Rencontre surprise et mots doux... [pv Tristan]

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Rencontre surprise et mots doux... [pv Tristan]

Message par Kim van Berghen le Sam 25 Déc - 19:17

C’en était trop ! Kim avait boudé car on boudait ses rendez-vous et que certains patients ignoraient les appels des médecins… Mais là c’était la goute qui faisait déborder le vase ! Il allait prendre les choses en main, et régler le cas de l’un des nosciens les plus absents sur le banc d’attente de la Sapientia. Il était temps d’agir et de se servir de ses connaissances de combats apprises lors de sa formation dans la brigade, il était temps d’utiliser la force pour ramener même de force le patient à son médecin ! Il fallait utiliser tous les moyens possibles et imaginables, se servir de son cerveau et de son intelligence pour capturer sa proie et ne plus la laisser s’échapper. La piéger et la cueillir gentiment pour l’emmener au Sapientia, bâtiment très agréable bien que très blanc. Kim adorait le lieu, enfin surtout la partie scientifique remplie de différents appareils permettant aux scientifiques de faire un très bon travail dans des conditions assez exceptionnelles. D’ailleurs il y passait le plus clair de sa journée, que ce soit dans la partie de recherche ou dans celle des médecins. Ce fut donc son début de réflexion : Tristan Darek ne répondait pas aux emails, alors qu’il les lisait ! Il les lisait forcement à passer sa journée sur l’ordinateur. Donc c’est qu’il ne voulait pas répondre. Mais un accro au travail comme lui était forcé collé, voir scotché à son lieu de travail donc à l’administration ou à l’Intendo ! Sauf qu’il n’avait pas les droits néecessaires pour débarquer à la section informatique de l’administration, encore moins pour emporter le chef de la section et commandor devant tous ses collègue. Il devrait donc se rabattre sur l’Intendo et à l’étage où se trouvait le centre de surveillance et de vidéo-camera. Tristan avait aussi de fortes chance de se trouver là bas, puis que cela le concernait aussi… Bien sur il y avait le fait qu’il pourrait alors surveiller l’arrivé de Kim mais… C’est donc là bas qu’il commencerait ses recherches… qui ne seraient pas cette fois ci expérimentales mais de détectives… Et s’il n’y arrivait pas il demanderait son aide à Mickael Lisbon de la section judiciaire.

Kim se rendit donc de bon matin sur le lieu du futur crime, c'est-à-dire à sept heures cinquante-cinq minutes et zéro seconde il poussa la porte d’entrée de l’immense construction. Il s’était habillé de façon normale, oubliant volontairement sa blouse à la Sapientia, aujourd’hui il serait incognito pour tenter d’attraper Tristan, il ne devait donc pas se faire repérer avant de l’avoir trouvé et d’avoir pu lui mettre la main dessus. L se dirigea immédiatement jusqu’au stand d’information où la personne chargée de l’accueil s’était absenté. Il consulta sa montre sept heures cinquante- six minutes et quarante-sept secondes, il grogna, impossible que les ordinateurs en libre service lui donne des informations, il se devait donc d’attendre qu’elle revienne. Ce fut finalement une attente de courte durée, puisqu’à peine trois minutes plus tard une charmante jeune femme vint se poster devant lui avec un sourire. Il lui dit bonjour en citant son prénom, non pas qu’il avait lu sur son badge, mais il connaissait la jeune femme. Ils discutèrent rapidement avant qu’il lui expose son problème, elle tenta donc de rechercher sur ses ordinateurs comment mieux renseigner le scientifique, tout en continuant de papoter sur la pluie et le beau temps à Nosco. Parler et socialiser étaient certainement l’une des choses que Kim préférait. Ecouter les ragots et les rumeurs, bien qu’il ne fallait pas toujours s’y fier et les vérifier, car ils avaient toujours un fond de vérité ou alors révélaient bien des choses par leur contraire. Et cela permettait au médecin de remplir un peu plus en détail les dossiers des patients lorsqu’il apprenait des choses véridiques et intéressantes. Il travaillait d’ailleurs parfois avec la brigade judiciaire, lorsqu’il fallait vérifier des preuves. L’échange d’information sur ce qu’ils savaient biologiquement et physiquement, mais aussi mentalement de chacun des nosciens, contre des informations de la brigade judiciaire. Pendant que la jeune femme cherchait Kim laissait son regard dériver sur les panneaux d’information qui affichaient diverses choses donc la dernière édition du journal de Nosco qu’il avait déjà eu le temps de parcourir.

