Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

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Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Ann-Juliett Taylor le Sam 20 Nov - 18:53

    Octobre 192


    L’assiette restée sur la table avant l’attaque fut prise dans un geste désespéré et envoyée s’écraser contre le mur. Brisée en milles morceaux, ça ne suffisait pas encore à Angie. Ca n’apaisait pas sa colère, ça n’apaisait pas sa peine ! Elle aurait pu faire passer tout son service à vaisselle ça n’aurait jamais suffit. Elle avait soudain saisit la chaise dans les airs et l’abattit dans un cri de rage contre la table, les deux se brisèrent. Elle en avait déjà saisi une autre et l’abattit sur la première, hurlant encore de désespoir. Toute sa vie, depuis qu’elle était à Nosco, elle s’était engagée dans la défense des habitants. Depuis qu’elle avait été sous la tutelle de Morgane de Welfort, elle n’avait eu de cesse de défendre les siens. Elle voulait, chaque jour, détruire ces créatures, les anéantir. Jamais elle n’avait vraiment voulu comment on fabriquait ces ondes, ce qui comptait pour elle était de pouvoir les utiliser. 130 ans à Nosco à présent. 130 ans dans une guerre contre eux, une guerre qui n’en finissait pas. On tuait ces créatures mais il semblait y en avoir tellement dans les profonds abîmes de la ville. Elle rageait de ne pas pouvoir les détruire, elle rageait d’en voir toujours revenir, elle rageait que ces bestioles tuent ceux qu’elle aimait. Ses amis, ses collègues, ses camarades, et même ses ennemis ne méritaient pas ce sort. Et tous partaient, les uns après les autres, laissant derrière eux un profond creux, une profonde tristesse. Chaque fois, une plaie de plus. Et Ann-Juliett avait tellement mal de recueillir ces coups encore une fois de plus ! Et le pire, c’était qu’elle le savait, ce n’était pas la fin, elles reviendraient encore, elles en tueraient encore. Mais combien d’âmes allaient-elles encore lui prendre ?

    Deux jours que la dernière attaque de créatures était passée. Ils avaient passé du temps enfermé dans un bunker, à attendre, attendre encore un peu plus longtemps. Et Angie tournait comme un animal en cage. La vision qu’elle avait eue juste avant que les portes de son bunker ne se ferment lui avait saisi le cœur. Lian était dehors, Lian était à la merci des créatures. Et les portes s’étaient hermétiquement refermées. Elle avait attendu un mot, un signe, n’importe quoi pour lui annoncer que sa protégée était toujours en vie. Mais rien. Lian n’était pas sur la liste des enregistrées, ceux qui étaient à l’intérieur de l’un des bunkers. Cela voulait dire que non seulement, elle n’avait pas pu arriver avant la fermeture de celui où se trouver Taylor, mais en plus, elle n’avait pas pu entrer dans un autre. Elle était donc dehors. Ces listes étaient rigoureusement faites. Taylor était terrorisée. Lorsque les portes s’ouvrirent à nouveau sur Nosco, il avait fallu faire le ménage. Les créatures, des corps partout sur la grande place. C’était un spectacle épouvantable. Dans ses prières mentales, elle suppliait Joshi d’avoir épargné la vie de Lian. Elle retrouvait de ci de là, les corps de ses amis tombés au combat, de corps mutilés. C’était tellement abominable. Mais il ne fallait pas pleurer. Ils n’avaient pas le droit. Ils devaient tout remettre en ordre et faire comme d’habitude : comme si rien ne s’était passé. Ils pleureraient leurs morts plus tard, feraient leur deuil ensuite. Mais la douleur était bien présente en soulevant ces êtres à qui la vie avait été arrachée si cruellement.

    Elle n’avait pas retrouvé un seul bout du corps de Lian. Elle espérait que les créatures ne l’aient pas entrainée dans les profondeurs de la terre pour mutiler son pauvre corps. Non, pas la moindre trace. Pas la moindre de trace de vie ou de mort. Après ces deux jours de nettoyage, Angie en vint à la conclusion affreuse que Lian n’était ni sur la liste des survivants ni sur celle des décédés. C’était même bien pire, elle était sur la liste des disparus, c’était celle où l’on mettait les gens qu’on ne retrouvait plus e dont les chances de retrouver vivant étaient bien amoindries. Angie était anéantie. Dans son appartement, elle envoyait voler tout ce qu’elle trouvait sous sa main, qu’importe la valeur de l’objet, un objet ne valait qu’un point. Elle s’effondra en larmes. Avoir quelqu’un de cher sur la liste des disparus, c’était être convaincu que cette personne était morte, mais l’espoir de survie nous empêche de faire le deuil. C’était probablement la pire des situations et Angie le vivant très mal. Au bout de deux heures d’acharnement (où elle s’acharnait même à rebriser des objets qu’elle avait déjà brisé) son appartement était complètement retourné, dévasté et l’asiatique s’écroula dans son canapé, pleine de sanglots.

    Plein de choses lui étaient passées par la tête : se tuer, sombrer dans l’alcool et la dépression, se lancer dans une mission suicidaire pour retrouver Lian… Et je ne vous donne que les idées les moins farfelues. Elle s’allongea sur le dos, regardant le plafond. Elle avait tellement pleuré qu’elle ne parvenait plus à verser la moindre larme encore, elle avait tellement mal au cœur qu’elle ne ressentait plus rien. Elle avait les mains qui tremblaient tellement qu’elles avaient fini par le plus trembler. Elle était blasée. Elle était dans un état norme vide, comme si son âme avait soudain quitté son corps, corps qui n’était à présent plus que l’ombre de lui-même. Elle ne savait pas trop pourquoi soudain, elle avait pensé à Tristan. Peut-être parce qu’il était vivant et qu’elle voulait profiter de lui tant qu’il était là. Peut-être que la peine lui donnait envie d’aller chercher du réconfort auprès de lui. Peut-être que le désespoir la poussait à se laisser à une vie de débauche. Il fallait dire que la relation entre Angie et Tristan était assez complexe. Assez indéfinissable. Il y avait entre eux une attirance premièrement physique. Voire que physique. Tous ignoraient pas mal leur relation, elle n’était pas vraiment officialisée, même si elle durait depuis un certain tant (ce qui montrait tout de même un minimum d’attachement), on les voyait si peu ensemble et parfois même en conflit qu’on n’avait jamais vraiment songé qu’on puisse appeler ces deux là « un couple ».

    Elle enfila rapidement un manteau et quitta son appartement. Elle préféra l’obscurité pour la masquer, elle monta les étages puis arriva enfin chez l’informaticien. C’était un peu comme si c’était chez elle. Tristan autorisait souvent les brigadiers à venir chez lui, notamment en matière de travail. Et les deux se retrouver tellement peu, à l’occasion qu’Angie était restée dans la masse de ceux qui venaient chez Tristan pour le travail. Elle le trouva, dans sa chambre, assis à une table, devant… Et bien son ordinateur. Il était souvent arrivé à la brigadière de le voir travailler encore arrivé chez lui. Elle passa derrière lui, passa une main féline dans ses cheveux blancs pour signaler sa présence et qu’il sorte de son travail. Elle le laissa, marcha jusqu’à la fenêtre, sans un mot. Là, elle colla son front brûlant contre le carreau froid de la fenêtre. Elle regardait au dehors…

    *Mais où es-tu Lian… ?*

    Pas de réponse, c’était normal. Non, elle était venu ici pour se changer les idées, pas pour pleurer encore. Elle attrapa les rideaux et les ferma. Elle retira son manteau qu’elle posa négligemment sur le lit, puis, après un bref instant elle revint vers lui, Tristan, personnage dans sa vie au rôle pour le moins indéterminé. Elle avait cherché parfois à savoir quel était ce rôle mais aucune réponse clairement définie. Il était son amant, celui qu’elle retrouvait quelques soirs. Angie ne se donnait pas, elle l’avait toujours refusé. Elle restait une femme libre. Ils étaient amants, mais elle n’aurait jamais éprouvé la moindre jalousie s’il avait à passer du bon temps avec une autre. Mais cette liberté dans le « couple » ne signifiait pas qu’il n’avait aucune importance pour elle.

    Elle portait une robe assez courte, elle s’était changée avant de partir. Il avait les yeux toujours rivés sur son ordinateur. C’était probablement la vision de Tristan qu’elle avait toujours eu : Tristan et son ordinateur, l’ordinateur et son Tristan. Elle se plaça sur sa gauche et sa main vint caresser son épaule puis sa nuque, lui demandant encore de sortir de son travail. C’était principalement de la volupté et de la sensualité qu’il y avait entre eux. Angie avait beau être une charmeuse, elle n’était pas pour autant une prostituée. Elle aimait garder une certaine classe et un certain contrôle de l’action. Elle glissa son pied gauche, portant un escarpin à talon, et le posa sur la chaise entre les cuisses de Tristan. Sa longue et fine jambe se retrouva sous le nez de Tristan, d’autant plus que sa petite robe moulante était courte. Un argument de plus pour le sortir de son travail, en général, ce genre de chose suffisait à attirer son attention. Encore une fois, elle n’était pas une prostituée, se déshabiller complètement et se poster devant lui en le réclamant ardemment de tout son corps n’était pas du tout dans ses habitudes. Elle préférait les choses plus subtiles et plus suggérées. Elle attendait une réaction de sa part, et si ça ne suffisait pas, elle trouvait encore d’autres arguments. Elle le fixa dans l’attendre. Il y avait dans ce petit tableau de sensualité comme une tâche. C’étaient les yeux gris d’Angie, yeux qui avaient rougi et gonflé sous les larmes, des yeux plein de détresse mais qu’elle voyait masquer.
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Tristan Darek le Dim 5 Déc - 3:39

La dernière attaque de créatures que Nosco avait essuyée était si récente qu'on ne pensait généralement plus qu'à ça, surtout pour ceux qui vivaient une telle chose pour la première fois. Ce genre de période installait souvent une psychose au sein de la population et les brigadiers se voyaient alors attribuer une dose supplémentaire de travail : se montrer plus présent, assurer la sécurité avec plus de rigueur, calmer les affolés... Tristan en tant que commandor de la brigade informatique avait l'immense privilège de devoir faire une vérification de tout le système informatique, d'organiser et de partager le travail et surtout de surveiller plus que d'ordinaire les potentiels faits et gestes des rebelles, mais aussi de repérer les failles qui avaient été créées par la destruction de certains matériels électronique, d'envoyer ses brigadiers réparer les secteurs les plus dangereux ou les plus importants à la vitesse de l'éclair, bref, un travail de titan même lorsqu'il s'agissait de petites attaques.
Si les attaques et les morts qu'elles engendraient le laissaient froid comme le marbre depuis le temps qu'il en avait vécu, il n'aimait pas ces périodes et plutôt que de rester avec ses brigadiers, il avait tendance à s'enfuir chez lui le plus tôt possible pour pouvoir travailler tranquillement sur des points qui ne nécessitaient pas l'utilisation de ses ordinateurs surpuissants et extrêmement coûteux qu'on mettait avec toutes les bonnes grâces du monde à son entière disposition. Bien sûr, il était toujours possible de le contacter ou de venir lui rendre visite, sa porte n'étant fermée à clé que lorsqu'il dormait – et encore – et surtout lorsqu'il voulait qu'on ne le dérange sous aucun prétexte.

L'attaque avait eu lieu à peine deux jours plus tôt et il n'y avait pas besoin d'être un génie pour savoir que les esprits resteraient marqués pendant encore longtemps, plusieurs semaines sans doute. Si bien que l'informaticien n'avait eu aucun remord à quitter les bureaux en plein milieu d'après midi, après s'être assuré que tout allait bien et qu'aucun problème n'était sur le point d'arriver. Il donna ses derniers ordres, envoya une équipe en mission réparation près du Capitol et une autre dans les souterrains tout en leur recommandant vivement de se faire accompagner par des collègues de la brigade de nettoyage, n'ayant pas la moindre envie de devoir compter des morts de plus, surtout dans sa brigade dont les effectifs étaient soudainement bien trop restreints dans ce genre de situation. Puis il annonça que, comme d'habitude, on pouvait facilement le contacter en cas de problème majeur et que ceux qu'il avait dernièrement désignés comme sous-chefs étaient là pour s'occuper du reste.
Un vague soulagement s'empara de lui lorsqu'il put enfin remonter à la surface, comme si le lieu où il passait le plus de temps avait depuis ces deux jours pris une toute autre apparence, que l'air avait changé et qu'il avait depuis du mal à le respirer. Tristan ne s'attarda pas dans la cour, n'ayant pas la moindre envie de flâner dehors, ça ne lui arrivait jamais, il n'aimait pas vraiment être à l'extérieur et était sans doute l'un des hommes qui mettait le moins le nez dehors dans tout Nosco, habitants des sous sols compris. S'il y avait eu un souterrain capable de le mener en toute sécurité jusqu'à son appartement, il n'aurait pas hésité à l'emprunter. Aller dehors, c'était aussi se livrer à l'éventualité de croiser quelqu'un qui aurait envie de discuter avec lui or les conversations n'étaient ni son fort ni son passe temps préféré. A vrai dire, il n'appréciait la compagnie que de bien peu de personnes et ne les fréquentaient pas pour autant plus souvent que le reste du monde, pas par réel besoin de solitude mais plutôt parce qu'il en avait toujours eu l'habitude, aussi loin que remontaient ses souvenirs. Il n'avait pas vraiment grandi seul, les gens l'avaient toujours entouré comme ils le faisaient maintenant mais sans réelle proximité, sans qu'il n'ait plus que nécessaire de contact avec eux.

A peine arrivé dans l'Aedes il s'engouffra dans les escaliers, moment de sport qu'il n'aimait pas particulièrement mais comme il se rappelait assez aigrement de la fois où il était resté coincé une heure à démonter ce qu'il y avait à démonter dans l'ascenseur pour essayer en vain d'oublier la présence de cette fille qui visiblement ne connaissait pas le silence ou en avait tellement peur qu'elle n'osait pas arrêter de parler, il avait depuis cessé de rentrer dans ce genre d'endroit hermétiquement fermé histoire de ne pas réitérer l'expérience. Depuis le temps, on avait dû le classer dans la liste des claustrophobes alors que l'idée de se retrouver enfermé quelque part ne lui faisait ni chaud ni froid. N'étaient-ils pas déjà enfermés dans Nosco elle-même de toute manière ?
Heureusement, il n'avait pas dix-sept étages à grimper et il finissait pas avoir l'habitude de faire son petit sport qui en ce moment était presque journalier, comme pour tout être normalement constitué. Il traversa le couloir d'un pas vif et déverrouilla machinalement la porte qui menait à son appartement. Posant précieusement son ordinateur – petit bijou au prix exorbitant à la pointe de la technologie dont il avait modifié lui-même certains éléments – puis il retira son sweat qui échoua quelque part par terre sans qu'il porte une réelle attention à l'endroit précis de son atterrissage. Il alluma son autre ordinateur, installé lui aussi sur son bureau et s'étira un long moment, comme il aimait toujours le faire, puis s'assit et reprit vaguement une partie de son travail, surfant en même temps sur le réseau sans grand espoir d'y trouver quelque chose d'intéressant. Depuis le temps qu'il l'avait arpenté en long en large et en travers, qu'il avait construit toute une partie de ce qu'on pouvait y trouver, il ne pouvait pas vraiment s'attendre à y trouver des merveilles à moins qu'un génie n'apparaisse à nouveau en Nosco. C'était malheureusement une espèce bien rare et il avait dû prendre son mal en patience.
Les heures défilèrent sans paraître bien longues, quand il était plongé ainsi dans son monde, le temps n'existait plus, surtout lorsqu'il ne se passait rien d'anormal et que personne ne le dérangeait, ce qui relevait presque du miracle en cette période fort mouvementée. Ni fatigué, ni franchement motivé à faire autre chose, il était parti pour rester devant ses écrans jusqu'au beau milieu de la nuit quand la porte s'ouvrit et qu'une personne entra, sans frapper ni dire un mot. Tristan ne chercha pas à savoir de qui il s'agissait, estimant comme toujours que le visiteur se présenterait en temps voulu et qu'il jugerait à ce moment-là de l'attention qu'il allait lui porter, à savoir toute son attention ou plus couramment une légère indifférence. En général il ne regardait pas trop ceux qui venaient lui rendre visite, se contentant de les écouter et de leur répondre tout en poursuivant ce qu'il faisait initialement.

