespérée. Elle l'entendait, elle entendait ses pas, elle entendait sa respiration, qui l'aiguillonnaient, la poussaient. Plus vite, plus vite, oh s'il vous plait, plus vite.
La bête se rapprochait, inexorablement.

Brusquement, une étendue vide, plus un arbre pour entraver sa fuite. A travers les larmes d'horreur qu'elle ne sentait pas couler, un bâtiment brouillé, une porte encore ouverte, qui se fermait.
Elle hurla.

NE FERMEZ PAS ! NE FERMEZ PAS ! JE VOUS EN SUPPLIE ! JE...

Le reste se perdit dans le sanglot terrifié qui lui noua la gorge. Elle y était presque, presque, encore une quinzaine de mètres, à peine. Une bouffée d'espoir insensé l'envahit.
Un souffle d'air sur sa droite, et le salut si proche s'éloigna considérablement. La créature avait jeté son bras griffu en avant, déchiquetant tissu, peau et muscles. Une douleur cuisante, insoutenable dans son dos. Un faux pas, un deuxième, elle ralentissait, toute son énergie s'écoulait par les plaies béantes de son dos. Sans voir si la porte était toujours ouverte, sans voir si quelqu'un venait à son secours, elle s'effondra sur le sol, parcourant quelques mètres encore d'une glissade qui laissa une trainée rouge sombre sur le sol. Inconsciente.
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Message par Anna Heidelberg le Mar 31 Aoû - 1:30

La lampe avait clignoté un bref instant. Un instant suffisamment long pour qu’Anna lève les yeux de son ordinateur et regarde autour d’elle ce qui pouvait bien se passer : un faux contact ? Voyant que ça ne se reproduisait pas, elle finit par conclure que c’était rien et que ce genre de petites choses pouvait bien arriver de temps en temps. Ca n’avait dû être qu’un bref problème d’alimentation dans Nosco, que les informaticiens avaient dégommé deux fractions de seconde plus tard. Logique. Rien à craindre. Le Hasard, juste le hasard. Rien d’important, vraiment. Et elle se replongea dans sa lecture sans se faire davantage de souci.

Lorsque quelques minutes plus tard ça se remit à clignoter dans tout le Sapientia, puis que ça s’éteignit, laissant tout Nosco dans une noirceur d’encre de Chine, le sang d’Anna ne fit qu’un tour : Créatures, c’était le seul mot qui lui venait en tête pour l’instant, alors qu’elle refermait son ordinateur et le déposait sur le côté. A tâtons, elle attrapa son portable et l’alluma. La lumière du flash lui servirait de lampe de poche, ça fournissait une clarté suffisante. Elle jeta un œil par la fenêtre éclairée de sa lampe. Elle ne s’était pas trompée, des formes bougeaient dans la nuit artificielle.

Elle s’écarta alors précipitamment de la fenêtre et se rua au travers de son bureau, écrasant sur le bureau sans plus de considérations la cigarette qu’elle était en train de fumer (comme à son habitude) qui s’éteignit dans un petit sifflement étouffé, puis attrapa son manteau à la volée et chercha une arme alpha de calibre plus ou moins présentable histoire de faire face au cas où. Elle tomba finalement sur un revolver alpha d’une taille potable, et prit également quatre grenades alpha. En cas de besoin seulement.

Armée convenablement, revêtue du manteau de cuir qu’il lui fallait pour s’aventurer dans les bunkers sans trop risquer de choper la mort, ou accessoirement du manteau qui lui permettait de garder ses affaires dans ses poches sans risquer de les perdre, elle prit une grande inspiration (et une grande gorgée d’eau froide pour se remettre les idées en place), ouvrit la porte et se glissa directement dans le couloir. D’un pas régulier mais néanmoins rapide (on était dans l’urgence, là, quand même !), elle descendit les escaliers qu’il fallait mieux préférer aux ascenseurs dans ce genre de situations, puis attendit un court instant dans le couloir où se pressaient déjà la plupart de la population du Sapientia : chercheurs, techniciens de laboratoire, patients, personnel médical, ne manquaient plus que deux ou trois brigadiers pour diriger les opérations.

Ce fut alors qu’Anna eut un éclair de lucidité. Elle, elle savait quoi faire en cas d’alerte aux créatures, un bon demi-siècle de vie noscoienne le lui avait appris à ses dépens et par la force des choses. Mais elle avait une filleule. Une demoiselle qui n’y connaissait rien, en matière de monstres cauchemardesques. Une demoiselle qui était du genre à être parfaitement incapable de se servir d’une arme et à ne pas savoir qu’il fallait appuyer sur la gâchette pour faire feu. Une demoiselle qui portait parfaitement bien son prénom d’Irène, du grec « la paix », une fille qui ne savait même pas qu’il fallait viser avant de tirer dans le tas. En d’autres termes, une demoiselle en danger.

Un regard à gauche. Un regard à droite. Un regard devant. Un regard derrière. Pas d’Irène dans le coin. Prise d’un subit pressentiment peu rassurant, Anna interrogea deux ou trois chercheurs : vous avez vu Irène Cray, la petite nouvelle ? Une demoiselle pas très volumineuse avec de longs cheveux blancs. La réponse : non, pas vu ces derniers temps, docteur. Gloups. Et la petite qui n’était pas dans la salle non plus ! Non, vraiment, tout ça ne lui disait rien qui vaille. Elle jeta encore un coup d’œil aux alentours, cherchant les Brigadiers, puis, ne les voyant pas, prit son courage et ses armes à deux mains, voulut sortir du Sapientia sans prendre de risque, mais se heurta à ses collègues et à leur bon sang de mauvaise volonté. En d’autres termes, elle était bonne pour batailler pendant de longues minutes, si un bruit dehors ne lui avait pas fait relever la tête.

Un bruit sourd avait retenti dans les environs, assez près de la porte d’entrée. Irène ? Elle ne savait pas exactement, mais un noscoien, en tout cas. Ayant péché par excès de confiance en elle et, il fallait bien le reconnaître, d’égoisme mal placé, le docteur bouscula de toutes ses forces le collègue qui voulait la retenir et se glissa dehors sans une once d’hésitation. Après tout, son rôle de médecin était bien de sauver des vies, n’est-ce pas ? En conséquence, s’il y avait quelqu’un dehors, il fallait qu’elle voit ce qui allait lui arriver, de préférence avant qu’il ne se fasse dévorer tout cru en guise d’amuse-gueule par une horrible chose à trogne humanoïde.

Sortant et dégoupillant d’un coup de dents bien placé une grenade alpha, elle la jeta de toutes ses forces dans le tas, éclairant la scène du crime de son téléphone portable. Rudimentaire, n’est-ce pas ? En tout cas, pour l’effet James Bond, vous pourriez repasser. Elle regarda la forme au sol, avec les entailles dans la chemise et dans la chair, qui laissaient fleurir une bonne tache de sang. Irène. Déchiquetée et fort probablement un poumon perforé par le coup de griffe. Et inconsciente pour en rajouter une couche. Magnifique. Et là, qu’est-ce qu’elle allait pouvoir faire, hein ?

L’impuissance sauta à la gorge d’Anna Heidelberg tandis qu’elle jaugeait la situation. Pour résumer, son gabarit XS se retrouvait en fâcheuse posture avec une demoiselle qui ne devait pas peser beaucoup plus lourd qu’elle, et qui en plus vu l’état dans lequel elle était, devait peser son poids mort, c'est-à-dire beaucoup plus qu’elle. Magnifique. Et là, elle faisait quoi ? Elle ne pouvait pas la porter, elle n’avait de quoi chatouiller les créatures qu’à quatre ou cinq reprises avant de se faire bouffer avec sa filleule, et vraiment, vraiment, c’était pas du tout le moment qu’elle meure !

Elle se maudit et maudit par la même occasion son imprudence, son bon sang d’impulsivité ou d’élan d’altruisme qui l’avait menée à sortir alors que le danger était partout et qu’il ne fallait vraiment pas qu’il manque un médecin à l’appel pendant une attaque de Créatures. Qu’avait-elle voulu faire ? Sauver une seule fille, lorsqu’elle aurait pu en sauver dix ou vingt dans les bunkers, comme d’habitude lors des attaques, quand elle se dévouait aux soins des civils dans le second bunker ou mieux, à celui des brigadiers dans le troisième ! Mais quelle fichue mouche avait bien pu la piquer, enfin !

A force de tergiverser, les Créatures, qui elles ne réfléchissaient pas du tout, s’étaient bigrement rapprochées. Super. Une deuxième grenade les fit reculer. Un court instant. Elle regarda Irène au sol, espérant en silence que la petite ait une arme alpha sur elle pour pouvoir rallonger leurs espoirs de survie. Et non ! Elle n’en n’avait même pas ! Il faudrait vraiment qu’elle lui apprenne l’essentiel des rudiments de survie nécessaires en Nosco, à cette petite ! Mais quoi qu’il en soit, que pouvait-elle faire pour l’instant si ce n’est espérer, prier… et peut-être garder une oreille dressée afin d’entendre l’arrivée de la Brigade en croisant les doigts pour que les gens d’armes équipés correctement arrivent avant qu’elles ne servent de zakouskis ?

Heureusement, si Anna pouvait avoir un peu de chance, elle pouvait également avoir un peu de jugeote. Tirant à quelques reprises tout en se mettant devant le corps de sa filleule histoire de lui éviter un coup fatal, elle pria pour que les faisceaux d’ondes alpha attirent le regard de quelques personnes présentes dans les environs, pour qu’un deus ex machina ait la bonne idée d’intervenir, et vite de préférence, et qu’il leur sauve définitivement la mise… Ce qui n’était pas du tout garanti pour l’instant, au vu de l’avancée de la situation, mais ce qui n’était pas non plus à écarter d’office.

Le docteur grogna un juron en allemand. C’était bien parti. Un dernier trait d’ondes partit, frappa une créature en pleine poitrine qui s’effondra en poussant un grognement tout sauf humain. Une seconde fut atteinte à la tête. Au moins, ses capacités de tir étaient restées plus ou moins intactes. Non, elle n’avait jamais été une tireuse d’élite, mais disons que l’urgence et l’instinct de survie vous donnaient parfois des ailes imprévues, comme celles-là par exemple. Un dernier tir toucha une Créature dans le bras. Raté. Elle voulut tirer une dernière fois, son arme tira à blanc. Panne sèche. Comme si ça devait arriver maintenant ! Anna regarda les Créatures qui se rapprochaient d’elle, et crut tout bonnement sa dernière heure arrivée. Il n’était pas temps de défaillir. Elle cria à l’aide de toutes ses forces, lorsqu’un éclair bleuté frappa les Créatures par derrière elle. La Brigade. Sauvées.

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Message par Judikhael Wienfield le Sam 4 Sep - 0:26

Une journée s'achevant. Une journée qui avait été des plus banales pour le moment. Une journée que Judikhael était heureux de voir se finir enfin, pensa-t-il tout en se laissant lourdement tomber dans son fauteuil noir dans son bureau dans les sous-sols utiles. Un instant à ne rien faire. Un instant à laisser ses pensées divaguer. Un instant à laisser le curseur clignoter seul, inactif, sur son gran écran tactile qui trônait sur son bureau... Un instant...

Interrompu par une alarme stridente. Une alarme qu'il ne connaissait que trop bien. Une alarme qu'il aurait aimé ne plus jamais entendre. Une alarme funeste qui sonnait parfois comme le glas de Nosco. Ce qui n'était jamais loin d'être véritablement le cas. Une alarme qui vibra en lui tel un échos funèbre et qui le fit se relever d'un bond, tous ses muscles de nouveau en alerte. Alerte c'était le cas de le dire.

- A tous les brigadiers, signalez votre position. Rendez-vous aux points d'armurerie des sous-sols pour vous équiper et rejoignez ensuite votre affectation qui vous sera donné dans une minute, énonça une voix dans son oreille qu'il n'avait pas encore retiré.

Une oreillette que le haut commandor ne connaissait que trop bien, celle du commandor de la section de nettoyage de la Brigade.

- Judikhael Wienfield, dans son bureau des SSU, énonça-t-il alors de suite par l'intercom relié à l'oreillette.