Au moment où la jeune femme levait enfin les yeux de son clavier et de son écran pour annoncer avec une voix déçue qu’elle n’avait rien trouvé et qu’elle ignorait où se trouvait Tristan Darek, alias Traktueur, elle ouvrit de grand yeux et pointa son doigt sur quelque chose derrière l’épaule de Kim van Berghen. Ce dernier se retourna brusquement s’attendant à trouver une créature, ou pire toute une armée de rebelles… Il cligna des yeux quelques instants ne voyant rien de plus que l’habituelle foule qui commençait à envahir l’Intendo pour ce début de journée. Des hommes pressés avec des mallettes, des femmes qui se recoiffaient avant d’entrer dans un ascenseur… et tout d’un coup, il vit ce qu’avait vu la jeune femme ! Un homme d’assez grande taille, aux cheveux blanc, se retournant avec un grand sourire vers son interlocutrice, il la remercia et lui envoya un baisemain invisible avant de filer en courant à toute allure et en hurlant.

Tristan ! Tristan !

L’homme ne semblait pas entendre, ou alors il ne voulait pas se retourner, peut être ne voulait il pas lui parler. Mais Kim ne voulait pas faire passer cette chance ! Non, pas cette fois-ci ! Il tenta donc d’hurler plus fort, tout en se rapprochant grâce à ses grandes enjambées.

Darek !

Non définitivement l’informaticien n’avait pas l’intention de s’arrêter pour prendre le temps de lui parler. Il faudrait donc employer les grands moyens pour attirer son attention et celle des gens du grand hall qui étaient assez nombreux à cette heure. Prenant son courage à deux mains et surtout un profonde inspiration, Kim hurla du plus fort qu’il pouvait.

Tristan Darek chéri ! Mon ange ! Attends-moi !

Associer le nom du célèbre informaticien avec de doux surnoms mielleux et surtout douteux. Voilà de quoi faire retourner les gens sur leurs passages et les faire sourire voir rire. Et surtout un bon moyen de sortir Tristan de ses pensées et l’arrêter dans sa marche. Non, Tristan Darek ne s’échapperait pas cette fois-ci. Sauf que celui-ci semblait encore presser le pas pour l’ignorer. Fallait-il donc que Kim emploi les grands grands grands moyens ? Bien dans ce cas là Tristan Darek devrait subir les humiliations du public puisqu’il n’avait pas le courage d’affronter une simple conversation. Continuant sur sa lancée, il réussit enfin à arriver à la hauteur de Traktueur dont les pas étaient ceux d’un géant. Réussissant à lui attraper l’épaule, il serra fort son point d’accroche qui lui permettait de retenir son futur prisonnier.

Oh mon canard en sucre, tu pourrais m’attendre.

Kim était quelqu’un de pacifique, cependant même si Tristan faisait bien une tête de plus que lui, il savait que l’informaticien n’était pas fan de sport, contrairement à lui. Il pouvait donc en profiter pour le forcer à s’arrêter. De la main droite il avait maintenu l’épaule, de la droite il attrapa le poignet de la main gauche de Tristan, qui retourna et força à se caler contre l’omoplate gauche de l’informaticien tout en forçant ce dernier à faire un mouvement du corps pour le coller contre le mur. Voilà, il venait d’immobiliser ce dernier, et il ne pouvait pas s’échapper. Kim était certes plus petit, mais pas moins fort. Et il venait d’attraper et de sauter sur sa proie.

Tristan Darek, commandor de la section informatique de la brigade, au nom de la loi des médecins de Nosco, je vous arrête sur votre chemin pour entrave à la bonne continuation de la santé des Nosciens.

Il attendit quelques secondes avant de relâcher l’étreinte sur son prisonnier et ainsi ne pas énerver totalement celui qui devait déjà supporter de moins en moins la présence du scientifique.

Tristan, es tu donc si pressé qu’il t’est impossible de te retourner pour me dire que tu ne peux pas attendre et que tu passeras à la Sapientia plus tard si j’ai vraiment besoin de te parler ? Je suis vexé.