La main plongée brièvement dans sa chevelure était plus éloquente que bien des mots, lui signifiant sans le moindre doute que sa visiteuse venait pour tout autre chose que le travail, encore moins pour l'informatique et qu'il s'agissait d'Angie. C'était l'une des rares personnes qui venait le voir pour lui-même et non plus lui demander telle ou telle chose et comme toujours, incapable de toute relation amicale ou amoureuse comme on avait l'habitude d'en entretenir, leur relation avait toujours eu ce quelque chose de chaotique et d'inqualifiable par ceux qui aimaient tant classer les choses dans des catégories bien précises. Lui-même n'avait jamais cherché bien longtemps à définir ce qu'il y avait entre eux et la limite entre la simple attirance physique et un début d'attachement, d'affection était bien trop floue pour qu'il puisse placer leur relation sur un point précis.
Habitué à se faire désirer autant qu'elle le faisait avec lui, il resta de marbre, visiblement plus passionné par ce qu'il faisait depuis tout à l'heure qu'attiré par la jeune femme pourtant très séduisante dans sa robe courte et moulante. Il ne fallut pourtant pas attendre bien longtemps pour que sa farouche amante revienne à la charge et finisse par employer les grands moyens. Si Tristan se voyait incapable d'analyser parfaitement l'effet qu'Angie avait sur lui, il savait qu'il aimait particulièrement leur relation faite de jeux et de séductions constantes. Ce n'était pas tant ce qu'ils faisaient ni la personne avec qui il passait du temps qui rendait à ses yeux leur relation particulière et plus que désirable mais la manière dont ils le faisaient.
Le jeune homme n'attendit pas plus longtemps pour détourner définitivement son attention du travail qu'il faisait et glisser une main sur sa jambe, le long de sa cuisse, faisant remonter un peu plus sa robe mais il n'alla pas plus loin dans sa lente caresse. Tristan se contenta alors de soulever sa jambe pour qu'elle la repose à terre et qu'il puisse se lever. Ses mains se posèrent sur ses hanches et il l'attira brusquement contre elle, si bien que son visage était à quelques centimètres du sien et que leurs corps étaient collés l'un contre l'autre. Ses lèvres s'approchèrent un instant des siennes mais il ne l'embrassa pas, préférant les glisser sur la peau de son cou et respirer son odeur, son parfum.

Il resta ainsi quelques longues secondes, les yeux fermés, avant de se détacher d'elle pour se diriger dans son petit salon, jusqu'à la porte pour verrouiller son appartement de l'intérieur afin qu'on ne les dérange pas, ce qui l'aurait particulièrement irrité. Et puis même s'il ne cherchait pas à cacher quoi que ce soit, il n'avait pas la moindre envie de se retrouver dans une situation pour le moins embarrassante et détestable. Quelques pas plus tard, il était de nouveau dans la chambre et ferma la porte derrière lui pour s'adosser contre elle et lancer à Angie l'un de ses regards charmeurs, accompagné du petit sourire qui allait avec. Elle était l'une des rares personnes à pouvoir se vanter de l'avoir vu ainsi, si différent de ce qu'on avait l'habitude de lire en lui.
Tristan avait bien remarqué ses yeux rougis, preuve irréfutable d'une tristesse dont il ignorait la cause, mais il n'avait jamais été réputé pour ses talents de grand consolateur et quitte à lui redonner un peu de joie, il préférait le faire à sa manière, sans un mot et tout en gestes sensuels.
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Ann-Juliett Taylor le Mer 15 Déc - 13:19

    Elle avait laissé sa jambe se présenter à lui comme une distraction soudaine à ce qu’il était en train de faire, c'est-à-dire, elle ne savait trop quoi sur son ordinateur, mais ça semblait absorbant (enfin, toute proportion gardée puisque la brigadière avait noté l’attirance particulière qu’avait Tristan à plonger son nez dans un ordinateur lorsqu’il en voyait un.). C’était l’emploi de la manière un peu plus forte. Car, lorsqu’elle était entrée, elle avait passé une main finement glissée entre les cheveux blancs de Tristan, manière de lui faire savoir qu’elle était là, et qui elle était. Elle, Angie, celle qui venait là juste pour ce soir, cette nuit, elle repartirait le lendemain matin, et ne reviendrait que dans quelques jours, quelques semaines, ou quelques mois. Le temps n’était pas ennemi pour eux, qui, frappés d’impossibilité de vieillissement gardaient leur jeunesse et leur vie. Et puis, ils ne dépendaient pas l’un de l’autre, ils pouvaient passer bien du temps l’un sans l’autre et se retrouver plus tard. Enfin, la brigadière ne savait pas si Tristan n’avait qu’elle, mais elle en doutait grandement. Elle le savait séducteur, elle le savait joueur, comme elle, et ça ne la dérangeait pas plus que ça. Qu’il s’amuse, ils étaient destinés à rester enfermés dans cette foutue ville alors, autant faire en sorte que le vie soit belle. Ou tout du moins qu’elle s’approche au plus de ce qui pouvait être beau.

    Aussi parvint-elle enfin à attirer son attention. La main de Tristan, impudique, passa le long de sa cuisse, remontant même d’avantage que sa robe courte le lui permettait. Elle le laissa faire, il savait que s’il allait trop loin, tout de suite, elle ne le laisserait pas faire. Elle n’avait pas l’habitude de se donner facilement, ça ne changerait pas aujourd’hui. Il avait saisi sa jambe, pour pouvoir se lever, et ses mains sur ses hanches vinrent se poser. Il approcha son visage vers elle. Elle crut un instant qu’il aurait oublié, qu’il allait l’embrassait, elle s’apprêtait donc à tendre la joue, dévirer sa tête en somme, mais Tristan n’avait pas oublié qu’on ne la prenait pas aux premiers abords avec un baiser. Il alla dans son cou. Angie en profita pour passer ses bras autour de son cou, caressant d’une main distraite les cheveux blancs qu’elle avait à portée. Aussi ferma-t-elle les yeux, cherchant à oublier sa peine. Elle haïssait cette liste des disparus. Elle haïssait de savoir que Lian y avait été inscrite. Elle était dans cette position entre la vie et la mort. On ne savait pas où elle était, donc on ne pouvait pas prouver qu’elle était vivante. On n’avait pas non plus retrouvé son corps, preuve de sa mort. Deuil ou espoir, Angie se sentait comme enfermée dans cet intervalle si mince qu’il en était étouffant. Elle aurait voulu savoir ce qu’elle était devenue dans cette bataille, question de tenir son cœur à la décision qui s’imposait. Si elle était morte, elle devrait faire son deuil, si elle était en vie, son cœur serait en fête, mais là, elle ne savait plus si elle devait rire ou pleurer, espérer ou abandonner. Tristan n’avait pas de talent en matière de relations humaines, elle savait qu’elle ne pourrait pas compter sur des paroles réconfortantes de sa part. Mais elle pouvait compter sur sa présence, sur sa façon d’être celui qu’il était, et, de la sorte, avoir l’impression que les choses n’avaient pas changé, que le monde ne s’était pas écroulé, que la vie poursuivait son cours.

    Il se détacha d’elle, probablement pour aller fermer la porte. Personne ne connaissait leur relation, personne, car les deux avaient des caractères aussi explosifs l’un que l’autre, et qu’ils avaient été classés dans la catégorie des personnes qui ne pourraient jamais s’entendre, à moins de les mettre ensemble uniquement une petite heure par jour. Angie n’aurait pas pu supporté Tristan vingt quatre heure sur vingt quatre, tout comme il n’aurait pas pu supporté l’entement colérique d’Angie en permanence. Le jeu de séduction entre eux n’avait de sens que parce qu’il était rare. S’ils avaient eu une vie de couple installé, ils se seraient tirés une balle dans la tête au bout d’une journée ! Lorsqu’il eut disparu de la chambre, Angie jeta un coup d’œil à l’ordinateur. Non pas qu’elle fouinait, mais elle en ferma l’écran pour qu’il se mette en veille. Sur le sol, elle se baissa pour ramasser le sweat échoué là. Il revint, elle se releva, et croisa son regard charmeur et ce petit sourire tout particulier. Elle aimait bien ce regard là. Voilà pourquoi les gens ne pensaient pas pouvoir voir les deux ensemble, parce qu’ils n’avaient jamais vu Tristan ainsi. Angie, elle, en avait eu le privilège, pour son plus grand bonheur. Elle s’avança lentement vers lui, roulant légèrement des hanches, en secouant sa tête pour rejeter une mèche en arrière. C'est généralement le premier geste de parade d'une femme en présence d'un homme qui lui plait. Elle glissa sa main dans sa propre nuque, puis, du bout des doigts, elle descendit sur son cou, puis sa poitrine, sa taille et enfin sur la rondeur de ses hanches. Mais arrivant à moins d’un mètre de lui, Angie lui envoya son sweat au visage avant de se mordre la lèvre inférieure. Ella aimait bien faire semblant d’aller vers lui et de disparaître au dernier moment. Elle alla coller son bassin contre le sien, et haussa lentement une épaule. En baissant les paupières, elle retint le regard bleu de Tristan le temps nécessaire pour qu’il la remarque, puis détourna le regard. Par cette action elle avait le sentiment de regarder Tristan à la dérobée, et lui, celui d’être furtivement observé. Doucement, elle s’était mise à sourire, jouer avec Tristan relevait de l’amusement qui lui plaisait et qui lui faisait oublier sa peine.

    Elle se pencha vers lui, alla mordre la peau de sa joue (pas fort hein) de manière à prendre le rôle du félin. Puis, elle se retira de lui, fit un pas en arrière, tourna les talons et lui fit dos. Là, elle croisa les bras sur son ventre, le corps déhanché et le regard par-dessus son épaule d’un air de dire : ‘qu’est ce que tu attends ?’
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Tristan Darek le Mar 28 Déc - 13:29

[Pas très inspiré, je fais mieux la prochaine fois, promis x__x]


C’était dans les moments de ce genre que l’informaticien renouait le plus avec sa vie passée. Il avait grandi dans l’enfer des quartiers malfamés mais son physique si particulier avait toujours attiré sur lui les regards et à l’époque il avait eu l’intelligence de s’en servir à son avantage. C’était une chance qui lui avait beaucoup servi : il était bien plus facile d’approcher les autres quand on attirait déjà leur curiosité. Louis n’avait jamais connu l’amour, il s’était contenté de s’égarer dans la volupté d’une nuit et de repartir quand il avait eu ce qu’il voulait sans s’attarder, traçant son chemin avec l’une de ces déterminations farouches que l’on contrait difficilement. Ceux qui avaient croisé son chemin et qui avaient cherché à lui mettre des bâtons dans les roues l’avaient pour la plupart regretté bien amèrement puisqu’il était du genre à manger le plat de sa vengeance quand il était devenu glacial. Jusqu’à ce que quelque chose le trouble. Mais où était la faille ?
La volonté de Darek ne s’était pourtant pas évanouie, il avait su ici trouver sa place et se rendre presque intouchable. Peut-être que l’histoire se reproduirait à nouveau, qu’importe, l’heure n’était pas encore venue et il pouvait encore espérer profiter de sa situation plus qu’appréciable.

Adossé contre la porte de sa chambre, il attendait que la jeune femme vienne le rejoindre. Les deux noscoiens n’avaient peut-être rien en commun dans la vie courante mais ici bien des choses les réunissaient. Quand l’avait-il rencontrée ? Il ne s’en souvenait pas, sans doute ne s’étaient-ils pas entendus et se détestaient déjà avant de finir par tomber dans les bras de l’autre, non sans s’être battu auparavant avec faroucheté.
S’ils avaient eu un peu de bon sens ils auraient mis fin à cette relation fondée sur le conflit et la séduction. Tristan et Angie n’étaient pas faits pour s’entendre et s’ils s’étaient vus trop souvent ils auraient sans doute fini par se détruire l’un l’autre. Ce devait être par pur masochisme, ils auraient pu trouver des partenaires qui leur correspondraient plus, le jeu n’en aurait pas forcément été moins bien. Mais s’il ignorait ce qui poussait la jeune femme à entretenir cette relation, il avait bien fini par comprendre qu’il avait toujours eu un petit penchant pour détruire sa propre vie, jusqu’à ce que le chaos et l’alcool l’emportent. N’était-ce pas ce qui s’était déjà passé presque un siècle plus tôt ?

Sans perdre son sourire, il avait plongé ses yeux dans ceux d’Angie mais il s’en lassa vite et profita pleinement de la parade qu’elle lui offrait, suivant des yeux ses mouvements, le parcours de sa main sur son corps. C’était une très belle femme, il l’avait remarqué avec l’œil d’un expert dès qu’il l’avait aperçue mais son impression se confirmait toujours dans ces moments-là. Il aimait aussi l’attitude qu’elle adoptait, elle était séductrice sans jamais se donner facilement à lui comme l’avaient déjà fait tant de femmes, ainsi il ne se lassait jamais de la voir franchir sa porte, sachant qu’il y aurait toujours ce petit jeu entre eux. Le jeune homme attrapa le sweat qu’elle lui avait lancé et le jeta aussi vite à terre pour la revoir encore un peu. Elle avait eu assez de temps pour le rejoindre et se coller à lui. Cette relation c’était comme une drogue, il savait qu’il ne devrait pas, que s’il était certain qu’elle ne toucherait pas son cœur elle détruirait autre chose mais il fermait toujours les yeux et s’y abandonnait sans remords. Tant pis.
Leurs regards se croisèrent un instant et il la laissa faire sans bouger, elle aussi avait quelque chose à prouver et il n’était pas encore décidé à lui donner toute son attention, comment s’y prendrait-elle cette fois-ci ? En attendant il préférait jouer l’indifférence et résister à la tentation de la toucher trop tôt. Mais bien vite celle-ci se déroba, manière de l’obliger à s’occuper d’elle ? C’était à son tour de s’amuser, de mener le jeu mais pas tout de suite, il se contenta d’abord de la regarder en souriant, les yeux brillants pour se faire désirer un peu. Puis il se décida et franchit rapidement la courte distance qui les séparait pour se placer derrière elle sans la toucher. Son souffle était dans son cou et ses mains vinrent d’abord se poser délicatement sur ses épaules avant de descendre lentement le long de son dos en une longue caresse puis elles se glissèrent sur ses hanches, son ventre et il l’attira légèrement contre lui. Il resta un court instant comme ça puis sa main vint se plonger dans ses cheveux pour dégager sa nuque. Ses lèvres effleurèrent lentement la peau blanche puis y posèrent un baiser avant de se diriger sur le côté, dans le creux de son cou qu’il mordit légèrement. Sa main avait lâché ses cheveux pour caresser son épaule puis descendre lentement le long de son bras mais il s’arrêta avant d’atteindre sa main et la sienne vint finalement se poser sur sa hanche.