Et sans attendre de réponse, il se leva et fila au centre d'équipement des bureaux de la Brigade. Il y avait différentes sections d'équipement dispersés à des endroits stratégiques dans les SSu, sous haute sécurité, accessibles qu'aux seuls brigadiers, où ils trouveraient en tout temps, des armures spécialement conçues pour les attaques de créatures de ce genre (ou pour la chasse, tout dépendait), et des armes particulièrement efficaces pour ce genre d'alerte. Inutile d'attendre une quelconque réponse de suite, tous avaient eu leur consigne et savaient que la section de nettoyage allait répertorier dans la minute tous les brigadiers et leur position, pour les affecter le plus efficacement sur le terrain : chaque brigadier des autres sections serait alors réaffecté en soutien de la section de nettoyage et allait se mettre sous les ordres d'un brigadier de nettoyage pour les seconder le plus efficacement possible. Judikhael ne ferait pas exception, commandor ou non. Les seuls commandors qui comptaient alors, du moins tant qu'ils seraient vivants, étaient le Haut Commandor et le Commandor de la section de nettoyage...

Arrivé au centre d'équipement, il enfila son armure alpha, et pris les armes qu'on lui tendait, presque machinalement, attendant alors d'un air déterminé son affectation, les autres brigadiers présents non loin de lui. Affectation qui ne tarda guère à tomber. Les noms s'égrénaient par la voix du commandor Lorenzo, de la section de nettoyage. Et vint le sien.

Une équipe par bâtiment. Une autre en soutien pour seconder au trajet des noscoiens jusqu'au premier bunker. Une pour le capitol, dont Silvio faisait partie, formé de pas mal de brigadiers d'élite d'ailleurs, chargée alors de conduire l'Impératrice et les personnalités les plus importantes dans le second bunker, situé le plus près des souterrains du capitol. Une autre vers le sanctuaire pour seconder potentiellement les miliciens s'ils devaient vadrouiller ensuite en nosco pour réparer telle ou telle structure de distribution. Et enfin quatre autres pour repousser au maximum les créatures le plus loin possible des couloirs et trajets que les Noscoiens allaient emprunter pour arriver aux bunkers. Equipes qu'on appelaient alors les équipes de refoulement. Quatre équipes qui resteraient alors le plus longtemps exposées aux créatures, quatre équipes qui risquaient le plus gros, qui seraient chargées aussi de rapatrier les possibles retardataires ou égarés qui n'auraient pas bien suivi les consignes. Quatre équipes qui regagneraient alors le dernier bunker...

- Judikhael, Sergio, Morgan, Merick, Julian, Marion, Brian, Elian, Titania et Francis en surface, équipe de refoulement numéro trois, près du sapientia. Point de ralliement F13. Sous les ordres de Francis.

Aussitôt entendu, aussitôt parti. Agrippant au passage Morgan, son jeune filleul, qu'il avait aperçu tout près de lui, il sauta sur le premier velojet qui se présenta, tout en indiquant au gamin de prendre l'appareil qui était à côté, et démarra au quart de tour. Il n'était pas question de tarder. Le regroupement des noscoiens et leur évacuation dépendrait de beaucoup d'eux. Les équipes de refoulement avaient le plus gros du travail, un travail crucial, qui pourrait donner de précieuses minutes aux autres.... Ce pouvait être une question de secondes.

Et fort de son expérience, Judikhael arriva le premier au point de ralliement. Un point de ralliement qui était déjà envahi toutefois par les créatures. Bien choisi en somme par Lorenzo... Dégommant quelques créatures avec son velojet, Judikhael se rua dans la mêlée, sans même attendre que les autres de son équipe soient arrivés. Un tir par ci, un tir par là. Une épée de dégainer, un décapitage in extremis de créature, un autre tir, un coup d'estoc, un parage de griffe... Les coups s'enchainaient à une vitesse vertigineuse.

Les autres arrivaient. Il entendait leurs pas, leurs tirs. Les créatures reculaient un peu... Une étape de potentiellement gagnée, pensa-t-il. Un peu trop vite, peut-être, se rabroua-t-il alors qu'une lmière bleuté brillait un peu plus loin.

Un tir de grenade, détecta-t-il. Un tir de grenade qui ne venait pas d'eux. Un noscoien en difficulté ? Ne faisant ni une ni deux, l'équipe se rua vers la lumière. Un tir éloigna une créature, les coups reprirent de plus belle avec acharnement. Les brigadiers se taillèrent un chemin jusqu'aux deux femmes, car les noscoiens en détresse étaient deux noscoiennnes, avec un acharnement de tous les diables, se débattant avec des créatures ayant une force surhumaine. Judikhael et Morgan parvinrent à arriver en premier près des deux rescapées.

- Anna, appela Judikhael à travers son casque d'armure encore fermé.

Mais sa voix était parfaitement audible et reconnaissable, grâce au système de sonorisation qui permettait de retransmettre, même à travers l'équipement, la voix de celui qui le portait.

- Attrapez ça, fit-il tout en lui lançant une arme alpha, faisant fi des possibles remontrance quant à l'usage du prénom.

Sans plus attendre, il se pencha sur Anna, laissant son filleul le couvrir, sans pour autant qu'un seul mot ait été besoin d'être échangé.

- Gravement blessée, constata-t-il. J'espère que vous pourrez la soigner en un minimum record.

Pas la peine d'attendre de réponse, il venait déjà de hisser le corps presque inerte d'Irène dans ses bras et se dirigeait déjà à grands pas vers le sapientia. Folie que c'était, mais il ne pouvait décemment pas les raccompagner au bunker dans cet état ou la gamine mourrait. Et il ne pouvait décemment pas la laisser mourir non plus.

- Judilkhael à équipe numéro trois, énonça-t-il rapidement dans son oreillette à l'attention du reste de l'équipe. Une blessée en présence du Docteur Heideberg. Morgan et moi les raccompagnons au sapientia et nous chargeons de leur évacuation, ainsi que de celle des retardataires du sapientia.

Il savait ne pas être au commandement de l'équipe, et qu'il aurait dû attendre les ordres de Francis, sous le commandement duquel il était censé être placé, mais la situation ne pouvait attendre un commandement.

- Va. Et signale-nous votre avancée et situation au plus vite. Nous continuons ici, se contenta de répondre ledit Francis.

Heureusement tous deux se connaissaient assez bien pour qu'aucun ne s'offusque de pareilles initiatives de la part de Judikhael.

- Morgan couvre-nous. Vous, suivez-moi, ordonna-t-il au lutin bleu et à la doctoresse.

Et au pas de course, ondes alpha en fonctionnement maximal, ils regagnèrent le sapientia, direction les salles des urgences où il y aurait sans doute le plus de matériel pour une telle situation. Si ces dernières n'étaient pas dévastées par les créatures du moins...



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Message par Morgan W. Karanth le Sam 4 Sep - 21:58

Il faisait déjà noir là où il était. Il n’avait donc pas dans l’immédiat pris conscience des flashs dans la pièce. Un petit ronflement par-ci, un petit marmonnement par-là, le gamin ne semblait décidément pas vouloir se réveiller. Ainsi quelque temps encore jusqu’à ce que, finalement, un bruit particulièrement agressant, strident, le fut sursauter, lui faisant faire un bond dans son lit et, par la même occasion, un plongeons à mettre dans les journaux pour s’écraser sur le plancher en grommelant. Un soupire, il repoussa tant bien que mal la couverture dans laquelle il s’était emmêlé par le même fait, et tenta de se relever, se secouant rapidement. Il dû bien mettre une bonne minute avant de prendre réellement conscience de ce qui pouvait se passer et le mot ‘’créature’’ arriva enfin jusqu’à son cerveau à moitié endormi. Vague de panique, il se lança, littéralement, de tout son corps de l’avant, en oubliant que la couverture en question se trouvait à ses pieds et renversa donc absolument tout sur son passage alors qu’il cherchait à récupérer son équilibre menacé. Finalement, non sans le moindre mal, il attrapa pantalon jeans très foncé, enfila un t-shirt, une veste en faux cuir et se chaussa rapidement avant d’aller chercher son arme Alpha sous son matelas t et filer en quatrième vitesse. Il aura mis en tout et pour tout cinq minutes…

Le gamin se dépêcha donc tant bien que mal de rejoindre les sous-sols utile, direction le centre d’armurerie, ou du moins, là où il voyait le plus de gens, ne connaissant pas encore parfaitement l’endroit. Il fit bien évidemment comme tout le monde, sans poser de question, comme il se devait. Étrangement, malgré le réveil brutal, il se montrait particulièrement calme comparer à certains. Il s’enleva du chemin d’un pas raide et rapide pour rejoindre l’attroupement alors qu’on indiquerait sous peu les équipes formé. La encore, il continuait de garder son air neutre, à l’écoute, prêt à tout. Pas d’anxiété, aussi étrange cela pouvait-il être, il ne se maltraitait même pas les mains. À croire qu’il savait réellement quoi faire… Si ça pouvait être le cas, seulement. Il ne semblait pas non plus porter une très grande attention à ceux qui l’entouraient, fixé sur droit devant lui, en bon petit soldat attentif qu’il pouvait être.

Et on le nomma. Son nom tomba comme une sentence à ses oreilles. Ce ne fut donc qu’à ce moment qu’il bougea un peu, se permettant un regard rapide autour de lui alors que l’autre finissait son monologue à leur intention. Il se sentit brusquement tiré dans une direction et constata qu’il s’agissait de son parrain, à qui il n’avait rien demandé. Se sentait-il responsable? Il espérait que non. Équipe numéro trois donc… vive les chiffres chanceux, il en avait bien besoin. Il suivit donc au pas de trots, sans rien dire, gardant un silence de mort. Du moins, un silence qu’il conserva plus que d’habitude, dirons-nous. Il sauta volontiers sur le Velojet qu’on lui indiquait… Chose embêtante, Morgan eut du mal à la faire décoller et ce fut il ne savait trop qui de la même équipe qui l’y aida. Ce qu’il devait avoir l’air d’un véritable boulet, en cet instant… Il ne songea pas à se vouloir se rattrapa, à remercier ou quoi que ce soit. Manque de temps? Il ressentait parfaitement ce qui les pressait. Il comprenait parfaitement. Il réalisait la situation comme s’il en avait l’habitude. Et se propulsa vers l’avant, direction destination, point de ralliement F13.

Il arriva finalement un peu dans les derniers avant e mettre pieds à terre et de se précipiter, toujours sans mot, sans questionner, exactement là où il devait se tenir. Du moins, rapidement, ils se mirent en branle alors que le flash éclairait plus loin, de son teint bleuté. Malgré le petit gabarit du gamin, il se montra plus rapide à pieds qu’en Velojet et se retrouva rapidement, en simultané avec Judikhael, sur les lieux. Et son sang ne fit qu’un tour alors qu’il fit de gros yeux en s’approchant es Nosciennes en mauvaise posture. C’était la fille de l’ascenseur. Par terre. Là. Il ne s’expliqua pas cette impulsion de vouloir se jeter sur elle. Elle ne s’expliquait pas ce sentiment de panique qui l’envahissait face à la situation.

Sans une ni deux donc, il laissa faire. Ce n’était pas qu’il avait mieux à faire, mais il n’était pas le mieux placer pour aider l’ingénieure pour qui il devait s’avouer s’inquiéter grandement. Il s’avança donc, braquant l’arme droite devant lui. Alors là, non. Elles ne s’approcheraient pas, il le jurait sur Joshi. Il ne le permettrait pas. Et même s’il n’était pas le meilleur en arme à feu, se fut l’adrénaline qui le guida lorsqu’il tira le premier coup, en rapprochement, alors que l’une d’entre elle avait bondit en avant. Pas de réaction physique. Il n’avait pas bronché. Et il était bien content que son parrain ne le voit pas… Qu’il ne voit pas le tremblement dans ses jambes. Car en fait, ce n’était pas du professionnalisme mais bien de la terreur qui faisait en sorte qu’il restait planté là, devant les autres, à se mettre lui-même en proie aux créatures à leur place, à servir littéralement de bouclier vivant.