Il s’écarta de quelques pas, pour ainsi pouvoir éviter les coups de poings que son interlocuteur risquait de lui lancer s’il était de mauvais poils, ce qui arrivait souvent chez les informaticiens car ils avaient tendance à se lever du pied gauche. Une sorte de don acquis chez eux qui voulait qu’ils se couchent tard et que leurs matins soient difficiles, un point intéressant à étudier en sociologie si seulement ils avaient pu avoir les crédits pour faire des recherches aussi peu utiles et non productives. Kim ne voulait pas énerver Tristan, mais lui-même aurait voulu qu’on l’écoute et que l’immense homme de un mètre quatre vingt dix s’arrête parfois de courir et de ne pense qu’à son travail et qu’il se soucis un peu plus de ses amis et de sa santé. Si seulement… il pouvait réussir à le changer un peu.


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Re: Rencontre surprise et mots doux... [pv Tristan]

Message par Tristan Darek le Ven 7 Jan - 21:13

Le bruit strident du réveil. Le son étrange de l'appareil se fracassant contre un mur. Le matin, c'était vraiment le pire moment de la journée mais ce qu'il y avait de plus horrible encore c'était de devoir se lever à pareille heure. Non, franchement, celui qui avait décidé que la journée de travail commençait le matin n'était pas humain. La chose qui se cachait, affalée sous une couette et un tas de coussins poussa un grognement mécontent après s'être retourné et avoir attrapé l'un de coussin qui errait par là pour le plaquer contre son visage, sans doute dans l'espoir de mieux se rendormir. La technique devait visiblement marcher puisque les muscles de ses bras nus, enroulés autour du coussin, se détendirent peu à peu et l'homme sombra à nouveau dans un sommeil qui semblait profond.
Il ne régnait plus qu'une faible obscurité dans la chambre de l'informaticien, quelques rayons du soleil naissant filtraient à travers les stores à demi fermés. Alors que l'homme se retournait dans son sommeil pour se mettre sur le ventre, il lâcha le coussin qui tomba au sol, la couette avait légèrement glissé, dévoilant la peau pâle de son dos nu. Un petit rayon, comme une caresse, chauffait et dorait son corps. Sa nuque était dégagée et de longs cheveux de neige étaient tombés ça et là autour de sa tête, lui donnant cet air de tranquillité qui lui manquait tant lorsqu'il était éveillé.

Le jeune homme n'était jamais allé à la campagne jusqu'à ce jour-là, il avait toujours vécu à la ville, notamment dans les ruelles sombres et crasseuses de Paris puis peu à peu dans ces lieux chaleureux et libérés qu'étaient les cabarets. Après la plus grande misère, c'était devenu sa nouvelle maison et il s'y plaisait bien, le divertissement ne manquait jamais là-bas et chaque nuit était toujours un peu plus folle, un peu plus spectaculaire. Mais aujourd'hui on avait réussi à le faire sortir de la sphère étouffante de la capitale et il profitait d'autant plus de l'air frais et de la verdure que la compagnie était charmante. Il y avait surtout cette femme dont il avait fait la rencontre quelques jours auparavant, cette femme captivante, envoûtante... elle avait ce quelque chose d'obsédant et il rêvait de pouvoir l'étreindre un jour, de glisser ses lèvres dans son cou et de respirer l'odeur de son parfum, de la mordre peut-être, juste pour qu'elle souffre. Ce serait pour ce soir.
La lame effleurait lentement son corps, il avait fermé les yeux. Il se retourna brusquement, faisant voler un autre coussin par terre. Soudain, la main appuya et le couteau pénétra avec facilité dans la peau, lui arrachant un cri de douleur. Il se retourna à nouveau, un gémissement s'échappant de ses lèvres. « Alors... Ça fait quoi ? » murmura une voix sortant des ténèbres. Combien de jours ? Combien de nuits ? Le sang coulait le long de ses plaies, la douleur la plus vive l'avait remplacé dans chaque parcelle de son corps. « Non... j... ». Les mots s'étouffèrent alors que ses mains se crispaient sur les draps, tentaient vainement de trouver une chose à laquelle se raccrocher. Et tout à coup, sans prévenir, le couteau surgit de nulle part et vint se planter jusqu'à la garde.

Nooooon ! Hurla-t-il en sursautant si fort qu'il se trouva assis dans son lit.

