Ombres et lumières...

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Ombres et lumières...

Message par Aaron Smith le Dim 16 Jan - 19:48

Partout, tout n’était que néant. Et il était là, au milieu, perdu dans cette noirceur accablante. Hésitant, il se redressa : Qui était-il ? Où était-il ? Et pourquoi faisait-il si sombre ? Il ne se sentait pas si mal, ainsi dans le noir, mais quelque chose au fond de lui, un instinct tout naturel lui indiquait qu’il n’était pas à sa place. Lentement, il se leva, et son regard vert, si tendre, balaya les environs. Non, vraiment, il n’y avait pas un soupçon de lumière. Alors, comme pour chasser un mauvais rêve, il referma ses paupières, et secoua sa chevelure châtain en bataille. Puis il les rouvrit. Mais rien ne changea. Fermer, ouvrir, fermer, ouvrir, fermer, ouvrir… Un flash ! Là-bas, il y avait eu quelque chose de rapide, d’à peine saisissable. Et pourtant, il l’avait vu.

Sans se presser, malgré ce que son corps lui enjoignait de faire, il se mit en marche. Il se tenait exceptionnellement droit, comme à chaque fois qu’aucune lumière ne venait troubler son esprit migraineux. Il sentait une odeur, un parfum étrange sur lui. Quelque chose, au fond de sa mémoire oubliée, lui soufflait que c’était un mélange entre une fragrance féminine, et une senteur plus masculine. Il y avait un peu de lui, et un peu d’une autre. Mais qui était cette autre ? Et qui était-il lui-même ? Bon Dieu, mais qu’était-il d’abord ?! Un instant, le jeune homme se saisit la tête, s’arrêta. Il ne voyait plus rien, de toutes façons. Peut-être que cet éclair n’était que le fruit d’une imagination perturbée, d’un esprit perdu dans les ténèbres de l’oubli. A quoi bon continuer d’avancer, alors, et fatiguer son corps ? Inquiet, il tenta de percer la noirceur, pour voir ses mains pâles. Mais rien ne vint titiller son regard et, bien malgré lui, il dut rester sur sa faim de connaissances… Un grognement s’échappa de sa gorge serrée, un petit quelque chose de grave et douloureux. Quelque chose qu’il ne connaissait pas, qu’il ne reconnaissait pas. Hésitant, il ouvrit sa bouche, sentit, avec horreur, que ses lèvres étaient craquelées… Pourquoi ne supportait-il pas cette sensation de craquelure ? Pourquoi cela semblait, à ses yeux, la pire des hontes ?


« Où suis-je ? »

Sa voix était rauque, grave, sèche. La voix d’un assoiffé. Une voix qui paraissait à peine vivante. Etait-il mort ? Cela expliquerait, alors, pourquoi il ne se souvenait plus de rien, pourquoi il avait si soif – et Oh combien faim !- , pourquoi ses lèvres étaient craquelées et, bon Dieu, pourquoi il se sentait si faible ! Plus faible encore qu’un nouveau né. Pourtant, il pouvait toujours apprécier la douceur du tissu de son pantalon, que ses mains caressaient nerveusement. Là-bas ! Le flash ! Il était encore là ! Ne l’avez-vous point vu ? L’ange châtain, lui, ne l’a pas raté. Pris d’un soudain désir de sortir de là au plus vite, comme oppressé par toute cette noirceur, qu’il ne peut pour autant s’empêcher d’aimer, il court vers cette lumière. Elle devient de plus en plus fixe, à l’horizon. Il la voit nettement, cette porte de blancheur, cette porte ronde, qui forme dans sa tête comme un zéro flamboyant. Le zéro, c’est la sortie, c’est la solution. Il le sait au fond de lui, et cette évidence butte dans sa conscience alerte. Dans un grognement, il la franchit enfin, passe dans ce cercle de lumière…

Aaron poussa un grognement animal, tandis que ses yeux s’ouvraient soudainement, laissant la lumière se déverser à grands flots dans ses pupilles dilatées. Il les referma aussitôt, une pression insupportable appuyant sur ses tempes palpitantes… Un tel mal de crâne pouvait-il être humainement vivable ? Il n’en était pas sûr ! Rendu de nouveau aveugle, encore conscient des sensations qu’il avait eu pendant son étrange rêve, il chercha à se souvenir de son passé. Pour se rassurer. Pour se dire que ce qu’il avait ressenti n’était ni plus ni moins que les déblatérations de son esprit névrosé. Mais, à part ces ténèbres, et ces questions, il n’y avait rien. Un gémissement lui échappa, tandis qu’il tentait d’extirper un petit quelque chose de sa tête, dans laquelle un petit malin prenait plaisir à frapper de toutes les forces de son marteau. Tant de choses petites, peuvent donner une si grande douleur… Il avait si mal, si mal, c’était insupportable. Pourquoi s’était-il dirigé vers cette lumière ? Pourquoi n’avait-il pas ressenti l’avertissement de la douleur qui surviendrait ? Pourquoi n’y avait-il tout simplement pas pensé ? Ses fonctions profondes étaient-elles altérées, au point qu’il n’ait plus ni mémoire, ni instinct de survie ? Non, il était évident que non. Les violentes contractions qu’il ressentait dans son ventre, qui tordaient ses boyaux en réclamant vivement de la nourriture, étaient la preuve que son corps fonctionnait toujours, qu’il était toujours conscient de ses besoins. L’irritation de sa gorge en était également une preuve. Encore une preuve. Une autre preuve qu’il n’était pas mort, qu’il n’était pas si terriblement malade. Tout comme sa langue pâteuse. Putain, mais qu’est-ce qu’il foutait là ?

Décidé à reprendre conscience avec lui-même d’abord, puis avec son extérieur, il garda les yeux clos, tentant de calmer l’insupportable douleur. Il lui fallut du temps. Un temps infini pour que ce qui résonnait dans son crâne arrête de faire un boucan infernal, et lui laisse l’occasion de se concentrer sur ses idées, puis sur ses autres sensations. Un bilan, il avait besoin de faire un bilan sur ce qu’il avait vécu, avant d’explorer ses alentours. Que savait-il ? Rien, en fait. Il n’avait plus de souvenirs, il ignorait qui il était, et il revenait d’un endroit ténébreux, où il ne se souvenait plus avoir pénétré. (Esprit les plus tordus, calmez-vous xD). Pourquoi, d’abord, s’était-il retrouvé là ? Etait-ce un avertissement, un message, du type : « Salut mec, j’voulais te prévenir, avant que tu ne te réveilles et qu’une effroyable douleur te vrille le crâne, que tu n’avais plus de souvenirs ! »… Mais avec un numéro masqué. Vous savez, ce numéro que vous ne connaissez pas, que vous ne pouvez pas connaître, et qui vous interpelle ? Ce numéro énervant, dont vous ignorez l’origine ? Enfin bref, Aaron était bien incapable de se rappeler d’un numéro… Pire, il n’était même pas conscient qu’un numéro puisse exister. En fait, il ne se rappelait que d’une chose : ce zéro, brillant, brûlant, et pourtant tellement attirant…

Pour résumer, il ne se souvenait de presque rien, il n’était plus rien, rien qu’une coquille vide. Autant se soucier de ce qu’il y avait autour, alors. Les doigts de sa main gauche, engourdis, fouillèrent le sol : de l’herbe. Il était allongé sur de l’herbe. Quant à sa main droite… Hein ?! Du tissu ?! Une forme ?! Une personne ?! Peu désireux de rencontrer de nouveau la brûlure de l’astre lumineux, l’ange châtain prit garde à garder ses yeux fermés, tandis que ses mains couraient sur le corps qui était allongé à ses côtés, dans ses bras. Elle sentait bon. Elle sentait l’odeur de son rêve, celle, féminine, qui ne lui appartenait pas. Des hanches fines, des bras pas plus gros que des allumettes, une peau douce et… Une robe. Une robe légère. Etaient-ils en été ? Probablement pas car la femelle portait également des collants, faits d’un tissu finement tissé. Le pied d’Aaron heurta des talons. Etaient-ils en sortie, ensemble ? Non, décidément, il ne comprenait guère ce qui lui arrivait. Qui était cette femme ? Il avait espéré que retrouver quelque chose l’aiderait à se souvenir, mais ce ne semblait pas être le cas…

Lentement, il dégagea sa main gauche, affreusement meurtrie : il avait du rester couché dessus un long moment, car le sang ne passait plus dans tout l’avant bras, qui fourmillait douloureusement. Une fois redressé, tenant à peine sur son séant, il continua à laisser ses mains courir sur la personne qui était avec lui, sans faire preuve d’aucune forme de pudicité. Des bras petits, des épaules fort peu musclées, une peau douce, si douce… Et là, une aspérité, comme une grande blessure, qui courait de son épaule à son cou. Il sentit la damoiselle frémir mais, peu craintif, continua son examen aveugle. Des lèvres fines, mais craquelées, comme les siennes, surplombées d’un petit nez droit. Et une chevelure emmêlée, en bataille, qui tombait en cascade sur son visage endormi. Il voulait voir ce visage. Coûte que coûte. Alors, il baissa lentement sa tête, posant même, ultime précaution, sa main droite sur son front brûlant, et se décida à relever légèrement ses paupières. Son regard vert apparut de nouveau, encore meurtri. Quelques papillonnages douloureux, et ce fut bon : la douleur ne revenait plus. Afin, elle était toujours là mais comme mise en sourdine, et représentait bien peu de choses face à celle qu’il avait pu ressentir peu de temps avant. Rassuré de constater que la migraine était supportable, il se laissa aller à ouvrir ses yeux plus librement, et à farfouiller dans son paysage.

Tout d’abord, la femme. Elle dormait, et était fréquemment agitée de petits frémissements, tels des convulsions. Sa robe présentait une longue déchirure, qui dévoilait son corps comme étant presque nu. Inutile de vous dire qu’Aaron en profita – il n’avait aucun souvenir à laquelle la comparer, mais il lui semblait qu’elle était pas mal, bien qu’un peu plate et maigre. Mais, galant, il finit par lutter contre son instinct, et retira sa veste, qu’il laissa tomber sur le corps de la belle endormie. Comme ses doigts le lui avaient indiqué, il était sur de l’herbe mais, à sa droite se dressait un mur immense. Peu désireux de rencontrer la lumière, qui semblait encore plus forte en haut, il se contenta de la base. Des 0 et des 1 dansaient devant lui, effrayants, si serrés qu’on ne pouvait passer à travers. Les yeux écarquillés, l’ange châtain tendit sa main pour les toucher, et se heurta à une forteresse inviolable. Il ne devait pas être arrivé par là, alors : c’était impossible. De l’autre côté ? Ça, c’était possible : il y avait des bâtiments immaculés qui se dressaient, là-bas, réfléchissant la lumière. C’était douloureux. Le jeune homme referma ses yeux, et respira longuement, calmant la respiration chaotique que lui donnait la douleur. Cette dernière s’estompa légèrement, au bout de trois-quatre minutes d’immobilité souffreteuse.

Et lui… Lui, qui était-il ? Prudemment, il observa ses mains, à travers ses yeux mi-clos. Elles étaient pâles, d’une pâleur cadavérique. Enfin non, pas si cadavérique, puisqu’elles n’étaient pas non plus maigres. On sentait poindre le dessin de veines violettes sous la peau tendue et rêche. Sa peau était rêche… Il avait honte de ça, et il sentait qu’il lui fallait s’hydrater, afin de retrouver une douceur séduisante. Séduisante ? Etait-il un séducteur ? Etait-ce pour ça que ce mot lui revenait toujours à l’esprit, accompagné de cette volonté inexplicable de soigner le moindre petit défaut de son corps ? Peut-être… En plus, il avait encore une jolie femme dans les bras. Sans doute était-elle une de ses proies ? Sans doute pourrait-elle lui expliquer, l’éclairer sur tout ce qui lui échappait ? Ses yeux tombèrent ensuite sur son pantalon : toujours maigre, toujours petit. Des fringues déchirées, sales, et pourtant, qu’on devinait coûteuses. Quelle honte, de porter ainsi ses vêtements. En haut, une chemise, blanche, avec un col remonté autour duquel était passée une cravate noire. Enfin, sur le dos de la damoiselle couchée, une veste de costume tâchée de terre.

La soif asséchait la gorge du jeune homme, et il se doutait que sa camarade se réveillerait dans le même état. Elle apprécierait sans doute qu’il aille lui chercher de l’eau dans les immeubles non loin, et serait alors dans de meilleures conditions pour l’éclairer sur son passé. Il était évident qu’elle se montrerait coopérative, n’est-ce pas ? A moins qu’il ne lui ai fait du mal ? Ces déchirures… Peut-être était-il un monstre, et avait-il tenté de… Non, non. C’était impossible. Il n’était pas méchant, il le savait. D’ailleurs, le simple fait de vouloir lui rendre service était une preuve de bonté, n’est-ce pas ? N’EST-CE PAS ?! Fébrile, il se leva brusquement, décidé à aller chercher de l’aide. Mais un coup violent explosa dans ses tempes, le fit vaciller et, mollement, retomber sur celle qui était à ses côtés. Il l’entendit vaguement gémir, mais il n’était déjà plus là. Elle se réveillait, et lui, il retombait dans ce monde ténébreux duquel il n’aurait jamais du sortir…
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Re: Ombres et lumières...

Message par Ester Wieg le Lun 17 Jan - 23:42

Inspiration. Expiration. Deux battements de cœur. Une nouvelle inspiration. Délicieux sentiment que celui d’être en vie.
Puis la douleur. Dévorante, atroce. Elle aurait voulu crier si la fatigue ne l’avait pas empêché d’ouvrir la bouche.
Son épaule… ? A moins que ce ne soit sa jambe ? Elle ne savait même plus où se situaient ses membres.
En tout cas, ce mal refusait de s’atténuer. Et son esprit embrumé n’arrivait plus à réfléchir et à enchaîner deux pensées logiques consécutives.
Peu à peu, d’autres sensations lui parvinrent, la peine qui lançait son épaule se calmant doucement. On caressait tranquillement son visage. C’était doux, à peine perceptible…
Elle ouvrit les yeux… Ou plutôt, elle voulut ouvrir les yeux. Ses muscles refusaient de lui obéir. Un élan de panique s’empara de la jeune fille. Etait-elle aveugle ?!
Elle refusait d’y croire. Elle réessaya. Qui aurait cru que le simple fait de mouvoir ses paupières puisse lui demander un jour un tel effort ? Combien de muscles au juste, étaient nécessaires pour cette action ?!
Elle devait voir ce qu’il se passait, où elle était…

Vert. Du vert. De fins rubans verts s’agitaient sous son nez, frôlant sa joue gentiment, comme de douces caresses. De l’herbe ?
Elle voyait ! Des choses floues, indistinctes, mais le simple fait de pouvoir percevoir quelques couleurs calma les battements affolés de son cœur. Elle put se détendre, prendre conscience de chacun de ses muscles… Être allongée là, au milieu de ce qu’elle devinait être une sorte… de prairie ? De parc ? En fait, elle ne devinait rien du tout. Mais, ce n’était pas désagréable de sentir la caresse du vent, de respirer, d’être seule…
Une masse lourde s’abattit sur elle.