Un mouvement qu’il suivit du coin de l’œil, il pivota rapidement de tout son corps vers la gauche, malgré l’hésitation intérieur de sa conscience et appuya de nouveau sur la gâchette. Il se le promettait… Plus rien ne la toucherait elle. Il le refusait. Il regrettait de ne pas avoir été la pour la défendre plus tôt. Le coup parti et il resta là à voir s’il atteignait la cible jusqu’à entre l’une de ces monstruosité gronder derrière lui alors qu’il se retournait encore. N’ayant toutefois pas fini son mouvement, il fut contraint de sauter sur le côté pour s’éviter une attaque qui aurait facilement pu le tuer. Immobilité. Il la vit se tourner vers le trio, à quelques mètres à peine de là. Colère. Il cessa de trembler pour tirer doublement, pour être sur qu’il ne la ratait pas. Il entendit à ce moment les termes ‘’gravement blessée’’ et se retourna face au chaos monstrueux qui affluait toujours. Gravement blessée ne signifiait pas nécessairement la mort, n’est-ce pas? Pas vrai? Et mince, alors…

Il ne tirait plus. Elles n’avançaient pas non plus. Elles l’évaluaient? Ça lui semblait tellement improbable… Pourtant… Pourtant, il devait se montrer méfiant. Elles préparaient peut-être un sale coup. Il se recula donc de quelques pas et ne se trouva plus qu’à un mètre de distance des trois autres, qui comprenait le corps inertes de la blonde platine qu’il appréciait particulièrement. Il aurait pleuré… Probablement… S’il avait été dans une autre situation que celle-là. Bon… selon ce qu’il entendait derrière lui, la décision avait été prises qu’il serait seul avec son parrain dans cette situation. Mauvais? Il le considéra comme tel. Surtout lorsqu’il attrapa le corps fragile de la belle et qu’il eut l’impression de devoir, non pas tout faire lui-même, mais assurer protection de trois personnes? Mouais… Pas évident. En tout cas, après ça, l’on pourrait considérer le gamin comme ayant bien commencé son entrainement pour l’avenir, dans son boulot… Il partit donc à leur suite en voyant les créatures s’élancer à l’assaut.

*Et puis flute, ce n’est pas possible d’en venir à bout.* se permit-il enfin de penser avant de tirer encore quelques coups pour déstabiliser et tourner talons pour rejoindre les autres qui filaient déjà.

Ils entrèrent dans le bâtiment. Rapidement. Il ne savait pas très bien où ils allaient mais bon. Il se demanda : devait-il fermer les portes au risque de ses bloquer avec d’autre monstres ou les laisser ainsi au risque d’en faire entrer? Tant pis. Il referma, en sachant qu’elles finiraient par en venir à bout, non? Soit. Faire le maximum. Il se dépêcha enfin de les rattraper, ne voyant qu’au bout du couloir leur ombre se glisser en bifurquant il ne savait trop par où. Il entendait toujours leur pas, ce qui le rassura.

En arrivant à leur précédent niveau, il pu rapidement les apercevoir se glisser dans une pièce quelconque. Pas de coup de feu de la part de la… Anna? Oui c’est ça, Judikhael lui avait donné arme, il aurait entendu un tire s’ils avaient rencontré problème. Lui, par contre, de son côté, se permis enfin un son depuis le début de l’alarme en un hurlement particulièrement strident, dans un sursaut alors qu’il n’avait pas remarqué la masse bondir de derrière une porte ouverte et qu’il sentait la créature le griffer au niveau des côtes du côté droit. Il ne prit pas immédiatement conscience et tira dans le seul but de s’en débarrasser. S’assurant qu’il n’entendait pas grognement ou respiration suspecte, il s’attarda à savoir si elle l’avait touché suffisamment pour l’empêcher de continuer. Non, ça ne semblait pas trop… mal. Un peu douloureux. Quatre lignes sanglantes, mais sans plus. De grosses égratignures, quoi. Il chercha tout de même à replacer un peu sa veste de faut cuir de manière à ce que ce ne soit pas visible et se dépêcha enfin de tous les retrouver. Un petit regard un peu angoissé vers Irène. Il ne parlait toujours pas. Se retourna et releva son arme devant lui, devant l’entrée, prêt à accueillir la moindre d’entre elle. Et comme il n’y en avait pas mais qu’il pouvait les entendre, plus loin, il se précipita sur la porte pour la refermer, elle aussi, en souhaitant seulement qu’elles passent outre…

Morgan W. Karanth
Morgan W. Karanth
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Message par Silvio Anthelmios le Dim 5 Sep - 23:11

...L'alerte.

Silvio se figea, tout comme ses camarades. Ils échangèrent un regard. Plusieurs regard. Il y avait l'inquiet, le déterminé, et celui qui espérait très fort que ce n'était pas ce qu'il croyait. Silvio fut le premier à poser ses cartes et courir vers la sortie, vers l'armurerie, bientôt suivi de ses camarades de tarot.

"- Silvio Anthelmios, je m'équipe au point d'armurerie des anti-terroristes.

Marmonna-t-il à l'intention de son oreillette, alors qu'il attrapait une armure. Enorme. Non, vraiment, elle risquait d'être trop lourde pour lui. Silvio avait du mal à se battre avec un corps qui pesait le double de son poids habituel. Avait-il besoin de toute l'armure ? Il chercha ce qu'il pourrait enlever. Pas le casque... pas le torse... pas la main droite... Pas juste l'autre côté, il serait déséquilibré. Bon, il gardait tout. Au pire, il balancerait ce qui l'encombrait plus tard.
Il passa les armes à ondes alpha à sa ceinture.

- Kathleen, Alexandre, Silvio, Benedicte, Arsène, Gabryjel et Baltimore, au Capitol, pour escorter ceux qui s'y trouvent jusqu'au bunker approprié. Sous les ordres de Silvio."

Silvio marqua un temps d'arrêt. Sous les ordres de Silvio ? Il n'en connaissait pas d'autre. Mais, normalement, ne devaient-ils pas être sous les ordres d'un membre de la brigade de nettoyage ? Etrange. Mais bon, il n'allait pas se plaindre de cet honneur, hein... Enfin, pas tout de suite. Plus tard dans mon post.

Tout comme son patron, il bondit ensuite vers les velojet. Ils devaient tous se retrouver dans le hall du capitol. Tout comme son patron, Silvio chassa quelques monstres au passage, de quelques coups d'épées bien placés, ou tout simplement en leur roulant dessus (méthode efficace, sympathique, quoi qu'un peu risquée pour celui sur le véhicule). Devant le capitol, un collègue était déjà occupé à chasser quelques bestioles. Silvio lui donna un coup de main du mieux qu'il put, jusqu'à l'arrivée des autres collègues. Un, deux, trois... Six. Ils étaient tous là. Minute, seulement sept pour tout le Capitol ?! N'y avait-il pas un peu exagération quelque part ? Pourvu qu'ils soient tous d'élite, sinon Silvio sentait d'ici la catastrophe.

Bon. Il devait rester calme. Jusqu'à maintenant, il s'était dit "quel honneur". Le moment de passer à l'action étant venu, il se disait plutôt "quelle poisse". Il aurait préféré n'avoir aucune responsabilité, et ne rien risquer... Ou pas. Mais pour le moment, il avait un peu peur de mal faire. C'est-à-dire que ce n'est pas tous les jours qu'on lui demandait ce genre de choses. Ils étaient entrés dans le Hall.

"- Vous, vous restez dans le hall, au cas-où. Vous et vous, vous passez par ici, vous rappatriez autant de monde que vous pouvez ici. Vous vous et vous, vous prenez l'autre côté. Velstiam, vous venez avec moi, on va chercher l'Impératrice. On se retrouve ici avant d'amener tout le monde au bunker."

Il regarda les autres opiner. Tous partirent dans une direction différente. Silvio fit signe à Kathleen de le rejoindre dans cet ascenceur. Il profita de la montée des étages pour retirer brièvement son casque.

"- Damnés, on crève de chaud là-dedans..."

Puis le remis. C'avait juste été histoire d'aérer.
Les quelques marches qui le séparaient de l'impératrice lui semblèrent un calvaire. Non, vraiment, ces armures étaient trop lourdes, trop chaudes, trop... Il n'aimait pas. Enfin bref. Il commençait sagement à suer sous son armure lorsqu'il toqua à la porte de Sa Majesté, avant d'entrer.

"- Majesté, nous avons été chargés de vous escorter jusqu'au bunker."
Silvio Anthelmios
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Message par Kath le Dim 12 Sep - 16:21


    Kathleen s'apprêtait à rentrer chez elle après avoir terminé sa journée mais, alors qu'elle traversait un couloir, une sirène stridente coupa court aux reposants projets qu'elle avait en tête pour cette soirée. Et pas n'importe quelle sirène mais une alarme retentissante, emplissant les couloirs de hurlements qui lui vrillaient durement les tympans et qui ne signifiaient qu'une chose : ils étaient attaqués en masse par les créatures souterraines. Ces dernières étaient finalement parvenues à remonter à la surface, faisant fi des mesures sécuritaires draconiennes prises pour les en empêcher mais qui n'avaient en réalité fait que retarder ce moment. A présent Nosco était foulée par les créatures -un frisson glacé lui parcourut la colonne vertébrale à cette pensée- et résonnait de l'alerte tant redoutée des brigadiers.

    Sans perdre de temps, Kathleen fit demi-tour et se précipita au point d'armurerie le plus proche pour s'équiper, comme la voix du Commandor de la section de nettoyage le leur avait dicté. Elle se saisit en chemin d'une oreillette et la mis en place afin de recevoir directement les instructions ou des recommandations individuelles.

    « Brigadier d'Élite Kathleen Velstiam, en route pour le centre d'équipement de la section anti-terroriste. » dit-elle en empruntant les couloirs d'un pas vif.

    Lorsqu'elle rejoignit le point d'armement, celui-ci était déjà bondé de brigadiers. Tout le monde était sur le pied de guerre et l'effet qu'avait eu l'alarme sur l'ambiance habituelle était radical : les visages étaient creusés de rides plus graves et sévères que d'ordinaire, les sourires et les brimades étaient proscrits ; chacun prenait armes et armure à la chaîne, parfois sans même un regard pour son voisin, et les rares échanges avaient des allures d'adieux. Elle-même avait les entrailles si nouées qu'elle ne pensait pas pouvoir sourire sans que sa tentative ne devienne une grimace de mauvais goût ; aussi ne pipait-elle mot pendant qu'on lui fournissait son équipement. Les armes étaient délivrées en fonction des aptitudes de bretteur ou de tireur de chacun, lui sembla-t-elle, lorsqu'on lui confia le prototype d'un redoutable fusil sniper doté d'un chargeur alpha alors que d'autres recevaient des épées spécialement conçues pour le fauchage de monstres. De même, elle enfila promptement l'armure qu'on lui donna avant de recevoir son affectation.

    " Kathleen, Alexandre, Silvio, Benedicte, Arsène, Gabryjel et Baltimore, au Capitol, pour escorter ceux qui s'y trouvent jusqu'au bunker approprié. Sous les ordres de Silvio."

    Sous les ordres du Second de Judikhael, voilà qui ne la sortait pas beaucoup de l'ordinaire. Kathleen suivit rapidement les membres de son équipe et enfourcha un velojet, direction le Capitol.

    Le dehors était aussi lugubre que la mine de certains brigadiers, sans le ciel artificiel pour lui rendre son attrait. Lorsqu'une Créature se trouvait à bonne distance, Kathleen la dégommait du jet alpha d'un pistolet, et elle continua ainsi jusqu'à se frayer un passage. Arrivée devant le bâtiment impérial, alors que Silvio et un autre brigadier tenaient les monstres en respect, elle sauta à bas de son engin et retira le sniper qu'elle avait transporté sur son dos. Elle se plaça en retrait des combats et mit à profit ses capacités de tireuse afin que les membres restants de leur équipe puissent rejoindre l'entrée du Capitol. Quelques tirs bien tournés lorsqu'un brigadier se trouvait confronté à trop de créatures... une balle sifflante fichée dans une tête, un torse -si tant est qu'on puisse y voir une différence dans l'un ou l'autre des amas de chairs qui composaient une créature- dans le but de faciliter la tâche à ses collègues... Cela jusqu'à ce qu'ils furent tous réunis. Sans plus faire tarder l'évacuation du Capitol, ils y rentrèrent et le Second assigna sa place à chacun afin d'assurer la sécurité du bâtiment, le temps qu'eux deux aillent trouver l'Impératrice et la ramène dans le Hall.

    Cette montée en ascenseur semblait lui être trop longue, néanmoins c'était le seul moyen d'accéder le plus rapidement à l'étage où ils se rendaient. A côté d'elle, Silvio avait l'air visiblement mal loti dans son armure, cette dernière semblant d'ailleurs inadaptée à sa taille.

    « Monsieur ? Vous devriez enclencher le régulateur de température intégré à votre armure. » lui conseilla-t-elle à travers son propre casque, en voyant le Second "s'aérer."

    Plaisanterie de brigadiers ça, que de désactiver le système de régulation (la climatisation des armures, en quelque sorte) permettant aux aventuriers des souterrains de ne pas mourir d'hyperthermie lors d'une mission. Oui c'était très bête. Oui, c'était irréfléchi et particulièrement dangereux. Mais quelle douce vengeance que de voir son rival malhabile en cybernétique suer comme un porc ! Et il y avait plein d'autres blagues stupides comme celle-là... Pas sûr cependant que Silvio soit victime d'une mauvaise farce, ou plutôt, d'une farce qui ne lui était pas de prime abord destinée puisqu'il avait reçu l'armure arbitrairement comme eux tous... Ou bien c'était simplement un oubli, c'était aussi possible. Cependant, ce n'était jamais agréable d'être engoncé dans une armure surchuaffée.

    Ils atterrirent dans un haut couloir tout d'or vêtu qui perdait de sa prestance plus elle y venait. L'Oxymore en armure entra dans les appartements de Sa Majesté aux côtés de Silvio et dès qu'elle aperçut l'Impératrice elle courba légèrement la tête, s'incliner étant une prouesse qu'elle n'avait pas spécialement envie d'exécuter.

    « Le reste de l'équipe nous attend dans le Hall. Si vous voulez bien nous suivre, Votre Majesté, nous n'avons pas de temps à perdre. »

    En effet, plus vite ils procéderaient à l'évacuation et rallieraient le bunker, plus vite ils seraient en sûreté. Et veiller à la sécurité de Sa Majesté et des dignitaires que les brigadiers rassemblaient au rez-de-chaussée était leur priorité.
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Message par Joséphine de Nosco le Mer 15 Sep - 15:16

Un sifflement strident perça les oreilles impériales de Joséphine de Nosco. Instantanément, son sang se figea dans ses veines, et la souveraine de la cité resta médusée quelques secondes. L’alarme. Elle ne connaissait que trop bien ce son, et les événements qui allaient s’ensuivre. Les Créatures. Encore une fois. Il n’était donc pas temps d’attendre, il était plutôt temps d’agir ! Reprenant rapidement le contrôle de ses sens, l’Impératrice se redressa, et se glissa dans la chambre attenante à son salon. Hors de question de sortir du Capitol habillée de la sorte. Ca ruinerait sa réputation.

Elle troqua fort rapidement son short (extrêmement short, bien entendu, elle n’était pas spécialement avide de vêtements longs lorsqu’elle était seule dans ses appartements, et ce en dépit de sa récente mésaventure avec sa brigade) contre un pantalon plus long et très moulant en tissu noscoien, enfila de hautes bottes jusqu’au genou en cuir noir et (pour une fois) sans talons, puis mit un haut à la noscoienne sous son long manteau de pourpre galonné de doré qu’elle n’aurait abandonné pour rien au monde.

Enfin, Sa Majesté s’arma convenablement. Quand on est l’Impératrice de la cité, on a un gros avantage sur tous les autres : on peut choisir les armes qu’on veut. Et en l’occurrence, Joséphine avait droit à pas mal de jolis calibres… Même si pour l’instant, un gros calibre ne serait pas franchement le truc le plus utile qu’elle puisse trouver. C’était encombrant. De petites armes précises, quitte à en prendre deux ou trois placées à divers endroits stratégiques du corps, étaient bien plus utiles et pratiques à défaut d’être tout aussi efficaces.

Elle sélectionna donc pour commencer un simple pistolet alpha, qu’elle possédait depuis belle lurette et qui ne lui avait encore jamais fait défaut. Deux grenades alpha prirent place dans une poche de son manteau rouge, et une autre arme à feu un peu plus conséquente que la première s’attacha à sa ceinture, sur la cuisse droite. Elle attacha ensuite le fourreau d’une épée alpha à l’apparence surannée autour de son manteau, prête à dégainer en cas de besoin. Enfin, elle s’accorda un court regard dans le miroir. Son apparence austère semblait ne pas en avoir pris un gros coup. Son élégance en souffrait davantage, mais ce n’était pas vraiment le plus important dans ce genre de situations, après tout.

Satisfaite d’elle-même, et se doutant bien, au vu de la dizaine de minutes qu’elle avait dû prendre à se préparer, que la Brigade n’allait pas tarder à débarquer dans le hall principal du Capitol pour escorter les hauts dignitaires de Nosco, la crème de la crème, le dessus du panier des Oubliés, Joséphine de Nosco retourna dans son salon, attendant bien tranquillement l’arrivée de son escorte. Certes, l’Impératrice ne manquait pas de courage, mais en ces temps troublés, mieux valait être bien escorté que pas du tout.

Il ne fallut qu’une minute ou deux aux brigadiers pour arriver. Au moins, elle pouvait se vanter de leur efficacité, tout en étant fière du degré de perfection auquel elle était parvenue avec l’aide de ses subalternes. La Brigade Impériale Noscoienne était sa création. Son chef d’œuvre. Et quel tableau de maître ! Deux Brigadiers, plus exactement un Second de Commandor et un Brigadier d’Elite, en armures alpha, vinrent lui faire la révérence tandis que Joséphine les saluait d’un simple, très simple signe de tête.

Lorsque des brigadiers débarquèrent, Joséphine constata avec étonnement qu’à leur tête n’était pas, comme d’ordinaire, le commandor Lorenzo, de la brigade de nettoyage. A sa place était le brigadier Silvio Anthelmios, le second anti-terroriste qu’elle avait elle-même placé à ce poste quelques temps auparavant. Au moins, elle ne risquait pas de se sentir menacée : il lui avait déjà sauvé la vie une fois et appartenait à cette catégorie d’âmes toujours prêtes à voler à votre secours.

Certes, le commandor Lorenzo était très dévoué lui aussi. Certes, il était l’un des meilleurs et à la tête de toutes les opérations d’évacuation en cas d’attaque. Mais quelle masse de muscles, et quelle absence de raffinement ! Pour être franche, n’eussent été ses étonnantes capacités militaires et l’habitude qu’elle avait de le voir, l’Impératrice se sentait toujours un peu mal à l’aise face à cette boule à zéro et à cet œil lacéré… Ce qui d’ailleurs était bien compréhensible.

- Bien, allons-y.. Pistolet en main, elle suivit les deux jeunes gens jusqu’au hall principal du Capitol. Une fois en bas, elle put remarquer que sa fidèle Maëva Romael avait troqué ses voiles habituels contre une cape à capuche, entre autres… Un peu plus loin, le fameux Traktueur semblait regarder dans le vide, son ordinateur portable coincé sous le bras droit tandis que le gauche tripotait nerveusement la crosse d’une arme alpha de catégorie A. Le commandor de la section judiciaire, une femme d’une quarantaine d’années, regardait fixement la porte d’entrée d’un regard assassin. Peut-être regrettait-elle de ne pas prendre part au combat ? D’autres encore attendaient, échangeait des regards un peu inquiets… Rien d’étonnant, en conclusion.

Surprise. Sept brigadiers. Pas tous d’élite, d’ailleurs. Il n’y avait donc que ça, comme escorte ? Eh ben… Il faudrait s’en contenter ! Mais on se débrouillerait, et la plupart des dignitaires noscoiens, sous leurs apparences d’intellectuels surannés, savaient encore viser et tirer avec une arme alpha. Au besoin, la plupart n’hésiteraient pas à aller prêter main forte à leurs brigadiers si besoin. C’était toujours comme ça. Par contre, le commandor Lorenzo ne leur faisait pas l’honneur de sa présence… Bizarre, ça. Mais bon, allez comprendre quoi que ce soit, avec lui…

- Monsieur le Second, nos vies sont entre vos mains. Partons. Remarquez que Joséphine prenait toujours un malin plaisir à donner les ordres, y compris ceux du départ, lorsque même le second ne l’aurait pas vraiment approuvée… Mais dans ce cas précis, il y avait une dérogation aux lois habituelles comme quoi l’Impératrice a à peu près toujours le dernier mot. S’il jugeait le danger trop important, ou le moment inopportun, le commandant des opérations avait le droit de refuser les ordres de l’Impératrice. Enfin, s’il en avait aussi le courage. Mais ça, ça dépendait beaucoup des cas…

Le petit groupe se mit en route, mélange hétéroclite de vieux dignitaires, de hauts conseillers, d’autres personnalités importantes parmi les scientifiques… Leurs attitudes étaient le plus souvent parlantes, et l’Impératrice, en bonne dirigeante, savait encore les décrypter plus ou moins. Mais chacun avait l’arme au point, le regard dur, les sens en éveil. Tous attendaient le moindre signe, olfactif, visuel ou auditif, de la présence d’une créature pour la dégommer au possible. Et l’ensemble, il fallait bien l’avouer, ne manquait pas de classe…

Quelques tirs résonnèrent, suivis de mugissements de bêtes blessées. Quelques créatures avaient été touchées. Aucune perte guildienne. Tant mieux. Le petit groupe avança encore, se fendant un passage souvent de gré, parfois de force. Et l’Impératrice, au milieu d’eux, en position centrale pour être la plus protégée possible, attendait avec hâte l’arrivée au bunker.
Joséphine de Nosco
Joséphine de Nosco
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Message par Shane M. Lewis le Ven 17 Sep - 21:57

    Propagande disait-on. On parlait de ça, on disait que ce n’était fait que pour faire peur, une farce, et rieur est bien celui qui en est auteur. On disait que c’était faux, qu’il n’y avait rien à craindre, que ça ne reviendrait pas, jamais plus. On avait fait de cette rumeur une affaire d’état, ça grandissait, de plus en plus de personne semblaient la connaitre. Pire encore, plus que de croître à l’échelle d’homme à homme, ça prenait de l’ampleur à l’intérieur même de ces personnes. Ils le sentaient tous, et de plus en plus. Et pourtant, ce n’était qu’une farce ? Tout un chacun essayait de s’en persuader, cette version, bien que déplaisante, était aussi la plus rassurante. Tous voulaient bien ravaler leur fierté et croire qu’ils avaient été trompés, si seulement on leur offrait la sécurité. C’était tabou, on n’en parlait pas. Celui à qui le mot franchirait les lèvres serait dévisagé de la tête aux pieds, passant aux rayons X, comme s’il avait dit une énormité. Car on n’en parlait pas. Cette rumeur était née de silences et de regards lourds dénués de joies. Elle s’insinuait en chacun sous la forme d’un peur, franchissant la mince frontière qui la menait vers la terreur. Galvanisés, tous étaient à cran. On les voyait serrer leurs dents, sous leurs airs d’insouciance. Ils paraissaient léger, sans poids sur les épaules, mais leurs yeux assombris par la crainte ne savaient pas mentir aussi bien qu’eux. Et plus que mentir aux autres, on cherchait à se mentir à soit même. Se persuader d’une chose qu’on savait pertinemment faux relevait de la folie pure et dure. Mais il semblait être préférable de plonger dans la folie que de céder à la panique. La folie était plus douce, le mensonge moins cruel que la vérité. Mais au fond d’eux même, ils le savaient, ce n’était pas en perdant la raison qu’on éloignait le danger.

    Syndrome de l’hallucination. Comme pour beaucoup de Brigadiers, Shane n’avait pas échappé à la règle. Baisse de la production des ondes alphas entrainait pas voie de cause à effet la remontée à la surface de ces créatures, objet de tant de silences. Il était arrivé à l’informaticien, au détour d’un couloir sombre, de croire en la présence d’une créature, et de sursauter. Effet de lumière, certainement. C’est ce qu’il se disait à chaque fois que ça lui arrivait. Une créature ne pouvait pas apparaitre comme cela et disparaitre presque instantanément sans l’avoir attaqué, n’est-ce pas ? Non, à force de l’ambiance pesante qui régnait dans le Quartier Général de la Brigade, Shane avait fini par comprendre ce qui se tramait. Les doutes étaient fondés. A tel point que tout ceci l’atteignait. La crainte surtout. Il sentait une boule dans son ventre. Et lorsqu’il pensait trop aux créatures, son imagination en matérialisait une, par un jeu de lumière et d’ombres. Bien souvent, Shane avait réalisé que la seule chose qui l’avait fait sursauter était un aspirateur ou un vêtement trainant sur le sol. Se blâmant lui-même de cette faiblesse, il se promettait de ne plus s’y faire prendre. Et cela revenait à chaque fois. Et il n’y avait pas que ses yeux qui s’amusent à lui faire des tours. Plusieurs fois, il avait cru entendre l’alarme, celle qui signalait le plus grand des dangers. Dans ces cas là, il fallait se réfugier, en retraite, dans l’un des bunkers de la Guilde. Evidement, lorsque Shane croyait entendre cette alarme, il sursautait à nouveau, mais un bref regard sur ses confrères qui ne semblaient pas avoir entendu la même chose que lui, lui fit maintes fois comprendre que son cerveau se jouait encore de lui…

    Y avait-il seulement une issue à tout ça ? Un moyen de faire taire le malaise. A de nombreuses reprises, Shane dut se ressaisir pour ne pas se laisser aller à des tremblements ou des hurlements, les comprimant en lui. Mais c’était comme de l’air qu’on enfermait dans une seringue dont on bouchait l’extrémité. On compressait l’air, on l’empêchait de sortir et pourtant, on en rajoutait et on en rajoutait encore. L’endroit serait bientôt trop petit pour accueillir tout ce monde. Cette compression aurait l’effet d’une bombe. On ne remplit pas un vase éternellement, il y avait forcément un moment où, cela finirait par déborder et sortir hors de soi. Shane connaissait ça d’ordinaire lorsqu’il entrait dans un espace clos. Il se sentait enfermé, il voulait sortir. Et là, il sentait une peur panique en lui qui le rongeait, grattant les parois pour pouvoir sortir. Heureusement, des années de claustrophobie avaient permis à Shane de développer un certain sens du self-control, ou plus simplement de la maîtrise de soi. Cette influence qu’il exerçait sur lui-même pour se calmer lui offrait la possibilité de monter par exemple dans un ascenseur sans se mettre à hurler et tambouriner les portes. Cette influence, il l’exerçait grâce à sa raison. En se raisonnant lui-même et en se prouvait par A+B que le déplacement d’un ascenseur à Nosco n’excédait pas plus de deux minutes pour les longs trajets, dans les étages les plus hauts. Pour le cas présent, Shane était devenu un véritable chronomètre pour mesurer le temps et dès que le temps dépassait ses attendes, il commençait à perdre les pédales. Néanmoins, il aura tenu un certain temps avant de perdre le contrôle de lui-même. Et aujourd’hui, il sentait que ce temps commençait à atteindre ces limites. II se sentait sur le point d’hurler une bonne fois pour toutes. Malheureusement, on l’enverrait se faire examiner au centre de psychiatrie du Sapienta, lieu dans lequel il préférait mettre les pieds le moins possible…

    Catastrophe imminente. On avait du laisser tomber les RAR et la majorité des déplacements d’un bâtiment à un autre se faisait par voie terrestre, à la surface de Nosco. Cela permettait à la fois de faire des économies d’ondes Alphas, mais aussi de garder plus en sécurité les habitants de la ville. Car il ne fallait pas oublier que les recoins sombres et humides étaient les lieux d’habitations de prédilection de ces très chères créatures. Il était à noter également qu’il y avait eu un rappel dans le journal officiel récemment publié. Cela concernait ce qu’il fallait faire quand l’alarme retentirait : se réunir, se faire rapatrier par les Brigadiers dans les Bunkers. Pas de surcharge, juste une arme alpha si on en a une sous la main. Tout le reste doit être abandonné. Shane, les yeux sur son ordinateur relisait encore ce passage du journal officiel reçu par mail une petite semaine plus tôt. Il soupira. C’était imminent. Il le savait. Tous le savaient. Mais personne ne voulait le croire. Et puis, personne n’en parlait, ça portait presque malheureux. Shane se souvenait de la fois où un brigadier trop bavard et probablement un peu trop alcoolisé avait soudain parlé des créatures de vive voix, et soudain, l’alarme avait retentit, glaçant le sang de ses orateurs, et notamment celui de Shane. Ce soir là, il en avait appris bien plus que dans toute une vie. Il avait été drôle d’entendre ce pauvre fou clamer tout ça à voix si haute. La description qu’il faisait des créatures était très affolante. Les gens autour de l’orateur avaient soudain pâlis à l’entente du récit. Certains avaient même songé le faire taire. Mais tous, plongé dans ce discours terrorisant, avaient manqué de courage à cet acte. Ce fut l’alarme qui le coupa. Et plus que d’en avoir appris beaucoup sur les créatures par ce buveur de vin, Shane les avait croisés pour la première fois, à la surface. Et cela répondait parfaitement et sans démentir les paroles de cet homme qui devait être en trin de cuver…

    Hypnotisme dans leurs yeux blancs. Shane en avait été troublé. L’alcoolique les avait dits aveugle, ce devait être le cas. Il les avait dits aussi extrêmement voraces, il ne s’était pas trompé. Plus tard, lorsqu’ils avaient repoussé les créatures dans les profondeurs de la ville, Shane s’était pris d’une prière solitaire et silencieuse : pourvu qu’ils ne reviennent jamais… Jamais… C’était son souhait, son unique souhait. Tout allait bien mieux sans l’intervention de ces créatures. Shane était un informaticien très doué dans son domaine de prédilection : le piratage. Bien qu’il manque de créativité bien souvent, il sait monter et démonter les choses qui sont créées. Ainsi il avait pu accéder à d’autres informations, par voie d’infiltration, que les autres habitants de la ville ne voyaient pas, pour la grande majorité d’entre eux. En effet, il était facile d’avoir accès au réseau alpha, on ne pouvait pas dire qu’il en soit de même pour accéder aux deux autres réseaux plus sécurisés de la Guilde. Et c’est là dedans que Shane avait trouvé des informations plus précises sur ce sujet dont personne ne parlait (sauf son alcoolique un peu bavard). En effet, ce ne fut que là qu’il apprit les diverses hypothèses sur ces créatures… La plus grande des hypothèses, et la plus probable, était celle d’expériences scientifiques ratées sur des hommes mais aussi sur des animaux, de virus destructeurs, mais aussi d’âmes errantes, probablement les plus inoffensives mais les plus rusées et par conséquent les plus dangereuses. Car il fallait avouer que les créatures ne semblaient pas être vraiment pourvues d’une quelconque intelligence. Ce qui les faisait marcher, c’était la chair humaine. Lors des attaques des créatures, l’acte était certes très sanguinaire et dévastateur, mais ce n’avait en rien d’un combat organisé. C’était peut-être la raison pour laquelle, on parvenait souvent à repousser ces damnés de là où ils venaient…

    Outre cela, on ne pouvait pas enlever à ces créatures leur férocité et leur solidité ! Tirer dans une créature résumait à la chatouiller. Shane avait été pris de court, lors de la précédente attaque. Croyant s’en être débarrassé d’une pour de bon, il en avait attaqué d’autres. Mais lorsqu’il s’était retourné pour surveiller ses arrières, il s’était retrouvé nez à nez avec la bestiole. Et il était certain que c’était la même, elle avait la même mâchoire pendante et sa balle était logée dans son thorax. Outre le fait d’avoir eu à la retuer une seconde fois, Shane avait poussé un hurlement terrorisé. Imaginez un instant que vous vous êtes persuadé d’avoir tué quelqu’un et de le revoir soudain ressortir d’outre-tombe et vous retrouver nez à nez avec votre victime… Qui n’a rien d’une victime en soi puisqu’elle est out ce qu’il y a de plus vivant ! La terreur s’était soudain infiltré dan le cœur de Shane ce jour. Mais comment on tuait ces bestioles là ??? ‘-Les armes alphas, Shane, sombre idiot !’ Il essaya, ça marchait. Il n’en croyait pas ses yeux. Sombre idiot si on voulait, mais on parlait tellement peu des créatures et par conséquent, on n’avait jamais vraiment évoqué le moment le plus efficace de s’en débarrasser sans les voir ressusciter terriblement derrière vous ! Comme tout le monde, ce jour là, il avait appris, il savait à présent… Mais il savait que ça aurait pu mal finir…

    Soucieux, il regardait encore ces informations qu’il avait glanées sur Bêta. Devant son ordinateur dans le Quartier Général de la Brigade Impériale, l’informaticien semblait en proie d’une lassitude troublée. Il avait peur certes, comme beaucoup. Il savait que tout pouvait très mal finir, il savait que l’alarme pouvait retentir d’un instant à l’autre. Il était 18 heures. La nuit ne tarderait pas à tomber, pas encore. Quelques derniers rayons d’un soleil artificiel semblaient les protéger encore d’une attaque surprise. Car la lumière solaire était l’un des points faibles de ces créatures. C’était la raison pour laquelle, on était plus vulnérables dans les SSD et pendant la nuit. L’obscurité était leur royaume. Et eux pauvres mortels, semblaient être là en toute illégalité… L’attaque était proche, il le sentait. Il n’était pas le seul. L’un de ses collègues à côté de lui sursauta soudain. Shane se pencha pour regarder l’écran de son amis pour voir ce qui pouvait à ce point le terrorisé… Mais il douta fortement que c’était cette jeune Noscienne à moitié nue qui devait lui faire faire des cauchemars ! Lewis ne tarda pas à le comprendre, son collègue était lui aussi en proie à des hallucinations passagères. Il avait du entendre l’alarme… Ce n’était que faux. Shane lui adressa un léger regard rassurant, comme pour lui dire ‘t’inquiète, mec, c’est que dans ta tête’. L’informaticien ne savait pas ce qui était le plus affolant exactement… Le fait d’attendre une attaque de créatures, ou se rendre compte que tout ça, c’était dans sa tête… ‘T’inquiète, mec, c’est que dans ta tête’ Il se le répétait encore quelques fois… Que dans sa tête, que dans sa tête.

    Enfin, il soupira. C’était devenu la méthode numéro un de Shane pour évacuer le stress grandissant. Il était 19 heures 30. Il devait faire nuit dehors. Et il ne savait pas pourquoi soudain, il n’avait pas envie de rentrer chez lui. Il savait qu’il passerait une nuit blanche… Qu’il ne parviendrait pas à trouver le sommeil cette nuit, trop agité par son esprit. Il n’oserait pas éteindre la lumière pour se plonger dans l’obscurité de la nuit. Il savait que son cœur se mettrait à battre fort, à tel point qu’il n’aurait pas le courage de sortir sa main de sous les couvertures pour allumer la lampe de chevet. C’était une nouvelle fois, son esprit et son absence de raison qui le pousserait à croire que sa main était plus en sureté sous un bout de tissu qu’à l’air libre où elle pourrait se faire happer par une créature affamée. C’était stupide en soit… Si une créature entrait dans l’Aedes, elle ferait bien des dégâts avant d’entrer dans sa chambre. Dégâts qui à coup sûr déclencheraient l’alarme de sécurité. Et puis, même avant cela, la surveillance de Nosco réagirait au quart de tour à la vue de ces ombres mouvantes. Mais… Plus de folie que de raison, ça laissait Shane perplexe. Il s’enfonça dans son fauteuil bien décidé à passer la nuit ici. Au moins, demain, son patron ne pourrait pas lui reprocher d’être arrivé en retard ! Lewis et soupira à nouveau. Sur son écran en hologramme, un forum qu’il connaissait bien pour avoir été de nombreuses fois hackée par un pirate rebelle. Mais cette fois-ci, la page d’accueil était saine et sauve. Il fallait croire que les rebelle avaient eux aussi d’autres chats à fouetter… Loin de les plaindre, Shane se disait que leur sécurité dans les SSD devait être vacillante en ces périodes de rupture dans la chaîne de production des ondes alphas. Car la Congrégation, seul point positif, répartissait toujours les ondes alphas et même en pénurie ! Ce qui voulait dire que les rebelles étaient en mode urgence ! Shane imaginait très bien ceux-ci entrait de se faire dévorer par les créatures… Il pensa même à Lian, cette jeune femme qui lui aurait tiré en pleine tête s’il ne s’était pas relevé à ce moment là… Et c’est avec l’image d’une créature décapitant la jeune rebelle que Shane commença à fermer les yeux, somnolant…

    -----

    L’alarme. Shane ouvrit les yeux, croyant qu’il rêvait. Mais ses yeux clairs ne quittèrent l’obscurité que pour trouver l’obscurité. Et l’alarme. Elle continuait, elle était bien réelle cette fois… ‘C’est pas dans ta tête, mec, pas dans ta tête’. Autour de lui, un mouvement collectif ne laissait plus de doute. L’électricité avait été coupée, le générateur de sécurité avait pris le relai. Mais l’heure était grave : leurs réserves d’ondes alphas avaient été épuisées, ou presque, trop pour garantir la sécurité. Et si l’alarme retentait en plus de la coupure d’électricité… Ca voulait dire que les créatures étaient là. Tout ce qu’il avait espéré de ne pas voir se produire avait lieu. Mais sa peur s’était envolée. Non pas qu’il ait trouvé soudain son autre lui, plus courageux et téméraires, mais parce qu’il devait absolument se concentrer sur autre chose que sur sa peur.

    « Shane Mael Lewis, Brigadier informatique, au QG. »

    Shane réalisa qu’il ne s’était pas encore levé de son siège, comme si la peur l’avait cloué sur place. Il réagit enfin, probablement le dernier, fallait pas lui en vouloir, le temps que ça monte au cerveau !