Pris de panique, ses mains se collèrent contre son corps et le parcoururent rapidement pour vérifier que tout ça n'était qu'un affreux cauchemar, qu'il n'était pas blessé. A son plus grand soulagement, il constata qu'il n'avait rien d'autre que ses blessures habituelles : bras scarifiés, bleus par-ci par-là, petites coupures et autres maux comme ce tournis qui venait de le prendre sauvagement. Posant une main sur le mur, il ferma les yeux pour se ressaisir un instant et empêcher le mal qui le prenait de lui faire perdre conscience. Ce genre de malaise lui arrivait régulièrement depuis qu'il était tout petit, sans doute dû à la faiblesse de son corps. Quelques images lui revinrent en tête, comme des flashs. Ce n'était pas un cauchemar, c'était pire, c'était un souvenir. Un souvenir cuisant qu'il n'aimait jamais revivre et qui avait tendance à lui glacer le sang rien qu'à l'idée d'y penser une fois de plus... Un peu comme tout ce qui lui voulait du mal, ça revenait de temps en temps, plus ou moins souvent.
Son regard tomba sur son réveil qu'il avait cassé une fois de plus et qu'il allait devoir réparer dans la journée. Il attrapa son téléphone pour consulter l'heure. Sept heures quarante-cinq, il avait tout juste le temps de se préparer vite fait s'il ne voulait pas être en retard. Le jeune homme se leva rapidement, pas vraiment décidé à se rendormir pour retrouver ses tortionnaires et sans attraper quoi que ce soit pour cacher sa nudité, il poussa la porte qui menait à la salle de bain. C'était sans aucun risque, il n'y avait pas de caméras dans les deux pièces et il n'y en aurait jamais, un peu d'intimité ne ferait de mal à personne. Quelques secondes plus tard, l'eau froide coulait sur sa peau et mouillait ses cheveux, froide pour se réveiller et oublier un peu les horribles souvenirs qui le hantaient. Ce ne fut que lorsqu'il se mit à grelotter qu'il se décida à augmenter la température jusqu'à ce que l'eau devienne bouillante, à la parfaite limite de ce que son corps pouvait apprécier. Les yeux fermés, les mains glissant le long de ses cheveux, il resta longtemps comme ça, jusqu'à ce qu'il trouve le courage de couper l'eau et de sortir pour se sécher. Il prit soin de bien essorer ses cheveux puis d'enrouler une serviette autour de son corps et se dirigea dans ce qui lui servait de salon-cuisine pour se préparer la dose de café minimum qu'il devait avaler avant d'être capable d'affronter une nouvelle journée de travail. Il se glissa furtivement entre les trucs divers et variés qui jonchaient le sol, assez réveillé grâce à la douche pour les éviter avec une certaine grâce. Il ne fallait pas croire que même la tête dans le brouillard il aurait oublié qu'il y avait des machins qui pouvaient faire très mal aux pieds partout sur le sol. Et puis bon, il passait déjà assez de temps à détruire volontairement ses affaires – notons particulièrement son réveil adoré – pour ne pas avoir à se mettre à le faire aussi par mégarde. Avec la rapidité de l'habitué – drogué – il remplit sa cafetière d'eau et versa presque une bonne moitié de son paquet de café dans l'endroit approprié puis refit le chemin en sens inverse pour aller se rhabiller, il commençait à avoir froid.
Son regard tomba sur le sol de sa chambre. Bon d'accord, c'était vraiment le bordel, il fallait qu'il commence à songer à ranger. Machinalement il ouvrit la porte de son armoire et resta une bonne minute à contempler ce qu'elle contenait pour finalement attraper le même type de vêtements qu'il portait tous les jours mais qui changeaient quand même un peu de formes et de couleurs. Il s'habilla rapidement, plongea une main dans ses cheveux pour les démêler vaguement puis retourna jusqu'à son coin cuisine pour se servir une large dose de café et en engloutir rapidement une bonne partie. Une barre énergétique attira son attention mais avant qu'il ne commence à prendre un semblant de décision, l'heure qui tournait le rappela à l'ordre et il se contenta de la mettre dans sa poche, juste au cas où.

