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Message par Tobias Horvath le Dim 19 Sep - 23:47

Méfiance. C’était le sentiment qui prônait chez le garçon. Il venait tout juste d’arrivé… Ou plutôt : ils venaient tout juste d’arriver. Car oui, ils étaient bien arrivé tous les trois en même temps, aussi surprenant que cela avait-il était pour lui. Ils étaient trois. Il n’était qu’un, mais avait l’étrange sentiment d’avoir son âme diviser en eux, comme s’ils avaient toujours fait partie de lui, comme s’ils n’étaient qu’un, ensemble, dans l’unisson. Ça lui faisait peur, en vérité. Il doutait. C’était un rêve de désillusion. Il avait du mal à croire à tout ça. Il ne se rappelait pas et cela l’agaçait profondément. Il aurait aimé savoir de quoi il s’agissait, pouvoir au moins, minimum mettre le doigt sur ce sentiment de frustration face à l’inconnu. En vain. Et c’était pire encore lorsqu’il tournait son visage vers eux, à les observer comme s’il se regardait lui-même dans la glace.

Il se montrait un peu agressif, dans le doute qui l’envahissait. Réaction normal, sans doute, lorsque l’on considère la terreur que cela à amener chez lui. Et cette nuit là, lorsqu’on leur à choisit un appartement s’éparer l’un de l’autre et qu’il n’arrivait point à fermer l’œil et à dormir, il s’est lever, les yeux grands ouverts, et s’est diriger vers l’une des chambres voisines. Il y entra doucement avant d’aller se glisser, à tâtons, en silence jusqu’au lit où se trouvait son autre lui. Il murmura son prénom pour le réveiller. Encore.


« Alois ? Alois, réveilles-toi… s’il te plait… »

Il parla plus fort, cette fois, et alla glisser sa main froide dans celle du blond, pour le forcer à réagir. La sienne tremblait considérablement. Il était tétanisé. Il avait peur de demain. Il avait peur de l’avenir qu’il ne connaissait pas. Il avait l’impression de ne rien contrôler du tout et ça l’angoissait. Il avait… juste besoin de se rendre compte de la réalité, de prendre conscience de tout ça, de réaliser la vérité et voir s’il était vraiment là ou si ce n’était qu’une très mauvaise blague. Pas de souvenirs… Pas de mémoire… Ce n’était pas normal. C’était illogique… Et… Et le monde ne pouvait décidément pas être réduit à seulement ça, n’est-ce pas ? Une petite ville ? Non… Il n’y croyait pas. Ça lui semblait tellement… tellement illogique !

« Est-ce que… J’ai besoin d’entendre les sentiments de quelqu’un d’autre, s’il te plait… De ne plus avoir l’impression d’être seul. Toi… lui... moi… Nous ? Tu es comme… mon reflet dans le miroir… Est-ce normal ? »

Il avait seulement besoin d’un avis, conclu-t-il pour lui-même. Juste un besoin d’entendre la voix de son autre lui. Il n’était pas allé déranger Andreja parce que ça chambre était la plus loin de lui. Et si Alois refusait, alors oui, il irait le voir. Ce n’était pas une préférence, il ne les connaissait pas, ni un, ni l’autre, mais avait un sérieux besoin de réconfort, à cet instant, qu’on lui dise de ne pas s’en faire. Ho, Artèmia ferait sans doute une drôle de tête si elle le voyait dans cet état. Il avait eut l’impression qu’elle ferait tout pour qu’ils se sentent à l’aise, mais elle n’arrivait pas à briser la peur qui hantait le cœur du jeune garçon, à ce moment là.
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Message par Invité le Lun 20 Sep - 1:59

Alois se revoit arriver, non être là car comment il y est arrivé il ne le sait et pense ne jamais le savoir... A quoi bon, peut être n'y a t-il même rien avant. Juste une sensation étrange en observant les deux êtres qui lui faisaient alors face et qui semblaient identiques en de nombreux points.... Il l'était lui aussi mais en cet instant, en ouvrant les yeux sur Nosco il ne le savait pas et ces être bien qu'il n'en eut pas peur, bien qu'il aurait pu aller vers eux confiant, lui semblaient étranger.

