NaNoWriMo

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NaNoWriMo

Message par Silvio Anthelmios le Mer 3 Nov - 15:50

Faisons clair et concis.
Le NaNoWriMo, c'est 50 000 mots à écrire avant le 30 novembre.
Florins à la clef. Beaucoup de florins. Participation à envoyer par mail à Judikhael Wienfield.
Règles ici.

Pour le moment, participent Silvio, Shane, Elyan, Lian, Kathleen et notre bien-aimée Majesté.

...Qui d'autre ? :')


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Re: NaNoWriMo

Message par Rosaly Bell le Mer 3 Nov - 20:29

heu trop dur pour moi...sorry même en un mois


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Re: NaNoWriMo

Message par Lian Grenfield le Mer 3 Nov - 20:34

Je pense que je vais participer...
Bon, ok avec une sujet défini je suis plutôt à faire peu de mots... mais en parlant de tout et de rien... pourquoi pas?

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Re: NaNoWriMo

Message par Silvio Anthelmios le Mer 3 Nov - 23:17

On poste chacun un p'tit extrait demain ? ^^
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Re: NaNoWriMo

Message par Lian Grenfield le Mer 3 Nov - 23:33

Je pense que tu rêves me concernant, faut déjà que je trouve le sujet mais bon... après un petit extrait pourquoi pas (le titre si je l'ai trouvé, XD)

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Re: NaNoWriMo

Message par Allan Cadmun le Jeu 4 Nov - 9:57

Je sais pas comment vous faites, car, mine de rien, c'est encore plus dur de commencer après la date de début... x')

*se sauve, car il est responsable de cette expansion de NaNocorruption* Razz
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Re: NaNoWriMo

Message par Lian Grenfield le Jeu 4 Nov - 10:57

On est des fous... hi hi hi
Et moi j´ai mes vacances (pas reposante) dans une semaine, donc j´ai peut être une chance de réussir...

On verra si les idées m´inspire assez ou pas...
Sinon je vous raconterais ma vie en Suède... mouwhahahahaha
*sort*

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Re: NaNoWriMo

Message par Shane M. Lewis le Jeu 4 Nov - 13:45

Han !! Un extrait aujourd'hui ??? *n'a même pas encore commencé*
Attendez, j'ai juste trouvé un sujet bien T-T Mais extrait plus tard oui pourquoi pas.
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Re: NaNoWriMo

Message par Anna Heidelberg le Jeu 4 Nov - 14:13

J'veux bien tenter.... C'est mal barre mais je veux bien tenter lolll

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Re: NaNoWriMo

Message par Kath le Jeu 4 Nov - 22:47


    J'ai Nanowrimé sur bloc-notes aujourd'hui donc il faut que je recopie sur Open Office ^^
    Je mettrais un extrait demain, je pense.

    Edite :
    Voici la créature xD :


    Roman :
    (Ou la paresse de faire des chapitres cohérents. Vive les pavés)

    Bienvenue dans le monde de Manichéa.

    Ici, quatre royaumes se livrent une guerre sans merci. Le royaume des Très Gentils, des Gentils, des Méchants et des Très Méchants. Depuis des décennies, voire depuis l'aube des temps, ils se vouent une haine incommensurable. En effet, les Très Gentils n'aiment pas les Gentils car ils ne sont pas assez gentils, ni les Très Méchants car ils sont encore plus méchants que les Méchants qui sont méchants. Les Gentils détestent les Très Gentils car ils sont trop gentils mais aussi les Méchants car ils sont mauvais et les Très Méchants car ils sont très mauvais. Quant aux Méchants, ils n'apprécient pas les Très Gentils car ils sont trop gentils/niais, ni les Gentils car ils ne sont pas assez méchants, ni les Très Méchants puisqu'ils sont trop méchants. Enfin, les Très Méchants haïssent tout le monde par principe.

    ~*~

    Le crépuscule s'était abattu sur les terres des Méchants. Non, en fait, le crépuscule ne s'abattait jamais : il était constant. Des nuages opaques et épais recouvraient le ciel d'une membrane sale qui masquaient les rayons du soleil, laissant la ville plongée continuellement dans la pénombre. La lumière pâle filtrée par le dôme cotonneux effleuraient les toits d'ardoises des amas de pierre serrés que l'on nommaient maisons. Et à l'ombre d'une cheminée, une silhouette, deux yeux brillants.

    Assis sur son postérieur, la queue enroulée autour de ces pattes, le chat attendait l'heure du couvre-feu. L'heure où les bonnes gens, parfois poussés par la pointe de lance d'un soldat serviable lorsqu'ils n'étaient pas assez rapides, s'endormaient. L'agitation urbaine laissait alors place au chant lugubre des corbeaux qui s'élevait dans la vaporeuse nuit. Mais ce n'était pas pour chasser un de ces volatiles dodus que le chat attendait. En effet, ce qui l'intéressait n'était point emplumé bien qu'il eut pu être considéré comme un pigeon idéal. Enrôlé comme coursier, il devait être soit naïf ou désespéré financièrement. Le métier de coursier, en tant de guerre, n'était jamais une option intelligente. Plutôt une option à prendre en cas de perdition totale. Enfin bref, le jeune messager était à une demi-lieu des portes de la ville.

    Mais le chat était patient. Il l'attendait de griffe ferme.

    Le vent soufflait doucement sur son pelage sombre lui apportant une odeur âcre de boue mêlée à de la transpiration. Le félin huma avec délicatesse. Parfait, le petiot n'était pas loin. Il était immobile, sachant pertinemment que le coursier passerait par cette venelle. Il n'y avait pas trente six milles entrées secrètes, mal éclairée et puantes, menant au Donjon royal. Et ces entrées, il les connaissait toutes sur le bout des coussinets.

    Soudain, au loin, le son grondant d'un mécanisme médiéval, sûrement activé par deux soldats tirés de leur beuverie crépusculaire. Les grandes portes de la ville s'ouvraient. Sa proie arrivait lentement mais certainement.


Dernière édition par Kathleen Velstiam le Sam 6 Nov - 15:59, édité 1 fois

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Re: NaNoWriMo

Message par Silvio Anthelmios le Sam 6 Nov - 1:05

J'aime, Kath *_* Rien que l'idée.... Wah !
Bon, voilà mon extrait... je suis trop conciiis T_T

Spoiler:
Inspirer, expirer. Geo avait chaud, bien trop chaud. La chaleur venait de lui. Le gant glacé posé sur son front s'était réchauffé bien trop vite. Il prenait de longues inspirations, mais le souffle restait bloqué au niveau de sa gorge, et n'allait pas plus bas. Il avait beau tirer sur le col de sa chemise, rien n'y faisait; il restait étranglé par des mains invisibles.
La chambre était grande, lumineuse. Les tapis étaient épais, moelleux. A travers les fenêtres, on voyait la ville, mais aussi la forêt, au loin, tout au loin. Les arbres auxquels la saison avait donné les couleurs du feu.Ici, les arbres étaient différents. Dans le pays de Meccaya, ce n'étaient que palmiers, et arbres tordus aux longues racines. Des arbres d'oasis, ou des arbustes. Ici, les arbres vivaient par milliers, et leur feuillage était si dense que souvent la lumière du soleil ne passait pas dessous, et la forêt était bien fraîche. Mais pas que. Geo aimait la forêt, c'était pour elle qu'il s'était fait ambassadeur du désert à ici. Mais nous en reparleront plus tard. Il faut respirer.
Geo ne pense qu'à sa respiration, ses doigts crispés sur l'épaisse couverture qu'il a mise sous lui.
On frappe, on entre. On, ce sont deux médecins. On les reconnait car sur leur peau il y a des tatouages en forme de cercle sur leurs joues. Ca veut dire qu'ils ont étudié à l'université de Belil. Belil, c'est un autre pays voisin. Ce qui est bien, c'est que là-bas, ils aiment les ronds. Mais vraiment. Beaucoup. Pas comme on aime les ronds de temps en temps en cours de géométrie, non-non-non. Là, ils aimaient les ronds partout. Leurs maisons, s'étaient des dômes. Une table de chevet, chez eux, c'était un rond creux avec, sculpté dessus, un plateau (ovale). Je vous assure que chez eux, c'est vraiment la règle de beauté qui prédomine. C'est dans la culture commune depuis des siècles. Naturellement, ça leur a aussi valu quelques blagues plus ou moins nulles de leurs voisins….
Toujours est-il qu'à Belil, ils ont de bons médecins. Et les deux ici présents n'étaient autres qu'un professeur en médecine et son apprenti. Ils s'approchèrent de Geo.
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Re: NaNoWriMo

Message par Judikhael Wienfield le Sam 6 Nov - 1:20

Un chaaaaaaaaaaaaaaat
*aime les chats*

Bon courage à vous deux, début prometteur^^

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Re: NaNoWriMo

Message par Lian Grenfield le Sam 6 Nov - 1:25

Kath c'est génialissime ! Je ne sais pas pourquoi mais je trouve que ca te change de ton écriture habituelle... en tout cas je suis fan du premier extrait! Je veux la suite!