Comme toujours il partit rapidement et oublia donc son manteau, choix qu'il regretta immédiatement lorsqu'il mit le nez dehors parce qu'il ne faisait quand même pas très chaud pour une grande asperge comme lui. Tant pis, sa tête protégée par la capuche et les mains plongées dans ses poches devraient se contenter de cette solution de secours. La lumière vive à laquelle il n'était plus habitué depuis longtemps lui agressait les yeux dès qu'il les levait un peu, il lui fallut donc enfiler ses lunettes de soleil pour les épargner un peu bien que ce ne soit pas vraiment la saison. D'un pas vif et les yeux plantés sur le sol, il traversa tout droit la distance qu'il avait à parcourir et qu'il connaissait par cœur sans prendre la peine d'éviter les autres passants et leur laissant le soin de s'écarter de son chemin. Visiblement même les moins réveillés eurent l'intelligence de détourner quelque peu leur trajectoire, étant sans doute au courant qu'ils allaient se faire rentrer violemment dedans et se prendre en plus des injures plein la tronche, comme si c'était de leur faute. Tristan et la mauvaise foi, c'était une grande histoire d'amour quand ça l'arrangeait.
Aujourd'hui il devait faire un tour au centre de surveillance dont il avait en partie le commandement vu tout le matériel informatique utilisé. Il préférait de loin s'enterrer dans les bureaux de la brigade mais cela ne l'obligeait pas non plus à dédaigner ce lieu où il y plaçait à tour de rôle quelques uns de ses bons éléments. Ah ses bons éléments, s'il en avait un peu plus, peut-être que ceux-ci ne seraient pas obligés de courir sans cesse aux quatre coins de Nosco tant ils étaient demandés par les différentes brigades ! Quoi qu'il en soit, il avait décidé de faire un tour à l'Intendo et d'y travailler une bonne partie de la matinée voire de la journée. Comme on fermait le bâtiment la nuit, il n'avait pas eu d'autre choix que de s'y rendre de jour et il s'était dit sans trop d'espoir que le matin serait peut-être moins chiant et surtout moins peuplé, pas qu'il haïsse la présence des autres mais éviter la foule et ses cris incessants au maximum lui permettrait toujours d'épargner un peu ses pauvres oreilles.
Heureusement le chemin n'était pas trop long et bien que les huit heures pétantes soient déjà passées, il pouvait quand même être fier de commencer son boulot tôt le matin et ça, pas parce qu'il s'était endormi au bureau et que le bruit l'avait réveillé mais bel et bien parce qu'il s'était levé ! Bon on peut le dire, il n'en avait rien à faire et il commençait à se dire de plus en plus qu'il aurait mieux fait de rester dormir et de faire comme d'habitude. Une voix d'ailleurs lui rappela cruellement qu'il n'aurait pas dû avoir cette idée idiote et le regret laissa place au désespoir. Non ! Pas lui ! Car cette voix il la connaissait, il la connaissait très bien même et n'était généralement pas très content de l'entendre, surtout quand celle-ci était en train de crier son nom. Alors sans hésiter il fit comme s'il était sourd et continua de marcher la tête baissée, espérant que l'homme allait laisser tomber. L'appel l'avait tellement perturbé que ses lunettes trônaient toujours fièrement sur son nez et franchement il ne voyait plus rien. Rapidement il les retira et en profita pour faire tomber la capuche sur ses épaules sans relever la tête pour autant, comme si regarder amoureusement le sol permettrait à celui qui l'appelait avec les noms les plus doux de comprendre que non, là, ce n'était pas le moment, il était pris par autre chose. Attendez. Mon ange ? Chéri ? C'était bien l'homme auquel il pensait qui venait de prononcer ces mots-là ? Et... il les disait à lui ? Darek en fut si surpris qu'il marqua un quart de seconde d'arrêt avant qu'il ne presse le pas en se disant « oh mon Dieu mais qu'est-ce que j'ai fait la nuit dernière ? ».