En fait à son arrivée, les sentiments d'Alois étaient flous, vraiment très flous. Rien ne lui semblaient étrange puisqu'il n'avait le souvenir d'aucune chose différente mais rien ne lui étaient familier puisqu'il arrivait tout juste. Il n'avait de méfiance pour personne mais il en était de même pour sa confiance qu'il n'aurait su accordé à quiconque. La seule chose qui lui sembla naturelle fut la parole... Alois était un nouveau né qui savait s'exprimer. Tout à apprendre en dehors de cela, un avis sur rien juste les yeux ouverts dans l'apprentissage d'une vie....

Rien qui n'eut pu l'interpeller s'il avait été seul mais lorsqu'il comprit qu'il était lui aussi identique aux deux autres, lorsqu'on lui donna un nom similaire aux leurs en les désignant comme frères... un sentiment de peut s'empara de lui... sans qu'il ne l'expliqua pourtant.

En silence il avait écouté ce qu'on lui avait dit de Nosco, et avait rejoint la chambre qu'on lui avait attribué. Avoir faim, soif, sommeil... Oui, Alois avait tout du nouveau né qui vit sans plus de question. Le sommeil justement le gagnait et il sombrait lentement dans un douce léthargie qui l'éloignait encore paisiblement de toute sombre question qui aurait pu perturber son stoïcisme d'enfant qui vient au monde. Enfant de quatorze ans d'apparence mais nourrisson en ce lieu. Arriver à Nosco c'est naître à Nosco.

Ne penser à rien, vivre, dormir... entendre une voix, un murmure, un
prénom...

Alois ? Alois réveilles-toi... s'il te plait...


Alois paisible ne répondait pas, il trouvait refuge dans l'endormissement de tout son être et cette voix à peine audible le berçait. Comment répondre à un prénom que l'on ne connait pas, ou peu... le sien oui... mais il est trop tôt pour y répondre.... Alois en dormant n'aurait su dire qui était Alois, qui était cette personne que quelqu'un appelait.

....reflet dans le miroir...


A ces mots les paupières d'Alois s'étaient entrouvertes... Pourquoi ceux là et pas d'autres il n'aurait su le dire, et il ne se posera pas la question, à quoi bon ?
Ses paupières s'étaient entrouverte tandis qu'en son esprit il réalisait qu'Alois, c'était lui... ses yeux s'ouvrirent plus pour faire apparaitre à son regard son double à l'air angoissé que l'on appelait Tobias.


Hmmm... , parvint-il à grogner dans un demi sommeil. Qu'y a t-il ?

Un étranger ? Pas tout à fait. Alois n'éprouvait aucune peur d'être réveillé par Tobias. Aucune crainte, aucune méfiance, ni même de surprise. Était-ce parce qu'il n'avait connu aucun autre réveil avant celui-ci ou n'en avait le souvenir ? Était-ce parce qu'ils se connaissaient bien ? Que de questions qu'il ne se posait pas. Une seule en fait, une seule était utile et demandait une réponse. Qu'avait Tobias ?
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Message par Tobias Horvath le Mar 21 Sep - 2:25

Tobias cligna des yeux à quelques reprises avant de lâcher la main de l’autre et de se redresser un peu. Il porta la main droite à sa bouche et en rongea les ongles. Mélange de découragement face à son ‘’frère’’ qui ne réagissait même pas. Désespérant. Il avait fini par conclure qu’il devrait passer le reste de la nuit tout seul, ou du moins peut-être devrait-il aller faire un tour du côté de la chambre du troisième qu’on avait nommé Andreja. Il tourna la tête vers la porte qui s’était d’elle-même refermé derrière lui et songea à quitter les lieux sur le même pas silencieux avec lequel il était entré. Il n’aurait pas dû. Il ne le connaissait pas. Ils ne se connaissaient pas, ni un ni l’autre. Il entendit grommeler et se retourna rapidement de nouveau vers le lit, fixant de son regard d’un vert intense vers celui qu’il voyait bouger, doucement. Il l’avait réveillé, finalement, mais ne savait plus si c’était une bonne chose ou pas.

