La patience du patient en la mineur. [libre]

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La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Kim van Berghen le Lun 20 Déc - 21:13

hj: j'ai fais le début dans une salle de consultation, mais je peux recevoir un email, ou autre... vous pouvez même débarquer par la fenêtre... ou par la porte si vous préférez... Tout le monde est le bienvenue!
Par contre je préviens, j'essayerais de répondre court et vite à ce sujet donc n'attendez pas à ce que je tartine des tonnes de mots Wink

dj:
Kim van Berghen était installé devant un bureau, ses lunettes posées sur son nez, le dos confortablement callé sur le dossier de son siège, dans lequel il était enfoncé. Il tenait dans ses mains un dossier ouvert, et ses deux sourcils tentaient désespérément de ne former plus qu’un tandis qu’il réfléchissait profondément tentant de comprendre puis de résoudre le problème qui se tenait sous ses yeux. Un dossier concernant un objet de recherche des scientifiques de la guilde. Il aurait du y être, travaillant dessus avec acharnement. Mais on lui avait demandé s’il pouvait effectuer quelques consultations, suite à une recrudescence des demandes pour le jour même. Il avait alors accepté avec joie, comme toujours. Il attendait donc son troisième patient, patiente, de la matinée.

Peut être aurait il la chance de croiser un ou une de ses connaissances de longue date, avec qui il pourrait discuter tranquillement tout en l’occultant, permettant ainsi à la personne concernée de se détendre en pensant à quelque chose tandis que le médecin se focalisait sur son diagnostic tout en écoutant les réponses qu’on lui formulait et ainsi en se cultivant, si ce n’était sur un sujet important, sur les ragots et rumeurs de Nosco. Les habitants de la ville formaient comme une grande famille, qui se connaissaient tous, et avaient plus ou moins de bonnes relations. La ville était si petite qu’ils se croisaient tous à un moment ou à un autre, et l’on ne pouvait s’ignorer réellement. En tant que chercheur et médecin il avait accès à des données confidentielles sur la plupart de ses concitoyens et connaissait nombre des détails de leurs vies. Tout était référencé dans ces dossiers, dès leurs premiers pas dans la ville, leurs parrains les emmenaient à l’administration pour que tous les détails possibles soient entrées sous forme de données. Tels des nouveau-nés, ils étaient catalogués et référencés. On leur attribuait un numéro, comme pour permettre de faire l’inventaire, des chiffres destinés à connaître leur ordre d’arrivée à Nosco, malgré le fait que le premier de ces dossiers n’avait pas été fait avec le premier habitant, loin de là… Depuis, la paperasse avait prit de l’importance et il était devenu nécessaire, au moins du point de vue de l’impératrice, de référencer et connaître tous les habitants. Les surveiller pour les mener sur le droit chemin, qui serait le meilleur pour eux et pour la communauté qu’ils formaient… D’ailleurs…

Peut être aurait il la chance de croiser un ou une nouvelle oubliée. Dans ce cas là, il faudrait certainement qu’il cherche son dossier sur le réseau béta, pour regarder rapidement si rien d’anormal n’avait été remarqué à l’arrivée et faire un deuxième bilan si nécessaire… Demander gentiment comment il s’installait, s’il avait des questions, s’il désirait des conseils ? Lier un lien avec ce nouvel être qui habiterait Nosco pour des centaines d’années, s’il était assez chanceux, débrouillard et intelligent. Oui, découvrir de nouvelles personnalités était tout aussi intéressant. Cela permettait aussi de mettre la main sur des petits scientifiques dont on n’avait pas encore trouvé les capacités. Etrangement chaque personne vivant à Nosco avait cette tendance irrationnelle… tenter de recruter les nouveaux dans leur propre section… les rebelles tentaient d’en faire des membres de la congrégation, les prêtres de Joshi d’en faire des congrégationnistes, les brigadiers d’en faire des brigadiers etc. Kim n’échappait pas à la règle, il espérait toujours voir dans l’attitude ou les questions d’un de ces innocents être se refléter l’âme d’un médecin ou d’un chercheur qu’il pourrait former. L’homme cherche toujours dans la personne avec laquelle il interagit une preuve de leur similitude… Car il est bien plus facile de communiquer avec quelqu’un de pareil. Il était même prouvé scientifiquement qu’au bout d’un temps de conversation, on finissait par adopter les mêmes gestes que son interlocuteur. Darwin, ô Darwin… tu es toujours là avec ta théorie de l’évolution liée à l’adaptation ! Chercher à être similaire, tout en gardant ses différences… Tenter de comprendre et percer les mystères de l’autre, pour mieux contempler son propre reflet et avoir un meilleur aperçu de soi même.

La salle n’était pas si grande, juste de quoi permettre d’empiler, deux chaises séparées par un bureau, lui-même couvert de papiers et d’un ordinateur ; une table d’osculation ainsi que le matériel médical habituel permettant de se faire examiner sans aucun soucis. Comme souvent la salle était peinte dans les tons blancs. Par économie, par soucis de simplicité, ou tout simplement pour rappeler qu’ici au Sapientia on se devait de respecter l’hygiène et la propreté. Tout était assaini et désinfecter, car on était là pour soigner et guérir les patients. Pour les remettre en états et leur permettre d’aller travailler à nouveau, car c’était leur devoir envers la communauté. Ici on soignait les bleus de l’âme et du corps, s’il fallait un soutient psychologique on le donnerait, mais on ne distribuait les arrêts maladie que très rarement, seulement en cas de réel besoin. Car après tout il n’y avait pas de vacances à Nosco, ni d’endroit pour échapper à son quotidien prenant, chaque jour était rythmé par la même cadence, ce qui pouvait devenir infernal pour certains qui ne le supportaient pas. Nulle part où aller pour sortir de Nosco, ou alors il fallait se confronter à la mort, ou au risque de mourir en tout cas… Le seul endroit inconnu de la plupart des nosciens, excepté la brigade, était les souterrains ou les sous-sols désaffectés… mais ces lieux obscurs et mortels étaient loin d’être un lieu de repos paradisiaque, seulement un moyen de mettre fin à sa vie pour les plus suicidaire qui descendaient sans arme alpha, ni autre armes pour se défendre.