- AAAAAAAAAAAAAH !

Une voix rauque, comme si elle n’avait pas parlé depuis des siècles… Et cette douleur, de nouveau, qui s’étirait de son cou jusqu’à son épaule… La souffrance fut telle qu’elle lui arracha un cri terrible.
Quand la jeune fille retrouva sa contenance et que ses nerfs sensitifs se furent calmés, elle se dégagea de ce poids au prix de nombreux efforts.
Encore à genoux, elle examina de plus près ce qui lui était tombé dessus. Ou plutôt celui qui l’avait agressée.
Des cheveux châtains faussement en bataille qui témoignait du soin tout particulier que portait ce… Jeune homme à sa coiffure… Ainsi qu’à tout le reste de son corps d'ailleurs : une peau douce malgré des lèvres craquelées, des mains parfaitement manucurées. En tout cas, malgré son apparence maigrichonne, l’homme pesait son poids.
Mais une question subsistait : Qui était-il ? Un violeur ? C’est ce que la situation lui criait. Un homme ; au physique fort peu déplaisant au passage ; écroulé sur son corps ô combien désirable de jeune fille en fleur.
Une minute. Etait-elle seulement une fille ?! Elle effleura un instant son buste… Oui, un semblant de poitrine se trouvait bien à l’endroit convenu… Mais on pouvait rayer le « ô combien désirable ».

Tout à coup, perdue dans des pensées futiles, quelque chose la frappa : si elle ignorait l’identité du jeune homme à terre, elle n’était pas plus éclairée sur la sienne.
Elle sentit son cœur s’accélérer et son estomac se nouer. Qui… ? Comment… ? Pourquoi… ? Elle était incapable de former des questions entières qui prenaient un sens.
Sauf une : Comment avait-elle pu rester aussi calme, si longtemps ?!
Elle devait faire le point. Prendre de la hauteur. Réfléchir.
Elle voulut se lever, mais, sans prévenir, ses jambes se dérobèrent sous elle, et, soumise à la loi de ce bon vieux Newton, elle retomba au sol.
Avait-elle oublié jusqu’à comment tenir debout ?! Elle se sentait faible, à la merci du moindre prédateur qui pouvait surgir. Et ça ne lui plaisait pas. Du tout.
Elle retenta encore une fois de se camper sur les deux bâtons qui lui servait de jambes et après avoir trouvé un équilibre à peu près correct, elle put observer les environs et faire le point sur ce qui lui était arrivé.
1) Elle… (elle jeta un œil au corps du jeune homme gisant dans l’herbe)… Ils avaient l’air de se trouver dans une sorte de parc désert, au loin des immeubles se dessinaient. Elle voyait le brouillard se lever.
2) … Ce qu’il s’était passé ? Elle n’avait pas la moindre idée de comment elle était arrivée là. Elle n’en avait aucun souvenir. En fait, elle n’avait pas de souvenir du tout.

Rien. Absolument rien. Le néant. C’était donc ça qu’éprouvait un nouveau né : ce rien, ce sentiment de manque. Oui, car la jeune fille en était convaincue : il lui manquait quelque chose. Quelque chose d’important.
Qui était-elle, nom d’un chien ?! Et qui était cet homme ?! Et quel était cet endroit ?! Et… Et… Et… Trop de questions se bousculaient dans sa tête.
Elle observa encore une fois les environs afin de vider sa tête de tous ces points d’interrogations qui se rentraient les uns dans les autres et pullulaient dans son esprit comme des fourmis sur un cube de sucre.

Là. A quelques pas d’elle. En réalité, le brouillard ne se levait pas : il formait comme un mur, s’arrêtant à la lisière du parc. La jeune fille sentit ses articulations se bloquer quand elle voulut s’approcher de cet étrange phénomène, comme si elle ne les avait pas utilisé depuis des lustres et que par conséquent elles s’étaient rouillées durant tout ce temps. Elle avait l’impression d’être un vieil automate qui attendait qu’on le remonte pour pouvoir marcher correctement.
Arrivée à sa hauteur, au prix de quelques efforts, elle tendit sa main vers la masse grise et aussitôt un filet sombre du brouillard happa sa main.
La jeune fille se hâta d’ôter son bras et recula d’un pas. Dangereuse. Cette chose était dangereuse. Une sueur froide descendit le long de sa colonne vertébrale.
Elle cessa de respirer.


- F… ten… Est… Er…

Une voix. Un murmure. Il venait du brouillard, aucun doute. Pourtant, elle ne distinguait rien à travers l’épais rideau grisâtre qui se trouvait devant elle, pas même une ombre, ni une silhouette.
Elle sentit ses poils se hérisser. Elle avait peur.
La jeune fille recula et revint aux côtés de l’homme, toujours allongé. Etait-il mort ?
Le soulèvement régulier de sa poitrine témoignait qu’il était simplement assoupi. Elle donna un petit coup de pied dans le ventre du jeune garçon. Il n’eut pas l’air de broncher. Violeur ou non, cet inconnu ne brillait pas par son utilité.
Elle remarqua alors la veste qu’elle portait sur les épaules. Celle de ce mystérieux dormeur, sûrement. Peut-être n’était-il pas un mauvais bougre, après tout…
Peut-être même qu’avant tout ça ils étaient… Non. Non, non, non, non, non… Cette personne avait l’air de tout, sauf d’un homme de confiance. Elle chassa rapidement cette pensée de son esprit et reporta son attention sur les environs.
Elle enleva ses petites chaussures à talons et explora une partie du parc. Rien à signaler. De retour après du Beau au bois dormants, elle aperçut quelque chose.
Non. Quelqu’un.
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Re: Ombres et lumières...

Message par Kim van Berghen le Mar 18 Jan - 21:29

Kim prenait sa pause de midi dans le bâtiment de l’Aedes, au rez-de-chaussée plus précisément dans la partie réfectoire. Le meilleur endroit pour trouver un repas potentiellement agréable à manger, en tout cas équilibré et rempli de toutes les vitamines et minéraux nécessaires à vivre en bonne santé. Plus important encore pour Kim van Berghen, c’était là que l’on pouvait croiser tout le monde, et d’autres nosciens que ceux travaillant au Sapientia, même s’il fallait avouer qu’il n’y avait pas tant d’informaticiens, ces derniers préférant grignoter devant leurs ordinateurs un sandwich ou des barres vitaminés, ou encore tenir avec un nouveau café bien serré. Où alors ils pouvaient se faire livrer, mais nombre d’entre eux oubliait. Kim était donc venu chercher son repas dans le self, il avait sélectionné les produit qui lui semblait « bon » ou intéressant, les avait rangés soigneusement sur le plateau qu’il avait prit à l’entrée du self, le tout était payé automatiquement par le scanner rétinien. Une fois sa sélection terminée, il s’était donc assis, auprès de connaissance, puis avait pianoté sur son ordinateur personnel qui était connecté au réseau et avait fait envoyé un panier repas à Tristan Darek, certain que sinon celui-ci ne mangerait rien. Il ne le faisait pas tous les jours, laissant la liberté à l’informaticien de faire ce qu’il souhaitait et de prendre soin de lui-même. Pourtant il avait de temps en temps ce réflexe, histoire de conserver le commandor de la section informatique en vie, et que celui-ci puisse avoir à porté de main quelque chose à grignoter lorsqu’il avait vraiment faim, ou puisse boire autre chose que ce qui sortait de la machine à café qu’il avait déposé à quelques pas à peine de son ordinateur. Puis au moment d’appuyer sur le bouton qui permettait de valider la commande, il se souvint avec tristesse que son ami était à présent dans les souterrains, puisqu’il avait été enlevé par les rebelles, plus précisément d’après les caméras de surveillance, par Lian Grenfield, Ann-Juliett Taylor, une ancienne « amie » très proche de Tristan, ainsi que par Inès Dunkel qui n’était pas arrivée depuis très longtemps à Nosco. Le commandor lui manquait un peu, et surtout Kim ne savait pas dans quel état il serait à son retour, si retour à Nosco il y avait, car l’homme aux cheveux blancs était plutôt de santé fragile, et avec une psychologie compliquée et assez dépressive.

Le scientifique avait donc devant lui un bon étalage de ce qu’il était possible et agréable de manger et boire à Nosco, et il hésitait sur ce qu’il allait ouvrir en premier pour gouter avant de retourner à son travail dans moins d’une heure. Il ne fallu pas beaucoup plus de temps pour qu’enfin la personne qu’il attendait pour manger le rejoigne à la table, c’était une jolie blonde aux yeux bleus et aux jambes interminables. Ils discutèrent plusieurs minutes à voix basse, riant de temps en temps. Alors qu’il s’apprêtait à croquer à ce qui avait l’apparence et un gout approchant d’une pomme, son biper sonna. Il soupira en reposant la représentation de fruit, et jeta un œil sur le message qui s’était affiché. Puis soudain son air fatigué se transforma en sourire lorsqu’il s’aperçu que ce n’était pas une urgence médicale ou scientifique, mais pour un nouvel arrivé qu’on l’appelait ! S’excusant auprès de la jeune femme, il plaça le reste des aliments non consommés ainsi que des boissons dans les larges poches de la blouse blanche qu’il portait, ne s’étant pas changé entre temps. Pour une fois Steve était resté à la maison, tant mieux il n’effraierait pas le nouvel arrivé. Bon cela une après-midi un peu différente de ce qu’il avait prévu. Il quitta la salle en s’excusant une fois de plus auprès de la jolie blonde, qui prit un air boudeur avant de soupirer en le regardant partir, pour se faire pardonner il fit un baisemain et lui promit un autre tête à tête. Puis il sortit, ouvrit une barre énergétique et en avala rapidement le contenu avant de placer le papier vidés dans une des poubelles disposées un peu partout à Nosco. De quoi pouvoir tenir le reste de l’après midi sans mourir de faim.

Il avançait à grand pas décidé vers l’enceinte en tentant de repérer où pouvait se trouver le nouvel arrivé, ou la nouvelle arrivée. Heureusement la plupart des nosciens étaient à présent occupés à manger ou à travailler, peu se promenaient dehors, ainsi il avait plus de chance de rapidement retrouvé l’être qui s’était égaré près de la barrière. Il aperçu rapidement une frêle jeune femme qui semblait hésiter sur le chemin à prendre et restait à le fixer sans bouger. Après quelques mètres, il réussit enfin à arriver à sa hauteur. Tout en marchant il l’avait détaillé, réflexe professionnel : elle était mince mais semblait en bonne santé, elle avait environs vingt ans, de long cheveux bruns raides qui descendaient en dessous de ses épaules. Rien d’inquiétait, à par sa tenue : elle portait une longue robe, qui était déchirée, ainsi qu’un haut de costume d’homme. En s’approchant, il fini par remarquer l’homme à ses pieds, qui portait lui aussi des vêtements déchirés, et visiblement le pantalon qui allait avec le haut de la jeune femme. Ils étaient donc… arrivés ensemble ? Sans aucun doute, Kim ne reconnaissait pas la jeune femme et n’avait jamais vu son dossier nulle part, quand au jeune homme, il lui faudrait regarder de plus près son minois, mais sans aucun doute ils étaient ceux qu’on lui avait signalé. Voilà une nouvelle bonne surprise : il n’avait pas la droit à un mais à deux nouveaux oubliés ! Etait-ce Noël ? Sans aucun doute, puisqu’on venait de lui apporter des « cadeaux ». A quelques pas de la jeune femme, il se présenta, pour la rassurer et pouvoir juger de son état. Souvent les nouveaux arrivés étaient en état de choc et pouvaient même se montrer violent envers les autres ou envers eux même. Or elle avait apparemment eu une arrivée mouvementée. Il fallait donc rapidement la mettre à l’aise et l’examiner médicalement pour voir si elle ne souffrait d’aucun problème physique.

Bonjour et bienvenue à Nosco. Je m’appelle Kim van Berghen, je travaille comme scientifique et médecin dans cette ville. Tu dois certainement être déboussolée pour le moment, car tu ne te rappelles rien de ton ancienne vie, mais rassure toi cela nous sommes tous passé par là. Chacun de nous est un oublié. Je t’aiderais à apprendre à vivre et à t’adapter dans ta nouvelle vie dans ce monde.

Le discours un peu prédéfini et préparé que chacun des parrains ressortait plus ou moins à sa façon à chacun des nouveaux arrivés. Il avait pu voir que la jeune fille ne semblait pas armée, elle portait simplement un bracelet en argent à l’un de ses poignets, quand au jeune homme sa poitrine se soulevait dans un mouvement régulier, il devait donc être vivant. Il déboutonna sa blouse de médecin, révélant les vêtements qu’il portait en dessous.

Est-ce que vous êtes blessée ? Vous avez mal quelque part ? Tenez voici pour vous couvrir, il ne fait pas si chaud et je ne voudrais pas que vous attrapiez froid. Je vais l’examiner…

Il déposa la blouse sur les épaules de la jeune femme, oubliant à quel point il avait bourré les poches d’aliments, ce qui rendait celle-ci bien moins légère. Il se pencha ensuite sur le jeune homme, prit son pouls et constata qu’il respirait bien. Il le mit en position de sécurité, tout en cherchant une blessure pouvant expliquer l’évanouissement, mais il ne vit aucune présence de coupure importante ou de sang. Par contre, il avait visiblement les lèvres asséchées par la soif. Il portait aussi un bijou en argent, un pendentif avec une fine chaine. Il glissa ses doigts jusqu’au bijou qu’il retourna pour constater qu’il n’indiquait rien de plus qu’un A stylisé.

Il a visiblement besoin d’eau.

Il se releva et indiquant d’une voix tranquille ce qu’il allait faire.

J’ai besoin de récupérer ma bouteille dans la poche droite, mais vous devez aussi avoir faim ou soif ? N’hésitez pas à vous servir.

Il attrapa la bouteille d’eau, ainsi qu’une barre énergétique au goût citron-orange, qu’il plaça dans les mains de la jeune femme, puis il continua tranquillement en revenant sur le jeune homme.

Goutez, vous m’en direz des nouvelles. Et pour la boisson, vous avez une bouteille bleue quelque part.

Il sortit un tissu blanc de sa poche, ouvrit la bouteille et l’humidifia, puis il porta celui-ci aux lèvres de celui qui était toujours étendu par terre dans l’herbe fraiche du parc. Il n’était plus l’heure de dormir, le soleil brillait et il fallait en profiter. Ils avaient beaucoup de choses à faire tous les trois pour enregistrer les nouveaux arrivés et leur permettre de se repérer ainsi que de comprendre leur nouvel environnement. Deux jeunes gens arrivés ensemble, tous deux avec des vêtements déchirés et chacun un bijou en argent. Avaient-ils un lien ou était-ce une coïncidence ? Pourtant elle était brune foncé et il était châtain tirant sur le blond, elle avait des yeux mordorés et… Kim ignorait la couleur des yeux du jeune homme mais pariait sur une couleur totalement différente. Leurs visages ne se ressemblaient pas. Non définitivement ils ne semblaient pas être frère et sœur. Avait- il un autre lien alors ?

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Re: Ombres et lumières...

Message par Aaron Smith le Mer 19 Jan - 14:51

Le noir était partout, ultime refuge contre la douleur. Comme il était réconfortant de se sentir ainsi en soi-même, au chaud, libre de toute contrainte et de toute souffrance… Pourtant, Aaron n’était pas satisfait. Ce noir, partout, ces ténèbres lui rappelaient trop l’absence de mémoire. Plus de souvenirs, plus de vie : mais qui était-il donc ? Alors qu’un être normal se serait recroquevillé et aurait cessé de lutter, lui courait dans cette noirceur, pour retrouver le zéro, la porte. Il devait se réveiller. A tous prix. Car son réveil lui apporterait peut-être la connaissance, effacerait cet horrible cauchemar dans lequel il était plongé. La souffrance valait mieux que l’ignorance, de cela, il en était absolument certain. Alors il joignit de nouveau son âme à son corps, reprenant vaguement connaissance avec ce qui l’entourait.

Il sentit des mains sur son corps. Etaient-ce les mains de cette femme, à côté de laquelle il était précédemment ? Peu probable : ces mains étaient trop fermes, trop chaudes, trop grandes pour appartenir à l’être chétif et desséché qui se tenait à ses côtés, quelques minutes plus tôt. Accablé par sa souffrance, Aaron se laissa faire, incapable d’ouvrir les yeux, ou simplement de bouger. Il entendit vaguement une voix d’homme, lointaine, et ne comprit pas ce qu’il disait. Il n’avait conscience que d’une seule chose : ce son qui s’écoulait des lèvres du médecin était étrangement rassurant. Cela ne faisait aucun doute : il était entre de bonnes mains, et la femelle aussi. Peu à peu, il se détendit, jusqu’à ce qu’il sente un peu de plastique s’insérer entre ses lèvres rosées. Que lui faisait-on, maintenant ?!

Doucement, une main chaude vint faire basculer sa tête, afin qu’un liquide, étrangement frais à contrario, s’écoulait dans son gosier desséché. Un frisson secoua Aaron, satisfait. De l’eau, c’était de l’eau ! Il allait enfin pouvoir parler, se relever, revivre et demander. Où était son passé ? Pourquoi ne se souvenait-il de rien ? Et, bon Dieu, qui était cette femme ?! C’était sûre, elle saurait lui expliquer, elle. Peut-être avait-il pris un mauvais coup sur la tête, à l’origine de son oubli ? Il n’y avait pas d’autre raison, n’était-il pas ? Pas d’autres raisons à sa souffrance, pas d’autres raisons à la noirceur qui l’habitait, omniprésente. Mais la bouteille se retira trop tôt. Lentement, comme un chiot aveugle cherchant à téter sa mère, il tendit ses lèvres gercées vers l’endroit où se trouvait le goulot précédemment. Encore, encore ! Il avait si soif…

Comme une réponse à ses prières silencieuses, le plastique revint se glisser entre ses lèvres. Il but de nouveau, avidement, sans l’aide de la main de Kim, cette fois. Enfin, il se sentit prêt. Il se redressa légèrement, rechignant à ouvrir ses yeux. La douleur était encore gérable, mais il savait que quitter le refuge ombragé et affronter la lumière de nouveau la ferait enfler considérablement. Pourtant, sa curiosité était trop forte, il DEVAIT voir le visage de l’homme qui lui avait sauvé la vie. Alors, mettant au préalable sa main au-dessus, il finit par ouvrir un œil, puis l’autre… C’était supportable. Lentement, il laissa son regard vert remonter le long du corps de son sauveteur, jusqu’à son visage. Aucun étonnement de ce côté-là : Kim, brun au visage buriné, affichait un sourire rassurant et soulagé qui sonnait comme un écho à sa voix. Ses yeux, chocolat, fixaient le visage de l'ange châtain avec inquiétude. Aaron devait sûrement être très, très pâle. A son tour, Aaron sourit, ignorant la douleur de ses lèvres gercées.

« Merci… »

Gosh ! Sa voix était rauque, si rauque qu’il n’osait même pas l’identifier comme la sienne. S’agitant faiblement, Aaron prit la bouteille de lui-même, et la finit d’une traite, avalant à longues gorgées le précieux liquide. Ayant répondu à son besoin principal, à savoir s’abreuver, il s’attaqua au suivant : la femelle. Il devait savoir qui elle était, pourquoi il était avec elle et, surtout, ce dont elle se souvenait. Fébrile, il s’appuya sur ses coudes et se releva avec précaution. Puis, gardant sa main sur ses yeux pour ne pas voir la lumière de face, et risquer de chuter de nouveau, il tourna sur lui-même, la cherchant du regard. Elle n’était pas bien loin, à quelques mètres tout au plus. De toute la force de ses jambes, et de toute la vitesse qu’elles lui accordaient, il se précipita vers elle… Ce devait être un drôle de spectacle, pas forcément rassurant : l’homme, maigre et pâle, se jetait vers la femme plate, croulant sous le poids de la blouse, et mangeant nonchalamment une barre énergétique. Comme fou, Aaron attrapa son épaule avec précipitation, faisant pourtant preuve, dans ce geste, d’une douceur que le reste de son corps n’exprimait pas et, ignorant combien sa voix persistait à être éraillée, lui demanda vivement :

« Toi ! Qui es-tu ? Pourquoi suis-je avec toi ? Et pourquoi je ne me souviens de rien ?! Eclaire-moi s’il te plaît, dis-moi que tu peux m’éclairer… »

Dans son ton perçait un brin de désespoir frôlant la folie. Aaron avait peur. C’était un Homme et, comme tous les Hommes, il n’aimait pas ce qui lui était inconnu… Et perdre ainsi, brutalement, tous ses souvenirs, l’essence même de son être, c’était trop dur, il ne le supportait pas. Lentement, il expira, pour se calmer, son corps tremblant sous le poids de la fatigue, de sa faiblesse, mais aussi de sa terreur. Il ne devait pas l'effrayer. S'il effrayait cette femme, il l'empêcherait de parler, et elle ne voudrait rien lui dire. Il ne saurait pas. Il continuerait à ignorer. Alors, il força un sourire à naître sur ses lèvres, qu'il voulait rassurant, mais qui ressemblait plus à une grimace douloureuse. C'était un effort important, toutefois, et il était certain qu'Ester s'en rendrait compte.
Quelle déception il allait avoir, quand il apprendrait qu'elle non plus, ne se souvenait de rien...

[ Luciole... Ma position actuelle de victime virtuelle n'influence en rien ton rôle d'Igor, et tes machinations avec Louise pour prendre le pouvoir ne conduiront pas à mon détrônage >.>... Alors tout ce qui sera écrit sur ce site restera sur ce site. Sinon, j'te viole. Et crois-en mon expérience, un homme qui a faim retrouve des forces que son corps avait oubliées *_*... Et Kim ne pourra rien y faire, parce que tout se passera trop viiite, voilà T_T ]
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Re: Ombres et lumières...

Message par Ester Wieg le Sam 22 Jan - 23:51

Blouse blanche, chaussures cirées, cravate soigneusement nouée autour de son cou, Kim s’approcha de la jeune fille d’un pas sûr de lui.

Bonjour et bienvenue à Nosco. Je m’appelle Kim van Berghen, je travaille comme scientifique et médecin dans cette ville. Tu dois certainement être déboussolée pour le moment, car tu ne te rappelles rien de ton ancienne vie, mais rassure toi cela nous sommes tous passé par là. Chacun de nous est un oublié. Je t’aiderais à apprendre à vivre et à t’adapter dans ta nouvelle vie dans ce monde.

Une leçon parfaitement bien apprise. Il ne manquait plus que le ton et on aurait presque pu y croire. C’était un discours (trop) parfait visant à la rassurer, sans pour autant répondre aux questions qu’elle se posait. Elle regarda le médecin d’un œil méfiant.
Mieux valait rester muette pour le moment, se forger une forteresse, pour préserver ce qui lui restait . Elle était clairement en position de faiblesse et cet homme paraissait le seul, pour le moment, à même de lui apporter des réponses.

La jeune fille détailla le visage du nouveau venu, la barbe de deux-trois jours maximum, les cheveux à demi-peignés, il paraissait néanmoins sérieux. Mais il y avait une énorme différence entre « sérieux » et « digne de confiance », et le scientifique ne remplissait qu’une seule des deux cases pour l’instant.

Il ôta sa blouse pour la poser sur le dos de la jeune fille. Beaucoup trop lourd pour une blouse. Elle lança un rapide regard dans les poches de l’uniforme blanc. Mmh. A la réflexion, elle préférait ne pas savoir ce qu’il y avait dedans.

L’homme, qui s’était présenté comme un certain Kim van Berghen, s’approcha du pauvre corps desséché qui gisait pitoyablement à terre. Il l’examina.
RAS. Rien à signaler. Bien qu’il ressemble plus à un cadavre qu’à autre chose, il était en vie.

Et puis après tout, elle s’en moquait. Pourtant… Pourtant, tant de questions menaient à un cul-de-sac sans réponse. Pas seulement sur son identité, mais aussi sur cet homme, et la relation qu’il avait avec le passé de la jeune Oubliée.

Oubliée. Oubliant plutôt. Mais elle devait avouer qu’Oubliée sonnait mieux. Si elle avait perdu tout son passé en arrivant à Nosco, qui l’avait donc « oubliée », pour qu’on la qualifie ainsi ?
Elle jeta un œil à sa robe déchirée. Elle devait être belle avant. Mais que désignait ce « avant » ? Elle leva un peu sa jambe, ses collants étaient pourvus de plusieurs trous ; mais impossible de savoir d’où ils venaient, ou leur cause.
Elle avait tant perdu, comme si toute sa mémoire avait été anesthésiée pour un moment. Ca ne serait que pour un moment, n’est-ce pas ? Une anesthésie finit toujours par se dissiper, non ? Elle ne s’en souvenait même plus.

Peu à peu, la frustration s’empara d’elle, et d’un geste rageur qu’elle arriva à maîtriser, elle plongea ses mains dans les poches de la blouse du médecin et en ressortit une barre énergétique. Ouvrant précautionneusement l’emballage, elle fourra l’aliment dans sa bouche et le machouilla longuement. Pas trop mauvais. Si on enlevait la consistance un peu plastique de la chose.
Avait-elle déjà mangé du plastique dans le passé ? Elle fronça le nez. Non, elle n’était pas aussi stupide que ça. Enfin, elle l’espérait.
De toute façon, elle n’avait rien à comparer à ce solide compacté vaguement comestible. Elle n’avait plus rien du tout.

Evacuant toute son insatisfaction en arrachant des morceaux de barre énergétique à grands coups d’incisives, la jeune femme ne cessait de se heurter aux murs de son esprit quand elle essayait de revenir dans son passé. Elle voulait connaître ne serait-ce que les quelques secondes qu’elle avait vécu avant qu’elle n’arrive dans cette ville. Elle voulait connaître. Connaître. Connaître.
Nosco.
Perdue dans ses pensées, la jeune femme fut tirée de sa rêverie par un murmure rauque qui sortait tout droit des lèvres de l’homme qu’on aurait pu croire mort, à peine quelques minutes plus tôt.

C’était donc à ça que ressemblait sa voix ?

Il s’empara de la bouteille et la vida en de bruyants ‘glouglous’. La jeune fille suivit attentivement les allers et venues de la pomme d’Adam de l’inconnu. Haut. Bas. Haut. Bas. La proéminence de son larynx exécutait comme une danse hypnotisante au rythme des gorgées qu’il avalait. Elle avait soif.
Une fois la bouteille vide et l’homme désaltéré, ce dernier encore épuisé et tenta de se redresser à l’aide de ses coudes. C’est à peine si ses membres arrivaient à le soutenir. Il faut dire que cet homme manquait cruellement d’un peu de chair.

La jeune fille détourna le regard, dédaigneuse.

Elle vissa ses yeux sur l’horizon, et suivit les lignes épurées que dessinaient les immeubles. Toute une ville à découvrir. Tout un futur qui s’étendait sous ses yeux alors que son passé était introuvable. La jeune femme ferma les paupières.
Elle replongea dans ses pensées, s’immergea dans le grand océan qu’était son esprit, essayant d’aller toujours plus profondément pour trouver ce poisson lanterne et éclairerait ses abysses. Elle nageait toujours plus loin. Toujours plus profond. Elle allait manquer d’air. De l’air. De l’air !

Un poids s’agrippa à son bras.
L’homme plongea ses ongles dans la blouse, l’air torturé, le regard vif, on aurait presque pu voir les palpitations de son cœur à travers les veines rouges de ses yeux.


Toi ! Qui es-tu ? Pourquoi suis-je avec toi ? Et pourquoi je ne me souviens de rien ?! Eclaire-moi s’il te plaît, dis-moi que tu peux m’éclairer…

Un battement de cœur manqua à l’appel. Une inspiration fut plus courte qu’elle n’aurait dû l’être…

Plus que surprise, effrayée ; la jeune fille sursauta. Elle fit volte-face, et par un réflexe quasi-naturel, saisit les épaules de son agresseur et enfonça violemment son genou dans son entrejambe. Elle aurait presque pu entendre l’expiration soudaine de sa victime si le sang à ses tempes ne battait pas si fort.

Bon. Peut-être y avait-il quelques mauvais sentiments dans cette action, mais même si c’était le cas, son mouvement n’avait été déclenché que par la peur. Par contre le niveau de violence du coup de genou tirait sûrement sa source dans les quelques sentiments que l'Oubliée éprouvaient pour l'inconnu.

Il faut dire que la jeune femme était sur le qui-vive depuis son réveil, incapable de savoir qui elle était, ou même à quoi elle ressemblait… Que faisait-elle là, bon sang ?! Et ce violeur ? Et ce soi-disant médecin ?
Elle ne comprenait pas. Rien. Rien du tout. Et cela la mettait en colère. Au delà de sa colère, elle était terrifiée. Et, à l’instar d’une panthère saisie par la peur, l’Oubliée redoublait de violence.
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Re: Ombres et lumières...

Message par Kim van Berghen le Dim 23 Jan - 19:34

Des enfants ? Il y en avait peu, voir pas à Nosco. Chacun était stérile et il était impossible de procréer dans la cité. Certes il arrivait rarement qu’une femme arrive avec son nouveau-né, son bébé. Mais dans ce cas-là, il ne grandirait pas. N’aurait aucune chance de vivre autre chose, il restait enfermé dans un corps trop petit pour lui, cantonné à ce qu’il avait apprit par le passé et sans pouvoir réellement évoluer. Les adolescents avaient bien plus de chance dans un sens. Les bébés n’étaient pas une priorité, ils ne pouvaient pas réellement apporter quelque chose à la société, rien d’important… Prisonnier de leur apparence, figés dans le temps. Et puis, il y avait rarement de sourires ravis et passionnés devant les grimaces d’un bambin. Personne n’avait d’enfants, et cela semblait arranger tout le monde. Ils restaient entre eux, sans avoir de nouvelle génération, ceux qu’ils formaient étaient les nouveaux arrivés, leurs « enfants », leur avenir. Mais avaient-ils réellement besoin d’être plus alors que personne ne mourrait ? La vieillesse ne les atteignait pas, seulement les quelques meurtres et accidents, causés le plus souvent par des rebelles ou pas les créatures.

Dans ses bras, le jeune home aux costumes cravates déchirés, dès l’instant où l’eau avait touché ses lèvres, l’être avait semblé aller mieux, s’éveiller au monde et en prendre conscience. Il avait vraiment soif, et tétait comme un bébé. Le médecin sourit, se souvenant de ses propres enfants, dans l’autre monde, au-delà de la barrière. Oui là-bas, il avait été marié et il avait eu la joie d’avoir des enfants, de les voir grandir et de pouvoir les nourrir lorsqu’ils n’étaient que de petits êtres fragiles réclamant à corps et à cris de quoi apaiser la faim dans leur estomac. Des hurlements qui signifiaient forcement qu’ils avaient faim ou besoin d’une aide quelconque de leurs parents. Il s’arrêta un instant pour voir si le jeune homme avait toujours soif et surtout s’il avalait bien la boisson, pour ne pas l’étouffer. Les lèvres desséchées cherchaient encore une fois le précieux liquide, il en voulait plus, encore plus. Kim lui versa donc encore plus du liquide, toujours doucement pour qu’il ait le temps et profite de chaque goute. Mais l’oublié semblait avoir retrouvé des forces et était dorénavant capable de tenir lui-même la bouteille, il le laissa donc faire. Et puis soudain, une main qui remontait jusqu’à ses yeux, comme pour se protéger du soleil, ou de la surprise et des yeux qui s’ouvraient lentement, comme avec inquiétude. Tendit que Kim lui souriait, rassuré de voir que le nouvel arrivé allait bien, ou mieux en tout cas, il eu le droit à la première parole de celui-ci : « merci ». Une voix rauque comme si elle n’avait pas été utilisée depuis plusieurs jours, sans doute le manque d’hydratation. Alors qu’il finissait la bouteille, il se redressa d’abord lentement, puis sauta presque sur ses pieds, pour se jeter sur l’autre nouvelle arrivée pour la brusquer de questions, évidemment la jeune femme était incapable de lui répondre.

Nouvelle surprise, lorsque la jeune femme plutôt frêle réagit avec vivacité à l’agressivité dont avait fait preuve Aaron, lui assenant un magistral coup de genou dans les parties intimes. Kim observa comme au ralentit, Aaron se pencher en avant de finir sur le sol en état de choc et de douleur. Il fit un légère grimace de douleur pour son comparse. Alors qu’Aaron était une nouvelle fois à terre, Kim quand à lui se redressa, pour tenter de calmer les deux jeunes gens dans leur combat, tout en espérant ne pas se faire attaquer. Apparemment la jeune femme avait des compétences en combats, ce qui était une bonne chose. Au moins Kim lui trouverait peut être dès aujourd’hui dans quel type de travail elle serait affectée. Cependant le scientifique avait aussi des compétences de combat et serait capable de se défendre en cas d’attaque. Il s’approcha donc les deux mains ouvertes en signe de non agression vers la nouvelle oubliée tout en disant calmement.

Je ne veux vous veux aucun mal. Je reconnais qu’il a été plutôt brusque, mais peut être ne méritait il pas une telle réplique ?
Je sais que tu dois être surprise et effrayée de tout ce qui t’arrive, mais je suis là pour t’aider, tu n’as rien à craindre. Je sais que tu dois te poser beaucoup de questions, mais plutôt que de les rejeter tu devrais les poser. Vous êtes tous les deux aussi perdu, lui comme toi, vous n’avez plus aucun souvenir. Ce n’est pas une raison pour paniquer.


Après quelques minutes à fixer Ester, pour être sur qu’elle ne partirait pas en courant ou ferait une autre idiotie, il posa un genou à terre, pour mettre une main sur l’épaule d’Aaron et demander doucement.

Ca va un peu mieux ? Tu penses pouvoir marcher ?

Il l’aida à sa relever une fois que celui-ci ai répondu affirmativement. Puis expliqua aux deux jeunes gens, tout en commençant à marcher, se plaçant entre les deux adversaires de combats. Ils n’étaient pas si loin mais cela restait tout de même une petite trotte.

Il nous faut faire un premier arrêt à l’administration où l’on vous enregistrera. Il vous faudra alors donner un nom. Si vous n’en avez pas en tête je pourrais vous aider à en trouver un. N’hésites pas à reprendre quelque chose à grignoter dans les poches… D’ailleurs, tu en voudrais aussi ?

Il s’était finalement adressé plus spécifiquement au jeune homme, qui avait eu certes soif, mais qui devait aussi avoir faim. Il décrocha le mini ordinateur portable qui était fixé à sa ceinture et commença à pianoter pour rejoindre le réseau tout en expliquant.

Ceci est un ordinateur privé, je vais vous commander quelque chose de plus consistant à manger pour après notre passage à l’administration. Je pense que ce sera une longue journée, car nous passerons directement au Sapientia ensuite, l’endroit où l’on soigne les habitants de Nosco. Vous en avez tout les deux bien besoin je pense, vu votre tenue.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Puis se tournant vers la nouvelle oubliée.

Ne vous inquiétez pas mademoiselle, il existe aussi des médecins femmes.

Ils arrivèrent finalement à l’administration, et Kim se dirigea jusqu’au point d’information pour demander à ce que quelqu’un puisse s’occuper de l’enregistrement des deux nouveaux oubliés. On lui confirma la salle dans laquelle il devait se rendre, en souhaitant bon courage aux deux nouveaux.

Alors une idée de prénom et de nom ?

Hj : On a Anna en médecin, mais je doute qu’elle puisse accepter un nouveau rp. A toi de voir, si tu veux faire avec moi où si on saute cette partie rp Wink


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Re: Ombres et lumières...

Message par Aaron Smith le Lun 24 Jan - 21:11

S’il y a bien une chose à laquelle Aaron ne se serait pas attendue, c’était bien la réaction de la demoiselle. D’apparence frêle et chétive, il l’aurait plus imaginée courant se protéger derrière Kim en poussant de petits glapissements effrayés, que se retournant et lui infligeant un coup dont il garderait un douloureux souvenir. Bon Dieu, quelle furie, quelle… Salope >.< ! Le souffle court, l’ange blond se replia, en une violente expiration, et se laissa tomber au sol dans un bruit mât. Une tempête de souffrance prit naissance dans son entre-jambe, et remonta dans son ventre jusqu’à sa poitrine, créant une sensation d’étouffement qui le submergea. De nouveau envahi par la douleur - une douleur toute autre, et dont la raison était clairement définie, cette fois-ci - il se replia sur lui-même en gémissant, le rouge lui montant brusquement aux joues. Lui, auparavant si pâle, devint clairement effrayant : sur son visage rouge et enflé, on pouvait voir une veine violette battre sur ses tempes avec forces. Chacune de ses apparitions semblait être l’abandon d’un nouveau souffle de vie, d’un dernier espoir…

Et pourtant, cette fois encore, la douleur se calma. Un grognement s’échappa des lèvres sèches d’Aaron, qui répondit par la positive à la question de Kim : évidemment, qu’il pourrait marcher ! Et même si, en réalité, il aurait mille fois préféré se faire porter en chouinant dans les bras du séduisant homme brun (voir, pourquoi pas, lui demander un bisou magique pour aller mieux… xDD), il avait encore un soupçon de fierté assez fort pour refuser de s’incliner devant la femelle. Tanguant légèrement, il se redressa, jetant un regard noir à la harpie. Elle avait un air fou sur le visage, effrayant, et s’il n’avait pas son entre-jambe à tenir, de peur qu’il ne s’écroule, il l’aurait bien volontiers étranglée. De mauvaise grâce, il accepta la main amie de Kim, qui l’aida à se ré-équilibrer. Une fois assuré sur ses jambes, il se dirigea droit vers Ester, dans ce qu’il pensait être une position défensive en cas d’attaque. Visiblement, l’art du combat n’était pas inné, chez le nouvel oublié… Et lorsqu’il fit mine de donner une violente gifle revancharde à l’idiote de brunette, elle n’eut que peu d’efforts à faire pour arrêter sa main.

« Qu’est-ce qui t’a pris de faire ça, hein ?! »

Sa voix était toujours un peu rauque, mais ressemblait moins à un gargouillis de souffrance. Il fulminait, et son apparence négligée renforçait ce côté effrayant qu’il arborait. D’un mouvement sec du bras, il déséquilibra Ester, qui le tenait toujours, et se retrouva ainsi presque collé contre elle. Elle était à peine plus petite que lui, mais elle soutenait son regard furibond avec défiance. Il avait le dessus, pour une fois. Même si elle le tenait. Leurs corps rapprochés, leurs souffles haineux mêlés réveilla, au fond du jeune homme châtain, un soupçon de souvenir, un petit quelque chose d’enfoui qui semblait plutôt agréable. Avait-il eu une aventure avec Ester ? C’était impossible, il n’aurait pas supporté une femme si brutale, si violente, si insupportable. Pourtant, il se détendit un peu, rompant la tension sexuelle qui vibrait entre les deux personnages, et laissa ses bras retomber le long de son corps. Sans faire mine de se soumettre, il se retourna néanmoins, et dit sèchement, la fatigue retombant violemment sur ses épaules :

« Désolé de t’avoir effrayée. »

Désolé, il n’avait pas l’air de l’être… Il avait toutefois fait l’effort de le dire, et elle devrait s’en contenter. Une chape de sommeil tomba sur ses épaules, et il suivit docilement Kim, qui avait pris le risque de se mettre entre eux pour éviter de nouveaux débordements. Il lui parlait de papiers, de réglementations, et Aaron n’y comprenait pas grand-chose. Il n’aimait pas toute cette paperasse, et lui préférait l’action, le mouvement, l’avancée… Enfin, quelque chose de moins ennuyeux quoi. De toutes façons, tout ça lui passait au-dessus de la tête : il repensait au contact qu’il avait eu avec la peau d’Ester. Elle avait une peau froide, mais douce, et ça avait été… Délicieusement interdit, de la toucher. Un froncement de sourcil vint barrer son front d’un pli soucieux : pourquoi pensait-il ça ? Pire, COMMENT pouvait-il penser ça de la femelle qui avait récemment tenté de lui enlever l’attribut principal de sa fierté masculine ? La question de Kim le tira de ses pensées et, machinalement, il répondit :

« Ah… Euh… Oui, je veux bien, merci. »

La tête ailleurs, il mordit dans la barre, se faisant la remarque qu’il n’y avait rien de très bon là-dedans, et qu’il n’avait aucun plaisir à manger. C’était nécessaire, néanmoins : son corps lui criait en avoir besoin. De nouveau pris de vertiges, sentant son cœur battre plus - trop ? - vite, il glissa une main le long de son cou, pour y enlever un peu de transpiration, et tenter de calmer les battements qu’il sentait dans son artère. C’est alors que ses doigts effleurèrent quelque chose de métallique et froid. Une chaîne ? Un médaillon ? Avide de détails sur son passé, l’ange blond s’empressa de regarder ce qu’il y figurait, mais n’y vit rien de spécial. Un A. Un A stylisé. Était-ce la première lettre de son nom, ou de son prénom ? Oui, sans doute. A moins que ce ne soit un A comme ange ? Ou bien la première lettre du prénom de la femme qu’il aimait ? Ou d’un de ses enfants… Avait-il des enfants ? Non, probablement pas, il était trop jeune pour ça. Mais ce A l’intriguait… C’est pourquoi il répliqua, à la nouvelle information du médecin :

« Je veux un prénom en A. Comme sur ce bijou. C’est possible ? »

Il offrit un grand sourire à Kim et, après avoir jeté un regard en coin à Ester, il rajouta fièrement, en croisant ses bras d’un air buté sur sa poitrine :

« Et je ne veux pas le même nom qu’elle, même si on est arrivés en même temps. »

Oui, il avait l’air d’un gosse. Pire, d’un sale gosse. Mais au fond, cela ne lui allait pas si mal, d’être un gosse. Faisant mine de ne plus se soucier de la conversation - ce qui était probablement le cas - il laissa son regard se perdre sur les murs des pièces qu’ils traversaient. C’était plutôt beau, mais son état de faiblesse l’empêchait de profiter pleinement du lieu. Il aurait voulu s’écrouler, mais refusait de le faire tant qu’Ester était là. Rester fier. Rester le mâle.
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Re: Ombres et lumières...

Message par Ester Wieg le Mar 25 Jan - 21:20

Le jeune homme s’était replié sur lui-même sous la violence du coup asséné, puis écroulé un moment à terre il gémit un peu. Kim s’approcha de lui pour vérifier qu’il était toujours en forme, ou du moins, s’il pouvait tenir debout. Aaron se releva lentement, sans aide, comme s'il tenait à conserver le peu de dignité qui lui restait.
La jeune fille ignorait si la rougeur du visage de l'homme était due à la colère ou simplement à la douleur. Après tout, l'Oubliée s'en moquait.
Elle le toisa un moment, sans répondre. Juste ses deux billes dorées vissées sur le visage de l'inconnu. Il semblait avoir mal, ses membres tremblaient légèrement, comme s'il essayait de contrôler son envie d'étriper son agresseur.

Soudain, comme s'il ne pouvait plus contenir sa haine, il s'élança vers la jeune Oubliée, levant un bras menaçant. Il fit mine de lui donner une gifle monumentale. Tentative d'attaque qui se solda par un échec: Ester s'empara de la main du blond sans grande difficulté et serra sa prise sur son poignet.

« Qu’est-ce qui t’a pris de faire ça, hein ?! »

Sans répondre, la jeune fille plongea son regard dans celui d'Aaron. Ce dernier la tira vers lui, rompant l'équilibre de la brunette qui retint un petit cri de surprise qui aurait pu casser son rôle de dominante. Elle chassa rapidement l'éclair de surprise qui avait traversé ses yeux et releva la tête.
Le visage du blond était là, à une poignée de centimètres. Elle pouvait distinguer les moindres détails, les moindres pores de sa peau. Puis elle leva un peu son regard pour s'attarder sur les yeux émeraudes de l'homme. Elle analysa son iris, respira son souffle. Elle pouvait sentir le moindre centimètre carré de sa peau en contact avec son corps...
Tout à coup, il rompit toute cette mise en scène qui avait perturbé tout l'esprit de l'Oubliée, la forçant à s'imaginer des scénarii de son passé sans qu'elle n'aie aucune prise sur ces derniers. Elle ? Et Aaron ? Ensemble ? Rien que l'idée lui donnait des frissons. Etait-ce des frissons de plaisir ? Oude dégoût ? Le premier était parfaitement impossible : il était son parfait opposé ! Et elle ne supporterait aucun commentaire du genre "L'Amour c'est comme les aimants." Non. Hors de question.
L'homme lui avait tourné le dos. Puis une excuse. Une excuse ?
Pourquoi donc ? Elle était tout de même celle qui l'avait - peut-être - privé de quelconques plaisirs charnels... Mais après tout, en tant que violeur, il méritait son sort. Un peu.


Ce n'est pas grave. Je me suis aussi laissée emportée... Je m'excuse.

Voilà. Ca, c'était fait. Elle ne laisserait pas la culpabilité s'installer dans son esprit. Il était déjà bien occupé, pas besoin de le surcharger avec des pensées inutiles.

Kim offrit un peu de nourriture à Aaron et à la vue de son visage, le goût n’enchantait pas particulièrement ses papilles. Il semblait avoir des difficultés à supporter la lumière. Son corps semblait balancer de temps à autre et une moue mal à l’aise se poser sur son visage d’ange quand un rayon de Soleil trop lumineux venait le frapper.
Ester commença à plus détailler celui avec qui elle était arrivée… Il la dépassait d’une poignée de centimètres, il avait des cheveux blonds aux reflets châtains qui, elle devait bien l’admettre, s’accordaient parfaitement avec ses yeux… Elle baissa un peu les yeux, observant avec plus d’attention le pendentif en forme de A qu’il portait autour du cou. Un travail d’orfèvre, sans aucun doute. Soignée, presque féminin… Le tout brillait avec beaucoup d’éclat, de l’argent ?
La jeune fille leva son poignet, observant à son tour le bracelet argenté qu’elle portait. Un peu trop grand pour elle, il demeurait néanmoins très joli à porter. Que signifiait-il auparavant ? Etait-ce un objet acheter sans réel but ? Ou est-ce qu’il symbolisait plus que ça ?
Ester laissa tomber son bras. Elle observerait son bijou plus tard. Pour le moment, elle était occupée.


Ceci est un ordinateur privé, je vais vous commander quelque chose de plus consistant à manger pour après notre passage à l’administration. Je pense que ce sera une longue journée, car nous passerons directement au Sapientia ensuite, l’endroit où l’on soigne les habitants de Nosco. Vous en avez tout les deux bien besoin je pense, vu votre tenue.

Ne vous inquiétez pas mademoiselle, il existe aussi des médecins femmes.


Merci beaucoup : ce n’est pas de refus… Si bien sûr cela ne dérange personne. Et si, par hasard, il y avait des vêtements disponibles et si vous le permettez… J’aimerais bien me changer ?

Elle sentait ses muscles beaucoup trop tendus et ses vêtements partaient en lambeaux… De plus, elle était prise de nausées depuis son arrivée, sentiment peu agréable qu’elle aurait préféré laisser dans le monde précédent. Nosco était-elle un nouveau monde ?

« Je veux un prénom en A. Comme sur ce bijou. C’est possible ? »

Les paroles de Monsieur A. la tirèrent de ses méditations. Et elle ? Elle n’avait aucun signe, aucune idée de prénom… Elle observa les environs, comme si un indice aller lui sauter aux yeux… Mais rien. Juste ce brouillard qui les encerclait et qui chuchotait tout bas des syllabes inintelligibles…

Es… Ter… Wieg...

Oui… Bon… Pourquoi pas après tout ? Ca manquait cruellement d’originalité, mais c’était simple à retenir. Et elle aimait bien Ester. Cela lui faisait penser à du poison, qui s’infiltrait discrètement dans les pores de ses victimes, circulant tranquillement dans leurs veines jusqu'à ce que la mort les surprenne.
Et puis, s’appeler Fleur ne la tentait que moyennement. Une fleur, c’est faible, ça se fait écraser et ça ne bouge pas de son vase ou du petit carré de terre dans lequel elle a été plantée.
Et puis Wieg… Wieg c’était Wieg. Ca sonnait cool. Et puis le W faisait tout. La note un peu exotique...


Ester Wieg pour moi. Et ne vous inquiètez pas Monsieur A., j’ai autant envie que vous de porter le même prénom…

[Je veux bien RP avec toi ^^ Sauf si tu en as trop en ce moment ou que ça t’embête bien sûr ^^]
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Re: Ombres et lumières...

Message par Kim van Berghen le Mer 26 Jan - 0:44

Hj : ça ne me dérange pas de Rp avec toi, mais si ton personnage veut une femme médecin je ne pourrais pas réellement remplir ce rôle.

Dj :
Un nouvel excès de violence sembla emporter les deux nouveaux arrivés, pourtant ce fut Ester qui arrêta l’attaque et cela sembla calmer le jeune homme. Ils s’excusèrent rapidement chacun à leur tour. Bon on pouvait tout de suite effacer l’idée de les mettre en colocation dans le même appartement, ils ne se supportaient pas, ou pas assez pour « se voir en peinture », mieux valait les séparer. Heureusement la jeune femme semblait avoir des compétences en combat, peut être se sentirait elle bien dans la brigade… tandis que le jeune homme n’était visiblement pas fait pour se battre. Deux opposés et qui semblaient avoir un lien très fort, même si ce lien ne semblait pas s’apparenter à de l’amitié ou un profond attachement. Quel joyeux mystère d’avoir la chance d’apercevoir deux nouveaux arrivés ensemble. Qu’il serait intéressant de voir et de comprendre ce qui les liait, ce qu’il leur était arrivé… Comment ils étaient arrivés jusqu’à Nosco.

Au moins ils avaient fini par décider d’une paix tacite, sans que Kim ait besoin de les séparer physiquement, ce qui ne l’empêcha pas de se placer entre eux pour marcher, historie d’éviter un nouvel éclat aux paroles de l’un ou de l’autre. Aaron semblait avoir faim et manger, c’était une bonne chose, il aurait besoin de forces pour ce qui l’attendait… la longue journée n’était pas terminée et s’achèverait certainement tard dans la nuit. Il répondit d’abord à celle aux yeux dorés.

A vrai dire, chère demoiselle, nous allons à l’administration, là-bas on fera l’enregistrement basique pour que vous soyez reconnu, pour résumer : prise des empruntes digitales, rétiniennes, mesures physiques, nom et prénom etc. Grâce à ces informations entre autre, on vous donnera des vêtements parfaitement ajustés à votre taille, ou du moins ceux qui s’en rapprochent le plus, ainsi que tout ce dont vous aurez besoin pour vivre ici. Ceci n’est cependant pas gratuit et vous devrez rembourser, mais vous ne devez pas vous en souciez pour le moment nous fournirons de quoi répondre à vos besoins.

Puis il se tourna vers les yeux émeraude et lui répondit amicalement, en cherchant à être clair et précis dans ses paroles.

Oui, bien sur c’est possible. Tu es libre de choisir un prénom et un nom, du moment qu’il est cohérent et sans jeu de mots à caractère répréhensible. Tu peux totalement faire référence à ton collier.

Il réfléchit un instant, souriant en les entendant encore chipoter comme des enfants sur leur nom de famille qu’ils voulaient différent malgré leur arrivée similaire. Ce qui serait de toute façon fait et accepté, ils étaient deux personnes différentes et n’avaient aucun signe de ressemblance physique, des tests sanguins confirmeraient qu’ils n’avaient aucun lien de famille, ou au contraire. Il finit par proposer au jeune homme quelques prénoms qui lui étaient passé dans la tête, dans un désordre alphabétique parfait.

Que dirais-tu par exemple d’Adrian, Anthelme, Andy, Adam, Alec, Ambroise, Alexandre, Aaron, Anthoine, Arthur ?

Il cherchait à voir si l’un des prénoms au moins faisait tilt au jeune homme, quitte à modifier un Adrian en Adrien. La jeune femme semblait quand à elle bien plus sure d’elle et de ses choix… Et en vint même à proposer un nom. Kim van Berghen se plongea encore une fois dans ses pensées avant de répondre d’une voix pensive mais assurée.

Je ne me rappelle de personne ayant un patronyme similaire, et il est très jolie, ton choix devrait être accepté sans problèmes.

Tandis qu’ils continuaient de parler, ils arrivèrent enfin au bâtiment de l’administration. Soucieux de ne pas perdre l’un de ses filleuls parmi les personnes circulant pour retourner à leur travail, il tenta de rester le plus possible d’eux et de ne plus les lâcher de l’œil, il avait glissé son ordinateur dans sa poche, sachant que la commande arriverait le plus tôt possible.

Ne vous éloignez pas s’il vous plait. Nosco est assez grand et même si vous ne risquez rien vous pouvez vous perdre assez facilement.

Il hésitait à saisir le poignet de ses filleuls, mais craignait d’effrayer Ester, qui était déjà assez sur les nerfs comme cela. Il se contenta donc de les guider par la voix, espérant qu’ils lui feraient assez confiance et ne tenteraient pas de s’enfuir ou de faire ce genre d’idioties. Il se dirigea vers les ascenseurs en s’expliquant.

Nous allons commencer par le premier étage, Département de la réglementation.

Ils entrèrent dans l’ascenseur qui contenaient plusieurs personnes, hommes et femmes habillés de vêtements que l’on pouvait qualifier comme normaux. Kim fit un sourire et lança un « bonjour » joyeux, qui fut suivit par une réponse du même type, tandis que les curieux détaillaient les deux jeunes gens.

Est-ce que ce sont des…
… Nouveaux oubliés oui.


Il préféra couper court poliment à la conversation qui promettait de s’engager. Ils en sauraient plus bientôt de toute façon, Kim était un bon conteur. Il suffisait de venir faire une visite médicale au Sapientia lorsqu’il passait de scientifique à médecin pour avoir le droit à un joli récit. Le temps passé dans l’ascenseur fut de courte durée. Il laissa ses deux filleuls descendre, les poussant légèrement dans le dos, avant de laisser un « au revoir » et de se glisser à son tour en dehors tandis que les portes métalliques se fermaient derrière eux.

Nous sommes dans le hall d’accueil. Aaron, il va te falloir un nom de famille, tu as une idée ?

Ils se dirigèrent vers le bureau d’inscription, enfin surtout Kim qui menait la petite troupe, et adressa un nouveau sourire à la charmante jeune femme qui attendait pour eux.
Bonjour Amandine, nous avons du travail aujourd’hui, je te présente Ester Wieg et Aaron…

Il s’écarta légèrement pour permettre aux deux nouveaux arrivés de pouvoir s’adresser à celle qui s’occuperait de la base de leurs dossiers. Il tutoyait la jeune femme, car il la connaissait assez bien. Cette dernière semblait déjà prête et pianotait sur son ordinateur pour accéder aux dossiers nécessaires à la création d’un nouveau fichier pour chacun de deux jeunes gens.

Bonjour et bienvenue à Nosco. Vous acceptez donc ces deux noms ? Votre parrain sera donc Kim van Berghen. Elle sourit et ajoutant un clin d’œil dit. Vous en avez de la chance.

Ce dernier rit. La première et la plus courte des formalités était déjà passée.

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Re: Ombres et lumières...

Message par Aaron Smith le Mer 26 Jan - 15:33

Aaron suivait toujours Kim dans l’enchaînement de couloirs, qui lui semblait infini. Tout semblait nouveau à ses yeux : les couleurs, les formes, les gens et leurs parures… Tout ! Ainsi, il laissait ses yeux verts se plonger dans ce tourbillon de nouveautés, respirait chaque odeur, appréciait chaque sensation charnelle. Fréquemment, il se heurtait à Kim, la petite taille des couloirs, la foule et son désir de marcher de front avec le médecin imposant une certaine proximité. Il ne regardait plus Ester. Il ne voulait plus la voir. Il ne voulait plus l’entendre. Il voulait oublier qu’il était arrivé avec cette folle furieuse asociale qui n’avait rien à voir avec lui. Pourtant, il ne cessait d’y penser, à son grand désarroi. Il serra les dents.

« Aaron. Aaron, ça me plaît. »

Pourquoi Aaron et pas l’une des autres propositions ? A cela, il n’avait aucune réponse à fournir. Il aimait bien l’ensemble de ces noms. Ses préférences allaient à Adrian, Anthelme, Ambroise, Alec et Aaron. Cela sonnait mieux, à ses oreilles, plus familier, plus élégant, plus… Que dire, il aimait ces prénoms, voilà tout. Sans vraiment pouvoir se l’expliquer. Peut-être que ses goûts étaient inscrits dans ce passé qu’il avait oublié, en arrivant sur Nosco. Peut-être connaissait-il des gens portant ces prénoms ? Des gens qui lui avaient laissé bonne impression ? Qui sait, peut-être avait-il des amis qui s’appelaient comme ça, ou même de la famille portant l’un de ces prénoms ! Parmi ces cinq élus, il en avait tiré un, au hasard, lançant dans son cerveau une grande loterie de l’avenir. Et c’est « Aaron » qui avait gagné. C’était sur « Aaron » qu’était tombé la dernier « Plouf ». Et puis, Aaron, c’était un joli nom, n’est-ce pas ?

Une porte métallique s’ouvrit sur une petite pièce ridicule, où s’entassaient des tas de personnes. Pourquoi se serraient-il tant ? A contre-cœur, l’ange blond suivit Kim, malgré le peu d’envie qu’il ressentait à se retrouver confiné au milieu d’une population diverse et variée. Il avait encore mal à l’entre-jambe, et aurait préféré rester plié. En plus, il ne se sentait pas très bien, son mal de tête continuant à résonner dans ses tempes, et la réverbération de tous ces bruits, dans la petite pièce, ne lui disait rien qui vaille. Mais le médecin avait dit de ne pas s’éloigner : il resterait donc. Mal à l’aise, il passa une main derrière sa nuque, et se colla presque à son parrain, cherchant inconsciemment une forme de réconfort, une présence paternelle rassurante. C’était actuellement la personne qui lui semblait la plus saine, la plus protectrice. Il fallait dire que se retrouver sous le feu des projecteurs, scruté par des regards inquisiteurs, n’avait rien de très agréable, et mettait clairement mal à l’aise le jeune homme blond. Bon Dieu, il avait une apparence pitoyable, les lèvres gercées et il tanguait sans pouvoir se contenir. Ce n’était pas le moment de le regarder, pas du tout !

Soudain, l’ascenseur se mit en branle, créant chez Aaron une étrange sensation dans le bas-ventre. Comme si son estomac remontait soudainement vers ses lèvres. Surpris, et peu rassuré, il tenta de retrouver son équilibre en attrapant l’avant-bras de Kim, le serrant d’une poigne étrangement forte, vis-à-vis du peu de force que conservait le jeune homme. Vivement, il glissa un regard vers Ester, pour observer sa réaction. Était-elle aussi surprise que lui ? Se sentait-elle à son aise, ainsi enfermée dans la foule ? Malheureusement, les yeux verts ne purent qu’apercevoir le visage buriné et mal rasé du médecin, qui était resté entre eux avec détermination, voulant probablement éviter un nouvel éclat. Tant mieux, au fond. Ainsi, la grande brute brune n’avait pas pu voir son réflexe d’animal craintif. Après un petit sourire d’excuse, Aaron relâcha la pression sur le bras du médecin, restant tout de même à portée, au cas où. Les conversations bourdonnaient autour de leur arrivée, et il se sentit infiniment soulagé lorsque, d’une poussée, Kim les fit sortir de cette petite pièce. Soulagé, oui. Même si un frisson le secoua lorsque son bras effleura celui de la brunette, tandis qu’ils passaient simultanément la porte.

« Oh ! »

La stupeur saisit Aaron, qui ouvrit sa bouche d’un air stupide, les yeux écarquillés. Même si cette pièce ressemblait au hall qu’ils avaient quitté pour l’ascenseur, il était sûr et certain que ce n’était pas la même. Ils avaient changé d’endroit en un clin d’œil, sans même s’en rendre compte. C'était donc ça ce fourmillement dans son bas-ventre, et l'impression presque impalpable de bouger ? C’était magique ! Emerveillé, il se tourna de nouveau vers sa camarade, pour partager sa surprise, mais l’air buté qu’elle arborait depuis qu’ils étaient arrivés ne semblait pas vouloir la quitter. Beaucoup plus expressif, le jeune blond décida donc de se tourner vers Kim et, se rapprochant de lui avec vivacité - c'est à dire en ne tanguant qu'un petit peu... - , il s’exclama, d’une voix qu’il trouvait toujours horriblement rauque et douloureuse :

« On a changé de pièce ! Kim, tu es magicien ? »

Quelle douce naïveté, n’était-il pas ? L’explication du médecin ravit toutefois le jeune Aaron, dont les yeux brillèrent d’un désir d’apprentissage important. Il rêvait d’apprendre, de comprendre comment de tels mécanismes pouvaient se mettre en branle. Appuyer sur un bouton permettait de s’élever ou de redescendre, de la même manière qu’un oiseau battant des ailes. C’était fantastique, fabuleux, magique ! Et s’il pouvait avoir la chance de devenir un tel magicien, il n’hésiterait pas un instant. Mieux, il était ravi d’avoir cette possibilité, et un sourire franc persista sur son visage, expression du plaisir qu’il prenait à découvrir des nouveautés, à satisfaire sa curiosité maladive. Il suivit les deux autres, légèrement en arrière cette fois, jetant sans cesse des coups d’œil par-dessus son épaule, à l’attention de l’ascenseur magique. La nouvelle phrase de Kim l’interpella toutefois, et le fit revenir à la réalité. S'était-il trouvé un nom de famille ?

« Euh… Non. Laisse-moi réfléchir. »

Réfléchir… Hou la, chose difficile, pour le pauvre nouvel Oublié. Sourcil froncés, il tâcha d’oublier ce fameux ascenseur, et de ne plus tant se focaliser sur les détails de ce qui l’entourait. Comment pouvait-il bien s’appeler ? Aaron suffisait, nan ? S’il n’y en avait pas d’autres, cela irait parfaitement. Oui, Aaron, ça collait. Sauf qu’en fait… Non. On lui demandait un nom, il devait trouver un nom. Que rajouter, donc, à ce prénom qui lui convenait bien. Pourquoi pas l’un des autres prénoms proposés par Kim ? Aaron Ambroise ? Non, c’était laid. Aaron Adrian ? Pire encore… Et je ne vous parle pas d’Aaron Alec. Décidément, ce n’était pas la solution. Un homme le bouscula, dans la cohue, le tirant de ses réflexions, et le ramenant sur Terre - Nosco était-il vraiment sur Terre ? - une fois de plus. Le brouhaha de la pièce vrilla les oreilles du jeune blond, qui s’était pourtant soigneusement isolé quelques temps, et un mot en ressortit : Smith. Non pas que quiconque ait prononcé ça, non. En réalité, il avait entendu Sssshh mieuh seveux sur la langue. Ou un truc du genre. Smith, c’était plutôt un mix de tous les sons qu’il avait pu entendre. Et ça lui convenait bien. Joyeusement, il s’exclama :

« Smith ! Aaron Smith ! Voilà qui me va parfaitement. »

Ce n’est qu’alors qu’il remarqua qu’ils s’étaient arrêtés, et que Kim était en pleine discussion avec une charmante jeune femme souriante. Quand s’étaient-ils arrêtés ? Il n’avait même pas le souvenir d’avoir ordonné à ses jambes de stopper… Était-il possible d’être aussi tête en l’air ?! En plus, il venait de couper les deux personnes en pleine discussion, et… Passablement gêné, il passa la main sur sa nuque, se faisant la remarque qu’il faisait ce geste bien trop souvent à son goût, et offrit son plus grand sourire à la secrétaire. Il ignorait que, malgré ses lèvres gercés et son visage crasseux, il était absolument charmant. Des brins d’herbe se cachaient dans ses cheveux en bataille, et son air perdu et rêveur avait quelque chose de fantastique qui aurait fait craquer n’importe quelle femme. C’est sans doute pour ça qu’Amandine répondit à son sourire, d’un naturel hypnotisant. Mais Aaron ne reconnaissait pas encore de tels signes d’attirance. Son regard s’était retourné vers la personne qui avait le plus d’importance pour lui, à cet instant : Kim.

Il était à l’aise, si à l’aise. Depuis combien de temps pouvait-il bien être à Nosco, pour connaître ainsi tout le monde, et sembler aussi souple et détendu ? Amandine avait dit qu’ils avaient de la chance, de l’avoir pour parrain. Il en était sûr. Ce Kim avait l’air d’un puits de connaissance, et s’il faisait parfois preuve d’hypocrisie ou de méchanceté, Aaron ne le voyait pas. Il ne voyait en lui que gentillesse. C’était son protecteur. D’ores et déjà, il l’aimait. Son regard glissa du visage longuement observé vers le bois poli du comptoir. C’était un travail impressionnant, ce bois. Avec douceur, il laissa traîner ses doigts sur la surface, en appréciant la fraîcheur. Il avait l’air d’un illuminé, et il l’était sûrement. Mais il se sentait tellement mieux… Découvrir tout, découvrir toujours plus, c’était formidable ! Cela valait-il de sacrifier ses souvenirs ? Il n’en était pas si sûr, en fait…

[ Désolé Kimchou, mes posts font pas beaucoup avancer le topic... Mais à part partir en courant, je vois pas comment je pourrais prendre le dessus et te faire subir un peu :p ]
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Re: Ombres et lumières...

Message par Ester Wieg le Dim 30 Jan - 14:36

A vrai dire, chère demoiselle, nous allons à l’administration, là-bas on fera l’enregistrement basique pour que vous soyez reconnu, pour résumer : prise des empruntes digitales, rétiniennes, mesures physiques, nom et prénom etc. Grâce à ces informations entre autre, on vous donnera des vêtements parfaitement ajustés à votre taille, ou du moins ceux qui s’en rapprochent le plus, ainsi que tout ce dont vous aurez besoin pour vivre ici. Ceci n’est cependant pas gratuit et vous devrez rembourser, mais vous ne devez pas vous en souciez pour le moment nous fournirons de quoi répondre à vos besoins.

L'administration. S'ils pouvaient lui fournir des vêtements propres et en bon état, cela lui allait parfaitement. Ester lança un regard rapide à Aaron, il avait l'air de médité sur son futur prénom, indécis et incapable de prendre une décision. Heureusement, Kim lui proposa une ribambelle de prénom en tout genre. La jeune fille ne put s'empêcher de froncer le nez en entendant le prénom Ambroise. Buh. Ca lui faisait penser à Framboise, et tout de suite, elle avait faim.
Kim s'était placé entre les deux jeune gens, sûrement pour éviter un autre petit incident qui pourrait coûter - cette fois pour de bon - les attributs masculins de ce cher...


Aaron. Aaron, ça me plaît.

... Aaron. Ce cher Aaron. Mentalement, Ester se mit à le surnommer Ronron. Comme un petit minet. A cette pensée, la jeune fille ne put retenir un léger sourire.
Ils avaient pénétré l'administration, un large complexe. C'était à lui donner le tournis. Tellement ce choses à voir. Elle aurait voulu s'arrêter et détailler le moindre pan de mur, mais elle voyait d'ici la réaction moqueuse de Aaron, et cela l'énerverait. Beaucoup. De toute façon, ils avaient des priorités.
Une porte s'ouvrit sur une petite pièce d'à peine quelques mètres carrés. Plein de gens. Beaucoup trop à vrai dire. Le médecin, suivi des deux Nouveaux Oubliés se faufila entre les différentes personnes. Ils étaient plus que serrés. C'était étouffant. En plus, le champ de vision d'Ester s'était considérablement réduit aux narines d'un homme d'une quarantaine d'année, et la vision était difficilement supportable. Soudain, un tremblement, comme un séisme. La jeune fille cru d'abord un un petit séisme, puis elle sentit son corps se soulever doucement. Aucune réaction de la part du commun des mortels et elle ne pouvait apercevoir celle d'Aaron. Ainsi, Ester décida de cacher sa surprise, elle devait rester sur la défensive : le visage imperméable qu'elle arborait si bien.
Les portes se rouvrirent sur une nouvelle pièce, plus vaste, moins étouffante. Une poignée de personnes sortirent, dont Kim et les deux nouveaux arrivés. Ces derniers s'effleurèrent, le temps d'une demi-seconde. Un contact furtif. Puis ils firent un pas dans une nouvelle salle.
Enfin ! Elle retrouva sa vision à un peu plus de 200 degrés et tenta d'oublier le "paysage" qu'elle avait dû supporter pendant la montée.
Une nouvelle pièce. Apparue comme par magie. Ester s'appliqua à garder son air maîtrisé, sans laisser transparaître une once de surprise. Ce qui n'était pas le cas de Ronron. Il sautait comme un enfant qui sortait d'un manège : "Encore un tour ! Encore un tour !", un peu comme un chaton à qui on aurait présenté une pelotte de laine.


On a changé de pièce ! Kim, tu es magicien ?

L'interpellé exposa à Aaron le principe de l'ascenceur. Explication qu'Ester, cachée sous son air buté haibtuel, suivit avec beaucoup d'attention.

Bonjour Amandine, nous avons du travail aujourd’hui, je te présente Ester Wieg et Aaron…

Ester laissa Aaron se présenter en premier. Il chercha un nom de famille. Chose qui s'avéra un peu longuette. Son menton coincé entre son pouce et son index, Aaron semblait y réfléchir, comme si sa vie en dépendait. Le sourcils froncé, tout à coup, le jeune homme sembla frapper par un éclair de luminosité. Ester releva la tête, curieuse.

Smith ! Aaron Smith ! Voilà qui me va parfaitement.

Smith. La jeune fille ne put cacher sa déception. Cet homme manquait cruellement de créativité. Enfin, elle ne pouvait le critiquer : son nom - qui allait sûrement la suivre tout le reste de sa vie, maintenant que sa première partie avait été effacée de sa mémoire - n'était dû qu'aux quelques murmures qui s'étaient échappés de ce brouillard. En y repensant, un frisson parcouru sa colonne. Ester secoua la tête. Elle vit qu'Amandine, la fixait et comme pour confirmer les dires de Kim, elle se présenta poliment :

Je suis Ester Wieg, enchantée.

Ester serra la main d'Amandine puis se tourna vers Kim qui avait patienté jusque là. Elle se mordit la lèvre inférieure, cherchant comment placer ses mots :

Monsieur, merci pour votre gentillesse et j'en passe, mais j'aimerais savoir deux choses :
- Comment nous-sommes nous retrouvés là, Aaron et moi ?
Et la deuxième : - Qu'est-ce qui nous attend ? Et qu'allons nous faire ?


Ester avait besoin de tirer les choses au clair. Pour le moment elle naviguait dans le brouillard, chose fort désagréable et qui lui rappelait beaucoup - trop - l'Enceinte de brume qui entourait la ville.
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Re: Ombres et lumières...

Message par Kim van Berghen le Dim 30 Jan - 18:41

Magicien ? Oh que les nouveaux oubliés étaient charmant avec leurs questions et leurs grands yeux surpris de tout ce qu’ils voyaient. Des esprits purs et naïfs… pour le moment en tout cas. Il aurait bien eu envie de les couver comme des enfants, de leur raconter : « Vous connaissez le père Joshi ? Celui qui se déguise en homme avec un long manteau rouge et avec une barbe blanche et qui apporte des cadeaux à tous les nosciens sages pendant qu’ils dorment ? Et bien grâce à ses pouvoirs magiques, il nous permet de nous déplacer en ascenseur et en Rampes d’Accès Rapides… ». Mais ce serait les embrouiller encore plus et leur donner de fausses informations. Il se devait donc de briser le charme par des explications scientifiques, logiques et rationnelles.

Non, je ne suis pas magicien, malheureusement.
Pour faire simple dans mon explication, on peut dire qu’un ascenseur est un appareil permettant à des personnes ou des objets de se déplacer en hauteur sur des niveaux définis, les étages, d’une construction. On déplace la cabine de l’ascenseur, qui est une sorte de grande boite avec des boutons indiquant différents étages où s’arrêter, grâce à des câbles et un treuil électrique avec contrepoids pour la cabine. Cela sert à déplacer les personnes… et nous rend tous faignant d’utiliser les escaliers, ce qui nous prive de faire du sport et nous rend en moins bonne condition physique… Non, n’utilisez pas trop souvent les ascenseurs… Enfin bien sur vous avez aussi la chance et la possibilité de rencontrer une charmante personne du sexe opposé et d’avoir le coup de foudre mais…


Il laissa la possibilité à son nouveau filleul de réfléchir à son nom de famille. Ester y était bien parvenue, lui aussi le pouvait. Smith, assez courant et pas si inventif mais un bon début, et au moins le jeune homme passerait inaperçu avec un tel patronyme. Il posa un main sur son épaule et le félicita avec chaleur.

Heureux d’entendre ton nom complet Aaron Smith.

Ester Wieg semblait bien s’en sortir seule. Souriant et serrant la main D’Amandine, puis finalement réussissant à mettre des mots sur ses questions et à enfin les poser. Comment lui répondre, c’était les questions que tout nouvel oublié se posait, mais il était dur de donner une bonne réponse. Il sourit et commença par dire.

Ne t’inquiète pas c’est normal de se poser ce genre de questions et je suis là pour te répondre et te guider mais… avant cela.

Il se tourna vers Amandine une nouvelle fois et demanda.

Les dossiers sont finis, nous pouvons aller à la prochaine étape ?

Devant l’approbation de cette dernière, il fit un dernier sourire en la remerciant, puis se tourna une nouvelle fois vers Ester, tout en attrapant l’épaule d’Aaron pour que celui-ci suive la marche et ne soit pas laissé derrière.

Nous pouvons marcher jusqu’à la prochaine salle, où vous aurez un peu plus d’informations à donner.
Pour répondre à tes questions, personne ne sait réellement comment nous arrivons à Nosco, nous y venons c’est tout. A travers l’enceinte qui entoure la ville… D’ailleurs celle-ci est différente pour chacun de nous… A quoi ressemble la votre ?


La question s’adressait aux deux, tout simplement car parfois ou bien souvent cela pouvait avoir un rapport avec l’oublié, son passé ou bien ses compétences, tout comme Tristan qui voyait un code informatique.

Quand à ce qui vous attend, je dirais que dans les prochaines heures et jours, vous allez d’abord donner des informations vous concernant, puis on vous donnera de quoi vivre, un lieu où habiter, des vêtements, des objets nécessaires, on vous créera votre compte en banque. Nous allons aussi voir votre état physique, puis évaluer vos compétences dans divers compétences pour voir quel serait le métier qui vous conviendrait le mieux. Vous allez surement rencontrer un tas de personnes, et j’espère vous faire des amis… petit à petit vous comprendrez mieux ce monde, jusqu’à pouvoir vous intégrer totalement.

Ils venaient d’arriver dans le bureau d’enregistrement de l’employé Joseph, un ancien noscien.

Bonjour Joseph, je t’apporte deux nouveaux oubliés.

L’homme était corpulent, trapu mais avec un visage respirant la bonhomie. Il inspirait la confiance et la joie de vivre, un bon vivant. Il répondit avec un sourire à Kim, se levant pour accueillir les deux jeunes gens.

Bonjour Kim, bonjour Ester et bonjour Aaron. Bienvenue à Nosco. J’ai bien reçu votre dossier et c’est moi qui m’occuperais de le compléter. Lequel de vous deux veut commencer ?
Que je vous explique un peu, ce que je vais faire : d’abord une rapide description physique, puis prise des mensurations, poids et indice de masse corporelle, une photographie, la prise des empreintes digitales ainsi que diverses questions.


Joseph avait fait tellement d’enregistrement qu’il n’avait plus besoin de regarder les papiers pour vérifier qu’il n’oubliait rien, il connaissait tout cela sur le bout des doigts et s’en sortait plus que bien. Kim en profita pour ajouter.

Je pense que tu peux d’abord t’occuper d’Aaron, pendant que je réponds aux questions d’Ester et ensuite nous échangerons… Si cela va à tout le monde.

Après un accord trouvé, ils se séparèrent donc en deux groupes, tandis que Kim amenait Ester dans la salle d’attente pour discuter, Aaron était laissé seul avec Joseph. Le scientifique saisit un des journaux officiels de Nosco qui trainait sur une table sous forme de reader, un petit ordinateur plat permettant de lire uniquement ou de faire des applications très basiques tel le traitement de texte. Changeant de page, il chercha une photo, avant de la montrer à Ester.

Voici l’impératrice de Nosco, Joséphine de Nosco. Elle est jolie n’est ce pas ?

Dans l’autre pièce, Aaron se retrouvait seul avec Joseph, qui lui conseilla de se déshabiller, tandis qu’il se plongeait sur son ordinateur de bureau pour taper une rapide description du nouvel oublié et ajouter des photos prises par les caméras de l’enceinte qui donnaient un bon aperçu de la morphologie d’Aaron et des vêtements qu’il avait en arrivant. Puis ce dernier précisa.

Je ne suis pas médecin, mais nous allons simplement prendre des indications assez basiques. Poids, taille et ainsi nous calculerons ton indice de masse corporelle. Veux-tu bien monter sur la balance-là ? Puis te placer sous ce mètre ?

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Re: Ombres et lumières...

Message par Aaron Smith le Lun 31 Jan - 21:04

Aaron tendit l'oreille aux questions d'Ester. Pour une fois, ils partageaient quelque chose : leurs interrogations. Elle, si froide, si austère, si asociale s'ouvrait enfin et osait poser les questions qui lui brûlaient les lèvres... Alors que lui avait probablement déjà dépassé le quota normal qui lui était accordé. Qu'importe, il ne se sentait pas mal à poser ses questions. Peut-être était-elle effrayée à l'idée de passer pour une idiote, ou bien manquait-elle cruellement de réactions, mais ce n'était pas son cas. C'était un jeune homme sensible, ouvert, et dont la curiosité dévorante était un trait de caractère prépondérant, apparemment. Et s'il ne se retenait pas, Kim serait, à cet instant, noyé sous un flot de questions dont il ne pourrait jamais se sortir. Il en avait tant à poser ! Qu'est-ce qui se passait ? Pourquoi était-il là ? Pourquoi avait-il tout oublié ? Qu'étaient les matériaux servant à faire les bâtiments ? Et comment étaient faites ces barres vitaminées ? Quand mangeraient-ils quelque chose de plus consistant ? Allait-il devoir vivre avec la garce avec laquelle il était arrivé ? Pourquoi devaient-ils passer par tant de paperasse ? Allaient-ils avoir un dossier ? Et comment était la vie à Nosco ? Pourquoi les gens étaient-ils si différemment habillés ? D'où venaient-ils tous, par Joshi ?! Avaient-ils tous perdus leur mémoire ? Ne la retrouvait-on jamais ? Enfin bref, beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions...

"Les dossiers sont finis, nous pouvons aller à la prochaine étape ?"

Une prochaine étape ? Alors, choisir un nom et un prénom n'était que le début de leur calvaire ? Aaron en avait déjà assez de toutes ces démarches administratives mais, docilement, il resta en place... L'idée de fuir en courant lui traversa l'esprit, bien sûr, mais il se doutait que, vu son état, il serait vite rattrapé. Trop vite pour que ce soit utile. Pire, il ne connaissait pas du tout son nouveau monde, et avait peur de faire une bêtise pouvant le blesser, de tomber sur un autre ascenseur, qui l'emmènerait dans un endroit qu'il ne connaissait pas. Qui sait quels cadavres pouvaient se cacher dans les catacombes de Nosco... Qui sait... Peut-être pourrait-il tomber sur une machine maudite qui aurait pour unique but de le manger ! N'ayant aucune envie de finir sa nouvelle vie dans un ventre de fer, il avait donc judicieusement décidé de rester ici, le plus proche possible de Kim et de sa rassurante personnalité... Peut-être que la main de ce dernier sur son épaule était pour quelque chose dans son choix, d'ailleurs. Aaron aimait ce contact, et décida donc de ne pas s'y dérober.

Docilement, il suivit les deux autres, chien effrayé de ne plus savoir utiliser ses crocs, et ils arrivèrent ensemble dans une nouvelle salle, sur une question de Kim. A quoi ressemblait son enceinte ? Qu'était l'enceinte, d'abord ? Etait-ce cet amoncellement de chiffres, qui se serraient les uns contre les autres, comme pour se tenir chaud en période de grand froid ? Tous ces zéros et ces uns, dont la noirceur n'atténuait pas pour autant la douloureuse lumière, qui grouillaient comme des cafards sur une barricade fictive et irréelle ? Oui, ce devait sans doute être ça, l'enceinte. Après s'en être assuré, il tenta de rassembler ses idées pour la décrire du mieux qu'il le pouvait à son parrain, ne pouvant user d'images, de métaphores ou de comparaisons. Il ne put qu'évoquer des zéros et des uns noirs, omniprésents, trop nombreux pour être dénombrables, trop nombreux, même, pour qu'on ne puisse tous les voir. Ils se marchaient dessus, se montaient dessus, se pressaient avec une délectation toute algébrique, que l'ange blond était bien en mal de comprendre... Sa voix s'éteignit, alors qu'il s'apprêtait à en parler. Quelque part, il pressentait que cette enceinte était une part importante de lui, qui l'attirait autant qu'elle l'effrayait. Il fit donc mine de s'attarder sur un détail quelconque de la maçonnerie pour éviter la question, avec discrétion, et rejoignit le duo en trottinant peu après.

« Par Joshi, tout ça ?! »

L'amas de choses à faire tomba comme une chape de plomb sur les épaules du jeune homme. Il rêvait de s'installer confortablement quelque part, et de se laisser aller à dormir, à ne rien faire, à réfléchir afin de ranger le bordel qui s'amoncelait dans son esprit névrosé. Il voulait être seul, au calme, laisser son corps harassé se reposer, et son âme, plus perturbée encore, voleter plus doucement, au-dessus de toute cette douleur. Loin, si loin au-dessus. Fermer les yeux, oublier sa migraine, oublier la lumière, qui était toujours là, bien que plus supportable... Le noir, les ténèbres, si douces, si accueillantes, si reposantes... Mais non. Devant lui, il y avait Joseph, un gros homme aux joues rouges et au sourire débonnaire, qui inspira aussitôt confiance à Aaron. Bon, pas autant que Kim, quand même. Mais Kim était, désormais, quelqu'un de très spécial dans sa vie, une figure presque paternelle, sur laquelle l'ange blond était certain de pouvoir s'appuyer en cas de problème ou d'hésitation. Enfin bon, il allait devoir s'en séparer.

« Oui oui, ça me va, pas de problèmes. Je passe d'abord. »

Il avait l'air détendu, souriant, bien qu'une tâche de sang perla sur ses lèvres, symbole de souffrance de ses gerçures douloureuses. Mais, en réalité, il hurlait, dans sa tête : « NON, NON, je ne veux pas ! Kim, me laisse pas seul, amène-moi dormir, et que tous les autres me laissent tranquilles, me permettent enfin de me reposer, me donnent le repos dont j'ai besoin ! Je ne veux pas rester avec ce Joseph, qui va me prendre mon temps, mais je veux être au calme. Au calme, avec toi, toi seul, et personne d'autre. Je n'ai confiance qu'en toi Kim, pour le moment. Je sais qu'il n'y a rien de mauvais, en toi. Je crois qu'il n'y a rien de mauvais en toi, en tous cas. Alors que si ce Joseph m'a l'air gentil, il n'a pas pris tant soin de moi, j'veux PAS que tu me laisses ! »... Mais il aurait été bien enfantin de réagir ainsi. Alors, prenant sa respiration avec courage, il regarda son parrain partir avec la garce, à regret – non pas pour Ester, mais bien pour le médecin – et se retrouva seul avec le fameux Joseph, qui lui demanda de se déshabiller.

Maladroitement, il enleva ses chaussures d'abord, puis son pantalon, se retrouvant ainsi en caleçon/chaussettes. Sa chemise, déchirée, tomba également au sol, dévoilant un corps griffé et abîmé... S'était-il battu, avant d'arriver sur Nosco, ou bien était-ce sa chute sur l'herbe qui lui valait ces égratignures ? Inquisiteur, il laissa son doigt passer sur son ventre, suivre la courbe de ses flancs, cherchant à y retrouver quelque chose de familier, de rassurant. Mais si ses formes ne lui étaient pas étrangères, il n'avait pas l'impression de les connaître par coeur. Déçu, il se retourna vers une large glace, et y jeta un coup d'oeil... Qui lui tira un petit cri étouffé. Il avait... Il avait une large tâche violette qui s'étendaient de sa cuisse à sa hanche ! Dans l'ensemble, son corps d'Apollon était joliment sculpté, quoiqu'un peu maigre, et ses petites blessures lui donnaient un air de baroudeur... Mais cette tâche... Cette tâche était d'une laideur affligeante ! Inquiet, il tenta de la frotter, de toutes ses forces, mais rien n'y fit, elle ne partait pas.

« Ah, je vois que vous avez une tâche de naissance... Je note. Mais ces petites choses sont à vie, il faudra vous y faire, même si ce n'est pas ce qu'il y a de plus esthétique... Acceptes-tu de passer sur la balance et sous le mètre, malgré cette découverte ?
− Oui... Oui oui... »

Un peu perdu, et cachant avec difficulté le dégoût qu'il s'inspirait, il monta sur la balance, qui annonça fièrement 62,6 kilos, et passa sous le mètre, le toisant à 1,76m. Plutôt petit, et plutôt maigre. C'est du moins ce que Joseph lui affirma. Il l'observa ensuite de long, en large et en travers, nota des tas de petits trucs sur son ordinateur, prit une photographie de son visage, lui demanda de poser ses doigts sur un écran, qui prit ses empreintes digitales, puis son oeil derrière une énorme machine, qui retint, cette fois, ses empreintes rétiniennes.
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Re: Ombres et lumières...

Message par Kim van Berghen le Lun 31 Jan - 23:10

Voilà l’examen physique du nouvel oublié venait de se terminer, maintenant il fallait passer à un examen un peu plus « mental » dirait on. Des questions, encore des questions… autant que celles qui tournaient dans la tête d’Aaron. Car la guilde était curieuse de connaître ses nouveaux petits protégées, telle une mère protectrice et capricieuse, elle voulait tout savoir sur eux, du bout des doigts pouvoir les reconnaître à la moindre pensée. Aaron aller devoir répondre à toutes ces questions, et Joseph les noterais en tapant sur son clavier pour que chacune des réponses intègrent le dossier du jeune homme.

Vous pouvez vous rhabillez et venir vous asseoir sur cette chaise.

L’homme désignait la chaise en face du bureau, tout en s’installant à son tour de l’autre côté dudit bureau, derrière l’écran de l’ordinateur. Celui-ci avait été mit sur le côté pour permettre de dialoguer sans problème entre les personnes d’une part et d’autre du bureau. Puis l’employé d’administration commença son interrogatoire, même si d’une voix qui inspirait la confiance.

Est-ce que tu comprends tout ce que je dis ? Quel est le premier mot qui te vient à l’esprit ? As-tu des souvenirs ? Es-tu arrivé seul ou avec quelqu’un ? Quelle est l’apparence de l’enceinte qui entour Nosco pour toi ? Tes vêtements te rappellent-ils quelque chose ? Avais-tu des objets dans tes poches ou sur toi en arrivant ? Es-tu content de ton accueil ? As-tu une requête particulière à formuler ? Te sens-tu bien ou malade ? As-tu mal quelque part ? Es-tu satisfait de ton nom ? Es-tu satisfait de ton prénom ? Quel âge te donnerais-tu ? Peux-tu compter jusqu’à vingt ? Es-tu gaucher, droitier ou ambidextre ? Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ? Que font un plus un ? Qu'est-ce qui sonne mieux : Haut ou Bas ? Quel est le mot le plus étrange que tu ais entendu ? Quelle était ta première phrase à Nosco ? Combien font cinquante trois, moins vingt-quatre, multiplié par douze, divisé par huit ? Portes-tu du parfum sur toi ? As-tu des tatouages ou des piercings ?

Voilà pour les questions concernant l’arrivée, maintenant les questions assez, voir très personnelles.

Quelle est ta couleur préférée ? Quel est ton chiffre préféré ? Comment définirais-tu un héro ? Regarde ce dessin et dis-moi à quoi il te fait penser… Quel est ton état du moment ? Quel est ton principal trait de caractère ?

Joseph s’interrompit un instant pour rassurer Aaron.

Ne t’inquiète pas, ces questions ne définiront rien, tu peux changer et changer de réponses… C’est simplement pour avoir un premier aperçu de toi et de ton état, réponds la première chose qui te passe à l’esprit… c’est le but, répondre du tac au tac pour découvrir des choses inconscientes… Continuons…

Puis, il reprit ses questions encore et toujours plus de questions…

Quel est ton principal trait de caractère ? Cite une qualité que tu aimes et une que tu déteste chez les hommes ? Cite une qualité que tu aimes et une que tu déteste chez les femmes ? Quelles qualités doivent remplir tes amis ? A quoi reconnaitrais-tu un ennemi ? Ton occupation préférée ? Si on te donnait la possibilité de réaliser un vœu quel serait-il ? Comment définirais-tu le bonheur ? Quel est ton rêve ? Comment définirais-tu le malheur ? Quel serait ton plus grand malheur ?
Que voudrais-tu être ? Où désirerais-tu vivre ? Quel est ton endroit préféré ? Celui que tu déteste ? Quel est ta fleur préférée ? Quel est ton animal préféré ? Quel don inné souhaiterais-tu avoir ? Que pardonnes-tu facilement ? Qu’est ce que tu ne pardonnes pas ? Quelle est ta devise ? Quelle partie de ton physique préfères-tu ? Laquelle détestes-tu ? Quelle note te donnerais-tu physiquement (de zéro à dix, dix étant le plus élevé) ? Et combien te donnerais tu d’intelligence (toujours sur dix) ? Qu’est ce qui t’effraie le plus ? Qu’est ce qui t’agace le plus ? As-tu un toc ou une manie ? Crois-tu en toi ? Es-tu plutôt jour ou nuit ? Préfères-tu l’été ou l’hiver ? A ton avis que pensent les gens en te voyant pour la première fois ? Quel mot dis-tu le plus ? Tu te sens bien ici ? Quel est ton mot préféré ? Quel est ton point faible ? Quel est ton point fort ? Si tu trouvais le bien d’autrui, de l’argent par exemple, par terre, le garderais tu ou tenterais tu de retrouver le propriétaire ? Quelle est ta lettre de l’alphabet préférée ? Ferme les yeux un instant… à quoi penses-tu ? Si je te demande de me faire un pléonasme en es-tu capable ? Es-tu embêtant ? Es-tu romantique ? Te définirais-tu comme bi, hétéro, gay ou autre chose? Jamais deux sans trois? Singulier ou pluriel ? Préfères-tu manger ou boire ? Te trouves-tu chanceux ? As-tu un secret ? Sais-tu anticiper ? As-tu une phobie ou une peur panique ? Peux-tu me faire un palindrome ? Connais-tu une blague ? Et si oui, raconte la moi.


Puis les questions s’enchaînèrent sur des aspects plus Nosciens de la vie.

As-tu des préférences particulières pour un métier? As-tu des besoins particuliers ? Quel type de vêtement préfères-tu ? Veux-tu une vision du parc, ou sur l’enceinte pour ton nouvel appartement ? Ou alors préfères-tu une orientation vers le Nord ou le Sud ? Veux-tu vivre en colocation ou seul ? As-tu des besoins médicaux particuliers que tu connais ? Sais-tu te servir d’une arme ? As-tu besoin d’un autre guide ? Veux-tu une visite guidée de la ville ? Souhaites-tu qu’on t’envois des messages personnalisés pour apprendre à mieux connaître Nosco ? Souhaites-tu participer à notre institut de sondage ? Quel est l’adresse mail que tu souhaites te créer ? C’est important pour compléter ton dossier. Te manque-t-il quelque chose ? As-tu besoin de quelque chose ? As-tu quelque chose à ajouter ? As quoi penses-tu ? As-tu menti lors de ces questions ? Sais-tu quoi ?

Puis finalement il ajouta :

Quelle question ai-je oublié ?

Voilà Joseph avait enfin fini de « torturer » Aaron, celui-ci était libre… C’était au tour d’Ester de passer sous les tests et les questions. De quoi fatiguer un peu les nouveaux arrivés, mais étape indispensable à leur intégration. Aaron avait bien passé une bonne heure dans les mains de Joseph, il devait avoir sa voix qui tournait dans sa tête, répétant encore et encore des questions. Questions sans réponses… réponses sans questions.

Hj : Quelle est la ponctuation que tu as le plus vu dans ce post ?

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Re: Ombres et lumières...

Message par Aaron Smith le Mar 1 Fév - 18:31

S’il y avait une chose à laquelle Aaron ne s’attendait pas, c’était bien que la Guilde lui pose plus de questions qu’il n’en avait lui-même. D’autant que, dans le tas de questions, il y en avait un sacré nombre dont il ne voyait ni l’intérêt immédiat, ni l’intérêt tout court… Plutôt que de subir de tels examens, il aurait préféré manger un morceau, puis dormir tout son saoul… Et jeter, si possible, un coup d’œil à cet écran lumineux qui le séduisait de façon irraisonnée. Pourtant, il n’avait pas le choix, et devait se plier à la procédure. Docile, il répondit donc du tac au tac, maudissant parfois le manque de temps de réflexion qu’il avait, après être venu s’asseoir sur la chaise en face du bureau.

« Oui, je comprends, je ne suis pas idiot… Faim. Je n‘ai absolument aucun souvenir. Je suis arrivé avec une fille… Ben, Ester, chose qui doit déjà être stipulée sur mon dossier. Je vois des zéros et des uns, qui se blottissent l‘un contre l‘autre (M., il l’avait dit, alors qu’il ne le voulait pas… Fichu test mental). Mes vêtements ne me rappellent rien, mais excepté le fait qu’ils soient déchirés, je les aime bien. J’avais ce collier avec un A… Et cette tâche brunâtre qui ne veut pas partir >.<… L’accueil était fort agréable, mais j’aurai aimé me reposer avant de subir cet examen. C’est là la requête que je voudrais formuler. Je me sens clairement malade, faible comme un chiot, et j’ai un mal de crâne récurrent que vous ne m’aidez pas à limiter. Oui, je suis satisfait de mes noms et prénoms. Je crois que j’ai… 20 ans ? 25 ans ? Je ne sais pas trop, en fait… Alors disons 23. Un deux trois quatre cinq six sept huit neuf dix onze douze treize quatorze quinze seize dix-sept dix-huit dix-neuf vingt. J’en sais rien, j’ai pas eu le temps de tester. Le verre est à moitié plein si l’on est seul, mais à moitié vide si l’on est avec quelqu’un qu’on aime, et qui partira quand il sera fini. Un et un font deux. Haut sonne mieux que bas. Le mot le plus étrange est sans doute Nosco… La première phrase que j’ai entendu devait être « tu vas mieux ? ». Et la première que j’ai prononcé « Merci ». Cinquante trois moins vingt quatre font… Vingt neuf. Fois douze, 8 Je pose… Je… 348 ! Et le tout divisé par huit donne quelque chose pas loin de 45, un peu en-dessous, non ? Je ne sais pas si j’ai du parfum, mais si j’en ai, je le porte tout le temps, et j’y suis habitué. Je n’ai ni tatouage, ni Piercing… Enfin, je crois ? »

Joseph marqua une pause, permettant à Aaron de reprendre son souffle, et d’avaler quelques gorgées d’une bouteille d’eau qu’il lui proposa gentiment. Il paraissait que tous les nouveaux arrivés passaient par là… au sens de l’Ange blond, c’était débile, sans intérêt et fatiguant. Mais on ne lui demandait pas son avis. Alors, docile, il continua à répondre quand on recommença à lui poser des questions.

« Je n’ai pas de couleur préférée, je crois. Mais je n’aime pas celle de la lumière, et j’aimais bien celle de l’herbe… Disons vert, alors ? J’hésite entre le zéro et le un. Un héros, c’est quelqu’un qui fait le bien. Il me fait penser que j’ai faim. Je suis fatigué et affamé. Pour le moment, à part « complètement paumé », je dirais curieux. »

Joseph s’arrêta de nouveau dans sa lancée, tentant de rassurer le jeune homme. Il n’y avait strictement aucun intérêt à tenter de le rassurer, il n’était pas du tout effrayé. En fait, il n’attendait qu’une chose : retourner près de Kim, se blottir contre lui en ronchonnant et s’endormir dans ses bras comme un petit enfant. Oublier qu’il avait oublié, manger pour ne plus avoir faim, dormir pour ne plus être fatigué, et obtenir des réponses pour ne plus avoir tant de questions. Pourquoi lui posait-on tant d’interrogations, alors qu’il avait tout oublié de son passé ? Non, décidément, il ne le comprenait pas. De nouveau, Joseph lui envoya une nouvelle rafale, à laquelle il répondit mi-figue mi-raisin, mi-amusé, mi-harassé.

« Vous m’avez déjà demandé mon principal trait de caractère. J’aime les hommes sûr d’eux, mais je n’aime pas qu’ils deviennent arrogants - Tiens ? D’où tenait-il cette information ? Avait-il des prémices de son passé qui remontaient ? Ravi, il continua à répondre sans réfléchir, espérant découvrir de nouvelles choses de lui-même. J’aime les femmes charmantes, mais je n’aime pas quand elles sont trop peu naturelles. Mes amis doivent être honnêtes. On reconnaît son ennemi dans son regard. J’aime… Je… Je sais pas quelle est mon occupation préférée. Je voudrais retrouver mes souvenirs. Le bonheur, c’est la découverte. Je rêve de tout savoir, mais espère ne jamais y arriver. Le malheur serait de ne plus rien avoir à chercher. Mon plus grand malheur serait donc de réaliser mon rêve. Je voudrais être… Moins sensible à la lumière. Je désirerais vivre loin de la dite lumière. J’aimais bien être allongé dans l’herbe, avant d’ouvrir les yeux. Je détesterais un endroit trop proche du ciel. Je ne sais pas du tout quelle serait ma fleur préférée. Encore moins un animal. Je voudrais pouvoir soulager ceux que j’aime. Je pardonne les erreurs, tant qu’elles ne sont pas volontaires. Je n’ai pas de devise, et j’aime bien mes yeux. Je déteste cette tâche ! - la colère perça pour la première fois dans la voix jusqu’ici monotone d’Aaron, se mêlant à une tristesse dégoûtée, synonyme d’un profond dégoût. Ce n’est pas à moi de me noter, alors je ne le ferais pas. Ni en physique, ni en intelligence. La lumière m’effraie, mais les ténèbres qui m’habitent le font encore plus. Avooir tout oublié m’agace au plus haut point. Je crois que je cache ma gêne en me frottant le cou… C’est un toc ou une manie ? Oui, je crois que je peux croire en moi… Parce que ceux qui n’osent pas croire en eux n’osent rien. Je suis plutôt nuit, et je ne me rappelle plus de l’été. Les gens doivent penser que… Je sais pas… J’ai l’air à la fois faible et beau ? Je n’ai pas assez parlé pour décider du mot que je dis le plus, et je me sentais bien tant que Kim était là. Je peux y retourner ? Non… Bon. Mon mot préféré c’est… J’en sais rien, en fait. Mon point faible, c’est ma curiosité. Mon point fort aussi. Je tenterais de trouver le propriétaire, mais pas à tous prix. Ma lettre préférée est le A. Je pense que… J’ai faim. Et j’ai envie d’en savoir plus sur cet ordinateur. Non, je ne monterais pas en haut, parce que oui, je suis capable d’être embêtant. Je ne me définis pas encore, mais je préfère parfois qu’on soit deux plutôt que trois. Par exemple, si je pouvais me débarrasser d’Ester, et n’avoir Kim que pour moi… Je crois que je suis romantique, oui. En fait, j’en sais rien. Pluriel plutôt que singulier, mais parfois singulier plutôt que pluriel. J’ai besoin de manger et de boire, ce n’est pas une question de préférence. Oui, je suis chanceux. Non, je n’ai pas de secret, j’ai tout oublié… Je ne sais pas, sans doute pas pour le moment. Oui, j’ai peur de la lumière… 11h11, c’est un palindrome. Non, je ne connais pas de blagues. »

Un nouveau blanc, une nouvelle pause, et le déluge de questions reprit, concernant des aspects plus pragmatiques de la vie de Nosco :

« Je ne sais pas quel métier je veux faire, je ne sais pas ce que j’aime. Oui, j’ai besoin qu’il n’y ai pas trop de lumière. Je préfère garder les vêtements que j’ai, ils me plaisent. Le parc, plutôt. L’enceinte n’est pas très belle… Je veux bien vivre en colocation, mais pas avec Ester. Oui, j’ai des besoins médicaux particuliers : j’ai des migraines… Je ne sais pas du tout me servir d’une arme. Kim est un très bon guide, il me suffit… et je voudrais bien découvrir la ville, mais pas aujourd’hui. Envoyer des messages ? Comment ? Mais oui. Je veux bien participer à l’institut de sondage, je veux bien une adresse mail à mon nom. J’ai faim, j’ai besoin de manger, et j’ai besoin de repos. Non, je n’ai pas menti : pas eu le temps. J’ai soif. Et vous avez oublié de me demander si j’allais bien. »

Joseph lui offrit un sourire amusé, s’excusant par ce seul geste, et lui demanda donc s’il allait bien. Ce à quoi Aaron ne put que répondre positivement, à ceci près qu’il avait faim, et qu’il était fatigué… Evidemment, il avait affreusement envie de sortir d’ici, et de retrouver le réconfort rassurant du souriant Kim. Comme une réponse à ses suppliques silencieuses, les choses s’accélérèrent. On lui permit de se rhabiller, avant qu'on ne l'invite à sortir dans la salle d'attente, et à rejoindre Kim, laissant son tour à Ester. Bon Dieu, quel soulagement ! Il retrouvait le grand brun rassurant, et ceci sans l'autre garce aux yeux mordorés... Il allait enfin pouvoir laisser son imagination s'exprimer, ses questions affluer... Il en avait d'ailleurs certaines à poser en priorité, à propos de toutes ces machines. Sans vraiment comprendre pourquoi, il se sentait attiré par ces écrans, et avait envie d'en savoir plus, d'en tenir un, de jouer avec, de le comprendre, l'apprivoiser et le maîtriser. Tranquillement, il vint s'asseoir sur le siège jouxtant celui du souriant médecin et, posant sur ce dernier ses grands yeux verts, lui dit clairement :

« Kim... J'ai plein de questions à te poser. Pourrais-tu me parler de la vie ici ? De ce qu'il faut savoir, ce qu'il ne faut pas savoir ? Pourquoi nous prend-on nos empreintes ? Pourquoi nous pose t’on tant de questions sans intérêt ? Et pourquoi n'avons-nous plus de souvenirs ? Est-il possible de les retrouver ? Comment est fait Nosco, géographiquement ? Et de quoi tout cela est-il fait, comment sont trouvés les matériaux ? D'où vient la lumière ? Pourquoi y-a-t-il une enceinte ? Pourquoi cette enceinte est-elle si différente en fonction des gens ? Et qui est ce Joseph ? Il fait ça tout le temps ? Vais-je devoir avoir ce métier-là, moi aussi ? Est-ce que je vais devoir travailler ? Et... ces écrans, que sont-ils ? Je ne sais pas pourquoi, ils m'attirent. J'ai envie de savoir comment fonctionne cette machine que tu tiens sur tes genoux. Tu veux bien m'apprendre ? Oooh Kim, il y a tellement de choses que je ne sais pas, je déteste ça. »

Presque suppliant, Aaron secoua sa tête avec dépit, posant sur son camarade un regard plein d'espoir. Allait-il répondre à toutes ses questions ? Sans doute pas, il y en avait trop. Il s'apprêtait à s'excuser pour cette cascade d'interrogations, lorsque son ventre émit un bruyant gargouillement, rappelant à son esprit un besoin plus prosaïque que son besoin de connaissance : il avait faim.

HJ : J’ai décidé d’être gentil, et de ne pas te poser plus de questions que ça :p. Par contre, tu es OBLIGE de lire les réponses… Et c’est bien assez embêtant xD
A Ester, maintenant... Et, apparemment, tu n'es pas obligée de répondre à cette série de formidables questions, à laquelle tu vas aussi avoir droit XD. On dit merci qui ? Merci Kiiim T_T
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Re: Ombres et lumières...

Message par Ester Wieg le Sam 5 Fév - 18:03

Une autre étape ? Youpi ! Ester soupira un peu. Elle n'avait toujours pas eu de réponse qui permettait d'effacer les points d'interrogations dans sa tête. En plus ceux-ci continuer à se multiplier ou pire : à muter en des points d'interrogations encore plus gros !
Joseph, un petit bonhomme aux joues rouges qui semblait être un bon vivant, prit en charge Aaron et entraîna ce dernier dans une autre salle.
Ester capta le regard du jeune homme. Il avait des yeux déçus... Presque jaloux. Jaloux ? Ester arqua les sourcils, surprise. