Bataille... de polochons!

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Bataille... de polochons!

Message par Lian Grenfield le Jeu 16 Sep - 14:02

La vie dans la base rebelle était plutôt calme et rythmée, il fallait dire qu’il n’y avait pas vraiment la place pour les divertissements, ni pour les amusements. Ils étaient tous coincés sous terre dans un espace pas si grand, et chaque jour ils tentaient de convaincre plus de monde d’entrer dans la rébellion… comme s’ils n’étaient pas déjà assez serrés dans leur boite à sardines ! Mais au moins l’ambiance était toujours animée, malgré les quelques conflits qui pouvaient éclater à cause de la proximité, heureusement ils n’étaient jamais grave. Chacun avait plus ou moins sa petite vie et ses habitudes, une vraie fourmilière qui était organisée. Mais parfois un grain de sable pouvait rouer la machine, l’empêcher de tourner rond et changer les habitudes. Ce grain de sable avait un nom et un prénom, qu’il ou plutôt qu’elle avait choisit à son arrivée à Nosco : Artémîa Elisian. La cause de ce désordre ? Virulino, surnom que c’était donné Rian McGregor. Yan avait confié une mission simple à l’informaticien, aller vérifier l’état d’un transmetteur rebelle non loin des boutiques, ne pas se faire repérer et rentrer au plus vite… mais celui-ci avait croisé la congrégationniste et n’avait rien trouvé de mieux que de la prendre en otage. La prêtresse s’était donc retrouvée dans le quartier général des rebelles, presque un honneur. Après tout, elle était bien traitée, contrairement à tous ceux qui étaient passés là avant elle et qui n’étaient pas des rebelles. Ne parlons même pas de Judikhael Wenfield, qui avait subit des tortures mentales pendant de nombreuses semaines. Non, Artèmîa était privilégiée car c’était une congrégationniste et donc qu’elle n’était pas une ennemie, et que les rebelles ne tenaient pas à se brouiller avec ceux qui leur fournissaient leur seule arme contre les créatures, et leur moyen de rester en vie dans les souterrains : les ondes alpha. De plus, la gente demoiselle a conquit les esprits par sa politesse et sa gentillesse, grâce à tout le tact et la diplomatie dont elle déploie les efforts à chaque fois qu’elle ouvre la bouche pour s’exprimer. De plus du haut de ses un mètre soixante-cinq, et avec son air angélique, tous les rebelles avaient envie de la protéger et de lui montrer les côtés positifs de leur vie.

Cependant Artèmîa n’était pas non plus autorisée à faire ce qu’elle voulait, certes elle avait accès à toutes les zones non sensibles de la base, mais elle était toujours accompagnée, ce qui ne semblait pas non plus la déranger outre mesure. Elle semblait plutôt sociable et contente d’avoir un guide pour lui expliquer les détails de la vie d’un rebelle, un vrai ! Certains n’hésitaient pas à en rajouter un peu d’ailleurs, histoire d’impressionner la belle. Bref, la routine quotidienne était cassée, et c’était tout à la joie des rebelles, surtout des femmes de la base qui accueillait la nouvelle venue dans leur dortoir et pouvaient ainsi passer des heures à discuter avec elle de la vie en surface. Le message avait été cependant passé d’éviter à tout prix de donner à la prêtresse des informations qu’elle pourrait utiliser contre les rebelles. Yan Merling voulaient que chacun reste respectueux et agréable avec leur « hôte» mais pas au point de mettre en danger les secrets rebelles !

Rian devat certainement « Avoir plus de vies que Moquette », car malgré tout lors de ses différentes missions effectués à la surface, il s’en était toujours bien sorti. Cependant cette mini prise d’otage donnait une bonne excuse à Lian pour chercher Rian. Elle avait donc attendu l’après-midi, lorsque celui-ci était connecté à son ordinateur et que tous les membres de la confrérie étaient occupés, pour s’introduire dans le dortoir des hommes. Elle avait trouvé des punaises, mais sans savoir encore comment elles allaient pouvoir les utiliser… Et puis hier, Inès s’était piquée dessus, et avait ralée pendant quelques minutes que ces punaises étaient dangereuses, et plus piquantes que les épines d’un cactus. Il n’en fallait pas plus à Lian pour développer son imagination et faire éclore un plan machiavélique… Profitant de l’absence de témoins dans le dortoir des hommes, la rebelle avait étalé quelques punaises dans le lit de ce cher informaticien. Il risquait d’être fort surpris en ce couchant le soir même, d’avoir mal, mais pas de se blesser réellement.

Une fois sa mission accomplie, elle se mit à la recherche d’Artèmîa et d’Inès, qui l’accompagnait. Elle fit le tour de la base, mais ce fut finalement dans les dortoirs qu’elle les trouva, Inès expliquant en détails les recettes de ses inventions culinaires. Lian partie s’asseoir sur un des lits du dortoir écoutant ce que racontais les deux jeunes femmes. Soudain, sans qu’elle sache pourquoi ou à cause de quoi… Elle se reçu un oreiller en pleine tête, sous le choc elle tomba sur le lit. Qui avait déclenché la bataille de polochons ? Elle n’en avait aucune idée… Une seule chose était sure, il fallait se venger et continuer cet amusant combat. Attrapant d’une main l’oreiller qu’on venait de lui lancer et de l’autre celui du lit sur lequel elle était, elle se releva rapidement et les lança l’un sur Inès, et l’autre sur Artèmîa. La gentille diplomate de la congrégation entrerait elle dans le jeu, ou resterait elle pacifiste ? profitant de l’effet de surprise de son attaque, elle se rapprocha du lit le plus proche, pour prendre de nouvelles munitions de coussins et se rapprocher de ses cibles.

Oui les rebelles devaient souvent affronter créatures ou brigadiers dans des combats réels et mortels, c’est pourquoi il était souvent utile voir même nécessaire de lâcher un peu la pression et de s’amuser. Les habitants de Nosco n’avaient pas tous beaucoup de souvenirs, selon leur date d’arrivée, il fallait donc bien qu’ils trouvent un moyen de s’en fabriquer certains d’heureux et d’amusant. Autant que ce soit avec de doux et agréable oreillers et dans une pièce où ils ne craignaient rien, à part les soupirs de Yan s’il les voyait si inactifs.

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Re: Bataille... de polochons!

Message par Inès Dunkel le Sam 18 Sep - 3:29

Du stress lié au confinement ? Inès ne le sentait pas. Ou du moins, elle ne le montrait pas. Pour que ses confrères ne soient pas poussés par l'ennui à créer quelque confit nouveau entre eux, elle se chargeait personnellement de l'animation. Cela pouvait consister en peu de choses. Raconter des bêtises dans un coin de bunker, par exemple. Mais cela pouvait aussi être coller une photo de Virulino avec une bulle de BD lui faisant dire n'importe quoi sur tous les murs, avec l'aide de quelques camarades. Bon, les bruits allaient trop vite, et elle s'était faite tirer les oreilles, mais c'était pour la bonne cause. Et elle n'avait pas non plus attenté sérieusement à l'image de son confrère.

Mais ces derniers-temps, quelqu'un avait osé voler la vedette à Inès ! On ne parlait que d'elle ! Congrégationniste, presque en touriste en ces lieux, qui trainait parmi eux comme sur la plage. Inès n'avait pas vraiment comprit pourquoi elle était là, ses sources n'étant jamais sûres. Elle avait donc décidé d'aller voir par elle-même cette chose qui intriguait tant ses camarades…
Galopant dans les bunkers, elle l'avait vite trouvée. Petite dame, frêle, dans ce monde de brutes, elle avait ce charme qu'ont les êtres purs. Inès resta un moment à l'observer, au loin. Cette… Arfêbia devait être un petit ange. Le genre de personne que l'on aimât protéger. Ou torturer, selon les névroses. Mais Inès n'avait rien contre la congrégation, donc ça serait protection.
Et en attendant, faisane de connaissance.

Elle était venue, naturelle, vers Artèmîa, toute sourire. elle lui avait serré les mains, d'une poigne vive, en se présentant. Inès Tremis. Elle avait commencé à lui poser quelques questions, sur elle, ce qu'elle faisait ici, comment elle passait le temps… Et allez savoir comment, Inès arriva à lui proposer de lui montrer un de ses bricolages qu'elle avait laissé au dortoir. Le bricolage n'était rien de moins qu'une mini-catapulte bidouillée en…choses... récupérés auprès des camarades. Ca ne servait à rien. Mais Inès s'était bien amusée à faire ce petit truc. Elle expliqua alors qu'il manquait de la peinture pour que le résultat soit vraiment intéressant.
Sans transition, je vous parle du dortoir des filles. Pourquoi ? parce que je n'ai pas envie de vous rapporter tout ce qu'Inès put dire à Artèmîa sur la nourriture des bunker et ce que les rebelles faisaient au quotidien pour gaspiller le moins possible, ainsi que les questions qu'elle posa à son invitée sur les habitudes nutritives des congrégationnistes (ah, si Silvio était là…). Ce dortoir des filles, donc. C'était une petite pièce où s'alignaient les lits superposés. Quelques-uns. Et des placards pour les affaires personnelles. Inès, elle, dormait sur un lit "du dessous", et posait quelques affaires sur le lit "du dessus", non-occupé. Elle aimait bien cette place. Lian était juste à côté…

"-…Et après, on pensait les découper en tranches, et les saupoudrer sur nos plats, mais on s'est dit que c'était peut-être lourd à digérer."

C'est ce que disait Inès lorsque la fameuse Lian entra. Oui, Inès avait réussi à dériver sur les explications de plaisanteries rebelles. Et là, ce n'étaient pas des carottes que l'on coupait en tranche. Non, pas des monstres non plus. Oui, des guildiens. C'était vil, c'était hyperbolique, ça faisait rire Inès qui avait presque oublié le camp d'Artèmîa et la possible sensibilité de cette jeune fille.

"- Nan mais rassurez-vous, mademoiselle, on ne les a pas mangés, on s'est contentés de les découper en tranches… Oh, bonsoir, Lian ! Comme tu peux le constater, je montrais ma maquette à cette charmante demoiselle !"

Le regard d'Inès s'attarda un peu sur le visage de Lian. Tiens ! Elle semblait comme… Pensive. Mais, elle ne l'écoutait qu'à moitié !

"- …Je lui expliquais que c'était un très bel objet, fait en balles d'entrainement usées maintenues ensemble par de la colle mise à séchée pendant deux heures. De plus, ceci a été peint afin d'obtenir une couleur uniforme…"

A priori, là, Lian ne l'écoutait plus. C'était le moment rêvé pour l'embêter. Dans le regard d'Inès avait scintillé une lueur maligne. Elle offrit à Artèmîa un sourire complice.

"-…Et je lui disais qu'il fallait se méfier de cet objet car malgré son apparente petite taille.."

Elle mit un oreiller dans la catapulte. Et catapulta.

"-Il demeure assez puissant!"

Elle éclata de rire, fière d'elle. L'image de Lian, un coussin sur la tête… Excellente ! Jouissive ! Voir cette chose s'écraser mollement sur la tête de sa supérieure… Excellent, vraiment !
Mais avant qu'elle puisse comprendre quoi que ce soit, son rire fut étouffé par ce qui fut jadis son arme. Elle posa rapidement sa catapulte à terre et, voyant Lian si proche, comprenait qu'il s'agissait d'une contre-attaque ! Eh bien, pas si fatiguée que ça, alors ?
Inès ne pouvait s'empêcher de rire. Mais elle réussit tout de même, entre deux gloussements, à se redresser pour pousser Lian sur le lit et…Tenter de l'y maintenir. Oubliant qu'elle avait autant de force qu'un moucheron, comparée à elle. Mais elle tenta tout de même, en s'asseyant sur elle.

"- Mademoiselle Ardévia ! Angie ! Vite, des munitions !!!"

Car naturellement, les deux autres étaient de son côté... Et au taquet pour balancer les munitions.
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Artèmîa Elisian le Mer 6 Oct - 23:25

Quelle drôle de balade vraiment ! Qu'elle drôle drôle de balade, elle était avec les rebelles depuis un moment maintenant, les jours se confondaient les uns après les autres et elle n'avait aucune idée du temps qu'elle avait déjà passé dans cet espace clôt et étrange, tout se confondait et c'était à la fois déconcertant et un peu effrayant quand on y pensait et heureusement elle avait tant de chose à penser qu'elle ne réfléchissait plus à la pendule, pour elle il y avait jour, nuit et le reste n'avait pas d'importance puisque de toute façon elle n'avait presque rien d'autre à faire que ce qu'elle se contraignait à faire tout les jours c'est à dire parcourir les couloirs, discuter avec les personnes présentes, avoir quelques nouvelles puis se laisser tenir compagnie par Inès ou, un peu plus rarement, Lian... Après son arrivée qui était tout sauf préméditée elle devait bien avouée qu'elle avait été perdue face à ce lieu qu'elle ne connaissait pas, où certaines zones étaient interdites et où tout le monde semblait sur le pied de guerre, bon c'était normal après tout ils se battaient contre la guilde mais pour une pacifique petite prêtresse ayant l'habitude de son cocon et d'être admise dans les moindres recoins d'un lieu ça avait quelque chose de profondément blessant, d'autant qu'elle était loin d'être une ennemi ou une espionne mais après tout elle ne pouvait pas grand chose contre tout ça. Elle avait donc peu à peu découvert cet environnement d'apparence peu accueillant mais qui pourtant, une fois apprivoisé, recelait des tas de choses chaleureuses si on se donnait la peine et qu'on était ouvert d'esprit... et plus que tous c'était les personnes qu'elle rencontrait qui lui tenait à cœur, des personnes très gentilles, adorables pour certaines, d'autre simplement polies, d'autre protectrices... c'était comme un grand jardin avec des fleurs colorées et diverses comme un arc en ciel, elle aimait les jardins mais le jardin humain de la guilde était gris et celui du sanctuaire parfois trop cérémonieux et renfermé, elle aimait bien les rebelles, même si son Khael était de la guilde et n'aimait pas les rebelles, il les traquaient après tout, mais tout comme elle n'abordait pas ses opinions avec lui il faisait de même et elle était libre d'appréciait qui elle voulait y comprit des rebelles si ça lui chantait.

Elle se rappelait la première fois que Inès était venue lui parler, elle avait d'abord cru à un jeune homme de loin, et n'en avait pas fait de commentaire bien entendu, mais une fois passé le mal être du premier contact et la prise de courant tout allait pour le mieux, c'était quelqu'un d'énergique et d'enthousiaste même si elle semblait plus crue et plus dure qu'elle même... elle avait parfois du mal à suivre même si elle ne montrait rien et était toujours ouverte et souriante, l'entrain de la rebelle lui donnait du courage lorsque sa santé défaillante refaisait surface, elle l'admirait en un sens, elle aurait donné beaucoup pour être aussi débrouillarde et vive, elle qui était capable de se briser quelque chose en tombant de quelques marches... ses questions un peu décalées et en cascade la faisait rire, elle répondait avec plaisir et s'amusait beaucoup, elle aimait bien que Inès lui tenait compagnie, la monotonie n'était jamais de mise et il y avait toujours de nouvelles sources de rire, un rire qui éloignait les idées noires, qui chassait peur et doutes, on dit que le rire est le meilleurs médicament du monde, elle voulait bien le croire, même l'idée des créatures presque voisines s'envolait quand elle riait, c'est vraiment le paradis.

Toujours était il qu'elle se trouvait présentement dans le dortoir des filles, en compagnie d'Inès et en train d'examiner un engin qui ressemblait à une petite catapulte tandis que son interlocutrice parlait de cuisine de guildien, au sens propre du terme, ce qui la faisait doucement sourire, pas sur le sujet en lui même mais plutôt sur ce que Khael en aurait dit si il avait entendu ça... elle imaginait vaguement l'expression du commandor et avait une folle envie de pouffer de rire, devant se retenir en serrant les dents, elle ne voulait pas donner l'impression de se moquer de sa compagne d'autant que celle ci était vraiment adorable.

Elle releva le nez en voyant Lian entrer et l'aurait saluer sans son air pensif qui lui donnait envie d'en savoir d'avantage, son obsession altruiste refaisait souvent surface ici et c'était parfois peu indiqué mais de toute façon elle n'eus le temps de rien que la jeune femme se trouvant près d'elle avait déjà catapulté un coussin sur sa supérieur sous les yeux ébahit de la prêtresse qui ne savait plus où se mettre... avant de recevoir elle même un oreiller en pleine tête, lui arrachant un petit cri et la faisant bondir de coté pour essayer de se cacher un peu tandis que les deux autres se lançaient dans une bataille de polochon endiablée.

Elle ne savait pas trop quoi faire, participer ou compter les points ? Finalement elle eu un grand sourire en entendant Inès qui l'appelait, même si celle si écorchait encore son nom, et attrapa deux coussins, un dans chaque main et les abattit de toutes ses maigres forces sur la tête des deux lutteuses en riant aux éclats avant de bondir pour en chercher d'autre, et surtout pour éviter une possible contre attaque, prenant juste le temps de ranger son diadème dans une de ses poches histoires de ne pas le perdre, elle attrapa la première chose molle lui passant sous la main et sauta sur Inès en poussant un grand cri de guerre...
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Ann-Juliett Taylor le Sam 9 Oct - 16:01

    Elle s’écroula par terre, un instant, lorsqu’elle rentra de mission, le souffle coupé. Non qu’est ce qu’ils étaient pot-de-colle ces brigadiers !!!! Allongée, son dos était contre la froideur du sol et sa poitrine montait et descendait à chacune de ses respirations. Ses yeux gris se fermèrent. Cinq minutes plus tard : réveil. Bon, ce n’était pas tout, mais elle n’allait pas passer sa vie là ! Elle se redressa lourdement. Sa respiration avait pris un rythme plus régulier et la froideur du sol l’avait rafraichie. Un léger vertige et elle se frotta les yeux. Elle avait l’air d’une alcoolique qui venait de tomber sur le sol et qui regardait les alentours d’un air ahuri. D’ailleurs, on la regarda de travers, mais la jeune femme haussa les épaules :

    « QUOI ??!! »

    Pesta-t-elle contre eux, dans un hurlement farouche. Angie, ou le dragon. Autant dire que tant qu’elle était à la surface, autrefois, elle était timide et silencieuse. Maintenant qu’elle avait rejoint la Confrérie, elle était beaucoup plus expressive… Trop ? Oui. Surement. S’en était parfois (souvent) infernal. Elle se releva et regagna les douches en trainant des pieds. Non pas qu’elle n’aimait pas prendre sa douche, mais c’était plus pour faire du bruit inutile et titiller ses confrères qui avait besoin d’un peu de silence. Enfin il ne fallait pas lui en vouloir, elle s’amusait avec ce qu’elle pouvait !