Il aurait pu se retourner en fait mais c'était plus fort que lui, les blouses blanches, les murs blancs, les seringues et toutes les sortes de médicaments lui revenaient en tête. Oui il aurait pu s'arrêter par amitié pour son collègue, Kim van Berghen, avec qui il avait déjà travaillé pas mal de fois depuis qu'ils se connaissaient mais là, il savait pertinemment qu'il ne l'appelait pas pour le saluer simplement ou pour lui parler d'une de ses nouvelles inventions. Car si Tristan appréciait le Kim scientifique et travaillait volontiers avec lui, il y avait une limite dans leur relation qui ne leur permettrait jamais d'être plus proche que ça et cette limite était énorme, effrayante, oui, Kim était un médecin ! Rien que le fait d'y penser lui faisait accélérer le pas et il usait de tout son sang froid pour ne pas partir loin d'ici en courant tellement il était mort de peur. L'informaticien avait horreur des médecins depuis bien longtemps, il les avait jugés pervers, incompétents, idiots au fil de ses rencontres dans son ancienne vie mais depuis qu'il était à Nosco c'était bien pire que ça, non seulement il pensait – et le disait – qu'ils ne servaient à rien, surtout pas pour lui, mais en plus ils étaient devenus sa plus grande peur et lui d'ordinaire si calme était au bord de l'hystérie quand l'un d'entre eux se trouvait près de lui. Avec les années il avait réussi à se calmer un peu et il tolérait leur présence quand on ne s'occupait pas de sa santé, ce qui lui avait permis de passer de longues heures de travail avec Kim, mais au moindre faux pas, au moindre regard, il se sentait capable de hurler de terreur et de courir jusqu'à ce qu'il soit mort d'épuisement et qu'il s'écroule par terre. En fait il avait une idée assez précise des origines de sa peur mais il n'avait pas trouvé de solution pour s'en défaire et puis les médecins, il ne les aimait pas et ils pourraient bien lui foutre un peu la paix après tout, il avait marre de leurs fichues visites médicales qui ne serviraient jamais à quoi que ce soit.
Malheureusement Kim était un homme tenace et pour une fois il aurait aimé qu'il le soit un peu moins, surtout quand celui-ci décidait de prendre les grands moyens. Qu'il n'avait pas la moindre compétence en combat, ça tout le monde le savait, mais là, se faire soudainement plaquer contre un mur par le jeune homme, il avouait qu'il ne l'avait pas vu venir celle-là. Darek leva les yeux, bien obligé de ne plus faire comme s'il n'était pas là, il était même très proche de lui, il sentait son souffle sur sa peau. Ses yeux remontèrent jusqu'à son visage et là, il resta complétement hagard, n'écoutant que d'une oreille inattentive ce que son collègue lui disait.

J... Julien ? Murmura-t-il d'une voix blanche. C'est toi ?

J'ai peut-être omis de préciser un détail. Kim van Berghen avait cette particularité de ressembler à un homme qu'il avait connu en Nosco il y a de cela bien longtemps, enfin en regardant mieux il y avait bien sûr de nombreuses différences mais quand il l'avait vu pour la première fois c'était ce qui l'avait frappé le plus mais il n'avait rien dit jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à ce que ces foutus mots sortent de sa bouche. Il était resté immobile quelques secondes, incapable de faire autre chose que de contempler ce fantôme qui ressortait de son passé puis il se ressaisit et secoua la tête pour se changer les idées. Bon sang, voilà qu'il avait des hallucinations maintenant ! Il le regarda à nouveau, il y avait toujours la ressemblance mais... non c'était vraiment lui qu'il avait vu tout à l'heure, il ne pouvait pas se tromper.
L'avantage c'est que l'étonnement était tel qu'il en avait oublié le côté médecin de Kim et il se contentait de le regarder d'un air un peu hébété sans faire un mouvement de plus.

Kim... je...

Il se serait bien excusé de l'avoir confondu ainsi mais son malaise de ce matin eut la merveilleuse idée à ce moment de ressurgir avec plus de force et il ne se sentait plus très bien, les choses tournaient ou... il ne savait pas trop. Inconsciemment il agrippa la chemise de l'homme en face de lui, comme pour se raccrocher à lui. Soudain le sang lui monta à la tête, il ne vit plus rien et il s'effondra quelques secondes plus tard, évanoui, dans les bras de... son bel amant ?
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Tristan Darek
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Re: Rencontre surprise et mots doux... [pv Tristan]

Message par Kim van Berghen le Sam 8 Jan - 4:16

Julien? Tiens non ce n'était pas un des noms ou des surnoms qu'il utilisait habituellement. Il ne se souvenait même pas de l'avoir employé une fois pour se faire passer pour quelqu'un d'autre. Enfin il était habitué aux lubies et comportements un peu étranges et décalés de Tristan Darek, si celui-ci voulait le surnommer Julien, pourquoi pas. Le prénom était plutôt beau même si commun. Julien van Berghen, ça sonnait bien... Pourquoi pas après tout? Il glissa donc entre deux sourires.

Non, habituellement on me prénomme autrement, mais ce sera comme tu préfères.