Tristan continua encore un peu ainsi, sans un mot, avant de s’arrêter brusquement, jugeant qu’il en avait assez fait. Il s’était détaché d’elle mais seuls quelques centimètres les séparaient, si bien que même sans se retourner elle devait encore sentir sa présence, entendre sous souffle et peut-être même sentir celui-ci glisser sur sa peau.
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Ann-Juliett Taylor le Sam 12 Fév - 17:35

    Le souffle, tout d’abord, de Tristan dans son cou. Elle ne savait pas ce simple indice qu’il s’était rapproché de lui. Il allait s’occuper d’elle ? C’est ce qu’elle attendait de lui ce soir, cette nuit. Oublier. Oublier ce qui lui faisait mal. Elle voulait se noyer dans ses bras, et tant pis pour sa foutue fierté, elle la ferait taire un peu ce soir. Elle avait besoin de lui, ce soir, plus probablement qu’il n’avait besoin d’elle. Elle voulait oublier la perte de Lian, être pourtant si cher à ses yeux. Elle avait été son amie, sa fille. Elle avait été comme celle qu’elle aurait du protéger, toujours. Elle n’avait pas pu. Elle avait manqué à sa tâche, et c’était certainement ce qui lui faisait le plus mal. Elle voulait oublier, oublier les effluves de la culpabilité qui la rongeait. Elle se sentait comme dévorée de l’intérieur. C’était ce monstre qui gagnait un peu plus de terrain chaque seconde. Et elle avait envie d’abandonner, de toute envoyer en l’air. Fuir ce monde, se refermer sur elle-même. Elle voulait laisser le monstre la dévorer. Coupable. Elle se sentait coupable, il y aurait bien eu quelque chose à faire. Pourquoi n’avait-elle pas tranché la gorge de celui qui l’avait empêché de sortir de ce bunker pour venir en aide à Lian ? Pourquoi n’avait-elle pas cherché à ouvrir de force ce bunker ? Son manque de compétence en informatique ? La peur de la répression ? Elle n’avait rien fait pour l’aider, figée par l’horreur. Elle s’en voulait, c’était plus fort qu’elle. Si ses mains tremblaient, c’était la culpabilité. Si ses yeux se fermaient, c’était la culpabilité. Si ses doigts se crispaient, si ses pensées s’embrouillaient, si ses jambes fléchissaient, c’était la culpabilité. Si elle haïssait Nosco, si elle haïssait ces lois de l’Impératrice, si elle haïssait cette pane d’ondes alpha –maudit Allan !-, c’était la culpabilité. Si elle était dans la chambre de Tristan, ce soir, c’était aussi la culpabilité. Ô oubli. Si tu avais la bonté de saisir ma Brigadière. Prend son esprit, prend son âme, nomme Tristan ton chevalier servant, mais guérît la du mal qui la ronge. Souffle-lui qu’elle n’est pas coupable, que dans ses actes, elle n’a commis aucune faute. Dis-lui ces mots qu’elle attend pour guérir son cœur et panser sa plaie. Promets-lui le sommeil réparateur, l’innocence et la douceur, promets-lui qu’elle est toujours femme, promets-lui qu’elle est vivant. Murmure que dans le regard des autres, elle n’est pas la coupable qu’elle se sent être. Offre-lui l’oubli, offre-lui la paix en elle.

    Les mains, ensuite, de Tristan, sur ses épaules, le long de son dos, sur ses hanches et sur son ventre. Elle se laissa aller contre lui, reposant, comme endormie, dans ses bras, quelques secondes. Elle ne savait pas combien de temps exactement. Elle en avait perdu toute notion. Elle avait oublié. Oubliée aussi la douleur dans son cœur, oubliée la peine qui contractait ses muscles, oublié le temps, oublié le lieu, oublié le monde, oubliée la culpabilité. C’était une paix éphémère. C’était une bulle intemporelle, impossible à localiser, impossible à comprendre. Ses yeux rougis se fermèrent, son front brûlant ne la faisait plus souffrir. Ca ne durerait qu’un temps, ça ne durerait que ce soir. Mais elle avait besoin de ce sursis. Elle pourrait payer ensuite le prix de sa faute, se racheter aussi si elle le pouvait. Mais ce soir, elle était innocente. Ce soir elle était celle qui oubliait. Il y avait une main dans ses cheveux qui dégageait ses fins cheveux noirs de sa nuque, nuque où se glissèrent des lèvres. Il y avait ces dents mordant doucement sa peau, cette main toujours, sur son épaule, puis sur sa hanche. Il s’éloignait d’elle, quelques centimètres seulement d’elle, elle sentait toujours sa présence. Elle ouvrit ses yeux, regarda en face d’elle, le vide. L’oubli la quittait, la culpabilité revenait. Non, elle ne voulait pas ça. Non, elle ne voulait pas souffrir. Non, elle voulait être, elle voulait exister. Elle voulait vivre, sans être opprimée. Elle était libre, non mieux, elle avait besoin de liberté. Elle se tourna brusque vers Tristan, ses deux se posèrent sur son torse et l’arrête de son nez alla se poser contre la sienne. Sentait-il son souffle sur sa peau, sentait-il cette peur qui grandissait en elle ? Si ce n’était pas le cas, ses poings se serrant sur son chandail devaient le lui prouver. La force dans ses doigts qui tremblaient devait le lui prouver. Les inspirations incertaines et tremblantes devaient le lui prouver. Quelque secondes comme cela, elle le restait, elle essayait de chasser ses propres démons d’elle-même. Mais elle n’y parvenait pas. Elle avait besoin de lui. Lui, paradoxe d’elle-même. Lui, son semblable.

    Sans prévenir elle tira sur le chandail de Tristan pour envoyer l’homme sur le lit, tombant sur le matelas. Elle aurait pu le regarder de haut, un instant, comme un chasseur regarde sa proie, elle ne l’avait pas fait. Elle avait posé une première main sur le matelas, puis une seconde, un premier genou, et puis l’autre. Elle avançait aussi à quatre pattes sur le lit, ses hanches devaient avoir un de ces balancements félins qui faisaient tourner la tête des hommes. Elle avançait sur le lit, sur lui, jusqu’à ce que son visage soit verticalement bien au dessus de lui, une domination volontaire de la part d’Angie. Garder le contrôle, c’était son ordre de mission. L’un de ses genoux avança entre ses jambes et remonta avec une lenteur infernale jusqu’à ce qu’il ne le puisse plus. Elle pencha son visage en avant vers lui, saisit la lèvre inférieure de Tristan entre ses dents et recula sa tête pour tirer un peu dessus. Les talons de ses chaussures sur les draps, elle avait l’air d’une maîtresse. Amante unique, elle en doutait. Mais ça n’avait pas d’importance. Ce soir, elle était l’unique. Ce soir, elle était la seule. Ce soir, elle oublierait sous les caresses de l’informaticien. Ce soir, elle était la reine, il était le roi. Dans leur suite royale juste eux, juste cette bulle. Demain, elle serait de nouveau esclave de sa douleur. Mais elle n’y pensait pas, elle avait déjà oublié à quoi pouvait ressembler demain.
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Tristan Darek le Mer 2 Mar - 21:13

Tristan ignorait tout de ce qui rendait Angie plus fragile aujourd'hui qu'il ne l'avait jamais vue, elle, d'habitude dotée d'une volonté de fer et d'un désir de domination ne semblait à certains instants plus que l'ombre d'elle-même. Pourquoi avait-elle choisi d'oublier sa peine dans ses bras plutôt que dans ceux d'un autre, d'un amoureux attentionné ou d'un fidèle ami ? Peut-être parce qu'elle savait qu'il ferait comme s'il n'y avait rien de différent, qu'il ne poserait pas non plus de questions, autant par désintérêt que par inattention. Depuis le temps qu'ils se voyaient maintenant, elle devait bien savoir qu'il n'y avait à attendre de lui que le plaisir fugace d'une nuit, de quelques heures et que ses caresses s'arrêtaient là où son ego ne voulait plus aller. Car lorsque le jeune homme cherchait à oublier les ravages de son corps et de son âme dans les plaisirs de la chair, il n'était plus Tristan, il n'était plus cet homme fade et impassible dont la seule lueur qu'on puisse tirer de son regard se bornait à l'infini de la tristesse, un champ de ruines. Était-il Louis pour autant ? Peut-être pas, il n'y avait jamais bien réfléchi mais sans doute sa personnalité était celle qui se rapprochait le plus de celle qu'il adoptait dans ces moments-là.
Louis n'était pas des plus égoïstes et narcissiques mais il s'était toujours contenté d'obtenir ce qu'il voulait sans se soucier des misères de celles qu'il prenait. Bien sûr, il leur donnait ce plaisir qu'elles pouvaient attendre mais rien de plus, il n'avait d'ailleurs jamais été réellement en couple et quand l'une d'entre elle se faisait des illusions parce qu'ils s'étaient revus plus d'une fois, elle finissait toujours par savoir qu'il ne s'était pas contenté de ce semblant de relation.