    Bref, direction les douches, elle avait saisi une serviette au passage et des sous-vêtements dans sa chambre. Elle trouva Lian occupée silencieusement, elle n’osa pas la déranger et repartit. Une bonne douche. Sous l’eau, la jeune femme resta sans bruit à essayer de se détendre. Elle voulait aller dormir et se reposer. On ne pouvait pas vraiment choisir la température de l’eau, ça venait comme ça venait, et puis c’est tout… Elle éteignit l’eau et saisit une serviette. Elle commença par se sécher les cheveux et le visage. Elle enfila ses sous-vêtements propres et réalisa : elle n’avait pas pris d’autres vêtements… Elle avait donc deux solutions : remettre ses vêtements sales ou allez en chercher d’autres dans les dortoirs des filles. Etant donné qu’elle n’y avait vu que Lian et que celle-ci était sa filleule, il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Elle sortit donc des douches en sous-vêtements de dentelle couleur taupe direction les dortoirs…

    Sauf qu’en arrivant, elle constata que Lian n’était plus la seule occupante. Il y avait aussi Inès (bon là, passe encore, Angie n’était pas pudique) et… Artémia ! Ann-J fit de gros yeux, sortant de ses orbites et devint blême. Bataille de polochons ? Certes, elle avait peut-être 140 balais, mais… Elle saisit deux coussins, un dans chaque mains et sauta dans le tas, en sous-vêtements et en hurla :

    « BAAAAAAAAAAAANZAÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏ !!!!!!!! »

    Elle frappa qui elle pouvait avec les polochons, elle écrasait elle ne savait trop qui sous son poids… Lian ? Oui, peut-être, ce devait être elle. Elle abbati une nouvelle fois son coussin sur la tête d’Ines et l’autre sur Artémia (donc par déduction, elle était assise sur Lian).
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Lian Grenfield le Jeu 11 Nov - 14:23

hj: désolé du temps d'attente et de la réponse pas si bonne, mais j'espère qu'elle vous conviendra Wink

L'amour est un coussin douillet et une épée posée sur la gorge.
Shan Sa, extrait de Alexandre et Alestria

Rectangulaire ou oblong, à billes ou à plumes, blanc ou à rayures, moelleux ou dur, vieux ou neuf, petit ou grand… appelé traversin, édredon, coussin, oreiller ou polochon. Chacun a sa manière de dormir, sur le dos, sur le côté, sur le ventre, assis ou la tête en bas comme une chauve-souris. Certains préféraient dormir sans oreillers pour soutenir leur encéphale, tandis que d’autres dorment avec deux voir dix oreillers différents. Beaucoup apprécient de s’endormir dans les bras de leur bien aimé prince ou princesse, profitant d’un bras, d’une jambe pour s’en faire un agréable coussin. Quelques-uns profitent du fait de tomber dans les bras de Morphée avec une peluche, ou un doudou, pour l’utiliser comme élévateur de cerveau, pour ainsi s’élevé plus haut et aller plus loin dans leurs rêves. Les hommes aiment baver sur leur polochon tout en ronflant, tandis que les femmes les recouvrent de tissus de couleurs multicolores et de fanfreluches. Nos pauvres oreillers sont bien maltraités, mais comme vous le savez, qui aime bien, châtie bien. Nos traversins, confidents de nos rêves ainsi que de nos cauchemars.

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.
Bertolt Brecht

Alors que quelques minutes plus tôt elle était perdue dans ses pensées, concentrée sur sa réflexion personnelle en ignorant le monde qui l’entourait, Lian était maintenant pleinement consciente de la situation. Contexte qui voulait que la pourtant fine et mince Inès ai réussie à la bloquer sous elle sur le lit, et lui envois un nouveau coussin en pleine tête. Le doux polochon s’écrasa comme au ralentit, les plumes à l’intérieur du tissus s’écartant en entrant en contact avec le crâne de la rebelle. Elle entendit aussi un cri « BAAAAAAAAAAAANZAÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏ !!!!!!!!». Puis soudain elle sentit l’un des bords du matelas être contracté par l’arrivée d’une nouvelle personne sur le lit, puis sur elle-même. Voulant tenter de lutter, Lian essaya d’attraper à l’aveuglette un oreiller, mais elle ne trouva qu’un pied ! Qu’importe, agrippant fortement la cheville qu’elle avait réussit à récupérer, elle s’aperçu que la personne ne portait pas de chaussettes. Tant mieux cela serait plus pratique, elle en profita donc pour faire des chatouilles et sa victime, espérant ne pas trop de faire taper en retour, car elle ne pouvait pas vraiment bouger pour se défendre. Soudain, entre deux polochons volant, elle aperçu une petite culotte taupe, et de longues jambes… Depuis quand cette bataille s’était transformée en strip-tease ? Elle espérait qu’aucun homme ne rentre dans le dortoir, sinon elles allaient devoir s’expliquer… Lâchant le pied qui se débattait, elle chatouillait à présent Inès ou quelque soit la personne qui était à présent à portée de ses mains.

Lian espérait fortement que le lit ne craque pas sous le poids cumulé des combattantes, dont elle ignorait maintenant le nombre. A qui appartenait donc ces sous-vêtements couleur taupe ? Elle croyait se souvenir de les avoir déjà vu mais… Au moins Artèmîa ne pourrait pas se plaindre du manque d’ambiance chez les rebelles.

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Re: Bataille... de polochons!

Message par Inès Dunkel le Dim 14 Nov - 14:51

Inès avait eu raison sur un point: Artèmîa et Angie étaient prête à balancer les munitions. Là où elle avait eu tort, c'était en pensant qu'elles seraient toutes contre Lian.
Elle venait de se prendre un oreiller sur la tête. Ah ben super, merci du soutien ! Ma petite blonde éclata tout de même de rire en subissant ces attaques, et en pensant à la trahison de ses camarades. Angie était un peu plus pardonnée qu'Artèmîa. Pourquoi ? Parce qu'elle était en sous-vêtements. Et Inès pardonnait toujours mieux à celles en sous-vêtements. Mais d'ailleurs... Pourquoi Angie était en sous-vêtements ? Elle se baladait souvent aussi peu vêtue ? ...Ah non, ne croyez pas qu'Inès trouvait cela inconvenant ! C'était juste surprenant... Vous croyez que les autres rebellEs faisaient de même ?

Enfin ! Rapidement, comment déshabiller une rebelle et une congrégationniste lors d'une bataille de polochons ? C'était ce qui tracassait Inès. Parce qu'Angie venait de lui donner cette super idée. Mais bon, cela semblait compliqué... Surtout qu'Artèmîa pourrait très mal le prendre. Et Lian ? Mmmh... Ma petiote ne tenait pas spécialement à se prendre sa première gifle de Lian pour avoir tenté de la déshabiller. Bon, tant pis, la soirée strip-tease n'était pas pour aujourd'hui.
Inès s'empara, sans pitié, de l'oreiller d'Angie, pour le lui ré-envoyer sur la tête. Elle avait à peine terminé son geste que l'oreiller d'Artèmîa s'écrasa sur sa tête. Sous le choc, Inès bascula en arrière. Autrement dit: à moitié allongée sur Lian et Angie à la fois.
Petite pause, s'il-vous-plait. J'aimerais que tous les joueurs derrière leurs écrans se recueillent, ou du moins observent un instant de silence, en l'honneur de la malheureuse Lian, et surtout en l'honneur des poumons de Lian, et des os de Lian, et des côtes de Lian...
....
Merci de votre coopération.

Bref, Inès se dégagea de ce second oreiller, et aida Artèmîa à l'écraser sur la tête de Lian. Comment ça, "la tête de Lian était déjà sous un polochon" ? Ah, je vois que vous n'avez rien compris au principe de cette bataille, les amis ! il fallait écraser le plus d'oreillers possible sur Lian ! ...bon, en même temps, le but semblait surtout être "se venger de tout le monde et faire voler les oreillers". Ce n'était pas vraiment un jeu très demandeur en réflexion...
....Réflexion, vous dites ?

Inès était à la table du fond. Elle l'avait choisie en début d'année, pour pouvoir griffonner des bonshommes ou des scénario sans se faire prendre. Elle était seule à sa table. Elle préférait être seule. Les autres, elle n'avait rien contre eux, mais elle n'avait pas non plus envie de se faire des amis parmi tous ces... Adolescents.
Un soupir. La tension dans la classe était presque palpable. Quand habituellement chacun bavardait dans son coin sans trop écouter la professeure, là, tous les regards étaient tournés vers elle, et chacun de ses mots ne faisait qu'alimenter le stress général. Il y en avait qui se rongeait les ongles, d'autres qui se rongeaient les sangs, certains qui bavardaient très bas, essayant de plaisanter pour décompresser. Notre petite blonde était de celles qui ne disaient rien, mais n'en pensaient pas moins. "Abrège !" siffla-t-elle, entre ses dents, exaspérée.
Lorsqu'enfin la professeure cessa de dire qu'il y avait du bon et du moins bon, elle distribua les copies. Des soupirs soulagés, mais parfois des silences qui en disaient long. Inès était la dernière. elle prit sa copie, et n'eut qu'à jeter un oeil sur la note en rouge, jetée sur le papier comme on aurait jeté rageusement une assiette contre un mur. Zéro. Zéro pointé. Pas même de 0,5 pour l'orthographe et l'expression. Zéro tout court. Un zéro bien moqueur.
"- Bon sang, c'est énervant ces foutus problèmes de maths !" elle aplatit la feuille sur la table, furieuse, reprit son sac et sortit de la salle de cours. Elle entendit la professeur l'appeler. Pas question de répondre. Elle en avait assez, plus qu'assez de ce système à la c.... Elle ne comprenait pas ce qui l'avait poussée à continuer pendant toutes ces années. Elle avait perdu son temps. Mais c'était fini: plus jamais elle n'irait perdre son temps, perdre tant d'énergie pour tant d'inutilités, entre les quatre murs d'un établissement scolaire. C'était fini. Elle ré-ajusta son sac sur son épaule. Elle venait de passer le portail, de sortir de la cour. Où aller ?
Là où elle voudrait.