Traktueur avait l'air hébété, comme si l'on venait de l'extraire d'un rêve ou plutôt d'un cauchemar. Il n'aurait pas été étonnant pour Kim d'apprendre que le commandor de la section informatique n'avait pas dormi de la nuit ou très peu, ce qui aurait expliqué les quelques cernes sous ses yeux et le fait qu'il ai ignoré ses appels sans se retourner. Mais à quoi pensait le grand homme lorsqu'il était plongé dans ses pensées si tôt le matin? Rêvait il à une bonne nuit de sommeil et d'oubli où il pourrait oublier tout le travail qui l'attendait, tous les souvenirs qui semblaient le ronger petit à petit, imaginait il un bon café bien chaud et corsé ou rêvait il à un ordinateur encore plus performant, ou bien encore à... Julien? Le scientifique ne voyait aucun Julien dans la brigade informatique ou dans les connaissances de Tristan. Ce Julien existait-il, avait il existé ou était ce juste un fantôme de son passé? D'où sortait ce prénom? Était-ce le prénom de son nouvel ordinateur, l'avait il baptisé de ce prénom? Il aurait plus choisir plus féminin et attirant, il y avait tant de noms agréable à l'oreille et uniques.

De vague, le regard de Tristan se fit soudain très distant, alors qu'il s'accrochait à la chemise du médecin. Non pas pour le menace et répliquer à l'attaque physique qu'il avait subit, mais d'une manière assez lâche et dans un but qui semblait tout autre... ne pas tomber, ou ralentir sa chute. Ce fut d'abord dans ses yeux bleus qu'il perçu le trouble, avant que les longues jambes du jeune homme ne cède sous son poids, tandis que Kim passait le bras gauche derrière le bassin du jeune homme et saisissait la ceinture de son pantalon pour avoir une bonne accroche et le retenir. Son bras droit quant à lui s'était glissé derrière les épaules pour retenir le haut du corps et la tête. Et voilà, le pauvre Tristan n'avait pas résisté à tant de beauté en une seule fois et s'était évanouie devant sa carrure d'Apollon... Ou alors tout simplement celui n'avait encore une fois pas prit soin de lui et surtout du repas le plus important de la journée: le petit déjeuné. Quand apprendrait il à bien se nourrir, à prendre du temps pour lui? Et puis s'il ne voulait pas se lever le matin pour se faire de quoi grignoter... il faudrait qu'il se trouve une gentille petit amie qui serait capable de supporter son caractère plutôt indépendant et qui serait aussi capable de le couver et de le soigner... Oui, peut être valait il mieux poster des annoncer dès maintenant en vantant ses compétences et son haut grade en espérant avoir une réponse avant les quinze prochaines années... Pourtant il pouvait se montrer charmant quand il le voulait, surtout quand il était concentré sur un projet en fait. Tant que cela ne le concernait pas personnellement.

Les passants s'étaient une fois de plus retournés quand il avaient vu d'un coup l'homme qui les dépassait tous, et souvent d'une tête, s'effondrer. Heureusement le médecin était là pour les rassurer en clamant à corps et à cri.

C'est bon, tout va bien, je le tiens...

Ce n'est pourtant pas ce qui arrêta l'une des connaissances de Kim de jeter avec humour.

Bien, maintenant tu peux l'embrasser.

Ce qui paru gêner et embarrasser ce dernier. Il se rendait compte qu'il y avait peut être été un peu fort avec Tristan. L'informaticien n'avait surement pas apprécié les surnoms ridicules qu'il avait cri à travers la pièce. Peut être était ce la colère ou la surprise, les mots doux affublé à son égaux qui l'avaient fait s'évanouir. Et si Kim était cette fois-ci responsable de l'état de son patient? Il avait peut être fait une faute en lui sautant dessus sans prévenir, tout en sachant la répulsion et la peur des médecin de l'informaticien. Tristan Darek souffrait sans aucun doute d'iatrophobie, donc d'une peur irrationnelle d'aller chez le médecin, au Sapientia ou de subir une piqure. Et voilà que Kim se retrouvait avec le malheureux sur les bras. La distance entre l'Intendo et le Sapientia était équivalente à celle entre le bâtiment où ils se trouvaient et l'Aedes... Kim avait donc la possibilité de ramener Tristan chez lui, plutôt que de l'obliger à se réveiller dans une chambre d'hôpital. Il était encore plongé dans ses pensées quand le même ami intervint une nouvelle fois un peu plus sérieusement.

Tu as besoin d'aide pour le transporter et l'allonger?

Alors qu'il allait refuser poliment, il se rendit compte qu'il ne pourrait pas déplacer en tout sécurité l'informaticien, il changea donc d'idée et accepta bien volontiers l'aide proposée. A eux deux, ils assurèrent donc une prise sur Tristan Darek, Kim s'occupant du buste de celui-ci tandis que l'autre soulevait les jambes. L'informaticien avait encore une respiration et un pouls régulier, le médecin l'avait vérifié. Ils déplacèrent l'évanoui jusque dans les RAR, Rampes d'Accès Direct. Ce qui se fit assez rapidement puis que l'entrée était dans le hall de l'Intendo. Après quelques paroles échangés, l'ami se chargea de transmettre le message de l'absence de Traktueur ce matin au moins dans sa section. Tandis que Kim se dirigeait avec son bel endormi aux long cheveux d'argent à bord du train des RAR vers l'Aedes. Arrivé sur place, il changea encore d'idée. Installer Tristan dans l'appartement qu'il entretenait à peine et qui ressemblait plus à une semi-déchèterie, boutique d'antiquités et vide grenier en même temps ne serait pas une bonne idée. Premièrement car personne ne veillerait sur lui, et ensuite car il resterait dans cette ambiance néfaste. Quitte à lui changer les idées, et son alimentation sans le choquer par un réveil au Sapientia... autant que ce soit dans son appartement, celui de Kim bien sur. Il emporta donc son ami jusqu'à son habitation, utilisant l'ascenseur, lâchant parfois l'informaticien d'une main pour soumettre l'autre à un scan d'empreintes. Il finit par arriver dans son appartement où il déposa un instant Tristan sur l'un des fauteuils, le temps de tirer la couverture de son lit, de lui retirer ses baskets. Puis il installa l'informaticien entre les draps dans la position de sécurité pour que celui-ci ne s'étouffe pas avec sa langue, ou ne lui fasse un sale coup. Il ferait peut être un cauchemar mais il ne risquerait rien qu'une frayeur psychologique.

Après tant d'efforts, Kim alla s'assoir sur une des chaises de la cuisine, en se servant un verre d'eau qu'il bu d'un trait, tout en s'adressant à Steve.

Tu as vu je nous ai ramené un invité, un peu mal en point, mais on va le remettre sur pieds n'est ce pas mon ami?

Comme pour l'approuver le petit rat s'était mit sur ses deux pattes arrières pour renifler l'air et montrer qu'il voulait sortir de sa cage. Kim lui ouvrit donc, puis après s'être soigneusement lavé les mains, il se mit à préparer de quoi manger pour son hôte. Il n'y avait certes pas grand chose d'exceptionnel à attendre de la nourriture de Nosco, qui était fade et sans goût particulier, comparativement à ce dont ils avaient souvenir, pourtant il y avait toujours la possibilité de faire quelque chose de plus réjouissif et convivial qu'un diner de barre énergétiques. Et puis en tant que scientifique il lui arrivait de penser ou de bidouiller avec les produits chimiques pour tenter de créer ou de recréer des odeurs ou des textures. Après tout la gastronomie ne dépendait pas uniquement du goût, l'odorat, la vue et le goût avaient tous les trois aussi une grande importance. Tout comme la psychologie, un même repas pris dans deux ambiances différentes auraient des différences, même s'ils étaient similaires, tout simplement car on n'y associerait pas les même choses. Il fini sa préparation, déposant la nourriture de manière harmonieuse et colorée dans l'assiette, saupoudrant le tout d'épices donnant plus de goût et d'odeur pour réveiller le beau de l'Intendo dormant. Une fois le tout préparé et fini, il jeta un nouveau coup d'œil à Tristan qui n'avait jusque là fait aucun bruit. Il semblait récupérer de son sommeil décalé et aux nombreuses interruption, dormant toujours, alors que Steve tentait une escalade du mont « genoux gauche de Tristan Darek » avant de s'attaquer à la chaine montagneuse de la jambe. Si Sawah voyait cela... Heureusement que c'était un chat robot, et qu'elle n'éprouverait donc aucun besoin vital à chasser pour se nourrir du rat. Contrairement aux créatures qui de par leur existence physique étaient poussé à la destruction et au meurtre pour pouvoir satisfaire leur faim insatiable.

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Re: Rencontre surprise et mots doux... [pv Tristan]

Message par Tristan Darek le Dim 23 Jan - 2:44

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