Silvio, j'aime aussi beaucoup, mais je retrouve ton style... j'attends de voir plus ces personnages féminin et surtout d'avoir quelques paysages désertiques comme tu es fan, ca me rappellera des souvenirs *petite larme à l'œil*


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Re: NaNoWriMo

Message par Shane M. Lewis le Sam 6 Nov - 15:21

    *tend un mouchoir à Lian*

    Excellent tous les deux, j'adore les premières lignes de Kath, c'est vraiment le truc du NaNoWriMo : écrire vraiment n'importe quoi xD *patpat Kath qui sombre dans la folie*
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Re: NaNoWriMo

Message par Kath le Dim 7 Nov - 19:56


    Merci beaucoup tout le monde I love you et Sil, je veux plein d'extraits *_* !
    Lian, si tu dis que ça change de d'habitude... Oo Personnellement, je ne m'en rends pas compte. ^^

    Voilà un second extrait avec un changement d'atmosphère et de personnage :

    ~*~

    Dans un lieu féerique, loin de toute cette agitation humaine et désespérante, les abeilles bourdonnaient. Les fleurs étalaient leur pétales colorés, l'herbe fraîche et tendre se laissait doucement effleurer par un vent cristallin. Les marmottes batifolaient dans les mares en compagnie des canards, les papillons dansaient avec les écureuils dans la brise. Ce havre de paix ne connaissait nul remous, nul haine, nul nullité, nul violence. Il n'y avait pas de sang mais de la confiture de fraise, il n'y avait pas d'os déchiquetés mais de la meringue moelleuse, il n'y avait pas non plus de tripes fumantes mais des serpents en gélatine sucrés.... Il faisait continuellement beau et chaud dans cet endroit et les oiseaux offraient leurs sempiternels gazouillements à l'atmosphère chaque matin. Chaque jour se suivait sans émoi, comme si vous mordiez distraitement dans un pain d'épice et que vous le retrouviez entier une fois votre bouchée avalée. Ohh oui ! Qu'est-ce qu'il aimait le pain d'épice que sa jolie cavalière lui donnait ! Aujourd'hui il en avait eu sa portion d'ailleurs. Et il était content. Sa maîtresse qui sentait bon les fleurs printanières lui en avait donné en lui susurrant des mots doux et lui avait tressé les crins. Ahhh... Kashilaniag adorait ce pays édulcoré. Kashilaniag appréciait tout particulièrement se promener dans les forêts d'arbres translucides et rester contempler des heures la sève bleutée qui coulait à l'intérieur. Il se délassait ensuite les sabots dans les champs de blé dorés qui couvraient une partie du royaume, que des paysans joyeux venaient moissonner lorsque leurs que les céréales étaient gorgés de soleil. Puis il retournait au palais et buvait l'eau claire de la fontaine royale où des petits poissons pailletés nageaient.

    Pour le moment il fixait béatement un criquet tout vert, comme les mignonnes pommes du verger, en se disant quel sensation il aurait en le mangeant. Est-ce que sa carapace serait tendre tel de la barbe à papa ou plutôt croustillante, comme les noisettes qui tombaient parfois des nids d'écureuils ? Oh oui, il aimait les noisettes bien sûr et plus que la barbe à papa. Rose et trop duveteux, après ça restait collé dans son mors lorsque sa cavalière le montait. Donc il espérait que ça soit croustillant. Mais le meilleur moyen restait encore de goûter...

    « Kashilaniaginouchet ! Tu viens avec moi cueillir des framboises ? »

    Le cheval avait la bouche ouverte, prête à gober l'insecte, quand il reconnut la voix de sa petite demoiselle. Il redressa les oreilles et commença à se trémousser le derrière, tel un chiot, faisant onduler ses poils multicolores. On l'appelait ! donc il répondit par un hennissement sémillant et trottina jusqu'à la voix féminine. Bon, il goûterait le criquet plus tard. D'ailleurs, celui-ci c'était mis à chanter. Il préférait largement quand sa maîtresse lui jouait de la harpe.

    ~*~

    Et non, je ne sombre pas dans la folie... Very Happy

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Re: NaNoWriMo

Message par Silvio Anthelmios le Dim 7 Nov - 19:58

Un passage où l'on parle de papoter avec les morts
Spoiler:
Sans un mot, elle se dirigea dans un couloir, suivit par l'androgyne qui gardait une mine inquiète, comme s'ils allaient rejoindre un parent à son chevet.
"-C'est pour Geo. Il est malade. Si tu pouvais savoir où il est actuellement… Et si un mort l'a croisé sur son chemin, avant de mourir…
-Oui, m'enfin les morts n'ont pas une conversation aussi claire, tu sais."
Un temps.
"-Je vais faire ce que je peux."
Ille eut un "hm" affirmatif. Ca lui suffisait.

Un passage osé. Traduction: les jeunes, écartez-vous ! Mais c'était aussi celui qui pouvait porter le plus à confusion... Alors qu'il ne s'agit que de la toilette d'un malade !
Spoiler:
"- Geo… Tu respires plus fort qu'avant. Tu es sûr que tu veux que je continue ?"
La voix sortit Geo de ses "pensées". De sa rêverie, en tout cas. A quoi rêvait-il ? Il rêvait de cette main, derrière ce gant, qui caressait son corps. Il rêvait rarement comme cela. Rouges, toutes rouges étaient ses pommettes.
"- Oui… Continue…."
Meccaya laissa son gant glisser sous une aisselle de Geo, le long d'un sein, jusque sur ses hanches. Ille ferma les yeux.
"- Tu aurais pu le faire, Geo.
- Je pense pas…
- Ce n'était pas une question."
Geo rouvrit les yeux, le coeur battant bien plus vite. Gêné. Très gêné.

*soupire: il n'en a pas fini de passer pour un pervers*
Prochain extrait dans le désert x)
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Re: NaNoWriMo

Message par Lian Grenfield le Dim 7 Nov - 20:08

Jolis extraits, même si ca devient un peu confus pour moi...

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Re: NaNoWriMo

Message par Silvio Anthelmios le Dim 7 Nov - 20:10

...C'est le suspeeeeens !
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Re: NaNoWriMo

Message par Judikhael Wienfield le Dim 7 Nov - 20:17

Du chat on passe au chevaaaaaaaaaaal : avoue kat, tu fais un texte pour les vétos lol
Sinon j'aime toujours autant^^

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Re: NaNoWriMo

Message par Kath le Dim 7 Nov - 20:30


    Y a aussi des humains hein Very Happy
    Mais c'est vrai que j'aime bien incarner des animaux. *_*


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Re: NaNoWriMo

Message par Lian Grenfield le Jeu 11 Nov - 2:53

Comme promit voici un extrait (1/5) de mon Nanowrimo... qui fait 10 000 mots. la lien avec le titre, donné par Judi, ne se voit peut être pas réellement encore, mais il aura une grande importance pour la suite, comme vous pouvez vous en douter. Pour ceux ayant en horreur la philosophie et la réflexion, je vous conseille de passer directement au chapitre 1 pour votre lecture Wink

De tous temps l'Homme ne cesse de courir après lui-même.


Introduction philosophique

A quand remonte vos premiers souvenirs ? Moi je devais avoir quatre ou cinq ans… Certains scientifiques affirment que nous n’utiliserions que dix pour cent de notre cerveau ? Mythe ou réalité ? Je suis bien mal placé pour vous dire la vérité. En tout cas, la mémoire elle ne s’embarrasse pas d’informations accessoires où inutiles, seules les très bons souvenirs et tous les mauvais sont gardés. Je me suis toujours demandé pourquoi on avait autant de mauvais souvenirs, toutes les mauvaises expériences sont collectées, classées et enregistrées méticuleusement. Et pourtant on arrive parfois à oublier des dates importantes d’anniversaires, alors qu’elles auraient permit très simplement de faire plaisir à autrui et de se faire plaisir en offrant un cadeau. Mais non, notre encéphale en décide autrement et se contente d’effacer le renseignement, car « pas assez intéressant » pour lui. On a le choix d’effacer ou de conserver des données sur nos ordinateurs, d’organiser la machine selon notre pensée, pourtant le cerveau reste un mystère… Toutes sortes de machines s’y sont penchées, IRM, lecteurs d’ondes cérébrales… sans réussir à totalement capter et comprendre son mécanisme.

Sommes-nous plus intelligent qu’il y a deux siècles ? La théorie de l’évolution de Darwin a-t-elle fait que l’espèce humaine s’est améliorée dans un sens ? Comme le disait ce scientifique du dix-neuvième siècle ce n’est pas la force ou l’intelligence qui permet de survivre juste l’adaptation. Qui a le meilleur mental pour s’accroche à la vie ? Qui fera tout pour rester, même s’il n’a ni pas les muscles du corps ou du cerveau ? La vie reste tout de même une lutte de chaque instant, où l’homme se retourne sur soi même pour regarder son passé. Juger et analyser. Je suis fier de ce souvenir, celui-ci j’en ai honte… mais j’apprends de mes erreurs. Oui, les mauvais souvenirs sont certainement conservés pour qu’on ne reproduise plus les mêmes. Un jour j’ai fais cela et finalement je le regrette, le souvenir est amer, plus jamais… plus jamais… jusqu’à ce que l’on oublie… Heureusement le cerveau garde l’information, inconsciemment parfois pour nous protéger. Les pressentiments, les peurs paniques, les phobies, viennent toujours d’un traumatisme, d’un souvenir marquant… souvent un souvenir d’enfant… alors que notre mémoire ne fonctionnait pas encore assez pour que l’on s’en souvienne vraiment, nous n’avons plus les couleurs liées à cette scène, nous n’avons plus ni les odeurs, ni les bruits qui s’y étaient attachés, pas plus que l’évocation de ce que nous avons touché ou gouté. Nos souvenirs de cette époque ne peuvent s’attacher qu’à une seule chose : les paroles rapportés de nos proches, les photos ou vidéos qu’ils ont prises de nous, les objets qu’ils ont conservés, les œuvres d’arts qu’ils ont osés ne pas jeter… Ce n’est certes pas assez pour se comprendre, mais cela donne une vague idée.

« Je sais que je ne sais rien » affirmait Socrate. Ce philosophe a la répartie provocatrice et tellement véridique, celui qui permet de se remettre en question et de réfléchir, de connaitre plus sur soi même dans un cercle infini d’apprentissage. Se lever chaque matin en espérant savoir plus sur le soi et sur le monde qui nous entoure. Qui suis-je ? Qui peut le dire ? Moi-même je l’ignore, ceux qui m’entourent ne connaissent que mon apparence et les pensées que je leur fait partager, chacun de nous ne connais qu’une partie de moi… car le moi n’est il pas constitué d’une part intime et d’une partie publique ? Personne ne reste figé sans évoluer, chaque jour est une nouvelle possibilité de changer et de s’améliorer, changer de niveau, faire des erreurs, retourner en arrière, modifier son identité, apprendre plus pour utiliser ses connaissances… Cette chose formidable qui différencie l’homme de l’animal, sa capacité à créer des outils et à les conserver pour les utiliser plus tard. Communiquer avec un groupe d’individus qui ont les mêmes points d’intérêts ou au contraire se lancer dans l’aventure étrange et si intéressante d’une découverte et d’un possible débat avec quelqu’un d’étranger et de totalement différent. Cette touche d’exotisme qui rend l’autre captivant. Qui es-tu ? Qui es-tu pour savoir qui je suis… Car ne s’affirme-t-on pas par opposition aux autres ? Nous sommes des individus par rapport à la masse des personnes qui nous entourent… Si semblables et si différents… Humain et avec tellement de petits détails qui forment une identité.

L’être humain est si complexe et pleins de mystère, le cerveau nous fait beaucoup réfléchir, pourtant le reste du corps est tout aussi propice aux questionnements. L’évolution de l’animal, à ce que nous qualifions d’être humain, de l’être unicellulaire à l’animal… Tant d’étapes… tant de promesses pour un futur dont nous ignorons tout. Comment évoluera l’homme ? Comment évolueront les espèces animales ? Quelles surprises nous réserve la Nature ? Mère nature supportera-t-elle encore les attaques de l’homme ? Se vengera-t-elle de manière cruelle ou nous pardonnera-t-elle dans sa grande bienveillance et son indulgence ? L’homme mérite-t-il vraiment le cadeau qu’on lui fait ? Réussirait-il à s’adapter à un cataclysme ? Tant de questions que seul l’avenir nous apportera. Passé et futur, deux points d’interrogation menant à de multiples questionnements. Préféreriez-vous aller dans le passé où dans le futur si vous disposiez d’une machine à remonter le temps ? Le passé… Plusieurs millions d’années de possibilités, des dinosaures à hier… en passant par Jules César, Jésus Christ, le Moyen-âge et ses rois de France, Charlemagne, Jeanne d’Arc, le Renaissance, puis Louis XIV le roi soleil, la révolution française, Napoléon, les deux guerres mondiales… Il y aurait tant d’époques et de personnages historiques à voir, tant d’auteurs à côtoyer… Et le futur, pleins de promesses, quel sera la prochaine révolution technologique ? Qui et qu’est ce qui fera les plus grands changements ? Qu’il serait doux d’aller faire un tour dans notre futur et de pouvoir retourner dans le présent actuel pour savoir quel avenir prometteur nous attends, mais peut être celui-ci est il sombre ? Mieux vaut il rester tels des enfants attendant Noël, ne sachant pas quelle surprise, bonne ou mauvaise ils recevront ? Le plaisir de l’attente est sans doute plus fort que celui de la découverte, si celle-ci peut décevoir. Et vous changeriez vous quelque chose dans le passé ? Juste pour voir… Créer un univers parallèle totalement différent du monde que nous connaissons actuellement.

De même que les souvenirs, nos rêves et nos cauchemars nous échappent souvent, bien que l’on ait tendance à se souvenir des mauvais rêves, ceux qui nous paralysent, et nous font frissonner de terreur, qui nous poussent à dire « j’ai mal dormi ». Ces rêves qui disent tant sur nous, sur notre inconscient et notre passé, et que nous oublions chaque fois à l’instant précis où nos yeux s’ouvrent. Quel étrange mécanisme, comme si les paupières étaient reliés au programme de suppression de notre cerveau. Cliquer une fois pour effacer les dernières douze heures, cliquez deux fois pour tout effacer. Et puis l’avantage c’est que le cerveau ne demande pas de confirmation, malheureusement une erreur est si vite arrivée, et impossible de tenter de retrouver quoi que ce soit. La cerveau est une grande poubelle où il est impossible de retrouver un souvenir précis, trop de choses s’y bouscule, tant d’année, tant de mois, dans de jours, dans le minutes, dans de secondes, tant de temps… du bon temps, mais aussi des minutes affreuses de tortures…

Plus l’on vieillit plus on a de mémoire, plus on est dit « expérimenté » avec des connaissances, du vécu diraient même certains, on devient porteur de savoir, car on est passé par plusieurs étapes importantes de la vie. Notre cerveau connaît pleins de petites choses, il a apprit petit à petit de nos expériences et de notre train-train quotidien, seulement voila, il est parfois trop plein, trop d’informations, pas assez de place… Alors, il efface, sans prévenir, des petites choses qu’on pensait pourtant importantes et que l’on aurait voulu garder, là tout près du cœur… Mais le cerveau est jaloux, il préfère garder tout, le cœur lui il n’en prend pas garde… On dit bien que le temps efface toutes les blessures, le temps et le cerveau jouent ensemble, ils se sont alliés, pour nous faire oublier nos anciens souvenirs, pour les atténuer, les changer en brume, petit à petit… les rendre plus difficilement accessibles. Oui, le temps est un peu le bibliothécaire du cerveau… il accumule les livres des souvenirs sur les étagères qui sont crées chaque jour. Sauf que voila, quand la place comme à manquer il faut « désherber », il faut se débarrasser de certains livres, ceux qui prennent la poussière, qui ont des coins trop cornés, qui ont été trop manipulés. Le temps ne nous demande pas notre avis, il ne se pose pas la question « peut être que se souvenir lui tient à cœur », il fait son travail, il l’effectue bien comme une machine bien huilée… Il fait de la place pour les nouveaux souvenirs, effacer le passé pour permettre de vivre dans le présent. Ne pas rester accroché à ce qui s’est passé, se concentrer sur l’avenir, même si celui-ci peut faire peur. Alors quel est le programme de demain ?

La vie n’est pas une longue ligne droite, non c’est un chemin tortueux rempli de bifurcations et de cailloux, de montées et de descentes… il faut savoir choisir le meilleur chemin, celui qui vous convient le mieux, réussir à franchir les obstacles sans trébucher, toujours se redresser et continuer malgré les difficultés. S’adapter pour survivre… Vivre ou survivre… chacun à sa définit et ses critères. Chacun tente pourtant de se raccrocher à la vie plus ou moins longtemps… Marquant plus ou moins l’historie et les personnes que l’on à côtoyé, laissant une trace plus ou moins importante, un nom, un objet, un travail, une œuvre d’art, un livre… un nom sur un dossier. Une tonne de souvenirs qui partent en fumée, comme une eau portée à ébullition qui soudain devient fumée et gaz, qui s’élève dans le ciel, monte dans l’espace infini… De visible, l’eau passe à invisible, de réelle, elle devient irréelle et disparaît mystérieusement… pour réapparaitre sous forme d’eau ou de neige, après la formation de nuage. De même la vie mène à la mort, qui permet la vie… Les végétaux sont mangés, ou servent de compost aux autres plantes, les animaux se font mangés, ainsi que l’homme… pour que le cycle de la vie ne s’arrête jamais. Petit être grandira, poussera de toutes ses forces vers le ciel, pour être toujours plus grand, vivra sa vie et finira enfin au ciel, parmi les étoiles qui rient tous les soirs comme des milliers de clochettes. Chaque étoile est différente, unique, et pourtant elles semblent similaires dans ce grand ciel noir… Les étoiles sont différentes poru chacun…
« Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides. Pour d'autres elles ne sont rien que de petites lumières […] Mais toutes ces étoiles-là se taisent. Toi, tu auras des étoiles comme personne n'en a...
- Que veux-tu dire ?
- Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !
Et il rit encore.
- Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m'avoir connu. Tu seras toujours mon ami. Tu auras envie de rire avec moi. Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça, pour le plaisir... Et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel. Alors tu leur diras: "Oui, les étoiles, ça me fait toujours rire !" Et ils te croiront fou. Je t'aurai joué un bien vilain tour...
Et il rit encore.
- Ce sera comme si je t'avais donné, au lieu d'étoiles, des tas de petits grelots qui savent rire...
Et il rit encore. Puis il redevint sérieux:
- Cette nuit... tu sais... ne viens pas. »
Extrait du Petit prince de Saint Exupéry, un livre plein de poésie, si doux à lire, si drôle et si triste… une prose pleine de mots touchant et agréable, à l’œil, au cerveau et au cœur… on devrait tous avoir son petit prince, pour nous guider, nous faire rire et aimer. On a tous sa planète, qu’elle soit physique et représenté par sa maison, cocon protecteur qui permet de se sentir en sécurité, ou alors qu’il soit mental et soit source de bien-être et de ressourcement. On a tous une fleur ou un petit prince, dont on voudrait prendre soin, protéger des dangers, qu’on voudrait voir s’épanouir et sourire, encor et encore… Et on a tous besoin de cadeaux, de jolies boites où sont enfermés des présents merveilleux, une boite avec un mouton, un lapin dans un tas de paille, une bague pour une demande importante… une boite remplie de photos qui forment une réminiscence, des photos accompagnées d’un texte biographique ou autobiographique pour s’attacher à une mémoire.
Le journal intime ? Etrange expérience que de devoir inscrire ses pensées, ses actions de la journée, ses réflexions, bref ce qui passe par la tête, pour le confier… au papier et au verrou d’un cadenas. Transférer une partie de son cerveau dans un livre. Avoir le plaisir de remplir une page blanche, avec du noir ou des couloirs, avec des lignes ou des dessins, avec ou sans significations… avoir le plaisir du papier neuf, celui du papier usé et utilisé, celui qui a vécu et qui rappelle des souvenirs, des souvenirs qui sont parfois ceux d’autrui. Pourvoir caresser doucement la couverture de cuir, de carton ou de bois. Passer ses doigts sur les différentes inscriptions qui s’y trouvent. S’amuser des différences avec les livres publiés actuellement, ou trouver un livre avec des coquilles d’impression, certains avec des langues presque disparues ou complètement éteintes aujourd’hui. Le papier blanc d’un livre provoque cette étrange envie, inconsciente et tellement forte, l’envie de remplir ces pages, de marquer ses impressions, de laisser une trace, par sa propre création et ses propres idées, ou même sa façon d’emprunter une œuvre, de réécrire un texte, de redessiner une œuvre. Un journal intime c’est parfois une trace d’histoire, comme pour Anna Franck, pour les autres ils étaient une façon de conserver une trace d’une journée, d’une pensée à un moment donné. Il est d’ailleurs toujours drôle de rouvrir ces journaux et de constater que l’on ne pense plus forcement de la même manière, on a évolué. La personne ayant écrit dans le journal semble alors une personne différente, qui ne peut être associé avec celle qui lit, ou alors seulement avec un lien subtil et fin. Ceci est mon passé, il est maintenant un moi différent…

On tire parfois un trait sur son passé, parce qu’on veut en changer, on veut recommencer une vie différente. On ne veut plus se souvenir, trop de mauvais moment, l’envie de changer de monde, d’ouvrir à nouveau ses ailes et de prendre un nouvel envol complètement différent. Ne plus regarder en arrière, seulement vers le futur, se détacher de toutes les amarres, partir au loin, même si ce voyage peut être mouvement. Ne pas craindre la tempête, partir seule sur un bateau qui ressemble à une coquille de noix en pleine mer déchainée. Rire de sa folie, s’amuser du mauvais temps et de la pluie qui tombe en déluge. Se sentir libre car lesté de ses souvenirs et de son passé. Sentir le vent vous pousser dans le dos et avoir moins de difficultés à avancer, ou au contraire avoir le vent de face et avoir l’impression de reculer à chaque pas en avant. Tourner en rond sans savoir où aller… Se faire tourner en bourrique par son cerveau et son passé.

Cent vingt ans, c’est l’âge de la française ayant véçu le plus longtemps, cela fait donc plus de cent ans de souvenirs, d’une mémoire pleine d’un long film… A-t-elle vu toute sa vie défiler devant ses yeux avant de s’éteindre ? C’est ce que beaucoup croient, mais sans pouvoir l’affirmer… Peut être est ce le meilleur film qu’il pourrait être crée. De la naissance à la mort, un film marquant, long, compliqué et si unique. Un film à petit budget pour ceux ayant eu une vie tranquille, et Hollywoodien pour certains autres. Et dans ce cas là pour les vampires ? Ceux qui sont déjà mort et revenu à la vie, dans la littérature. Portés par l’empereur Vlad tepes devenu Dracula dans le roman de Bram Stoker, ces créatures arrivent elles à gérer l’immense masse de souvenirs qu’ils ont ? Pouvoir vivre une deuxième vie, après une première… une deuxième vie différente. Une nouvelle mémoire à se construire sous une nouvelle identité. Une vie certes maudite et pleine de désagréments mais une vie à recommencer… « Il est des mystères que l'on peut à peine imaginer, et que l'on ne résoudra qu'en partie », celui du cerveau est l’un d’eux. Le centre de la raison fonctionne grâce à l’afflue du liquide vital carmin, à chaque battement de cœur, le sang est envoyé dans tout l’organisme, passe par les poumons pour se charger d’oxygène et ainsi approvisionner ce muscle qui nous sert à penser, à se souvenir, à apprendre, à bouger, à parler…

Les souvenirs, ils s’accumulaient au fur et à mesure, comme un château de carte qui menaçait de s’effondrer, comme une tonne de sable, qui pouvait se faire souffler par le vent mais qui continuait de s’élever doucement mais surement. Grain après grain, moment magique à côté de moment douloureux, tous mélangés dans le même paquet, sans distinctions aucune. Juste un amas, que l’on pouvait fouiller pour s’amuser, pour se rendre triste, pour quand on s’ennuyait, lorsque l’on voulait se rappeler une émotion, pour jouer la comédie, ou bien simplement pour s’amuser, tromper le temps qui passe en s’occupant d’une manière ou d’une autre. Sans réfléchir cette fois-ci, juste en cherchant dans sa mémoire vaste vivier de choses et d’autres, toujours profondément personnelle et intime. Chaque personne a une vision différente de souvenirs qui peuvent pourtant être commun, on ne retient pas les même choses, car l’ordre d’importance que l’on accorde aux faits, aux sentiments, aux chiffres, aux pensées, n’est pas la même. Nous sommes tous unique, malgré nos points communs. Qui pourrait deviner totalement les pensées d’un autre ? Qui arrive à se confier totalement sans aucune réserve ? Trouver quelqu’un, son âme sœur, qui comprennent totalement ses pensées, ses envies, ses souvenirs n’est pas une chose aisée. Nous cherchons tous, nous sommes six milliards à chercher chaque jour, certains ont trouvés, certains pensent avoir trouvé… d’autres ne trouveront malheureusement jamais, passant à côté de la chance ce leur vie, laissant partir l’être cher. L’homme est si complexe, autant que son cerveau… décrypter une pensée… Décrypter un livre. C’est comme un code hyper compliqué. Il faut passer du temps, tenter de tourner dans tous les sens les idées ou les textes, en sentir tous les tenants et les aboutissants, ne pas lâcher prise, toujours revenir dessus, plonger un peu plus dedans, pour pouvoir avoir la chance unique d’affirmer que l’on avait compris parfaitement. Vous êtes sur d’avoir réussit ? C’était élémentaire mon cher Waston… Alors c’est votre dernier mot, Jean-Pierre ? attendez je vais revoir une nouvelle fois, pour trouver peut être une nouvelle façon de voir… car l’expérience reste unique… uniquement individuelle…

Et les jumeaux alors ? Les triplés ! Ces êtres certes uniques mais au destin tellement différent. Ils ont eu la chance de ne pas être seul, dès leur création, ils sont nés en même temps qu’un autre, ils étaient accompagnés… ils ont partagés dans le ventre de leur mère une expérience commune, mais pourtant légèrement différente. La ressemblance physique, le fait de parler une langue commune qui ne leur appartient qu’à eux, d’avoir des pensées similaires et au même moment… ce sont des êtres cependant unique dans les deux sens du terme. Unique car exceptionnel par rapport au commun des mortels qui sont venu au monde seul, avec la chance ou pas de faire partie d’une fratrie, mais unique aussi car ils sont forcement différent. Il est impossible qu’ils aient toujours été ensemble sans être séparé, ou qu’ils aient toujours pensé la même chose. Car chaque cerveau réagit différemment, car ils n’ont pas eu exactement la même expérience personnelle, même si elle s’approche. D’ailleurs les scientifiques et les proches de ces jumeaux ou triplés, ou plus… on souvent remarqué que l’un des jumeaux prenait toujours l’ascendant sur l’autre. Car il est impossible de penser totalement ensemble, non l’un des deux impose légèrement sa vision à l’autre. Il lui dicte ses pensées, mais ne peut lui dicter ses souvenirs, ses ressentiments. Car c’est intérieur, personnel, même si les jumeaux partagent souvent ces expériences car ils se considèrent comme chacun une partie d’un être unique composé de deux parties physiques séparées.

Et si nous plongions en apnée dans les mystères de chacun, dans les secrets da la fabrication des pensées dans un cerveau… Trouverions-nous ce que nous cherchions ? Réussirions-nous à comprendre tout ? La mer est si vaste et si profonde… L’homme ne peut percer toutes ses impénétrables énigmes… Il lui faut des machines et armée de sa technologie, avec son masque son tuba, son scaphandre, son sous-marin… Il peut sombrer dans les profondeurs et pénétrer dans une possible découverte de nouveaux savoirs.


Chacun à la possibilité de faire une analyse sur soi même, de se tourner vers ses souvenirs, pour plonger dedans, tenter de comprendre, d’apprendre sur soi me^me. Seul ou à l’aide d’amis, ou d’un psychologue pour ceux en ayant besoin… Chacun est unique, on a tous des souvenirs qui inconsciemment ont une grande influence, qui provoquent des réactions et qui sont sources de problèmes. Car lorsque l’on vit la chose au moment même, il n’y a pas le recul suffisant pour pouvoir comprendre, analyser, prendre de la distance et après, le temps enfouit ce souvenir et il est parfois plus dur de le reprendre pour enfin mettre la main sur le petit grain de sable qui a coincé la machine. Qu’est ce qui n’allait pas ? ce souvenir, il me rongeait… maintenant que je l’ai cerné, j’ai compris. Plonger dans ses souvenirs, c’est aussi avoir besoin d’une Ariane, d’avoir un fils doré qui permettra de sortir du labyrinthe, avoir une chance de ne pas se noyer, car la mémoire est pleine de minotaures, pleines de danger et de pièges, il ne faut pas s’y aventurer sans précautions, ne pas tenter cela sur un coup de tête sans être préparé. Car se tourner vers le passé sans s’accrocher au présent c’est renier et oublier le futur, c’est se casser de la réalité pour aller vivre dans un monde parallèle ou une journée recommencerait encore et encore sans aucune fin. Ce serait comme être victime d’un sortilège qui vous oblige à toujours recommencer sans avoir la chance de finir, ne pas être capable de sortir de la boucle diabolique. Se lever chaque matin et avoir la possibilité de modifier ses actes et ses gestes, chercher lequel aurait été le mieux, qu’est ce qu’il aurait fallut faire… cela mène aux regrets, aux souvenirs amers, sans aucune possibilité de réellement réparer ses erreurs, car le passé est révolu. Oui lors d’une journée qui recommencerait sans fin, il serait possible de virtuellement changer ce qui s’était passé dans le passé, cliquer sur le bouton modifier et contempler le résultat et s’émerveillant de son pouvoir ou en regrettant une nouvelle fois un fois. Car tant de choix nous sont ouvert, tant de chemin, et une seule petite modification change tout, impossible donc de réellement se baser sur son expérience, car chaque contexte est différent, unique encore une fois. Et si à la fin de la journée, celle qui serait sans fin et qui recommencerait jour après jour, vous regardiez la vérité en face… vous vous rendriez compte que votre montre s’est bloquée sur minuit, une petite erreur, un choc qui l’ bloqué, une pile déchargée, une simple petite erreur, qui a arrêté le temps… Qui vous a fait perdre votre temps ! Sauf que si vous remettez cette montre à l’heure, vous verriez alors que le monde ne vous a pas attendu, qu’il a continué sans vous… Que de charrette tirées par un cheval, nous utilisons maintenant l’avion… Et vous vous feriez renverser par une voiture, pour mourir sans avoir eu la réelle chance de vivre dans le présent et dans le futur. Vous auriez perdu votre temps dans des probabilités, si je fais cela qu’adviendra-t-il… Non, le passé n’existe plus que dans notre mémoire, dans nos écrits et tout ce que nous transmettons. Mais le présent doit rester le plus important, sinon c’est signer son arrêt de mort, c’est se suicider à petit feu… Brûler son cœur et abandonner son cerveau à la tristesse. Couper les ponts et les laisser se faire envahir par la poussière et la végétation. Pourquoi ? Pour rien.

Chercher c’est toujours positif lorsque l’on ne se laisse pas submerger, il faut savoir s’arrêter, mettre des barrières et ne pas aller trop loin sans pauses. Prendre du recul et se savoir accompagné et soutenu. Tout comme Alice qui a voyagé dans le pays des merveilles, on peut se laisser tenter à suivre le lapin blanc et plonger dans son terrier.


Faire une aventure extraordinaire et loufoque, penser différemment, penser de sa propre manière, ne pas se laisser arrêter par le regard des autres, car le plus important c’est soit même et le regard qu’on se porte. Et puis après tout « la cuillère n’existe pas », et si je veux qu’elle n’existe pas, alors elle n’existera pas ! Tant pis pour les convenances, tant pis pour les autres ! Ils n’ont qu’à manger des cookies et se taire ! L’individu plus important que le groupe ou le groupe plus important que l’individu ? Mais après tout le groupe n’est rien, rien d’autre qu’une masse d’individus, une masse de cerveaux complètement différent. Qui donc peut s’affirmer groupe sans avoir assez d’appuis, qui désigne les groupes et les convenances ? La société, n’est rien d’autre qu’une bande de mouton de panurge décidée à suivre comme des chiens un leader. La remise est en question de ce chef est parfois dure. Pourtant chaque scientifique se doit d’être critique et de ne rien croire tant que cela n’a pas été prouvé. La terre est plate ? Mensonge, elle est ronde, ou plutôt ellipsoïdale … Qu’est ce qui me prouve que cela existe de la manière ou je le vois, de la manière ou toi tu l’as décrit ? Je vois différemment… Le daltonisme, un beau moyen de voir de manière un peu décalé. De mixer les couleurs ensemble, et pourquoi pas si on le veut ?! Après tout chacun vit aussi dans son monde, avec ses propres idéaux et valeurs, ceux-ci étaient dictés par l’apprentissage lors de l’enfance, ainsi que par les expériences vécues et les lois que l’on décidait de suivre, par la peur de la répression plus ou moins forte dans les sociétés. On se construisait pas le passé et par l’actuelle pression de l’entourage. Qui peut défier un groupe important en étant seul ? Physiquement c’est impossible, et cela révèle de la folie plus que du courage. Mentalement cependant on est libre de penser ce que l’on veut, de faire autant de dérapages que l’on souhaite. Il n’y a aucune lois pour contrôler les pensées, ni les souvenirs, comme s’ils appartenaient à un monde extérieur, totalement unique et particulier. Tant que ce monde n’entrait pas dans la réalité, on était sans aucun obstacle, libre comme l’air.

L’imagination, la plus grande possibilité de l’homme, qui s’invente parfois des amis imaginaire, qui imagine sont prochain livre, sa prochaine œuvre d’art… tout semble bien plus facile dans l’imaginaire, tout va parfaitement comme sur des roulettes, aucun problème… Jusqu’au moment de passer dans le monde terrestre, problème de la matière lors d’une création artistique, problème de vocabulaire, de mots lors de l’écriture, disparition pour l’être parfait que l’on avait imaginé. Où est donc mon prince, où est ma princesse ? Mes rêves semblaient bien plus doux que ce qui m’est rapporté dans la réalité, pourquoi donc ? Quel est ce maléfice ? D’où vient cet enchantement ? Cruelle vérité qui me tombe dessus sans prévenir ! Ne pourrais-je donc jamais avoir une vraie imagination ? Pourquoi se limiter à mon cerveau ? Mes pensées ne pourraient elles pas bondir comme des moutons au dessus des barrières lors que je m’endors ? Je les compterais en m’allongeant dans les bras de Morphée et le lendemain matin je les retrouverais toutes là, sorties dehors, m’attendant dans ma chambre, s’amusant sur mon lit. Qu’il serait amusant de les contempler enfin parfaitement matérialisée. C’est certainement le rêve de bien des artistes, pourvoir voir leurs œuvres sortir sans aucune modifications de leurs pensées jusqu’à la réalité. Malheureusement celle-ci est bien difficile et nous tends divers pièges qui changent nos pensées en choses qui nous conviennent que très rarement. Beaucoup d’auteurs, tel Flaubert passaient ou passent des heures sur une simple phrase pour la rendre parfaite. Combien de peintres font des repenti, visible de nos jours grâce aux rayons X. ces petites retouches et corrections apportés par l’auteur qui sent que la réalité échappe à sa pensée et s’en éloigne. Toucher la perfection et sentir qu’elle s’échappe sous ses doigts. Etait-ce une métaphore de ce qu’à peint Michel Angel dans sa Création d’Adam sur le toit de la chapelle Sixtine ? Dieu a-t-il la sensation d’avoir échoué dans la création de l’être parfait ? Dans son idée de faire l’homme à son image ? L’homme si unique, si libre de ses actes… Trop peut être ? Sans barrière l’homme crée de si belles choses mais commet tant de destructions. Qui peut être parfait ?


Chapitre 1 : le réveil

Elle ouvrit les yeux, sentant un mal de crâne horrible lui vriller les tempes, la lumière n’était pourtant pas si vive, elle tourna la tête sur le côté, et ses yeux rencontrèrent un réveil qui affichait 8 heure. C’était donc le matin, pourtant quelque chose semblait différent, quelque chose n’allait pas. Elle monta une main jusqu’à sa bouche pour comprendre le problème de respiration qu’elle avait, il lui semblait qu’un problème gênait l’air de passer. Sur sa bouche, un objet avait été callé entre les dents, soudain elle paniqua. Essayait-on de la tuer ? Elle tenta de se débattre, et de retirer l’objet qui était coincé dans sa trachée, elle tentait d’hurler pour qu’on vienne l’aider mais les sons restaient coincés. Des larmes se formèrent sur le coin des yeux tandis que ses jambes battaient l’air, renvoyant les couvertures blanches plus loin, alors que ses deux mains étaient désormais occuper à arracher l’étrange objet qui la gênait. Elle voulait vivre ! Elle ne voulait pas mourir, pas comme ça, pas maintenant ! A force de s’agiter sans réussir, elle finit par se sentir vraiment mal, au bord de l’évanouissement, quelques secondes à peine avait passé mais cela lui avait semblé des minutes entière, et soudain une alarme résonna à ses oreilles, un instant elle lâcha le tube de la bouche et se boucha les oreilles, avant de reprendre son œuvre. Quelques instant plus tard deux inconnus vêtu de blancs s’approchaient d’elle, et tentait de la maintenir au lit, tout en hurlant, tous les sons se mélangeaient dans sa tête, son cerveau ne pouvait supporter l’afflue d’information. Une seule chose comptait pour elle, lutter pour survivre. Sa vue se brouilla progressivement tandis que les larmes coulaient sur ses joues. Puis elle tomba dans un sommeil sans rêves, sans cauchemars non plus, un sommeil sans souvenirs. Lorsqu’elle ouvrit les yeux une nouvelle fois, elle se sentait mieux, un poids avait disparu de sa poitrine. Elle pencha une nouvelle fois la tête vers le réveil, l’heure avait changé, le jour aussi certainement car il était dix heures, mais le soleil était bien plus lumineux et un verre d’eau avait été déposé sur sa table de chevet, elle tendit une main vers celui-ci, l’attrapa de ses doigts malhabiles et tenta de le tirer vers elle, avant de le lâcher. Le verre s’explosa sur le sol, libérant le liquide transparent. Elle n’avait pas eu la force de porter le verre jusqu’à ses lèvres, comme s’il pesait une tonne. Cependant le son attira quelqu’un, qui se pencha vers sa figure et murmura doucement : « Bonjour, vous allez bien ? ». La jeune femme ne répondit rien, elle ne parla pas, seuls ses sourcils se froncèrent en deux accents circonflexes pour interroger. Qui êtes-vous ? Elle cligna les yeux, pour détourna le regard, cherchant à savoir où elle était, et si elle était toujours vivante. Le paradis semblait bien terne si c’était l’endroit où elle était arrivée, et si c’était l’enfer, alors ce n’était pas si terrible. Une télévision était accroché au mur, les autres n’avaient aucune décoration, seules deux portes semblaient se détacher. Une pièce carré d’environs quinze mètres carrés, tout semblait avoir été fait au minimum, un seul pot de peinture avait été utilisé : le blanc. Blanc comme la pureté, comme la paix et le calme ainsi que la couleur habituelle de l’hôpital. Au moment où la jeune femme réalisa qu’elle ne connaissait pas la pièce où elle se trouvait, elle paniqua à nouveau, comprenant qu’elle était certainement à l’hôpital, un mauvais pressentiment s’empara d’elle. Son cœur s’emballa soudainement, et elle tenta de se calmer, après tout être à dans un institut de soin n’était pas une mauvaise chose au contraire, il n’y avait pas de raison de paniquer, si elle était ici on s’occuperait d’elle, ainsi si un problème se déclarait, ils seraient les plus apte à réagir.

Elle passa la reste de la journée à somnoler, faisant semblant de dormir lorsqu’une des femmes qu’elle avait identifié en tant qu’infirmière passait pour voir comment elle allait, pour noter quelques lignes sur un papier fixé à son lit et regarder les divers appareils qui étaient à côté de sa tête. Lorsqu’elle savait que personne ne la regardait ou n’allait entrer, elle tentait de se redresser et de contempler son environnement. Ce n’est qu’après plusieurs minutes qu’elle se rendit compte qu’elle avait plusieurs fils fixés aux bras, reliés à ses veines. Elle n’aimait pas cela, ne sachant ce qu’on lui injectait, cependant elle n’osait pas les détacher, de peur de faire une bétises et d’attirer une nouvelle fois les blouses blanches. Elle n’avait pas envie de leur parler, pas maintenant, même si peu à peu des questions se formaient dans sa tête, mais son cerveau était encore trop éteint, trop vaporeux pour qu’elle puisse former des phrases completes et suivre un long discours, elle se sentait trop fatiguée et sans forces. Lorsque la nuit tomba, elle se sentit rassurée, les visites des infirmières s’étaient espacées et ainsi elle se sentait moins observée tel un animal. Pendant la nuit, elle tenta de mettre un point sur ce qu’elle savait, pour comprendre comment elle était arrivée là. Rien, elle ne se souvenait de rien, c’était le trou noir. D’ailleurs, elle se sentait incapable de mettre un nom sur elle-même. Qui suis-je ? Aucune idée. Elle tenta de murmurer quelques mots dans l’air, bougeant les lèvres et soufflant quelques sons. Au moins, elle se souvenait de comment parler, c’était un bon point. S’enformant sur les dizaines de questions qui lui tourbillonnaient dans la tête, elle espéra que demain apporteraient des réponses et qu’elle pourrait y voir plus clair. Sa nuit fut assez agitée, remplie de créatures cauchemardesques qui lui volaient son identité et ses souvenirs. Ils s’infiltraient dans son cerveau et lui enlevait toute possibilité de retrouver son chemin pour retourner chez elle.