Savait-on à Nosco qu'il avait passé bien des nuits aux côtés de femmes différentes ? Sans doute, peut-être même qu'on le murmurait tout bas loin des yeux des moralistes de l'impératrice, loin de ses propres oreilles. Des hommes, disait-on aussi encore plus bas. Un homme tel que lui n'aurait-il jamais cédé à la tentation, n'aurait-il jamais connu pareille attirance ? Mais Tristan était toujours resté d'un silence de marbre face à ses aventures et l'on ne l'avait jamais entendu se vanter ou parler ne serait-ce qu'une seule fois de ses expériences. Peut-être l'avait-il fait autrefois, quand on se rappelait de son sourire et qu'on lui connaissait quelques amis proches.
Sa relation avec Angie était-elle connue ? Oh peut-être si on s'amusait à la suivre, il doutait qu'elle s'en soit vraiment vantée à qui que ce soit, elle et sa volonté de fer, elle et son allure de dragon. Tristan n'avait pas peur d'elle mais il n'aurait pas voulu non plus entrer en conflit avec elle gratuitement. Heureusement, sa nonchalance habituelle lui permettait d'éviter ces petits désagréments, comment se disputer et pourrir la vie de quelqu'un dont le mot d'ordre était l'indifférence totale. Et puis il s'était trop renfermé sur lui-même pour qu'on brise sa muraille et le touche si facilement. Pourtant, il suffisait de le connaître assez bien pour savoir que quelques mots...

Aujourd'hui le silence était roi, il lui arrivait rarement de parler à ses amantes, il fallait dire que ni Louis ni Tristan n'étaient très bavards quand ils n'en avaient pas besoin. Ici, il n'avait besoin de séduire Angie que par ses gestes, ses caresses, il ne dirait rien, il n'ouvrirait pas la bouche, comme presque toujours. Se souvenait-elle encore du son de sa voix ? Peut-être pas. Mais de quoi auraient-ils bien pu parler ?
Allongé sur le lit, il avait fermé les yeux un instant, le temps de quelques secondes et ils s'étaient rouverts sur son visage aux traits fins et harmonieux. Il l'observa s'approcher lentement de lui, tel un tigre sûr de tenir sa proie. Elle n'était pas seulement belle, elle avait cette attitude, cette expression qui la rendait des plus désirables et pour son plus grand bonheur, elle savait s'en servir à merveille. Peu importe qu'elle se donne à d'autres ou qu'elle préfère garder un amant favori, ce soir, cette nuit, il comptait bien profiter de tout ce qu'elle lui offrirait et lui en donner tout autant.
Louis goûtait déjà au plaisir de la voir dans cette position, d'imaginer ce qu'il lui ferait, il sentait le désir monter en lui de plus en plus violemment mais loin de céder à la tentation, il restait parfaitement immobile et se contenta simplement de plonger son regard le plus charmeur dans le sien. Puisqu'elle semblait d'humeur à jouer les dominatrices et à prendre les rênes, il avait bien l'intention de la laisser faire. Tout cela pouvait se terminer par une lutte de domination entre l'un et l'autre comme il leur était déjà arrivé de le faire mais Louis avait ce petit fond sadique qui se résumerait aujourd'hui à ne lui donner qu'à demi le goût du pouvoir. Elle pourrait bien faire ce qu'elle voulait, il en faudrait beaucoup pour le convaincre de céder à son désir en caresses et baisers. Peut-être la mordrait-il, peut-être la grifferait-il mais pas tout de suite, elle allait devoir attendre, sentir tout le poids de son désir car ses gestes se feraient rares ou trop légers, trop subtils pour qu'elle se sente totalement satisfaite. Elle devrait mériter chaque geste venant de sa part, jusqu'à ce qu'il cède lui-même à l'attente infernale qu'il aurait provoquée, alors enfin ils se livreraient à l'expression de leurs désirs les plus profonds. Louis à ce moment-là en rêvait, l'imaginait sans la lâcher du regard.
Un sourire charmant avait illuminé son visage, il ne lui montrait pas qu'il brûlait déjà de désir mais elle devait bien le sentir ou le savoir, elle le connaissait bien maintenant. Le jeune homme se mordit la lèvre, son regard était joueur, son expression amusée, lui dévoilant qu'il avait bien quelque chose derrière la tête. Peut-être n'était-ce pas très étonnant, la vie de Louis avait été riche en relations de tous genres et celle de Tristan n'était pas si différente bien que l'on puisse penser sans trop se tromper qu'elle puisse être moins active. Le regard de Nosco toujours braqué sur ses sujets devait y être pour quelque chose car l'homme secret et paranoïaque qu'était Tristan n'aurait sans doute jamais supporté de voir les dessous de sa vie trop facilement mis à jour.

Du bout des doigts il parcourut sa joue, ses lèvres, mais ce n'était qu'une caresse frivole dont elle ne pouvait pas tirer une grande satisfaction. Il avait sans doute autant envie qu'elle de la caresser, de caresser tout son corps nu et l'attente se transformerait bientôt en torture insoutenable. Ses doigts s'étaient glissés dans son dos, lentement, se pressant contre sa peau juste assez pour qu'elle en sente le contact à travers sa robe. Où était la fermeture ? Il ne savait pas encore s'il allait la déshabiller tout de suite, peut-être la ferait-il languir aussi pour ça. Il avait envie de sentir la chaleur brûlante de sa peau, il avait envie de sentir qu'elle frissonnait à la moindre de ses caresses, il voulait lire en elle tout le désir qu'il allait provoquer peu à peu, à force de gestes à peine esquissés, si lents, si absents.
Ses mains s'étaient refermées sur ses hanches mais seulement pour se donner un appui, tandis que ses lèvres effleurèrent un instant les siennes. Mais il ne l'embrassa pas et il tourna bien vite la tête, promenant ses lèvres le long de sa mâchoire, au fond de son cou, pour sentir l'odeur de son parfum, son odeur. S'il n'avait eu cette volonté de fer, sans doute aurait-il déjà craqué face à une femme si désirable, il l'aurait plaquée contre le lit, il aurait mordu son cou, son épaule, peut-être aurait-il attrapé ses poignets et les aurait maintenu contre le matelas, rien qu'un instant, rien qu'une minute ou une seconde.
Ses mains dans son dos, il usait de tout son contrôle pour ne pas la griffer, sentir plus fort le contact entre leurs corps, il n'avait besoin de presque rien pour la serrer contre lui et pourtant il ne le faisait pas, il se contentait de la regarder, de l'effleurer, jusqu'à ce que la tension soit trop forte, qu'il craque ou bien qu'elle le fasse pour lui. Sans doute que tout cela se finirait sans douceur, qu'ils adopteraient cette brutalité sauvage et que sur son corps on pourrait voir distinctement les trainées rouges de longues griffures.

Mais il voulait faire durer le plaisir, il fallait qu'il fasse durer le désir à tout prix, il ne devait pas finir trop vite, en bon tortionnaire qu'il savait être, lorsqu'il le voulait. Le jeune homme savait que son amante avait le pouvoir de le convaincre, pas tout de suite, pas aussi vite qu'elle pouvait l'espérer. Il ne savait combien de temps il tiendrait, ni ce qu'elle allait faire pour attiser ses envies mais il brûlait de désir rien qu'en imaginant ce qu'elle pourrait lui faire, rien qu'en se rappelant de tout ce qu'ils avaient fait ses dernières années.
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Ann-Juliett Taylor le Dim 3 Avr - 16:22

    Rien sur le visage de Tristan n’aurait pu lui indiquer à quel instant il allait lui céder. Pire même, ce sourire charmeur ne trahissait aucun signe avant-coureur. Alors son amant de ce soir serait-il devenu insensible ? Oh non. Angie savait que trop bien les facilités de Tristan à cacher une grande partie de ses émotions. Mais elle le sentait bien ce désir monter en lui, son genou avait remonté entre ses jambes suffisamment haut pour capter ce genre de révélation. Elle ne l’avait jamais laissé indifférent, tout comme il ne l’avait jamais laissé indifférente. Tout son corps le réclamait d’ores et déjà, et elle tâchait de réprimer ses envies. C’était de la fierté, sans doute, c’était le besoin de ne pas céder avant lui. Ann-Juliett avait toujours refusé de se soumettre à qui que ce soit, elle avait toujours eu ce tempérament de femme libre. Elle était le vent. Elle était fluide et insaisissable. Elle était grise les jours de pluie. N’était pas un jour de pluie aujourd’hui. Ses yeux rougis n’avaient que trop pleuré. Les perles salées ne voulaient plus couler. Lorsque la pluie ne suffisait plus, elle devenait tempête. Elle pouvait dévaster tout sur son passage, le mobilier de son appartement en avaient fait les frais un peu plus tôt. L’orage ne voulait pas passer, et le tonnerre grondait dans son cœur. C’était de la colère, c’était de la haine, à défaut de pouvoir calmer sa peine. Elle était le vent, et elle était agitée. Elle aurait voulu l’accalmie un instant, c’était ce qu’elle cherchait avec Tristan. Mais ce n’était que reculer pour mieux sauter. Bientôt, une nouvelle bourrasque déclencherait le cataclysme. Elle allait commettre une folie, n’importe laquelle, pourvu qu’elle apaise l’intempérie, et que tout ce remue-ménage touche à sa fin. Elle était lasse de ces colères, mais elle était faite aussi. Elle sentait un bouillonnement en elle... Bientôt, très bientôt viendrait l’explosion.

    Ne sentait-elle pas l’étouffement ? Ne sentait-elle pas la rage, dans le creux de son ventre, animer une haine envers Allan ? Il aurait du les protéger tous. Pourquoi fallait-il qu’il y ait des pannes d’ondes alpha ? Pourquoi fallait qu’il y ait autant de morts ? Elle revoyait dans son esprit ses cadavres. Un frisson la saisit, elle prit brusquement les lèvres de Tristan avec les siennes, et tant pis pour l’attente et le désir, elle se sentait si brûlante, son front si chaud. Elle était le vent sur la dune de sable. Elle était le vent, qui, chauffé par le soleil, devenait presque irrespirable ? Elle était le vent, et son souffle chaud venait souffler dans son cou pâle les élucubrations d’un désir inassouvi. Elle vint rapidement s’assoir à califourchon sur Tristan. Là, elle sentait bien d’avantage le plaisir qu’elle lui procurait. Elle avait soudain, cette sensation d’exister, elle n’était pas invisible. Darek ne serait pas dans un pareil était sans cause. Elle s’était dressée (je parle d’Angie… erm), assise, bien droite et avait basculé sa tête en arrière. Les yeux clos, elle sentait encore le courroux monter un degré de plus. Elle avait envie de hurler de douleur. Dans son cœur, elle était toujours le vent. Et la perturbation ne touchait pas à sa fin. Comme un ouragan, ses sentiments grondaient dans un terrible fracas. Son trouble prenait l’allure d’une rafale et revenait comme un raz de marrée. C’était une frénésie affreuse, un cyclone qui emportait tout, amour et amitié, même la loyauté. Elle les haïssait tous. La Guilde avait des idéaux qui ne lui convenaient plus. Elle les haïssait tous, elle leur en voulait. N’avait-il pas pu laisser Lian entrer dans le Bunker ? Pourquoi l’avait-elle laissé à son triste sort ? Abandonnée… Le tumulte entrainait le débordement, et ses yeux se crispaient. Elle était le vent et devenait tornade lorsqu’elle baissa à nouveau son visage vers lui pour lui arracher ses lèvres. Elle était le vent, sauvage et indomptable. Elle se déchaînait, elle voulait s’enfuir.

    Elle donna un violent coup de bassin pour attiser le désir chez Tristan, l’achevant une bonne fois pour toute pour qu’il se donne à elle sans aucun tabou, sans aucun frein, aucune barrière ni aucune limite. Elle relevait son haut et caressait son ventre, à lui, si blanc et portant, ça lui allait si bien. Elle était tombée amoureuse de ce corps, elle était son amante ce soir, et elle n’était pas prête de céder sa place. Que d’autres femmes viennent à d’autres nuits, mais ce soir, il était à elle et rien qu’à elle. Elle glissait ses main dans son dos et remonta le vêtement jusqu’en haut, le passant jusqu’au niveau de sa tête pour le lui ôter complètement. Les cheveux blancs de Tristan retombèrent sur l’oreiller, elle saisit elle-même le bas de sa propre robe, que son cher amant avait d’ores et déjà bien remonté pour dévoiler un peu plus son corps. Il avait, pour lui, la peau nue de ses cuisses. Angie avait toujours trouvé ses hanches larges, elle les détestait, mais Tristan ne l’avait jamais rejetée pour cela. Elle porta ses dents à son torse, le dos cambré, les fesses bombées et la poitrine écrasée tout contre lui. Elle alla poser ses coudes et ses avants bras de chaque côté de la tête de son homme et hissa son bassin un peu plus haut, sans se décoller de lui. Elle le surplombait et plongeait son regard agité dans celui d’un bleu si clair, si calme de l’autre. Et la tempête se calmait soudain. Elle fixait ses yeux, immobile, seule sa poitrine se mouvait au rythme de sa respiration. Son souffle saccadé percutait le visage de Tristan, mais ses yeux ne le quittaient pas. Il avait cette expression charmeuse qu’elle avait toujours aimée. C’était un répit soudain, sans le champ dévasté de son cœur, il y avait de-ci, de-là, des lances, des épées et des casques abandonnés, mais plus de guerre, plus de combat, plus de conflit. N’était-ce pas ce qu’elle avait toujours cherché ?

    Des instants passés avec lui, lui revenaient en mémoire. Il y avait des scènes qu’on aurait censuré dans tout autre film qu’un pornographique. Il y avait ses lèvres, sa langue, ses mains. Il y avait des caresses et des étreintes fermes. Il y avait des gémissements et des mots à moitié prononcés tant le désir la rendait incapable de le faire. Et le rouge lui venait aux joues lorsqu’elle songeait à ce qu’ils allaient bien pouvoir faire ce soir. Et c’était bien autre chose qu’un Scrabble. Elle se sentait brûlant de désir, et elle aurait vendu son âme ce soir pour s’adonner à tout les plaisirs qu’ils pouvaient s’offrir mutuellement. Elle le regardait, et ses yeux lui disaient combien elle avait envie de lui, là, maintenant. Il avait su être un bon tortionnaire, sa ruse avait marché. Angie aurait été prête à tout, là, juste pour passer une bonne nuit.

    « Qu’attends-tu, infâme bourreau ? »

    Souffla-t-elle à son encontre.
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Tristan Darek le Sam 7 Mai - 10:45

Ses mains s'étaient finalement perdues dans le creux de son dos, ses mains avaient enfin décidé de lui ôter avec douceur et envie cette robe et ces sous-vêtements qui couvraient trop son corps, pour qu'il puisse la voir nue, si belle, et qu'il puisse savourer la douceur de sa peau. Cédant à la tentation qui brûlait son corps et par-là même à la torture qu'il infligeait à son amante de ce soir, il la plaqua sur le lit et se dressa sur elle, immobilisant ses poignets pour se délecter de ce spectacle une dernière fois avant de se laisser entraîner par la douce folie qui prenait deux êtres surpris par la nuit. Sauf qu'il ne faisait pas nuit, l'après midi touchait tout juste à sa fin et tous deux se fichaient bien de ce petit détail. Pour d'autres personnes, cela aurait pu être excitant de le faire alors que le jour les nimbait encore, illuminait leurs peaux blanches mais il fallait préciser que dans leur cas que ce n'était pas la première fois et même si chacun avait un travail très prenant, il leur arrivait parfois d'être là, rentrés chez eux si tôt.

Dans cette étreinte passionnée, l'amour avait-il sa place ? L'amour pour un même sport était sans aucun doute présent mais pour celui avec un grand A, il faudrait repasser, chercher même un autre couple car ni entre ces deux-là ni chacun d'entre eux n'attendaient grand-chose de ce côté-là. Et de ce commun et silencieux accord, ils pouvaient s'addoner à tous les plaisirs qu'ils souhaitaient sans jamais douter de l'ombre d'un quelconque sentiment, du désir de voir venir quelque chose de plus grand, après tout cela. Beaucoup étaient sceptiques à l'idée qu'un homme et une femme ne puisse jamais avoir de réels sentiments d'amour entre eux, peut-être que la clé venait de leurs différents autres partenaires et du fait qu'ils se voyaient si rarement, à la fois heureux de se retrouver et satisfaits de se quitter une fois que le plaisir trouvé chez l'autre fut satisfaisant.
Tristan ne demandait jamais les raisons des visites de la jeune femme, les siennes étaient plus rares, peu soucieux de se préoccuper des humeurs fluctuantes de sa compagne nocturne, il préférait tenter sa chance ailleurs ou retrouver les quelques autres amants qu'il revoyait à peu près régulièrement. S'il y avait une sorte d'exutoire dans chacune de leurs rencontres, si elle avait pleuré, si elle venait trouver l'oubli entre ses bras, il n'en savait rien et ne s'en occupait pas. Tout cela ne le concernait pas, ce n'était pas ses problèmes et c'était bien ce qui l'arrangeait le plus, pouvoir se livrer au plaisir sans avoir à donner quelque chose de plus, quelque chose qu'il n'était visiblement pas près à offrir.
Après tout il ne connaissait pas grand-chose sur la jeune femme en elle-même mis à part son caractère et ses préférences – tout l'avantage d'une liaison suivie – un peu de son métier sans doute mais rien de plus. Il n'avait jamais rencontré ses amis, jamais partagé de dîner aux chandelles avec elle, jamais ri ou pleuré, ils s'étaient contentés de se sentir attirés et de se séduire mutuellement et au fil des mois, lorsque la tension était devenue trop forte, ils s'étaient livrés l'un à l'autre, trouvant ce plaisir qu'ils avaient tant recherché chez l'autre. Et puis ils avaient recommencés.
Leur manque de lien, le fait qu'ils se retrouvent depuis toutes ses années assez rarement et qu'elle ne soit pas la seule n'avait pas attiré l'attention sur l'étrange couple qui se formait dans l'ombre. Tristan ne parlait jamais de ses conquêtes et il se fichait bien de ce que pouvait en dire ses partenaires. Aussi si l'on savait, cela venait plus desdits partenaires ou des gens trop curieux. Cela n'avait jamais fait de vagues. D'ici qu'il devienne l'une des grandes personnalités de Nosco, on connaissait déjà ses tendances et on ne s'en préoccupait pas vraiment, après tout, il semblait préférer son travail à la chaleur d'un corps et ses nuits passées en charmante compagnie n'avaient pas gardé autant de place que l'on aurait pu le croire. Combien de nuits n'avait-il pas passé, épuisé, à s'endormir sur son clavier en plein travail ?

Totalement livré à son plaisir, sans aucun filet de sécurité, Tristan ne pensait plus à rien d'autre, il s'abandonnait à ce monde d'ivresse et dans ces moments-là, on ne tirerait pas grand-chose de plus au génie que quelques gémissements et des caresses passionnées, loin d'être le cerveau, il redevenait l'homme, avec ses désirs et ses envies. Peut-être était-ce pour cela qu'il aimait tant cela, qu'il le recherchait encore et toujours quand d'autres hommes, sans doute plus raisonnables, préféraient se conforter dans la sécurité et se réfugier dans les bras d'une femme unique.
Ses doigts griffaient cette peau trop douce et trop blanche, ses dents mordaient ce corps qu'il désirait plus que tout posséder, ne serait-ce que le temps de quelques heures, jusqu'à ce que le violent désir qui embrasait son corps trouve finalement sa libération dans des cris mêlés. Sauvage et doux à la fois, pressé et prenant son temps, il oubliait le reste du monde dans l'étreinte brûlante de cette femme à laquelle il se donnait entièrement. Tristan n'avait rien de ces hommes fidèles au désir de possession et d'amour, seule la force de son désir l'aveuglait au point qu'il ne soit obsédé uniquement par cette femme-là, sa peau, son odeur, son corps, ce qu'elle lui faisait. Il savait bien que s'ils étaient dans la rue, il n'aurait pas regardé qu'elle mais ici, peu importait, il n'y avait qu'elle qu'il serrait contre lui, qu'elle à laquelle il pensait sans jamais murmurer son nom ni la moindre de ses pensées.
Eperdu, il lui donnait son corps et son désir, il lui offrait tout le plaisir qu'il pouvait lui procurer mais jamais rien d'autre, trop sauvage pour se laisser posséder davantage, peut-être aussi trop blessé pour pouvoir laisser faire, pour l'accepter. Y avait-il eu une seule personne à laquelle il avait su donner son coeur et se déclarer ?

Le jeune homme serra plus fort la femme entre ses bras alors qu'il criait, qu'il sentait enfin sa délivrance et la plénitude l'envahir. Le temps d'un instant, il resta tout contre elle, profitant encore de cette étreinte chaude avant de rouler un peu plus loin, détachant leurs peaux en sueur qui s'étaient unies si longtemps. Etendu à côté d'elle, les yeux clos et les cheveux en bataille, il reprenait doucement son souffle, sans se préoccuper davantage de ce qu'elle faisait. Il ne lui demanda pas si elle avait aimé, si elle avait envie de quoi que ce soit, après tout depuis le temps qu'elle venait, elle pouvait tout de même s'accorder le luxe de faire comme chez elle quand il l'offrait à un peu n'importe quel visiteur, n'ayant pas grand-chose à cacher que l'on ne put découvrir sans d'immenses efforts – et de toutes aussi grandes connaissances en informatique.
Lorsque sa respiration se fut calmée, il se leva brusquement du lit pour littéralement sauter dans la douche et se délasser sous l'eau tiède qui refroidissait peu à peu son corps encore brûlant. Si les préjugés disaient que les geeks étaient sales, les cheveux gras et ne devaient se laver qu'au grand maximum une fois par semaine, Tristan, lui, avait gardé une partie des réflexes tatillons de Louis et aimait se sentir propre. Le soin de ses cheveux et de ses vêtements lui ramenait trop le visage de cet homme si différent de lui pour qu'il le supporte régulièrement alors il gardait tout ça pour les grandes occasions ou lorsque quand venait l'envie de séduire, il lui prenait l'idée d'être au top.

La douche ne dura que quelques minutes et il ne s'attarda dans la salle de bain que le temps de s'habiller et de sécher vaguement ses cheveux qui avaient toujours plutôt bien supporté le choc. Il s'en occupait quand même pour entretenir une telle longueur mais c'était surtout les dimanches que ça arrivait.
Lorsqu'il franchit à nouveau le seuil de sa chambre, il remarqua que la jeune femme était toujours là, attendait-elle quelque chose ? Il la regarda un instant et conclut que non. C'était généralement dans ces moments-là que l'on profitait pour s'eclipser, c'était souvent ce qu'il faisait, au moins le comportement avait le mérite d'être clair et l'on ne doutait pas qu'il attendait davantage que ce qu'on lui avait donné sans non plus le dédaigner particulièrement. Ce n'était pas sa faute si on voulait lui attribuer toute cette fierté qu'il avait depuis longtemps jetée à la poubelle. A quoi bon se prendre la tête là-dessus ?
Tristan n'aimait pas ces moments-là, se demander ce que les gens attendaient de lui c'était bien ce qui le mettait mal à l'aise. Dans son boulot il le savait toujours et quand il séduisait ou passait à l'étape suivante, il y avait cet instinct qui le guidait à dire les bons mots et faire les bons gestes mais là...

Bon ben... A la prochaine... souffla-t-il finalement, décidé à quitter cette atmosphère qui lui pesait plus qu'autre chose.

Il ne l'avait pas regardée et visiblement résolu à ne pas le faire, il attrapa sa veste et se dirigea vers la sortie, histoire de descendre quelques étages et d'aller se détendre au bar. L'idée de ramener une nouvelle compagne ne lui effleurait pas l'esprit, ce n'était guère sa première préoccupation, il préférait aviser en fonction des rencontres qu'il faisait, comme toujours il y allait pour s'oublier, pour se donner l'illusion qu'il se libérait pour un temps de son fardeau. La méthode n'était pas bonne mais il n'avait rien trouvé de plus efficace.
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

Message par Ann-Juliett Taylor le Mer 8 Juin - 21:30

[J'avais prévu de répondre, mais je ne le ferai pas... RP terminé ^^]
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Re: Detresse et sensualité | PV Tristan | NC-16

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