Alois s’était redressé un peu et s’enquis à savoir ce qu’il lui voulait. Il ne savait plus très bien, en vérité. Tobi ne savait pas ce qui l’avait réellement poussé à venir, si ce n’était de l’angoisse qui lui tordait les entrailles en cet instant. Il ne comprenait même pas pourquoi cela le tétanisait à ce moins, cette histoire de devenir en un monde dont il ne savait rien du tout et dont il craignait ne jamais rien savoir. Il observa de nouveau en silence la tête qui lui faisait face… Cela lui semblait tellement étrange que ça en devenait limite absurde. Il était là à se regarder lui-même. Voilà de quoi il en retournait. Il était là à contempler son propre visage, ce qui arrivait à le perturber. Il savait que ce n’était pas lui, toutefois, mais… Mais, oui, il n’avait de cesse de se questionner à savoir pourquoi lui, lui, et lui était si identique. Des clones ? C’était un peu ridicule. On les surnommait ‘’frères’’ parce qu’ils se ressemblaient beaucoup. Mais il ne savait pas trop, en réalité. Il s’était même surpris à penser qu’il ne s’agissait là que d’un mauvais tour qu’on tentait e lui jouer.

Tobias repris un sérieux. Il tremblait toujours de tout son être, incapable de dire si c’était par froid ou autre chose, mais il se maîtrisa, tenta de supprimer le doute de son esprit et s’avança dans l’obscurité pour s’asseoir directement sur le lit de l’autre. Il restait là, dans sa contemplation, quelques instants qui ne le mettait pourtant pas du tout mal à l’aise, comme s’il avait eut l’habitude de le faire, sans se souvenir avoir déjà fait ça. Comment le pouvait-il ? Il n’avait pas de souvenir. Une existence passée qui n’existait même pas.


« J’ai l’impression de te connaître. » commença-t-il, doucement, sur un ton qui ne laissait plus place à ses craintes qu’il dominait, de toute évidence, et le plus sérieusement qui soit. « Pourtant, je ne sais rien de toi. Et malgré cela, j’ai l’impression de te connaître par cœur. Toi et l’autre. »

Il essayait tant bien que mal de mettre ses idées au clair, lui faire comprendre qu’il cherchait à tout savoir, à tout comprendre le pourquoi du comment. Une méthode de réflexion active qu’il effectuait sans même s’en rendre compte, alors que son petit cerveau de gamin nouveau né fonctionnait à mille à l’heure, dans une pensée curieusement mélangé dans les hypothèses et conclusions surprises. Et il eut la soudaine impression que l’autre ne s’intéressait pas à ses idées. Pas qu’il le désapprouvait, mais… mais… Au fond voulait-il peut-être juste la paix… Mais Tobias refusait de lâché prise. Il ressentait l’étrange besoin de communiquer avec quelqu’un ou quelque chose et, faute d’autre choix, c’était tombé sur le blond. Il secoua rapidement la tête, replaça un peu ses lunettes sur son nez et repris un air encore plus grave et sérieux que précédemment.

« Ton mur ? L’enceinte ressemblait à quoi ? »

Question farfelu, peut-être. Mais dès son arrivé, il avait questionné leur marraine. Et il su donc bien rapidement qu’apparemment, le l’enceinte n’avait absolument pas la même apparence pour tout le monde, et la curiosité le gagnait, alors qu’il tenait à savoir de quoi il en était pour ceux avec qui il semblait vouloir passer le plus clair de son temps, à l’avenir.
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Message par Invité le Sam 25 Sep - 5:20

Des peupliers...

Étrange son pour Alois que ce mot sorti de sa bouche avec naturel. Des peupliers... c'est en effet ce qu'il avait vu en regardant l'enceinte, de longs arbre penchés au gré du vent. Un vent qu'il avait vu sans le sentir et qui faisait se pencher apparemment dangereusement les peupliers et donnait l'impression qu'ils allaient céder et se briser ; mais ces arbres là ne plient pas sous le poids du vent. Ils tiennent. Ils s'accrochent au sol de leurs racines. Férocement ancrés rien ne les empêche de tenir le cap même s'ils semblent si fragiles à les observer ainsi...

Alois restait bouche bée devant son double... Comment pouvait-il connaître ce mot : peuplier ? En avait-il déjà vus ? Lui avait-on déjà parlé de ces arbres ? Et si... et s'il avait un passé d'avant sa naissance à Nosco... Non, c'était impossible d'être là et d'avoir eu un vécu quelque qu'il soit sans en avoir le souvenir autre que des mots lâchés ainsi. Impossible c'était logique. Si encore il eut été seul à voguer dans l'oubli en ce cas, il pourrait admettre cela mais lui, les deux autres... non trop invraisemblable.

Des peupliers... soit, il l'avait dit et ne savait pourquoi mais à quoi bon chercher ? Et puis, l'autre était là, Tobias.

Alois haussa alors les épaules chassant ses doutes de son esprit ainsi et leva ses yeux sur Tobias. C'est vrai qu'ils se ressemblaient. Il n'avait pu s'en rendre compte qu'après avoir vu son propre reflet car en arrivant, il ne savait quel était son propre visage. Logique, il venait de naître.

Les autres mots de Tobias lui revenaient... une impression de le connaître, sans rien savoir l'un de l'autre. Alois le regardait, les yeux grands ouverts à présent, d'un regard curieux, sans sourire ni gêne dans ses traits. Il l'observait tel un enfant qui observe le monde qui l'entoure pour apprendre à en connaître les mystères. Il l'observait comme on observe l'inconnu.

L'inconnu....

C'était cela. Alois ne connaissait rien et devait tout apprendre. Il apprendrait, en vivant ici. Ce sentiment étrange que le jeune homme qui lui faisait face ressentait n'avait rien de surprenant, il était arrivés ensemble, sans doute s'étaient-ils croisés en chemin, peu importe ce chemin emprunté.


Nous apprendrons à nous connaître, ça ne m'a l'air bien grand ici.

Le naturel déconcertant de l'absence de question. Tel était Alois en arrivant, ni véritablement inquiet, ni véritablement excitée de curiosité juste patient... Ce n'était que le premier jour de sa vie, il avait le temps de voir venir. Il sentait bien que l'autre était nerveux, inquiet et sans doute trop curieux de répondre à des questions semblait-il inutiles mais lui non.
La gêne, l'impression d'étrangeté qui le saisissait en cet instant il la soupçonnait de venir d'un réveil non programmé. Pas simple de se faire tirer de son sommeil.

Ce pincement au cœur en voyant Tobias si nerveux, cette peine qu'il éprouvait pour ce dernier n'était liée qu'à de l'empathie à ses yeux. Il l'aurait appelée pitié, compassion mais amour... peu de chance même si finalement en cet instant et sans vraiment le savoir, il aimait bien ce garçon qui lui faisait face.

Alois restait cependant calme et impassible, en apparence car sous le tissus qui lui couvrait le corps dans son sommeil, ses mains se trituraient l'une et l'autre nerveusement.


Et toi ? Qu'as-tu vu ?

Après tout, puisqu'il était là, autant discuter et cette enceinte semblait un bon sujet.
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Message par Tobias Horvath le Sam 9 Oct - 21:28

Des peupliers ? Tobi cligna des yeux à quelques reprises, écoutant le silence qui suivit cette déclaration. Des peupliers… Des arbres. Il voyait des arbres. Il n’était pas dans sa tête, mais, étrangement, bizarrement, dans le fond de son cœur, il avait l’impression de comprendre un minimum de quoi il s’agissait, ou tout du moins, le sentiment que cela pouvait procurer, en fait. Un maigre sourire apparu sur ses lèvres, alors qu’il penchait un peu la tête de côté pour observer le garçon au même visage que lui.

Des peupliers… C’était fascinant. Il devrait forcément songer à demander à Andreja, lui, ce qu’il voyait de l’enceinte qui gardait la ville forteresse. Seule. Elle était seule. Il n’y en avait pas d’autre. C’était un monde unique. Unique et solitaire. Car il ne côtoyait nul autre endroit. C’était petit. Ça se faisait très bien à pieds en une bonne journée. Est-ce qu’il avait déjà vécu ici ? Est-ce que son simple passé se résumait à cela ? Il ne le croyait pas. Quelque chose qui lui murmurait autre chose à son oreille. Il ne savait exactement de quoi il s’agissait, mais c’était là, bourdonnant à ses tympans, faisant vibrer son cœur dans sa poitrine. Ce n’était pas ça, sa vie. Il en était convaincu. Quelle triste de vivre ainsi, dans l’inconnue, dans le noir absolu de l’univers.

Tobias ne compris pas très bien ce que dit son lui-même. Apprendre à se connaitre ? Et s’ils n’avaient pas le temps ? Et bien grand ? Pourtant… pourtant, non, justement, ça ne l’était pas, grand… pas assez, il manquait un petit quelque chose, à ses yeux. Il opina gracieusement de la tête, sans chercher à contredire Aloïs, sans chercher à lui dire que non, qu’en réalité, c’était minuscule. Terriblement minuscule. Un endroit où il avait l’impression qu’il finirait par devenir complètement maboule s’il y restait trop longtemps… Mais avait-il le choix ? Non, bien sûr. Aucunement.

