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Message par Inès Dunkel le Lun 20 Déc - 16:05

Elle avait tiré, sans réfléchir. Ce n'est qu'en entendant le bruit de son arme qu'elle réalisa ensuite ce qu'elle venait de faire. Superbe, Inès, maintenant tout l'Aedes devait savoir qu'elle avait tiré. Bon, avec un peu de chance, les guildiens avaient assez de flemme pour se dire "encore quelqu'un de peu dégourdi qui s'est assis sur son arme". Enfin, c'était ce qu'elle espérait. Elle rangea rapidement son arme, en pestant contre sa propre incompétence. Bon sang, cette mission était la plus importante qu'on lui ait donnée jusqu'alors, et il fallait qu'elle agisse sans réfléchir ! C'est qu'elle avait voulu que les deux gosses cessent leurs chamailleries avant que cela tourne au vinaigre.

Enfin, elle avait eu un mauvais réflexe, mais ça n'était pas complètement sa faute. Bon, elle ne pouvait pas en vouloir à l'otage, le pauvre petiot, on pouvait le comprendre. Angie, en revanche, s'était peut-être montrée trop impulsive et brutale vis-à-vis de ce malheureux. Inès lui avait jeté un beau regard empli de reproches, ainsi qu'une moue assortie, avant d'actionner la bombe...
Elle suivit Lian, marchant presque sur ses talons, comme un bon petit chien. Elle ne put s'empêcher d'aider angie à faire tourner Tristan sur lui-même, sans la regarder, uniquement pour le plaisir de voir tourner ce grand dadet d'informaticien. Ceci étant fait, elle bondit en tête de file, comme pour partir en reconnaissance. C'est qu'elle se sentait toujours bien inutile, dans ce petit groupe. C'était frustrant, très frustrant. Elle aurait préféré ne pas avoir cette mission, ou du moins pas maintenant... Pas en ce moment, où ses deux consœurs semblaient décidées à la bouder pour une obscure raison. Non pas qu'Inès ne sache pas apprécier les missions importantes, mais dans ce cas-là elle n'éprouvait aucun plaisir à "agir". Elle se sentait trainer comme un boulet et savait que le compte-rendu ne serait pas en sa faveur. Si elles avaient été de meilleure humeur, ç'aurait déjà été plus agréable, mais pensez-vous... Les nanas, hein...
Ma blonde Inès soupira. Elle se tourna vers ses collègues, en s'arrêtant, et demanda presque avec violence:

"- Dites, on le met où ?"

Comme Angie passait à sa hauteur, elle lui murmura, avec un petit sourire narquois:

"- J'imagine bien, ma puce, qu'on ne va pas l'attacher à ton lit..."

Elle ricana, un peu, et re-passa devant le groupe, plus pour ne pas les voir que par réel souci d'utilité. Elle s'arrêtait, de temps en temps, pour qu'on lui dise où aller. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait ainsi taquiné Angie. Peut-être que, foutue pour foutue, elle voulait au moins satisfaire ses pulsions d'emmerleuse.
Mais elle ne l'aurait pas fait à Lian. Non, surtout pas... Parce qu'elle tenait un peu plus à Lian qu'à Angie, il fallait l'avouer. Lian, elle, elle ne l'avait pas forcée à tirer. Ouais, c'était de la faute d'Angie, tout ça. Et maintenant, c'était Inès qui allait bouder...
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Re: Au placard !

Message par Tristan Darek le Mer 5 Jan - 21:03

Salope. C'était le mot qui s'était échappé de ses lèvres alors qu'il avait reculé d'un bon pas sous la puissance du coup de poing qu'il venait de se prendre en plein dans la tronche. A moins qu'il ne l'ait pensé très fort, le son se fit presque inaudible ou fut dissimulé par ce que Lian avait rétorqué. Peu importait à ce moment-là, il avait senti le goût du sang sur ses lèvres et posant sa main sur la partie douloureuse de son visage – autrement dit son nez – il réalisa qu'il saignait bel et bien quand il sentit le liquide rougeâtre tâcher ses mains. Bon si l'on était tout à fait honnête, Angie était peut-être une garce quand elle s'y mettait mais lui était toujours aussi con et ne valait pas mieux qu'elle. Comme d'habitude il avait laissé son côté de colérique impulsif prendre le dessus et il prenait encore la monnaie de sa pièce. Non, ce n'était pas la première fois, en général, ses remarques cinglantes on les encaissait mais quand on était une brute ou un dragon fou furieux on réglait les choses autrement et avant d'en recevoir les conséquences il ne réfléchissait jamais bien longtemps. La douleur s'était un peu calmée, avec un peu de chance elle ne lui avait pas pété le nez et il s'en remettrait sans trop de mal. On avait déjà abîmé son visage mais étrangement il n'en avait pas gardé de marques, seuls ses bras étaient des cicatrices ambulantes à force de se faire maltraiter, seuls son torse et son ventre se rappelaient la terrible vengeance qu'on lui avait fait supporter jusqu'à la limite du tolérable.
En apparence il n'avait pas tellement mis de temps à se remettre du coup et son franc parler avait repris le dessus sans qu'il n'y porte une grande attention, maintenant qu'il y repensait. Tout s'était passé si vite... non doucement en fait, comme s'il avait été hors du temps mais la bulle avait éclaté, le temps s'était rétabli et l'indifférence avait remplacé les émotions qui composaient son visage. Il avait parlé et c'était tout, son mutisme avait repris ses droits et il n'avait ni répondu ni lancé un regard aux trois femmes, qu'y avait-il à faire de plus maintenant ? Il avait prévenu sans vraiment pouvoir savoir à qui il avait envoyé son message et vu comme il avait eu de la chance depuis qu'il s'était levé ce matin, il avait sans doute dû trouver le moyen de l'envoyer au dernier abruti de Nosco ou carrément ne pas envoyer le message. L'informaticien était quasiment certain qu'on ne le sauverait plus maintenant et la colère passée, il s'était résigné assez facilement.

Ses pensées en fait avaient peu à peu divagué pour finalement se fixer sur son ancienne amante, comme une obsession. Ce n'était pas le genre de truc qui le préoccupait d'ordinaire, quand il avait appris que sa disparition rimait avec trahison, c'était déjà quelques semaines après que l'information soit tombée officiellement et il n'avait pas vraiment bronché, se contentant de l'enterrer au fond de sa mémoire comme si elle était bel et bien morte. Qu'aurait-il pu faire de plus ? Se morfondre ou espérer la revoir n'était pas dans ses habitudes et puis dans le fond, elle n'était pas grand-chose pour lui, seulement la femme avec qui il avait aimé passer un certain nombre de ses nuits pendant des années. Dix ans... C'était à la fois terriblement long et très court. Il n'y avait jamais eu d'affection forte entre eux ou du moins pas de sa part. Combien de nuits ne s'était-il pas laissé prendre au piège de dormir dans ses bras, tout contre elle, combien de nuits était-il parti dans l'obscurité songer à d'autres choses qu'à cette femme qu'il pouvait pourtant désirer avec tant d'ardeur, comme une drogue, un poison violent ? Tristan n'était pas un homme fidèle, il ne savait pas s'enchaîner à quelqu'un et n'aurait sans doute pas apprécié cette situation. Il savait donner avec l'ardeur d'un amant mais le vide à combler au fond d'un cœur, il le laissait à une autre personne. Peut-être parce que son cœur à lui était trop vide pour ça, peut-être parce qu'il faisait partie de ces gens qui n'étaient pas faits pour aimer ; il s'en accommodait très bien depuis toujours, tant pis si d'autres souffraient, il était trop égoïste pour céder sa liberté. Oiseau en cage, il s'était toujours laissé mourir à moins qu'un barreau soit assez écarté pour qu'il puisse s'enfuir par l'espace vide qu'il offrait. Angie était un peu comme lui et c'était sans doute pour ça que leur relation avait duré si longtemps, peut-être serait-elle encore d'actualité si elle n'avait pas eu la bêtise de rejoindre les rebelles. Oh il ne pensait pas ça pour lui, il avait su trouver d'autres bras pour étouffer sa solitude et ses désirs, il n'avait tout simplement jamais cru en la rébellion, vague utopie qui avait tantôt reçu son indifférence, tantôt son mépris.
Il ne se rappelait pas être venu ne serait-ce qu'une seule fois chez son amante, c'était toujours elle qui lui rendait visite si ses souvenirs étaient bons et quand il aurait aimé la voir dans l'entrebâillement de sa porte et qu'elle ne venait pas, il n'avait jamais eu de scrupules à se perdre autre part, quitte à se noyer dans les lieux animés de la nuit pour y rencontrer une femme au hasard et ne plus jamais la revoir.

L'informaticien n'avait pas senti bien longtemps l'air frais sur son visage, à peine le temps de traverser une petite partie de la cour pour s'engouffrer à nouveau dans les souterrains froids et lugubres. Son regard, lui, ne contemplait que le sol, refusant avec obstination de s'en détacher, de toute manière il se fichait bien du chemin qu'ils emprunteraient, on l'empêcherait de le regarder, même s'il s'amusait à compter ses pas il ne saurait le retrouver ni déceler les éventuels pièges qu'on lui tendrait pour tromper ses sensations. Il n'était pas un homme de terrain et quoi qu'on dise sur sa santé, il s'en fichait bien, qui étaient-ils pour croire que l'exercice lui ferait du bien ? En cent trente-quatre ans, il avait eu le temps de comprendre que si sa santé était fragile ce n'était à la base pas par manque d'activité mais bien parce qu'il était comme ça, faible physiquement, tout simplement.

Ces femmes odieuses, non, il ne les regarderait pas non plus. Oh pas par crainte ou par mépris, quand on était un homme comme lui on n'était jamais bien affecté par ce genre de sentiment, il n'en avait pas envie et tout ce qui l'attendait n'avait pas su ébranler le mur de son indifférence. On l'avait déjà privé de sa liberté et il commençait à s'y faire, seule la morosité croissante l'abattrait, sans qu'il n'ouvre la bouche, sans un mot, dans le plus grand silence. Bientôt la torture viendrait, il se rappelait la douleur, il se rappelait les cris mais comme un automate aurait regardé des images choquantes, avec indifférence. Il n'avait pas pour autant hâte d'en arriver à ce moment-là et son impassibilité n'occultait pas son horreur pour ce genre de procédés mais il s'y résignait sans trop de mal, sa volonté était de fer, aussi dure que la pierre, aussi incorruptible que l'eau. S'ils croyaient qu'il serait aussi facile de le faire parler que ça l'avait été pour le capturer, ils se mettaient le doigt dans l'œil si fort qu'ils finiraient sûrement borgnes.
Moyens sophistiqués ou traditionnels ? Il avait déjà goûté à la deuxième catégorie. Peut-être que les scientifiques de la rébellion lui avaient concocté quelque chose des plus troublants et qu'il reviendrait chez les siens en laissant ce qu'il restait de sa raison derrière lui. Peut-être que ce serait Angie qui s'occuperait de lui, oui c'était tout à fait plausible et il ne savait trop ce qu'il devait en penser. La rancune n'avait jamais été son truc, finalement que ce soit elle ou quelqu'un d'autre ça ne changerait pas grand-chose mis à part peut-être qu'elle saurait frapper là où ça fait le plus mal... Oh qu'importe, il n'avait jamais pensé sérieusement que parler pouvait être une option et encore moins qu'il pourrait en tirer quelque chose. Ils ne seraient jamais certains de sa fidélité, l'accepter parmi eux pouvait aussi signer leur arrêt de mort, s'ils étaient intelligents ils ne prendraient pas ce risque et élimineraient la menace. Alors on le torturerait, encore et toujours, peut-être qu'ils ne s'arrêteraient que quand leur haine et leur soif de vengeance serait calmée, lorsqu'il ne pourrait plus jamais être l'informaticien qu'il avait été, alors il n'aurait plus qu'à compter les chiffres et sombrer dans des calculs dérisoires ou simplement s'allonger par terre et regarder le monde jusqu'à ce que celui-ci veuille bien l'emporter sur d'autres rives, ni plus clémentes ni moins cruelles.
Les choses étaient ainsi, c'était une punition qu'il méritait sans doute et si ce n'était pas le cas il le leur pardonnait quand même, il ne pouvait pas leur en vouloir de croire encore, d'avoir cet espoir qui s'était éteint chez lui depuis bien longtemps. Son arrivée à Nosco n'avait fait que raviver la braise mourante, maintenant qu'il savait tout il n'était plus naïf, il ne croyait plus que les choses pouvaient changer pour lui. Peut-être que c'était différent pour eux. Lui n'aurait pas tellement dû s'en plaindre, il fallait que ce soit ainsi pour que l'équilibre ne soit pas rompu, le mal compensait un autre bien et dans cette bataille-là, il savait qu'il n'y aurait jamais de vainqueur.

Dans ce voyage, les femmes avaient perdu leur otage. L'instinct de survie combiné à son intelligence lui avaient permis de se mettre à l'abri de toutes les choses qui auraient pu leur permettre de le manipuler. Mut par une volonté inébranlable, il avançait vers le gibet sans que l'on puisse réellement l'atteindre d'une manière plus ou moins néfaste.
On s'arrêta encore, cette fois pour lui bander les yeux et il ne profita pas de cette occasion pour regarder Angie qui s'était visiblement dévouée pour cette tâche-là, se contentant simplement de fermer les yeux et d'attendre qu'on en ait fini, sans ouvrir la bouche ni exprimer quoi que ce soit par un geste, même subtil. L'occasion pourtant de montrer de l'humeur était belle, ne se foutaient-elles pas de sa gueule à le faire tourner comme ça ? Si elles voulaient qu'il tombe ou vomisse, il y avait quand même des moyens plus simples. Le voyage put enfin se poursuivre – et peut-être s'achever – une fois que leur plaisir fut satisfait. L'exploration des bas-fonds glauques de la ville dut se faire à l'aveuglette et malheureusement pour lui, le sol était loin d'être lisse et bien balayé, de quoi le faire trébucher ou buter sur des choses indéterminées – et dont il n'avait pas toujours envie de connaître la véritable nature – de manière plus ou moins régulière. Étrangement ça lui rappelait ses propres bas-fonds, il y avait toujours cette impression sordide, cette obscurité qui planait au-dessus des passants mais là-bas la musique, la gaieté des gens, même si elle était parfois jouée de la manière la plus fausse, donnaient un caractère moins répugnant à ces quartiers-là.