Le lendemain elle se réveilla avec une seule question sur les lèvres, qu’elle posa d’ailleurs à la première personne qui entra dans la chambre. « Qui suis-je ? ». La jeune femme eut l’air surprise, puis fit un large sourire, mais ne répondit pas directement.

- Vous avez l’air d’allez mieux, le docteur viendra vous voir à dix heure, vous verrez il est très…
- Qui suis-je ! Le ton avait monté d’un cran, la malade voulait une réponse, elle était peut être allongée et incapable de réellement se défendre mais elle voulait une réponse. Elle avait d’ailleurs légèrement relevé la tête pour tenter de sembler plus déterminer à mener une vraie discussion.
L’infirmière perdit légèrement son sourire, tout en restant polie et compréhensive et déclara :
- Je n’ai pas le droit de vous le dire, mais attendez un peu, dans une heure environs vous aurez les réponses à toutes les questions que vous vous posez.
Vaincue la jeune femme se tut et se rallongea. S’il fallait vraiment attendre, elle attendrait, intérieurement elle prépara donc la conversation qu’on lui avait promit. Les réponses semblaient sa seule promesse d’avenir. Elle voulait d’abord savoir qui elle était, puis ensuite…

Voila, dix heure venait de sonner et personne n’était encore là ! Ravaleant sa rage, la jeune femme s’installa dans le lit, redressant le dossier du lit avec un gros bouton rouge pour être assise pour parler. Elle avait maintenant plus ou moins compris le fonctionnement de la chambre et des différents boutons qu’elle avait le droit d’utiliser, celui-ci pour redresser le haut du lit, celui-ci pour les pieds et un dernier pour appeler les infirmières. Autant dire que ce serait certainement celui qu’elle utiliserait le moins. Indépendante, c’est ce qui semblait ressortir le plus de ses dernières conclusions sur elle même, ou alors paranoïaque pour le moment ? En tout cas elle ne se sentait pas à l’aise dans cet hôpital tant qu’elle n’avait pas les réponses à ses questions. Le fameux docteur ne se présenta finalement qu’avec trente minutes de retard, annonçant d’un ton joyeux et en tendant une main chaleureuse pour serrer celle de la malade

- Bonjour, je suis le docteur Kim van Berghen
Sa patiente, elle, joua les blasée et répondu d’un ton plutôt froid et distant
- Bonjour, moi j’attends que l’on me dise qui je suis…
- Hum…
Un léger silence s’installa, jusqu’à ce que le docteur s’autorise à nouveau à parler, il semblait chercher ses mots pour parler avec le plus de tact possible à cette patiente qui semblait s’être levée du mauvais pied. Cette dernière quand à elle, le laissait patauger avec délectation, cela lui apprendrait à être en retard sans prévenir !
- Vous vous appelez Lian Grenfield, et vous avez fêté vos vingt ans, il y a trois mois de cela. Ce jour-là vous avez eu un accident grave…
- Un accident ? il y a… trois mois ?!
- Vous êtes tombés dans le coma, qui a surement provoqué votre perte de mémoire, c’est un traumatisme assez courant.
Le silence s’installa une nouvelle fois, pour permettre à la jeune femme de reprendre ses esprits et d’analyser la situation, de comprendre le contexte. Lian ? Bien, pourquoi pas… si on lui disait. Qu’importe après tout, elle se sentait tout aussi étrangère à ce prénom qu’à un autre. Tentant de reprendre ses esprits et de poser de nouvelles questions avant que le docteur ne disparaisse une nouvelle fois sans revenir, ou en retard, elle se lança un nouvelle fois alors l’une des questions qu’elle auquel elle avait pensé la veille
- Et ma famille ? Je… qu’est…
Elle désigna la table de chevet où ne trônait aucune photographie, aucun bouquet de fleur, ni aucun cadeau d’un quelconque visiteur en trois mois… Elle était déçue mais tenter de ne rein en laisser paraître.
- Nous avons trouvé votre carte d’identité sur vous après l’accident que vous avez subit, après renseignement et enregistrement de votre cas auprès de la police, nous avons trouvé que vous étiez orpheline, enfin vos parents adoptifs sont décédés entre temps… je… je vous laisse le dossier.
Il déposa en effet les feuilles de papiers qui étaient regroupés dans une page cartonné sur le lit. D’un large mouvement de la main, Lian les balança par terre et déclara fermement.
- Je n’en veux pas !
- …
Bien, comme vous voulez, mais cela vous permettrais de comprendre et de retrouver plus vite votre mémoire.
Le médecin s’accroupit et rassembla les feuilles et les remis correctement en place, puis il les déposa sur la table de chevet avant de partir en annonçant :
- Je reviendrais demain, reposez vous bien en attendant.

Voila plus de deux semaines que Lian a ré-ouvert les yeux sur la réalité, les différents examens qu’elle a passé entre temps on confirmé qu’elle était remise et qu’elle n’avait aucun dommage important au niveau physique ou mental, les divers exercices de rééducations lui ont permit de récupérer les muscles qu’elles avaient perdu pendant son coma prolongé. Sa vie se passe sans questions, bien que l’exigence constante des médecins qu’elle ne sorte pas et qu’elle tente de se souvenir. La jeune femme n’avait pas envie, elle voulait simplement sortir et retourner à la vie réelle, mais elle restait bloquée par les médecins et les infirmières dans sa chambre du cinquième étage, un peu haut pour sauter. Elle avait la chance d’avoir une vue magnifique sur le jardin de l’hôpital, qui était grand et verdoyant d’herbes et d’arbres, ainsi que d’un petit lac où on pouvait distinguer quelques canards qui pataugeaient. S’asseoir devant sa fenêtre pour faire sa gymnastique quotidienne lui permettait d’oublier un peu le goût fade et sans aucune saveur des plats servis par l’institut. Malgré la présence de la télévision et de la télécommande, l’un des seuls objets trônant sur sa table de chevet, elle allumait rarement la machine à image, préférant demander des livres aux infirmières qui refusaient de l’accompagner jusqu’à la bibliothèque de l’hôpital ou de même de la laisser sortir dans les couloirs.
Un refus auquel elle n’avait pas vraiment réfléchit, pas plus qu’elle ne s’était inquiété du manque de miroir dans la salle de bain. Elle n’avait que ses quinze mètre carré de chambre, ainsi que ceux de la petite salle de bain, où elle restait très peu, qui ne contenait que des toilettes, un robinet et une douche. Aucune fenêtre… c’est ce qui semblait poser problème à la jeune femme, elle se sentait à l’étroit, prisonnière dans cette pièce et n’y passait que peu de temps. Chaque matin, le docteur van Berghen venait la voir et ils discutaient plusieurs minutes, voir quelques heures, jusqu’au moment où il se levait en annonçant qu’il devait y aller, qu’il avait un rendez-vous ou une opération, et qu’il était déjà en retard en plus… Il l’avait même autorisé à l’appeler Kim, Lian avait d’abord refusé, continuant avec des « docteur » et des « monsieur ». Puis, elle avait fini par se convaincre qu’elle pouvait lui faire confiance et qu’il pouvait s’avérer un ami, un ami précieux, car son premier et le seul dont elle pouvait se souvenir. La confiance s’était installé et elle avait finit par l’appeler Kim et à l’autoriser à utiliser son prénom. On lui avait d’ailleurs rendu ses accessoires personnels, rien de très intéressant, une carte d’identité un peu tordue, avec des lettres et de chiffres qui lui semblaient étranger. Lian avait pourtant observé la photo avec attention, regardant avec curiosité la jeune femme qui semblait la fixer mais qu’elle ne reconnaissait pas, elle en avait déduit qu’on ne lui donnait pas de miroir pour ne pas la troubler encore plus. Elle possédait aussi une montre, qui avait été cassée, mais que Kim avait accepté de réparer, à ses frais. Et de quelques objets qu’elle avait mit dans son tiroir sans réellement y prêter attention.

Ce matin là, tout semblait normal, le soleil s’était levé et Lian l’avait attendu, debout devant la fenêtre pour contempler l’aube dans le silence de sa chambre. Puis quelques minutes plus tard Kim était entré, il commençait tôt ce matin là à l’hôpital. Il s’était assit sur la chaise qu’il utilisait toujours, tandis que Lian s’était installé dans son lit, entendant qu’il entame la conversation, comme c’était souvent le cas. Elle le fixait en silence, il semblait pensif, comme s’il hésitait sur ses choix, ses possibilités et ses devoirs.
- Lian, cela fait bien trois semaines et… Il fit une légère pause avant de prendre. Je… nous t’avons tous un peu caché quelque chose. Nous pensions que tu allais demander, ou remarquer… Nous ne voulions pas te le dire avant que tu te sois décidé à te souvenir, car ce sera ton premier pas pour enfin gagner l’extérieur et le monde.
- Je n’ai pas besoin de ma mémoire, coupa la jeune femme.
- Je sais tu me l’as déjà dit… mais ce n’est pas le sujet de ce jour. Lian tu sais que tu as eu un accident… Il faut que tu… écoutes, tiens prends ce miroir… regarde.
Hésitante la jeune femme prit l’objet retourné dans ses mains et se rassit sur le matelas. Elle tenta de se souvenir de sa photo, celle sur la carte d’identité. Brunette à la coupe au carré, avec des yeux noisette, elle avait un petit nez et un sourire rieur. Une jolie jeune femme, sans plus, un brin de malice et de gaminerie dans les yeux. Elle fixa Kim, cherchant une réponse dans ses grands yeux bleus océan. Que voulait-il dire, insinuer ? Il semblait être très mal à l’aise, il s’était levé et avait contourné la chaise, à présent il maintenait le dossier de celle-ci avec ses deux mains, tout ne regardant dans les yeux sa patiente.

Les mains de Lian tremblaient doucement comme les feuilles sur les branches d’un arbre exposé en plein vent, pourtant elle rassembla son courage pour retourner le miroir, un instant la lumière qui était installé au dessus de son lit se refléta sur le miroir, l’empêchant de voir quoi que ce soit et l’obligeant à fermer les yeux. Puis, elle ouvrit les yeux et contempla l’inconnue dans le miroir. Tout d’abord elle eu pitié d’elle… la jeune femme avait l’air malade, un air triste s’affichait d’ailleurs sur son visage ainsi que trois grandes cicatrices qui lui barraient la moitié du front jusqu’à l’oreille gauche. La pauvre avait dû se blesser très sérieusement. Ce n’est qu’après quelques instants, qu’elle se rendit enfin compte que ce n’était pas une photo, et que c’était elle… C’était un miroir, objet qu’elle n’avait pas utilisé depuis des mois. C’était son visage. Le choc fut rude, sa respiration s’accéléra tandis que son cerveau oscillait entre la tristesse et la colère, des larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Kim fit un pas en avant contourna la chaise pour s’approcher de Lian, qui se mit soudainement à hurler, et balança le miroir contre un mur. L’objet se brisa en mille morceaux. Sept ans de malheur diraient les superstitieux, oui sauf que des malheurs elle en avait déjà eu sa dose. Elle était doublement orpheline, car adopté, elle avait subit un accident il y a un peu moins de quatre mois, avait oublié tous ses précieux souvenirs et en plus elle devrait vivre défigurée à vie ?

- SORS ! SORS DE MA CHAMBRE ! MAINTENANT ! SORS DE MA CHAMBRE, SORS DE MA VIE, JE NE VEUX PLUS TE VOIR ! JE NE VEUX PLUS JAMAIS TE VOIR ! PLUS JAMAIS !

La colère l’avait emporté, elle continuait de pleurer, sans savoir si c’était de rage ou de peine. Elle s’était retourné, avait saisit l’oreiller et avait plongée la tête dans les douces plumes, pour étouffer son chagrin, tenter de contenir toute cette peine et cette fureur. Une fois que le médecin fut parti, une infirmière passa ramasser les débris, Lian ne se retourna même pas, et ne lui adressa aucune parole, restant muette dans sa colère malgré les tentatives de la dame pour la faire parler. Une semaine passa sans qu’elle adresse la moindre parole aux infirmières ou à aucun des membres du personnel qui entrait dans sa chambre, elle se contentait de les ignorer, fixant le mur devant elle et réfléchissant au moyen qu’elle avait de sortir de sa chambre.

Après ces longs jours de réflexion et une analyse correcte de la hauteur de sa fenêtre et des moyens d’atterrir au sol sans se casser ou se fouler une cheville… Elle conclue, qu’il faudrait qu’elle coopère avec les membres du personnel, ou tout du moins qu’elle passe par la porte de sa chambre. Etrangement, passer cette porte et se confronter à d’autres personnes lui semblait à présent un défi, à cause de son visage. Alors qu’une semaine auparavant, elle l’aurait fait sans problème, mais sans comprendre les réactions et les questions de ceux qu’elle croisait. Maintenant, elle savait et elle le regrettait. Cela ne l’encourageait pas à retrouver ses souvenirs au contraire. Un médecin était même passé, se présentant comme chirurgien esthétique, il avait expliqué pendant de longues minutes qu’il était possible de « réparer les dégâts » et que « tout n’était pas perdu », après son long plaidoyer il attendit un quelconque signe d’approbation de la part de Lian, qui resta figée sans parler puis eu juste un petite rire avant de prendre son livre et de continuer sa lecture comme si le chirurgien n’était jamais entré dans la pièce. Non, elle n’avait pas l’intention de changer, pas pour affronter le regard d’autres qu’elle ne connaissait même pas, et dont l’avis ne comptait donc pas. Elle n’était tout de même pas un monstre pour qu’on lui impose de changer son apparence sur le bon vouloir de la société. Et puis les membres du personnel avaient toujours réussit à la regarder sans problème, alors pourquoi pas d’autres ? Pour l’instant sa réponse était catégorique : non, elle n’était pas intéressée ! Lian se coupait un peu du monde extérieur et de leurs attentes envers elle.

Pourtant un matin, un carton fut déposé devant la porte de sa salle de bain. Tout d’abord elle l’ignora, entrant prendre sa douche en l’écartant soigneusement du pied, comme une chose dont elle ne voulait pas et qui la répugnait. Puis au fur et à mesure de la journée, cette boite carrée en carton, sans aucune inscription à part celui de son prénom l’intrigua. Et puis après tout, qui verrait si elle l’ouvrait ? Une boite ne pouvait pas faire de mal, pas plus qu’un miroir en tout cas. Elle prit la boite, qu’elle trouva plutôt lourde et retira un peu de poussière qui était encore dessus, elle la mit sur son lit et s’installa à côté, assise en tailleur. Elle se serait crue à Noël, mais elle avait perdue la notion du temps, n’ouvrant plus la télévision et ne parlant à personne, elle avait uniquement l’heure comme contact avec la réalité. Ecartant les pans du carton, elle plongea les mains dans ce qui semblait être une layette pour bébé, elle était verte, avec la représentation d’un lapin à l’air plus qu’amusant sur le devant. Lian sourit et passa à ce qui restait dans la boite, un nounours, assez usé et raccommodé mais pas en si mauvais état. Elle hésita lorsqu’elle vit l’éclat d’un verre, était-ce à nouveau un miroir ? Non, pire c’était un cadre de photo, elle évita l’objet et en tira un nouveau, un livre… Ah, non le titre indiqué sur la couverture était « Journal intime », Lian hésita un instant, puis déverrouillant le cadenas ouvrit le carnet pour s’apercevoir qu’il était vide, à part la première page qui indiquait en lettres malhabiles son prénom, nom et date de naissance, à côté d’un petit texte qui disait : « Joyeux anniversaire, voici de quoi pouvoir écrire tous tes souvenirs ». Puis une date, qui d’après ce qu’elle savait remontait à dix ans, elle avait donc dix ans, lorsqu’elle avait reçu ce présent. Elle y trouva aussi quelques bijoux, dont un magnifique assortiment en argent d’un collier, un bracelet, de boucles d’oreilles et d’une bague, le tout d’une beauté impressionnante pour la jeune femme qui ne se souvenait pas d’avoir vu quelque chose d’aussi beaux, les rares infirmières travaillant ici ne portant que très peu de bijoux, ou alors seulement fantaisies. Elle resta un instant ébahie en touchant le métal précieux, puis porta la main à ses oreilles pour voir si en effet elle pouvait porter des boucles d’oreilles, elle ne trouva aucun trou. Peut être s’étaient ils rebouchés après ces trois mois dans le coma sans porter aucun bijou. Elle referma la boite et la cacha en sécurité. Puis elle continua son inspection, trouvant une lampe de poche dynamo, et quelques objets, ainsi qu’une bouteille de parfum à moitié entamé. Aucun de ces objets ne lui rappelait le moindre souvenir, pourtant il lui semblait qu’ils lui appartenaient, ou du moins qu’ils lui avaient appartenu un jour passé. Seulement elle aurait été incapable de l’affirmer, autant le journal intime portait une trace assez flagrante, autant il aurait été possible que des objets lui appartenant aient été mis avec certains qu’elle n’avait jamais possédé et elle n’aurait pas pu faire la différence. Elle allait repousser la boite sur le sol pour passer en revue une nouvelle fois les objets, lorsqu’elle se souvint de la photo qu’elle avait volontairement mise de côté.

Elle la ressortie et jeta un œil dessus. Une petite fille brune au large sourire joyeux entouré d’un homme et d’une femme qui riaient avec elle. Ils semblaient si heureux, une vraie famille dans un bonheur parfait. De plus la petite fille portait dans ses mains un lapin et… Non, mais… Il y avait un garçon à leur côté, qui tentait de contenir un petit chiot qui aboyait en agitant la queue. Le garçon semblait plus âgé. Lian fronça les sourcils et approcha la photo de ses yeux de la photo. Le garçon ressemblait il plus aux adultes que la fillette ? Dur à dire… Mais ils semblaient tous heureux, une photo montrant un paradis terrestre… un paradis perdu pour Lian. Elle déduisit de la photo qu’elle avait été prise avec un retardateur et non pas par un inconnu, le soleil semblait briller au moment de la photographie, certainement une après-midi ensoleillée et pleine de bon moments. Elle posa la photo sur sa table de chevet, et se rappela le reproche muet qu’elle avait prononcé à l’égard de Kim lors de leur première rencontre. « Où est ma famille ? Pourquoi n’ont-ils pas cherché à me retrouver ? ». Qu’était il arrivé au garçon ? Si ses parents adoptifs étaient morts, en était il de même avec lui ? Ou avait il survécu ? Ne voulait il plus la voir ? Une nouvelle fois les questions ne mirent à bouillonner dans sa tête, et elle regretta la présence rassurante de Kim. Le docteur qui lui permettait de parler et de se sentir en confiance, d’avoir enfin quelqu’un qui la comprenait et qui avait une conversation intéressante. Il lui avait dit être le chef d’un des services de l’hôpital, mais elle n’avait pas posé plus de questions à ce sujet. Trop effrayée par le sujet, ou alors car elle ne voulait pas l’interroger trop sur sa vie privée et que celui-ci se sente mal à l’aise, car avec une amnésique il était dur de faire une discussion construite sur ce sujet puisqu’il n’y avait aucun sujet de comparaison. Etait-ce aussi pour cela qu’il voulait qu’elle retrouve sa mémoire ? Pour qu’elle se construire une vie sociale normale ? Mais si elle ne voulait pas connaître l’identité de ces personnes avec elle sur cette photo…

Lian sortit le stylo qu’elle avait récupéré pendant son hospitalisation et ouvrit son journal intime, elle passa la demi-heure suivante à rédiger, puis elle ferma le carnet, le glissa dans sa table de chevet sous le livre qu’elle lisait, ou plutôt relisait pour la troisième fois depuis qu’elle s’était auto-privée de parler aux infirmières et donc de leur demander de nouvelles possibilités de lecture. Le lendemain, elle s’éveilla une nouvelle fois à l’aube, reprit son journal et relu ce qu’elle avait écrit, puis sépara la page du livre, découpant à la main le plus précisément qu’il lui était possible. Puis elle plia la page en quatre et écrivit dessus « Docteur van Berghen ». Puis, lorsque la première infirmière entra, elle lui dit bonjour le plus poliment possible, comme si elle avait totalement oublié la semaine écoulée. Surprise de l’intéressée, puis sourire lorsqu’elle comprit la raison, mais finalement cette dernière ne semblait pas lui en vouloir, après tout Lian avait toujours été gentille et sans méchancetés, même si son mutisme ne s’était pas révélé très agréable. Dans la lettre son interlocuteur pourrait lire.

Cher docteur,

Merci pour les quelques brides de mémoires. Elles m’ont finalement fait plaisir, même si je ne m’y attendais pas. Je ne sais toujours pas si tenter de se souvenir est une bonne chose pour moi. Suis-je trop lâche ? Est-ce la peur qui me paralyse ainsi et m’empêche de contempler mon passé ? Je vous prie humblement de vouloir m’excuser pour ma désagréable humeur qui n’aurait pas du rejaillir sur vous qui n’êtes en rien responsable de mon état. Ma colère était injustifiée à votre encontre.

J’espère que vous pourrez un jour me pardonner.

Sincèrement votre,
Lian


Il fallut trois jours de patience à Lian, qui s’était remise à discuter avec les membres du personnel et avait enfin pu nourrir sa faim de lecture par de nouveaux textes, pour voir réapparaitre Kim. Elle avait presque cru qu’il ne viendrait jamais, qu’il était vraiment vexé et que la boite en carton avait été leur dernier contact. Il resta un long moment silencieux en entrant dans la pièce, et Lian ne parla pas non plus se contentant d’apprécier sa présence. Puis il lui demanda comment elle aillait et ils reprirent leur conversation là où ils l’avaient laissé une semaine plus tôt. La jeune femme lui demanda toutefois comment il avait pu obtenir les objets qu’il lui avait donné, ce à quoi le médecin répondit évasivement sur une histoire d’adresse et de clé qu’elle aurait laissé dans un tiroir et qui servait à ouvrir sa maison. Lian ouvrit de grands yeux lorsqu’elle comprit qu’il avait en quelque sorte cambriolé chez elle, fit en sorte de lui remonter les bretelles, puis éclata de rire. Elle appréciait encore plus de pouvoir parler avec lui, ayant perdu pour sept jours ce privilège. Car c’est souvent lorsque l’on perd quelque chose que l’on se rend compte de la chance qu’on avait de le posséder. Pourtant, autant elle aimait ses conversations avec Kim, autant elle ne souhaitait pas retrouver son passé. Vers neuf heure, il lui annonça qu’il devait y aller, comme à l’habitude lorsqu’il était vraiment en retard et devait y aller, mais cette fois-ci, il posa une main sur celles de la jeune femme et lui dit d’une voix qui se voulait calme et rassurante.
- Malheureusement l’hôpital ne pourra pas te garder beaucoup plus longtemps, la semaine prochaine tu devras sortir, tu es guérie, nous n’avons trouvé aucun problème cérébral et ton assurance ne couvrira pas d’autres frais…
Puis, il serra une nouvelle fois les mains de Lian, et sortit en laissant cette dernière dans ses réflexions. Sortir ? Elle allait pouvoir être enfin libre ! Une joie envahissait tout son être et elle avait envie de sauter partout, telle une enfant à qui on aurait annoncé que son anniversaire avait été avancé de six mois ! Et en même temps peur de ce que lui réservait ce monde, si vaste… Quelle était bien dans sa prison confortable de quinze mètre carré avec autant de livres qu’elle le souhaitait. Ce soir là, elle s’endormit avec des projets pleins la tête, tout en sachant qu’il lui faudrait faire face à la réalité budgétaire, ainsi qu’à la difficulté d’expliquer partout où elle passait la cicatrice qui barrait définitivement son visage. Elle s’endormit avec l’image de la photographie qui trônait sur sa tablette, et sur ces promesses de futurs apportés par Kim van Berghen



Chapitre 2 : la fuite

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Lian Grenfield
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Compétence principale: Armes à feu
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Re: NaNoWriMo

Message par Shane M. Lewis le Ven 12 Nov - 19:48

    Allez petit extrait qui donne un peu le thème du roman. Ce passage, c'est la dernière WW avec Lian et je l'adore. Il va se passer beaaaaucoup de choses dans cette Eglise ^^ Et j'en suis donc à la fin de mon chapitre 1 avec 3022 mots xD


    Simon rentrait donc pour le repas de midi. Il savait que sa femme avait des horaires un peu décalés, mais il pouvait compter sur elle pour lui laisser de côté quelque chose de bon à manger, comme pour chaque midi. C’était ce genre de petites attentions qu’il aimait chez elle, qu’il avait toujours aimé. Ainsi, il avançait, marchant vers chez lui, ce n’était pas bien loin. Et la seule question qui était dans son esprit, c’était : que lui avait préparé Olivia ? Elle savait si bien quel plat il préférait. Elle avait le don de le surprendre aussi en lui faisant la surprise. Il était toujours gâté. Comme Olivia était dans la médecine, elle faisait toujours des petits plats riches en légumes, équilibrés, peu gras, peu sucrés, peu salés. Ca restait cependant un délisse pour lui. Un si grand délice. Il marchait donc sur ce trottoir quand soudain, un homme devant lui, venant en sens inverse pointa un index contre son torse, s’arrêta et arrêta Simon. L’inconnu demeura immobile, ses yeux d’un bleu saphir si perçant, si troublant planté dans les siens. Sinon fut comme hypnotisé, paralysé. Il n’en croyait pas ce qu’il voyait, comment pouvait-on avoir des yeux aussi intenses !? Même Olivia n’avait pas un regard aussi pénétrant ! Il détailla alors l’homme face à lui. Il avait des cheveux noirs qui lui tombaient un peu dans les yeux, lisses et brillant aux faibles éclats du soleil. Sa peau était ambrée, il avait l’air de ne pas être totalement français. Un espagnol ? Ca lui en avait tout l’air. Un espagnol donc, il s’était décidé. L’homme portait un costume noir et cette marque blanche au col. C’était un homme d’église. Simon resta perplexe. Que lui voulait donc cet homme d’Eglise, ce prêtre ? Que lui voulait-il, à lui, qui n’était même pas baptisé ? Il resta à le fixer, n’osant pas lui demander ce qu’il lui voulait, car il ne savait pas trop comment s’adresser à lui. L’homme lui souriait, doucement, donnant une mine à laquelle on avait envie de faire confiance. De longues secondes passèrent. Et puis soudain, un pot de fleur tomba d’il ne savait où et atterrit sur le sol un petit mètre derrière le prêtre. Ce dernier retira son index du torse de Simon, lui adressa un signe de salut de la tête et poursuivit son chemin. Une question resta dans la tête de Simon : mais comment avait-il su que ce pot de fleur allait tomber sur lui (et possiblement lui occasionné un traumatisme crânien) alors que celui-ci n’avait même pas encore entamé sa chute. Simon se retourna, regarda son prêtre partir :

    -Hey ! Attendez !

    Mais le prêtre ne lui répondit pas. Il avait même soudain disparu de sa vue. Mais où pouvait-il bien être allé ? Il ne pouvait pas avoir disparu par magie tout de même ?! C’était un comble ! Il le chercha du regard, à gauche, à droite, un peu partout, sur tous les visages, mais jamais il ne retomba sur ces yeux si brillants. Perdu, il chercha une échappatoire. Et ses yeux se posèrent sur un bâtiment colossal dont les tours s’orientaient vers le ciel comme un message à Dieu : une Eglise.
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Shane M. Lewis
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Re: NaNoWriMo

Message par Lian Grenfield le Ven 12 Nov - 20:09

Purée c'est super imaginatif!

Mais je t'aurais pas vu parler d'un sujet si sérieux (enfin pour moi c'est sérieux donc). Je veux la suite... Rien que pour ça je t'obligerais à faire des WW! Very Happy

Par contre:
"Ca restait cependant un délisse pour lui. Un si grand délice."
Erreur de frappe ou c'était volontaire?

En tout cas ça promet d'être intéressant! Simon dans une église... hum...

_________________
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Re: NaNoWriMo

Message par Shane M. Lewis le Ven 12 Nov - 22:47

    Erreur de frappe Lian xD Merci ^^

    Oui, ça faisait un bout que je pensait à cette petite scène et je l'ai tapé pendant notre WW. En fait, zavez pas le reste, mais Sinon est directeur d'une agence bancaire et Olivia est cadiologue. Ils se sont mariés y a quelques années, mais Olivia le fait cocu. *se frotte les mains * xD
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Re: NaNoWriMo

Message par Elyan Naera le Sam 13 Nov - 12:00

Vous avez vraiment des histoires bizarres...

Extrait de mon nano qui attendra longtemps avant d'être fini :

~ Les gens croient que les papillons sont tous gentils et mignon. C’est vrai qu’avec leurs grandes ailes colorées, leur tête ronde, leur corps fin, ils semblent bien innocents. Que les hommes sont fous ! Et inconscient ! Naïfs, même. S’ils avaient vu leur bouche pleine de dents, ils seraient un peu plus nombreux de mon avis. Des dents longues et pointues… Des dents à trancher la viande humaine, ça, moi je vous le dis ! Ce n’est pas bon de s’approcher des papillons, surtout ceux qui font deux mètres comme celui-là. Pourquoi le Diable va-t-il vers lui ? Ne sait-il donc pas quel danger est-ce ? Il faut qu’il s’arrête ! Ses yeux… Ses yeux sont si méchants. Il m’a vu. Il sait que je sais. Il ne me laissera pas passer, je connais le secret des papillons. Il va me rissoler avec des petits oignons et me partager entre ses enfants. Je le sais ! Il cache un poêle dans son dos. Il va m’abattre avec, à coup de poêle. Un feu crépite déjà pour mon arrivée. Je ne veux pas y aller ! Pourquoi le Diable ne s’arrête-t-il pas ? Il devrait pourtant connaître toute les créatures maléfiques de ces contrées ! Il devrait le savoir, lui, que les papillons ne sont pas nos amis… Après les démons, voilà encore pire : le Papillon Carnivore. Pourquoi m’infliger tant d’épreuves ? Qu’ai-je fait pour mériter ça ? Ai-je fait une erreur ? Je peux me repentir ! ~

Si c'est un peu confus pour vous... Sachez que ce sont les pensées d'une schizophrène, qui se promène dans les bois avec un policier...
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