    Il quitta la pièce et alla en direction de la salle d’équipement. Il commença à enfiler une armure et se demanda s’il allait réussir à marcher avec ça, en la voyant. Au final, elle s’était révélée être assez légère et confortable. Les inventeurs de Nosco faisaient vraiment des choses formidables parfois… Il s’arma et pris un ordinateur portable qu’il alluma puis mis simplement en veille, prêt à utilisation. Voilà qu’il était prêt pour le combat… Et il avait envie de faire le mort soudain, peut-être qu’on l’oublierait, hein ? Qu’on le laisserait tranquille… Qu’on le ramènerait en brancard jusqu’au bunker… Mais, il finit par refuser cette idée, trop lâche à son goût…

    ‘Jonas, Hilary, Ashley, Denis, Georges, Shane, Mathéo, sous les ordres de Mathéo, affectés à la réparation de la pane e distribution des ondes alphas, Sanctuaire de Joshi.’

    Ah tiens, ce bon vieux sanctuaire… Enfin pas si vieux que ça puisque c’était le plus récent des bâtiments de la ville, mais il devait bien approcher du centenaire ! Quoiqu’il en soit, il suivit les ordres et prit un engin à moteur pour quitter le Quartier Général, direction le Sanctuaire. Tira avec une arme à feu alpha sur les créatures qui lui barraient le passage, l’informaticien arriva avec ses collègues rapidement à destination. Les yeux clairs de Shane observèrent l’architecture qui contrastait avait le reste des bâtiments de la ville. Il s’arriva près des lourdes portes dorées. Le dit Mathéo commença à discourir avec une certaine Myriam Arlion, l’une des prêtresses. Celle-ci était en charge de la production des ondes alphas. Et il fallait à présent vérifier les connections de terminaux. Dans la chapelle, il devait être trois informaticiens à se connecter au réseau d’approvisionnement en ces fameuses ondes. Le but était de diagnostiquer d’où venait la panne. Les autres brigadiers étaient restés dehors, à couvrir le sanctuaire. Shane n’avait jamais vu autant de personnes réunies dans la chapelle du lieu sacré. Les frères et les sœurs s’agglutinaient ici, entre les rangées.

    Les trois informaticiens exploraient encore les divers terminaux pour les ondes alpha, chaque centimètre carré, chaque machine, chaque système informatique était passé au peigne fin : il fallait absolument trouver le pourquoi de cette pane. Et le plus difficile dans cela, c’était certainement de collaborer avec les Congrégationistes. Car les informaticiens étaient obligés, en grande partie de travailler sur les données de la congrégation que Mathéo était en train de négocier pour obtention. Le trAvail serait encore long… C’était certain.

Shane M. Lewis
Shane M. Lewis
~ Brigadier Informatique ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigade Informatique
Âge réel : 10 ans
Âge d'apparence : 19 ans

Compétences
Mémoire:
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Compétence principale: Informatique
Niveau de Compétence: Maître

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Message par Ysmaël El'Hirajiri le Sam 18 Sep - 18:54

« Plic. Ploc.| »

Le curseur clignotait sur l’écran devenu éblouissant en cette fin d’après-midi. La lumière tombait en une auréole fade et peu naturelle, on aurait presque pu imaginer des pixels altérer cette scène qui dans l’autre monde avait dû enflammer tant de cœurs. Ici tout ça ne lui disait rien, chaque chose lui donnait la sensation que la ville n’était faite que d’artifices, sans aucune saveur. La nourriture, la nature, tout ce qu’il y avait autour de lui le laissait indifférent, même les hommes autour de lui semblaient n’être devenus que les pâles reflets de ce qui avait été la réalité.
C’était dur, c’était laid.

« Ce monde est faux. »

Terrible réalité. La vérité ancrée au fond de son cœur était la seule à abattre le malheur sur lui avec la force et la rapidité de la foudre.
C’était froid.
Comme un enfant apeuré il aurait aimé trouver un peu de réconfort dans les bras d’un être aimant mais ici il n’y avait personne. Il n’aimait pas toujours rester à la congrégation, il s’y sentait plus seul que jamais, incompris, laissé pour compte. Ces gens-là ils ne comprenaient pas que le gamin au fond de lui, celui qui les faisait tourner en bourrique fuyait à tout prix le fardeau qu’ils avaient eux la force de porter. Eux, ils ne savaient pas que l’ironie froide, que le tranchant de ses mots voulaient cacher la peur qui pesait dans son ventre et qui l’empêchait d’avancer.
Parfois il y avait des moments de bonheur, il aurait tout donné pour faire retentir un instant son rire cristallin, pour bavarder le sourire aux lèvres avec une vraie tasse de thé entre les mains. Mais les gens d’ici n’étaient pas toujours portés à rire.

« Salam alikoum.
Je m’en souviens. Il y avait ‘salam’ dans mon rêve. La ville aux murs blancs était si belle ; ici tout est noir. Dis, Allah, dans ce rêve, c’était moi ? Pourquoi au milieu des autres je marchais tout seul, j’étais détaché de cette vie qui me manque tellement maintenant ?
J’ai évité les autres jeunes gens qui m’appelaient. Je ne voulais pas les voir, je n’en avais pas envie, j’étais loin d’eux dans ma tête. Je ne me rappelle plus.
Tout était clair dans mon rêve mais maintenant la réalité a tout effacé. Balayés les souvenirs comme le vent emporte facilement le sable et efface tout ce qu’on avait écrit dessus.

‘Salam’ … c’est ma langue.

Et Joshi ? »


Ses doigts parcouraient facilement les touches, les mots s’enchaînaient sans qu’il cherche réellement à donner du sens à ses phrases. Inscrire ses pensées c’était difficile pour lui, il n’avait pas l’habitude, comme si c’était la première fois. Mais il ne faisait pas confiance à ses sensations.

« J’ai donné l’aumône aux mendiants. Je ne suis pas pauvre, je dois être riche. Mes vêtements, donner sans vraiment y faire attention… Je suis sûr que ces gens ne m’aimaient que pour toutes ces distinctions sociales, comment vouloir croire à autre chose ? Evident.
Où est ma famille, où sont mes amis ?
Allah, reviens, ne m’abandonne pas. »


Il appuya sa tête contre le mur où il s’était adossé. Il était sorti du sanctuaire mais ne s’en était pas éloigné, longeant simplement la paroi du plus beau bâtiment du Nosco. Et puis il avait eu envie d’écrire, en parlant avec lui-même il se sentait moins seul, c’était peut-être bête pour les autres mais il n’en aurait pas eu honte. Ce sentiment n’était-il pas provoqué par le regard sévère qu’on portait sur soi-même et qu’on voulait donner lâchement aux autres, comme une excuse ?
On l’avait peut-être trouvé ridicule quand il s’était lancé dans sa grande tirade devant les brigadiers, qu’il leur avait déclaré franchement une façon de penser qu’il n’était pas allé chercher bien loin ; il n’avait pas eu de remords, il s’était bien amusé là-bas. Les sarcasmes, la méchanceté, il aimait ça et ne s’en privait pas contre ceux qu’il ne jugeait pas comme des amis ou des alliés.

« Qu’est-ce que j’étais là-bas ?
Mon esprit n’est pas celui d’un enfant quand je combats par les mots ou avec mon cœur. J’anticipe. Les choses me viennent facilement. Naturellement. C’est le mot.
Je sais qui je suis. C’est tombé tout au fond mais une part de moi ne l’a pas oublié, le sais, retrouve ce qu’il faut au bon moment. Il y avait quelque chose avant Ysmaël.

Je suis Ysmaël El’Hirajiri. J’étais un habitant de cette ville blanche et lumineuse, je parlais cette langue, j’y étais heureux. L’histoire reviendra, ce qu’il s’est passé aussi. Maintenant je suis Ysmaël, j’ai une autre vie, une autre chance. »


Le jeune homme sourit en relisant les mots qu’il avait écrits. Oui, le futur s’ouvrait difficilement devant lui mais il y en avait quand même un. S’il était souvent mélancolique en ce moment il n’avait pas changé d’un poil, il était toujours le même, celui qui n’était pas du genre à se laisser abattre, à lâcher prise et à remettre son sort en d’autres mains.
On pouvait croire qu’Allah le faisait mais il le guidait juste spirituellement, c’était là qu’il puisait sa force et c’était à lui de se relever et d’avancer.

« La vie.
Je suis mort. Je suis en prison. Je suis dans le coma. Je suis dans Nosco et on me regarde. Les caméras. Un public ? Et si ce n’étaient pas les yeux de la brigade et de l’impératrice mais ceux des gens de l’autre monde ?
Riez alors, laissez donc les autres vivre pour vous, moi je m’en fiche. »


Son rire éclata dans l’air, un rire amusé des idées qu’il pouvait avoir. Allons, pourquoi ne laisserait-il pas à ce monde sa chance, quelle que soit l’ampleur de son secret ? Il n’était peut-être pas sur un chemin de non-retour, il fallait retrouver ses souvenirs mais il n’allait pas tomber dans l’extrême inverse de l’oubli volontaire ! Cette vie d’avant était révolue, il fallait chercher dans celle-là la force de plonger dans celle qui l’attendait. C’était sans doute la meilleure solution.

« J’ai bien une idée quant au prochain mauvais tour que je vais jouer… »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase.
Noir, d’un coup. Extinction des feux. Fin de l’émission.
Si ce n’était que son imagination débordante qui lui faisait penser à une telle chose, ça y ressemblait beaucoup. Ou peut-être n’était-ce qu’une blague de la part de sa royale et impériale altesse ou des ces crétins de brigadiers. Pour qui se prenaient-ils ceux là ? Eteindre comme ça, juste pour avoir le plaisir de perturber la fin de soirée des nosciens lambda !
Et l’alarme sonna, tranchant froidement le lourd silence qui s’était installé depuis un moment déjà, alors que la journée était partie pour se terminer tranquillement. Visiblement il avait pensé trop vite et ceux qu’il fallait accuser c’était les oisifs planqués derrière le mur où il était adossé, bien à l’abri, bien tranquilles.

Il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps pour qu’il se relève en un bond et éclaire les alentours de la faible lueur de son portable. Les yeux légèrement plissés il scrutait les alentours, on avait déjà failli le bouffer une fois, il ne se laisserait pas avoir une deuxième fois. Parce qu’il avait eu la merveilleuse idée de lire le journal il savait que l’alarme ne signifiait qu’une seule chose : l’arrivée de créatures en grand nombre sauf que cette fois ce serait bien pire qu’à son arrivée et il n’y aurait pas une Lian-coussin pour lui sauver la vie. Evidemment on n’avait pas cru bon de lui confier une arme alpha, il avait intérêt à rejoindre le sanctuaire illico presto sans plus s’attarder.
Ysmaël n’était peut-être pas du genre à garder un sang froid hors du commun mais il n’avait pas peur et savait autant réfléchir que réagir vite. Alors il s’élança, une main frôlant le mur pour être sûr de ne pas s’en éloigner, l’autre éclairant le chemin histoire de ne pas s’entraver ou de foncer dans un être putride qui ne trouverait rien de mieux à faire que de le transformer en un ysmhâché. Au moins sa viande devait avoir plus de goût que les machins clonés et modifiés qu’on leur faisait avaler et au final il comprenait que ces choses aiment se nourrir d’eux.
Manque de chance, il était trop doué pour se fourrer dans toutes les embrouilles du coin pour qu’un de ces trucs baveux et répugnant ne rôde pas au tournant. Elle était là l’araignée géante qui avait tissée la toile autour de la ville, les gros fils beiges qui ressemblaient à des cordes mais qui lui donnaient l’horrible impression d’être gluants et aussi collants que de la super glue.

Lui c’était moustique ZVX-280, dernière génération avec bonus rapidité et comme arme pique verbale, option portable en main.
Elle, c’était araignée d’espèce inconnue avec huit pattes et toute l’artillerie qui va avec, une sorte de combo avec la mante religieuse, du genre à bouffer tout ce qui bouge avant même qu’on ne comprenne ce qu’il s’était passé.

Heureusement le truc géant avait pris tellement d’options à la bourrin qu’il était plus lent que le dernier troll en date et tout ce qu’il trouva à faire fut de lui balancer son portable en plein dans ce qui ressemblait à un ventre et de se glisser entre lui et le mur – le plus éloigné de lui si possible – pour se mettre à l’abri. Il n’entendit qu’un « ouf » digne de tout être normalement constitué qui se prendrait un coup bien placé à cet endroit là.
Il fut content de pouvoir compter sur sa rapidité et sur son agilité, des lumières lui indiquaient qu’il se rapprochait de la porte où il aperçut les miliciens qui protégeaient l’entrée du sanctuaire au péril de leur vie. Non… Ce n’était pas les miliciens, c’était la brigade, ces gens qu’il ne portait pas spécialement dans son cœur, ne voyant en eux que des espions à la solde d’une dictatrice.

- Couvrez-moi ! Laissez-moi entrez ! Hurla-t-il dès qu’il fut assez près pour se faire entendre.

L’araignée était revenue à la charge, avec quelques copains en renfort, il ne voyait plus rien autour de lui mais sentait leur souffre putride glisser sur ses bras nus. Persuadé qu’il ne fallait pas s’éloigner du mur, il s’écorchait la main sur les aspérités des pierres sans vraiment y porter d’attention. Mais les brigadiers réagirent enfin, dégommant la créature qui n’aurait pas manqué de lui arracher le bras et quelques uns de ses acolytes.
Il dut aussi battre des records de vitesse, se jetant littéralement entre les brigadiers pour rentrer à l’intérieur du sanctuaire. Dans son élan il manqua de s’entraver et de s’affaler par terre et se retint de justesse à un pilier, soufflant un « merci » rauque à ceux qui venaient tout de même lui sauver la vie. Il maugréa qu’il choperait d’une manière ou d’une autre une arme alpha et qu’il ne serait pas prêt de s’en séparer. Manquer de se faire étriper deux fois par des créatures en si peu de temps ce n’était peut-être pas banal mais il n’avait pas l’intention que la troisième fois – car il y en aurait forcément une – se passe encore in extremis.

La majorité des congréganistes s’était réunie dans la chapelle, vu comme ça ils avaient l’air plutôt nombreux mais pour être là depuis assez longtemps il savait qu’il n’en était rien, il devait y avoir pas mal de citoyens proches qui avaient préféré se réfugier ici plutôt que dans les bunkers assez éloignés ; une brillante idée, visiblement. Les ondes alpha avaient eu l’air de s’être complètement volatilisées et vu le peu de temps qu’il avait eu pour se mettre à l’abri, il craignait pour le reste des habitants de Nosco. Et si cette pénurie se transformait en un véritable carnage comme lorsque Joshi et les autres avaient si peu de moyens pour se défendre ?
C’est alors qu’il aperçut trois autres brigadiers dans la chapelle, des informaticiens qui traficotaient quelque chose. Oubliant tout à coup ses craintes il s’approcha doucement, serrant sa main ensanglantée qui maintenant le lançait affreusement. Il murmura à l’un d’eux.

- Ne comptez pas découvrir le secret des ondes. Vous ne servez à rien ici. Vous n’avez pas votre place.

Il avait parlé si bas que seuls les brigadiers avaient dû entendre. Ses mots s’étaient faits piquants, méchants, il sifflait avec la même aisance qu’un serpent.
Le moment n’était peut-être pas approprié, on le prendrait peut-être pour un gamin qui n’avait pas à se mêler de ça mais il s’en fichait bien, ses yeux lançaient des éclairs, un regard qu’un enfant ne pouvait pas avoir.

Etrangement il avait l’impression qu’il ne se trompait pas, que la pénurie ne venait pas d’un court-circuit ou d’une autre chose dans le genre qu’on aurait pu facilement réparer. On ne lui avait pas encore enseigné le secret des ondes mais il avait tellement écouté et cherché à comprendre les demi-mots de ses congénères que pour cette fois son intuition relevait presque de la certitude.
Il pria Allah de les aider et se demanda ce que pouvaient faire les prêtres. Où était Allan ?
Ysmaël El'Hirajiri
Ysmaël El'Hirajiri
~ Nouvel Arrivé ~


Camp : Congrégation de Joshi
Profession : Frère
Âge réel : Réduit à quelques semaines
Âge d'apparence : Une quinzaine d'années, à vue d'oeil.

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Mémoire:
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Compétence principale: Combat à mains nues
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Message par Lian Grenfield le Mar 28 Sep - 0:30

Hj : [20:09:56] @ Lian Grenfield : je peux digresser un peu (mais moins follement) pour l'intrigue aussi?
[20:09:58] @ Silvio Anthelmios : vivement les vacances...
[20:09:58] Freya : et tu as fait un rêve sil ?
[20:10:04] @ Lian Grenfield : (quoique Silvio aura pas forcement à me lire)
[20:10:07] Freya : oui lian tu peux^^
[20:10:13] Freya : nosco n'est que disgression après tout lol
[20:10:14] @ Lian Grenfield : youhou! Very Happy

Dj:
Incroyable la malchance qui s’était accumulée au fur et à mesure… Lian n’aurait jamais pensé qu’une simple balade dans les souterrains comme elle en avait l’habitude aurait pu dégénérer à ce point là. Tout avait débuté… il y a environs cinq heures de cela, lorsque la rebelle s’était décidée à sortir du bunker, elle s’était habillée en conséquence, puis s’était équipée avec le matériel de conséquence, de quoi manger, boire pour survivre en cas de problème, ainsi que diverses armes alpha et non alpha… Car les rencontres n’étaient jamais déterminées à l’avance malheureusement. Statistiquement, un des super ordinateurs que possédait Rian aurait bien pu prédire avec plus ou moins d’exactitude quelles rencontres elle avait le plus de probabilités de faire. Côté cœur ? Vénus sera de votre côté, faisant battre votre palpitant à la chamade, attendez vous à de fortes émotions. Et le professionnel ? Vous risquez d’avoir besoin d’aide, n’oubliez pas les outils indispensables à votre réussite. Et surtout abandonnez un peu votre côté entêté pour coopérer avec vos rencontres. Votre forme du jour ? Vos efforts, votre vivacité intellectuelle et même votre gentillesse vous aideront à progresser. Il faudra simplement éviter de prendre parti dans un conflit sur votre lieu de travail. Toujours le même blabla pour dire la même chose : en fait nous n’avons aucune idée de ce qui va vous arriver dans le futur… Il n’empêche, juste avant de sortir, un des rebelles les plus âgés physiquement, un de ceux qui comme Yan Merling inspirait tout de suite la crainte et le respect, lui avait adressé la parole. Non, pas pour lui dire bonjour, bon appétit ou bon courage. Non, pour lui adresser un terrible avertissement. Il lui avait saisit le bras et s’était approché pour souffler d’une haleine un peu trop alcoolisée pour un début d’après midi : « Il se passe des choses pas claires ici… Je sens quelque chose… Ce n’est pas comme d’habitude… ». Le regard intrigué de Lian avait du l’inciter à continuer dans son délire. « Ils sont plus énervés, c’est évident… Sortir serait de la folie… ». Tout en acquiesçant de manière très insistante, Lian se libéra de l’emprise et se glissa loin du vieil homme à l’apparence de marin bourru. Etait ce parce que la barrière avait l’apparence de la mer qu’elle se sentait parfois si mal à l’aise en face de lui ? Ou juste parce qu’Inès devait encore avoir forcé sur le dosage de boisson non-hydraulique à donner aux membres de la confrérie. Après tout ce n’était pas une simple prédiction qui allait guider sa vie et ses choix, n’est ce pas ?

Ne plus jamais sortir seule. Voila la seule pensée cohérente avec « Cours ! Cours plus vite ! » que son cerveau semblait en mesure de produire. La question de savoir si Lawrence-George s’était servit de son instinct de marin pour avoir un tel flaire, viendrait bien plus tard. En attendant, laissez-moi vous expliquer quelque peu le parcours de la demoiselle, visiblement en détresse. Décidée à faire un tour dans les souterrains pour voir s’il y avait un quelconque problème quelque part, un chemin à dégagez par ici, une arme oubliée par un guildien par là… Toujours est il que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes merveilleux que construisait chaque jour Joshi lorsque la situation bascula une nouvelle fois. Des créatures, Lian en avait déjà vu de près, des moches, des laides, parfois difformes et déformés, ainsi que des effrayantes, des repoussantes et certaines même abominables mais jamais elle n’avait croisé un tel groupe… D’habitude ils se déplaçaient à plusieurs mais sans autant être… une armée ? Oui, vu leur nombre on pouvait les comparer à une armée de monstres s’apprêtant à ravager un bunker. A moins qu’ils n’aient un plan plus élaboré ? Lian ne voyait aucune ombre parmi les créatures mutantes, mais pour qu’un tel rassemblement se forme, ce n’était sans doute pas fortuit. Ses pensées semblaient s’accélérer sous l’effet de l’adrénaline et de la peur combinée, les battements de son cœur s’accélérèrent et elle tenta un retrait en douceur, espérant qu’elle ne serait pas vu, entendu ou sentie par une des créatures. Malheureusement à trop fixer les créatures pour s’assurer qu’aucune d’elle ne repérait sa présence, elle glissa sur un cailloux et tomba assise sur le sol, retenant entre ses dents un juron de douleur. La rebelle venait de se blesser légèrement à la cheville, c’était bien le moment. Elle s’empara de son arme alpha, dégaina au moment où les créatures se retournaient plus ou moins lentement dans sa direction. Elle eu tout juste le temps de se remettre sur ses deux pieds que déjà les monstres s’élançaient vers elle, toute griffes dehors. Quelques balles la frôlèrent, sans la toucher heureusement.

Trouver un bunker, ou tout du moins une sortie vers l’extérieur, même si cela signifiait arriver dans la ville de Nosco et se faire capturer par la brigade, c’était tout de même moins dangereux que de devoir affronter toutes ces créatures. Elle n’avait de toute façon pas assez de munitions, et pas encore assez de folie pour s’imaginer pouvoir tenir seule face à tant d’adversaires. Jusque là, elle avait couru le plus vite que ses jambes lui permettait, pour tenter de semer les créatures, s’éclairant de sa torche pour trouver son chemin, mais les créatures semblaient des plus motivées à trouver une proie et ne voulaient pas la lâcher d’une semelle, à chaque tournant, il lui semblait qu’une créature apparaissait, la forçant à prendre un chemin qu’elle aurait préféré éviter. Elle avait déjà vidé la moitié d’un chargeur alpha à tirer dans les monstres qui surgissaient où qui s’approchaient un peu trop près. De plus, comble du malheur, elle n’arrivait pas à contacter la base rebelle, sa radio semblait fonctionner mais le grésillement qui en sortait n’indiquait rien de bon. Il lui semblait pourtant avoir réussit à faire passer le message principal : « Attaque importante de créatures, interdiction formelle de sortir du QG ! ». Envoyer une équipe d’aide pour la récupérer était une tentative désespérée et dangereuse, et après tout, elle pouvait s’en sortir seule… tout du moins elle l’espérait. Après tout, elle était armée, connaissait plus ou moins bien le terrain et courrait d’une assez bonne allure. Il lui fallait seulement trouver un abri assez sur pour pouvoir tenir quelques temps. D’ailleurs, il lui semblait voir un passage qui d’après ses souvenirs menaient à la congrégation de Joshi, certainement l’endroit le plus sur en ce moment même, après le quartier général des rebelles! Se retournant un instant, elle tenta de repousser les créatures, lançant une grenade alpha dans l’étroit couloir qu’elle venait d’emprunter un peu plus tôt.

Rage d’attaquer pour tuer. Voila à quoi l’on pouvait résumer les créatures. Le début de leur existence n’avait jamais été daté, on ne savait que peu de choses à leur égard. Elles existaient depuis plus de deux cents ans, et la seule arme réellement efficace pour lutter contre elles se résumaient aux ondes alpha, création de Joshi, il y a maintenant deux cent trois ans. Rien de plus efficace n’avait été découvert depuis, les scientifiques travaillaient certes toujours à améliorer les armes, ayant peu à peu intégré les ondes aux pistolets, puis aux armes blanches. Lian n’osait même pas imaginer si les scientifiques de la guilde avaient dans leurs laboratoires quelques créatures dument capturés dans les sous-sols désaffectés, destinés à tester leurs recherches. Les rumeurs qui circulaient affirmaient qu’au vu de l’apparence humanoïde des créatures, elles seraient d’origine humaine. Des humains ayant probablement muté, suite à des expériences scientifiques. La rebelle préférait ne pas y penser, la science n’était pas vraiment son domaine, et elle préférait espérer qu’aucun des guildiens ne tentait des recherches trop poussés. Ils avaient bien d’autres tests à faire, plutôt que de modifier les hommes en fouillant dans leurs gènes. D’après son expérience dans les souterrains, Lian pouvait distinguer trois types de créatures, peut être en existait il d’autres, cachées encore plus profondément dans les sous-sols, mais pour le moment elle ne les avait jamais croisés, et préférait les éviter si cela était possible.

Innombrable était le premier groupe de créature, c’était celui que l’on croisait le plus souvent dans les souterrains, celui qui ressemblait le plus à des humains. De loin et dans le noir, ils ressemblent à de simple hommes et femmes… toutefois en s’approchant de plus près, on remarquait qu’ils avaient des déformations sur tout le corps, voir des malformations importante, comme des membres que ce soit un bras en plus, ou une jambe en moins, ou l’inverse. Impossible donc de les rater, leur laideur était épouvantable. Le pire était certainement l’air de folie furieuse qui se dessinait souvent sur leurs visages lorsqu’ils croisaient un humain, leurs yeux semblaient vouloir rouler hors de leurs orbites, et ils montraient les dents, bavant tels des animaux. Etait-ce la cruauté humaine ou la faim qui avait changé ces créatures en monstres cannibales ? En tout cas, mieux valait ne pas tenter une conversation civilisé… Vous risquiez d’avoir comme seule réponse une morsure ou une balle mal placée. En effet, malgré le fait d’être attirée par la chair fraiche, elles conservaient quelques capacités humaines, elles se déplaçaient debout pour celles ayant une apparence humaine, pour ceux ayant perdu une jambe, c’était le plus souvent à quatre/trois pattes, sur le sol. Cependant cela ne les empêchait pas de maitriser le maniement des armes blanches et à feu. Voila l’une des raisons pour lesquelles les rebelles ramassaient toutes les armes des brigadiers qu’ils trouvaient, s’ils ne le faisaient pas c’était les créatures qui le feraient et elles pourraient ainsi s’en servir contre eux. Ne parlons même des créatures possédant plus de bras qu’à la normale, elles arrivaient parfois à attaquer avec plusieurs couteaux ou épées, et il était alors bien difficile de les arrêter si l’on n’avait pas d’arme à feu. Les créatures humanoïdes, si elles ne trouvaient pas d’armes abandonnés, pouvaient aussi souvent se servir des rochers détachés des murs qui abondaient dans les souterrains sous des tailles diverses. Or, un caillou bien lancé pouvait aussi bien faire une arme redoutable. Heureusement, contrairement aux brigadiers, les créatures étaient moins dangereuses armées d’armes à feu que d’armes blanches… En effet, un autre de leurs caractéristiques physique était leurs yeux blancs. Le regard de Yan Merling était certes de la même couleur, pourtant il était expressif et calme, tandis que les créatures avaient des yeux fous… et aveugles. En tout cas c’était la conclusion qu’en tiraient les rebelles en voyant leur habilité à viser ainsi que leur attitude. Elles étaient restées trop longtemps dans l’ombre pour avoir encore une vision correcte, même si elles n’étaient pas toutes totalement non-voyantes. Malheureusement leur odorat et leur ouïe étaient assez développés en contrepartie pour en faire des ennemis mortels.
La première fois que Lian avait croisé ces créatures, elle était encore une brigadière de la guilde, en formation avec sa tutrice Ann-Juliett Taylor, elles étaient descendues dans les souterrains pour effectuer une mission confiée par la guilde, avec une dizaine d’autres brigadiers d’élites. Lian avait été équipée avant de partir d’un fusil de tir de type AMA-12, qui combine fusil a pompe ainsi qu’un rayon alpha, c’était surement l’arme la plus utilisée dans les souterrains. La novice en sortie dans les sous-sols s’était donc tenue à rester près de sa marraine, fusil à la main, lampe torche permettant de se repérer sur le chemin. Jusqu’à ce que dans l’ombre d’un couloir, elle braque sa lumière sur un individu de dos. Instinctivement elle avait lancé dans sa radio qu’elle venait de repérer un suspect, pensant que c’était un rebelle. Mais dès qu’elle avait ouvert la bouche pour parler, la créature car s’en était une, s’était retournée. Surprise totale et choc pour la jeune femme qui n’avait pas su réagir, se contentant de fixer les deux yeux blancs qui la fixaient et le visage souriant montrant des dents mal entretenus où l’on pouvait apercevoir des morceaux de chair récemment dévorés. Elle était restée figée sans un mouvement, alors que la créature attaquait, Lian savait qu’elle aurait du tirer, ou au moins fuir, mais elle en était incapable. Et puis soudain une explosion à un peu plus d’un mètre de sa tête, puis la cervelle de l’humanoïde qui vole en éclat, contre le casque qu’elle portait à ce moment là. La créature avait été stoppée net dans son élan, par un tir d’Angie, qui après s’être assurée qu’il n’y avait plus de danger et que le terrain était dégagée avait secoué sa filleule qui était restée si passive devant le danger. Elles en avaient ensuite parlé, malgré l’interdit et le tabou d’évoquer les créatures… Puis peu à peu Lian s’était habituée à tirer sur ces résidus d’humains.

Gare aussi aux brûlés et aux écorchés, la plupart n’ont plus de peau, et d’autres commencent à perdre leurs muscles, laissant apparaître leurs os. Ceux-là étaient loin d’être tous aveugles, au grand dam des humains qui croisaient leur route. Ils étaient certainement les plus agressifs, comme si tuer et arracher la chair d’être vivant, pouvait leur permettre de retrouver une apparence normale. Le seul avantage qu’avaient les rebelles et les brigades face à ces créatures, était que la puanteur provenant de leur chair en décomposition alertait souvent ceux-ci qu’ils risquaient de tomber sur ces créatures, ou alors sur un tas de chair en décomposition abandonné par d’autres créatures. Oui, il arrivait parfois d’être obligé de pataugé entre débris d’os, sang et résidus de chair pour atteindre un bunker très à l’écart par exemple.

Univers étrange de Nosco, toi qui bannis tous les animaux de ta ville, pourquoi avoir laissé entrer les insectes et quelques rares mammifères ? Le dernier groupe était certainement le plus étrange, tout aussi dangereux il se composait de xénomutants, facilement reconnaissables ils étaient des créatures animales ou bien humaines avec des caractéristiques animales. Ils étaient forts, rapides et souples, un instant ils étaient à un endroit et la seconde d’après, ils atterrissaient déjà un à deux mètres plus loin… Crocs impressionnant, griffes aiguisée et queues étaient leurs armes principales, ils n’utilisaient pas les armes traditionnelles, n’ayant pas l’intelligence pour. D’ailleurs les ombres ne semblent pas réussir à les contrôler vraiment, peut être n’ont-ils aucune prise sur leur conscience ? Malheureusement leurs carapaces permettaient souvent d’arrêter les balles, les armes alpha étaient donc la meilleur des attaques contre ces créatures. C’était ce genre de créatures qui avaient attaqués Lian et l’avaient défigurée. Elle avait alors appris la lâcheté des brigadiers qui ne l’avaient pas attendu, et la vitesse d’attaque des créatures xénomutantes. Mieux valait attaquer face à elles, ou courir vraiment vite.
La dernière catégorie de créatures était les ombres. Sans apparence physique, elles sont souvent les plus difficiles à repérer, elles sont inoffensives ou presque lorsqu’elles sont isolées, mais dès qu’elles croisent un autre type de créatures, leurs facultés leur permettent de les contrôler et ainsi d’être bien plus dangereuses pour les humains qui devaient faire face à une attaque organisée. Elles étaient les plus perfides, et contrairement aux deux précédents groupes, personne n’avait pour l’instant compris leurs motivations, puis qu’étant immatérielles, elles ne se nourrissaient pas de leurs proies. En tout cas, elles craignaient aussi la lumière, l’un des moyens qui permettait de repousser plus ou moins les créatures. Cela ne les affectait pas réellement, mais elles préféraient éviter de s’exposer au soleil, ou à la lueur d’une torche, sans doute trop habitués à la vie dans la pénombre.

Écoutant les bruits qui l’entouraient Lian courait toujours vers le chemin qui menait à la congrégation de Joshi. Sa seule chance d’échapper aux créatures sans tomber sur des brigadiers. Mais alors qu’elle se focalisait sur le bruit de ses talons claquant sur le sol de manière régulière, quand soudain le son atténué mais assez fort d’une sirène, elle trébuche et tombe une nouvelle fois. C’était l’alarme, celle de l’alerte aux créatures. La ville de Nosco était attaquée ! Instinctivement son cerveau se rappela des consignes qu’on lui avait données plusieurs années auparavant : mettre son oreillette, se rendre au centre d’équipement des bureaux de la brigade pour s’équiper, puis attendre son ordre d’affectation. Pour nosciens lambda, les consignes étaient les suivantes : abandonner tous les effets personnels, se munir d’une onde alpha et rejoindre au plus vite l’un des bâtiments permettant de rejoindre les rampes d’accès qui donnaient sur les bunkers de protection. Et une fois les portes de ces bunker fermées… il était interdit des les rouvrir, sous peine d’être accusé de haute trahison à l’égard de la Guilde et de Nosco. Bien sur il avait été prévu que les bunkers puissent résister plusieurs heures, voir quelques jours en cas d’attaque prolongée. Plongée dans ses pensées, Lian avait oublié l’état d’urgence, pourtant la sirène qui continuait de résonner fini par la tirer de ses pensées, alors que les créatures à ses trousses se rapprochaient dangereusement.

Et dire que c’était peut être elle qui avait attiré les créatures vers la surface… Non, elle avait bien vu, là bas dans les souterrains, les créatures s’étaient déjà assemblées avant qu’elle n’arrive. Ce n’était pas de sa faute, tout n’avait été qu’une suite de malchance. Peut être avait elle précipité l’attaque, mais elle n’en était pas la fautive. Les créatures avaient du sentir le manque d’ondes alpha, tout le monde l’avait sentit, depuis quelques jours la tension était importante et chacun s’inquiétait des conséquences d’une baisse si longue de la production d’ondes alpha. Lian jeta un regard à ses poursuivants, ils n’étaient qu’à une dizaine de mètre derrière elle, la jeune femme tourna à gauche, sachant que la porte qu’elle voulait atteindre était proche. Enfin sauvée, elle venait de mettre la main sur la poignée de la porte. Mais au moment d’entrer, elle se rendit compte que la porte avait été bloquée, sans doute dans l’espoir d’empêcher la progression des créatures ? En attendant elle était coincée dehors et… un coup d’œil dans son dos lui confirme qu’il lui était impossible de faire demi-tour, elle était dans un cul de sac, coincée entre une porte et une armée de monstres. Elle plonge la main dans l’une de ses poches, cherchant le passe donné par les congrégationnistes, qu’elle utilisait pour entrer par les passages secrets aménagés pour les rebelles. Entrant le passe dans le lecteur magnétique, elle attendit quelques secondes avant qu’un bip retentisse. Ce n’était pourtant pas pour annoncer une bonne nouvelle, le son produit indiquait en effet que l’accès était interdit. La panique gagna la jeune femme. Elle tenta une nouvelle fois d’insérer la carte mais sans succès. Lian savait qu’elle disposait de très peu de temps, avant que les créatures n’arrivent à sa hauteur. Sentant sa dernière heure arriver, elle se mit à prier Joshi, lorsqu’elle se souvint qu’elle avait une autre possibilité. Elle attrapa de ses mains tremblantes la carte qu’elle avait trouvée dans le carnet de note d’Allan Cadmun, peut être qu’avec des accès plus élevés elle aurait une chance d’entrer ? C’était de toute façon sa dernière chance. Elle s’y reprit à trois fois pour réussir à insérer la carte dans le lecteur magnétique, mais à l’instant même un bip approbateur confirma qu’elle avait bien fait d’essayer. Sa victoire fut cependant de courte durée, au moment où elle tentait de franchir le seuil une douleur violente se fit sentir dans son dos. Elle eut juste le temps de s’élancer dans la pièce, de tenter de se retourner pour envoyer à la créature un tir d’ondes alpha, puis de la repousser tant bien que mal pour refermer la porte d’un coup d’épaule. Elle venait d’enter dans le sanctuaire, l’effet des ondes alpha se faisait déjà sentir, la créature n’avait pas osé passer le seuil, sentant l’effet anesthésiant des ondes.

_________________
Nobody knows what he will need tomorrow morning: a good coffee or a coffin...
Lian Grenfield
Lian Grenfield
~ Bras Droit de Y. Merling ~


Camp : Confrérie de la Rébellion
Profession : Bras droit de Yan Merling, mini général de l'armée des rebelles
Âge réel : 15
Âge d'apparence : 20

Compétences
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Compétence principale: Armes à feu
Niveau de Compétence: Maître

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Message par Judikhael Wienfield le Mar 28 Sep - 23:36

Suite de l'Intrigue, selon votre groupe

Urgence délicate

Tous au bunker

Un trio explosif, paix à Joshi


Bon jeu à tous Wink

_________________
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La vérité, comme la lumière, aveugle.
Le mensonge, au contraire, est un beau crépuscule, qui met chaque objet en valeur.

Albert Camus
Judikhael Wienfield
Judikhael Wienfield
~ Guildien ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Haut Conseiller
Âge réel : 111 ans
Âge d'apparence : 30 ans

Compétences
Mémoire:
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Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

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