Depuis la reprise de leur marche, une main avait saisi son bras pour le guider le long du chemin qui menait jusqu'au bunker de la rébellion. Cette main, il l'avait reconnue pour l'avoir de si nombreuses fois touchée, sentie sur son corps, il n'aurait pas pu l'oublier, même si dix ans avaient passé. Était-elle heureuse de le revoir ? Avait-elle déjà imaginé le moment de leurs retrouvailles ? Lui avait-il manqué ? Il n'avait pas cherché à répondre à ces questions-là, la fierté de la jeune femme ne lui permettrait pas de parler de ces choses-là et il la connaissait assez pour savoir que son regard ou ses réactions ne lui dévoileraient pas grand-chose de plus. C'était peut-être mieux ainsi et puis, qu'il sache ou non ne changerait rien.
Pourtant, même si les circonstances étaient plus que détestables, il ne niait pas qu'il était content de l'avoir revue, ne serait-ce qu'une fois, d'avoir pu une dernière fois la regarder droit dans les yeux, sentir ses mains sur son corps et lui dire adieu. Cette fois-ci ils auraient l'occasion de se le dire de vive voix, il comprenait la prudence qu'elle avait dû adopter et même sans raison valable il ne lui en aurait pas voulu, qu'elle parte ou qu'elle reste, les choses se seraient terminées ainsi, lorsque l'un ou l'autre n'aurait plus eu le désir de revoir son amant.
Ce simple contact n'avait pas changé son attitude, il avait simplement orienté quelques unes de ses pensées vers elle, sans espoir ni rien, juste pour se rappeler.

Darek n'aurait su dire si le trajet avait été long ou court, extrêmement tortueux ou plutôt droit, il n'y avait finalement pas porté une très grande attention et le temps s'était écoulé plutôt vite. Visiblement, d'après les dires de la blonde, ils étaient arrivés ou alors n'étaient plus très loin de leur destination et il ne put apprendre que deux choses : on – ou peut-être juste elle – ne savait pas où on allait le mettre et la relation qu'il avait entretenue avec Angie ne lui était pas inconnue. Si elle n'avait pas vraiment eu d'échos à Nosco, elle avait apparemment fait bien plus de vagues ici pour que même cette fille soit au courant, à moins que ce soit la nouvelle meilleure amie de l'asiatique mais bon... c'était étrange mais... bizarrement il n'avait pas l'impression que ce soit vraiment le cas. Tout ce qu'il se contenta de retenir c'était qu'il y avait sans doute pas mal de commères dans le coin et qu'il n'avait plus qu'à ouvrir grand ses oreilles. Et puis il fallait bien le dire, c'était la seule chose qu'il pouvait encore faire.
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Re: Au placard !

Message par Ann-Juliett Taylor le Dim 9 Jan - 19:08

    La dernière fois qu’Angie vit les yeux d’un bleu clair de Tristan ce moment là, ce fut lorsqu’elle dut lui bander les yeux. Mais Tristan était devenu docile, comme perdu dans un océan de pensée. Elle avait presque envie de lui tendre une bouée, pour qu’il arrête de boire la tasse. Ce qui attendait Darek dans les prisons ne la rébellion n’avait rien de réjouissant, mais Ann-Juliett ne pourrait rien y faire. Il verrait cela se faire sous ses yeux, mais prise dans une impuissance remarquable. Peut-être même ne parviendrait-elle pas à regarder cela se produire sous ses yeux. Elle fermerait elle aussi ses paupières et se banderait les yeux. Elle entendrait peut-être ses cris sous la torture, quand bien même elle se trouverait dans une autre pièce, et elle ferait en sorte de ne plus les entendre. Au fond, c’était bien ce qui la terrorisait à Nosco. Toute cette guère n’avait pas de sens. Angie n’avait trouvé sa place dans aucun des trois clans. Joséphine protégeait la population du mieux qu’elle le pouvait. La brigade impériale était probablement l’une des meilleures choses qu’elle ait créées pour protéger la population. Angie était fière d’avoir servi cette armée au sein de la Brigade de Nettoyage. Mais Joséphine était atteinte d’un abus de pouvoir qui faisait presque d’elle un être sacré. Elle allait bien au-delà des recommandations faites par les de Welfort, et Angie était de ceux qui admirait ce couple disparut. Morgane de Welfort avait été sa marraine, son pilier et son soutien. Allan lui, ne respectait que trop les vœux des de Welfort et se plongeait dans l’immobilisme face aux abus de Joséphine. Ce manque d’action de sa part l’avait détourné des belles paroles de ce diplomate, parole qu’elle admirait pourtant. Les écrits de Joshi étaient une chose qui prenait Angie. Elle avait toujours fait en sorte de protéger tout le monde contre les créatures. Quant à Yan, il avait raison de dénoncer les abus de Joséphine, mais la guerre qui l’opposait à elle, opposait des hommes à des hommes, c’était ce que Taylor haïssait tant dans leur comportement. Elle n’était pas fière de l’enlèvement de Tristan, elle aurait préféré aller détruire quelques créatures plutôt que d’arracher un Guildien à son foyer. Mais en intégrant la rébellion, elle avait bien du se plier à ce genre de chose, bien qu’elle soit ravi lorsque quelqu’un voulait sa place.

    Le chemin avait été long, Angie tenait Tristan pour qu’il ne se blesse d’avantage. Elle lui avait déjà foutu un sale coup dans le nez. Non pas qu’elle le regrettait, lui avoir placé un coup lui avait permis de se défouler, il ne fallait pas s’attendre à autre chose de la part de ces deux ex amants. Leur relation avait été placée sous le signe du chaos. Il ne fallait pas s’attendre à d’émouvantes retrouvailles ! Ils marchèrent longuement, et par bonheur, ils ne croisèrent pas de créatures. Sauf une qui se promenait seule et que Lian avait rapidement repérée au loin. Le point fort d’Angie était les armes à feu. Pour la sniper, ce fut presque un jeu d’enfant. Lorsqu’on avait une seule créature très éloignée, on pouvait prendre son temps pour viser à la perfection. « Une de moins. » pensa-t-elle avec désolation lorsque la tête de la créature vola en éclats. Une de moins certes, mais il y en avait tant d’autres. Les trois femmes et leur otage reprirent lentement leur route. Marchant assez rapidement pour ne pas sa faire rattraper et repérer. Il fallait se dépêcher un peu. Elles se glissèrent dans un passage étroit. Angie entendit soudain Tristan pester. Elle se mordit la lèvre inférieure. La tête de Darek s’était pris un mur, elle avait presque oublié à quel point il était grand. Elles arrivèrent à bon port, visiblement, elles n’avaient pas été suivies. Tant mieux. Il fallait croire que Virulino et la bombe EMP leur avait fait perdre beaucoup de temps.

    Angie entendit la réplique d’Inès. Mais… D’où est-ce qu’elle sortait ça ? Angie avait vaguement parlé de Tristan à Lian… Serait-ce possible que Lian en ait vaguement parlé à Inès ? Rah ! Décidément, les filles se racontent pas mal de potins. Angie se calma intérieurement pour ne pas céder.
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Re: Au placard !

Message par Lian Grenfield le Jeu 20 Jan - 1:47

Angie y avait été fort sur son coup de poing, au point de faire saigner l’informaticien. Il avait maintenant du sang qui coulait sur le visage, il ne semblait pas trop sonné par la raclée qu’il s’était prise. Non pas pris d’un élan de compassion, mais de conscience, Lian ramassa un des tissus qui trainait dans la pièce, peut être un drap ? Et elle demanda à Tristan de s’essuyer, ne voulant pas que celui-ci semble suspect dans les couloirs ou sur les caméras de surveillance. Allait-on croire qu’on avait emmené l’otage avec beaucoup de violence ? C’était sur que lorsqu’ils trouveraient le sang, le département de la justice demanderait aux scientifiques d’en tirer un résultat, ils l’analyseraient et en concluraient que c’était celui de l’informaticien et donc forcement qu’on l’avait attaqué. Ce qui n’était pas faux, même si leur intention initiale avait été de faire tout sans aucune forme de violence. Cependant il fallait partir vite, ne pas se retourner et ne rien regretter. Elle avait choisit de demander à Angie de l’accompagner, sachant son passé avec Tristan Darek et ce qu’il en était des colères de sa marraine.

Se fâcher avec une fille, ou pire être une fille et se disputer avec ses amies… grave erreur apportant le plus souvent de gros problèmes ! Les hommes savaient se réconcilier après une disputer, quelques coups de poings et cela passait, ou alors ils s’ignoraient… mais les filles… les filles, elles se plantaient des couteaux dans le dos dès que possible, s’envoyant des regards méchants et haineux, ou encore des phrases offensives. S’envoyer des piques pour blesser l’autre et l’humilier, juste pour se venger. Inès en avait montré un bon exemple, après avoir posé une question banale mais avec violence, elle s’en était prise à Angie qui elle s’occupait de son ancien amant. Lian répondit donc pour chacun d’eux.

Une cellule l’attend…

Elle se retint de continuer sa phrase par une question : « Tu n’en as pas encore vu ? ». Cela aurait semblé trop… gentil. Or elle faisait la tête à Inès Dunkel, hors de question de lui donner une chance d’engager la conversation ou de croire qu’elle ne lui en voulait plus pour ce qu’elle avait fait. Surtout quand la jeune rebelle se permettait de parler ainsi à sa marraine. Comment avait elle apprit pour son passé avec Tristan ? Avait-elle eu une oreille qui trainait et entendu les murmures entre Angie et sa filleule ? En tout cas elle semblait bien au courant, ce qui n’aurait cependant pas du lui permettre d’en ajouter une couche et de provoquer celle qui était déjà bien en colère. La vie privée d’Ann-Juliett ne regardait qu’elle, et elle avait le droit de mettre qui elle voulait dans son lit, sans que cela doive déranger quiconque. Inès n’avait elle donc pas le sens du respect envers ses ainés ? Angie était bien plus expérimentée et plus âgée en de nombreux domaines, physiquement mais aussi en tant qu’ancienne nouvelle oubliée depuis de nombreuses années.

Ils étaient finalement arrivés au quartier général rebelle, malgré les difficultés de Tristan pour suivre la marche, après tout il était aveugle grâce au bandeau qu’on avait placé sur ses yeux, et il ne devait pas avoir l’habitude de faire autant de kilomètres. Son calvaire allait enfin prendre fin dans un sens… et il venait simplement de commencer dans un autre. L’informaticien ne serait certainement pas mieux traité que Judikhael Wenfield, commandor de la brigade n’était pas un titre honorifique lorsque l’on était dans les sous-sols coincés entre des rebelles… au contraire il s’avérait être une malédiction, car les rebelles préféraient frapper sur ceux là, plutôt que sur ceux qui n’avaient fait qu’obéir sans pouvoir se défiler ou comprendre… Ils entrèrent donc dans la base rebelle, Angie guidant toujours l’informaticien. Les couloirs étaient plus étroits que dans l’Aedes ou les souterrains et il fallait donc avancer doucement et tourner avec précaution. Inès ouvrait toujours la marche, tandis que Lian la fermait. Au moment où ils passaient près de la cantine, un jeune homme furibond sortit en trombe, et avant que quiconque ai pu réagir il abattit vigoureusement son poing sur le nez déjà fragilisé de Tristan. Chacun pu entendre un horrible « crac » résonner. D’autres rebelles suivirent rapidement, et ils attrapèrent les bras du jeune homme, le faisant reculer et l’empêchant d’attaquer plus leur nouvel otage. L’agresseur hurlait en se débattant avec rage, ses propos mélangeaient gros mots, insultes et cris de haine.

Laissez-moi le tuer ! Je vais lui faire voir à cet en***lé ! Bâtard ! Fils de p**e ! Chien galeux ! J’aurais ta peau !

Peu à peu les cris s’estompèrent tandis que les rebelles refermaient la porte de leur salle à manger. Lian n’avait pas compris quelles étaient les raisons de son gestes, mais apparemment il en avait de fortes. L’informaticien quand à lui en avait prit plein la figure et il dégustait salement. La rebelle n’avait pas eu le temps de réagir à l’attaque soudaine, se croyant en sécurité dans le bunker. Il ne fallait pas trainer, mieux valait pas qu’une telle chose se reproduise, ou que le rebelle en question ne réussisse à se libérer de l’étreinte de ses amis. Lian règlerait le problème plus tard, et demanderait des explications une fois que Tristan serait mit « en sécurité ». Elle attrapa donc le grand gaillard par le col et continua sa route tout en grognant mécontente.

Bon on accélère un peu le pas. Pas de discussion Darek, sinon tu prends mon poing mais bien plus bas que ton nez et crois moi, ce sera encore plus douloureux…

Continuant sa marche, elle laissa à Angie plus de prise sur Tristan et les dépassa pour pouvoir ouvrir une cellule grâce à son empreinte. Puis elle s’écarta de la porte pour permettre à chacun d’y entrer. La pièce était petite, mais assez large pour permettre aux trois personnes d’y entrer confortablement. Lian ne doutait pas un seul instant que Rian ai suivit toute l’arrivée de Tristan par les caméras installée, et que Yan faisait surement de même, s’il n’avait pas autre chose de plus urgent à gérer. Rian ne se déplacerait certainement pas maintenant pour arguer avec son adversaire. Elles savaient déjà que Tristan n’avait aucune arme sur lui… mais aussi qu’il avait des tendances masochistes, elles avaient pu le constater en voyant les scarifications sur ses bras quelques heures avant. Un « cadeau » avait été suspendu dans la cellule, dessus un papier avait été épinglé indiquant le nom du prisonnier. Ce présent n’était autre qu’une camisole de force… destiné à protéger l’otage de lui-même ou alors à s’amuser à ses dépends ? En tout cas, il allait falloir essayer de lui passer. Lian lança un regard à Angie pour lui demander muettement conseil. Devait on commencer maintenant la torture ou pas ? Et dans ce cas là, fallait-il demander à Inès ? Ou Angie souhaitait elle s’en charger ? Un simple hochement de tête suffirait à Lian pour comprendre.

_________________
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Re: Au placard !

Message par Inès Dunkel le Mer 26 Jan - 0:00

Comment Inès savait pour Tristan ? Hm... Tout se sait à Nosco. Imaginez un peu comment, dans les quartiers étriqués des rebelles, il devait être dur d'avoir des secrets ! Quand Angie avait parlé de Tristan à Lian, Inès n'était pas dans le coin... En revanche, elle avait une bonne copine qui trainait pas trop loin, et lui avait tout raconté. De façon légèrement déformée, certes, mais Inès savait en tout cas qu'il y avait quelque chose entre les deux. Eh oui, la science des potins pouvait s'avérer utile, surtout lorsqu'il s'agissait de coups bas. D'ailleurs, Inès se souvenait encore de potins guildiens... Quoi de mieux pour semer la Zizanie que d'apprendre à Lucas ce qu'Eric a fait avec Valentine ? Vous me direz, a priori, ça n'est pas si embêtant, ça ne concerne que trois personnes. Mais ça devient fun si Julie et Margot apprennent également pour Valentine, parce que ces deux-là, euh... Hm ? Désolé, je m'égare...
Bref. Inès continua à gambader devant le groupe, tant et si bien que quand Tristan se fit agresser, elle se contenta de se retourner et de regarder la scène sans intervenir. D'ailleurs, ses confrères se débrouillèrent très bien sans elle. Bon, ça, c'était fait. Inès, bras croisés, appuyée à un mur en attendant que l'informaticien ait fini de se faire frapper, se permit de lui adresser un sourire moqueur qu'il ne pourrait, bien sûr, pas voir.

"- Eh beh, y en a qui ont du succès !"

Le ton était narquois, mais elle ne surenchérit pas par une autre remarque. Pas la peine. Elle reprit la route. Sur le chemin de la cellule de Tristan, elle chantonnait, un petit air joyeux. Aussi joyeux qu'elle. Comme si le silence d'Angie face à ses répliques était une victoire. En tout cas, elle savourait une sorte de vengeance. Laquelle ? Elle ne savait pas. Peut-être était-ce simplement un moyen de digérer la peine qu'elle avait à voir Lian aussi distante...
Bref. Elle laissa ses camarades traîner Tristan dans sa nouvelle demeure. Elle les suivit, sagement, et… S’empara la première de la camisole de force. Elle la tourna, la re-tourna… Oooh, mais c’était pour jouer avec Tristan ! Un large sourire illumina le visage de ma blonde. Eh bien, en toute logique, si c’était ici, c’était pour qu’on l’utilise… Mais pourquoi les deux autres restaient indécises, alors ? Ah, c’était bien les filles, ça ! Réfléchir, réfléchir, même quand il n’y avait pas à réfléchir… Heureusement qu’elle était là pour faire bouger les choses ! Sans ambages, et sans gêne, elle demanda :

"-Angie, mon coeur, tu peux l'allonger et t'asseoir sur lui, qu'on fasse notre affaire ?"

Sans se douter de toutes les allusions que l’on pouvait faire avec sa phrase. Très sincèrement, elle disait cela en toute innocence, ne voyant que le côté technique de la chose. Eh bien, il allait falloir l’immobiliser pour lui passer la chose, non ? Inès leva le nez vers sa consoeur, attendant de pouvoir enfiler la chose à Tristan..
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Re: Au placard !

Message par Tristan Darek le Dim 6 Fév - 15:36

Comme il était difficile de vivre quand on était soudain privé du sens que l'on utilisait le plus, l'odorat, l'ouïe, le goût, il n'en avait pas besoin, il n'en avait jamais eu l'utilité ici, lui qui n'était jamais sur le terrain et qui avait pris la nourriture en horreur. Et maintenant, on lui avait retiré la vue et il vivait dans le noir depuis pas mal de temps, son toucher ne lui servait plus à rien, il n'avait plus qu'à écouter, écouter qu'on ouvrait le bunker et qu'on le faisait rentrer dans ce lieu qu'il aurait pu franchir en d'autre compagnie, les yeux ouverts et les mains libres avec peut-être un sourire sur les lèvres, si ses ennemis avaient eu plus de chance. Mais il n'avait jamais adhéré aux idéaux de la rébellion, il avait seulement regardé ses proches s'y enfuir avec l'espoir, l'avaient-ils vraiment obtenu ? Étaient-ils satisfaits de leur nouvelle existence, de ce qu'ils étaient devenus ? Est-ce qu'ils avaient compris qu'ils n'étaient que des terroristes, des hommes de guerre efficaces seulement parce qu'on n'avait pas condamné les souterrains, qu'on ne les y avait pas enfumés comme de pauvres souris prises au piège de la mort ? Regrettait-il de ne pas avoir pu les retenir, les sauver ? Tout s'était passé si vite, il n'avait pas vu les choses venir, il ne s'était pas inquiété pour eux et maintenant c'était trop tard. Angie, est-ce qu'elle mourrait à son tour, sous les coups de la torture, pourrirait-elle au fond d'un cachot crasseux et insalubre, lui offrirait-on l'opportunité de mourir dignement ? Ces gens-là, à peine avaient-il posé leur pied ici volontairement qu'ils s'étaient condamnés à mort, mais la mort ne se montrait pas toujours clémente, ils ne mourraient pas tous comme des héros au milieu des combats, combien d'entre eux croupissaient au fond des cellules ? Est-ce que son enlèvement permettrait leur libération ? Est-ce que c'était un mal pour un bien ?
La porte s'était ouverte et en lui un bien horrible pressentiment s'éveilla, celui qu'il ne reviendrait peut-être pas, que sa vie pourrait s'achever ici, qu'il n'aurait pas le temps de terminer son œuvre. La mort qui l'attendait ici ne serait pas meilleure que celle qu'on réservait aux rebelles, emplis de rage, de cette volonté de vengeance, ils lui feraient subir ce que les leurs avaient dû affronter avant de terminer leur triste existence. Savaient-ils jusqu'où l'impératrice était réellement allée ? Mieux valait qu'ils l'ignorent pour toujours.
La porte s'était ouverte comme la dernière fois, le son n'était pas le même, les techniques étaient différentes mais les circonstances se rapprochaient assez pour que... Il baissa la tête. Une femme lui disait quelque chose à l'oreille et il tourna la tête pour mieux l'entendre, réalisant au dernier moment qu'il n'y avait qu'un fantôme. Ce jour-là il y avait toujours un sourire sur ses lèvres, plus léger que d'habitude mais il n'avait pas peur, il ne savait pas encore tout ce qui allait se passer, il gardait son masque, dans le monde des criminels c'était comme ça, quand on était arrivé au même niveau que lui, on ne se pisse pas dessus quand quelqu'un braque un flingue sur sa tempe, on ne hurle pas de peur, on garde la même assurance, on n'offre pas aux autres ce qu'ils veulent, pas si facilement.
La porte s'était ouverte et il rentrait dans l'enfer qu'on lui avait promis. Le purgatoire ? Il n'y avait pas d'expiation possible pour lui, il aurait d'abord fallu qu'il croie. C'était trop tard, les fautes étaient déjà faite. Et aujourd'hui il eut un instant d'hésitation mais on le poussa dans le gouffre et il respira l'air conditionné du bâtiment où il allait vivre l'horreur parce qu'il avait un jour osé poser ses mains sur un clavier, en toute innocence, parce qu'il avait froidement abattu ses ennemis. Il n'avait pas peur, il ne redoutait pas ce qu'il allait revivre, ce dont il allait se souvenir une fois de plus, cette fois les rêves se feraient réels, cette fois peut-être qu'il basculerait pour toujours dans une autre réalité.

Ils marchaient mais son ouïe avait été tuée par des années de chaos, elle n'était pas aussi sensible que sa vue, pas aussi aiguisée que son esprit. Le coup arriva sans prévenir et que les femmes qui l'avaient enlevé aient laissé faire ou n'aient pas réagit à temps le douleur fut la même, lui arrachant un cri de douleur. Échappant aux mains de celle qui le tenait, il tomba à genoux, crachant son sang, prostré, sans laisser échapper un gémissement de plus, pas par fierté, seulement parce qu'il ne leur donnerait pas ce qu'ils voulaient. Il ne leur donnerait pas une seule chose, rien concernant son travail, rien de Nosco qui puisse les concerner et les aider, peut-être avait-il pris le parti de ce qu'ils appelaient dictature, sûrement avait-il aidé aux plus horribles crimes, sans doute pour eux avait-il fait le mauvais choix , sûr qu'il était un assassin mais jamais, jamais il ne trahirait le camp pour lequel il avait tant travaillé, tant fait d'efforts. Quoi qu'ils disent, en le traitant ainsi ils tombaient aussi bas que les criminels, et c'était ce qu'ils étaient, de simples criminels, des terroristes, des cafards qu'un jour les siens écraseraient avec nonchalance du talon de leur botte.
Combien de choses aurait-il pu dire à celui qui l'insultait ? Il aurait pu lui avouer qu'il ne se trompait pas, qu'il était bien un bâtard mi fils de cette pute qu'il avait lui-même vendu par vengeance, mi fils d'un homme dont il ne connaissait ni le nom ni la position. Il aurait pu lui dire qu'il n'était qu'un chien et qu'il avait fini comme un chien, que sa sexualité ne s'était jamais bornée au sexe opposé et qu'il le vivait très bien. Mais lui dire tout ça c'était balancer sa vie sur l'étalage public, se livrer à leur mépris et à leur regard narquois. Ô vous les petits rebelles, vous qui voulez tant vous souvenir, ne vous inquiétez pas, le passé viendra, il vous marquera au fer rouge et à ce moment-là, vous non plus ne rirez plus.
Il aurait pu lui dire que les choses étaient ainsi ou l'insulter, il aurait pu lui lancer un sourire arrogant ou lui cracher au visage mais il ne fit rien de tout cela. En d'autres circonstances, il aurait simplement planté son regard froid dans le sien, jusqu'à ce qu'on l'embarque à nouveau et qu'il ne revoit plus jamais cet homme. Mais aujourd'hui il avait les yeux bandés et se trouvait dénué de toute expressivité, tant pis. Cet homme-là resterait un inconnu, il ne pourra jamais le reconnaître et finalement il s'en fichait bien. Celui qui osait le frapper et l'insulter sans avoir la moindre idée de son enfer, de ce qui l'avait poussé à faire tomber même ceux qu'il aimait méritait-il vraiment sa pitié ou même un regard, un geste d'attention envers lui ?
Il aurait pu lui dire qu'il pouvait bien le tuer, qu'il n'attendait de Nosco plus que la mort.

Mais les cris s'étaient éloignés et on l'avait forcé à se relever, sans aucune attention, sans délicatesse. Il était dans le monde des bêtes, dans la cage aux fauves, ce lieu dont il avait toujours cherché à s'échapper... Il était loin de la civilisation maintenant.
Cet homme, lui avait-il fait tord personnellement ? Avait-il tué l'un de ses proches ou n'était-ce qu'une vulgaire haine contre tous les brigadiers ? N'était-ce pas lui qui leur sauvait la vie, alors qu'il était le seul en mesure de pouvoir un jour les localiser avec plus de précision que ne le ferait les autres brigadiers ? Pour ça il lui suffisait de battre Rian, d'éliminer la menace. Et pourtant, l'arrogant aurait dû comprendre qu'il n'avait jamais essayé, en presque un siècle, il n'avait affronté les rebelles que sur des terrains annexes. Le pirate aurait dû comprendre que c'était un choix, peut-être une faiblesse de son âme mais pas de ses capacités.
Les rebelles savaient-ils qu'il ne parlerait pas ? Ils ignoraient qu'on l'avait déjà torturé et qu'il n'avait jamais rien dit. Les rebelles savaient-ils qu'il ne devait pas ressortir vivant d'ici ? Peut-être que pour un échange ils le laisseraient repartir mais c'était une faute, à moins qu'il ne s'en relève pas, mieux valait pour eux qu'ils éliminent la plus grande menace et qu'ils se facilitent la vie.
L'heure n'était pas à cette décision et il n'était pas temps de savoir ce qu'il adviendrait de sa misérable existence. L'informaticien n'écouta que d'une oreille distraite les remarques qu'on lui faisait, ne craignant ni l'ironie ni les menaces, il n'y répondit même pas, se murant dans son silence, il enfouissait la douleur au plus profond de lui, comme dans l'espoir de l'oublier un temps.

Le trajet une fois repris ne fut pas très long, visiblement ce qui leur servait de cachot n'était pas placé au plus profond du bunker à moins que celui-ci soit vraiment très petit ou peut-être avait-il tout simplement perdu la notion de temps, de lieu. Depuis combien de temps l'avait-on enlevé ? Bientôt il ne saurait plus si c'est le jour ou la nuit, il ne pourrait plus compter les jours...
Une fois qu'il pensa qu'on l'avait mis dans sa cellule, il y eut un temps mort, jusqu'à ce que la blondinette se mette à parler sur un ton... assez ambigu dirons-nous. Tristan ne réagit pas, gardant toujours le même visage impassible et sans la moindre envie d'ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit. Qu'allaient-elles faire ? Il n'était pas sûr qu'Angie ait envie de se mettre sur lui, à moins de le violer mais là, c'était un peu stupide, il n'aurait pas refusé de brèves retrouvailles avec celle qui fut son amante, et puis elle n'aurait quand même pas oublié qu'il savait très bien se servir de ses mains.
Bon avouons que ça ne devait pas être ce sens, cela dit avec ces trois-là, il était presque sûr de pouvoir craindre le pire. Ce n'était que le début de son calvaire mais bientôt il pourrait faire un commentaire comparé de ses tortionnaires, ô joie, ô bonheur, mais on pouvait le dire franchement : il ne restait désormais que l'ironie et le cynisme pour regarder les choses telles qu'elles étaient.
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Re: Au placard !

Message par Ann-Juliett Taylor le Sam 12 Fév - 16:50

    Un coup de pied dans l’arrière de genoux de Tristan, il était à terre. Angie n’y avait pas véritablement été avec douceur, il y avait dans son geste, ce peu de brutalité qu’on pouvait appeler l’amertume. Pourquoi ce sourire toujours sur le visage de Tristan, pourquoi riait-il encore ? Pourquoi ? Et pourquoi, elle, elle n’avait que cette obscurité dans les yeux ? Elle avait ce quelque chose caché en elle, et il n’y avait pas besoin de la regarder, on pouvait bien sentir la tension qu’il y avait entre les deux anciens amants. Ma rebelle se trouvait partagée entre deux opposés. Son camp aurait voulu qu’elle le torture, qu’elle s’acharne sur lui pour le détruire, lentement, à petit feu, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Il aurait fallu qu’elle lui fasse du mal, qu’elle le punisse, qu’elle l’anéantisse, lui, l’informaticien qui mettait les rebelles en défaut, lui, l’informaticien, leur plus grand danger. Son cœur, lui, aurait voulu un peu plus de tendresse, un peu plus de ce passé qu’il y avait eu entre eux. Il n’y avait pas eu d’amour, juste une complicité qui tirait ce qui était considéré comme conflictuel. Un paradoxe de leur vie d’autre fois, si tangible, si fragile et pourtant pilier de ma rebelle. N’avait-ce pas été lui qu’elle avait été voir lorsque Lian disparu elle avait été anéanti ? Ce n’était pourtant pas du réconfort qu’elle avait demandé de sa part, Tristan n’aurait très certainement pas pu lui offrir. C’était une toute autre chose. Elle ne cherchait en lui ni l’amour ni le conflit, ni la douceur ni la douleur. Elle le cherchait lui. C’était différent, et personne ne pourrait comprendre. Jamais.

    Elle l’avait mis à genoux et Inès s’occupait déjà de lui passer les bras dans la camisole de force. C’était un début pour Tristan, le début d’un long parcourt. Douloureux ? Peut-être. Darek avait ce visage et ce masque qui ne trahissait que bien rarement ce qu’il pouvait ressentir au fond de lui. Ma rebelle attrapa doucement les longs cheveux blancs de son ancien amant, puis sa poigne se fit plus ferme. Elle avait fait patte de velours pour lui saisir les cheveux, et puis elle reprenait le contrôle, comme elle avait toujours cherché à le faire avec lui. Son besoin de domination s’étendait jusque là. Tristan n’était jamais d’accord sur ce point, c’était comme mettre deux caractères forts l’un en face de l’autre. Un conflit. Mais au final, les deux s’entendaient plutôt bien. Angie haïssait ce sourire sur les lèvres de son amant, comme victorieux même dans la défaite. Elle voulait le lui anéantir, lui faire taire. Il lui faisait mal, elle avait l’impression qu’il se moquait, d’une traître insolence, elle le lui effacerait. Etait-ce cruel de sa part de vouloir briser son ancien amant ? Etait-ce monstrueux que de vouloir l’anéantir ? Il l’aurait bien cherché, lui et son sourire. Elle le poussa en avant, pour l’allonger à plat ventre sur le sol crasseux de sa cellule, le retenant tout de même par les cheveux, comme pour lui faire mal. Elle s’agenouilla, pour plus d’aisance. Elle posa un genou sur le bas de son dos, pour le retenir à terre, l’autre genou était sur le sol pour lui garantir une stabilité et un équilibre. Son autre main tenait toujours la tête de Tristan par les cheveux, elle lui plaquait le visage contre la terre, dans la poussière et la boue. Etait-ce seulement sa joue ? Tristan avait-il tourné la tête ? Certainement, car Angie appuyait de la paume de sa main, fortement, contre la tempe de l’informaticien. Lui faire manger la poussière, lui faire payer ce rictus. Une vengeance, haineuse. Une vengeance tout de même. Maudit soit-il, elle le haïssait, elle l’aimait, elle le repoussait, elle l’attirait. Pourquoi avait-il fallu qu’ils soient des opposés et pourtant des pièces qui se complétaient ? Pourquoi fallait-il qu’ils soient une harmonie désastreuse ? Pourquoi fallait qu’ils soient une ligne droite tranchée, coupée, séparée ? Tout les opposait et les liait à la fois.

    Nosco. Maudit Nosco !

    Les filles liaient les sangles tandis que ma rebelle le maintenait face contre le sol. Elle serait le poing, de douleur intérieure, elle ne voulait pas le montrer, mais Tristan devait bien sentir ces ongles rageusement enfoncés dans la peau de sa tempe. Sentait-il combien elle le haïssait ? Sentait-il combien aussi elle avait envie de le retrouver ?
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Re: Au placard !

Message par Lian Grenfield le Dim 13 Fév - 1:02

C’était déjà suffisant pour ce soir. Tristan se sentirait déjà assez mal de penser à ceux qu’il avait laissé en haut, à ce qui l’attendait pour le lendemain, surtout qu’il n’avait maintenant plus la possibilité de bouger ses bras, autant dire que la position était vraiment très inconfortable. De plus il avait certainement marché plus qu’à son habitude, sur un terrain non plus, il était tombé, s’était prit un coup de poing, avait eu peur dans son appartement… Et il devait avoir sur la conscience le fait que la bombe EMP avait tout détruit. Une totale réussite pour les rebelles en somme, et il ne le devait qu’à lui-même. Il aurait donc assez à ruminer tout seul. Lian lança donc un regard à Inès, puis à Angie qui semblait décidée comme jamais à s’acharner sur son ancien amant.

Je pense que ca ira pour aujourd’hui… Nous avons tout notre temps pour lui faire faire plus ample connaissance avec le sol demain…

Milles et une tortures attendaient Tristan, mais pour l’instant les trois rebelles avaient bien méritées de se reposer et d’entendre Yan Merling les féliciter. Lorsqu’ils ressortirent de la cellule de leur nouveau prisonnier, une petite troupe les attendait pour les féliciter. Accolades, mains tendues pour être serrés, petites claques gentilles dans le dos. On aurait pu croire qu’elles avaient accompli un miracle… Heureusement celui qui avait frappé Tristan ne se montra pas, il avait sans doute été s’enterrer quelque part dans les dortoirs pour ruminer sa future vengeance. En tout cas tant de chaleur humaine faisait plaisir. Cela faisait longtemps que les rebelles n’avaient pas pu faire un tel coup d’éclat, et ils en avaient besoin après le semi-échec avec Judikhael Wenfield. Le chef des rebelles, les remercia et glissa à Lian qu’il faudrait qu’ils discutent avec Rian un peu plus tard dans la soirée, il lui laissait cependant un peu de temps pour se reposer, se laver et se changer.

S’éclipsant discrètement les trois héroïnes du jour purent rejoindre leurs dortoirs, toutes ensembles. La journée avait tout de même été longue et épuisante. La jeune femme s’étira un instant, levant les bras le plus haut possible, s’étirant du bout des doigts jusqu’à la pointe des pieds. Elle ne rêvait que de pouvoir s’allonger sur son lit et se détendre sans bouger, parler pourquoi pas mais ne plus faire un mouvement. Cependant elle ne pourrait pas tout de suite.

Inès, je voulais te dire…

Un instant de pause, elle ravala sa rancune pour lâcher à demi-mot.

Merci pour aujourd’hui, tu as assuré.
Mais je ne prierais de ne plus faire de références ou de réflexions à un quelconque lien entre Angie et… lui.


L’identité dudit « lui » était assez évidente pour que personne n’ai besoin de préciser. Il y aurait sans doute beaucoup d’excitation les prochains jours, chacun voudrait approcher et pouvoir participer à « l’amusement » avec Traktueur. Ce n’était pas tous les jours qu’on voyait le commandor de la section informatique dans les souterrains, contrairement à Judikhael, et là la proie était faible et facile à taper… Un peu lâche de leur part, mais tous n’étaient pas des combattants chez les rebelles. Mieux valait donc épargner à Ann-Juliett Taylor les sarcasmes et petites moqueries de ses camarades.

_________________
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Re: Au placard !

Message par Inès Dunkel le Jeu 24 Fév - 3:26

D'après Inès, accolades et félicitations méritaient d'être entendues. Loin d'elle l'idée de jouer les modestes, sourds aux compliments et enfermés dans l'image qu'ils avaient d'eux de quelqu'un de banal... Inès, elle, elle acceptait d'être très forte, très douée... Ainsi elle envoyait à ses confrères de grands sourires, des remerciements, des bouts de récits. Cela pouvait ressembler à "on a tout fait péter, on l'a saucissonné, on est parties" à "les guildiens vont pleurer leurs mamans !" ou à un simple "je sais, je sais, on est trop fortes"...

