Coyote... Cadeau Symbolique ?

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Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Silvio Anthelmios le Mar 9 Nov - 14:53

Si Silvio avait compris une chose de ses récentes expériences, c'était que les cadeaux étaient souvent mal vus ou mal appréciés. Tôt ou tard, cela retombait sur celui qui avait offert le cadeau. Les hibiscus offerts à Judikhael avaient été aussi peu appréciés que ceux offerts à Allan. Il connaissait également des gens à qui on avait reproché des cadeaux ! (ça sent pas bon, ici. T'avais qu'à pas m'offrir une loutre !)
De plus, Silvio avait beau ne pas être matérialiste, il aimait tout de même avoir des économies de côté. Les économies avaient déjà bien diminué avec l'achat de l'alphasword qui trônait à son flanc, son beau bébé.
Bref, le second de Judikhael n'avait a priori aucune raison d'offrir un cadeau à son patron. A priori, il n'en avait aucune envie. Mais voyez-vous, ce personnage est... Il est parfois sujet à des pulsions.
Ce jour-là, il s'était levé après un rêve horrible. Je ne plaisante pas. Un réveil en sursaut et en sueur. Il avait rêvé que son patron passait enfin à l'acte, et se suicidait. Silvio s'inquiétait toujours un peu, depuis qu'il avait vu ces maudits médicaments, et son patron délirer. Mais jusqu'alors, cela n'avait pas troublé son sommeil.
Tout tremblant encore, il ne s'était pas levé tout de suite. Le rêve avait au moins eu le mérite de lui faire réaliser une chose, et pas des moindres: il appréciait son patron. Il n'en aurait pas voulu un autre. Et il voulait le voir aller mieux. Mais il n'était pas médecin, et n'y connaissait rien en médicaments... Y avait-il besoin de médicaments ? Peut-être le patron avait-il juste besoin de... De quoi ? D'un bon mariage ! Ah, il faudrait lui organiser ça, que ce soit mémorable ! Hum... Ils s'en occuperaient, avec Shane et Kathleen. Pourquoi Shane et Kathleen ? Bah... Parce que Silvio ne parlait à personne d'autre ?
En attendant, peut-être qu'il apprécierait un petit cadeau, une preuve qu'il avait du soutien, ou du moins que l'on pensait à lui. Et s'il le prenait mal...Eh bien... Tant pis ! Silvio en avait marre de ces gens qui prenaient mal de bonnes intentions !

Le Second entra dans l'ascenseur du Capitole avec un Coyote-A au flanc. Habituellement, c'était l'Alphasword. Mais bon, la différence était subtile, dirons-nous. Et il allait avoir du mal à cacher l'arme sous son manteau. C'est qu'elle était imposante, la petiote !
Il usa de son grade et de quelques arguments mûrement réfléchis afin d'arriver jusque devant la porte des appartements de son patron. Il était assez tôt. A priori, il n'était pas encore parti travailler (Silvio le savait pour partager avec lui une partie de son emploi du temps). Restait à espérer très fort que, cette fois, il ne soit pas sous la douche.
Enfin. De sa poche, il sortit un petit ruban rose et là, dans le couloir, sans penser aux éventuelles camera, il attacha le petit ruban à la garde de l'épée. Ce petit ruban rose portait également un petit mot, qui disait:
"Joyeux Non-Anniversaire"
Silvio posa ensuite l'épée contre le mur en face de la porte. Ainsi, elle serait visible. Bon... Il se retourna, toqua vigoureusement et... S'enfuit, se cacher dans un angle du couloir.


Dernière édition par Silvio Anthelmios le Jeu 18 Nov - 13:37, édité 1 fois
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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Judikhael Wienfield le Jeu 18 Nov - 11:51

Si, depuis sa libération, beaucoup d'eaux avaient coulé sous les ponts qu'il n'y avait pas en Nosco, il n'en restait pas moins que Judikhael se sentait toujours autant affecté. Incapable. Etranger à lui-même. Déprimé. Et surtout sévèrement diminué. Il était intimement persuadé que ses hommes pensaient de même, même s'ils n'osaient pas le lui dire tout haut et encore moins en face. Il était également intimement persuadé que l'Impératrice elle-même, et bientôt le haut conseil, pensait de même. Pourquoi et comment était-il encore commandor et haut conseiller ? Il se le demandait lui-même. Une question qui le taraudait d'autant plus depuis l'attaque.

Oui, depuis l'attaque. Oh, certes, il avait été à la hauteur cette fois-ci, il avait fait montre une fois encore de ses talents de guerrier et d'escrimeur hors paire, en parvenant à repousser les créatures et à les sortir, avec l'aide du petit lutin, de cette impasse qui avait été la leur au sapientia. Certes, Anna ne s'en était pas sorti indemne, ni la petit Irène, mais quelque part il savait avoir vraiment été à la hauteur à ce moment-là et avoir fait tout ce qui était humainement possible. Mais... Mais à la hauteur ou non, il était un fait, qui, sur le coup l'avait peu surpris, mais le troublait dès lors plus que tout. Ce fait ? Celui qu'il n'avait pas été nommé commandant d'une escouade, comme c'était pourtant souvent le cas des commandors. Voyez à quel point même ce cher commandor Lorenzo ne l'estimait plus à la hauteur d'un commandement : il ne lui avait pas confié une seule escouade, même pas de refoulement, et encore moins d'évacuation. Pourtant Judikhael avait toujours été responsable d'une escouade à chaque attaque alors. Mais non. Pas cette fois. Pas après...

Voilà bien la preuve que tous pensaient qu'il n'était plus capable, n'est-ce pas ? Voilà bien la preuve de ce que tous pensaient de lui, assurément, ne pouvait-il s'empêcher de penser pendant ses heures de solitude. Une solitude dans laquelle il avait la fâcheuse tendance de s'enfermer ces temps-ci. Artémia avait pourtant été libérée, et il allait la voir assez souvent. Mais pas aussi souvent qu'un futur mari devrait sans doute le faire, pensait-il honteusement, et pourtant incapable de faire plus encore.

Combien de fois s'était-il surpris à regarder ses lames avec d'étranges idées peu positives ? Combien de fois en avait-il même pris une entre ses mains et avait été très prés de se la lui passer de part en part ? Combien de fois s'était)il surpris à avoir de telles pensées, jusque dans son bureau alors qu'il tapait un rapport ? Beaucoup d-trop de fois à son goût, pour tout dire. Et si jusque-là sa conception assez haute de l'honneur lui interdisait un tel geste qu'il avait toujours considéré comme lâcheté... Il n'était pas bien sur que même cet honneur lui permette de tenir encore longtemps.

Et parler à qui ? A Artémia ? Elle avait déjà bien d'autres soucis à régler. Sa capture, soit disant non réelle capture, par les rebelles, son retour sans doute éprouvant à la Congrégation, son poste de haute prêtresse sur la sellette... Non par Artémia. A Joséphine ? L'Impératrice avait bien d'autres soucis à régler que les préoccupations égoïstes d'un de ses commandors à vrai dire, surtout après le désastre qu'avait été cette maudite attaque. A son second ? Anthelmios était un bon garçon, mais bon, ce n'était justement qu'un garçon. Un jeune homme prometteur certes, qu'il tentait au maximum de former pour prendre un jour sa relève, mais il était bien trop jeune sans doute pour pleinement comprendre les pensées d'un vieux noscoien tel que lui. Et puis inutile d'enquiquiner son monde avec ça, n'est-ce pas ? En parler à un médecin dîtes-vous ? A Anna, la froide Anna qu'il connaissait le mieux ? Il allait déjà assez souvent la voir ces temps-ci pour son traitement contre ses hallucinations, si en plus il en rajoutait avec sa déprime... Bon, il savait qu'elle n'était pas dupe, et il la suspectait d'avoir déjà ajouté de quoi aussi l'aider à remonter la pente question déprime. Mais... Non, en parler à Anna... Il ne se sentait pas plus de le faire.

En fait le seul à qui il aurait pu un jour confié un tel désarroi... était devenu son pire ennemi. Yan. Merling. Lui-même. Son frère de coeur quelque part. Et maintenant son ennemi de toujours. Quelle ironie, en y songeant, que celui à qui il aurait aimé se confier, soit aussi celui qui était sans doute à l'origine de son état actuel...

Voilà à peu près quel était l'état d'esprit actuel du commandor de la section anti-terroriste. Guère mirobolant, en effet. Et Judikhael avait beau tenté de tout faire pour chasser cet état d'esprit, rien n'y faisait. Il était encore une fois assis devant son fauteuil, dans la salle principale de son appartement privé, à regarder sa lame accrochée sur le mur d'en face, sa lame préférée, sentant des pensées fort négatives l'envahir de nouveau, quand on frappa à sa porte.

