Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

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Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Shane M. Lewis le Lun 3 Jan - 16:30

    [Ce RP sera en plusieurs post, voici le début. Il contient un passage entre balises hide qui ne seront enlevée qu'après avis des admins]




    Derrière lui, il referma la porte de la chambre. On entendit un léger clic qui annonçait que celle-ci ne s’ouvrirait pas avec un simple coup de vent. Tant mieux, tout ce qui se passait dans cette chambre n’était pour personne, cela n’appartenait qu’à eux. Et eux, c’était Shane et lui. Lui, qui devait déjà dormir dans les draps blancs, seuls témoins de leur relation. Lui, c’était cet homme, c’était celui qui, les yeux clos, rêvait certainement de l’autre. Shane l’espérait. Il espérait faire rêver cet homme, il espérait l’emporter plus loin qu’on ne l’avait jamais porté. L’informaticien n’alluma pas la lumière. Il avait l’habitude à présent de ne se laisser guider que par son sens de l’orientation, dans le noir, comme un aveugle, suivant le doux ronronnement qui émanait de son amant. Lewis avait ôté ses chaussures après avoir fermé la porte de la chambre pour que le bruit de ses pas ne soit rien d’autre qu’un son sourd. Ses chaussettes faisaient le reste du travail. Il marchait lentement, silencieux. Les rideaux n’étaient pas complètement fermés, ils laissaient par conséquent passer un peu de la lumière mi-blanche mi-orange de la ville. Il savait que c’était lui, l’homme endormi, qui ne les fermait jamais complètement. Shane ne savait pas trop si son amant avait peur du noir ou si ce n’était qu’une douce attention faite pour lui, afin qu’il ne se perde pas la nuit, dans le noir. Dans tous les cas, ces rideaux entrouverts lui permettaient d’arriver à destination sans trop de dégâts. On entendit un léger bruit de fermeture éclair, alors qu’il avançait, c’était sa tunique qu’il ôtait et qu’il laissait tomber au sol. Il ne portait plus que son pantalon noir, et ce chandail blanc qui lui collait à la peau. Shane n’était un homme plein de muscles, mais il n’avait pas gardé un corps d’enfant non plus. Lui non plus n’avait pas gradé un corps d’enfant, Shane, à travers la couverture, distinguait la carrure de son homme. Il posa un genou sur le lit, pencha son corps en avant pour poser également une main sur le matelas, pour prendre appui. Son autre main se glissait dans les cheveux dorés de son amant endormi, doucement, il ne voulait pas le réveiller. Non, il aimait bien regarder son visage endormi. Il se pencha encore vers lui, ses lèvres frôlèrent sa joue puis y déposèrent un baiser. Il respira un instant son odeur, il essayait à chaque fois de graver cela dans sa mémoire. Il avait déjà tellement oublié, son passé avant Nosco avait disparu. Il avait peur d’oublier à nouveau, de l’oublier lui, le perdre. Il avait peur qu’il s’efface lui aussi de sa mémoire comme toutes les personnes qu’il avait aimées autrefois : son père, sa mère, sa sœur… Et pourtant, il les avait aimées, comme il l’aimait lui. Et si tout recommençait. Et s’il disparaissait de Nosco pour arriver ailleurs, à nouveau amnésique, le laissant derrière lui. Non, il ne le permettrait pas. Il s’était promis de ne jamais l’oublier. Il était une part de lui à présent… Lui.

    Il alla coller son front contre le sien, les yeux clos, silencieux, toujours, tandis que son corps se laissa choir sur le matelas à côté de lui. Il entra dans les draps, replia ses jambes, et, roulé en boule, il se colla contre lui. Il se faisait tout petit. Il se faisait une place, tout contre lui. Il se sentait bien. Il sentait la chaleur du souffle de son amant sur sa joue. C’était si bon. Il se laissa bercer par ce petit bonheur. C’était leur bonheur, leur petit instant de paradis, et personne ne viendrait leur prendre. Il se le promettait, intérieurement chaque fois de rester à jamais le soldat de leur secret. Leur secret. C’était devenu leur bien le plus précieux, un trésor unique comme il n’en trouverait jamais ailleurs, une pierre sur laquelle on ne pouvait pas mettre de prix. On ne pourrait pas l’acheter, pas la vendre. Le seul moyen de se la procurer, c’était de la vivre. Shane posa une main sur la taille de son amant, remonta dan son dos jusqu’à l’omoplate. Il le serra contre lui. Il le vivait. Chaque jour un peu plus, il le vivait. Il avait déjà presque oublié avec quoi il comblait autrefois le temps qu’il passait aujourd’hui avec lui. Il travaillait ? Il passait son temps à faire des choses inutiles ? Il n’en savait plus trop rien, c’était comme si ce temps passé avait disparu de sa mémoire. C’était devenu une information sans importance puisque maintenant, il l’avait lui. Il n’aurait plus besoin de combler ce temps à autre chose. Non, jamais plus ce ne serait comme avant. Shane s’était endormi, rapidement, il était fatigué. Et puis, s’endormir lorsqu’on était à côté de lui, c’était beaucoup plus facile. On n’avait qu’à se laisser bercer. La nuit était la gardienne de leur secret. Lorsque le jour revenait, il fallait à nouveau faire semblant d’être ami. De n’être qu’ami. Ce n’était pas simple lorsque toute part de notre corps nous tirait vers l’autre. Il rêvait de lui, et lorsqu’il ouvrait les yeux, il le voyait encore. Et il voyait cette fois aussi le jour, la lumière. Il l’aimait lui, Silvio. Il l’aimait.


    C’était cette image de son amant que Shane avait à l’esprit lorsque les deux remontèrent lentement dans l’ascenseur de l’Aedes. La fête organisée dans l’Aedes et dans la cours intérieure avait eu pour but de changer les esprits malheureux des Noscoiens touché par l’attaque de créature. Cela ferait du bien à tout le monde, il fallait le croire, oublier les morts, oublier ce malheur. Mais Shane n’oubliait pas. Petit à petit, il avait dressé un rapport que le monde Nosco, un rapport qu’il gardait secret pour le moment. Un grand nombre des choses qui se passaient dans cette ville échappaient aux habitants et pourtant, ça les concernait tous. Et Shane essayait de percer cette bulle dans laquelle on l’avait mis. Il refusait d’être enfermé. Il ne l’acceptait pas.


    DOSSIER CONFIDENTIEL
    Rapport sur le monde de Nosco


    Je ne sais pas si ce que je pense est vrai. Je ne sais pas si je donne seulement une seule bonne réponse. Des erreurs. Je sais seulement que ma seule erreur serait de ne pas en parler. J’ai peur aussi. La découverte de ceci serait prise comme une trahison. Je le détruirai, c’est promis, lorsque j’aurai trouvé la clé qui actionne tous ces rouages.

    Je m’appelle Jefferson Wheeler. Je suis né le 15 septembre 1982 à Trenton, capitale de l’Etat du New Jersey aux États-Unis. Je sais que ces deux informations sont étranges mais je suis persuadé que c’est vrai. Plus je pense au mot Trenton et plus il évoque pour moi quelque chose. Des lieux, des gens, des couleurs. Je suis certain qu’il n’existe pas que Nosco, qu’il doit y avoir un autre monde ailleurs, car les bâtiments dont je me souviens me semblent trop réels pour ne pas exister vraiment, tellement différent aussi. J’ai vu des murs en briques rouges comme on n’en trouve pas ici. Les murs sont si blancs à Nosco. Le New Jersey est sur la côte nord est des Etats-Unis. Je me souviens des hivers froids où la température ne dépasse pas les 0°C, des violentes tempêtes qui frappent l’état en hiver et en début de printemps surtout. Je me souviens des premiers flocons de neige, des étés assez doux. Je me souviens de l’odeur du chocolat chaud et celui du parfum de mon père. De l’eau de Cologne. Je me souviens encore combien ça agressait mon nez. Plus j’y pense et plus de détails me reviennent. Je me souviens aussi du goût du sucre d’orge qu’on me donnait lorsque j’étais sage, mais aussi des épinards que je n’aimais pas beaucoup. Je me souviens de mes rêves d’enfants. Je ne sais pas si je suis né à Trenton. C’est fort possible. Je me souviens en revanche du jour où nous avons quitté cette ville alors que je devais avoir trois ans. Je n’étais pas bien grand, je ne le suis toujours pas, mais imaginez que cela puisse être pire. Nous allions à New York. Je me souviens du sourire sur le visage de mon père en me disant que c’était la chance de sa vie. Je me souviens de ces cartons qu’on entassait progressivement près à partir. Nous partions ailleurs, et ça semblait merveilleux.

    Nous, c’est ma famille et moi. A Nosco, on ne vieilli pas et on ne peut pas avoir d’enfants. Mais de là où je viens, cela semble pouvoir se faire. J’ai donc un père et une mère. J’ai aussi une sœur. C’est, jusque là toute la famille dont je me souvienne. Peut-être avais-je aussi un frère ou une autre sœur, mais je ne m’en souviens pas. En tous, s’il(s) existe(nt), il(s) n’étai(en)t pas encore né(s) lorsque nous quittions Trenton. Ma mère s’appelle Ruth Wheeler, je ne me souviens pas de son nom de jeune fille. Mais ce n’est pas vraiment important. J’ignore quel était son métier exactement, elle ne portait pas d’uniforme à Trenton, par la suite, à New York, je la voyais avec un pantalon. Rien qui puisse me dire quel était son métier. Elle avait de longs cheveux roux, un regard très clair comme le mien et celui de ma sœur. Elle était bien en forme. Je me souviens avoir posé sa tête sur son ventre, m’en servant comme oreiller, c’était confortable. Elle n’était pas vraiment grosse, mais disons qu’elle n’aurait pas vraiment pu se lancer dans une carrière de mannequin. Les traits de son visage étaient en revanche assez doux, malgré un nez grossier dont je n’ai pas hérité. Je me souviens aussi de ses mains, ses doigts. Mon père s’appelle Wyatt Wheeler. C’est un homme grand. Il faut donc croire que ce n’est pas sa faute si j’ai cette taille de nain. Il avait des cheveux noirs et des yeux clairs lui aussi. Mais je sais que ce ne sont pas les mêmes que les miens. J’ai les yeux de ma mère. Mon père. A vrai dire, je n’ai pas beaucoup d’information sur lui. Un jeune universitaire. C’est tout. Il avait trouvé un emploi à New York. La chance de sa vie disait-il. Hors mis cela, j’ignore comme fut sa vie. Il portait souvent un bel habit, dans le genre chemise et cravate. Un bureaucrate en fait, c’est possible. Dans quel domaine exactement aucune idée. Je me souviens de sa main rude qui était venu nous réveiller. Je me rappelle aussi combien cette main sur mon épaule était rare. C’est d’ordinaire ma mère qui nous réveillait. D’ailleurs, plus tard, c’est notre mère qui nous accompagnait ma sœur et moi à l’école. J’ai l’impression de sentir d’avantage la présence de ma mère à mes côtés plutôt que celle de mon père. Je me demande ce qu’est devenu mon père par la suite. Mort ? Parti ? Divorcé ? Trop occupé par son travail ? La seule chose dont je me souvienne, c’est son absence. La troisième personne qui compose notre famille telle que je la connais à ce jour, c’est April, ma sœur. Nous sommes nés le même jour, c’est du moins ce qu’en dit la ma maîtresse. Nous sommes également dans la même classe à l’école. Ce qui laisse donc deux options possibles. Soit, nous sommes nés le même jour de la même année et nous sommes donc des jumeaux. Soit nous sommes nés a exactement un an d’intervalle, et l’un d’entre nous a redoublé une classe, par manque de savoir ou bien par volonté de se trouver dans la même classe que l’autre. Mais dans mon souvenir, lorsque nous sommes de si petits enfants de trois ans, il me semble que ma sœur n’est pas plus vielle ou plus jeune que moi. Elle s’appelle April. April Wheeler, née le 15 Septembre d’une année inconnue.

    J’ai essayé de dessiner ma famille, ce n’est pas forcément très réalise, mais j’aurai essayé.


    April Wheeler - Wyatt Wheeler - Ruth Wheeler

    Je me souviens aussi de notre départ, la route, le chemin que nous avons pris. Je voyais défiler les arbres, avec April, on comptait les voitures, dans notre langue. Oui, je ne parle pas la même langue que celle que nous parlons ici, à Nosco. C’est une autre langue que je ne connais pas, et je ne pourrais pas en donner le nom. Je me sens incapable de la parler et pourtant je la comprends. A chaque fois que j’entends des gens parler cette langue, je la comprends. J’ignore ensuite comment s’est déroulé notre aménagement à New York. Une ville célèbre apparemment, un peu plus au nord de Trenton. Mais rien de spécial. Je ne me souviens pas de là où nous habitions, je ne me souviens pas de nos voisins, de nos amis, de nos loisirs. Je ne sais pas que ce qui ne faisait vivre, étant enfant, ce qui me plaisait. Ma sœur sans doute jouais-je avec elle. J’ai l’impression d’avoir été proche d’elle, une grande amie, et une femme fragile que je cherchais à protéger quoiqu’il arrive. Je ne sais pas non plus si je lui ai rendu ce service au cours de sa vie. Ma mémoire est un gruyère. Avant mes trois ans, je ne me souviens de rien jusqu’au jour de ce fameux déménagement, que je d’attrait à Automne 1985.

    Et ensuite un bon dans le temps. 8 Septembre 1988. À Brooklyn quelque part dans New York. Ma sœur et moi nous rendons à l’école élémentaire. Je me rappelle encore de ces murs de briques. C’est un décor que je n’oublierai pas facilement en fait. Je m’y rendais tous les jours. Je me souviens que mes pieds connaissaient ce chemin par cœur. C’était ma mère qui nous accompagnait. C’est le dernier souvenir que j’ai de toute mon enfance. Nous allions au 1st Grade. Ce doit être la première année d’école, l’année où on apprend à lire, à écrire et à compter. Les bases en fait. Je me souviens des sentiments que j’éprouvais pour ma maîtresse alors que la rentrée n’avait eu lieu qu’à peine une semaine plus tôt, et donc je ne connaissais ma maîtresse que d’aussi peu de jours. Mais je semblais rempli d’une sorte d’ardeur que je me suis présenté à l’école avec un bouquet de fleur. Et là un homme dont je me souviendrai toujours du nom : Phillip Baker. Apparemment nous avons été à l’école. Par extrapolation, mais je n’en ai aucune idée, je pense que nous avons toujours été dans la même classe, avons suivi le cours des mêmes études puisque je le retrouve plus tard à mon travail. C’est le genre d’ennemi dont on veut se débarrasser et qui nous colle à la peau, on ne sait trop pourquoi. Le fait est que je le haïssais, qu’il me haïssait et par conséquent, il avait décidé de planter mon plan avec ma maîtresse. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il y était parvenu. Boum dans la boue et mon bouquet de fleurs était salement amochés. Et mes mains toutes moches. La maîtresse ma repoussé. Et tout ça à cause de lui. A cause de mes mains aussi. Lorsque je me suis souvenu de ce 8 Septembre 1988, je ressentais une sensation de mon ancien passé, celui d’avant Nosco je le savais. J’avais l’impression que mes mains étaient sales. Qu’elles étaient responsables, que j’avais fait quelque chose de mal avec. J’ai cru pouvoir associer ce sentiment de peur sans cause à ce souvenir. Une peur d’enfant. Je me suis trompé, j’ai eu par la suite un autre souvenir qui m’a confirmé le contraire. C’est tout ce que j’ai de mon enfance. Quant à mon adolescence, je n’en ai strictement aucun souvenir. Je ne sais pas où j’ai étudié, je ne sais pas ce que j’ai étudié, je ne sais pas ce qui a bien pu m’arriver, si mon père était encore avec nous, si ma sœur et moi nous nous sommes toujours bien entendus, si j’ai rencontré des problèmes comme tous les adolescents. Je ne sais pas ce que j’aimais, les lieux que je fréquentais, les amis que j’avais, les rêves que je faisais, les projets que j’envisageais, les peines dont je souffrais. C’est tuant parfois de ne pas savoir qui on était.