Revigorée par cet instant de gloire, Inès ne sentit donc pas la fatigue s'emparer d'elle, et suivit ses consoeurs avec entrain, vers les dortoirs. Ici, toutefois, elle apprécia de pouvoir se jeter sur son lit, sur son matelas douillet et son oreiller bien mérité. Elle commença d'ailleurs à retirer sa tenue de travail: chaussures, chaussettes -fort heureusement peu odorantes. Elle en était à retirer la fermeture éclair de son haut -fort heureusement, elle avait dessous un sous-vêtements- lorsqu'elle tourna la tête, comme poussée par une sorte d'instinct, vers Lian. Le paysage qui s'offrit à elle était splendide. Lian, s'étirant...
Je ne vous parle pas de la beauté de la pose, de l'équilibre et du dynamisme, ni même de l'expression faciale de Lian à ce moment-là. Non. Cela me gêne un peu d'en parler, d'ailleurs. On va encore me prendre pour un pervers, mais ceci est un message rp, et je me dois de relater le plus fidèlement possible les émotions et ressentis de mes personnages. Inès non plus n'est pas perverse. Elle est juste sensible à certaines beautés de la vie. Habituellement, elle ne regardait pas trop les hommes, et savait reconnaitre une femme charmante dans son physique... Lian, c'était différent. Lian, elle semblait mêler la force et l'autorité et la rigueur dans son regard et dans ses actes tandis que quelque chose dans les traits de son visage, de ses cheveux, et de ces balafres sur sa joue, lui donnaient un air indomptable. Lian était une femme qu'Inès admirait beaucoup... Vraiment beaucoup. A vrai dire, pour rien au monde elle n'aurait manqué une occasion d'être à ses côtés, de lui plaire...
Mais LÀ, vous m'excuserez, mais tout humain normalement constitué et normalement entiché de Lian aurait vu son regard bifurquer vers... Eh bien, vers ce qu'elle mettait en avant ! Ne m'obligez pas à dire le mot, on va encore dire que je...rah... D'accord. Inès, donc, ne put s'empêcher de marquer un temps d'arrêt, son regard posé sur la poitrine de Lian. Elle n'était pas responsable, juste malheureuse victime de ses penchants et de la pose de sa consoeur...
Fort heureusement, cela ne dura pas une éternité. Mais inutile de vous dire que l'image, longtemps, restera gravé dans la mémoire d'Inès.

La voix de ladite Lian tira la mienne de ses pensées situées désormais bien loin de la prise d'otage de Tristan. Etrange, Lian s'adressait à elle avec beaucoup de sérieux... Quelque chose de grave ? Quoi, ne plus faire de réflexions à Angie sur sa relation avec l'otage ?

"- Bah... Pourquoi ?"

Demanda-t-elle, d'une petite voix innocente qui n'était pas assez exagérée pour que l'on puisse penser à du mime. Par ailleurs, ma blonde enfant se posait réellement la question: ses consoeurs manquaient d'humour à ce point ? Puis la réponse lui revint... Elle décida de remuer le couteau dans la plaie. Ce n'était pas vraiment du sadisme. C'était un jeu. Si l'autre ne s'énervait pas, où était l'amusement ?

"- Ca devrait pas la gêner. C'est du passé, hein Angie ?"
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Re: Au placard !

Message par Ann-Juliett Taylor le Dim 27 Fév - 17:37

    On l’avait aidé à attacher Tristan, une fois que ce fut fait, elle se leva de lui, s’écarta, loin, bien loin de lui. Elle avait déjà pris sa décision concernant les séances de tortures qui attendaient Tristan. Elle n’y participerait pas. Elle ne voulait plus le voir. Plus elle serait loin de lui, moins elle serait influencée, moins elle serait peinée. Elle détestait l’attachement, elle détestait ces liens. Elle aurait du les rompre dix ans plus tôt plutôt que de les laisser en suspens, les laisser attendre, comme s’ils n’avaient pas pris fin. Elle s’en voulait.

    Lorsqu’elle sortit à l’extérieur, ce fut pour affronter une salve d’applaudissements. Les rebelles étaient heureux. Elles avaient accompli une mission avec brio. Et quelle mission ! Elles avaient enlevé le meilleur informaticien de la Guilde. Elle aurait voulu être heureuse, elle aurait voulu participer à cet instant de gloire, un peu comme Inès, à raconter ces exploits… Mais Angie n’avait jamais été bien dans aucun camp. La victoire de l’un contre l’autre résonnait pour elle comme un meurtre contre l’humanité. Cette guerre était destructrice, rien de plus. Et elle était presque écœurée d’y avoir participé. L’autre point qui n’était fait que pour accroître sa peine : Tristan. Ils n’avaient pas été un couple comme les autres. Dans un couple on s’aime, mais entre eux, il n’y avait que le l’attirance physique. Dans un couple, on s’entend du mieux qu’il soit possible, Angie et Tristan avaient toujours été une bombe à eux tous seuls. Dans un couple, on est fidèle, et Joshi savait combien Tristan ne l’avait pas été, et combien ça n’avait eu aucun effet sur Ann-Juliett. Mais ils avaient été un couple malgré tout, un couple tempétueux, qui, lors d’une tempête, avaient été éloigné l’un de l’autre, et leurs retrouvailles après tout ce temps étaient à l’image de leur couple : chaotique.

    Angie se faufila entre ces gens qui l’acclamaient, les deux filles et elle, elle rendait un tant soit peu de sourire, mais il y avait dans son regard cette ombre issue d’un mélange entre la nostalgie et la peine. Elle aurait voulu la faire disparaitre, mais ce n’était pas aisé, elle dut la garder. Et à défaut de la faire disparaitre, ce fut elle qui disparut en direction des dortoirs. Elle avait retiré ses vêtements et prit une tunique de nuit. Elle avait envie de casser quelque chose, frapper dans quelque chose ou quelqu’un. Il respirait, la bouche fermée, pour étouffer sa colère. Et puis, Lian et Inès étaient là, elles étaient entrées. Elle avait entendu le bras droit de Yan signaler à Inès de ne pas blaguer sur l’ancienne relation entre Angie et Tristan, mais, entendant la répondre d’Inès, Angie ferma les yeux. Ne pas hurler, ne pas répondre, ne pas la frapper. Mais il y avait ce petit ton innocent dans sa voix, l’innocence d’une enfant qui ne pouvait pas comprendre combien les choses étaient différentes de ce qu’elle pouvait penser.

    Ann-Juliett ne répondit pas et alla s’engouffrer dans les draps de son lit, fermant les yeux, la mâchoire serrée de colère. Ses poings empoignèrent les draps avec force, ne les relâchant pas, tant que sa colère ne serait pas retombée. Elle chassa au plus vite Tristan de sa tête, oublier. Elle devait l’oublier, oublier qu’il était là. Elle devait se vider l’esprit… En pensant à autre chose. Comme à la pauvre Inès qui allait se coucher et allait se retrouver les pattes dans une dizaine de sucettes entamées ? N’était-ce pas de John qui avait mis ça là par vengeance pour le compte de Lian ? Là, ma Angie, si elle avait bonne conscience aurait du le lui signaler, la prévenir de ne pas s’y coucher aussi rapidement, mais elle n’avait pas envie de parler, et puis, avec un peu de chance, ça empêcherait Inès de mettre à nouveau une sucette dans les draps de Lian ? Hum ?
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