Il ft tenté un instant de ne pas répondre, de laisser l'inopportun à la porte. Mais une inspiration soudaine lui souffla de répondre quand même. Cela lui éviterait peut-être un geste honteux. Il se leva donc, sans grâce aucune, lourdement, comme si tout le poids du monde pesait sur ses épaules, sa chemise légèrement débraillée qu'il ne prit même pas la peine de réarranger et alla ouvrir. Pour se retrouver dépité, devant le vide. Enfin non, pas totalement le vide, remarqua-t-il rapidement, en observant d'un air suspicieux et critique, la splendide épée qui trônait sur le mur en face. Une épée, avec un ruban rose, nota-t-il, plus circonspect que jamais.

D'abord quelque peu méfiant, il regarda de tous côtés, comme pour vérifier qu'il ne s'agissait pas d'un traquenard, mais ne vit personne et n'entendit aucun bruit. Intrigué tout en restant sur ses gardes, il resta un instant indécis sur le pas de la porte, à deux doigts de la refermer et de laisser l'objet là. Le plaisantin qui s'amusait encore à ses dépends n'aurait qu'à venir la reprendre, pensa-t-il, fatigué et blasé. Mais ce ruban rose... Ce ruban rose où il pouvait voir des inscriptions dessus, sans réellement parvenir à les lire à cette distance (sa vue baissait ou était-ce une impression ?) le décida à finalement aller voir ça d'un peu plus près.

"Joyeux Non-Anniversaire" lut-il à mi-voix, un trouble certain dans sa voix.

Serait-ce... un cadeau ? Ca en avait tout l'air. En plus de 100 années en nosco, il avait reçu peu de cadeaux, si ce n'est de la part d'Artémia. Mais un tel objet ne pouvait être un cadeau de la prêtresse. Sans être contre la passion que Judikhael vouait aux lames, elle n'était pas forcément pour non plus. Pas Artémia donc, songea-t-il, tentant de secouer ses neurones pour qu'ils se remettent en marche. Alors... qui d'autre ? Qui d'autre voudrait donc faire un cadeau à un homme tel que lui ? Il ne voyait pas. Non, vraiment, il avait beau chercher... Il ne voyait pas.

Emu, plus qu'il n'aurait voulu l'avouer, et plus que troublé aussi, il prit donc l'objet, d'une main tremblante, faisant glisser le ruban qu'il s'empressa de rattraper avant qu'il ne touche terre, et caressa la lame d'une main tremblante. Se coupant quelque peu à la lame aiguisée. Magnifique lame, pensa-t-il, ses pensées morbides reprenant le dessus l'espace de quelques secondes alors que le sang commençait un peu à goûter de sa main. Cela aurait été tellement facile. Oui, tellement facile de le faire là, maintenant. Mais... devant les caméras ? Qui donc lui avait offert un tel objet, se demanda-t-il à nouveau entre deux pensées suicide ? Et si tout ceci n'était qu'une plaisanterie encore ? Cette simple idée le fit trembler tout entier un moment, avant qu'il ne se reprenne. Non, on ne plaisantait pas ainsi, n'est-ce pas ? On ne plaisantait pas avec ça... n'est-ce pas ?

Rhaaa, qu'il se sentait perdu tout d'un coup. Perdu... comme son esprit.

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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Silvio Anthelmios le Ven 19 Nov - 21:21

Silvio était resté à l'angle du couloir, attentif, l'oreille aux aguets. Pas un son. Tiens ? Il serait parti plus tôt ? Non... Mais il semblait méfiant. Mmh... Pas sot. Silvio aurait pu être rebelle et poser un piège juste en face, un piège qui s'actionnerait suite à un mouvement, après un certain temps... Silvio aurait fait un bel ingénieur rebelle, mine de rien ! Euh, non, non, loin de lui cette idée. Toujours était-il que mon second avait compris pourquoi Judikhael ne sortait pas de ses appartements aussi sereinement que lui.
Enfin, Silvio osa bouger un peu, et regarder ce que faisait le patron. Il observait l'épée... Et ne semblait pas se mettre en colère, ou chercher à égorger celui qui lui avait offert ça. Alors peut-être Silvio pouvait-il sortir de sa cachette ? Peut-être même qu'il aurait à y gagner... Une promotion ? Augmentation ? Euh, non, il ne pensait pas spécialement à ça. Un simple "merci" franc aurait suffit, dans son cas. Au fond, il voulait juste... Garder son patron. Mais s'il pouvait en profiter pour se faire pardonner ses quelques bêtises de gosse, ça ne serait pas mal.

Ses bêtises de gosse... Disons que Silvio aimait bien, de temps en temps, passer outre les règles et codes pour le plaisir d'une inutilité, ou d'une taquinerie. Bah, il était humain... Et il s'était assagi, depuis qu'il avait Shane en... En am...Am... Depuis que Shane lui avait volé son coeur.
Cela n'empêchait pas qu'il savait que le patron appréciait peu ces gamineries, et qu'il n'appréciait pas forcement de s'entendre répéter qu'il n'était pas devenu second pour accrocher des poissons d'avril dans le dos des commandor. C'est une métaphore, voyons, il ne l'avait quand même pas fait ! Mais c'était une idée à creus... Non. Il devait rester sage. Qu'est-ce que ça serait, sinon, quand il prendrait la relève du patron ?

Prendre sa relève... Il attendait et craignait ce moment. C'était bien sûr son but. Mais il savait qu'il n'était pas prêt, qu'il tenait encore trop au semblant de liberté qu'il lui restait, que Judikhael ne lui avait pas tout appris. Il craignait surtout que son patron lui cède trop tôt la place. Il avait eu assez peur lorsque son patron s'était fait prendre par les rebelles. Il avait eu plus peur encore lorsqu'il était tombé sur les médicaments. Sur le coup, dans sa folie, il n'avait pu lui offrir que des bonbons. Mais désormais, il avait mieux...
Il lui avait offert une arme ! Et une belle arme !
Et il était fier ! C'est donc pour cela qu'il sortit de sa cachette et, mains dans les poches de son manteau, vint vers son patron.

"- Elle vous plait ?"

Silvio remarqua que le patron s'était légèrement coupé. Héhé ! C'était un peu sa faute. Les magasins vendaient les lames non-aiguisées, par sécurité. C'était aux brigadiers de les aiguiser dès qu'ils pouvaient. Et Silvio avait aiguisé celle-ci avec soin, et affection. En y re-pensant, il osa un sourire, léger sourire.

"- Je n'avais pas envie d'attendre votre anniversaire... Vous m'en voulez ?"

Il souriait de plus belle. Comme si ç'avait été un mauvais coup qu'il venait de jouer....
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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Judikhael Wienfield le Mer 24 Nov - 18:27

Judikhael avait beau s'extasier devant la lame, lame bien coupante qui avait été savamment aiguisée par des mains expertes, il n'en restait pas moins vigilant à ce qui l'entourait. Quand il entendit des pas dans sa direction, venant du tournant du couloir, il s'efforça donc de se recomposer une expression un peu plus commandorienne, et se tendit, prêt à réagir au cas où...

Au cas où quoi ? Au cas où il serait attaqué sans doute. Comme si une attaque pouvait avoir lieu ici même, avec toutes ces caméras, toutes ces mesures de surveillance... mais dans sa paranoïa qui parfois frôlait des limites inavouables, Judikhael pensait ne jamais être trop méfiant. Allez savoir ce dont les rebelles pouvaient être capables après tout. Ils avaient réussi plusieurs fois des coups de maîtres après tout, forçant la Guilde à sans cesse redoubler d'imagination et de mesures draconiennes pour les endroits les plus critiques. Il s'attendait à tout, même à une attaque de front donc. Il s'efforça toutefois de ne pas brandir trop brusquement l'arme qu'il avait alors en main. Il n'avait pas non plus envie de blesser un serviteur venu voir si le commandor qu'il était avait besoin de quelque chose ou autre, après tout.

Il fut donc quelque peu rassuré de voir qu'il ne s'agissait que de son second. Enfin rassuré... dans une certaine mesure. Son second ? Ici ? Au capitol ? Et ce juste au moment où un mystérieux inconnu lui offrait une si belle arme ? Arme qu'il avait longtemps lorgné dans les boutique,s il devait l'avouer... Son second... A qui il avait avoué une fois ou deux aimer collectionner les belles lames, aimant posséder les plus belles lames que Nosco avait faites. Son second... en compagnie duquel il avait parfois échangé deux trois mots sur telle ou telle arme qui lui aurait particulièrement plus, pour tel ou tel critère... Son second... ici... alors que...

"- Elle vous plait ?"

C'était donc bien son second qui lui avait offert ça. Mais... Pourquoi donc ? Pourquoi un tel cadeau ?

"- Je n'avais pas envie d'attendre votre anniversaire..."

Comme ça ? Sans raison ? Juste pour lui offrir un cadeau ?

"- Vous m'en voulez ?"

Lui en vouloir ? Non, bien évidemment. Se poser des questions, par contre, oui, plus que oui. Anthelmios cherchai-il à obtenir quelque chose ? Une augmentation ? Une autre promotion ? Le gamin avait beaucoup de défauts, dont celui être justement encore un peu trop gamins, mais Judilkhael était sûr d'une chose : ce môme n'était ni calculateur ni manipulateur au point de chercher à acheter une promotion ou une augmentation quelconque. Alors...

Pourquoi un tel cadeau à son "patron", comme le môme l'appelait encore souvent ? Etait-ce un mauvais coup ? une autre blague de sa part ? ou un réel cadeau ? En quelle occasion ? Juste comme ça ? Ne pas attendre son anniversaire... Si la notion d'anniversaire n'était pas, ou plus, inconnue à Judikhael, il ne pouvait pas dire savoir quand était le sien. L'anniversaire réel ? Il ne s'en souvenait toujours pas. L'anniversaire en Nosco qu'il aurait pu se choisir ? Il ne se l'était pas vraiment choisi. Sa seule date de référence était la date de son arrivée, mais jamais il ne l'avait vraiment considérée comme un anniversaire. Il ne fêtait en rien son arrivée ici. Et les seuls moments où il recevait des cadeaux était quand un proche, Artémia le plus souvent, parfois l'impératrice, lui en offrait un. Mais généralement pour fêter un événement à eux, ou pour le récompenser pour un acte particulier. Pas... pas juste comme ça. Enfin Artémia aurait bien été capable de lui offrir plein de choses juste comme ça s'il ne la retenait pas... mais c'était Artémia. Que son second ait alors une telle idée saugrenue le dépassait un peu pour tout dire...

- C'est... une très belle lame, répondit-il un peu, la surprise clairement présente dans sa voix grave. Merci. Même si... C'est un beau cadeau, mais... j'avoue ne pas comprendre, réussit-il enfin à s'expliquer.

Puis se rendant compte qu'ils étaient encore dans le couloir et qu'il était plutôt mal poli de ne pas remercier son généreux "donateur" en l'invitant au moins à entrer dans un lieu plus confortable, il fit signe au gamin de rentrer dans ses appartements.

- Si vous avez un moment, offrit-il alors.




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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Silvio Anthelmios le Ven 26 Nov - 0:24

En constatant la surprise de son patron, Silvio osa sourire. Toujours un de ces demi-sourires en coin, faute de savoir maitriser les vrais sourires. Dommage que cela lui donna un air moqueur. Il était vrai que cela l'amusait de voir cette réaction.. Mais surtout, cela lui faisait plaisir. Il avait réussi son coup. L'arme plaisait au patron. Peut-être que cette fois-ci, il n'y aurait pas de mauvaise surprise.
La politesse l'empêcha de refuser l'invitation de son supérieur à entrer dans ses appartements. Silvio commençait à les connaitre, mais il n'y entrait jamais sans une pointe d'appréhension: tout ce qu'il disait dans cette pièce pouvait tirer son ascension professionnelle... Vers le bas. Il avait déjà frôlé la catastrophe en s'occupant des habits du patron, alors qu'il était sous la douche. Délicate attention qui ne fut pas appréciée à sa juste valeur. Il espérait que cette fois les murs de cet endroit ne le verraient pas inquiété pour son sort et qu'il réussirait à éviter tout ce qui pourrait lui nuire. Réfléchir, Silvio. C'est un mot que tu ne connais pas, mais son sens peut grandement t'aider dans ce que tu entreprends, ne l'oublie pas.

Il ne s'assit pas. Pas sans y avoir été invité. Il était peut-être un très gentil Second, mais cela ne l'empêchait pas de rester attaché à certains codes. Celui-ci en particulier, qui rappelait que son patron ne lui était pas supérieur que dans les textes, et que les faits et gestes de Silvio n'étaient jamais sans avoir consulté son patron... Dans le cadre professionnel, hein. Il n'allait pas non plus attendre que Judikhael lui ordonne de manger.
Parfois, oui, il lui était pénible d'avoir toujours à obéir. Il se disait que c'était pour la bonne cause... Mais quand même. Généralement, c'était à cause de l'administration qu'il venait à pester contre la hiérarchie. Parce qu'il fallait tel ou tel papier, qu'ils ne pouvaient rien faire sans le Commandor lui-même, même si ce dernier avait assuré à Silvio qu'il pouvait dire ça, faire ça.
M'enfin. Leurs relations ne s'arrêtaient pas qu'au cadre strict du travail. Il y avait les armes, aussi. Et ça, ce n'était plus du travail, c'était de la passion. Que dis-je ! De l'amour ! C'était en tout cas l'amour qui brillait dans le regard de Silvio lorsqu'il nettoyait une belle arme, l'aiguisait, la pomponnait. C'était avec passion qu'il en parlait à qui voulait. Et parfois, son patron voulait. Dans ces moments-là, Judikhael avait dû voir briller dans les yeux de Silvio cette flamme qu'a la fougueuse jeunesse, celle qui ne sait restreindre ses passions, celle qui tuerait pour elle...
Fou ? Lui, fou ? Bah ! Qui n'avait pas un peu de folie ? Cette personne-là devait être ennuyeuse. Il en fallait bien un minimum... Mais pas trop...

Revenons à nos moutons. Expliquer ou ne pas expliquer au patron la cause de la raison de ce cadeau ? Lui dire qu'il s'agissait de la conséquence d'un cauchemar le ferait sans doute à nouveau passer pour un gamin. Lui dire que c'était parce qu'il tenait à lui risquait de faire se poser des questions au patron, ou au moins de faire passer Silvio pour un lèche-botte. Il se passa une main dans les cheveux, un peu gêné.

"- Je... J'avais envie."

Bon, ce n'était pas génial, et il passait pour une écolière qui n'osait avouer son béguin pour le beau professeur de mathématiques. Il ajouta alors:

"- Je suis passé devant, je me suis rappelé que vous ne la détestiez pas, alors...Voilà."

Et là, il passait pour Crésus. Dépenser 500 florins pour "un p'tit cadeau parce que je l'ai vu en vitrine et je l'ai trouvé fun", ça faisait vraiment bourgeois.

"- J'avais envie de vous offrir quelque chose." dit-il à la moquette.
"Parce que... Parce que..."il commença à tripoter nerveusement les manches de son manteau, sans regarder son patron. "...Je vous trouvais... Bizarre, ces derniers temps. J'espère que cela vous changera un peu les idées..."

Bon. Alors, tout ce qu'il espérait ne pas dire, il l'avait dit. Bravo. Bravo Silvio. Ca c'est bien joué. Il va croire quoi, ton patron ?
Et pourtant, Silvio re-leva la tête. Il avait ouvertement fait allusion aux médicaments de son patron, mais.. Judikhael ne refuserait pas son cadeau pour quelques paroles malheureuses... Si ?
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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Judikhael Wienfield le Ven 26 Nov - 1:49

Voir Silvio soudain si gêné ne put que faire sourire Judikhael, qui se rappela alors ce qui l'avait interpelé chez le môme la première fois qu'il l'avait rencontré. Ce gamin avec ces airs de ne pas y toucher mais plus que farceur et taquin à ces heures, pouvant allier le pire et le meilleur en quelques minutes à peine... Oui, c'était cet étrange alliage qui avait interpelé et intrigué Judikhael la première fois qu'il avait vu Silvio. Et retrouver ce dit alliage chez le gamin ne pouvait que le rasséréner. Oui, le rasséréner. Cela avait soudain quelque chose de rassurant. Quelque chose de constant, de stable, persistait dans son monde qui avait trop souvent tendance à tanguer ces derniers temps. Bien trop à son goût en tout cas.

"- Je... J'avais envie."

Juste envie ? Voilà qui était intéressant. Et intriguant. Inquiétant ? Qu'est-ce que cette "envie" pouvait bien cacher alors. Avec ce gamin, il n'était jamais sûr de ce qui l'attendait. Lui qui aurait été assuré il y a quelques mois à peine que le môme avait des penchants plutôt conventionnels en matière de compagnie, il s'était lourdement fourvoyé, comme le gamin le lui avait bien montré cette fois où il l'avait surpris en plein... enfin... avec.. bref, vous voyez. Il s'attendait donc dès lors à tout. Et même au pire.

Il espérait juste... Ne lui dîtes pas que le gamin avait des vues sur... ? Non, n'est-ce pas ? cela ne pouvait être ?

A cette sordide et étrange pensée, Judikhael sentit une boule lui étreindre la gorge et menacer de l'étrangler sur place. Il préféra garder le silence, alors peu confiant en sa voix qui menaçait très certainement de lui faillir. Et attendit, troublé et soudain légèrement suspicieux la suite des explications brouillonnes et gênées que son second lui offrait maladroitement.

"- J'avais envie de vous offrir quelque chose. Parce que... Parce que... Je vous trouvais... Bizarre, ces derniers temps. J'espère que cela vous changera un peu les idées..."

Non, donc, pas de drôles de penchant envers sa personne. Voilà qui rassurait soudain grandement Judikhael. Même si d'un autre coté, il n'était pas bien sûr d'aimer ces autres explications.

Enfin... il ne les détestait pas non plus, entendons nous bien. Son second venait de lui avouer s'être inquiété pour lui. C'était alors un sentiment peu connu de Judikhael que de savoir que quelqu'un, autre qu'Artémia, semblait vraiment tenir à lui et s'être pris d'une quelconque... affection... au point de vouloir le soutenir, lui offrir quelque chose et lui montrer cet... attachement. Si cela troublait grandement le commandor, il ne pouvait nier non plus aimer ou du moins apprécier cette sensation aussi. Douce sensation de compter pour quelqu'un. Quelques uns.

Un lourd silence s'installa alors, tandis que Judikhael tentait de trouver la meilleure façon de réagir. Encore abasourdi, il ne se sentit pas capable de prononcer la moindre parole de suite, et préféra, comme souvent, l'action à la parole. D'un élégant geste de main, il montra le canapé au jeune homme, l'invitant par là même à s'asseoir quelques instants. Il n'obligeait en rien le gamin à obtempérer, mais lui-même se sentirait sans doute plus à l'aise de continuer cette conversation pour le moins délicate, en tout cas selon son avis, en étant assis. N'attendant même pas que son second obéisse, il attrapa la télécommande des caméras (oui, il avait fait installer des caméras pivotantes, n'ayant pu se résoudre à totalement les supprimer, mais préférant avoir une possibilité d'éviter l'incident de la dernière fois) et les fit justement pivoter en direction de la porte, de façon à ce qu'ils ne soient plus filmer, puis coupa toute possibilité d'enregistrer leur conversation. S'ils devaient continuer sur ce sujet, il n'avait aucune envie de voir tout ceci circuler sur l'alpha.

- Je me trouve également bizarre, répondit-il d'une voix qui sonnait soudain atone, même à ses propres oreilles. Je ne me sens plus tout à fait... moi-même... comme un peu hors de moi... depuis... enfin vous savez. Depuis mon retour de chez les rebelles.

C'était là la première fois qu'il énonçait le tout. Ce tout qui lui pesait depuis si longtemps. Il avait souven lâché un ou deux mots sur ce souci qui le rongeait, mais jamais il n'avait réussi à en dire autant, en une seule phrase, en si peu de mots et surtout pas tout à la fois. Pas dans la même journée et encore moins à la même personne. Etait-ce alors confidence que ces mots ? Possible. Il n'en savait trop rien. Et ce n'était pas forcément le moment non plus de se poser une telle question.

- J'avoue être toutefois étonné que vous... sembliez vous inquiéter. Après tout... Si je disparaissais ou n'étais plus d'une façon ou d'une autre, commença-t-il, laissant sa phrase en suspens, comme pour permettre à ses mots de s'imprégner dans l'esprit du gamin.

Et comme pour laisser au gamin le soin de finir lui-même la phrase. S'il n'était plus... Silvio reprendrait assurément sa place. Oui, assurément. Et pour un jeune homme ambitieux tel que lui...

- Non, pas la peine de répondre vraiment, coupa soudain Judikhael, préférant, finalement, ne pas avoir de réponse à cette question sous-entendue qu'il venait de poser.

Il préférait effectivement ne pas avoir de réponse, et rester dans le doute, plutôt que de sentir poindre une déception, lui, qui, quelques instants plus tôt, commençait à se faire de possibles illusions sur l'attachement que le gamin lui avait accordée.

- Et ce n'est pas un test ou quoique ce soit d'autres.

Là, il s'enlisait fortement, songea-t-il en dardant son regard de glace dans les yeux du garçon. Avant qu'un lourd soupir ne lui échappe finalement. Se pinçant l'arrête du nez et fermant les yeux comme pour tenter de relâcher la pression qui s'emparait inexplicablement de lui, il fit un effort qui lui sembla surhumain pour se reprendre. Puis, se levant abruptement, il demanda à brûle-pourpoing :

- Vous voulez boire quelque chose ? Café ? Bière ? Nous ne sommes après tout pas en service.

Proposition de trêve alors concernant cette conversation qui devenait bien trop délicate pour lui.

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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Silvio Anthelmios le Dim 28 Nov - 1:35

Silvio obéit sagement à son patron, s'asseyant comme tout bon toutou bien éduqué. Il observa pensivement les cameras que son patron fit pivoter. L'idée n'était pas mauvaise. Silvio pourrait donc le déshabiller sans que cela soit filmé. Euh, je veux dire... Shane n'aurait pas à supprimer de video compromettantes. Les pensées de Silvio s'arrêtèrent un moment sur le visage de son informaticien.. Mais juste un instant. L'instant d'après, il dévisageait son patron. Etait-ce une impression ? Silvio le sentait comme vidé de cette force qu'il admirait tant. Peut-être était-ce l'image des médicaments qui avait désillusionné le Second, le réveillant par un murmure: le patron n'était pas cet idéal qu'il rêvait de devenir plus tard.
La confidence de son patron le figea, neutre. Pardon ? Il essaya de s'imaginer ce que c'était. Il essaya d'imaginer ce que ressentait le patron. Hors de lui ? Il devait vouloir dire... Différent, comme s'il n'était plus lui-même... Comme s'il regardait vivre son corps, dirigé par un autre... Ou par l'instinct. Woah. Ca devait être bizarre. Est-ce qu'il espérait que les médicaments le ramèneraient à lui ?
Que lui avaient fait les rebelles ?
Silvio n'osait pas poser la question. Il voulait savoir, bien sûr, mais sans obliger le patron à revivre ces instants. Il était humain, tout de même, et pouvait imaginer qu'un événement qui avait autant marqué son supérieur ne devait pas être bien agréable... Il haïssait les rebelles. Pour ce qu'ils avaient fait à Judikhael Wienfield. Des envies de meurtre lui revenaient.

Bon sang, et ce grand dadet s'étonnait encore qu'il s'inquiète pour lui ! Que lui fallait-il ? Qu'il le lui dise encore ? Qu'il le sauve à nouveau ? Qu'il prenne une balle dans l'épaule pour lui ? Bien sûr qu'il s'inquiétait pour lui...
Si vous veniez à disparaitre, je prendrai votre place de commandor, songea Silvio, pour compléter la phrase de son patron. Et le mot "commandor" associé à son image faisait monter en lui l'orgueil et la fierté.Ca arrivera un jour. Et j'espère que ce jour-là je serai bien digne de vous remplacer... Pour le bien de Nosco. C'était ce qu'il pensait toujours. Mais il savait aussi que la disparition de son patron serait sans doute une de ses plus grandes peines. Avait-il déjà eu un mentor comme celui-ci ? Qui allait-il admirer ensuite ? Il aurait toujours un supérieur, quelque part. Mais sa Majesté n'était pas comme son patron. Elle n'avait pas la même force, et même si son pouvoir était des plus grands, elle n'impressionnait pas Silvio autant que Judikhael le faisait. C'était peut-être oarce que Judi, lui, était redoutable aux armes...

Il ne tenta tout de même pas de rassurer son patron, suite à la demande de ce dernier. La grande question fut "café ou bière". Bon, le café, ils en buvaient à la pause. La bière, ils n'avaient pas l'habitude...

"- Je n'ai rien contre une bière,"fit-il.

Il baissa le nez, soudainement passionné par ses mains, ses doigts croisés.

"- ...Ah, justement ! Puisque nous ne sommes pas en service, parlons peu mais parlons bien: Artèmîa." Il laissa un temps, pour que l'esprit de son patron se rende bien compte qu'il avait prononcé le nom de sa fiancée. "...Vous avez une date pour le mariage ? Une liste d'invités ? Je pourrai participer à l'organisation ?"

Il souriait, de plus belle. Ce sujet-là, le patron ne pouvait pas le détester...
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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Judikhael Wienfield le Jeu 2 Déc - 20:29

Bière. Bière... Hum, avait-il seulement encore des bières ? Ah oui, il lui en restait trois. Juste là, devant son nez, remarqua-t-il enfin, en ouvrant le petit bar qui trônait dans un coin de sa salle principale, qu'on aurait pu appeler salon, si ce n'est qu'elle sevrait un peu à tout : bureau, salon, salle à manger....

- Tenez, fit-il en tendant une petite chopine (petite bouteille de 25 cl) de bière.

Il existait trois types de bières en Nosco, celle-ci étant la plus légère, la plus fruitée. Il ouvrit sa propre chopine, reprenant lace dans le même temps dans le fauteuil, et leva sa bouteille en direction de Silvio, comme pour trinquer en silence, avant de porter le goulot à ses lèvres. Petite gorgée d'abord. Histoire de savourer un peu le goût de cette boisson peu quotidienne en Nosco.

Gorgée qu'il faillit recracher toutefois quand le jeune homme continua sur un autre sujet. Sur un sujet tout aussi personnelle, même si un chouilla moins gênant. Juste un chouilla... C'était quand même un sujet assez... personnelle. Bon, entre sa dépression, ses vidéos douteuses ou Artémia, il préférait le sujet Artémia de loin, certes.

Avalant presque de travers sa gorgée, se forçant à un minimum de dignité pour ne pas s'étouffer lamentablement devant son second, avec une simple gorgée de bière, il parvint enfin à reprendre voix et à répondre :

- J'avoue... Je ne m'étais pas préoccupé d'organiser le mariage. Juste après ma demande, Artémia avait disparue... Et son retour n'est que récent... Je...

Bon, d'accord, il faisait un piètre prétendant. Mais bon, c'était pas sa faute à lui s'il n'était pas doué pour ces choses là...

- Pas de liste non, rien de préparé, confessa-t-il d'une voix basse.

Si basse qu'il était sûr que son second avait dû tendre l'oreille pour l'entendre. Non rien de préparé.

- Faudrait que je vois avec Artémia, ajouta-t-il songeur, plus pour lui-même que pour son interlocuteur.

Tout à sa réflexion, il n'avait pas entendu la dernière question, ou proposition, du jeune homme.

- Je n'ai même pas de témoin, réalisa-t-il soudain, cette simple réflexion le laissant... mélancolique.

Triste. Oui, triste. En 112 ans d'âge noscoien, il n'avait pas de personnes sur qui il sentait pouvoir réellement compter. Enfin si, il en avait. Mais ces personnes avait été plus des collègues, des compagnons d'armes ou de travail... pas des amis. Pas des confidents. Il en revenait au final toujours au même point : en 112 ans d'âge noscoien, il se sentait seul. Seul, et encore seul. Une solitude côté amitié qui commençait à le peser. Une solitude qui datait... du départ de Yan.

Et là, soudain, il eut comme un déclic. Yan. Voilà la cause de son trouble qui lui remuait les entrailles depuis qu'il était revenu. Le seul ami qu'il avait jamais eu ici, en Nosco, avait été Yan. Un frère, un frère ennemi dès lors, un ami, un confident, avec qui il avait tant partagé... Et les voir tous deux s'entre-déchirer, lui torturant Yan quatre-vingts années plus tôt, Yan le torturant lui il y avait quelques mois... Cela faisait mal. Très mal. Et laissait à Judikhael un goût amer qu'il ne parvenait pas à digérer. Seul. Et la seule personne qui aurait pu rompre cette solitude, n'était pas Artémia, comme certains le lui auraient vraisemblablement rétorqué. Pas vraiment. Il l'avait toujours su. La relation avec Artémia était tout autre. Ce dont il avait besoin c'était une relation comme il avait eu avec Yan. Mais...

Mais ça, il ne pensait plus pouvoir l'avoir. Ils avaient gâché leur amitié tous deux, et Judikhael n'était pas bien sûr de savoir encore comment être un ami. Un vrai ami. Pas un patron, pas un commandant... Juste un ami.

- Pas de témoin, répéta-t-il doucement, tout à ses pensées soudain. Ca aurait dû être Yan, lança-t-il, n'ayant pas conscience alors qui parlait tout haut.


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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Silvio Anthelmios le Ven 3 Déc - 18:31

Silvio ne put retenir un grand sourire en voyant le patron avaler de travers. Si cette vision était, sur un brigadier lambda, déjà fort amusante, elle l'était encore plus lorsqu'il s'agissait du grand Judikhael Wienfield. Mais bientôt, le Second fut pris d'un doute: avait-il dit quelque chose de mal, ou ne devait-il voir que la surprise de son supérieur ? Il aurait été dommage d'avoir, en voulant amener un sujet plus léger, réussi à amener un sujet plus délicat encore. Vous imaginez... Si le patron n'était, en réalité, plus l'Homme d'Artèmîa ? Ah, ç'aurait été dommage. Et s'ils avaient finalement décidé de ne plus se marier ? Dommage, bis.
Mais mon brigadier fut vite rassuré par son patron: ouf, le patron n'y avait juste pas pensé... Silvio souriait toujours, mais parce qu'il était rassuré, cette fois. Il porta le froid goulot de la copine à ses lèvres. C'était tout de même bizarre, cette histoire. S'il avait aimé une femme, s'il lui avait demandé sa main, Silvio n'aurait certainement pas oublié leur mariage ! Il l'aurait même préparé avec tant d'ardeur que son patron l'aurait trouvé, un matin, endormi dans son bureau. Il l'aurait secoué, un peu. L'aurait sermonné, un peu, mais pas trop, car il aurait su ce que c'était. Et lui, il aurait rayonné de bonheur: bientôt marié...
Pas de chance, c'était tombé sur Shane. Le mariage n'était même pas imaginable. Surtout pour Silvio, lui qui croyait cette alliance réservée à un homme et une femme. Il eut un moment en tête l'image de Shane, en robe de mariée... Bon, ce n'était pas laid (de toutes façons, Shane ne pouvait l'être !), mais... C'était comme un rat rose à pois verts: ça n'existait que dans les mondes imaginaires, et encore.
Il ne se marierait pas. Parce qu'il avait eu le malheur de trouver son bonheur dans les bras d'un homme. Tant pis. Il se vengerait en aidant son patron pour son mariage. Oui, il l'avait décidé ainsi... Sans demandé l'avis de qui que ce soit. Mais on allait tout de même pas l'en empêcher !

Il écoutait sagement son patron, sirotant lentement sa boisson, que dis-je, la savourant plutôt. Il avait rarement l'occasion d'avoir de la bière, et celle-ci n'était pas mauvaise.
Pas de témoin. Cela semblait atterrer le patron. N'existait-il donc aucun sujet de conversation susceptible de le faire sourire ? Un autre souci tracassait Silvio: entre l'assoiffé de pouvoir, l'opportuniste et le profiteur, quand le patron se déciderait-il à le regarder autrement ? Pas de témoin, pas de témoin... N'en ferait-il pas un beau, témoin ? N'était-il pas digne d'être témoin ? Non, il était indigne, il en profiterait pour le poignarder dans son dos, c'était connu. Oui, Judikhael avait réussi à vexer son Second. Pas assez bien pour lui. Tsss...
Mais il n'y pas le temps de râler. Un seul mot attira son attention: "Yan". Yan, Yan... On ne lui avait parlé que d'un seul Yan: le chef des rebelles. Mais ça ne pouvait être lui ! Si Silvio devenait même moins important aux yeux de son patron qu'un de leurs ennemis...!
Silvio avait donc haussé un sourcil, étonné que le patron ait prononcé ce mot. Damn. Il avait dû mal entendre.

"- Y...Yân ?"fit-il, perplexe, et désireux de s'entendre dire que oui, il s'agissait bien de ce Yan-là... Mais damnés, pourquoi un chef rebelle ?
"- Si c'est le temps qui vous manque, je peux me charger d'aller en parler à Artèmîa..."s'entendit-il murmurer.
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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Judikhael Wienfield le Lun 13 Déc - 0:15

Oui, il se sentait lui-même honteux de n'avoir encore rien préparé en vue de ce mariage. Un mariage qui pourtant le réjouissait, lui qui avait toujours dû retenir ses gestes, et même parfois ses mots, avec Artémia, de peur de rompre le fragile équilibre des relations congrégatio-guildiennes. Lui qui avait dû attendre tant d'années, des décennies même, pour se déclarer ouvertement et présenter à la face de tous les sentiments qu'il éprouvait pour la jeune prêtresse. Oui, pour lui ce mariage était un grand moment. Un moment trés attendu.

Et pourtant... Il n'avait encore rien fait pour le préparer. Il n'en avait pas même parlé avec Artémia. Il n'avait pas même encore demandé l'autorisation officielle à l'Impératrice. C'était pour dire... Il ne se comprenait plus lui-même. Pire, il ne se reconnaissait plus. Lui, homme d'action, était totalement inactif concernant l'un de splus importants moments de sa vie noscoienne. Et Artémia dans tout cela ? Qu'en pensait-elle ? Sans doute devait-elle se poser nombre de questions face à ses silences et face à son inaction soudaine, lui qui pourtant avait provoqué alors la rétrogradation de la prêtresse... Soudain il se sentait... honteux. Il n'y avait pas d'autres mots.

Et dépité.

"- Y...Yân ?"

La question de son second le sortit de nouveau du marasme sombre de ses pensées. Forcément. Parler de Yan ainsi ne pouvait qu'attirer questions quand ce n'était pas suspicion. Du moins pour les non anciens...

- Oui, Yan. Vous avez bien compris, je parlais bien de ce Yan là, répondit-il en détournant alors le regard et contemplant sa bouteille à trois quats pleine encore.

Maintenant qu'il avait vendu cette information, il ne lui restait plus qu'à expliquer un peu l'histoire. Ce serait assez malvenu de laisser son second dans la circonspection. Et dans le doute. Un doute qui ne ferait que se muer plus tard en une sombre spéculation... de trahison... ou pire...

- Yan a été mon formateur. Il n'a pas toujours été un rebelle, vous savez, commença-t-il alors cherchant ses mots. Il a été mon guide, mon mentor... et mon ami. Le seul et l'unique que j'ai eu jusque-là je pense. Jusqu'à... jusqu'à ce qu'il ne se décide à nourrir des idées idiotes de rébellion. Je ne sais pas si vous connaissez un peu l'histoire du présent chef des rebelles. Mais pour résumer, disons qu'il a ouvertement tenu des propos contre le régime mis en place par Joséphine. Il était absolument contre ce qu'il appelait dictature, tandis que moi je pensais ses mesures peut-être extrêmes totalement nécessaires et tout à fait justifiées. Ce fut notre premier désaccord. Et le début de la fin de notre amitié.

Soudain las, Judikhael ne put s'empêcher de fermer les yeux et de se passer une main devant les yeux, comme pour tenter de chasser les souvenirs qui l'assaillaient encore.

- Il a été bien entendu interpelé, emprisonné. Torturé. Par moi-même. Puis condamné. Sa condamnation n'a pas été la mise à mort classique, mais un séjour dans les souterrains... Nous le croyions tous mort. Il parvint à survivre toutefois. Et créa sa maudite confrérie de la rébellion.

Les accents de rage qui perla de sa voix fatiguée le surprirent lui-même et le força à se calmer. Et à reprendre ses esprits. Ce n'était pas le moment de trahir l'un des plus grands secrets de sa vie. A savoir que si Yan avait survécu c'était grâce à lui, Judikhael Wienfield, Haut Conseiller et commandor de la section antiterroriste... lui qui avait alors offert à Yan une petite amre blanche pour qu'il puisse mourir honorablement... Mais non, ce n'était sans doute pas le moment de révéler une telle chose à son second. Ils n'en étaient pas encore à ce stade de confidence. Et Judikhael n'était pas bien sûr qu'ils y arrivent un jour d'ailleurs, quand bien même il sentait naître en lui un sentiment presque paternel envers ce jeune homme qui semblait prendre tant à coeur son rôle de second. Dans tous les sens du terme.

- Nacquit alors en réponse la section anti-terroriste dont j'en fus le premier et l'unique commandor jusqu'à ce jour. Yan et moi, amis d'alors, sommes devenus ennemis d'aujourd'hui. Voilà. Vous savez tout.

Ou presque, fut-il tenté de rajouter.

Tant pris par son récit, il ne releva pas tout de suite la proposition du gamin de s'occuper d'organiser ledit mariage. Il était encore plus que plongé dans ses pensées et ses souvenirs pour parvenir à prêter attention à ce genre de présent.

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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Silvio Anthelmios le Dim 19 Déc - 17:47

Yan Merling, ami de Judikhael Wienfield. Qui l'eut cru ? Pas Silvio, en tout cas. Mon malheureux brigadier était plus que surpris. Il fixait son patron sans le voir, les yeux arrondis par l'étonnement, les lèvres légèrement entr'ouvertes. S'il n'avait pas lâché sa chopine, c'était uniquement par respect envers celui qui nettoierait le sol. De plus, cette personne risquait fortement d'être lui.
Mais tout de même... Il lui fallut un moment pour réussir à concevoir la chose, l'imaginer. Associer les idées. Depuis des années, il avait admis que son supérieur et le chef des rebelles étaient plus ennemis encore que chiens et chats. Les confessions de son patron bouleversaient des certitudes vieilles de plusieurs décennies... Confessions ? En tout cas, les souvenirs de Judikhael semblaient bien douloureux. Silvio manquait de ce don d'empathie qu'ont bien souvent les femmes. Il ne pouvait pas ressentir correctement ce que Judikhael sentait. Il devait imaginer, deviner, tâtonner. Que pouvait-il ressentir qui le mettait dans cet état ?
Silvio se mordit la lèvre. Rah, ces histoires, ça n'était pas pour lui ! Il ne savait jamais comment agir. Avec Shane, c'était plus simple, un bon câlin, et hop... Mais avec son supérieur, il fallait des mots. Beaucoup plus compliqué.
C'est pour cela qu'il resta un moment silencieux, à observer le tapis, de plus en plus gêné par son propre silence, et incapable d'avaler la moindre gorgée d'alcool, perdu dans ses pensées. Que faire ? Impossible, bien sûr, de faire Yan le témoin du mariage. Ils étaient devenus ennemis, malgré la douleur visible du patron. Impossible ? Et pourquoi pas ? Silvio était prêt à prendre le risque de demander aux rebelles un temps de trêve... Il n'était plus à un risque près. Mais n'était-ce pas dangereux ? Bien sûr que si. Encore faudrait-il qu'ils acceptent. Mh... Demander, et aviser. Tiens, y a une tache, par terre...

Bon, il avait son plan pour le mariage... Mais là, dans l'immédiat, il ne savait toujours pas quoi dire. Finalement, il soupira, avala une gorgée de sa chopine

"- Eh bien... Vous croyez que c'est utopiste d'imaginer que Yan serait prêt à accepter une trêve pour votre mariage ?"

Au fond, c'était le moyen le plus subtil qu'il avait d'avoir son avis.. Et le seul moyen qu'il ait trouvé pour relancer la conversation. Sa tête, appuyée sur une main, affichait un sérieux qui ne lui était pas commun et, au fond des yeux, comme une perle de chagrin, comme s'il avait ressenti la même chose que Judikhael. En réalité, ce qui le peinait était surtout de ne savoir quoi faire. Il s'en voulait, de n'être utile à riend ans ce genre de cas.
Pourtant, il le voulait réussi, ce mariage. Autant qu'il aurait voulu le sien réussi. Et même si le patron s'obstinait à ne rien faire, il n'allait plus attendre son avis, et tant pis pour lui s'il subissait son mariage plus qu'autre chose. Il n'avait qu'à participer plus activement.
Le regard de Silvio s'était encore posé sur le sol, pensif. Il espérait vraiment que cette histoire allait aider son patron à aller mieux. Le voir ainsi n'aidait pas au moral des troupes... Quelle idée aussi, avoir pour ami le plus grand ennemi de la guilde ! Silvio eut un soupir silencieux, en tripotant quelques mèches de cheveux.

"- J'irai voir Artèmîa."affirma-t-il.

C'était au moins une certitude. Artèmîa, le meilleur espoir de Silvio. Aller la voir, lui parler du mariage... Peut-être voir s'il ne pouvait pas tirer quelques informations sur Judikhael. Quelque chose comme "le fonctionnement habituel des Judikhaels" et "how to soigner your patron". Oui, cette visite devenait de plus en plus importante... Il la ferait ce soir. Même si ce devait être dans la nuit. S'il commençait à la reporter à un autre jour, ils n'étaient pas rendus...

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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Judikhael Wienfield le Dim 26 Déc - 2:01

Si c'était utopique d'envisager yan venir à cet événement ? Bien sûr que ça l'était. Et ce pour plusieurs raisons. Déjà, l'animosité entre les deux homms était telle que tous deux seraient incapables de rester en face sans se jeter l'un sur l'autre. Ensuite, il savait Yan bien trop calculateur pour ne pas sauter sur une telle occasion pour monter un autre coup de maître. Et lui-même était bien trop méfiant et bien trop conscient de sa tâche pour ne pas non plus profiter de cette occasion pour anéantir si possible le mouvement rebelle définitivement. Enfin il savait d'avance ce que penserait Joséphine d'une telle idée saugrenue : traitrise, s'exclamerait-elle, avec raison. Et cela ferait passer la Guilde pour quoi ? Non, vraiment, cela lui paraissait insensé et infaisable. Inimaginable.

- Mieux vaut de suite que vous oubliez une telle idée. Traitrise, foutaises ineptes que ceci, fit-il d'une voix sombre, lourde de menaces contenues, même si non agressive.

- J'irai voir Artèmîa, fit le jeune homme à ses côtés.

- Et moi je dois aller voir Pepi. Euh... l'Impératrice, se rattrapa-t-il rapidement comme il put, conscient qu'il venait de lâcher une autre bourde devant son second.

Il n'était pas bien sûr que ladite impératrice apprécie qu'il la nomme ainsi devant ses subordonnés. Déjà qu'elle n'aimait guère quand cela lui échappait lors d'un conseil ou sous le coup de la colère, alors là...

- Je n'ai toujours pas demandé son consentement, remarqua-t-il dans un murmure, plus pour lui-même, que pour autre chose, réalisant tout juste à cet instant qu'il n'avait que trop tarder.

Et qu'il s'était mis alors dans une position bien délicate. Il avait toujours repoussé l'échéance pour rendre des comptes à son Impératrice sur toute sa conduite depuis l'incident "porte d'Allan" et au sujet de cette demande en mariage, sans parler de ses aléas mentaux. Mais il sentait au fond de lui que, plus il tardait à affronter en face à face celle à qui il avait juré allégeance, plus il se mettait en situation litigieuse. Et cette attitude devait nourrir nombre de doutes dans l'esprit, parfois paranoïaque, de Joséphine. Il devait lui faire face, enfin, s'expliquer devant elle, et assumer ses actes. Sans cesse repousser cette confrontation sous des prétextes d'attaque, de mouvements terroristes à surveiller ou d'une surcharge de travail, prétextes certes valables mais bien mal placés au regard de l'épée de damoclés, renommée pour l'occasion condamnation de traitrise, qui pointait sur lui, ne faisait qu'aggraver sa situation de plus en plus précaire.

Il avait de toute envisagé de présenter sa démisssion, ou ses démissions, à l'Impératrice, si cette dernière l'exigeait. Il ne pouvait et ne volait se désengager auprès d'Artémia au sujet de cette demande en mariage. Il savait aussi ne pas pouvoir et ne pas non plus vouloir se désengager auprès de la promesse qu'il avait faite, des années durant, à Joséphine, mais... Mais certainement allait-on lui imposer un choix. Et si choix... Ou pire, si condamnation, à mort ou non, il y avait, il était prêt aussi à l'assumer. Mais il n'avait que trop tarder. Il ne pouvait plus reculer.

Un long soupir franchit alors les lèvres soudain bien pâles de Judikhael, alors qu'il relevait ses orbes bleu glace sur son second. Et son regard se porta alors sur son tout nouveau cadeau, lui arrachant un sourire étrange, mais serein. Et chassant aussi vite qu'elles étaient arrivées, toutes les idées sombres qui le taraudaient dès qu'il pensait à la confrontation qu'il devrait avoir avec Joséphine.

- Belle lame, fit-il changeant abruptement de sujet. Magnifique.

Une petite gorgée de bière, qui finissait ainsi sa chopine, et soudain il se leva. Direction une autre lame qui trônait sur son mur, avec quelques autres de sa collection privée, ma foi assez impressionnante, quand on constatait que tout un pan de murs avait été réservé à l'exposition de celle-ci et quand on songeait que beaucoup d'autres n'avaient pas eu cet honneur.... Toujours sans un mot il s'empara d'une magnifique dague dont il n'avait plus l'utilité, enfin plus ces derniers temps, lui qui aimait tant varier les plaisirs. Il se permit de l'admirer un petit laps de temps, posant doucement sa chopine sur le premier meuble à sa portée, et se retourna enfin vers son second, lui offrant un regard franc et direct dont il avait le secret.

- Tenez. Je pense qu'elle vous irait à ravir, fit-il tout en tendant, offrant, la dague détecteur qu'il venait de décrocher. Je n'en ai plus l'utilité même si je l'ai beaucoup apprécié alors.

Oui, vous avez bien vu. Il offrait une de ses lames. Lui si attaché à chacune d'entre elles. Une lame pour une autre, pensa-t-il. Un échange de lame, comme deux frères d'armes auraient fait. Comme une promesse muette de combattre aux côtés l'un de l'autre, de veiller l'un sur l'autre, comme deux camarades, deux amis.. deux frères... Ou un père et son fils ? Oui, un père et son fils. Si Judikhael avait pu avoir un fils, notion qui ne lui était plus tout à fait étrangère maintenant qu'il avait recouvré une partie de ses souvenirs, il aurait sans doute été fier qu'il soit comme ce gamin d'Anthelmios.


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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Silvio Anthelmios le Jeu 30 Déc - 16:55

Silvio serait sans doute resté sur le goût amer des remontrances du patron si celui-ci n'avait pas soufflé le mot "pépi". Il dut retenir un éclat de rire qui aurait propulsé sa gorgée de bière sur le sol de l'appartement (qu'il ne tenait toujours pas à nettoyer). Pépi ! Si ce surnom avait été donné à la future belle-mère de son patron... Il aurait pu comprendre. Mais Pépi, l'impératrice ! Où avait-il trouvé ça ? Pépi... Joséphine... Phiphine, à la rigueur... Pépi ! Quand les collègues allaient entendre ça ! Oulah, non... Si cela remontait jusqu'aux oreilles du patron, il ne préférait pas imaginer ce qu'il adviendrait des siennes ! Certes, on aurait sans doute du mal à retrouver l'origine de la vulgarisation de ce surnom, mais il préférait ne pas prendre de risque.
Avec toutes ces histoires, Silvio avait déjà estimé le mariage de Judikhael et Artèmîa acquis. Mais visiblement, le couple n'était pas au bout de ses peines. Pépi n'avait qu'à claquer des doigts pour ajouter à son patron des soucis supplémentaires. Face à l'impératrice, Silvio ne pouvait pas grand-chose, et il doutait qu'une autre épée suffise pour soutenir le patron à ce moment-là. C'est l'intention qui compte, me direz-vous, mais Silvio doutait que ses intentions suffisent, elles aussi. Rah, bon sang, mais qu'airait fait Shane s'il avait été dans cette situation ? Hum... Shane n'était peut-être pas un bon exemple. Il fallait un simple camarade... Ah, c'est qu'il n'avait pas beaucoup d'exemple sous la main. De plus, il permettait rarement aux autres d'être au courant de ses soucis et problèmes. Forcement, ainsi, il ne pouvait pas savoir quoi faire...

Il était tout rêveur, tout pensif, sa tête appuyée sur sa main, lorsque le patron parla à nouveau des épées. Silvio leva à nouveau le nez, et observa son patron qui tripotait une dague. Euh.. Qu'allait-il faire ? Il n'allait quand même pas l'assassiner maintenant ! Enfin, il y avait pire que lui, comme Second, tout de même !
Non... Il la lui offrait. Et ce regard qu'il posait sur Silvio était pour mon brigadier bien plus parlant que tous les discours que son patron aurait pu faire. Il posa sa chopine, à son tour, et s'approcha de la fameuse lame. Ce n'était pas un petit cadeau ! Utile, beau... Silvio s'était arrêté devant une dague semblable, en allant cherché le cadeau de son patron. Il ne se l'était pas offerte, principalement par souci d'économie. Mais celle-là était plus belle encore. Elle avait quelque chose en plus. La même force que celle du regard du patron. Les doigts de Silvio passèrent sur le plat de la lame, dans une caresse empreinte d'admiration. Il pouvait presque sentir les ondes alpha pulser comme un coeur dans cette arme. Il la dévorait des yeux. Nul doute qu'elle savait des choses que lui-même ignorait, mais que son patron lui avait sans doute apprises.
Il réalisa qu'il n'avait rien dit et qu'il était resté là à baver devant une lame qui était désormais à lui. A lui ?! Non, c'était un cadeau trop important, c'était impossible... Et pourtant... Il passa ses mains sous l'arme, près de celles du patron, pour la recevoir.

"- C'est trop d'honneur..." fit-il, un ton plus bas, avec un fin mais franc sourire qui prouvait qu'il n'ironisait pas. "Merci beaucoup..."

Ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait dire, mais il avait déjà les joues rosies, gêné de recevoir quelque chose qu'il ne méritait peut-être pas. Son regard se baissa à nouveau sur l'arme. Eh bien... Si elle était à lui, il lui faudrait un nom, à la petite... A moins que le patron lui en ai déjà donné un. Quel nom le patron pouvait-il donner à ses armes ? Artèmîa. Peut-être que l'épée, là, c'était Artèmîa 122, et l'autre, à côté, Artèmîa 87. Peut-être. En tout cas, Silvio espèrait qu'Hawa ne serait pas jalouse. Sa fifille était habituée à être la préférée...

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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Judikhael Wienfield le Sam 15 Jan - 16:30

A voir comment le gamin dévorait la lame des yeux, il avait visé juste. Elle lui plaisait. Et s'il était difficile, presque douloureux, de se séparer d'une de ses soeurs de combat, rien que de voir le regard brillant et admirateur de son second apaisa quelque peu l'étreinte qui l'avait soudain saisi quand le jeune homme avait posé ses mains sur la lame comme en prochain signe de possession. Judikhael crut l'espace d'un instant que le gamin allait refuser, tant il était hésitant. Incrédule même. Mais finalement deux mains plus fines que les siennes vinrent se poser sur la garde, accord tacite que le cadeau était accepté (et accepté à sa juste valeur, tant le geste paraissait teinté alors de révérence), et le commandor défit à son tour sa prise.

Il se sentit soudain comme un de ses anciens chevaliers dont sa mémoire toujours défaillante avait gardé la trace d'un temps passé, qui adoubait alors un autre homme pour en faire un de ses proches, et l'un de ses paires surtout. Oui, ce geste, cet instant, aurait pu paraitre tel un adoubement pour un spectateur extérieur. Et dans l'esprit de Judikhael, ce n'était pas loin d'en être le cas.

- L'honneur est pour moi, répondit avec un fin sourire le commandor, presque amusée de la réaction du gamin. Prenez-en grand soin.

Et se disant, il se détacha enfin, revint vers l;e cadeau qu'il venait de recevoir, le prit, le soupesa un instant d'une main experte, avant de finalement revenir sur se spas, la lame entre les mains et de la déposer à l'emplacement duquel il venait d'arracher la dague. Une lame de partie, une de revenue, pensa-t-il en observant la nouvelle lame qui trônait désormais sur son mur, à côté d'autres qui souvent avaient déjà servi. La nouvelle aussi servirait très bientôt, très certainement. Judikhael était du genre à aimer toutes les utiliser un temps. Chaque période avait eu sa lame, et certaines lames avaient le privilège même d'avoir plusieurs périodes, tandis que d'autres reposaient ensuite quasiment éternellement sur ce mur ou sur un autre... et dans un placard pour les plus usées, les moins symboliques ou carrément les cassées...

En observant tout son attirail ainsi étalé sur un pan de mur entier, sa passion, ses compagnes, il songea que, peut-être, quand Artémia sera sa femme, il se devrait de les défaire de ce mur. Etrange pensée qui venait de l'effleurer soudain et qui lui étreignit de nouveau le coeur. pensée qu'il n'était pas bien sûr d'apprécier... Mais qui avait cependant ce goût de l'inéluctable logique. Artémia n'aimait pas les armes. Elle n'aimerait sans doute pas vivre dans une pièce où tant de ce qu'elle n'aimait pas trônait comme en reines...

- Elles vont me manquer, fit-il à demie voix, comme oubliant la présence de son second. Elles vont me manquer terriblement, répéta-t-il d'une voix sourde à peine audible.

Et soudain, se rappelant qu'il n'était pas seul, il se reprit, se retenant de sursauter en constatant qu'il venait de presque parler tout seul alors qu'il ne l'était pas.

- Veuillez m'excuser, j'ai l'humeur nostalgique dirait-on ce soir, se surprit-il à s'excuser, en accordant de nouveau toute son attention au jeune homme. Mais vous devez avoir bien d'autres choses plus intéressantes à faire je suppose, je ne vais pas vous retenir plus longuement. Je vous... remercie encore pour votre présent, qui me...

Il n'était vraiment pas habitué à ce genre de situation et encore moins à remercier de la sorte.

- qui a su toucher sa cible.

Voilà qui était plus distant. Honnête et sincère mais distant. Beaucoup moins gênant.



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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

Message par Silvio Anthelmios le Dim 16 Jan - 18:41

Pour sûr, il allait en prendre soin ! Un cadeau pareil, pensez-vous ! Silvio n’était pas un habitué des cadeaux, et certainement pas de ses supérieurs ! Enfin, il y avait eu sa promotion, présent de Joséphine, mais ça n’était pas pareil. Le bout de papier n’avait pas été écrit de sa main, avec émotion, il avait été formel. Bonjour, vous êtes promu, au revoir. Bon, sa Majesté avait été un peu moins formelle lorsqu’il était venu à son secours… Toujours était-il que ce cadeau-là n’était pas palpable, il ne pourrait pas en prendre amoureusement soin. Il l’honorait en secondant tous les jours Judikhael. Mais bon…
On pouvait donc affirmer que c’était un de ses premiers vrais cadeaux. Il le passa à sa ceinture. Légère, élégante… La dague lui allait plutôt bien ! Elle s’accordait sans doute mieux à sa taille qu’à celle de son patron. Il avait hâte d’arriver devant ses collègues, arborant fièrement sa dague. Ahah, ils allaient être jaloux, une si belle arme ! Et quand il dirait que c’était Judikhael qui la lui avait offerte, ils baveraient ! Que voulez-vous, tout le monde n’a pas la chance d’être doté naturellement d’un clâââsse cosmique.
Silvio cessa enfin de regarder amoureusement sa nouvelle arme et re-leva le nez lorsque son patron parla. Lui manquer ? Elles ? Comment ça, « elles » ? Il ne lui avait donné qu’une dague ! A moins que la dague soit… Schizophrène ? Bon sang, Silvio avait récupéré deux dagues en une ! Mais, une dague schizophrène, ça ne pouvait pas être… Compliqué, à manier, ou à comprendre ? Oulah… Cadeau empoisonné, allez comprendre la psychologie d’une dague schizophrène ! Surtout pour Silvio, teeellement psychologue. M’enfin, tant pis, il allait apprendre. Ca l’entrainerait pour les humains, tiens ! S’il pouvait comprendre une dague schizophrène, il pouvait bien comprendre une femme…

"- Vous pourrez toujours le reprendre, elle ne sera jamais loin..."

Il offrit à son patron un sourire. Il n’était pas un client dans un supermarché, et ce qu’on lui offrait, on pouvait le lui ré-emprunter, il n’y voyait aucun problème…. Enfin, il n’en verrait aucun, pour Judikhael. Pour un autre, ç’aurait peut-être été différent.
Mon brigadier reprit sa chopine, et la porta à ses lèvres, en avalant une grande gorgée. Hm ? Excuser d’être d’humeur nostalgique ? Bah…Ca arrivait. Ca arrivait assez souvent au patron pour qu’il faille songer à lui tirer les oreilles, certes. Mais… On ne tirait pas les oreilles à quelqu’un qui vous offrait une dague. Surtout quand ce quelqu’un était votre patron. Le côté lèche-botte de Silvio revenait encore, lui faisant oublier qu’il n’y avait aucune raison pour que ce ne soit qu’à Artèmîa d’éduquer le patron.

"- Ce n'est rien, patron…. "

Bon, ainsi, il était congédié. Le patron voulait sans doute être tranquille. De toutes façons, il avait entendu bien plus que ce qu’il espérait, et son don légendaire pour la conversation ne le poussait pas à s’opposer…

" - Portez-vous bien ! "

Lança-t-il, jovial. Le reste fut résolu assez sobrement. Poignée de main, ouverture de porte, bref regard au Coyote qui découvrait son nouveau chez-lui, fermeture de porte. Où allait Silvio ? Eh bien, dans ses souvenirs, il fallait manger trois fois par jour. Alors, par habitude, il alla se procurer de quoi se sustenter, et finir sa journée… Comme s’il ne s’était rien passé, comme s’il avait juste pris le thé.

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Re: Coyote... Cadeau Symbolique ?

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