Il laissa donc tomber l’idée de cette discussion avec lui. Et s’attarda plus au questionnement réciproque, même s’il n’avait, pourtant, que plus ou moins l’impression que cela l’intéressait vraiment. Ce que lui voyait… Ce que lui voyait, c’était bien différent. Complètement différent, en vérité… Son sourire fini par disparaitre alors qu’il revoyait sa vision des choses, au moment où il avait pris conscience de l’endroit où il se tenait. Ça lui avait fait peur. Le mur l’avait effrayé.


« Je… Un rayon de… livre… Une bibliothèque… mille tablettes remplis de mots et… c’est tout. »

Il mentait. Il mentait parce que ce n’était pas tout. Il y avait plus que cela. L’encre noire comme la nuit qui les envahissait en ce soir-là et qui coulait lentement vers ses pieds, continuellement, comme si les livres se vidaient de leur savoir et qu’il se rependait au sol sans qu’il ne puisse le retenir. Et s’il se noyait, justement, dans cette encre ? Ce serait bien le comble de la catastrophe… Le comble de tout, en fait.

Il frotta nerveusement un pli de la couverture, qu’il s’acharnait à raidir, à placer parfaitement là où elle devait être, plonger dans une réflexion sans nom à laquelle il partageait, involontairement, à son reflet.


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Message par Invité le Ven 29 Oct - 3:02

Une bibliothèque, des mots qui s'entremêlent... pas étonnant que son dit frère semblait si perdu. Aloïs resta un moment sans dire un mot. Il essayait en vain de chercher à trouver un sens à tout cela puis se reprit.

Non ne pas chercher à comprendre. Découvrir oui mais trouver un sens à quoi bon. Il fallait vivre rien de plus...

Il observa alors Tobias et ses geste nerveux sans même se rendre compte que lui même griffait le dos de sa main droite des ongles de la gauche. Il ne vit pas les rainures rougeâtres sur sa peau et ne sentit pas la douleur. Ses mains étaient cachées sous le morceaux de tissus qui le recouvrait. Ainsi on ne pouvait deviner qu'il était nerveux si ce n'est une légère fébrilité à l'endroit de ses mains.

Le silence... le silence était oppressant... étouffant...

La respiration du jeune homme chaude... sourde...

Parler... parler oui il était prêt à discuter. Vivre sans se poser de questions ne signifiait pas se murer dans le silence. Vivre ici c'était semblait-il en communauté et il y avait dans cette communauté un "frère" au nom de Tobias. Quitte à vivre ensemble autant se connaître. Oh bien sûr il y avait cette vague sensation de se connaître déjà mais il n'en était rien forcément puisque de lui il ne savait rien, puisque de lui même pas plus.

On nait, on est alors soyons. On sera surtout ce qu'on fera, ce qu'on dira, ce qui arrivera... Naître pour vivre. Nosco : le feotus où l'on se développe.

Aloïs sourit.


Tu as peur non ? Moi pas...
Je me demande... Que veux dire frères ? Ils disent que nous sommes frères. Penses-tu que cela signifie quelque chose de particulier en dehors de notre arrivée ponctuellement identique ?

Tu sais les peupliers que j'ai vu, le vent les faisait se balancer dans un sens puis dans l'autre. Je te dis tout ça comme ça pas que je sois nerveux hein, mais puisque tu es là autant nous parler. La femme qu'on a vu avait l'air sympa mais elle me parait étrange. J'aime bien les locaux où nous sommes je crois que je pourrai y vivre sans problème...

...l'autre frère tu lui as parlé ? Tiens si ça se trouve, ils s'appellent tous frères et tu t'inquiètes pour rien. Par contre je ne sais pas si c'est moi mais il fait un peu froid non ? Tu ne dis rien il y a un problème ?


Et de regarder son double les yeux grands ouverts, un air d'enfant curieux que rien n'atteint, rien de perturbe. Aloïs se balance doucement d'avant en arrière comme si le vent autour des peupliers étaient là autour d'eux à les envelopper doucement, tendrement. Il se tait. C'est au tour de Tobias de lui parler sinon vivre ensemble n'aurait de sens. Il lui sourit de nouveau pas de raison de faire autrement. Tobias pourrait être un ennemi, lui vouloir du mal bien sûr mais qu'en sait-il ? Il ne connait ni le bien ni le mal il vient de naître.
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