Un coussin venait de s'écraser sur sa tête, la sortant de ses pensées, l'aplatissant de plus belle sur Lian...
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Artèmîa Elisian le Dim 19 Déc - 0:44

C'était une bataille et même si les armes étaient des coussins on pouvait sans trop se tromper exprimer qu'il s'agissait d'une bataille en règle et même si elle n'avait pas l'habitude de jouer la spectatrice des combats celui là lui donnait vraiment envie de se joindre à la mêlée, s'exécutant sans la moindre arrière pensée, écrasant son oreiller sur la tête d'Inès avec un grand cri tandis que Angie rugissait tel un cor de guerre.

Décidément elle se demandait, à voir les trois rebelles, pourquoi les hommes persistaient à appeler leur opposés le sexe doux, ils n'avaient sans doute jamais été pris au milieu d'un tel champ de tir de polochon ou alors il n'avait jamais vu trois rebelles armées jusqu'aux dents en temps normal se livrer une bataille de coussin dans la position des lasagnes maison... bon en même temps elle doutait vraiment que quiconque dans la congrégation ai envisagé cette option de distraction pendant une captivité, elle devrait peut-être suggéré à Allan de s'y essayer.

En tout cas elle ne comptait pas rester planter la comme une plante verte, pourquoi devrait elle laisser les autres s'amuser sans elle hein ? Être prêtresse de la congrégation ça ne voulait pas dire qu'on devait rester engoncée dans sa tenue et prendre un air distant avec le reste du monde, encore moins quand il s'agissait d'elle et encore moins quand elle était en compagnie d'amies. Pour tout cela et pour bien d'autre chose encore elle mit de coté l'image politique pour... et bien pour elle même à vrais dire, la Artèmia joyeuse, enthousiaste et toujours prompte à s'amuser de la manière la plus étrange possible et tout cela avec la plus grande innocence du monde si non c'est pas drôle bien entendu.

Elle poussa un couinement de surprise lorsqu'une masse lourde, chaude et rembourrée s'abattit sur sa tête avec élan en l'envoyant au sol, lançant la pièce dans un ballet de danse un peu bizarre... était ce des étoiles qui la peuplait en plus des trois autres rebelles ? Bah peut-être, ou alors des Judikhael avec des... chose rondes et coloré au bout de corde et, et oui un Allan en tutu rose et.. non le reste il valait mieux l'oublier c'était encore plus étrange et puis le sol était gelé et dur, elle aimait autant être sur un lit ou une chaise ou à même, imiter Inès et sauter sur Lian.
Ah oui ça c'était une riche idée et avec de la suite dans les idées elle se releva péniblement et bondit sur le dos d'Inès pour ajouter un étage supplémentaire à la lasagne humaine en assenant un grand coup de traversin là où elle pouvait, en aveugle mais au bruit qu'elle récoltât elle devait bien avoir touché quelque chose et s'en rengorgea un instant avant de s'accrocher de toute l'endurance de ses petits bras pour rester 'en selle' tandis que la tour tanguait dangereusement elle éclata de rire.

A vrais dire elle ne savait plus exactement ce qu'elle avait en tête ça n'avait pas d'importance, elle s'amusait, elle passait le temps et elle se dépensait donc tout allait bien dans le meilleur des mondes mais elle se demandait quand même comment sa robe tenait le choc dans cette histoire mais bon, si elle la déchirait elle n'aurait plus qu'à emprunter des habits aux rebelles ou à s'en tailler elle même. Elle dû tout de même s'avouer vaincue lorsqu'un secousse de trop l'envoya plonger sur un oreiller avec un cri tenu, tête la première dans la matière moelleuse, elle mit quelques secondes à se dégager et à regarder aux alentours de sous ses mèches hirsutes et emmêlées...

De toute évidence elles étaient vraiment partie pour y passer la nuit, bah ! Tant mieux au moins il y en aurait quatre qui dormiraient comme des images ce soir là si tant est qu'elles réussissent à arrêter de se taper dessus à coup de traversin. Elle resta en dehors de la mêlée le temps de s'attacher les cheveux en queue de cheval, histoire d'avoir un champ de vision optimiser pour la suite et repéra un coussin qui trainait sur le sol, à quelques pas de là, excellente arme pour qui se retrouve sans moyen d'assurer sa sécurité mais encore devait elle s'en approcher assez pour l'attraper et ça c'était pas gagné ! Un pas... deux pas... trois et... ARG de nouveau assommée sur le sol, décidément ça devenait une habitude ! Elle plongea sur sa cible pour éviter de nouveau projectile et l'attrape à deux mains avant de se relever et de contourner l'obstacle en imitant le courant d'air, leva bien haut la chose et...
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Ann-Juliett Taylor le Dim 26 Déc - 22:10

    Elle ne savait pas exactement à qui appartenait cet oreiller, mais ma rebelle s’acharnait avec sur la tête d’elle ne savait trop qui, un coup, deux coups, trois coups, elle ne cessait pas d’enchaîner les assommés par oreiller. S’amuser de la sorte lui faisait du bien, c’était un moyen de se détendre comme un autre. Et pour Angie qui avait un caractère assez foudroyant, se dépenser de cette manière l’aidait à évacuer toute la colère qu’elle avait pu accumuler au cours de cette journée. Et Joshi savait combien il y avait de choses qui l’agaçaient en une seule et même journée. A commencer dès le matin, elle trouvait la lumière trop agressive à son goût, le petit déjeuner s’était révélé infecte, elle avait craqué son pantalon en l’enfile (et oui, elle savait qu’elle avait des hanches larges ! Pas la peine de le lui signaler de la sorte !). Et encore, ça s’était rien à côté de la couleur de son teint ce matin qui ne lui convenait pas, ses cheveux qui n’avaient pas voulu se dompter immédiatement, sa botte qu’elle n’avait pas réussi à retrouver, le crapaud qu’elle avait retrouvé dans ses draps en faisant son lit, et puis tout le train train quotidien : les créatures, les brigadiers, les inconscients, les empotés d’apprenti. Bref, que du bonheur. Et pour Angie, ça commençait à franchir les limites du pardonnable et du concevable. Chaque nouvelle péripétie ajoutait un peu d’huile sur le feu.

    Au final, se détendre de la sorte lui faisait vraiment du bien. Et l’oreiller, dont elle ignorait le ou la propriétaire, était son meilleur allié dans ce combat. Au bout d’un instant, elle réalisa que c’était sur la tête de la prêtresse qu’elle s’acharnait et que la pauvre femme avait vu ses longs et beaux cheveux devenir complètement électrique.

    « Oh euh… Désolée. »

    Quelqu’un lui chatouilla alors le pied et ma rebelle se tortilla sur place, prise d’un rire incontrôlable. Elle aplatit en légitime défense son oreiller sur la tête d’Inès, et l’oreiller en question céda enfin, envoyant mille et une plumes dans l’air, voletant dans tous les sens. Il allait y avoir du nettoyage. Pire : elle n’avait plus d’arme ! Il allait falloir qu’elle fauche l’oreiller de quelqu’un. Pire encore, ce n’était pas Inès qui lui chatouillait le pied puisque celle-ci ne cessa pas après avoir reçu le fameux coup. Ce ne pouvait donc être que… Lian ! A force de tenter de se débattre, Angie avait fini sur le sol. Ah non ! Ca n’allait pas se passer comme ça ! Vengeance ! Angie quitta la pièce et revint deux-minutes trente après avec… Un seau d’eau froide. Pour sûr, Lian allait savourer. Angie s’approcha du lit sournoisement puis pris de l’élan avec ses bras et envoya la floquée d’eau.

    Stop arrêt sur image. L’eau est en train de commencer à s’échapper du seau, près à toucher les trois autres femmes. Et ce n’est qu’à ce moment, et à ce moment là seulement qu’une petite pensée assassine traversa l’esprit de ma rebelle : « Au fait, Inès ne serait pas hydrophobe ? » Trop tard. Elle réalisa et tenta un geste désespéré pour récupérer l’eau qui s’en allait de son seau avec celui-ci mais… C’était peine perdu, le liquide s’était enfui et se déversait sur tout ce peuple. Angie donna rapidement le seau à Artémia, question de ne pas être identifiée comme la coupable (héhé) et plaque ses mains sur ses oreilles, pensant qu’Inès allait inévitablement emmètre un cri strident.
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Lian Grenfield le Lun 27 Déc - 0:30

Alors que Lian tentait de reprendre son souffle entre deux coups d’oreilles, un nouveau choc fit tomber Inès à moitié sur Angie et elle-même, lui coupant un instant la respiration. Elle réussit à s’extirper de l’amas de coussin pour prendre une respiration avant qu’un nouveau polochon ne s’abatte sur sa tête. Aucun doute dans une vie antérieure Lian était championne de natation, et plus précisément de nage coulée ou de plongeons, c’est sur elle avait dû s’entrainer des années et des années pour pouvoir réussir à retenir assez longtemps sa respiration et ne pas étouffer ou s’évanouir. Non pas qu’Inès ou Angie soient lourdes, mais leurs poids cumulés ainsi que ceux des coussins faisaient un peu trop pour la jeune femme qui n’avait pas beaucoup de possibilités de se débattre.

Artèmîa Elisian savait aussi se défendre et attaquer, elle avait beau être diplomate et pretresse du conseil des sept dans la congrégation de Joshi, être petite et fragile… elle savait aussi s’amuser. Une bonne façon de communiquer aussi et de se lier aux rebelles pour ainsi pouvoir plus tard négocier avec elles ? En tout cas pour le moment le principal était de se divertir et de rire ! Oublier un peu tous les soucis pour profiter de la vie et des moments présents ! Mais voilà qu’une nouvelle personne s’ajoutait à la tour qu’elles formaient écrasant un peu plus Lian dans le matelas du lit. Cette dernière ne pouvait que chatouiller ce qui lui tombait sous la main.

Soudain elle sentit avec plaisir une plume tomber autour de sa tête comme si ange avait décidé de voler au dessus de leurs têtes… Mais peut être était plus la faute d’Angie qui avait éclaté un oreiller… Elle se sentait tout de même au paradis, riant toute seule des coups tout doux qu’elle se prenait. Tout semblait aller pour le mieux, d’ailleurs le poids sur son corps semblait avoir diminué, comme si l’une des filles s’était décidée à se mettre debout à côté du lit pour continuer la bataille ou alors…

Soudain, sans que rien n’ai avertit ou prévenu de quoi que ce soit, Lian passa du paradis à l’enfer en quelques secondes. Elle venait de sentir des gouttes d’eau l’asperger, glisser contre ses vêtements et sa peau. De l’eau gelée ! Mais pire que tout : Inès était assise sur elle, ce qui signifiait qu’elle avait aussi reçu du liquide, or tout le monde savait qu’Inès était hydrophobe ! Donc la moindre goutte d’eau risquait de… Lian ouvrit un instant grand les yeux, avant de les fermer en tentant de se boucher les oreilles et d’ainsi pouvoir échapper un minimum à la futur crise qu’elle risquait de faire. L’avantage… ou plutôt le gros désavantage : Lian était aux premières loges pour la crise de panique ou de colère de la blonde. Plus près on n’avait pas encore trouvé. Elle pourrait assister à tout, pour son plus grand malheur. Le cœur de la brune se mit à s’accélérer tandis qu’elle cherchait un moyen de calmer Inès Dunkel, sans avoir aucune connaissance sur ce qu’elle aurait pu faire.

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Re: Bataille... de polochons!

Message par Inès Dunkel le Lun 27 Déc - 2:51

Vous l'avez cherché, vous n'y échapperez pas.
Inès, jusqu'alors, riait, s'amusait, retombait en enfance, dans un monde doux, moelleux, enfantin, loin des tracas habituels rebelles: loin des créatures, loin des guildiens, loin de l'ennui et du manque d'espace, loin de la soif qui brûlait si souvent sa gorge, loin de toutes ces souffrances que seule l'envie de vivre et la soif de liberté permettait d'assouvir.
Elle était loin, dans un monde de plumes qui volaient, un monde qui avait l'odeur de Lian. Elle n'avait qu'à bouger sa main pour caresser la peau de sa chère amie (chose qu'elle ne fit pas, désireuse de la garder en tant qu'amie). Tout allait bien dans le meilleur des mondes. C'était le paradis.
Elle avait fermé les yeux, un instant, pour ne pas recevoir de plumes.
Alors l'eau fut déversée sur elle.

Eau. Quand je vois dis "eau", vous voyez l'or bleu, cet élément qui nous est indispensable à tous. Le mot "eau"... Combien de fois n'avez-vous pas été ravi de voir l'eau quand vous aviez soif ? L'eau d'un bon bain ! D'un après-midi à la mer ! L'eau, combien de souvenirs heureux avons-nous avec l'eau ? Toutes ces choses qui rendent le mot "eau" beau à nos yeux, qui appelle le bleu, qui appelle quelque chose de positif.
Pour Inès, le mot "eau", c'est la punition, c'est la souffrance. Ce seul mot appelle en elle l'idée de quelque chose de négatif, de repoussant.
Et on avait versé l'eau sur elle.

Quand elle sentit le liquide glacé, aussitôt elle ferma les yeux, très fort, mais c'était trop tard. Elle sentait la brûlure, elle sentait l'eau s'infiltrer sous ses paupières et la mordre. C'était un incendie glacé que l'on avait allumé sur son visage, et qui se répandait jusque dans son cou, dans ses mouvements rapides d'animal rampant. Elle avait l'impression que l'on rongeait sa peau, et que bientôt les brûlures auraient raison de sa chair.
La douleur lui avait arraché ce cri que vous craigniez tant. Ce n'était pas un cri strident. Inès n'avait pas la voix assez aiguë pour cela. C'était un hurlement, celui de tout son corps qui refusait que l'eau la dévore, lui arrache ce qu'elle avait de plus précieux.
Pourquoi vous parle-je encore d'eau ? Je devrais parler de venin. Le mot serait plus parlant...
Inès se jeta hors du lit, d'un bon. Recroquevillée sur le sol, les mains sur ses côtes, elle pouvait sentir le venin couler dans son dos, le venin coller ses vêtements à sa peau. Il brûlait. Inès souffrait, une douleur bien réelle, et les larmes sur ses joues ne l'aidaient en rien ! On ne distinguait plus sanglots et gémissements de douleur, entrecoupés de cris. Que faire ? Le venin menaçait de ronger tout son corps ! Les autres ne faisaient rien ! A l'aide, à l'aide ! Elle hurlait, mais était incapable de se souvenir des mots. Comment parler ? Elle rouvrit les yeux, et les posa sur ses camarades, ses épaules encore secouées de sanglots.
Dans son regard, il manquait quelque chose. L'esprit ? Quelque chose d'humain. Elle n'arrivait plus à réfléchir, elle ne trouvait plus les mots. Elle était un animal qu'un prédateur dévorait, et qui vivait peut-être ses derniers instants. Son regard exprimait toute la terreur de ces derniers instants, et un appel à l'aide que les mots n'auraient su rendre. Mais soudainement, il vira à une autre terreur. Elle hurla à nouveau, bondit avec une agilité déconcertante sur le lit superposé. Cela ne lui coûta aucun effort.
Ce qu'elle avait vu ? A travers ses yeux brouillés de larmes, il lui avait semblé percevoir ses trois camarades, avec dans les mains des seaux. Et elle n'aimait pas ce sourire rempli de crocs d'Angie. Et elle n'aimait pas les barreaux qui se multipliaient entre le lit superposé et le lit inférieur: ils allaient l'emprisonner, elle ! Face à cette vision d'horreur, elle n'avait pu que fuir...
Elle n'était pas en sécurité, c'était la chose la plus ridicule qu'elle ait faite de sa vie. Que faire ? Hâtivement, elle retira sa veste, son chemisier, et même sa brassière qui semblait décidée à incruster l'eau dans son corps. Elle jeta tout ça loin d'elle, pour ne pas répandre l'incendie sur les draps. Elle se précipita sous l'oreiller, et s'y cacha, recroquevillée, gémissant encore de douleur, hurlant de temps à autre de grands cris de rébellion lorsqu'elle sentait une présence trop proche.
Elle ne voulait pas voir ça. Elle ne voulait pas voir sa fin.
Elle n'était même plus sûre de pouvoir voir tant la douleur troublait ses yeux... Et son esprit.
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Artèmîa Elisian le Mar 28 Déc - 1:34

Pour une bataille de polochon on pouvait dire qu'elles s'en donnaient à cœur joie, peut-être même un peu trop sur les bords mais après tout personne n'était présent alors pourquoi se priver.

Elle avait eu du mal à parvenir jusqu'à sa cible mais le coussin était bien entre ses mains, le tout étant de l'abattre sur quelque chose ou plutôt sur quelqu'un même si elle vit encore des étoiles au passage, elle s'approcha à pas de loup et frappa de toutes ses forces sur la tour en équilibre précaire, riant toujours... Ce fut à ce moment précis qu'elle vit revenir Angie avec quelque chose qui ressemblait à s'y méprendre à un sceau d'eau et en se rapprochant il s'agissait effectivement d'un sceau d'eau et plein évidemment.

L'idée même que la bataille de polochon se transforme en bataille d'eau ne lui était pas venu le moins du monde pourtant lorsqu'elle l'envoya en un mouvement magistral il fallu bien l'admettre ou du moins elle le pensait jusqu'à ce qu'elle contemple la rebelle qui se décomposait soudain en plaquant les mains sur ses oreilles et en lui donnant le sceau, suivit de près par Lian qui semblait également s'attendre à ce que le monde explose... elle les observa un instant avant d'expérimenter par elle même le pourquoi du comment de leur expressions à toutes deux quand Inès se mit à hurler.

Le volume sonore ayant subitement quadruplé elle sentit ses tympans protester devant le traitement barbares, elle n'était pas habituée au bruit mais encore moins à de tel hurlement et en vit même quelques étoiles... lâchant précipitamment le sceau elle se plaqua les mains sur les oreilles en bondissant en arrière, écarquillant les yeux devant l'ampleur de la réaction qu'avait eu la jeune femme.

Elle n'arrivait pas bien à comprendre ce qui se passait là mais de toutes évidences le coup de l'eau n'avait pas du tout était apprécié voir même pire mais ça n'avait pas l'air d'être une réaction saine de colère c'était... complétement délirant en fait et ça faisait peine à voir, vraiment beaucoup de peine, Inès était elle hydrophobe ?

Elle ne voyait que cette solution et aucune porte de sortie, elle aurait bien aimé lui venir en aide mais honnêtement que pouvait elle faire là tout de suite, elle risquait plutôt d'aggraver les choses ou de produire une réaction encore plus violente ou... oui mais ça c'était la raison et elle ne connaissait pas la raison quand quelqu'un souffrait devant elle, c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait pas réfléchir normalement dans un moment pareil, comment aurait elle put d'ailleurs ? Et puis Inès était son amie, elle ne pouvait tout de même pas la laisser là comme une condamnée à mort ! Elle se tourna vers les deux autres femmes et retira les mains de ses oreilles, leur faisant signe...

« Est ce qu'on peut l'aider ? Il doit bien y avoir quelque chose que l'on peut faire pour elle la pauvre... »

Bon ça avait l'air totalement stupide dit comme ça, non ? Mais bon c'était ce qu'elle pensait, elle en avait les larmes aux yeux de la voir comme ça et serra les dents pour éviter de se mettre à pleurer, il ne manquerait plus que ça ! Mais bon avec tout ces efforts elle n'avait plus vraiment d'énergie elle non plus alors il valait mieux y aller doucement.. elle s'approcha prudemment de l'endroit où s'était réfugié Inès, à petit pas, tentant de voir ce qui se passait, les mains entortillées par anxiété.

Elle n'osa pas approcher à moins d'un mètre et se retourna pour lancer un coup d'œil aux deux autres, espérant qu'elles sachent quoi faire, après tout c'était elles qui pratiquaient Inès depuis longtemps, ça ne devait pas être la première fois que ça arrivait ce genre de chose, bon d'accord ça ne devait pas non plus être quotidien mais quand même.

« I... Inès ? »

Elle lança timidement en s'approchant encore un peu mais le lit superposé était si grand qu'elle n'arrivait pas à la moitié de la distance qui la séparait, elle tendait le cou pour essayer d'apercevoir son amie enroulée sur son lit mais sans résultat probant...
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Lian Grenfield le Mar 28 Déc - 4:21

Lian pu voir le visage d’Inès se décomposer littéralement, sourire une seconde plus tôt, puis incompréhension et enfin terreur infini dans les grand yeux bleus de la blonde et enfin dernière étape du début de la crise, sa bouche qui s’ouvrait pour hurler à l’infini tandis que la rebelle sous elle pouvait dorénavant donne son point de vu exact que la dentition de son amie. Mais rassurez vous elle avait de belles dents Inès, et même une bonne haleine ! Votre reporter de l’extrême pourra vous le confirmer. Puis tout d’un coup elle se leva d’un bond, libérant Lian de son étreinte. Cette dernière se redressa pour contempler Inès qui était à présent recroquevillée sur le sol, les bras collés sur son ventre et… elle pleurait, sanglotait en gémissant. Alors que le bras droit de Yan Merling tentait de se redresser vraiment pour tenter de réconforter la jeune femme et la calmer, elle bondit soudain au dessus du lit superposé avec une agilité dont Lian ne l’aurait pas cru capable. Etait ce la peur qui lui donnait des ailes ? Sans doute. La jeune rebelle rejoignit donc les côtés d’Artèmîa et d’Angie pour tenter d’apercevoir Inès, cette dernière se déshabillait à présent, avant de les jeter au loin comme s’ils la rebutaient à un point sans égal. Elle allait mal, vraiment mal. Plutôt que d’agir sensément, elle se cachait sous un oreiller, telle une enfant.

Artèmîa tenta de s’approcher, ce qui ne fit que redoubler les cris de la pauvre victime, on voyait que la prêtresse se préoccupait de son amie et qu’elle s’inquiétait vraiment interrogeant quelle serait la meilleure solution. Puis, elle s’approcha en tentant de voir ce qui se passait sur le matelas bien trop haut pour sa taille. Puis elle nomma Inès d’une voix douce alors que la voix de cette dernière couvrait n’importe quelle parole prononcée à haute et intelligible voix. Lian quand à elle réfléchissait rapidement à une solution qui pourrait aider leur jeune recrue, tout en répondant à la Elisian.

Elle est hydrophobe et… j’avoue que je ne sais pas si…

Elle se tourna vers Angie, voulant savoir si elle avait une idée. Lorsque soudain elle eut une sorte d’intuition, l’eau semblait être l’élément déclencheur sans aucun doute, dans ce cas là il fallait s’en débarrasser et au plus vite ! Inès avait jeté ses vêtements pour être moins mouillée mais elle ne pouvait pas faire grand-chose de plus que… Lian avait été mouillée mais moins qu’Inès tout de même, uniquement quelques gouttes. Prenant son courage à deux mains, elle attrapa une des serviettes de douche qu’elle avait laissée sur son lit pensant les ranger plus tard. S’il fallait traiter le mal par le mal alors tant pis ! Elle grimpa ensuite sur l’échelle du lit superposé la serviette toujours en main et tenta de se rapprocher d’Inès en lui sautant gentiment dessus pour qu’elle ne puisse pas la repousser, puis avec la serviette éponge, elle frotta la dos de la demoiselle, vigoureusement mais sans violence, de manière à éponger les dernières gouttes d’eau restante. Elle savait très bien qu’Inès ainsi furieuse et en peur panique risquait de faire des gestes brusques et insensé… lui mettre un coup de coude dans le ventre ou un pain en plein œil… mais tant pis, il fallait réussir à la calmer, hors les mots n’auraient aucun effet tant qu’elle serait si crispée et incapable de communiquer avec l’extérieur. Après la réflexion Lian passait à l’action et adviendrait que pourra… Après reporter de l’extrême voilà qu’elle devenait chasseuse de grand félin, se jetant sur sa proie avec son filet destiné à la capturer et à la garder… au calme.

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Re: Bataille... de polochons!

Message par Ann-Juliett Taylor le Ven 31 Déc - 15:33

    Un instant, elle crut avoir déclenché la bombe atomique qui détruirait Nosco. Trop tard lorsqu’elle le réalisa son erreur, elle avait déjà mis de l’huile sur le feu. Sa vengeance du seau d’eau froid n’avait été dans la tête de ma rebelle qu’une vengeance posée contre Lian et uniquement contre Lian. Le fait est que sur Lian, il y avait une Inès. Angie avait beau bien aimé cette petite, il y avait parfois certains détails qui lui échappaient sur le caractère de cette demoiselle. D’abord, Ann-J avait longuement noté l’attirance qu’Inès proférait à l’égard de Lian. Sans comprendre au début cette amitié démesurée, l’asiatique avait fini par se dire que la blondinette avait peut-être le béguin pour le bras droit de Yan. Angie avait beau avoir 140 années et que les relations de types homosexuelles relevaient de la rareté à son époque et dans son pays, de là où elle venait plus précisément. Mais elle avait pas mal de temps avec de nouveaux arrivants qui avaient les mœurs un peu plus ouvertes, et ma rebelle en avait conclu par un ‘bon, faut croire que c’est possible’. Ni d’avis pour, ni d’avis contre, c’était comme ça et puis c’était tout.

    Autre point notable sur Inès : elle fuyait les douches comme la peste. Et ça en devenait parfois assez terrible, notamment niveau odeur, mais ça ne semblait pas inquiéter Inès le moins du monde. Bien au contraire, elle ne changeait pas ses habitudes et fuyait toujours l’activité de se laver. Angie avait fini par se renseigner sur ce sujet, et comprit rapidement qu’Inès ne manquait pas la douche pour le plaisir de sentir le bouc, mais parce qu’elle était hydrophobe. Voilà qui expliquait un tas de choses mais… Mais sur le coup, Angie n’y avait pas vraiment songé.

    Elle avait donné son seau à Artémia, s’amusant à lui offrir la culpabilité de l’acte, même si elle avouerait au final que c’était elle. Du courage que Diable ! Elle avait plaqué ses mains sur ses oreilles pour ne pas se faire percer les tympans par ce cri horreur tellement profond. On aurait cru que quelqu’un venait de la tuer. Des rebelles accoururent jusqu’au chambre pour voir ce qui se passait, certains même avaient déjà songé à sonné l’alerte invasion de la Guilde. Ou peut-être de créatures… Mais comment ce pourrait-il ? L’emplacement des bunkers était tenu secret et les ondes alphas de ces lieux repoussaient les créatures. Angie jeta un coup d’œil à Inès qui avait bondi sur le lit du dessus et commençait à se déshabiller. Elle alla à l’encontre des rebelles qui affluaient, arme chargée au cas où il arriverait le pire, et Ann-Juliett alla vers eux pour leur dire que ce n’était rien de dangereux, qu’ils maîtrisaient la situation.

    Ce n’était pas vraiment le cas, Ann-J n’avait encore aucune idée de comment on pourrait calmer Inès, lorsque la prêtresse Artémia lui en posa la question, Angie ne sut trop que lui répondre, et Lian le fit pour elle. Angie se contenta de faire partir les rebelles qui étaient là pour que peu de gens n’assiste à ce désastreux spectacle. Puis, elle referma la porte de la chambre, les laissant toutes quatre comme tout à l’heure. Elle vit alors que Lian avait sauté sur Inès pour l’éponger avec une serviette. Merveilleuse idée. Mais Inès se débattait tant qu’elle risquait de faire très mal au bras droit sans le vouloir. Angie grimpa rapidement rejoindre sa filleule et saisit fortement les poings de la petite rebelle et les maintint contre le matelas, pour éviter qu’un mauvais coup de parte.

    « Calme-toi Inès… On va te débarrasser de ça. Laisse nous faire. »

    Elle ne savait même pas si Inès entendait ce qu’elle disait, elle restait juste à la maintenir en place pendant que Lian séchait la jeune femme.
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Inès Dunkel le Dim 2 Jan - 20:08

Bien sûr, dès qu'elle avait senti Lian sur elle, sans même se demander qui était ce poids, elle avait tenté de la repousser, avec force, et hors du lit, sans se soucier des conséquences qu'aurait pu avoir cette chute. L'état dans lequel Inès était ne lui permettait pas de considérer quoi que ce soit comme autre chose qu'un danger. Les frottements de la serviette firent redoubler ses cris et ses tentatives désespérées pour s'enfuir. Oui, Lian se prit bien des coups, et des coups qui n'étaient pas mesurés, avant l'arrivée d'Angie, qui limita bien les dégâts. Elle tenta de libérer ses bras, de mordre Angie, d'envoyer valser Lian en remuant le bassin, de la blesser avec ses genoux. Bon sang, cette chose que l'on frottait contre elle allait étaler l'eau, il allait y en avoir partout ! On voulait sa mort ! Et personne ne venait à son secours ! Elle était donc perdu, l'eau allait la ronger et...

Et tout à coup, ses coups se firent moins forts. Tiens ? Elle ne sentait plus ces brûlures... Guérie ? Elle cessa de crier, et s'aperçut qu'elle haletait, qu'elle sentait les palpitations de son coeur dans sa poitrine. Elle avait à la fois très chaud, à cause de l'effort, tout en sentant le froid de l'air sur sa peau, nue, ses épaules, ses seins. Ses bras retombèrent mollement sur les bras. C'était fini, plus d'eau, plus de danger. Ca faisait un moment qu'il n'y avait plus eu d'eau, un bon câlin aurait sans doute accéléré son retour au calme, mais bon... Elle n'allait pas se plaindre d'être libérée de ses démons !
Tout semblait si doux, tout à coup... Elle était épuisée par sa crise, mais apaisée par ce vide soudain là où il y avait eu la morsure de l'eau.

Elle rouvrit un oeil, timidement. Oh, Lian était là... Angie aussi... Mince, elle avait dû faire mal à Lian. On avait vu de meilleurs moyens, pour séduire les jeunes femmes, c'était sûr ! Surtout que Lian... Jamais elle ne l'aurait frappé, normalement. Un bruit sortit des lèvres d'Inès, un souffle légèrement sifflé. Si elle avait eu plus de forces, ç'aurait été un beau juron contre l'eau, la maudite, qui lui avait fait perdre ses moyens. Comment Lian lui pardonnerait-elle ? Elle tenta de lui murmurer un petit "désolé", mais cela fit bouger ses lèvres sans qu'aucun son n'en sorte. Il aurait fallu utiliser ses cordes vocales, mais elle avait l'impression qu'elles étaient épuisées, elles aussi. Déjà, elle prévoyait un bon mal de gorge. Artèmîa... Bon sang, elle l'avait oubliée ! Qu'allait-elle penser, après avoir vu ça ? Elle aurait voulu s'arracher les cheveux, ou se cacher dans un trou de souris. Mais c'était un peu tard.

Elle ne pouvait pas rester comme ça, tout de même ! Pourtant, ses bras ne la portaient plus. Le regard qu'elle passait sur ses consoeurs avait quelque chose de vitreux. Il fallait rassembler ses forces, au moins pour paraitre, au moins pour rassurer la pauvre Artèmîa, ou s'excuser auprès de Lian et Angie.

"- D'solée..."

Murmura-t-elle, tout bas, luttant pour que ses yeux ne se ferment pas. Elle sentait pourtant le sommeil peser sur elle, comme pour l'enfoncer dans l'inconscient. Non ! Elle n'avait pas dit à Artèmîa ! Il fallait lui dire !
Elle la chercha, des yeux. La trouva. Lui offrit un semblant de sourire, puis referma les yeux.
Ça allait mieux maintenant...
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Artèmîa Elisian le Lun 3 Jan - 18:36

De toutes évidences aucune des deux rebelles n'étaient certaines de ce qu'il fallait faire, bon après une explosion pareille ça pouvait se comprendre en fait... Dans ce genre de situation, et dans bien d'autre également, bien plus qu'on pouvait penser parfois en fait pour la simple et bonne raison que tout dépendait de la personne, enfin bref, donc le calme avant la tempête, le calme désagréable parce qu'il lui manque quelque chose sans que l'on sache vraiment quoi, un simple petit quelque chose, presque insignifiant parfois mais qui prouve bien que quelque chose ne va pas, que quelque chose ne peux aller bien tout simplement parce que ce petit détail fait toute la différence, et là encore ça pouvait être tant de chose, en fonction du point de vu, en fonction du caractère, en général, dans l'ensemble il lui semblait tout du moins mais elle ne se serait pas avancée pour autant, elle n'était pas de ceux qui connaissent bien ce genre de calme là puisqu'elle vivait la plupart du temps repliée sur son petit univers personnel, sur sa petite bulle qu'elle avait mit tant d'années à créer et à perfectionner, elle n'aimait pas les catastrophes, ou du moins elle aimait encore moins qu'un bon pourcentage du reste des individus, elle n'aimait pas non plus les bousculades hors une catastrophe ça entrainait invariablement des bousculades non ? Et puis elle avait peur elle, on lui faisait peur très facilement, il suffisait de lui parler des... ou de mettre en danger ses amis... bref les catastrophes moins elle en vivait et mieux elle se portait, ça avait toujours était sa manière d'agir et sa motivation à ne surtout rien provoquer d'affreux.

Dernièrement pourtant on ne pouvait pas vraiment dire qu'elle avait été servie, avec tout ce qui se passait, s'était passé, tout ce qui risquait fort d'advenir de nouveau, rien que d'y penser elle en avait la chair de poule, pourquoi ne voulait on pas la laisser tranquille, la laisser hors des histoires de politiques et de guerre, la laisser avec ses amis, avec les personnes qu'elle appréciait et aimait, elle n'était qu'une petite sourie après tout, certes elle était des sept, certes elle servait de voix auprès de la guilde mais ça ne faisait pas tout, n'expliquait pas tout... c'était cela son calme avant la tempête, la manière qu'elle avait d'avoir peur de tout ce qui allait arriver sans être capable le moins du monde d'y faire quoi que ce soit, contrainte qu'elle était de regarder la vague se rapprocher, plantée où elle était et de se laisser ensuite emportée, noyée ?

Elle ne voulait pas être noyée et jusque là elle avait certes eut très peur mais jamais elle n'avait été noyée, juste ballotée, juste secouée, de quoi la faire sourire après coup, quand tout était finit mais sans jamais l'endurcir, sans jamais lui donner les moyens de prévenir la prochaine vague... déconcertant, inquiétant mais surtout affligeant, parfois elle se demandait comment elle faisait pour survivre dans un univers pareil, un univers où il fallait se battre pour rester la tête hors de l'eau et sans même que la vie soit menacée, dictature d'un coté, enceinte de l'autre, l'ambiance de la ville, les questions... tant de chose qui pouvait fissurer la glace d'un esprit, fissurer la volonté, pas besoin d'être énorme, un objet minuscule avec suffisamment de vitesse pouvait fendre une vitre non ?

Alors pourquoi pas un esprit, pourquoi pas plusieurs même, et est ce que ça pouvait être n'importe quoi, le moindre, le plus infime comme le plus évident et passer sa vie dans l'attente de cela était une autre manière de se fissurer, être en permanence sur le qui vive, se méfier ça détruisait aussi, peut-être même plus sûrement que les objets eux même car on se coupait des autres, on se coupait du monde, de la vie et là encore, les gens n'étaient pas tous les mêmes, leur attentions, leur paroles, la manière de se comporter pouvait vous fissurer aussi, peut-être était ce cela le pire, parce qu'un objet ou une chose, matérielle ou non, ça n'avait pas de visage, ça n'avait pas une conscience, ça n'avait pas, peut-être, la sensation de l'impact des actions, un objet, une information ça n'avait pas de cruauté, ça ne pouvait pas jouir de ses actions, non pas de conscience, un objet ou un information c'était neutre, ça faisait mal mais ça n'aggravait pas les choses alors que parfois... oui parfois les hommes eux ne s'en privaient pas... à première vue tout cela avait l'air d'un horrible cercle vicieux mais elle ne voulait pas voir, elle ne voulait pas du tout voir, parce que la subite révélation, au milieu de la scène, l'avait figée sur place, glacée, elle n'avait pas la moindre idée de ce qui l'avait conduit à penser à cela mais les fait étaient là. Jamais auparavant, jamais au grand jamais, elle n'avait pas envie de penser à ce genre de chose, ce genre de chose c'était pour ceux qui avaient la force de faire face au monde dans sa sauvage crudité, elle n'avait pas envie de faire face, elle n'avait pas la moindre envie d'être courageuse pour cela, elle voulait juste vivre tranquillement et paisiblement, elle n'affrontait rien elle, elle laissait couler, elle laissait hors de vue, se parant dans ses illusions, dans ses rêves, dans sa naïveté parfois, elle n'avait cure de la manière mais elle ne voulait pas voir au delà de son auréole de lumière, les ombres étaient trop denses, trop sombres, trop mouvantes et les ombres renfermaient des questions, des peurs, des images aussi... tout ce qu'elle n'aimait pas, les questions la laissaient malade de terreur, les peurs la suivaient comme des prédateurs à l'affut de la moindre faiblesse et les images, les images étaient les pires, parce qu'elle pouvait facilement mettre un nom dessus, elle pouvait mettre un lieu et une date et c'était des informations de trop, des informations qui pouvaient donner vie aux images dans son esprit si elle les regardaient trop... alors elle se voilait les yeux et tant pis si elle ratait des choses, des blessures elle en avait déjà trop, pas besoin d'en rajouter encore.

Elle ne voulait plus penser, elle avait bien autre chose à faire que de penser... elle pouvait encore sentir son entourage, la pièce du bunker, les femmes à cotés d'elle, des amies, des amies comme elle n'en avait pas en haut, parce que c'était plus simple, plus simple ici, elle n'avait pas vraiment de rôle à tenir, pas de dignité à préserver, juste elle... alors oui c'était plus facile de se lier d'amitié quand on était soit même mais est ce que ça ne lui faisait pas un sujet de peur en plus, est ce que s'attacher ne lui donnait pas encore plus de chance d'avoir mal, d'être blessée ?

Et dans le même temps pouvait elle s'en passer, pouvait elle faire sans, elle qui aimait tant avoir de la vie à ses cotés,elle qui appréciait les embrassades, les rires, parce que la chaleur ça comptait, la chaleur et la joie c'était les matériaux de sa bulle comme le béton ou le métal pour la ville, si elle n'avait pas de chaleur elle ne pouvait pas se cacher de ce qui lui faisait peur, elle ne pouvait pas faire semblant de ne rien voir parce qu'elle n'avait rien pour lui fournir une excuse, c'était sa force mais pouvait on parler de force, pour elle s'en était une et tant pis si les autres n'étaient pas d'accord, tant pis parce qu'au moins elle continuait de vivre.

Avait elle jamais dit cela, tout cela à quelqu'un ? Sans doute jamais, elle avait peur qu'ils se détournent d'elle, peur qu'ils ne veuillent plus d'elle, alors elle avançait, peu importait le reste, un jour elle aurait peut-être plus de courage et sortirait de sa bulle mais pour l'heure ce n'était pas le cas, pour l'heure elle tentait juste d'arrêter de penser, tentait de revenir au présent et de bouger, bouger parce que ce n'était pas le moment, parce que se mettre à contempler sa manière d'être n'avait rien à voir avec la situation présente, parce qu'elle avait l'impression d'insulter ses amies en le faisant, elle n'avait jamais voulu penser à tout cela, parce qu'elle n'y trouvait pas d'intérêt, parce que cela voulait dire admettre des choses et les mettre au claire et parce qu'elle s'inquiétait, vraiment et profondément, peur... peur qui motivait son esprit, peur qui soulevait les questions, la peur qu'elle fuyait et qui la rattrapait alors, elle avait peur parc que son amie n'allait pas bien et que si elle n'allait pas bien... pensées.. encore et toujours... ne pas penser, revenir au moment présent, revenir dans la salle, arrêter les idées noires, arrêter tout avant de ne plus pouvoir faire marcher arrière...

Elle avait l'impression de flotter, pas sur un petit nuage de bonheur mais juste de flotter, sans force, sans volonté, comme une simple image, comme un voile, incapable de faire autre chose que de penser à des choses qu'elle détestait... tout semblait flou soudain, tout semblait cotonneux, blanc, fluide, comme de l'eau ? À croire que l'eau était vraiment un liquide terrible aujourd'hui...

Du coin de l'œil, presque en rêve, elle vit les rebelles affluer dans la salle, armes au poing, expressions mi effarée mi alarmées, et Angie qui semblait leur expliquer la situation, elle n'entendait pas, se contentait d'observer, de deviner, le bruit avait du être vraiment perçant pour valoir une réaction comme celle là, avaient ils crut à une attaque ou à un assassina, ou étaient ils venu simplement pour voir ce qui se passait, par pure curiosité...

Lian, elle, se battait avec Inès pour lui retirer ses habits, avait elle trouvé un moyen d'aider son amie ? Il semblait, elle était solide, Lian, ou du moins elle semblait... qu'elle était donc la différence entre être et sembler, être c'était une affirmation non ? Une affirmation, une vie, on était lorsqu'on vivait, alors pourquoi quand on annonçait une mort la formule était « n'est plus ? », ou alors elle se trompait complétement... et puis vivre suffisait il à être ou est ce que la vie n'était que la base d'une existence,, pouvait on être sans vivre ? Et sembler, quelque chose semblait être quand on n'était pas sûr mais c'était tellement subjectif, on pouvait sembler sans avoir besoin d'un avis non ?

Elle ne savait pas, pas assez d'expérience et aps envie d'en avoir, et elle retombait dans ses pensées, c'était comme une attraction un peu trop forte... elle aurait dû donner un coup de main à Lian et Angie, elles avaient toute l'eau qui imbibait Inès après une lutte féroce, elle suivait le tout d'un œil lointain, perdue ailleurs que dans le présent...

Ce ne fut que lorsque la rebelle se fut calmée qu'elle osa s'approcher, grimpant de son mieux sur le lit pour observer ce qui se passait, voir si la jeune femme allait bien, se forçant tant bien que mal à redescendre sur terre... Elle sourit lorsqu'Inès accrocha son regard et l'observa sombrer dans le sommeil avec une petite pointe de honte à ne pas avoir été plus utile que cela... elle se tourna finalement vers les deux autres et rompit le silence d'une petite voix...

« Peut-être qu'on devrais dormir aussi non ? »
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Re: Bataille... de polochons!

Message par Lian Grenfield le Sam 8 Jan - 21:45

Avec Angie, elles réussirent à rétablir la situation. Heureusement que sa marraine avait refermé la porte après quelques rapides explications pou empêcher plus de monde d'affluer et de potentiellement énerver et effrayer plus Inès. Pendant ce temps là Lian luttait avec les coups de poing et de pieds ainsi que de tous éléments du corps d'Inès qui tentait de la repousser. Lian était devenue comme l'eau: indésirable et élément à repousser le plus possible. Les coups pleuvaient mais ils n'étaient pas assénés avec précision, car Inès restait en boule sur le matelas sans la regarder, elle frappait donc sans viser de points particulier. Elle réussit cependant à couper le souffle de la rebelle en lui envoyant un coup de coude dans le ventre, mais rien qui provoquerait une douleur impossible à supporter. Elle aurait peut être quelques bleus le lendemain c'est tout. Du moment qu'elle réussissait à se tenir sur le lit en hauteur sans tomber, elle ne craignait rien. Lorsqu'Angie arriva enfin pour saisir les poignets d'Inès et la calmer, la situation devint beaucoup plus facile, la petite rebelle se débattait moins ce qui rendait l'opération moins dangereuse. Elles formaient une bonne équipe à elles deux, et leurs efforts semblaient porter leurs fruits, finalement Inès Dunkel se calma lentement et fini par arrêter de se débattre.

Elle semblait totalement exténuée de sa peur panique et de ses efforts pour se débattre. Pas étonnant vu l'énergie mentale et physique dépensée. Elle prononça un seul mot, murmuré comme si c'était son dernier souffle avant d'expirer : « Désolé ». Avait elle eu vraiment le temps et la possibilité de comprendre et d'analyser la situation dans l'état de panique auquel elle se trouvait? Pas forcement, elle ne devait qu'en avoir une vague idée. Artèmîa s'approcha alors, escaladant l'échelle pour les rejoindre. Dormir? Lian n'y avait pas pensé. Bien sur maintenant avec tout cela elle était fatiguée mais...

Oui, en effet on devrait en tout cas retourner à des activités plus calme. Inès tu peux dormir, repose toi...

Elle posa une main, non mouillée, sur l'épaule de la jeune rebelle qui s'endormait, pour lui signifier qu'elle n'était pas en colère. Puis elle ajouta à l'adresse des deux autres.

Tu peux aussi te reposer Artèmîa, je veillerais à ce qu'il n'y ai pas de bruits, ou pas trop en tout cas, dans le dortoir. Angie, tu vas pouvoir enfin t'habiller...

Elle sourit à sa marraine et descendit du lit, en plaçant un drap sur Inès qui était déjà partie dans les bras de Morphée. Il serait temps d'en parler demain. Il faudrait penser à en glisser deux mots au scientifique de la base. N'y avait il donc aucun moyen de soigner l'hydrophobie? Traiter le mal par le mal? Ou alors par des traitements psychologiques? Avec l'aide de logiciels d'ordinateur? Ils devaient trouver quelque chose qui puisse aider la jeune femme.

Lian alla s'expliquer avec les derniers témoins curieux qui avaient attendu devant la porte du dortoir, laissant à Angie le temps de se changer sans être vue, et à Artémîa de pouvoir s'installer dans le lit qu'on lui avait prêté. Que d'émotions pour la prêtresse et le petit groupe des rebelles.

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Re: Bataille... de polochons!

Message par Ann-Juliett Taylor le Dim 9 Jan - 19:53

    Just pour clore



    Inès se débattait, mais Angie était du genre tenace et résistant. Il lui en faudra beaucoup plus pour qu’elle ne lâche prise. Et puis, il était hors de question qu’elle laisse Lian se prendre elle ne savait trop combien de coups encore. Il fallait remédier à ça et vide. Lian avait eu une idée, alors il fallait tous marcher dans le même sens. Se disperser serait le meilleur moyen de faire fausse route. Lian parvint à calmer Inès en épongeant son petit corps.

    La petite était épuisée, et c’était compréhensible. Angie était touchée, il fallait croire que ça avait éveillé son instinct maternel, et quand on touchait à l’instinct maternel d’Angie, ça pouvait faire des étincelles. Elle regarda la petite blonde, épuisée, s’excuser. Alors forcément, Angie, face à ça, avait envie de la prendre dans ses bras et la câliner en montrant les crocs à quiconque approcherait pour faire du mal à son bébé. Ann-Juliett savait être très très protectrice lorsqu’elle le voulait ! Elle se contenta de rendre un sourire protecteur à Inès et descendit du lit après Lian.

    « Oh… Je suis bien en sous-vêtements aussi »

    Grand sourire à Lian. Angie était une femme qui n’était spécialement pudique. Et puis, elles étaient entre filles, ce n’était pas comme si elle s’ornait d’un caractère de salope. Elle alla néanmoins vers son petit coin et trouva une nuisette qu’elle enfilla rapidement. Elle trouva une autre chemise de nuit :

    « Tenez Artémia, nous faisons la même taille. »

    Artémia était mince et grande. Ann-J également, la chemise de nuit devrait lui aller.
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Re: Bataille... de polochons!

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