On lui avait dit qu’il pouvait attendre dans la salle et qu’on lui enverrait le prochain patient, il profitait donc de cet instant de répit, pour réfléchir une fois de plus à son problème et à la solution qu’il pourrait y apporter. La Science était ainsi, une infinité de questions qui s’ajoutaient les une aux autres, et quelques réponses qui apportaient encore plus de questions… Un métier intéressant car il était impossible de s’en lasser, il était un éternel recommencement.
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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Artèmîa Elisian le Dim 26 Déc - 0:07

Décidément le sort s'acharnait contre elle, à croire qu'elle avait vraiment la poisse ces derniers temps pourtant elle n'était pas passé sous une échelle, elle n'avait pas cassé un miroir ou quoi que ce soit d'autre du même et si elle n'était pas du tout quelqu'un à croire à n'importe quoi elle devait néanmoins admettre que là il s'agissait d'acharnement pur et simple, acharnement de quoi elle n'en savait rien mais il fallait bien qu'il y ai quelque chose pour qu'elle en arrive là. La longue liste de ce qui n'allait pas en cette journée commençait véritablement à lui faire peur...

Elle avait commencé le matin même avec un cauchemar si vivace qu'elle en avait poussé un hurlement et n'avait plus été capable de fermer l'œil, prostrée dans ses draps, roulée en boule pour essayer d'échapper à ce qui hantait son esprit, une fois la lumière naturelle de retour elle avait tant bien que mal quitter le couvert de son lit pour la salle de bain dans l'optique de se faire une toilette... et avait malencontreusement glisser par terre, s'étalant de tout son long et fracassant le porte flacon qui alla rependre son contenu à terre, tapissant la pièce de haut en bas avec force bruits.

Elle était restée allongée à terre pendant une bonne demi heure, à essayer de savoir si elle n'était pas en train d'expérimenter le diction «  il y a des jours où l'on devrait rester couché » mais ayant du travail et surtout trouvant le sol plutôt froid elle se releva finalement en grimaçant, la rencontre bras/sol n'avait pas été heureuse, elle allait sûrement avoir de magnifiques bleus à cacher si elle ne voulait pas que Khael s'inquiète... mais à peine assise à son bureau elle poussa une exclamation agacé en voyant que le quintal de choses poussiéreuses sur son bureau ne tenait pas du tout de son sujet du jour et qu'elle allait devoir faire la moitié des salles pour retrouver ce qu'elle cherchait et en se relevant nouveau coup du sort, elle renversa une petite étagère emplit de papier éparts qui se rependirent pour augmenter encore le fouillis du lieu.

Laissant là le champ de bataille elle ratissa le sanctuaire en long en large et en octogone sans parvenir à trouver ce qu'elle cherchait, en revanche elle tomba sur un Allan de fort méchante humeur et s'en alla en toute discrétion pour éviter une rencontre avec 'la bête'....

Forcée de faire autre chose que son travail elle décida d'aller consulter les archives mais à peine un livre entre ses mains qu'elle voyait s'effondrer le meuble en fer et ne dû son salut qu'à un saut sur le coté avant que la chose de la transforme en crêpe de prêtresse, commençant à se demander ce qui lui arrivait réellement elle rentra dans ses appartements et y resta cloitrer en ne touchant à rien de peur de commettre encore une bourde de plus et une qui aurait put lui couter plus cher que quelques bleus.

Restée à lire un des livres de Judikhael elle se sentit soudainement glacée et en se relevant pour chercher quelque chose pour se réchauffé elle nota que la pièce tournait sur elle même de manière fort étrange et très inquiétante même pour elle, optimiste convaincu ou pas, après une journée comme la sienne ( et que dire, journée ! C'était encore le début de l'après midi ) elle était prête à exploser, si en plus de toutes ses catastrophes elle était malade ça n'allait vraiment plus, au pire des moments plus ça lui ressemblait bien.

Par prévention elle prit donc rendez-vous, elle n'avait pas envie de s'y faire envoyer de force et de toute façon devait s'y rendre dans le mois pour une visite de routine et se fit consciencieusement accompagner par un milicien de peur de faire un malaise en pleine rue ou de provoquer encore un cataclysme ( elle avait tellement l'impression de bouillir, après le froid, qu'elle s'attendait à voir le sol s'ouvrir devant elle pour laisser échapper quelque monstre horrible ) et une fois sur place elle attendit son tour en se tenant la tête à deux mains, la douleur de plus en plus intolérable lui donnait l'impression que son crâne allait exploser ou fondre comme du métal en fusion.

Elle aurait bien essayer de poser la tête sur le mur mais ça aurait été mal vu dans un lieu tel que celui ci et elle ne tenait pas à se donner plus en spectacle que présentement, les regards de ceux qui passaient la mettait mal à l'aise, elle n'aimait pas le moins du monde qu'on s'inquiète pour elle, elle s'inquiétait pour tout le monde mais elle avait horreur du contraire et elle tentait toujours de faire bonne figure en se rendant au Sapienta, elle était une habituée des lieux et de ce fait ses visites provoquaient toujours les coups d'œil, de peur qu'elle ne rende le dernier soupire d'un instant à l'autre ( elle avait été réduite à cela seulement deux fois en vérité mais on semblait continuellement l'oublier, sans compter que certaines de ses visites étaient dû à Khael et à ses missions et pas à sa santé ).

Seulement cette fois elle ne pouvait pas tout simplement parce qu'elle était pliée en deux et ne parvenait pas à se relever sans être prise de tournis abominables et avec l'impression que ses poumons allaient s'envoler hors d'elle pour vagabonder comme deux oiseaux saugrenus... le temps semblait si long, interminable, comme si chaque minute était une heure, elle en avait franchement assez et aurait préféré mourir là tout de suite que de subir une telle torture et surtout elle se demandait ce qui se passait, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas été aussi malade après tout, les microbes essayaient de se rattraper ?

Elle entra finalement dans le cabinet en lui même et s'effondra au sens propre du terme sur la chaise... enfin sur le coin de la chaise, celle ci fuyant loin de la prêtresse avec un horrible crissement tandis qu'Artèmîa poussait un cri étranglé en tombait à terre, esquivant de peu le coin du bureau et se roulant en boule, les deux mains aux tempes.

« C'est un cauchemar... un véritable cauchemar, j'ai l'impression que je vais exploser là tout de suite ou pire... »
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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Kim van Berghen le Lun 27 Déc - 3:46

Finalement un nouveau patient, ou plutôt une gente demoiselle, se présenta dans le cabinet, Kim eut à peine le temps de lever les yeux de ses dossiers en enlevant ses lunettes et en esquissant un sourire ainsi qu’un bonjour que déjà la demoiselle tombait… sous son charme ? Non, sur la chaise ! Repoussant son siège, il se relevait d’un bond, contournant le bureau pour s’accroupir près de la patiente qui semblait souffrir horriblement, elle avait hurlé pendant sa chute et là elle avait collé ses deux mains à ses tempes, visiblement un mal de crâne lui vrillait le cerveau. Perte d’équilibre, douleur aigue dans la zone cérébrale… La patiente avait une réaction intense qui prouvait à quel point elle souffrait, elle s’était mise en position fœtale, protection psychologique qui permettait de supporter plus aisément certaines douleurs. Au moins la patiente réussissait encore à parler et à s’exprimer, même si c’était d’une voix qui exprimait toute ses souffrances.