    Pour la suite, je fais encore un grand bond dans le temps. Immense trou, interminable vide. Je situe ce souvenir en Automne 2000, je dois avoir 18 ans à présent. Je suis à New York et j’emprunte le métro de la ville. J’ai un sandwich thon-mayonnaise dans la main. Je me souviens du goût de la chose. C’est tellement différent de ce qu’on peut trouver à Nosco. Ca a tellement plus de saveur, tellement plus de sens. Oui, un sens. On ne manque pas que pour se nourrir. On mange aussi pour se faire plaisir. Les papilles trouvent quelque chose de meilleur là-dessus. C’est différent. C’est tellement différent. Bref, je me vois descendre dans le métro. C’est un peu comme les RAR de Nosco, mais en plus sale et moins sophistiqué. Il y a des tags sur les murs et ça ne sent pas vraiment bon. On dirait presque les égouts noscoiens… A peu de chose près. Avec d’avantage l’odeur de la transpiration. Pas terrible quoi. Rien que d’y penser, je le sens encore. Je descends donc dans le métro et je m’engage sans payer dans le tourniquet, en passant derrière un homme à qui je dérobe le porte feuille. C’est malsain, j’ai été surpris de me voir de la sorte. Quand je suis arrivé, j’ai essayé de marcher droit du mieux que je le pouvais. Savoir qu’autrefois j’avais été un petit voyou, ça fait un peu mal, il faut l’avouer. On peut être déçu des autres, de ce qu’ils font, des choix qu’ils prennent, ça peut faire mal parfois, mais jamais autant mal que d’être dégouté de nos propres choix et de nos propres actes.

    J’étais resté sur cette version des faits un certain temps avant de connaître ce qu’il s’était passé ensuite. Je m’appelle Jefferson Wheeler, et je suis Officier de la Police Départementale de New York City. L’homme à qui j’ai dérobé le porte feuille n’est autre que le dealer que je traque depuis quelques semaines avec mon collègue et ami Dan. Nous sommes tous deux informaticiens pour le compte de la police. Nous traquons le crime chaque jour. Voilà dans quoi je m’étais engagé dans mon ancien passé. La police. Etrange comme on fait souvent les même choix, d’une vie à une autre. A Nosco, je suis aussi un représentant de l’ordre, je traque les fauteurs de trouble et je travaille en informatique. Je suis certain de cette chose à présent, c’est ma voie, l’informatique. C’est ce que j’aime. Imaginez tout de même combien c’est incroyable ! J’ai complètement tout oublié de mon passé lorsque je suis arrivé à Nosco et j’ai réussi à être attiré par les mêmes choses qu’avant. J’ai renoué avec mon passé inconsciemment. Pour parvenir à ce métier, je suppose que j’ai suivi de longs cours d’informatique et de piratage. Et puis un entrainement physique aussi, je suppose qu’il y a des compétences dans ce domaine à avoir pour entrer dans la police.


    Voici le logo qu’il y avait sur l’une des voitures de police. J’essaie de garder une trace de ce que je vois, peut-être que le reste me reviendra avec ceci. Les voitures ! Sacrées choses, on en a pas de telles à Nosco. J’ai l’impression que, par rapport à ce que je connaissais, Nosco est bien avancé en matière de technologie… A moins que ce ne soit le monde d’avant qui soit attardé. Je ne sais pas trop de fait…

    Cet homme dans le métro, je l’ai arrêté, je suppose que c’était une pièce clé du puzzle pour que je sois aussi ravi en revoyant Dan. Son interrogatoire a peut-être été fructueux, c’est du moins ce que j’avais l’air d’espérer. J’ai un autre souvenir dans les bureaux de la NYPD. Philipp Baker qui me tape dans le dos alors que je suis en train de regarder Mary. Une femme pulpeuse aux cheveux blonds dans un cadre photo. Jolie femme qu’il me dit. Et il me souhaite de faire mieux qu’avec la maîtresse. L’idiot ! Je le hais ! Mary. Je n’ai pas encore parlé de Mary. A me voir regarder son portait, j’avais l’air de l’aimer et de ne pas savoir comment lui dire. Quand et comment je l’ai rencontré ? Je n’en sais rien. Je ne sais pas comment je m’y suis pris pour lui avouer mes sentiments, mais une chose est certaine : je l’ai fait. Car je me revois un peu plus tard, elle dans mes bras, ses lèvres contre les miennes. Où est-elle ? Est-ce que je la trompe avec Silvio ? Non… En fait, j’y avais vaguement pensé mais, j’ai eu d’autres souvenirs qui sont venus me prouver le contraire. Ma sœur par exemple. Je vois encore son visage rempli de peine et de rancœur face à ce que j’avais fait à Mary. Que lui ai-je fait exactement ? Aucune idée. Un jour peut-être que je le saurais…

    Enfin, dernier souvenir je pense dans l’ordre chronologique. Le 12 février 2001. Je sors de chez moi, j’ai l’air en colère. Mais j’ai pris la résolution de mettre ma vie privée à plat. Je pensais aller voir ma sœur et lui demander pardon et d’aller voir Mary pour présenter mes excuses pour le si mauvais comportement que j’avais observé à son égard. Mais le destin en a voulu autrement. J’aurais voulu que ce qu’il se passe ensuite n’aies pas lui. Ca m’aiderait tellement à respirer sereinement. 7h23, je suis bloqué dans un embouteillage. J’essaie de ne pas m’énerver, moi qui a déjà les nerfs à fleur de peau avec cette histoire de Mary. Et puis, on finit par me rentrer dedans. Je sors, je m’énerve, la discussion s’enflamme. Je me prends un poing dans la mâchoire. Et lorsque je regarde cet homme qui l’a frappé, il n’y a plus aucune humanité dans mes yeux. Par Joshi… Et mes mains se sont plaquées contre sa gorge. Et j’ai serré… Serré. Je ne sais pas pourquoi je ne me suis pas arrêté. Je ne sais pas pourquoi j’avais serré si fort… J’ai peur parfois de moi-même à présent. Je suis un assassin et j’ai agi de manière impulsive. J’ai peur que ça me reprenne encore, et que je sois dans un état similaire à celui de ce 12 Février 2001. Je savais qu’il était mort, alors je suis parti, je me suis enfui avant que les gens qui avaient assisté à la scène ne se rendent compte de la mort de l’autre automobiliste. Partir avant que l’on m’enferme. J’en suis persuadé à présent. Si je suis claustrophobe, c’est à cause de ça. Cette vielle peur qui me vie de mon autre vie, la peur que l’on m’emprisonne. J’ai toujours eu ce symptôme à Nosco, depuis mon arrivée. Et lorsque je me souviens du métro, je n’ai pas cette peur lorsque les portes du wagon se referment. L’espace temps pendant lequel j’aurai pu contracter cette peur est tellement infime à mesure que mes souvenirs me reviennent. Mais je sais à présent pourquoi je suis claustrophobe.

    Voilà ce que je sais de cette vie que j’ai eu. Je sais aussi que c’était mon dernier jour dans ce monde là. Car je suis arrivé un 12 Février à Nosco. L’hiver est plus froid ici que dans mes souvenirs. Ce dont je vais parler ensuite n’est qu’un assemblage de suppositions. C’est peut-être faux, j’aurai au moins essayé de comprendre.

    Le texte qui suit est en caché.



    Il y a aussi cette interdiction de vouloir sortir de Nosco et de retrouver son passé. Je pense que l’Impératrice ne fait pas ça sans raison, parce qu’il y a quelque chose de dangereux au-delà. Peut-être même que connaître le secret même de cette ville est un lourd fardeau qu’elle accepte de porter seule et décide par conséquent d’empêcher les autres de souffrir… Yan Merling est un révolutionnaire. Un homme qui ignore le danger et proteste les décisions de l’Impératrice. Peut-être ne connait-il pas les conséquences potentiellement dangereuses de quitter la ville. Tout ce qui lui importe, c’est du lutter contre la censure que personne ne comprend vraiment. En fait, c’est tout simplement ça. Allan Cadmun me l’avait dit. La Confrérie est une conséquence de la Guilde. Je pense qu’il se fiche du danger qu’il y a derrière les choses prohibées. La seule chose qu’il veut, c’est récupérer la liberté qu’il pense volée injustement. Mais c’est une protection. Notre Impératrice veut seulement nous protéger. Ils ne comprennent pas. Ils ne comprendront peut-être jamais.

    Fin du rapport


Dernière édition par Shane M. Lewis le Mar 18 Jan - 22:17, édité 4 fois
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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Shane M. Lewis le Mar 4 Jan - 12:40

    L’ascenseur. Shane n’aimait pas cela d’ordinaire. Il était claustrophobe, il comptait toujours le nombre de secondes qu’il lui restaient à souffrir avant que les portes ne s’ouvrent à nouveau. Mais en la présence de Silvio, ça devenait différent. Les secondes n’étaient plus si longues mais incroyablement rapides. Tout prenait une nouvelle dimension avec lui. Lorsqu’il s’énervait, penser à lui le calmait, lorsqu’il avait peur, penser à lui le consolait. C’était ce genre de petit bonheur qu’il recherchait et avec Silvio, c’était devenu possible. Au travail également, les progrès de Shane étaient remarquables. D’ordinaire, il tardait à rendre ses rapports, avançait lentement et arrivait en retard. A présent, ses rapports étaient rendus parfaitement en temps et en heures, il faisait plus de choses et le matin, il était dans les premiers à arriver dans les Bureaux du Quartier Général de la Brigade Informatique. Tous ces efforts soudains pour une seule chose, un seul et unique objectif : voir Silvio le plus possible. Silvio était le second de Judikhael, le travail qu’on demandait nécessitait une certaine implication. Silvio travaillait beaucoup, et dangereusement. Non pas qu’il mette volontairement sa vie en danger, mais à chaque fois qu’il descendait dans ces foutus sous-terrains, Shane priait intérieurement pour le voir revenir vivant. C’était une priorité pour lui. Il ne savait pas ce qu’il ferait très exactement si Silvio venait à ne plus être. Il s’était posé la question cependant lors de sa convocation avec Tristan. Shane s’était promis que quoiqu’il arrive, il garderait le cap pour ne pas décevoir son commandor. Mais il n’en demeurait pas moins vrai qu’il ne savait pas comment il réagirait face à cette nouvelle. Les gens sont parfois imprévisibles, surtout lorsque des choses jusque là inconnues leur tombait sur la tête.

    Dans l’ascenseur, Shane avait repéré la caméra, il s’était mis dans le coin de celle-ci, afin d’être dans l’angle mort. La caméra ne filmait plus que Silvio, c’était amusant, à présent. Shane pouvait faire ce qu’il voulait. Il plongea un regard profond dans celui de Silvio. Shane avait des yeux clairs qui brillaient d’une certaine intensité lorsqu’il daignait regarder les gens en face. Et Silvio était de ces personnes que ses yeux ne voulaient pas éviter. Regarder Silvio, pour Shane, c’était se remplir d’un bonheur duquel il ne voulait pas se priver. Son regard changea assez rapidement en un regard plein de sous-entendus et de mots qu’il ne pouvait pas dire de vive voix. Ils n’étaient pas encore à l’abri du monde de Nosco, un monde qu’il essayait d’éviter en ce moment. Non pas qu’il fasse fructifier des idées anti-impérialistes, mais parce que sa relation avec le second de Judikhael se devait de rester un secret. Pour le moment du moins. Car Shane le savait, une ombre planait au dessus d’eux. Judikhael le leur avait bien dit. Tout finit par se savoir à Nosco. Il était donc inévitable qu’un jour leur histoire soit mise à jour. La question qui restait à se poser était de savoir ce qu’il adviendrait du couple. Shane savait parfaitement que secret découvert rimait avec rupture, mais il espérait pouvoir garder ce secret le plus longtemps possible pour que le jour où il soit découvert, Silvio ressente un manque tel qu’il oubliera ce qu’en pensent les autres. C’était peut-être un rêve utopiste de la part de l’informaticien, mais il y croyait, c’était la seule chose qui lui faisait espérer que tout ne serait pas perdu.

    L’ascenseur s’arrêta dans un léger sursaut, Shane dut arrêter de dévorer son amant du regard (amant qui ne pouvait pas répondre à ce moment là, puisque lui, était filmé). L’informaticien sortit de là après Silvio. C’était assez rare que mon brigadier sorte le dernier, il fallait croire qu’il n’avait vraisemblablement pas trouvé le temps long. Tant mieux, Shane préférait se sentir bien que de plonger dans la détresse la plus complète. Car la claustrophobie de Shane avait le don de le détruire. Bourdonnement dans les oreilles, respiration difficile, tremblements, sensation d’étouffement étaient autant de symptômes qu’il subissait. Bien souvent, Shane s’agrippait son col et tirait dessus dans l’espoir de pouvoir respirer mieux. Mais c’était vain. Ce n’était pas les vêtements qu’il portait qui l’étouffait, c’était les murs. Les espaces clos. Shane préférait bien mieux être à l’extérieur dans la cour intérieure ou près de l’enceinte plutôt que de rester enfermé. C’était peut-être ce qui l’avait préservé de devenir un geek. L’informaticien avait beau aimer tout ce qui touchait aux ordinateurs et au matériel électronique, il n’en demeurait pas moins vrai qu’il avait besoin d’air. Il n’aurait jamais pu devenir comme Tristan Darek. Shane était capable de passer des jours et des nuits devant un ordinateur en cas d’urgence, mais il avait cette envie en lui de prendre l’air. C’était très certainement ce qui avait conduit mon brigadier à se diversifier dans différentes branches telles que le combat. Il n’aurait pas voulu être de ces hommes assis sur une chaise toute la journée. L’immobilisme n’était absolument pas le fort de Shane, d’ailleurs, il détestait les gens mous et avait la furieuse envie de leur donner des claques pour les réveiller un peu. Il n’aurait pas voulu être comme un bon nombre d’informaticien, à commencer par Darek, qui assis là toute la journée n’avait pas même l’intention de se mettre au sport. Shane n’avait très certainement pas la carrure de son amant, mais de tous les informaticiens, Shane devait bien être celui qui était le moins filiforme et le moins ramolli. Probablement l’envie de compenser sa petite taille par un peu plus de largeur virile. Car il fallait avouer qu’avec sa petite taille, il n’avait pas fier allure.

    En sortant de l’ascenseur, Shane passa devant Silvio. Il faisait assez sombre car la nuit froide était tombée depuis bien longtemps sur Nosco. Ils n’allumaient pas les lumières. Lorsque Shane venait à l’appartement de Silvio tard dans la nuit, son amant prenait soin de ne pas verrouiller la porte, Shane s’en chargeait lorsqu’il arrivait. De plus, il n’allumait pas la lumière, il préférait être presque invisible aux yeux des caméras afin de préserver leur secret le plus longtemps possible. Quiconque voudrait prouver l’existence de leur couple trouverait facilement des preuves. Malgré leur discrétion et leur petit jeu de silence, Shane et Silvio ne pouvaient pas devenir invisibles et il fallait bien qu’ils se retrouvent. Aussi devait-on certainement bien les voir pourvu qu’on y prête un œil attentif, et non distrait, car dans ce cas, là, le couple se fondait parfaitement dans la foule. Il fallait absolument la puce à l’oreille pour songer à faire des recherches à leur sujet. Shane espérait ne pas éveiller la curiosité du peuple de Nosco trop tôt. Il ne comptait pas perdre Silvio.

    Shane passa donc devant Silvio, croisant les bras comme un innocent, et sa tunique longue avait le don d’arrondir ses hanches. Shane aurait pu être une femme. Il en avait presque tous les atouts et tous les vices. Il était petit pour commencer, il était fin malgré les muscles, son visage aurait pu être celui d’une femme que ça n’aurait pas choqué. Il avait ces traits androgynes qui donnent l’impression de n’appartenir à aucun genre. S’il avait eu la fantaisie de se maquiller, il était certain qu’on l’aurait pris pour une femme. Et les bras ainsi croisés, il donnait l’impression de cacher une poitrine qu’il n’avait pas. D’ordinaire, Shane marchait les bras le long du corps, le torse bombé dans une stature virile. Mais ce soir comme tous les soirs, il voulait que ses ombres soient, pour les caméras, trompées par un abus de formes incohérentes. Qu’importe si on le voyait homme ou femme, l’important pour Shane, c’était qu’on finisse par ne pas le voir. L’informaticien se souvenait de ce jour où Silvio l’avait convoqué chez lui à 19h. C’était peut-être un ou deux jours après que Shane ne lui ait volé un baiser. Sublime instant dans sa mémoire. Encore gravé de manière si forte, que ça ne pourra jamais s’effacer. Ses lèvres sur les siennes, sa main sur son torse nu, l’obscurité totale et il n’en sentait plus que le toucher, comme un sens accru soudain, quelques éphémères secondes, pour rendre l’instant paradisiaque. Mais aujourd’hui, si ce baiser restait encore, la claque qu’il avait reçue avait déjà disparu. Il avait oublié ce regard incrédule qu’avait eu Silvio lorsque la lumière était revenue, dévoilant l’identité de celui qui lui avait volé ses lèvres. Avait-ce été le premier baiser de Silvio ? Maintenant qu’il y repensait, peut-être que Silvio avait pris son geste pour un viole. Ca n’avait pas été le cas. Shane n’avait jamais vraiment eu envie de lui nuire. Cette gifle qu’il avait reçue, elle lui avait fait mal, et pas uniquement à sa joue. Il était blessé bien plus profondément qu’il ne l’aurait voulu. Il avait cru penser ce geste n’être qu’un jeu, un petit jeu destiné à connaitre son orientation sexuelle, ni plus ni moins. Il avait alors compris que c’était bien plus que ça. Il avait compris que s’il avait choisi Silvio, ce n’était pas par hasard, ni par esprit de vengeance par rapport à la photo de l’informaticien déguisé en lapin. C’était bien autre chose, quelque chose de bien plus fort encore que le goût de la vengeance. C avait une saveur douce et incroyablement amère après cette gifle qu’il recevait. C’était d’une douceur qu’il ne rencontrerait que très rarement dans sa vie, et la douleur dans son cœur blessé n’avait pas su s’en remettre. Dans l’ascenseur en remontant chez lui ce soir là, il avait cru mourir d’étouffement, sa tête penchée dans le vide de la fenêtre ouverte lui avait permis de reprendre son souffle, mais son être fatigué n’avait pas pu s’en remettre complètement. Désormais, cette épisode de sa vie faisait partie de son passé, il oubliait le mal et ne gardait que les bons souvenirs, ça lui évitait d’être trop rancunier et de vivre mieux l’instant présent. On n’avait qu’une seule vie, et Shane n’aimait pas être emprisonné, pas même dans des haines aux parois de cristal, transparentes pour nous laisser voir le monde, mais suffisamment close pour nous empêcher de participer à cette vie.

    Il marchait dans ce couloir, et il se souvenait de la peur au ventre qu’il avait en ayant rendez-vous avec Silvio ici, le soir même. Il se souvenait de ses craintes, de ses tremblements de son souffle étouffé. Il se souvenait de ses espoirs peut-être vains mais qui ne l’avaient pas été tant que cela. Ce soir là, il s’était promis de ne pas perdre Silvio coûte que coûte. Il s’était promis de garder au moins son amitié et d’étouffé l’amour naissant qu’il éprouvait à son égard, comme la flamme d’une bougie qu’on aurait recouvert pour la priver d’oxygène et l’éteindre. Aujourd’hui, c’était différent. Il marchait ici le cœur battant, il savait que son cocon de bonheur avec Silvio se trouvait derrière cette porte, et c’était si proche. Finie la crainte que Silvio le repousse, qu’il ne veuille pas de lui. Il savait un présent qu’il avait un pouvoir sur lui. Ses baisers étaient une drogue, ses caresses un poison, la proie pouvait essayer de fuir, il ne suffisait d’un seul contact, d’une seule seconde les lèvres contre les siennes pour lui faire oublier son envie de fuir. Shane avait sur lui cette force que personne n’avait sur Silvio. Ne croyez pas un instant que leur amour soit malsain. Shane n’avait pas envie d’emprisonner Silvio, il ne voulait pas le retenir s’il voulait partir. Mais Silvio ne voulait pas partir. L’informaticien le savait, il y avait un quelque chose qui le faisait revenir vers lui, un lien invisible entre eux qui les liait jusqu’au jour où ce fil serait rompu. Mais ce fil faisait partie d’eux. S’il était coupé, la souffrance s’en suivrait, et comme toutes les blessures, elle se guérit. Et si elle ne se guérit pas alors elle est fatale. Shane était la drogue et le poison de Silvio. Silvio était la drogue et le poison de Shane. Ils s’enivraient réciproquement et s’empoisonnaient. Mais l’un et l’autre ne se rendrait compte de ce poison que lorsque le lien sera rompu. Et c’était pour le moment, loin de ce que désirait Shane.

    Shane s’approcha de la porte et ce mit contre elle, lui imposant son poids. Il colla sa tête contre celle-ci et la tourna vers Silvio. Il gratta la porte de sa main gantée, attendant que son amant veuille bien l’ouvrir. Lorsque Shane rendait visite à Silvio, tard dans la nuit, cette porte était toujours ouverte, L’informaticien n’avait qu’à la pousser légèrement et se faufiler dans l’ouverture, refermer derrière lui et filler dans les draps et les bras de Silvio. Ce soir, c’était différent, Silvio n’était pas encore couché. On avait donné une fête à Nosco pour apaiser les esprits et calmer les tensions. Shane n’oubliait pas ces morts, il n’oubliait pas ce sang et ces horreurs. Mais les bras de Silvio avait au moins su apaiser ses crainte. Chaque fois, un peu plus. La porte s’ouvrit et Shane fila rapidement dans la chambre, comme une ombre invisible qui était passée et que personne n’avait vu. Il referma la porte derrière lui et il entendit son amant actionner l’interrupteur de la lumière de la pièce à vivre. Donner l’impression qu’il était seul. C’était leur petit manège, Shane attendait que Silvio ait fait le tour normal de son appartement et puis ce dernier le rejoindrait dans la chambre. Et ils seraient enfin seul. Shane, dans l’obscurité de la chambre, marcha à pas feutré vers la fenêtre et en ferma les lourds rideaux. Les instants si doux qu’ils passaient dans cette chambre n’appartenaient qu’à eux, rien qu’à eux. Personne n’avait le droit de le leur voler. C’était leur paradis.

    Shane avait envie de lui. Il savait que Silvio n’était qu’à une pièce de lui, mais il aurait déjà tant voulu qu’il soit dans la chambre. Le temps lui paraissait infiniment long. A croire que Silvio s’amusait à le faire languir et le pire dans tout ça, c’est que ça marchait parfaitement bien. L’informaticien avait fini par sautiller sur place pour réprimer son attente. Mais ! Pourquoi est-ce qu’il le faisait attendre de la sorte ? Il avait sauté sur Kim, il s’était fait câliner par Artémia, la prêtresse, que fallait-il de plus pour lui prouver que Shane le désirait là, maintenant ? Pourquoi le faisait-il donc souffrir de la sorte ? Au final, Shane finissait par apprécier cette attente, elle était longue, l’envie d’ouvrir la porte et de lui sauter dans le bras, dans le salon, devant même les caméras le démangeait. Il avait envie de passer outre ce secret, mais il se retenait. Sa main se posa plusieurs fois sur la poignée de la porte, mais à chaque fois, il la retirait en se fustigeant d’une telle faiblesse. Résiste donc Shane, tu es plus fort que cela. C’était ce qu’il se disait, c’était ce qu’il se répétait, plusieurs fois pour que le message pénètre, mais la douleur devenait de plus en plus forte. Mais que faisait donc Silvio ? Pourquoi mettait-il autant de temps ? C’était bon, les caméras avait eu le temps de le voir, lui, seul dans son appartement, aucun intrus ne s’était infiltré dans sa chambre ! Alors qu’attendrait-il ? Ah ! Diable de Silvio ! Comme tu faisais souffrir mon Brigadier ! N’avait-il pas honte ? Ou peut-être prenait-il tout simplement un malin plaisir à le faire languir, à se faire attendre. Shane en était certain, Silvio savait que son amant l’attendait avec impatience, alors pourquoi ne venait-il pas sur le champ, pour prendre son temps dans ce salon froid où il n’y avait personne ? Peut-être que Silvio aimait souffrir. Oui, peut-être résistait-il à l’envie d’entrer dans sa chambre et retrouver Shane. Ce serait là la fin du supplice, un doux supplice.

    Shane tira sur la fermeture éclair de son manteau qu’il retira, question d’occuper de s’occuper, et de perdre quelques secondes d’attente. Ses mains se serrèrent sur son manteau. L’informaticien avait déjà quelques petites idées derrière la tête pour rendre cette soirée mémorable. Non pas que cette soirée soit différente des autres, mais il avait envie de lui faire plaisir ce soir. Il avait été tellement éprouvé en voyant Silvio sur Kim, sous la table. Il avait cru que le monde s’était soudain arrêté de tourner. Ô malheur soudain. Les flûtes de champagne avaient complètement explosé entre ses mains, sans aucune pitié ses poings s’étaient serrés. Et les larmes au bord de ses yeux, combien en aurait-il versé pour panser la plaie laissée par l’absence de Silvio ? Beaucoup, toute la nuit peut-être. Et même plus encore. Il serra le manteau entre ses main, le plia un peu et le déposa sur une chaise qui n’était pas trop loin et ses yeux vinrent à nouveau se poser sur la porte. Rien, toujours rien. Il vint se coller à la porte et tourna la tête pour plaquer son oreille contre celle-ci. Il ne bougeait pas. Il écoutait ce qui se passait au-delà de cette paroi. Il écoutait le moindre son qui lui indiquerait ce que fabriquait Silvio. Ses yeux clairs se posèrent sur la poignée, celle-ci venait de bouger, s’abaisser doucement. Oh Silvio ! Te voilà donc enfin ! Shane cessa de mettre son poids sur la porte en glissant sur le côté, si bien que lorsque son amant avait ouvert complètement la porte, Shane était caché derrière celle-ci. Il ne bougeait plus, les coudes repliés sur lui-même, il ne respirait même plus. Il voulait voir Silvio le chercher et se retourner doucement vers lui. Il était comme un enfant qui jouait à cache-cache et qui attendait qu’on le découvre.

    Shane regardait le dos de son amant vêtu d’un manteau blanc, il se mordit la lèvre inférieure pour ne pas lui sauter dessus. Silvio refermait la porte derrière lui, sans se retourner pour autant. Faisait-il exprès de ne pas se retourner et le voir ? Possible. Shane reconnaissait bien là un sadisme dont le second de Judikhael était capable. Cinq petites secondes et Shane n’en pouvait plus. Il avança doucement vers lui, derrière lui et place ses mains gantées devant ses yeux. Il posa sa tête contre son dos, avec un petit sourire aux lèvres. Il fermait les yeux. Il était si bien là, c’était comme un début d’éteinte, un début de plaisir magnifique. Il adorait sentit sa présence près de lui. Il fit glisser sa joue contre le dos, geste plein de tendresse. Pour ça aussi Shane aurait pu être une femme. Sa tendresse. Il avait un tempérament assez calme et doux. Ses mains n’étaient pas aussi rudes que celles de Silvio. Sa main gauche glissa des yeux de son amant, pour venir se poser sur son torse, sa main droite descendit aussi, non pas aussi bas, mais sur le menton. Il saisit ce menton pour lui tourner le visage sur la droite et venir saisir ses lèvres avec les siennes, en se penchant un peu en avant sur lui. Un simple petit baiser, pas vraiment de grandes embrassades. Shane faisait de larges efforts à ne pas lui sauter dessus, tentons de le noter. Il relâcha ses lèvres puis son menton pour laisser glisser ses mains sur son torse et l’enlacer. Son propre menton alla se poser sur l’épaule de Silvio, silencieux. Il resta là un instant, les yeux toujours clos, son nez fourré dans le cou de son amant, respirant son odeur. Il relâcha un peu son étreinte, se décolla de lui et le contourna pour venir se planter face à lui. Il alla frotter son nez contre le sien, doucement et poussa un soupire. Il caressa du bout des doigts les lèvres de son amant, son pouce sur sa lèvre inférieure.

    « Alors dites moi tout bel homme… Vous avez le fantasme des hommes en blouses ? »

    Demanda-t-il en se mordant la lèvre inférieure, un petit sourire s’y était invité. Il le taquinait, il lui rappelait cette fameuse méprise qui avait eu lieu dans l’Aedes un peu plus tôt dans la soirée, lorsque l’informaticien avait retrouvé son amant sur Kim sous la table. Bien sûr, Shane ne croyait plus qu’il s’agisse d’une tromperie. Il avait confiance en la version des faits qu’il lui avait donnée. Il souhaitait profondément que ce soit vrai, et il y croyait. Il haussa finalement les épaules, ravi de son petit effet. C’était une taquinerie, dissimulée dans un reproche. Il s’amusait bien. Il continuerait même sur sa lancée. Ses mains allèrent sur le torse de son amant, caressant lentement ce corps qu’il aimait tant. Il alla défaire doucement les boutons de son manteau, du haut vers le bas, en y prenant un plaisir malicieux. Il remonta ses mains aux épaules de son amant, à l’intérieur du manteau et le lui ôta. Il serra le manteau contre lui, respirant son odeur et puis il tourna le dos. Il marcha vers la chaise où il avait déposé son propre manteau un peu plus tôt. Avec regret d’ailleurs. Il aimait bien ce long manteau blanc. Silvio le portait assez souvent. Il se retourna vers son bel homme, lui adressant un sourire complice. Il revenait vers lui, mais ne le toucha pas cette fois. Le regard qu’il lui adressait était absolument puissant. Il aimait les yeux vers de Silvio, il aurait pu s’y plonger éternellement qu’il ne s’en serait pas lassé.

    « Je vais te prouver que je vaux mieux que lui. Ne bouge pas...»

    Un murmure, bref murmure plein de promesse. Silvio allait voir combien Shane l’aimait. Et que le sublime rêve de cette nuit fasse voyager son amant bien plus loin et bien plus haut. C’était comme un défi, et Shane le tiendrait. Il aimait bien les défis. Son commandor, Tristan Darek, l’avait bien compris. Et plus le défi était complexe et plus Shane appréciait d’être ainsi torturé pour trouver la solution à ses énigmes. Dans sa relation de couple, ce n’était pas beaucoup différent. C’était même du pareil au même. Shane était du genre à bien vouloir relever des défis divers et variés. Ce soir, son défi serait de lui prouver qu’il était bien meilleur qu’un médecin. Mon brigadier se décolla de son amant, un dernier regard rempli de promesse puis il tourna les talons et se dirigea vers l’armoire. Shane avait fini par avoir quelques affaires chez Silvio, question de ne manquer de rien une fois ici. Dans le pire des cas, Silvio et lui faisaient à peu près la même taille et de ce fait, il était déjà arrivé à Shane qu’emprunter des vêtements à son amant le temps d’une nuit. C’était ça ou il dormait à poil de toute façon ! Il ne savait pas vraiment si ça aurait déplu à Silvio, l’informaticien ne savait pas encore vraiment de quelle manière son amant voyait leur couple. Le premier soir, Silvio lui avait déjà demandé que le convaincre qu’il n’y avait aucun mal à aimer un homme. Shane avait déjà senti là comme un fléau, tout du moins quelque chose qui clochait. Il se savait pas vraiment encore si Silvio s’était habitué à sa relation homosexuelle avec Shane, mais non brigadier ne lui avait pas encore posé la question, ne savant pas vraiment dans quel sens la tourner, il ne savait pas non plus à quel genre de réponse s’attendre de la part de son amant. De ce fait, Shane n’avait pas la moindre idée de ce que ressentait Silvio, mais s’il avait été mal, il le lui aurait tout de même, non ? Du moins, il l’espérait, il espérait que Silvio ose lui dire si les choses n’allaient pas comme il fallait. Shane voulait son bonheur, rien de plus. Il s’accepterait pas que le brigadier aux cheveux blonds ne se sente pas à son aise.

    Bref, Shane ouvrit donc cette armoire, celle où il rangeait déjà un bon nombre de choses à lui, près des affaires à Silvio. Shane n’avait pas non plus envahi l’armoire de Silvio. Ca ne faisait que presque deux mois qu’ils étaient ensemble. Pas de quoi croire qu’il était déjà chez lui et qu’il pouvait aménager comme bon lui semblait. C’était chez Silvio ici, et Shane habitait un autre appartement. Dans cette armoire, Shane avait laissé de quoi faire une petite surprise à Silvio, mais ce fut lui, l’informaticien, qui fit de gros yeux surpris en voyant quelque chose de caché qui dépassait d’une pile de linge de son amant… Shane eut du mal à y croire au début, il n’était pas certain d’avoir vu ce qu’il avait cru voir. Silvio n’avait tout de même pas osé ? Ce n’était tout de même pas… ça ? Il saisit la chose du bout des doigts et tira lentement dessus, question de faire durer le suspens. Petit à petit, la chose se dévoilait et mon brigadier réalisa qu’il n’avait pas fait erreur, quelques secondes plus tôt, lorsqu’il l’avait identifié. Il avait fini de le sortit de sous la pile de vêtement, et il resta là, très surpris, et amusé à la fois. Bien, Silvio voulait s’amuser ? Alors Shane allait s’amuser avec lui et bien volontiers. Sans plus attendre, il mit la chose sur sa tête, prit l’objet qu’il était venu chercher initialement et se retourna vers son homme. Il avait prit soin de cacher sa surprise dans son dos, afficha un air plaisantin qui disait qu’il n’allait pas lui dire la vérité tout de suite. En revanche, ce qui frappait chez Shane lorsqu’il s’était retourné, c’était ce qu’il avait sur la tête. Deux magnifiques oreilles de lapin blanches sortaient d’entre ses cheveux gris en bataille. Voilà qui était fait. Shane était ravi. Il se demandait encore pourquoi il venait de trouver ceci dans l’armoire de Silvio, mais Shane en avait bien déjà une petite idée. C’était Silvio qui avait fait ressurgir du passé la photo du lapin. Shane revint vers Silvio, avec ses oreilles sur la tête, les joues rougies soudain par une sorte de timidité à jouer le lapin, objet d’un certain fantasme chez Shane. L’informaticien aimait les carottes, être un lapin était probablement le déguisement qui lui correspondait le mieux. D’un autre côté, Shane adorait l’expression carnassière de son amant lorsqu’il se battait, il devenait un fauve.

    Shane gardait encore sa main dans le dos, porter ces oreilles sur sa tête lui avait permis de capturer toute l’attention de son amant qui ne cherchait pas conséquent plus trop à savoir ce que Shane pouvait bien cacher dans son dos. Le lapin se posta devant le fauve, avec ce petit sourire en coin et alla dérober ses lèvres un bref instant. Il finit par sortir ce qu’il cachait dans son dos, et l’objet se révéla être de l’huile de massage. C’était un petit message sur ce qui allait suivre. Shane était informaticien, ses mains n’était pas vraiment abîmées, ni dans cette vie, si dans celle qu’il avait eue autrefois car il avait été un pirate informatique pour la NYPD. Ses mains était douces et délicates, sans nul doute elles feraient le grand bonheur de son amant ce soir ! La surprise dévoilée, Shane envoya le flacon atterrir sur le matelas, il l’utiliserait un peu plus tard. Il posa ses deux mains sur son torse et alla y caller sa tête sur son épaule. Avec ses oreilles de lapin et à se blottir de la sorte, mon brigadier avait l’air d’une grosse peluche en manque de câlins. Ce n’était pas vraiment le cas. Si les deux amants devaient s’abstenir de contact tout au long de la journée, il n’en demeurait pas moins vrai que le soir, c’était un instant à eux et rien qu’à eux. Shane avait pu connaître Silvio d’une autre façon, d’une manière un peu plus tendre (tout du moins, aussi tendre que puisse l’être un brigadier de l’anti-terroriste, entendons nous bien) et Silvio ne s’était jamais montré parcimonieux en matière de caresses et d’éteintes. Il ne l’avait jamais repoussé lorsque Shane venait se mettre contre lui, ses bras avaient même pris l’habitude de se serrer autour de lui lorsqu’il était à proximité. Non, Shane n’était pas en manque de câlins. Il aurait pu mal prendre cette relation à distance, mais le soir, Silvio était tout sauf distant. Il se révélait même compréhensif lorsque Shane se réveillait la nuit pour pianoter sur l’ordinateur de Darek pour percer les énigmes qu’on lui avait données et qu’il devait absolument résoudre. Silvio avait su comprendre que c’était important pour l’informaticien. Avait-il était vexé ou blessé que mon brigadier s’intéresse à son ordinateur plutôt qu’à lui ? Peut-être. Si tel était le cas, Shane allait se racheter ce soir. Il avait en fait préparé trois surprises à son amant, et il en avait déjà révélée une qui allait être qui se trouvait être un massage.

    Shane ôta doucement ses gants et remontant son regard vers le visage de Silvio. Il ne fallait absolument pas qu’il regarde ses mains ou bien il irait en courant dans la salle de bain pour se les laver encore et encore, jusqu’à ce que ça passe (et ça pouvait prendre des heures). Mais ces heures là, il comptait bien les passer avec son amant. Il fixait les yeux verts de Silvio avec insistance, il se noyait dans ce regard. Il l’aimait, il avait envie de lui dire, mais il ne savait pas comment. Et il ne savait pas non plus comment Silvio le prendrait. Il se contentait de lui dire avec ses yeux, dans un langage inaudible. Il descendit ses mains sur le torse de Silvio, suffisamment bas pour aller les glisser sous son T-shirt, caressant la partie abdominale assez développée du brigadier de l’anti-terroriste. Shane n’avait pas les mains froides, malgré le froid de l’hiver. Mon informaticien avait en fait toujours les mains chaudes puisqu’elles étaient constamment logées dans des gants en cuir noir. De ce fait, il se protégeait du froid et de ses démons. Raison aussi pour laquelle ses mains n’étaient pas abîmées et encore parfaitement lises : même pour travailler sur un ordinateur, Shane gardait ses gants à ses mains. Ses doigts ne subissaient pas même le frappement direct sur les touches, lorsqu’il s’entrainait à l’épée, s’était ses gants qui prenaient les coupures. Ses mains, un peu plus à l’abri n’avaient encore jamais subi d’atteinte, pas la moindre cicatrice à cet endroit là. Shane n’avait pas spécialement de cicatrises d’ailleurs sur tout le reste de son corps. Il y avait bien eu ces blessures au cours de la dernière attaque, à savoir qu’il avait à présent une cicatrise sur l’abdomen (et Shane espérait qu’elle finirait par disparaitre avec le temps). Et un large hématome qui n’avait pas encore disparu, conséquences de ses côtes cassées, et ce, malgré tous les anti-inflammatoires qu’on avait pu lui faire avaler. Le temps avait bien fait les choses, et toutes les plaies de cette dernière attaque, qu’elles soient physiques ou psychologiques, trouvaient peu à peu un remède avec le temps.

    « Je voudrais que tu m’offres ton corps plutôt que de l’offrir à la science… »

    Nouveau pic que Shane envoyait rappelant encore une fois le fameux épisode du Silvio qui se jette sur Kim. Mon brigadier devait l’avoir un peu de travers, car pour lui, le monde s’était effondré le temps d’un instant face à cette situation bien étrange. A vrai dire, le sens de la réalité lui avait soudain bien échappé. Et puis Shane aimait bien s’amuser avec Silvio. Enfoncer le couteau dans la plaie et remuer étaient l’une de ses spécialités ! Alors, il n’allait pas s’en priver ! Et même s’il remettait cet épisode sur la table régulièrement, c’était d’avantage pour dire qu’il avait été cruellement jaloux plutôt que pour lui faire un reproche. Il n’acceptait pas que l’on s’approche de SON Silvio, et c’était encore pire lorsqu’on avait l’audace de la faire sous ses yeux. Shane devenait très protecteur et très possessif lorsqu’il s’agissait de son amant. Entendons nous bien, Shane n’était pas étouffant non plus. Silvio avait le droit de s’amuser avec des amis et des amies. Et si bien souvent il ne disait rien en voyant les gens s’approcher de son Silvio, en lui, il était mortellement jaloux. L’informaticien releva ses mains sous le vêtement, remontant celui-ci par la même occasion. Shane se délectait de sentir sous ses doigts si peu mis à sensibilité (car celle-ci était réduite par le port de gants) les creux et les bosses formées par ses muscles, mais aussi les endroits rugueux qu’étaient les cicatrices. En portant ses gants, Shane ne sentait presque rien sous le sens de son toucher, lorsqu’il enlevait ses gants, c’était toute une étendue de sensations qui n’offraient à lui, et s’en était encore plus délectable lorsqu’il caressait le torse nu de son amant. C’était donc de manière assez distraire et assez rêveuse qu’il parcourrait son torse avec envie. Lorsque le T-shirt fut assez remonté, Shane alla même y déposer un baiser, tendrement. Il finit par lui ôter son T-shirt. Il avait mis ses mains derrière son dos pour éviter que son regard ne vienne s’y poser et il dévorait des yeux le torse de son amant ainsi mis à nu. Il remonta ses lèvres dans le cou de Silvio, lui adressant sa plus douce tendresse. Il l’aimait, et il voulait que Silvio le sache. C’était là, dans cet amour que résidait sa plus grande force et sa plus grande faiblesse. Il savait que l’on pourrait s’en servir contre lui, mais il savait aussi que ça l’aidait à avancer. Au final, garder leur relation comme un secret n’avait plus rien de bien difficile, c’était même devenu d’une importance cruciale dont il ne pourrait pas se passer. Même si le fantôme de la découverte de leur petit secret planait au dessus d’eux comme un vautour affamé…
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Shane M. Lewis
~ Brigadier Informatique ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigade Informatique
Âge réel : 10 ans
Âge d'apparence : 19 ans

Compétences
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Compétence principale: Informatique
Niveau de Compétence: Maître

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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Shane M. Lewis le Mer 5 Jan - 14:38

    [Troisième et dernière partie xD]


    Il descendit ses mains le long de son torse, profitant encore un peu de ce petit bonheur, et le bout de ses doigts de glissa à l’intérieur de son jean et s’agrippèrent à celui-ci. Shane n’avait jamais fait de telles caresses à Silvio. Il n’était qu’au bord de son jean, certes, mais il n’avait jamais accepté d’aller au-delà, car il ignorait comment Silvio réagirait. Shane ne cernait pas encore très bien ce que ressentait Silvio face à cette relation entre hommes. Et mon brigadier ne voulait pas le brusquer, le pousser un peu trop vers quelque chose qu’il ne voudrait pas. Mais dans un même temps, peut-être que c’était ce qu’attendait Silvio : que Shane fasse le premier pas, ou il ne savait trop quoi encore. Mais l’informaticien n’avançait pas dans ces eaux ténébreuses si pleines de zones d’ombres. Il tira sur le jean de Silvio pour l’entraîner avec lui, alors qu’il marchait en direction du lit. Il laissa Silvio s’installer sagement sur le ventre. Shane avait pris le coussin pour le mettre au pied du lit, la tête blonde de son amant vint se poser dessus. Mon brigadier passa une main dans ces cheveux blonds, il aimait bien ce petit contact sensuel. Il avait l’impression de rentrer en lui. La bande de pervers qui lit ce texte mettez vous en veilleuse. J’explique ! Lorsqu’on aimait passionnément quelqu’un, on ressent le besoin d’unir nos âmes et de ce faire qu’un. C’est en cela que Shane ressentait le besoin de rentrer en lui, une manière de se sentir bien tout avec lui, au plus proche possible. Et les cheveux étaient la seule partie du corps qui pouvait être ainsi pénétrée sans aucun souci. Raison pour laquelle les cheveux sont un symbole d’érotisme dans notre société. Une femme aux cheveux longs dégagera plus de sensualité qu’une femme avec des cheveux courts qui elle donnera l’impression d’avoir un caractère bien trempé. Il se pencha en avant pour aller déposer un petit baiser dans sa nuque, dégageant ses cheveux pour ne pas avoir à manger du poil (accessoirement, ça peut se révéler utile). Shane voulut retirer sa tunique noire, il réalisa alors qu’elle était déjà ouverte jusqu’en pas. L’avait-il fait inconsciemment, ou était-ce Silvio qui avait profité d’un bref instant pour dévêtir l’informaticien ? Shane eut un petit sourire face à cette éventualité qui avait soudain traversé son esprit. Il termina de retirer sa tunique pour n’être plus qu’en pantalon sombre et un t-shirt blanc qui collait sa peau. Il se débarrassa de la tunique en l’envoyant il ne savait trop où. Il la retrouverait bien le lendemain matin de toutes façons, ce n’était pas comme si elle était perdue.

    Shane alla se poster au pied du lit, c'est-à-dire à la tête de Silvio. Il prit le flacon d’huile de massage et en versa un peu dans le creux de ses mains. Il se les frotta pour chauffer l’huile et enduire l’intégralité de la surface des paumes qui allaient masser. Il appliqua ensuite de l’huile sur le dos de Silvio par de légers mouvements circulaires. Ses mains enduites d’huile permettaient de préparer et chauffer la surface à masser. Il ajouta encore de l’huile au creux de ses mains, car après avoir préparé la partie du corps à masser, ses mains manquaient d’huile. Il posa ses deux mains bien à plats sur son dos. Il ferma les yeux, pour mieux sentir la peau de Silvio sous ses doigts et puis, il ne pouvait pas voir ses mains. Depuis son dernier souvenir, celui où il tuait quelqu’un avec ses propres mains, Shane ne les supportait plus. Elles étaient sales, elles étaient meurtrières, il les détestait de tout son être. Il ne voulait plus les voir. Il savait que si son regard se portait sur elle, il partirait en courant se les laver. Et il ne voulait pas laisser Silvio en plan. Il y avait aussi une peur à présent pour lui. Il avait peur de saisir sans s’en rendre compte la gorge de Silvio et de serrer, serrer… Il était hanté par ce cauchemar. Celui de lui faire du mal. Dans son souvenir, il était si impulsif, il agissait comme ça, tête baissée. Il s’était trouvé monstrueux, et il ne voulait pas commettre à nouveau un tel acte. Il descendit ses deux mains bien à plat, de chaque côté de la colonne vertébrale, en suivant l’axe du dos, laissant simplement un petit espace entre ses deux mains pour la crête osseuse de la colonne vertébrale. Il n’appuyait pas bien fort sur le haut du dos, il se contentait même de quelques effleurements parfois, très légers, juste le contact de ses mains. Ses mains épousaient parfaitement la forme du corps de son amant. Lorsqu’il fallait monter au niveau de ses épaules, il relevait légèrement la pointe de ses doigts. Lorsqu’il fallait redescendre, il rabaissait la pointe de ses doigts et appuyait un peu plus fortement. Il relâchait la pression aux endroits douloureux, il ralentissait la course de ses mains et les enfonçait dans la cambrure du bas du dos. Ses deux mains se rassemblaient sur le sacrum, l’os en haut du pli du fessier, enveloppant la rondeur des fesses. Shane se mordit la lèvre inférieure, hésitant à descendre un peu plus bas, mais il se dit que d’y aller aux premières caresses du massage apparaîtrait comme un peu déplacé. Il préférait attendre de voir venir le moment opportun. Autrement dit, peut-être après quelques heures de massage, lorsque Silvio se sera détendu. Probablement pas encore ce soir… Quoique, un massage des zones érogènes, à savoir le bas du dos, l’intérieur des jambes et la nuque, avait le don d’attiser et amplifier le désir et prépare à une jouissance plus intense. Précipitation, brusquerie, manque de sensibilité ou de délicatesse privent les deux partenaires des délices de la sensualité et de l'extase de la jouissance. Ce toucher qui sent l'autre et l'anime, le valorise et lui donne confiance, leur donne envie de le rencontrer au plus profond d’eux-mêmes. Peut-être que lorsque Silvio serait un peu plus détendu, il pourrait entreprendre des choses un peu plus sérieuses. Pour le moment du moins, Silvio n’était pas assez détendu. Et Shane non plus d’ailleurs.

    "Alors ? C'est qui le meilleur ?"

    Entre Shane et Kim, évidement ! Shane n'avait pas oublié ! Ses mains se séparèrent et revinrent vers le haut en glissant par les flancs, les dos de ses mains touchaient même le matelas, comme si elles voulaient aller sous lui et le soulever. Arrivées sous les aisselles, les mains tiraient légèrement les épaules vers le haut avant de revenir à la position de départ. En appuyant plus fort sur le bas du dos et en tirant au niveau des aisselles, Shane donnait presque l’impression de vouloir étirer Silvio. Non pas pour l’agrandir (quoique…) mais plutôt pour que le mouvement ait une profondeur, au lieu de laisser ses mains se balader sur son dos de manière morne et monotone. Il refit plusieurs fois ce mouvement là, rendant ses mains de plus en plus légères vers le milieu de son dos, et de plus en plus appuyées au niveau des épaules, de la nuque et dans la cambrure du dos. Il voulait que Silvio se sente bien sous les soins de ses mains. N’oubliez pas que c’était un défi pour Shane, il voulait absolument montrer à son amant qu’il valait mieux que le médecin sur lequel il avait sauté. Ses mains remontaient à ses épaules et descendait jusqu’au pli du fessier, puis remontaient encore par les flancs. Il se penchait en avant, à chaque fois, pour atteindre le bas du dos, se laissant aller à se léger balancement. Si Silvio ne vénérait pas ses mains après, Shane démissionnait ! Mon brigadier sentait sous ses mains le grain de peau de son homme, ses mouvements étaient rendus plus faciles grâce à lui et l’informaticien avait l’impression de glisser sur cette peau sans aucune difficulté et sans aucune barrière. C’était envoutant lorsqu’on y pensant bien. Pouvoir parcourir son dos, aussi facilement sans aucune barrière, il avait presque du mal à trouver une possible limite à tout cela. Mais s’il allait trop loin et que Silvio le giflait, le refroidissement serait trop brusque et ferait bien mal, il préférait ne pas s’aventurer sur ce terrain semé de mines. C’était trop dangereux pour lui et pour leur couple. Cela devait faire 20 bonnes minutes qu’il pratiquait ces gestes circulaires dans le dos de Silvio, les yeux clos et le silence d’or. Il avait arrêté de taquiner Silvio sur Kim. Il voulait que Silvio se détende, alors, mieux valait pour lui ne pas soulever ce point sensible à nouveau. Il ne savait pas ce qu’il pouvait bien trouvé là-dessous s’il énervait un peu trop son amant. Il y avait de moins en moins d’huile sous ses mains. Il les remonta jusqu'aux épaules de Silvio et tira sur l’une d’elle pour le retourner tout doucement (avec la collaboration de Silvio). L’informaticien était encore loin d’avoir terminé son massage. Il avait encore deux zones qu’il n’avait pas couvertes de caresses : le torse et le ventre. D’où le fait qu’il soit en train de retourner Silvio pour le mettre sur le dos.

    Mon brigadier alla saisir les lèvres de son partenaire… Et mine de rien embrasser à l’envers, c’était pas forcément facile ! Shane posait une main sur chaque joue de Silvio pour lui maintenir le visage vers lui, et lui, penchait sa tête et son corps en avant pour savourer ce baiser. Il reprit le flacon d’huile de massage et en versa dans le creux de ses mains, les frotta pour huiler ses paumes et posa ses mains à plats sur le torse de Silvio, chauffant et préparant la surface à masser par de grands mouvement circulaires. Puis il reprit de l’huile au creux de ses mains et reposa ses mains bien à plat sur le buste de son amant. Il plaça ses mains sur le haut de la poitrine (je n’ai pas dit que Silvio avait des seins, hein ! C’est la zone uniquement !) Sous les clavicules et il descendit le long de l’axe du buste puis prolongea son mouvement glissé jusqu'au bas ventre, avant d'écarter les mains et de sentir sous ses paumes les pointes des os du bassin, os iliaque. Il passa alors sur les flancs en cherchant presque à se glisser sous le dos, et remonta vers les aisselles en étirant les flancs avant de revenir à la position de départ. Parfois, en remontant, il allait même jusqu'à soulever légèrement le buste. Il répéta plusieurs fois le mouvement. A partir du même geste, il prolongea ses caresses sur les bras en pivotant sur les épaules avant de glisser sur les bras jusqu'aux mains avançant parfois au dessus de Silvio pour aller saisir sa main tendrement. Shane qui avait d’ordinaire les mains chaudes les sentait devenir bouillantes par le message et l’huile. Il aimait bien d’ailleurs toute cette sensualité entre eux, cela en devenait presque euphorique. Il alla embrasser sa main et enlacer ses doigts glissants avec l’huile entre les siens. Il fermait toujours les yeux, si Silvio ouvrait les siens, se serait que pour voir un homme aux yeux clos qui portait des oreilles de lapin sur la tête. Shane décida de ne plus rester debout au pied du lit, au niveau de la tête de son amant. Il passa sur le côté, posa un genou sur le matelas puis l’autre et puis il passa une jambe par-dessus Silvio pour s’assoir sur lui, au niveau des hanches, à califourchon. Il lui adressa un regard amusé, d’un air de dire : c’est moi le chef. Enfin, un chef avec des oreilles de lapin sur la tête, c’était presque ridicule. Shane posa ses mains sur le ventre de Silvio et remonta doucement, gardant le buste bien droit, c’était simplement ses bras qui se dépliaient et s’étiraient. Il caressait du bout des doigts, comme s’il s’agissait d’un objet aérien pour faire frissonner son cher et tendre.

    Mais Shane eut le malheur de regarder ce qu’il faisait, à savoir ses mains, et il se raidit légèrement, regarda à côté pour oublier ce qu’il avait vu. Non pas ses mains. Il ne devait pas s’enfuir en courant dans la salle de bain. Il ne pouvait pas laisser son Silvio là, tout seul. Ses mains se serrèrent et ses ongles raclèrent et griffèrent la peau du torse de son amant. Il ne l’avait pas fait exprès. Peut-être que Silvio apprécierait, mais il n’en demeurait pas vrai que ces soudaines griffures contrastaient atrocement avec la tendresse de ses caresses faites un peu plus tôt… Il tâcha de ne plus y penser. Penser à Silvio plutôt pas à ses mains. Il les décontracta et continua de masser Silvio, caressant surtout l’endroit qu’il venait de griffer sous un coup de nerfs pour lui faire oublier cette brusque erreur. Le massage favorisait une expression plus spontanée du corps mais aussi de la tendresse. Il voulait mettre plus à l'aise Silvio dans son corps par rapport à Shane, afin qu’il se sente respecté, apprécié et aimé de mon brigadier. Le massage relâche les tensions musculaires qui nous limitent. Dans cette réconciliation des ardeurs du corps et des élans du cœur, le toucher devenait un véritable acte d'amour. C’était ce message qu’il voulait offrir à Silvio. Shane avait à nouveau fermé les yeux, en respirant tranquillement, sans s’énervé, il avait réussi à retrouver son calme et à oublier ses mains. Il finit par se pencher sur Silvio, l’air de réclamer un bisou. Il s’allongea même sur lui avant d’aller subtiliser ses lèvres. Et puis soudainement, il se rappela de quelque chose. Il avait trois surprises pour Silvio. La première était le massage. Celui-ci n’était pas encore fini, Shane n’avait pas encore massé son ventre avec passion, un peu plus tard certainement. Mais il avait encore deux autres surprises pour Silvio.

    « Oh ! J’y pense ! J’ai quelque chose à te montrer ! »

    Shane descendit de sur Silvio et s’assit à côté de lui, avant de le regarder. Il avait saisi le bas de son propre T-shirt près à le retirer mes s’arrêta avant même d’avoir vraiment commencé. Il se mordit la lèvre inférieure et demanda :

    « Ferme les yeux. »

    Il attendit que Silvio obéisse et que ses yeux soit clos, Shane y veilla bien, et puis, il recommença son geste pour retirer son chandail blanc, se mettant torse nu. Il était un peu fébrile et hésitant, ne sachant pas si cela plairait à Silvio. Après tôt son corps lui appartenait dès lors qu’ils avaient échangé leur tout premier baiser. Shane ne voulait pas le décevoir… Enfin, il ne pouvait pas revenir en arrière à présent, Silvio attendait que Shane lui dise d’ouvrir les yeux pour voir ce qu’avait fait son amant. Il se retourna, toujours assis sur le lit mais dos tourné vers Silvio.

    « Tu peux ouvrir… »

    Fit-il timidement, les mains cachées dans le T-shirt blanc qu’il tenait. Il se mordit la lèvre inférieure, intimité et tendu. Et si Silvio n’aimait pas. Shane fermait les yeux et imaginait déjà Silvio en train d’ouvrir ses magnifiques yeux verts et chercher après ce que Shane lui cachait. En regardant l’informaticien, il ne verrait que son dos, mais pas un dos comme à l’ordinaire, pas celui que Silvio avait l’habitude de voir, avec la peau lisse et très légèrement hâlée, sans aucune égratignure. Mais cette fois ci il y avait sur son dos, de longues arabesques comme tracées à l’encre de chine. Elles prenaient naissance symétriquement (car Shane avait l’esprit bien trop droit pour apprécier à leur juste valeur les choses asymétriques) au niveau de ses omoplates. L’encre noire traçait des plumes jusqu’à la limite des épaules, semblant vouloir atteindre les clavicules et retombait sur tout le long de son dos. La pointe des dernières plumes délicatement dessinées frôlaient l’emplacement de l’os coxal. Les traits étaient nombreux, le détail très fin, la souplesse des plumes étaient remarquables. Shane n’avait pu qu’admirer combien l’homme qui lui avait tatoué ses ailes avait déposé sur lui une œuvre artistique. Ca avait pris beaucoup de temps à tatouer tout son dos. Pendant deux semaines, et peut-être que Silvio l’avait remarqué, Shane n’avait pas ôté son T-shirt pour laisser Silvio passer les mains sur son torse, ou alors, il l’avait fait, mais uniquement dans l’obscurité. Il avait grandement veillé à garder ça secret tant que ce n’était pas encore fini. L’informaticien avait fait de nombreux efforts pour se faire tatouer. Tout d’abord, il craignait les médecins et leurs aiguilles, et il avait pourtant du, pendant des heures, supporter qu’on lui prenne son dos en otage. Il s’était très certainement appuyé sur son côté masochiste pour finir par aimer cette douleur. Et pour ne pas perdre de temps, comme il était surchargé, il prenait avec lui l’ordinateur portable de Darek et résolvait les énigmes que son commandor lui avait laissées, tâchant de trouver la clé idéale pour le sortir de ce labyrinthe dans lequel il était entré. Au final, Shane avait été tellement absorbé par ce qu’il faisait qu’il était même parfois surpris lorsque l’homme qui le tatouait lui disait que la séance était terminée pour aujourd’hui. Chaque soir, Shane rentrait chez lui, regardait où le travail en était, et voyait naître chaque jour de nouvelles arabesques qui se raccrochaient à une autre pour poursuivre l’ensemble en parfaite harmonie.

    « Tu aimes… ? »

    Demanda-t-il timidement alors qu’il tournait sa tête pour voir, par-dessus son épaule, la tête que pouvait bien faire son Silvio en voyant la chose. Ses yeux clairs croisèrent ceux verts de son homme. Ce qu’il en pensait était assez important pour mon informaticien. Il avait besoin de savoir s’il appréciait la chose, qu’il ça le dégoûtait ou si ça lui était indifférent. Le brigadier préférait même encore que ça le laisse indifférent plutôt qu’il n’aime pas. Shane pensa un instant à la troisième chose qui attendait Silvio. Si ce dernier n’aimait pas son nouveau dos, Shane devrait encore redoubler d’efforts pour le détendre à nouveau. Après tout, il n’avait pas encore fini son massage ! Il avait encore beaucoup de choses à lui offrir…
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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Silvio Anthelmios le Dim 9 Jan - 5:46

"- Je..."

Les doigts de Silvio passèrent le long des ailes. Juste le bout des doigts, sans appuyer, pour bien sentir les plumes, suivre leurs courbes. Il avait même l'impression de sentir leur douceur, mais ce n'était que celle du dos de son ange.
Son ange... Ces ailes lui allaient si bien. Sur un autre, on aurait dit de vagues accessoires, posés là uniquement pour faire joli, espérer peut-être ressembler un peu à ces Hommes qui savent voler. Sur Shane, ces ailes n'étaient pas un accessoire. Elles faisaient partie de lui. Comme quelqu'un qui aurait perdu une jambe et qui l'aurait vue repousser après un miracle. Ces ailes étaient comme retrouvées, comme s'il avait toujours dû les avoir, comme si maintenant seulement il était complet. Il était beau, l'ange.
Quand ils avaient échangé leur premier baser, Silvio s'était montré timide, hésitant. Puis avec le temps, ses baisers étaient devenus plus assurés, ses étreintes plus franches. Plus le temps passait, moins il se sentait mal, dans les bras de son bel ami. Il n'avait plus l'impression de commettre un crime, dans ces moments délicieux. Il sentait bien tout ce que Shane lui offrait. Il voulait lui rendre la pareille. Il lui avait fallu un moment pour comprendre que s'il redoublait de témoignages d'affection envers Shane, ce n'était pas tellement pour le plaisir de faire quelque chose de mieux que lui. C'était pour lui, juste pour lui.
Le regard que Silvio portait sur Shane avait lui aussi changé. Il avait renoncé à se poser éternellement des questions. Sans savoir trop comment, il s'était surpris à admirer les traits de Shane, les yeux de Shane, la finesse des mains de Shane, et les gestes de Shane... Dans la foule des noscoiens, seule sa silhouette lui faisait cet effet étrange: celui d'attirer son regard, celui de l'attirer tout court, de faire battre son coeur plus fort que d'ordinaire, celui de faire disparaitre tout ceux autour. Jamais un autre noscoien n'avait eu eu autant de pouvoir sur lui, jamais il n'avait laissé parler ses sentiments à ce point. Lui-même était surpris par leur force. C'était comme un barrage que l'on aurait percé d'un petit trou, et la pression était à la hauteur.

Ses mains glissèrent sur les hanches de son amant, avant de se rejoindre sur son ventre, alors que Silvio collait le sien au dos de l'ange, dans un câlin plein de tendresse. Il avait tant de mérites, Shane ! Il était si bien ! Le meilleur homme du monde, et c'était le sien ! Il y avait de quoi être heureux ! Silvio déposa un baiser dans le pâle cou de l'informaticien avant de poser son oreille dans son dos.
Il massait divinement bien, Shane. Il avait réussi à apaiser mon brigadier, le libérer de toutes les inquiétudes que sa journée avait fait peser sur lui. Chacun de ses gestes l'avait détendu un peu plus, et désormais Silvio était complètement disponible pour lui, et il n'y avait plus qu'eux dans sa petite tête blonde.

"- J'aime beaucoup, oui... Mon lapin !"

Il ébouriffa ses cheveux, ce qui fit bouger les oreilles également. Il les avait acheté il y avait peu de temps, pour en faire cadeau à Shane. Oh, ç'aurait été sur le ton de la plaisanterie, bien sûr ! Mais bon, pour le coup, il n'avait plus de cadeau à lui offrir et allait devoir en trouver un autre. Loin de le désoler, cette idée au contraire le réjouissait: il avait bien envie de le couvrir de cadeaux...
Silvio avait un peu ri, avant de s'allonger sur le dos, et d'entrainer avec lui Shane. Là, il pouvait sentir sa peau contre sa peau... Non, ce n'était pas désagréable, pas vraiment. Silvio caressait encore le dos de Shane: oui, il pouvait sentir les plumes, même sans les voir !

"- Elles te vont bien, ces ailes..."


Il lui offrit un franc sourire, bien qu'il n'ait pas l'habitude d'en faire de pareils. Sans prévenir, il s'empara de ses lèvres, et ses bras ne le serraient que plus fort contre lui. Il était heureux. Un bonheur sans tache que seul Shane pouvait ainsi créer. Sa seule présence suffisait à son bonheur, mais le massage et la vue de ces ailes avaient suffit à le rendre plus heureux encore. Calme, à l'intérieur de lui, animé uniquement de sa douce passion pour son bel informaticien. Un feu qui réchauffait sans dévorer. Des yeux qui souriaient, et des doigts qui erraient dans le dos, et dans le cheveux de celui qui était l'auteur de ses plus belles nuits, de ses plus beaux rêves, depuis quelques temps déjà....

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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Shane M. Lewis le Dim 9 Jan - 17:18

    Silvio avait commencé une phrase sans la terminer. Le cœur de Shane se serra. Il n’aimait donc pas et ne savait pas comment le lui dire ? Mais il sentit rapidement les doigts de son amant de poser de manière douce sur son dos et glisser en suivant les plumes de ses ailes. Il essayait de voir par-dessus son épaule la tête que pouvait bien faire Silvio, mais il n’entrait pas dans son champ de vision, il aurait fallu qu’il se retourne. Dommage. Il aurait bien voulu avoir ce petit indice au moins. Juste pour connaître un peu à l’avance ce que Silvio en pensait. L’informaticien finissait par savoir lire dans les yeux verts de son amant. Notamment de ce qui appartenait du domaine des sentiments. Shane n’avait pas non plus beaucoup de secrets pour lui.

    Et puis, finalement les doigts de Silvio étaient venus jusqu’à ses hanches. Mon brigadier ferma les yeux alors qu’il sentait le torse de son amant venir se mettre contre son dos. Sa peau était chaude. Le massage et l’huile chauffée par des mouvements circulaires avaient rendu ce torse chaleureux et ce contact avec son dos l’électrisa. Un frisson se propagea dans tout son corps. Et puis les lèvres de son amant dans son cou, il en avait à présent la chair de poule (pour un lapin, c’était un comble). C’était bon. Il laissa sa tête se pencher de l’autre côté, lui offrant l’aise d’avoir tout son cou s’il le voulait.

    Il glissa ses mains sur celles de Silvio qui l’étreignaient et restaient sur son ventre. Il ne regardait pas ces mains. Il ne le pouvait pas, s’il regardait les mains de Silvio sur son ventre, il verrait également les siennes. Non, ses yeux fixaient plutôt un point fixe droit devant, tel un aveugle qui ne savait pas où poser son regard. Shane fixait ce point avec insistance, espérant ne plus être capable de voir, à force d’user sa vue. Il voulait oublier que la vue était encore un des sens qui lui appartenaient. Il se concentrait sur le toucher. Il avait les mains de Silvio, mains abîmées par le travail du second. Elles étaient différentes de celles de Shane, moins tendre, moins douces, moins lisses. Mais Shane y trouvait quelque chose d’authentique, et la rudesse de sa peau et de ses gestes rendait son homme plus viril, comme mis à l’état brut, et Shane aimait ça.

    Enfin le verdict tomba. Silvio aimait, Shane en fut soulagé. Il haussa les épaules, les garda hautes, un œil ouvert, l’autre clos, lorsque Silvio lui ébouriffa ses cheveux gris. Quand son amant arrêta de martyriser ses cheveux, Shane resta une ou deux secondes la tête rentrée entre ses épaules, à attendre de voir s’il n’y avait pas un second assaut, mais rien, il se détendit et se mit à rire un peu, tout en se retournant vers l’autre. Il laissa retomber l’avant de son corps sur le torse de Silvio. Il avait droit encore aux délicieuses mains de son amant sur son dos, et Shane plongea son regard d’un marron très clair dans les yeux verts de sa moitié. Il y avait de la franchise dans les yeux de Silvio et Shane se réjouissait de ne plus y voir une zone d’ombre, une sorte d’hésitation ou une espèce de crainte. Il savait que Silvio se sentait bien et ça suffisait à le rendre heureux. Perdu dans son regard, Shane ne vit pas le baiser de son amant venir. Il poussa un gémissement de surprise. Il ne le repoussa pas, au contraire il savoura et le lui rendait du mieux qu’il en était capable, avec de l’ardeur et de la passion. Il alla poser son oreille contre son torse, écoutant les battements de son cœur. C’était magique. La peau dorée de Silvio brillait à la lumière avec lui et Shane passa ses doigts sur cette étendue brillante, comme hypnotisé.

    Il embrassa son torse, ses mains caressait son buste et descendant un peu jusqu’à son ventre. Ses lèvres vinrent suivre rapidement, sa peau glissait si facilement sur la sienne avec l’huile. Tout semblait soudain plus facile, comme s’il n’y avait pas de barrières, pas de limites. Outre le fait qu’il n’avait pas encore fini son massage, Shane avait encore une autre surprise de prévue pour son amant… Mais il avait le temps, il avait toute la soirée pour ça, et il n’avait pas envie d’en finir aussi vite. Il remonta ses lèvres contre les siennes :

    « J’ai encore une petite surprise pour toi… Mais avant je termine ce massage ! »

    Fit-il de manière enjouée alors qu’il se redressait de sur Silvio pour venir s’assoir à côté de lui, un niveau de ses hanches. Shane posait ses fesses sur ses propres talons et tâchait de rester en place. Il saisit le flacon d’huile qui traina là et recommença son opération, à savoir mettre de l’huile dans le creux de ses paumes, frotter ses mains pour chauffer l’huile, étaler sur le ventre de son amant remettre de l’huile et commencer le massage. Il posa ses mains bien à plat sur les abdominaux de Silvio et commença par de petit geste circulaires. Il n’appuyait pas fort cette fois, il ne voulait pas que Silvio ressorte son repas quand même. Ca aurait brisé tout ce délicieux instant. Il ce contentait de passer tendrement ses mains, agrandissant ses cercles petit à petit, chauffant le ventre de son amant.

    Si au début, Shane regardait droit devant lui pour ne pas voir ses mains, ses yeux avaient fini par descendre vers cette zone érogène qu’était le bas du ventre. Il avait les gestes assez lents pour que Silvio savoure. Il savait que s’il y allait vite, le blond se sentirait secoué et ne se détendrait pas d’avantage qu’il l’était. Shane regardait la peau brillante de ce ventre qu’il massait, ces muscles noueux qu’il avait sous ses mains. Ses mains d’ailleurs, il ne les voyait plus soudainement. C’était presque miraculeux. Il était hypnotisé par cette peau brillante qui glissait sensuellement sous ses doigts. Tout quittait son esprit. Son travail, la guerre des clans, Nosco toute entière, les caméras, la chambre même avait disparu. Le lit non plus, il ne le voulait plus. Il ne voyait plus même certaines parties de son propre corps comme ses mains. Il n’y avait plus que Silvio. Et Shane se laissait submerger dans cet océan de bien être, complètement envouté, sur ses doigts le grain de peau de son amant formait une douce berceuse que Shane suivait à la manière de la flûte enchantée. Il élargissait sa zone de massage en englobant à présent les flancs, le regard perdu. Il continuait ainsi de longues secondes, ses doigts allaient jusqu’au bord du pantalon de Silvio. Il sentait sa respiration plus lente et détendue, et puis, il ne savait trop par quel miracle, les doigts fins, chauds et huilés de Shane glissèrent à la fois sous le pantalon et sous le boxer de son amant sur toute la longueur de ses doigts, sa paume quant à elle, reposait encore sur son ventre, visibles. L’informaticien s’arrêta alors, se rendant compte que sa main avait été trop loin. Beaucoup plus loin que jamais. Et il restait bloqué là, ses yeux rivés sur sa main audacieuse. Il avait envie d’aller plus loin, c’est pourquoi il ne retirait pas sa main, mais il avait peur de la réaction de Silvio, raison pour laquelle sa main ne voulait plus avancer. Perdu à mi-chemin, Shane ne savait plus quoi faire et restait figé. Un tant soit peu de raison s’infiltra en lui (car celle-ci l’avait un peu quitté son esprit pour laisser la passion l’envahir), Shane réalisa sa faute, il commençait donc à retirer lentement sa main, luttant affreusement contre ses envies. Et c’était douloureux pour lui.
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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Silvio Anthelmios le Sam 15 Jan - 5:01

Silvio s'était innocemment laissé faire. Shane avait fait ses preuves en matière de massage, il continuait de démontrer à mon brigadier qu'on ne se lassait pas de ses mains. Leur effet ne s'estompait pas, c'était toujours aussi délicieux....
Ravi, il avait fermé les yeux, pour profiter au mieux de cette sensation, des mains de son amant sur son corps, chaudes, douces, des gestes que Silvio n'avait jamais connu jusqu'alors: des mains qui ne mettaient pas de coups, mais qui se contentaient de caresses, en appuyant légèrement. Comment un geste si simple pouvait faire autant de bien ? Il n'en savait rien. C'était Shane, il avait un don, celui de transformer ses soirées en des nuits magiques, berceaux d'étreintes tendres, de moments doux. Dans une vie de brigadier, c'était des choses que l'on connaissait mal. A la rigueur, on était tendre en caressant la lame de son épée, affectueux quand on posait sur elle ce petit regard réservé aux amantes et aux maitresses. Mais c'était tout. Le reste demandait des la violence, de la hargne, de la férocité. Silvio ne s'en était jamais plaint, il n'était pas dit qu'il s'en plaigne un jour. Mais Shane lui avait fait redécouvrir des notions qu'il croyait connaitre, mais dont son corps et son esprit ne se souvenaient plus vraiment.
Il était bien, totalement détendu. Un peu plus, et il s'endormait, plus paisible que jamais, ivre de bien-être grâce à son homme...

Tiens, le massage s'était arrêté. Hm ? Pourquoi ? Silvio rouvrit les yeux sur le visage de son amant. C'était une impression, ou ses joues avaient rosi ? Il s'aperçut alors de la chose, en baissant les yeux.
Silvio sentit également ses joues s'empourprer. Il se redressa sur ses coudes, puis se tourna à nouveau vers Shane. Il était peut-être brigadier, mais il n'était pas complètement sot pour autant: la main de Shane ne pouvait pas s'être glissé là par totale inadvertance. Alors, ça voulait dire quoi ? Non, il n'allait tout de même pas le laisser comme ça, avec un voeu à moitié exprimé, à moitié inavoué ! Il n'allait tout de même pas le laisser décider à sa place !
Eh ben si.
Si mon brigadier avait commencé à accepter sa relation avec Shane, c'était en partie grâce à son caractère chaste. S'ils allaient plus loin, ils redevenaient les homosexuels que Silvio avait imaginé: ces bestiaux qui se sautent dessus pour le plaisir d'actions sales, perverses... Il méprisait déjà tout acte sexuel, comment pouvait-il en accepter un qui, de surcroit, aurait été homosexuel ?
Sa main se posa sur celle de Shane, l'arrêtant. Ils ne devaient pas aller plus loin... Mais Shane ferait-il encore des massages s'il n'y avait pas de carotte au bout du fil ? Combien de temps accepterait-il que les désirs de son corps restent insatisfait, tout en ayant juré fidélité à un homme ? Hmpf... Qu'est-ce qui valait le plus, un idéal de pureté, ou Shane ? Réveillé par les massages, le corps de Silvio avait bien une réponse, mais son esprit n'était pas tout à fait sûr... Il le regretterait, sans doute. Amèrement.
Silvio se redressa, pour poser un léger baiser sur la joue de Shane. Bon. Au pire, il arrêtait tout, et s'il était devenu, comme il le craignait, accro aux sentiments, il se trouverait une femme. Qu'était le pire ? Il ne savait pas, mais il le craignait.
Il offrit un sourire qui se voulait rassurant à son homme, puis posa sa tête là, sur son épaule, un endroit confortable, près de son cou, où il pouvait cacher son visage. Sa main guida celle de Shane jusqu'à sa place initiale, et la laissa seule, ici. Qu'il fasse ce qu'il voulait, qu'il montre à Silvio ce qu'il voulait, et peut-être que celui-ci se montrerait indulgent. Ses mains se posèrent sur les hanches de son homme. Hm... Il y a une erreur dans ce que j'ai dit. Ce n'était pas son homme. C'était son Shane. La différence étant que l'homme lambda aurait été repoussé par Silvio. Shane, lui, avait réussi à se faire accepter...
Pour le moment.

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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Shane M. Lewis le Dim 16 Jan - 0:13

    La main de Silvio se posa sur celle de mon brigadier, celle qui avait commis l’imprudence d’aller trop loin. Tout du moins, plus loin qu’il ne l’avait encore jamais été auparavant. Il avait l’impression d’avoir manqué de respect envers son amant. Il voulait l’enlever mais Silvio le retenait à présent. Shane tourna son visage vers son amant, son regard clair se plongea dans le sien, cherchant à comprendre. Etait-ce un feu vert ou un trompe l’œil ? Etait-ce un test, pour voir ce que mon brigadier ferait face à une telle situation ? Shane n’en savait plus trop rien. Il était presque habitué à avoir une petite idée de ce à quoi pensait Silvio, et pour le moment, il se retrouvait pour le moins dépourvu. Il n’avait pas la moindre idée, vraiment, rien que des hésitations, et des morceaux de quelque chose dont il ne parvenait pas à saisir la forme, ni la couleur, et encore moins le but. Il était comme un enfant qui avait une pièce en forme de cercle et qui ne savait pas à quel endroit, exactement, il fallait la placer. Cette pièce en cercle, c’était sa main. Elle était là, mais devait-elle aller là ? Peut-être était-ce plus haut ou peut-être était ce plus bas ? Et s’il n’avait pas pris la bonne pièce ? Et s’il aurait du prendre le carré ou le triangle ? Il restait ahuri devant sa pièce ronde (sa main bande de pervers) sans connaître pour le moment comment elle allait pouvoir lui servir.

    Son amant s’était redressé et Shane sentit un baiser se poser doucement sur sa joue. S’il n’avait pas été déjà rouge, il aurait très certainement rougi, mais il en convint qu’il était bien difficile de faire pire. Il regardait Silvio, juste Silvio, juste son Silvio, comme s’il cherchait en lui la moindre source d’une inspiration nouvelle qui pourrait le guider, lui dire ce qu’il devait faire ou ne pas faire. Pour rien au monde il n’aurait clos ses yeux. Pour rien au monde, il ne se serait privé de le regarder, encore un peu. Il avait si peur en cet instant. Il sentait son cœur battre dans son torse, un peu plus vite qu’à l’ordinaire. Il avait peur. Il sentait son sang battre à ses tempes comme un tambour assourdissant. Silvio n’avait pas parlé. Si ça avait été le cas, Shane ne l’aurait même pas entendu. Il vit un léger sourire sur les lèvres de son amant. Il crut qu’il aurait voulu le rassurer, mais Shane ne savait pas s’il devait y croire ou si ce sourire manquait de franchise et de vérité. La tête de Silvio se logea dans son cou. Shane, trop figé, et frustré de surcroît, ne bougea pas d’un poil. Silvio aurait pu prendre Shane dans ses bras et le jeter par la fenêtre que mon brigadier se serait docilement laissé faire. C’était dans ces moments là que Shane se rendait compte à quel point il dépendait de lui. Il était un peu un pantin, son pantin. Ou plutôt, il était Pinocchio, la marionnette qui bouge sans que l’on actionne les fils. Mais Shane en était certain, si Silvio voulait tirer sur une ficelle pour faire lever un bras ou une jambe à mon brigadier, il ne pourrait rien faire contre. Il posa, lui aussi son menton sur l’épaule qu’il avait à présent devant lui, regardant le vide, vaguement face à lui avant de fermer les yeux.

    Yeux qui demeurèrent clos, jusqu’à ce qu’il sente la main de Silvio redescendre la main de mon brigadier comme un peu plus tôt. Il avait ouvert les yeux sur le coup de la surprise, le vide en seule source d’inspiration ne lui laissait qu’une absence de réaction de sa part. La main de Silvio abandonna la sienne en terre inexplorée jusque là. Et comme un Christophe Colomb qui découvre ce nouveau pays, il sentait en lui une certaine fierté croît en lui. Mais comme Christophe Colomb, il aurait voulu être en Inde, mais il était en Amérique. De la sorte, Shane aurait préféré avoir plus d’informations sur ce qui se passait dans la tête de Silvio, mais son amant avait bien décidé d’être cruel et de l’abandonner là. Shane ferma les yeux et passa sa langue sur la peau savoureuse du cou qui se présentait à lui, et sa main descendit un peu plus que tout à l’heure. Il avait fermé les yeux pour mieux sentir ce que sa main toucherait. Il savait qu’il n’y avait qu’un moyen de vérifier qu’il avait capté le corps de Silvio, à défaut d’avoir son esprit et son âme. Il voulait savoir s’il exerçait une attraction physique sur son Silvio, mais il avait peur. Il avait peur toujours de la réaction de Silvio. S’il s’était montré jusque là enclin à ne pas refuser ses avances, Silvio demeurait toujours indescriptible et imprévisible. Et c’était ce que Shane craignait. Non pas le caractère même de Silvio, car il était parfaitement près à l’accepter comme tel, mais d’avantage pour la réaction en elle-même et toutes ses conséquences. Et même en descendant sa main et en sentant parfaitement s’il faisait de l’effet ou non à son amant, Shane demeura dubitatif et perplexe, comme s’il hésitait encore.

    Après tout, cela faisait bien deux mois qu’ils étaient ensemble et Silvio n’avait jamais fait de geste ou de regard visant l’acte sexuel en lui-même. C’était resté toujours dans un régime des plus chastes. Shane avait fini par se demander si Silvio en avait peur. Mon informaticien trouva du courage pour défaire le pantalon de son amant, un courage qui lui venait d’il ne savait où mais il soupçonna son envie de lui d’être dans ce coup là. Il plaça son nez dans le cou de Silvio et sa joue glissa le long de son torse, lentement vers le bas. C’était nouveau pour Shane. Ce devait l’être sans aucun doute aussi pour Silvio. L’informaticien avait beau avoir eu des petites amies à Nosco, jamais un homme. Il trouvait presque curieux d’avoir sous les mains quelque chose qu’une femme n’aurait jamais pu lui offrir. Et ça ne lui faisait rien. Non pas que ça lui faisait rien dans le sens « ne fait aucun effet », mais ça ne lui faisait rien qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Il éprouvait une indifférence qui le surprit à cet égard. Mais alors que sa joue frôlait à présent le ventre de son amant, Shane cessa là sa descente vertigineuse. Il étouffait. Il avait l’impression d’être entre deux cages. L’une l’emprisonnerait au désir, l’autre aux regrets. Dans la première, il pouvait descendre sa joue encore et s’abandonner au plaisir de la chair mais si les choses se passaient mal, il était dans la cage au lion, il se ferait déchiqueter et s’en serait fini de leur si belle histoire. Dans la seconde cage, il devait s’arrêter là, revenir aux lèvres de Silvio et se contenter d’elles mais les remords le rongeraient de ne pas avoir osé.

    Il fit le choix de la première cage, quelques secondes seulement, s’offrant à Silvio corps et âme. Et c’était bon en soi, il éprouvait du plaisir à assouvir ce qu’il voulait faire depuis quelques temps. Mais il s’agissait d’une cage. Et s’il y avait bien une chose qui n’était pas à faire, c’était de mettre mon brigadier en cage. Car c’était quatre murs desquels on ne s’échappe pas. Il étouffait, sa respiration était plus forte, il cessa donc son action et alla enfouir son visage dans le cou de Silvio, comme un enfant qui se cachait presque honteux de son acte. Il le serrait fort, son brigadier, comme pour lui demander de ne pas partir, rester encore, rester toujours. Sa respiration sifflante devenait inquiétante, le peu d’ongle qu’il avait rentra dans la chair du dos de son amant.

    « Silvio… »

    Souffla-t-il entre deux respirations saccadées, serrant si fort son amant qu’il ne devait pas pouvoir vraiment bouger.

    « Silvio, je t’aime… »

    Première fois qu’il le lui disait. Bien sûr, ses yeux, ses mains, son corps le lui avaient très certainement dit plus de mille fois, mais jamais ces quelques mots n’avaient franchis ses lèvres, jamais il ne l’avait entendu non plus. Peut-être s’agissait-il là d’un frein à ce qu’il le lui dise lui-même de vive voix. Shane avait toujours mis des réserves dans sa relation, pour Silvio. Juste pour Silvio.

    « C’est pour ça que je ne veux pas te perdre… Pas aussi facilement… Je veux pouvoir lutter pour te garder… Non pas rester immobilisé par la culpabilité… »

    Voilà qui était dit sur ce point. Si Shane venait à perdre Silvio, il voulait pouvoir se battre pour continuer d’être avec lui chaque jour, il voulait pouvoir avancer avec lui, encore un peu, le supplier, se mettre à genoux s’il le fallait. Il en serait capable par amour. Mais il n’y parviendrait jamais s’il avait quelque chose à se reprocher. Shane ouvrit grand sa bouche et cala sous sa mâchoire, l’os clavicule gauche de son amant, non pas pour le mordre (même s’il aimait ça), mais pour étouffer un hurlement de souffrance profonde.
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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Silvio Anthelmios le Dim 16 Jan - 3:42

Il n'aurait pas serré son enfant autrement dans ses bras. Ces bras qu'il avait passé autour de Shane renfermaient la crainte des pères pour leur enfant malade, leurs inquiétudes, et leur désir de vaincre, en un seul câlin, un seul signe d'amour, tous les démons de l'innocente créature, celle qu'ils devaient protéger, par définition, ou par une mission tombée d'on-ne-sait-où. Shane, il fallait faire quelque chose... Shane, c'était la seule personne avec qui Silvio se sentait si bien. Habituellement, ils se passaient très bien des mots, mais là, ils semblaient devenir nécessaires. Bon sang, pourquoi fallait-il des mots aux gens ? Silvio ne savait pas les manier ! Il ne savait jamais ce qu'il devait dire !
Il serra un peu plus fort son homme contre lui. Que ça s'arrête, bon sang ! Voir Shane dans cet état, le sentir dans cet état, c'était horrible. Ne rien pouvoir faire était pire. C'était son devoir de le protéger, ça n'aurait jamais dû arriver ! Que lui arrivait-il, d'ailleurs ? C'était sa faute, sa faute ! Et cette respiration qui ne voulait se calmer...! Silvio avait l'impression que c'était la sienne, que c'étaient ses propres poumons que l'on écrasait (mais cela n'était peut-être pas qu'une impression). Il se sentait mal, si mal, lui qui s'était senti si bien il y a quelques secondes à peine !

Il entendit, entre ces maudits souffles qui auraient pu mettre son âme en lambeaux, son prénom. Un "je t'aime". Son premier. Lui, jamais il n'avait osé le dire, trouvant à l'implicite une beauté que les mots ne pourraient que gâcher. Ceci étant dit, il ne pouvait pas laisser le "je t'aime" de son homme se perdre tout seul. Un "je t'aime" devait trouver son écho. Mais avant que Silvio ait pu y répondre, Shane avait déjà enchaîné. Quoi, c'était tout ce qu'il voulait ? Quel idiot ! Se mettre dans des états pareil, alors qu'il savait que...
Non, il ne savait pas. Silvio ne lui avait rien dit. C'était lui, l'abruti ! Il aurait dû prévoir ! Pourquoi fallait-il toujours qu'il attende que les ennuis lui tombent dessus pour s'en occuper ? Il se serait frappé, pour ce genre de bêtises. M'enfin, Shane avait l'avantage de ne pas faire de mystères, et de dire clairement ce qu'il voulait...
Il se servit de l'épaule de Silvio comme baillon à un cri de douleur. Douleur, avez-vous dit ?
Silvio n'eut pas besoin de réfléchir plus longtemps. Il poussa Shane pour le mettre sur le dos, et venir sur lui, ses mains plaquant celles de son bel ami sur le matelas. Il pouvait voir son visage, maintenant. Bon sang... Dire que c'était sa faute...Il ferma les yeux. Quand il les rouvrit, les mots lui vinrent presque instinctivement:

"- Shane, calme-toi. Regarde-moi. Tu n'as rien à craindre, tu ne me perdras pas. Tu n'es coupable de rien, tu n'as rien fait de mal... Au contraire..."

Il libéra ses mains et le pris dans ses bras, sans le serrer trop fort. Pas question de l'étouffer à nouveau.

"- Je ne veux pas te perdre... Et je t'aime."

L'évidence était là, dans cette malheureuse phrase, qui pourtant résolvait bien des problèmes. Que faire ? Ce qu'il fallait, tant que cela allait dans le sens de cette phrase. Shane voulait des mots, pour les rassurer ? Il les aurait. Des câlins, des câlins avancés ? Aussi avancés qu'il le voudrait. Il voulait son Shane. Donc il voudrait ces câlins.
Ses lèvres glissaient sur la peau de Shane, là, dans son cou, remontant doucement le long de la jugulaire, avant de se poser délicatement sur sa joue. Calme, comme Shane aurait dû l'être.

"- Tu n'es coupable de rien. Et même si tu étais coupable, tu sais très bien que je serais le premier à te pardonner. "


Il caressait son dos, sans vraiment en être conscient. Etait-ce vraiment les mots que Shane voulait ? C'aurait bien été la première fois que Silvio savait utiliser le langage aussi facilement !

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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Shane M. Lewis le Dim 16 Jan - 15:17

    Il aurait voulu s’arrêter de hurler en étouffant son cri contre la peau chaude de son amant, mais il ne le pouvait pas. S’il gardait cette souffrance en lui, elle lui ferait d’autant plus mal. Shane avait beau être masochiste sur les bords, il était aussi un être humain, et il y avait des limites à la souffrance. Il était d’avantage accro aux douleurs qui faisaient du bien, plutôt que celles qui ne lui procurait que du mal. En l’occurrence, il avait beaucoup de mal à ressentir le moindre bonheur à errer de la sorte dans sa relation avec Silvio. Il sentait les bras de son amant, comme si celui-ci voulait le protéger. Shane se sentait coupable de lui donner tant de soucis, mais dans un même temps, il ne se serrait pas passé de cette étreinte. Etouffant sa douleur comme s’il s’agissait d’une maladie indésirée, Shane plantait ses ongles dans le dos de Silvio. Mais cette situation ne dura pas longtemps, Silvio avait presque réagi au quart de tour, poussant mon brigadier sur le dos, venant sur lui. Ses mains se faisaient prisonnières. Il avait vu Silvio fermer les yeux, il en avait profité pour détourner son regard sur le côté honteux toujours de sa bêtise. Il s’en voulait.

    Il avait comme un bourdonnement à ses oreilles, un bourdonnement que produisait le battement de son pouls à ses tempes. Sa respiration ne parvenait pas à se calmer, il avait besoin d’air, besoin de respirer. Il aurait voulu aller à la fenêtre, reprendre son souffle et attendre que cela passe, mais il ne pouvait pas laisser son Silvio. Il avait l’impression que s’il le laissait là, il ne pourrait jamais le retrouver. La situation devenait pour lui chaotique, perdu entre l’envie de pouvoir assouvir ses fonctions vitales (à savoir respirer) et sa crainte peut-être déraisonnée de perdre Silvio. Il avait essayé de débattre ses mains pour les passer à nouveau contre son amant, pour l’empêcher de s’en aller, rester encore, rester toujours. Mais le brigadier avait plus de force que le mien, qui, même s’il n’était pas doté d’une faiblesse physique, ne parvint pas à se défaire de ses liens. Il se résigna à fermer ses mains sur les siennes, priant intérieurement pour que cela suffise à le retenir. Et puis, deux ordres vinrent frapper ses oreilles : se calmer et le regarder. Pantin toujours, Shane commença par obéir au second ordre, il tourna donc à nouveau sa tête vers lui, ses yeux d’un marron très clair vers ceux d’un vert profond. Se calmer à présent. Sa respiration saccadée et sifflante ne savait pas obéir à ce genre d’ordre. Autant Shane pouvait contrôler son corps et forcer sa tête à se diriger vers son amant, autant ses peurs échappaient à tout contrôle. Sa claustrophobie, lorsqu’elle était sollicitée, pouvait devenir hors de portée. Se calmer n’était pas si facile que ça. Son torse suivait le rythme chaotique de sa respiration endiablée, mon brigadier tâchait de garder son regard dans celui de Silvio, même si la culpabilité les lui ternissait horriblement. Il se détestait, il se haïssait terriblement. Il aurait voulu s’arracher une main, sa main, l’imprudente main qui avait été trop loin. Mais il ne pouvait pas agir de la sorte, car elle était toujours prisonnière.

    Il vit les lèvres de Silvio bouger, des mots, des paroles qu’il avait rêvées entendre chaque fois qu’il avait l’impression d’aller trop loin avec lui. Des paroles infiniment rassurantes qui rapidement ralentirent sa respiration. Comment ? Il n’en savait trop rien, mais lorsque ses mains furent libérées, il ne songea pas à étreindre au plus vite son Silvio pour le retenir de partir. Elles restèrent sagement sur le matelas. Et lorsqu’il sentit son étreinte contre lui, cette peur s’envola aussi brusquement qu’elle était arrivée. Il craignait tellement de mal faire avec lui, mais l’entendre dire qu’il n’avait rien fait qui puisse le rendre coupable de quoi que ce soit le rassura. Il regardait droit devant lui. Sa respiration n’était certes pas revenue à la normale, il n’en demeurait pas moins vrai qu’elle était moins chaotique. Il étouffait moins. Silvio avait soudain détruit les grilles qui fermaient la cage de quatre affreux murs, des murs qui terrorisaient mon Brigadier. Il se laissa dans des bras forts. C’était ce qu’il y avait de rassurant chez Silvio. Lorsqu’on était dans ses bras, il se sentait en sécurité et presque invincible. Il se sentait mille fois plus vivant que jamais. Les lèvres qu’il sentit dans son cou apportèrent un nouveau message à celui de la protection, c’était celui des sentiments. Et Shane les savoura. Silvio lui avait dit qu’il l’aimait. Il le lui avait dit, enfin, après tout ce temps passé ensemble. Il avait trouvé beau ces mots implicites donnés dans un regard, mais ses craintes les avait rendus douloureux, à tel point qu’il voulait les entendre. Un « je t’aime » comme un écho au sien, et il trouvait là une sorte de bonheur. Il ne voulait pas l’entendre tous les jours, à longueur de journée. Il se contenterait d’une fois, rien que d’une seule, pour effacer ses doutes jusque là accumulés. Lorsqu’il sentit ces lèvres venir sur sa joue, mon brigadier tourna doucement la tête vers celle-ci, venant y frôler les siennes, c’était si bon.

    Le lapin ferma finalement les yeux, ouvrant ses lèvres et les refermant comme pour essayer à l’aveuglette de saisir ces autres tant réclamées. Son souffle encore abîmé les percutait sans remords. Ce ne fut seulement là que Shane passa ses doigts doucement sur sa joue puis ses bras autour de son cou, ses lèvres contre les siennes vinrent réclamer un précieux présent que seul Silvio était autorisé à lui offrir. Il lui offrit, lui, l’ardeur de son amour et la chaleur de ses envies, la fougue de ses pulsions et la douceur dont il était capable. Ses lèvres glissèrent sur sa joue, s’enfoncèrent dans son cou. Là, à l’abri de tout, il tâcha de reprendre une respiration plus présentable. Maintenant que sa peur s’était envolée, il devenait un peu du facile de reprendre possession de son propre corps. Lorsque ce fut chose faite, il remonta doucement à l’oreille de Silvio, lui mordillant doucement le lobe, les yeux toujours clos, et il lui murmura un :

    « Merci, Silvio. »