Bon le point positif c’est que la patiente n’avait pas perdu conscience, il repoussa la chaise qui était trop proche de la jeune femme, et lui attrapa doucement le poignet le plus proche, tout en murmurant pour ne pas accentuer la douleur de la jeune femme.

Calmez vous, je vais atténuer la douleur, mais avant j’ai besoin de savoir si tout va bien, d’accord ? Nous allons faire ces vérifications rapidement et ensuite je vous donne un antidouleur.

Tenant toujours le poignet, il vérifiait le pouls et prit dans ses bras la patiente pour la redresser en se servant du bureau comme d’un dossier pour le dos de celle-ci. Ce n’est qu’au moment où il glissa ses doigts dans la chevelure de celle-ci pour passer les mèches de cheveux derrière ses oreilles et ainsi révéler ses yeux qu’il reconnu réellement sa patiente : Artémîa Elisian ! La jeune femme avait toujours eu une santé fragile et était là depuis près de cent ans son dossier avait eu le temps de largement s’étoffer. Heureusement que maintenant ils étaient tous conservés électroniquement, sinon ils auraient du utiliser bien trop de papiers. Kim van Berghen était surpris que la prêtresse du conseil des sept de Joshi ne se soit pas présenté avant et surtout que personne ne soit venu avec elle jusque dans la salle de consultation pour éviter tout problème sachant le nombre d’évanouissement qu’elle avait déjà fait.

Vous êtes entre de bonnes mains Artèmîa. Mais maintenant je voudrais que vous me disiez combien de doigts vous voyez...

Le but de l’opération ? Détecter des troubles neurologiques majeurs chez la diplomate de la congrégation. Il commença par lui montrer cinq doigts, puis trois. Il ne dit rien à voix haute, ne confirmant aucun impression et restant impassible pour ne pas paniquer plus la patiente, écoutant simplement ses réponses avec grand intérêt. Puis il changea de tactique une dernière fois.

Pouvez-vous suivre mon doigt sans bouger la tête?

Il commença en plaçant son index de la main droite dressé vers le plafond à la droite du visage pâle de la prêtresse, puis lentement il atteignit presque le nez avant de finir tout à gauche. Pendant le processus il avait observé attentivement les yeux d’Artèmîa. D’ailleurs ils avaient une jolie couleur grise et pourtant ils semblaient vivaces malgré le mal de crâne de la jeune femme, elle était encore éveillée et attentive. Il répéta le mouvement une dernière fois de la gauche vers la droite. Il réfléchit un instant avant de rendre son verdict. Il interrogea une dernière fois tandis que la jeune femme était toujours consciente.

Vous êtes venue seule ou accompagnée ?

Si elle était accompagnée, il se sentait l’obligation de prévenir cette personne que l’état de son amie nécessitait plus de temps et d’analyse et qu’il pouvait avertir ses supérieurs. Quand à Judikhael Wenfield il hésitait à l’avertir, après tout l’homme ne pourrait en aucun cas aider et ne ferait que s’inquiéter pour rien. Et que ferait la douce Artèmîa a voir son bien aimé lui tourner autour tel un lion en cage sans pouvoir rien faire ? Non, cela risquait plus de la fatiguer, de l’inquiéter et de la déranger que de l’aider à aller mieux. D’ailleurs il faudrait lui-même qu’il l’interroge pour connaître les causes du mal de crâne. Jamais auparavant il n’avait été rapporté dans son dossier qu’elle soit sujette à de telles douleurs, un évènement avait du provoquer ce problème de manière passagère. Ce qui n’était pas forcement une bonne nouvelle mais au moins une information qui permettrait de l’éclairer pour résoudre ce mystère. Coup sur la tête, maladie, bactérie ou virus, prise massive de médicaments, empoisonnement, problème physique dû à une maladie génétique ? N’importe laquelle de ces solutions pouvait être la bonne… L‘important était de stabiliser l’état d’Artèmîa et de tenter de trouver une solution, la meilleure possible et surtout rapidement !

Finalement la pauvre jeune femme connaissait bientôt toutes les pièces de la Sapientia et tous ses médecins. Autant dire qu’elle avait du courage et de la volonté, forcée de revenir assez souvent à cause de sa santé et des aléas de celle-ci. Chacun des collègues de Kim avaient tenté de trouver un remède, tentant de rendre moins fragile la jeune femme à la fine carrure, mais elle restait égale à elle-même et heureusement toujours avec un sourire et des mots doux. Elle ne rechignait jamais, toujours prête à écouter les conseils qu’on lui donnait tant qu’ils ne mettaient pas en péril sont travail et son train de vie assez rapide. Elle avait plus de courage que certains autres habitants de Nosco et surtout que certains nosciens masculin, qui étrangement trainaient bien plus les pieds que leurs homologues féminines pour aller voir les médecins et se rendre aux consultations obligatoires. Pourtant parmi les médecins il y avait aucun de beaux jeunes hommes que de jolies jeunes femmes, mais même celle-ci ne semblaient réussir à attirer les plus réticents d’entre eux, qui souvent étaient des informaticiens. Les brigadiers n’ayant pas toujours le choix de repousser leurs visites, puisqu’ils avaient besoin d’être en forme pour leur métier très physique. Et ils n’avaient pas la possibilité de refuser lorsqu’ils étaient blessés gravement en mission dans les souterrains de la ville.
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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Artèmîa Elisian le Lun 27 Déc - 23:47

La chute n'avait pas été si haute que cela, pourtant à l'instant où elle avait heurté le sol une douleur fulgurante avec bondit le long de sa colonne vertébrale, remontant comme une décharge électrique et explosant dans son crâne avec violence, lui faisant voir des étoiles, obscurcissant sa vision pendant quelques instants et lui faisant gouter le sang.

Une fois le choc en lui même passé elle sentit un engourdissement dans les muscles, lent, se propageant comme une eau glacée dans une bouteille tandis que ses nerfs se vrillaient en protestant contre le traitement qui leur était infligé; ses os tiraient douloureusement et l'empêchaient de bouger, la clouant sur place, enroulée sur elle même, diffusant une agonie sourde, rongeant et son crâne bouillait, menaçant d'exploser, le sang battant et les tempes aussi douloureuse si non davantage que le reste... Elle avait toujours le tournis, pire maintenant le monde semblait décider à aller de plus en plus vite et plus elle essayait de retrouver ses appuis plus elle se sentait partir, elle suffoquait à demi et sentait une horrible nausée monter sans qu'elle se l'explique, réfléchir était de toute façon trop douloureux, elle essayait juste de ne pas trop rester focalisée sur ce qu'elle vivait.

De toutes évidences le docteur devait se trouver tout près d'elle même si elle n'avait rien perçu jusque là, elle sentit une pression sur son poignet et grimaça quand il l'éleva quelque peu, certes en lui même le geste était anodin mais avec ses os et ses muscles en grève cela devenait une horrible torture que de se mouvoir du moindre centimètre d'autant qu'elle tremblait passablement, de froid même si la pièce était chaude mais ça elle le vivait depuis plus de deux heures, un froid mordant qui ne disparaissait jamais, comme un hiver interminable, un samain sans fin et elle avait beau se couvrir, boire chaud ou augmenter la température de la pièce rien n'avait fait et rien ne semblait capable de faire et Joshi seul savait que dans le même temps elle se sentait en train de bouillir comme un bain marie.

Un son brouillé lui parvint mais elle dû s'y prendre à trois fois avant de comprendre de quoi on lui parlait mais quand ce fut fait elle devait admettre qu'elle ne savait pas quoi penser, d'accord il lui promettait de faire cesser l'horrible douleur qui lui parcourait le corps mais d'un autre coté elle se demandait ce qui lui passait sur la tête, si tout allait bien ? Mais ça se voyait que tout n'allait pas bien, pas bien du tout même, elle était à deux doigt de passer de vie à trépas et lui demandait si ça allait... bon d'accord il ne méritait pas qu'elle s'en prenne à lui mais dans une situation pareil la plus patiente et paisible des âmes pouvait tout de même avoir droit à un peu d'agacement ou du moins à se qui s'en rapprochait dans un état comme le sien.

Et pendant qu'elle tentait de faire fonctionner son esprit elle le sentait qui lui prenait le pouls et l'entourait de ses bras, si elle avait était dans son état normal elle en aurait sûrement rougit ou rit, ou les deux, mais elle se sentait définitivement trop mal pour ça, elle se laissa donc faire, sans la moindre force, affalée contre le docteur en fermant les yeux tandis que le froid bureau envoyait une nouvelle onde de douleur dans son dos, lui arrachant un gémissement bas. Il parla de nouveau et de nouveau elle dû faire un horrible effort pour comprendre ce qui se passait, elle se contentant d'un signe de tête infime pour montrer qu'elle avait comprit et attendis qu'il commence.

Étonnamment elle n'avait aucun problème à voir combien de doigts il lui montrait, en revanche elle les voyait déformés ou en deux dimensions ce qu'elle ne se priva pas de dire du mieux qu'elle put entre ses dents serrées puis de nouveau elle se plia au test de son mieux tout en agrippant de toutes ses maigres forces ce qui lui tenait lieu de soutient, le médecin donc. Sa voix était faible, frêle comme un cristal précieux, elle se demandait même si il parvenait à l'entendre mais elle répondit quand même alors que son crâne battait de plus belle de plus en plus douloureux et amenant des larmes à ses yeux fermés...

« Un milicien... pouvait pas venir seule... pas assez de force... trop peur... des problèmes.... ce matin... pas arrêté... tombé... mauvaise nuit... pas prit mes médicaments... trouvait pas... »

Mais elle dû s'interrompre, elle avait bien trop mal à la tête et chaque mot était une torture odieuse et de toutes façons comment lui expliquer que cette journée était à marquer d'une pierre noire pour elle. Elle se contenta donc de laisser sa tête retomber en inspirant doucement et en faisant le vide, essayant de calmer les tremblements de ses bras et le tournoiement du sol sous elle, c'était bien la première fois qu'elle enchainait les symptômes comme ça, d'habitude elle pouvait elle même dire ce qu'elle avait tant elle était habituée à être malade mais là elle devait admettre que ça lui faisait vraiment peur et elle en plus de cela elle n'avait rien fait de si spécial pour aller mal.

« Je... sais pas... rien... pas sortit... froid... d'un coup... voulu me lever... tout qui tournais... trop mal à la tête... arrive pas à bouger... »

Elle n'avait aucune idée de la raison pour laquelle elle s'escrimait à parler mais elle le faisait, grimaçant de douleur, elle n'avait pas peur au sens d'une panique quelconque ou d'une appréhension comme certains quand ils tombaient malade, elle avait trop l'habitude, ce qui lui faisait peur c'était le fait qu'elle n'avait rien fait de particulier avant cette journée, rien du moins pour elle qui put expliquer son mal être soudain. Bien sûr elle espérait que le médecin avait finit ses tests et qu'il lui donnerait de quoi penser au moins correctement, qu'elle puisse se redresser et essayer de comprendre ce qui lui arrivait, après tout avec tout ce qu'il devait avoir sous la main il allait bien trouver quelque chose d'efficace...
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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Kim van Berghen le Jeu 6 Jan - 23:37

Aimable comme Artèmîa. C'est ce que la plupart des gens disaient: la prêtresse était la douceur incarnée, pleine de charme et de grâce, elle savait toujours rester agréable et polie lors d'une conversation. Elle avait un calme et un sang froid permettant de gérer la plupart des situations qu'elle résolvait grâce à son tact et à son écoute. Elle était douce et bienveillante à l'égard de chacun. Elle était affable et courtoise, une parfaite diplomate pour la congrégation de Joshi, qui avait fait un bon choix. De plus, elle vivait à Nosco depuis de longues années, plus que van Berghen lui même, elle avait donc une bonne connaissance des habitants et de comment fonctionnait la ville. Oui, on pouvait en déduire qu'elle avait mangé beaucoup de carottes pour être aussi aimable, elle était aussi douce qu'une lapine. Peut être faisait elle partie du même club que Shane Mael Lewis? En tout cas elle était bien différente de celui qu'elle aimait, Judikhael Wenfield était certainement l'opposé qui l'attirait comme un aimant. Elle semblait accueillir chaque mot comme s'il avait un intérêt particulier, alors qu'il semblait souvent froid et distant. Un couple bien différent mais qui se complétait. Elle apportait la fraicheur et la douceur, tandis qu'il amenait protection et sécurité.

Aimable... Ne pouvait ton pas prendre ce mot dans un autre sens? Le suffixe « able »qui ajoutait l'idée de possibilité au verbe aimer. L'idée de ce qui peut être aimé. Artèmîa était aimable et aimée... Art aimé... Les trois premières lettres de son prénom, et l'inverse de la fin de celui-ci. Qu'il sonnait doux son prénom à l'oreille des nombreux prétendants. Mais un seul avait su décrocher le flambeau et faire briller la lumière au fond des yeux de la bienaimée, le commandor de la section anti-terroristes. Pourtant, malgré l'impopularité relative de son aimé, en tout cas chez les rebelles, elle la douce et pure restait aimée de tous et de chacun. Elle faisait partie de la congrégation, pourtant guildiens et membres de la confrérie ne pouvaient s'empêcher de vanter ses mérites, tout comme ceux de son camps. Dialoguer avec chacun était son travail et son but, et elle s'en sortait très bien...

Faut il être aimable pour être aimée? C'est en tout cas plus qu'appréciable et préférable. Etre à l'écoute pour être soi-même écouté. Comme on l'apprenait parfois lorsque l'on était petit: « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent », sous entend le contraire: « fais ce que tu voudrais que l'on fasse pour toi ».

Pour l'instant, elle ne parlait qu'en gémissant, ou en murmurant entre ses dents. La souffrance était visible et déformait son doux visage en une grimace de douleur. Parler semblait lui couter des efforts énormes, impossibles même, pourtant elle le faisait, parce qu'il lui avait posé une question. Elle lui fournissait ainsi de précieuses indications, lui permettant de mieux comprendre le problème et la situation. Elle n'était pas seule: un bon point. Elle était tombée ce matin: mauvaise nouvelle et peut être explication du problème. Elle n'avait pas prit ses médicaments? Très mauvais point. Personne ne pouvait donc l'aider ou faire attention à elle? Elle était fragile et avait besoin de ces petits comprimés de couleurs. Il pouvait aussi noter à quel points ses paroles étaient hachées, heureusement elles avaient une cohérence qui prouvait qu'elle arrivait encore à penser. Elle tremblait autant que sa voix vibrait. Oui, elle avait froid, c'était visible. Il posa une main sur son front brulant. Elle avait de la fièvre. Bien, il était maintenant temps d'agir. Il avait attendu quelques minutes pour pouvoir l'interroger et être sûr qu'elle n'avait pas un problème plus grave qui contre-indiquerait la prise de médicaments dont les effets seraient dangereux pour elle.

La première chose à faire? Ce qu'il aurait aimé qu'elle fasse pour lui si les rôles avaient été inversés: soulager la peine. Il ajusta doucement le dos d'Artèmîa contre le bureau pour qu'elle reste assise même si le dossier était loin d'être confortable, il lui indiqua d'une voix douce, qu'il devait la laisser quelques secondes pour chercher le produit. Pour le moment il se devait de diminuer la douleur avant de la faire bouger ou de la transporter. Soulager ou mieux supprimer la douleur, Nosco était passé maitre dans ce domaine... Ils avaient à leur disposition tout un attirail d'antalgiques et d'analgésiques, comme par exemple des antidépresseur ou des neuroleptiques. Pour cette fois-ci il lui injecterait simplement un opiacé, qui bloquerait les récepteurs postsynaptiques. Se relevant, il fouilla dans un tiroir qui était extrêmement bien rangé et conditionné pour permettre de retrouver en un instant l'objet ou le produit désiré. Il mit rapidement la main sur une seringue de taille moyenne ainsi que le produit contenu dans une petite bouteille transparente. Il planta la seringue dans le flacon pour mettre le produit dans celle-ci, puis il revint aux côtés de la prêtresse. Déposant l'aiguille sur le bureau, il souleva délicatement la manche de la jeune femme, tout en lui expliquant ce qu'il allait faire pour qu'elle ne panique pas. Savoir était l'une des grandes préoccupations des patients, ainsi que des Nosciens. Qu'allez vous faire? Qui suis-je? Quel est ce médicament? Il désinfecta le muscle deltoïde de celle qui continuait à souffrir. Pourquoi n'ai-je aucun souvenir? Vais-je avoir mal? Qui sont vraiment les créatures du sous-sol? Vous êtes sûr du diagnostique? Comment sont produites les ondes alpha? Il la piqua et injecta le produit dans le muscle, l'effet ne devrait pas prendre trop longtemps et ensuite elle se sentirait mieux.

Les effets du médicament pourraient être divers, mais dès à présent la douleur devrait déjà disparaître. Cependant elle aurait besoin de repos et surtout d'examens pour que les médecins vérifient qu'elle n'ai rien de plus grave et comprennent ce qui lui était arrivé. Ils la prit dans ses bras, passant le bras gauche dans son dos et le droit sous ses jambes, maintenant que la souffrance devait être moindre, ou avoir totalement disparue. Il prit une voix calme et normale, pour ne pas se montrer anxieux et annoncer l'une des phrases bateau du personnel de la Sapientia.

Nous allons devoir vous garder pour de plus amples examens
Je vais vous trouver une chambre, vous avez besoin de repos.


Il sortit et passa directement dans la salle d'attente, où il aperçu directement l'homme qui avait accompagné la prêtresse, d'un signe de tête, il lui indiqua de le suivre pour qu'ainsi il puisse lui expliquer. Puis il se rendit à l'accueil, où il demanda le numéro d'une chambre d'hospitalisation libre, avant d'annoncer qu'elle serait désormais occupée par Artèmîa Elisian, jusqu'à temps que celle-ci se sente mieux et qu'un médecin compétent l'autorise à sortir. Puis il se dirigea vers ladite chambre, numéro 25. Ils prirent l'un des ascenseurs pour descendre au deuxième étage, dans l'aile Ouest. Arrivé sur place, il déposa Artèmîa dans son lit et la confia au bon soin d'infirmières pour qu'elle ai le temps de se changer tandis qu'il discutait avec Stefan, le membre de la congrégation qui avait amené la prêtresse. Il le connaissait, ou du moins les quelques détails de son dossier. Il devrait être capable de transmettre un message à Allan Cadmun, cependant il ne semblait pas disposé à le faire, de peur de se faire mal voir du grand manitou. Kim soupira, sachant que cette corvée, qui n'était pas censé être la sienne, lui retomberait sur le dos, si Stefan n'était pas prêt à parler franchement au Haut prêtre. après une longue discussion il laissa le congrégationniste à ses dilemmes et revint près d'Artèmîa, qui était déjà allongée dans le lit.

Vous allez mieux?

L'injection devait maintenant faire pleinement effet, et la douleur aurait du avoir disparu. Ils allaient pouvoir avoir une meilleur conversation et surtout un scan complet de la jeune femme pour savoir d'où venait le problème. Autant il était délicat et difficile de faire un diagnostique dans les souvenirs de Kim, à l'époque d'où il venait, autant les machines rendaient dorénavant à Nosco le travail vraiment plus simple. Les recherches et avancées technologiques avaient été telles, qu'on ne mourrait que très rarement de maladie ici. Le seul et unique vrai danger restait les créatures, ou un empoisonneur si l'on était vraiment pas prudent et hais. Enfin tout le monde, ou du moins les plus anciens, savaient ou se doutaient qu'il existait un département de la guilde pour l'espionnage et l'élimination des individus suspects ou traitres à la guilde. Mieux valait donc surveiller ses paroles et ses actes. Kim van Berghen y veillait même si ses idées étaient loin d'être arrêtés ou anti-rebelles. Mais après tout il faisait le travail qu'on lui demandait et n'affichait pas trop ouvertement ses pensées. Il ne trahirait pas et ne vendait pas les informations confidentielles auxquelles il avait accès. Donc on ne le blâmait pas pour ces idéaux un peu trop laxistes. C'était un bon médecin et surtout un bon chercheur, un scientifique qui trouvait des choses utiles et importantes pour la guilde. Il faisait ce que d'autres ne voulaient pas faire, et depuis de nombreuses années, ce qui lui accordait la confiance de la guilde.

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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Artèmîa Elisian le Dim 16 Jan - 0:36

Elle n'avait franchement pas envie qu'il la laisse, même pour quelque secondes mais elle n'avait pas le courage de dire quoi que ce soit et puis de toutes façons il faisait ça pour prendre un de ses antalgiques comme il le lui avait promis, et l'idée d'être débarrassée de cette horrible douleur lui était un énorme soulagement, cela faisait bien trop mal pour que le reste compte un tant soit peu en cet instant.

De ses yeux à demi fermés il le vit enfin revenir, approchant d'elle une aiguille, pas grande certes mais qui avait toujours eu le don de la faire tiquer, elle avait beau visiter le Sapienta toutes les semaines elle n'avait jamais aimé ces choses et son hémophobie n'arrangeait franchement rien... heureusement qu'avec le temps elle avait finit par s'y habituer, enfin à défaut de vraiment le supporter elle arrivait tant bien que mal à ne pas réagir quand on approchait l'une d'elles de son corps... dans la situation présente toutefois elle avait tellement mal que même une aiguille ne la faisait plus réagir, tout ce qu'elle voulait c'était en finir avec sa douleur et ne plus jamais entendre parler de cela, dormir oui, dormir un long moment et puis se cloitrer chez elle pour le restant de ses jours.

Elle le laissa donc lui injecté le produit, la sensation était en général un peu douloureuse mais au milieu du reste elle ne sentit presque rien, la seule chose qu'elle apprécia dans la situation et elle était d'autant plus heureuse que le médecin lui parle, elle ne voyait pas grand chose et tout en ne pouvant presque rien voir correctement elle avait encore la sensation aiguë de là où elle se trouvait en cet instant... Au moins avec cette voix calme qui lui parlait elle avait quelque chose qui n'était pas déformé et qui la distrayait du reste, elle n'avait qu'à l'écouter, arrêter de penser à ce qu'elle ressentait jusqu'à ce qu'il lui injectait fasse effet et la délivre.

Et il ne fallut pas longtemps pour qu'enfin la pression qu'elle sentait diminue fortement, la soulageant de cette horrible sensation d'étouffer et le reste aussi allait mieux, elle avait encore des élancements dans les os et les nerfs mais ils étaient tenus, moindre, effacés, ses sens avaient retrouver un peu de leur normalité mais surtout son mal de crâne semblait avoir disparu... oh bien sûr c'était uniquement le fruit de ce qu'il lui avait donné, elle ne sentait plus la douleur mais ça ne voulait pas dire qu'elle avait vraiment disparu, peu importait pourtant, l'important pour elle en cet instant était qu'elle n'avait plus mal ou presque plus.

C'était comme revivre ou avoir des ailes, plus de cette douleur éprouvante et glacée et bouillante à la fois, plus rien qu'une grosse fatigue et un immense soulagement, elle en aurait presque pleuré de joie si seulement elle n'avait pas été tellement fatiguée... elle n'arrivait toujours pas à bouger plus d'un doigt et se laissa emporter lorsqu'il la prit dans ses bras, elle était assez confortable là où elle était et ferma les yeux en somnolant, elle aurait presque sourit en l'entendant de nouveau, ce genre de phrase elle l'avait entendu sur tout les tons et avec toutes les nuances possibles depuis le temps mais bon elle leur faisait confiance et la simple idée d'un lit lui était trop attirante pour qu'elle refuse.

Elle se laissa conduire, somnolant de plus en plus et se demandant avec détachement si c'était là la fin de ses malheurs de la journée ou si elle allait encore devoir faire face à quelque chose de plus. Le milicien qui l'accompagnait marcha à leur coté tandis que le médecin continuait d'émettre des sons lui étant de plus incompréhensible...

Elle ne reprit pleinement ses esprits que lorsqu'il la déposa sur un lit, probablement dans la chambre qu'elle occuperait durant son énième séjour et qu'une infirmière s'approchait d'elle pour l'aider et elle en avait grandement besoin, ses doigts étaient engourdit et peu fiables et elle avait du mal à tenir en position verticale. Une fois le passage délicat terminé elle s'enfonça dans le lit et rabattit sur elle les draps en se roulant en boule, ayant toujours un peu froid et surtout sentant ses yeux se fermer tout seul.

Elle dû pourtant lutter pour ne pas s'endormir et attendit que son sauveur revienne, elle savait parfaitement qu'il n'allait pas la laisser là à attendre, en général les professionnels du Sapienta étaient des rapides... Et en effet il na tarda guère à pointer le bout de sa cravate, elle lui sourit et hocha la tête, répondant muettement la question qu'il posait et se relevant un peu pour s'adosser au montant du lit, histoire de mieux le regarder en face. Elle repoussa ses cheveux croisa les bras autour d'elle en soupirant avant de prendre la parole de sa voix douce...

« Merci... j'ai bien crût que j'allais passer l'arme à gauche cette fois ci, merci de votre aide... et excusez moi, je vous en prie, si je vous ai fait peur. Je suppose que je vais avoir droit à une batterie complète d'examens... ? »

Bon les examens elle connaissait, c'était simplement le fait qu'elle en avait pour un très long moment si vraiment Van Berghen lui faisait tout faire et que forcément à un moment ou à un autre le fait qu'elle n'était plus au sanctuaire allait se savoir et non seulement elle risquait de faire peur à Khael mais également de déclencher une crise de grognerie de la part du grogneur en chef... sans compter son travail qui l'attendait et qui allait encore faire une pile, une pile qu'elle mettrait un temps fou à redescendre à un niveau convenable... la vie était parfois mal faite vraiment, ne lui restait plus qu'à profiter de son séjour avant le travail forcé.

« Pensez vous que je sois de nouveau malade ou est ce seulement à cause de ce qui m'est arrivé ce matin ? Je crains fort de ne pas faire la différence et ça m'inquiète un peu... »
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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Kim van Berghen le Dim 6 Fév - 23:32

Ce n’est pas à vous de vous excusez, vous savez que vous êtes la bienvenue au Sapientia dès que vous en avez besoin. Je préfère vous voir et vous dire que vous n’avez rien et que vous pouvez rentrer tranquillement chez vous, plutôt que de vous voir arriver dans un si faible état.

Non pas qu’il eut pu faire beaucoup plus si elle était venue plus vite, mais elle aurait certainement moins souffert et cela avait de l’importance. Il pouvait s’imaginer à quel point la jeune fille ne voulait pas fréquenter plus que possible le Sapientia malgré la gentillesse de toutes les personnes y travaillant.

Vous devinez bien, va-t-on bientôt devoir vous surnommer « docteur » ? Vous allez en savoir autant que ceux que l’on forme…

Il rit un instant, espérant détendre un peu l’atmosphère, avant d’ajouter plus sérieusement.

Je pensais en effet vous garder au moins deux jours, voir trois si votre état ne s’améliore pas significativement. Vous savez qu’avant d’avoir fait ces examens je ne peux rien affirmer, j’espère cependant que ce ne sont que des conséquences de ce qui s’est produit ce matin, mais que les conséquences ne seront pas trop importantes.
Ca me semble un rechute un peu trop importante pour qu’elle soit liée à votre maladie. Mais ne vous inquiétez pas nous trouverons.


Etait ce si agréable de dormir dans une des chambres de la Sapientia ? Non pas vraiment, il y avait toujours ce sentiment d’être entouré des infirmières et médecins qui restaient et veillaient en cas de problèmes, ce qui était rassurant dans un certains sens, mais enlevait toute possibilité de se sentir chez soit en toute intimité. Kim van Berghen avait déjà dormi au Sapientia, pas dans l’une des chambres des patients, seulement dans la salle de repos des médecins, lorsqu’il avait été en formation et qu’on lui avait assigné beaucoup de veille la nuit, ainsi que lorsqu’il y avait eu de gros problèmes au Sapientia et une venue massive de patients, que ce soit à cause d’une attaque de créatures ou d’un autre problème.

Avez-vous besoin de quelque chose présentement ? Je pense que Stefan va prévenir Allan Cadmun, et revenir avec des affaires pour vous, mais j’ignore s’il pensera à tout. Si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas à demander, je suis sur qu’il y aura un ordinateur de disponible pour une jeune femme avec un aussi charmant sourire que le votre.

Il nota sur une tablette tactile destinée à donner les informations importantes sur le patient tout ce qui n’était pas confidentiel et important de savoir sur l’état de la jeune femme, puis suspendit le tout au pied du lit de la jeune femme, après avoir mit en veille l’objet. Celui qui voudrait lire devrait appliquer un mot de passe que seules les infirmières et le personnel médical connaissait. Ainsi pas de problèmes de confidentialité. Tout en faisant cela il avait aussi programmé les scanner et autres analyses que devrait subir la prêtresse. Et Hop d’une pierre deux coups.

J’enverrais un message précisant à Judikhael Wenfield où vous vous trouvez, mais je tenterais de ne pas l’inquiéter plus que de mesure de votre état de santé, ne vous inquiétez pas. Je ne tiens pas à le voir débarquer paniqué dans votre chambre, vous avez besoin de repos, donc ne travaillez pas trop s’il vous plait.

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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Artèmîa Elisian le Jeu 10 Fév - 0:00

Ah ça, il avait le chic pour la mettre à l'aise le docteur, c'était très bien ça parce que si on se fiait juste au paysage ce n'était pas gagné, de se sentir bien, avec ces chambres semblables et sans vie, sans personnalité, comme des copier coller sur un ordinateur, ça n'était pas tellement agréable contrairement aux personnes qui y travaillaient.

Ils y avait du monde ici, plein de monde, des médecins, des infirmières et des chercheurs... ils étaient attentifs et prévenants et ils faisaient toujours tout leur possible pour soigner les patients, bon ils n'étaient pas toujours ouverts ou abordable au premier coup d'œil mais elle connaissait à connaître à force alors elle savait qu'elle n'avait rien à craindre avec eux, elle leur confiait sa vie sans un sourcillement, elle leur faisait confiance et puis ce n'était pas la première fois qu'elle avait quelque chose de sérieux ( ou du moins en apparence sérieux )... et puis ils en avaient d'autres des patients justement, si elle s'excusait c'était aussi parce qu'elle prenait du temps qui aurait put servir ailleurs, à soigner quelqu'un d'autre, quelqu'un de plus important qu'elle ou a.. elle ne savait pas, faire des recherches ? N'était il pas chercheur aussi ? Elle devrait le lui demander à un autre moment, oui parce que là tout de suite cela risquait d'être quelque peu difficile étant donné qu'elle s'endormait petit à petit dans on lit et qu'elle voyait encore trouble.

Elle s'éclaira d'un pâle sourire en entendant le bon mot qu'il lui offrit, elle docteur, oulahah rien que d'y penser elle en aurait éclaté de rire si elle n'avait pas été si fatiguée, en blouse blanche et donnant des prescriptions... nan ça ne collait pas et en plus elle avait une phobie du sang qui dépassait les pires cauchemars, à la moindre goutte de sang qui tombait elle paniquait et courait partout en tremblant, à la moindre coupure un peu importante elle tournait de l'œil et ne se réveillait pas avant plusieurs heures, elle avait toujours cette horrible sensation de sentir la douleur, même minime, lorsqu'elle voyait une blessure, comme si c'était elle qui la subissait... elle se souvenait encore du jour où Khael avait été blessé lors d'une mission, elle ne savait qu'à demi qu'elle était hémophobe à l'époque et avait insisté pour rester avec lui et aider à le soiner.

Si elle avait, sous l'effet de l'inquiétude et de la peur, réussit à rester consciente pendant tout le temps qu'elle avait passer auprès de lui sous séjour au Sapienta une fois sorti n'en avait été que plus long, le contre coup de tout ce sang avait été une longue suite de maladie et de cauchemars plus terrible les uns que les autres... depuis ce jour là elle évitait soigneusement toute situation pouvant apporter une blessure. Alors docteur... mais l'image était amusante cela allait sans dire, elle secoua la tête en tiraillant une mèche de ses cheveux en s'installant un peu plus confortablement, histoire d'être à l'aise, de toutes façons elle n'allait plus bouger de ce lit avant les examens, autant se mettre à son aise donc.

Elle pensa un instant à tout le travail qu'elle aurait en retard si elle baillait sans rien faire pendant deux jours mais elle n'avait pas véritablement le choix, si elle était malade ou avait un problème dû au manque de médicament alors il valait mieux qu'elle reste, si elle ne le faisait pas elle risquait un séjour plus long et donc plus de travail à la sortie... Elle hocha simplement la tête en soupirant, elle s'était toujours résignée à sa faible condition physique mais elle regrettait véritablement d'occuper ainsi un homme tellement gentil.

Elle rougit un peu sous le compliment et lissa les draps en réfléchissant à toutes vitesses... de quoi aurait elle besoin, des archives de la congrégation sans doute mais impossible de les sortir du sanctuaire, Allan en ferait une crise d'apoplexie, ses propres notes mais de même ce n'était pas sans danger que de les apporter dans un lieu régit par la guilde, pas qu'elle ne fasse pas confiance aux médecins mais ils n'étaient pas les seul à passer par ici et ainsi elle ne savait pas si elle aurait encore le tout à sa sortie... non il ne restait qu'une seule chose qu'elle pourrait demander et qui lui ferait passer le temps convenablement.

« Et bien je ne sais pas si je ne me ferai pas mal avec un ordinateur... et puis je ne peux pas travailler ici, les dossiers dont j'ai besoin ne peuvent sortir du sanctuaire. La seule chose qu'il me faudrait ce serait le livre qui se trouve sur mon bureau, dans mes appartements. »

Elle avait beau le posséder depuis un moment elle ne cessait de relire en essayant de comprendre le message que son haut prêtre avait décider de lui faire trouver, et puis les histoires étaient intéressantes, cela l'occuperait un peu et au besoin elle pourrait toujours discuter avec quelqu'un. Elle regarda Van Berghen qui déposait au pied du lit une plaquette informative avant de se relever, elle avait toujours trouvé étrange cette manière de procéder mais ça l'amusait plus qu'autre chose alors après tout... elle n'avait même jamais essayer.

Quand à l'argument Judikael... elle hésitait entre rire ou pleuré à l'idée de le voir débarquer comme un fou furieux dans sa chambre en hurlant à l'assassin... non il valait en effet mieux que le médecin y aille avec des pincettes, surtout alors qu'il avait des soucis de son coté, mieux valait éviter une explosion dû à la panique. Elle ne savait que trop bien à présent comment il pouvait être sensible quand il s'agissait d'elle, le souvenir de la porte était encore présent, elle ne tenait pas à le renouveler, et certainement pas ici alors que les patient avaient besoin de calme et de tranquillité et une tornade rouge grenat entrant dans un lieu pareil ne participait pas du calme.

« Merci... je pense que je vais dormir un peu maintenant si vous n'y voyez pas d'inconvénient, je suis véritablement épuisée... »
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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

Message par Kim van Berghen le Sam 12 Fév - 16:18

Artèmîa était la fragilité et la douceur incarnée. Les livres avaient été récoltés par la congrégation et Allan Cadmun qui devait sans doute leur porter un intérêt particulier, on en trouvait sans doute autant qu’à Nosco même, ce qui en définitive ne voulait pas dire beaucoup non plus. Ah, pour ceux ayant retrouvé leur mémoire qu’il était dur de ne plus avoir de contact avec le papier des livres. Pour Kim surtout qui n’avait connu l’ordinateur qu’à Nosco et ne s’en souvenait pas dans sa vie d’avant, il avait étudié sur papier, sur des lignes manuscrites ou imprimés, l’odeur des feuilles nouvellement reliées lui manquait, tout comme celle de l’encre et de la craie.

Je transmettrais le message ne vous inquiétez pas.

Le visage de la prêtresse s’était enfin apaisé, débarrassé de toute douleur. L’antidouleur avait été efficace, pour combien de temps ? Longtemps il fallait l’espérer, même s’il n’en savait rien. Il faudrait avoir les résultats des tests… L’état de santé de la jeune femme n’avait jamais été parfait, sans que les médecins ne trouvent jamais d’explication parfaite et complète. Combien de fois était venue au Sapientia ? Combien de fois y reviendrait-elle ? La situation était désespérante cependant ils ne pouvaient rien faire de mieux… Donner des cours de secourisme à Judikhael peut être ? C’était une idée à travailler, à ce qu’il savait ce dernier n’était pas particulièrement doué dans le domaine, il pourrait toutefois apprendre pour le bien de son aimé.

Fatiguée ? Oui, elle avait besoin de repos, de calme et de silence. Il sourit un instant, avant de se diriger vers la fenêtre et de voiler assez la lumière pour que la jeune femme puisse dormir confortablement, pas le noir total et complet, mais une ambiance sombre pour qu’elle se sente à l’aise.

Bien sur, je préviens les infirmières, en cas de besoin c’est toujours le bouton rouge pour appeler…

Il éteignit la lumière en lui souhaitant de bien se reposer, puis ferma la porte derrière lui, et alla discuter un instant avec le personnel expliquant le cas d’Artèmîa pour la journée et ce qu’il fallait savoir, puis il envoya un message à la congrégation, ou plus précisément à Stefan. La prêtresse aurait certainement bientôt ce qu’elle souhaitait et en attendant elle pouvait dormir paisiblement et sur ses deux oreilles. Il nota pour lui-même d’envoyer un mail à Judikhael le soir même, pas momentanément car ce dernier s’inquièterait alors qu’il était encore à son travail et qu’il ne pouvait pas faire grand chose de mieux. Il se rendit donc à nouveau en salle de consultation, tout en pensant à la patiente qui se reposait. La loi de la jungle voulait que seuls les plus forts survivent, mais Artémîa Elisian était forte mentalement. Elle tenait bon jour après jour… Faire partie de la congrégation avait surement dû aussi faciliter sa vie, et son quotidien. La guilde était peut être un peu moins conciliante avec ses membres. Mais Allan Cadmun avait toujours aimé s’opposer à Joséphine de Nosco et à ses idées.

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Re: La patience du patient en la mineur. [libre]

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