    C’était un murmure qui résonnait comme le son de la délivrance, un nouvel air, nouvel oxygène dans ses poumons, et un sourire de bien-être vint affiner ses lèvres. Il desserra son éteinte un peu, pour pouvoir reculer sa tête et venir coller son front fiévreux par la peur précédemment ressentie, et il plaça l’arrête de son nez sur celle de l’autre. Ses deux mains avaient glissé sur ses joues, lui tenant ainsi le visage. Il le poussa doucement pour allonger son homme sur le dos, restant tout de même contre lui et il avait finalement décollé son front du sien. Il déposa un autre baiser sur ses lèvres, comme si tous les précédents n’avaient servi à rien et qu’il voulait lui dire à nouveau combien il l’aimait. Il se redressa, assis à ses côtés, son index vint caresser ses lèvres, glisser sur ses pectoraux jusqu’à son nombril. Son regard suivait son propre doigt, comme s’il s’agissait d’un guide, un guide qui ne s’arrêta pas au nombril et vint retrouver le travail inachevé un peu plus tôt. Cette fois-ci, Shane s’abandonna à lui complètement, sans plus aucune barrière, sans plus aucun frein. Il se sentait bien moins coupable à présent, Silvio lui pardonnerait ses actes manqués et ses actes de trop. Il lui pardonnerait tout, car il l’aimait. Il l’aimait. Ces mots percutaient encore son esprit comme un écho, un doux écho qui le protégeait de tout, lorsque ses lèvres vinrent rejoindre son index. Mon brigadier se souvenait encore de cette photo du lapin que Silvio avait mise sur alpha. Plaisanterie bien amusée, ça avait été fort connu de tous. Les barquettes de carottes avaient commencé dès lors à s’accumuler sur son bureau. Et lorsque Silvio vint pour reprendre son bien (à savoir l’ordinateur que Shane lui avait grillé par vengeance), mon brigadier s’était retrouvé avec une carotte dans la bouche, activée par un mouvement obscène. A ce moment là, Shane n’aurait jamais pensé qu’il aurait droit à bien plus qu’un pauvre légume. La différence, cette fois, c’est que le légume ne ressentait rien, dans la situation présente, c’était à Silvio qu’il voulait faire plaisir. Il voulait qu’il se sente bien dans cette relation, même si physiquement, elle était homosexuelle. Silvio était un homme, Shane était un homme, il y avait là des choses qu’il ne pourrait jamais changer. Et ce que mon brigadier voulait lui prouver ce soir, c’est qu’il n’y avait pas de mal là-dedans, tant que les actes n’étaient faits que par amour. Très rapidement, Silvio n’eut plus le moindre vêtement sur lui, l’informaticien lui avait lentement tout ôté, sans pour autant mettre fin à sa démonstration affectueuse. Il remonta embrasser tout son torse, le couvrir de mille et une caresses et revenir planter ses yeux dans les siens. Toutes ces choses étaient comme des anesthésiants, il espérait pouvoir apaiser Silvio et l’orienter vers lui. Il vivait comme un rêve soudain, jamais il n’avait l’impression d’être aussi libre de pouvoir faire autant de choses avec lui. Il y avait maintenant tout un horizon d’idées, tout un assortiment de fragment de rêve, il n’avait qu’à les assembler, dans l’ordre qu’il voulait, le sens qu’il voulait, les morceaux s’accrocheraient toujours ensembles. Il avait l’impression que les ailes tatouées dans son dos se déployaient pour lui offrir un envol des plus spectaculaires. Dans son voyage, il ne prendrait que Silvio et dans sa valise, on ne trouverait rien d’autre que l’amour qu’il lui portait.
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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Silvio Anthelmios le Mar 18 Jan - 22:06

    Quel ne fut pas le soulagement de Silvio lorsqu'enfin Shane se calma ! Si son cher lapereau ne parut tout d'abord pas enclin à coopérer, son seul remerciement ôta tous les doutes de mon brigadier. Il lui pardonnait, alors... Il lui pardonnait l'erreur qu'il avait commise. Le baiser auquel Silvio répondit lui sembla libérateur. Libérateur de toutes ses craintes. Plus que jamais, il en était certain: il tenait à lui. Il n'aurait pas été si heureux de pouvoir l'embrasser, le tenir dans ses bras, sinon. Il se serait même moqué de savoir ce qu'il ressentait, et comment il allait. Il tenait à lui. C'était la seule personne qui lui faisait cet effet...
    Il crut sentir son coeur battre plus fort, lorsque le doigt de Shane glissa à une vitesse vertigineuse le long de son ventre. Les pensées se bousculèrent dans sa tête: il venait de lui accorder ce droit, mais pouvait-il, le devait-il, en serait-il capable ? En plus, il y avait Hawa, dans la même pièce ! Pauvre petite, qu'allait-elle en penser ? Peut-être qu'elle dormait... Oui, il l'espérait. Elle ne verrait rien, et ils pourraient... Mon dieu, mais se rendait-il compte de ce qu'il allait faire ? Horreur, malheur, souillure, et... Et... Et Shane avec lui ? Hmpf. Son lapin avait trouvé comment lui faire du chantage à moindre frais. Il n'aurait pas dû accepter. Jadis, jamais il n'aurait accepté...
    Silvio ferma les yeux et se mordit la lèvre pour étouffer un gémissement, lorsque Shane découvrit un nouvel endroit qu'il n'avait jusqu'alors pas embrassé. Il ne pouvait tout de même pas le repousser maintenant... Pas le perdre... Oh, tant pis, n'avait-il pas eu d'autres conquêtes, par le passé ? Il ne se souvenait pas de conquête masculine, certes... Ne trompait-il pas actuellement quelqu'un, dont il n'arrivait à se souvenir ? Eh bien... Tant pis. Il plaidait non coupable: il ne pouvait pas savoir. Dommage, vraiment dommage…

    Bien vite, ils eurent chaud, bien que leurs habits aient étés dispersés dans quelque endroit inconnu, dans la pièce. Shane avait même été dépossédé de ses oreilles. Entre caresses et griffures, ils avaient étés bien plus loin que jamais. Silvio ne s’était posé de limites que celles de son intuition, et était censé s’arrêter lorsqu’il sentirait qu’il n’en était pas capable. Il n’eut, à vrai dire, pas le cœur d’arrêter Shane. Ne voulant pas que ce dernier se sente utilisé comme un vulgaire objet, il avait pris soin de lui rendre ce qui lui était offert. Au début, il avait véritablement été déstabilisé, hésitant, encore un peu craintif, comme s’il s’attendait à ce que, d’un moment à l’autre, un petit démon sorte de terre pour l’entrainer aux enfers. J’exagère, et Silvio n’avait pas vraiment cette image en tête. Juste la sensation. Au début. Ensuite, il cessa enfin de se poser des questions, se contenta de profiter, juste de profiter, plus encore qu’il avait profité des baisers volés au détour d’un couloir, plus encore que ces étreintes dans le noir… Juste profiter, de ce qu’il sentait grandir en lui (Tritri, pas de pensées perverses).

    J’espère pour eux que l’appartement de Silvio était bien isolé, d’un point de vue sonore. Enfin, ce devait être le cas, personne ne s’était encore plaint de ses voisins d’appartement, dans l’Aedes.
    Silvio se laissa mollement re-tomber sur le matelas, et sur les draps. Il avait trop chaud pour pouvoir seulement songer à se mettre dessous. Un long soupir ravi lui échappa. Tout plein d’endorphines, un grand sourire aux lèvres. Tout ensommeillé, tout chose. Il posa sur son amant un regard plein de tendresse… Il ferma les yeux. Et pu prendre Shane dans ses bras ?


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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Shane M. Lewis le Mer 19 Jan - 16:53

    Sous ses mains, Shane voyait se décliner un large horizon de relief qui lui plaisait tant. Les creux du corps de son amant, ses courbes, la forme et la force de ses muscles rendaient l’expérience plus qu’inoubliable. Avait-il peur face à cet inconnu, à savoir une relation entre homme ? Non. Le simple fait qu’il s’agisse de Silvio changeait tout cela. Il était avec son amant, pas avec n’importe quel homme. Il avait confiance en lui, il croyait en lui, il savait parfaitement, et Silvio le lui avait rappelait, qu’il serait pardonné en cas de faux pas. Il ne serait pas incriminé, il ne serait pas jugé pour ses actes ou ses non actes, ses excès et ses faiblesses. Il caressait son corps comme s’il partait à la découverte d’un monde magnifique, même si encore inconnue. Shane avait eu des petites amies, il avait eu des relations sexuelles, il avait déjà goûté à tout cela. Mais un homme jamais. Et son Silvio avait une importance telle pour lui, qu’il ne voulait pas se perdre dans le moindre faux pas.

    Avant que son pantalon ne le quitte, Shane avait glissé sa main dans sa poche, et serrait un petit objet dans son poing, comme pour ne pas le perdre. Caché, cet objet représentait beaucoup pour lui, plus symboliquement que matériellement. Shane n’était pas de ceux qui étaient très matérialiste. Il jetait ce qui ne lui servait plus à rien, il ne s’y attachait pas, il ne gardait pas les choses en pensant qu’elles pourraient lui resservir un jour. Mais il y avait certaines choses, et certains objets, qui étaient chargés de sentiments à un niveau tel qu’il ne voulait pas les perdre, les abîmer, ou encore les jeter. Ils étaient précieux pour lui. Juste précieux, et c’était tout. Dans cette main, cette nuit, ce n’était pas ce genre d’objet pourvu de sentiments qu’il tenait dans sa main. C’était un objet sans importance, une chose métallique sans vraiment de valeur à ses yeux. C’était ce soir qu’il voulait en faire un objet symbolique, une chose qui comptait pour lui, par delà sa valeur matérielle. Il voulait le charger d’un sentiment, d’une émotion, d’une force profonde dont la puissance n’était pas à douter. Il voulait le rendre vivant, pour qu’il puisse parler et dire à Silvio combien il l’aimait et combien sa promesse à laquelle il s’engageait avec lui était forte.

    Le poing clos, l’objet n’était pas visible. Dans ses caresses avec Silvio cette nuit, il voulait que l’objet en garde le grand souvenir. Il voulait que leurs cris restent en mémoire là dedans, la chaleur de leur corps, leurs caresses et leurs baissers, la puissance de leur sentiments, de leur gestes et de leurs âmes liées l’une à l’autre. Il voulait qu’il se souvienne de ce soir, leurs soupirs de bien-être, leurs gémissements de plaisir, et leurs prénoms, de l’un et l’autre, tantôt prononcés dans un murmure d’envie, tantôt dans un cri d’extase. Il voulait qu’il se souviennent de ses poings serrées sur les draps quand tout devenait plus intense, les mains dans son dos quand la tendresse devenait maîtresse de leur nuit, ses doigts en des endroit plus intimes, effleurant avec doucement de doux rêves que l’on ne prononçait pas oralement, et ses ongles s’enfonçant dans sa chair chaque fois qu’il voulait le marquer comme étant sa propriété. Il voulait qu’il se souvienne aussi, des instants les plus importants de cette soirée, leurs regards qui se croisaient parfois quand ils avaient besoin de se dire, visuellement, qu’ils se sentaient bien. Il voulait qu’il se souvienne de ces échanges, toutes ces choses qu’il lui donnait en offrande, comme un présent de lui-même pour l’autre. Il voulait qu’il se souvienne de sa respiration haletante, son souffle percutant la peau et résonnant à son oreille comme un doux message de sensualité, son rythme cardiaque accrut, son cœur qui battait, battait pour lui, plus fort.

    Et lorsque l’un et l’autre avaient donné tout ce qu’ils avaient, lorsqu’ils se sentaient tous deux dépouillés d’eux-mêmes mais riches de l’autre, lorsqu’ils avaient ce sentiment de respirer au rythme de l’autre et battre à la vitesse du cœur de l’autre, ils se laissèrent retomber sur le matelas. Shane releva ses yeux clairs vers ceux plein de tendresse de son homme. Il lui adressa un léger sourire, lui rendant tous ces sentiments qu’il avait en lui à cet instant précis. Il se sentait vidé de toutes ses forces, mais il ne s’était jamais senti aussi puissant. Il glissa une main sur la joue de son amant, les yeux plantés dans les siens. Silvio l’avait fait, avec lui, pour lui, et mon brigadier le remerciait dans toute la puissance de son regard. Il blottit contre lui son corps en sueur et vit les yeux de son amant de fermer doucement. Etait-il fatigué ? Certainement, Shane aussi l’était d’ailleurs. Mon brigadier passa ses doigts sur ses yeux clos et il baissa son regard sur les lèvres de Silvio, il les fixait comme hypnotisé et vint finalement leur joindre les siennes. Il ouvrit légèrement sa bouche et ses dents saisir entre elles la lèvre inférieure de son amant. Il serra ses dents sur elle, tira en arrière sa tête. Il avait l’air d’un petit animal à agir de la sorte. Son autre main alla chercher celle de Silvio et à son doigt glissa son objet, un simple anneau d’argent, symbole de promesse. Il lâcha sa lèvre finalement, et lui murmura doucement à l’oreille un :

    « Je t’appartiens »

    Promesse. Promesse qu’il lui faisait, promesse solide comme le diamant, promesse qu’il ne parviendrait jamais à trahir. Il lui appartenait, il était à lui, sa propriété. Il s’offrait à lui tout entier, de corps et d’âme. Il l’aimait, il tenait à lui. C’était son troisième cadeau après le massage et le tatouage qu’il avait dans le dos. Leur instant chaleureux cette nuit n’avait pas été au programme à la base, mais Shane en était parfaitement ravi. Ca, c’était le cadeau que Silvio lui avait offert. Il l’aimait. Son Silvio l’aimait, c’était cette phrase en tête qu’il ferma la yeux, vide d’anxiété. Ses lèves allèrent se placer à point de rencontre fictif des deux clavicules, là, un peu en dessous de son cou et aspira sa peau avec affection. Une marque d’un rouge violacé apparut. Dans un soupir il ajouta :

    « Tu m’appartiens. »
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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

Message par Silvio Anthelmios le Dim 23 Jan - 19:14

Il l’avait fait, pour lui et avec lui. Au final, ce n’était pas si terrible. En tout cas, le ciel n’était pas tombé sur la tête de Silvio, et des seins ne lui étaient pas apparus. Le pire était évité, pour le moment ! Mais c’était étrange, tout de même. Silvio se sentait presque rassuré. Ce n’était que ça… Qu’un malheureux petit acte, pas méchant… Enfin, « que »… Comprenons-nous, ce n’était « que » ça lorsqu’on parlait du côté impur, bestial, animal…C’était tout de même important dans le sens symbolique, et dans le sens où Silvio venait de se marier avec Shane de la plus belle façon qui soit. Belle ? J’ai dit belle ? Qui l’eut cru ! Et pourtant, c’était bien ce qui avait traversé l’esprit de Silvio. Shane était dans l’histoire, elle était forcément belle. Beau… Pour oser penser ces choses, il fallait que Silvio en ait fait du chemin !
Ses bras passèrent autour de Shane, et il l’attira contre lui, même s’il avait déjà bien trop chaud. Un léger baiser vint se poser tendrement sur le front de Shane. Il avait fait du chemin, c’était grâce à lui. Il ne l’aurait pas fait pour un autre. Ni pour une autre. Ses doigts passèrent encore le long de ses ailes d’ange et… Se fit mordre la lèvre ?

« - Humpf ! »


Ce fut sa seule réplique, ô combien violente. Enfin, il tenta de pencher la tête en arrière, pour se libérer un peu, mais la fatigue le rendait tout faible, et il manquait de volonté. Alors quand Shane lui passa la bague au doigt, il se laissa mollement faire… Puis posa sur l’anneau un petit regard tout attendri. Un anneau ? Il y en avait besoin ? Hm… Si Shane voulait. Ouais, ça leur faisait un lien matériel, c’était joli, c’était…. Comme les autres, ils avaient un anneau.
L’appartenance ? moui, s’il voulait… Il le laissa s’emparer de sa peau, pour y laisser une marque… Et si on ne la cachait pas, cette fois ? Ouais. A voir. Ou pas, c’était peut-être risqué. Mais il l’aimait bien, cette marque. Elle avait en commun avec la bague qu’elles étaient les preuves physiques de tous ces souvenirs et émotions. La marque allait partir. La bague, elle, était le premier objet de Silvio porteur de ce message. Elle se différenciait des autres. Et il savait très bien qu’elle allait le troubler aussi bien que Shane l’aurait troublé durant ses réunions. Il savait qu’il allait passer du temps à la caresser distraitement, et que le seul fait de baisser les yeux sur elle lui rappellerait cette nuit, ces caresses, les lèvres de son amant. Un objet aussi important qu’Hawa, et que cette épée que le patron lui avait offerte et qui n’avait toujours pas de nom. Mais pour d’autres raisons.

« - Tu me gâtes, Shane… J’ai rien à t’offrir… »

Il l’attira un peu plus contre lui. Il n’était jamais assez proche…

« - Mais je me vengerai. Au moment où tu t’y attendras le moins, je me vengerai… »

Un petit sourire que Shane ne pouvait voir. Il ferma les yeux à nouveau. Recommencer ? Bwarf, pour le moment, il n’y pensait pas. Mais la prochaine fois, il ne se ferait pas prier, pour sûr ! Sa seule priorité pour le moment, c’était de garder Shane. Il ne voulait pas le perdre, surtout pas… Il n’était pas sûr qu’il aurait à nouveau tout cela… Ou qu’il se laisserait à nouveau faire. Sauf que là, revivre trente ans de célibat, ça allait être dur.
Il ne mit pas longtemps à s’endormir. Pendant un temps son esprit erra un peu dans les souvenirs tous neufs et un possible futur. Mais le sommeil l’engloutit bien rapidement, sans lui laisser le temps de s’en apercevoir…

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Re: Rêve Sublime | PV Silvio A. | NC-16

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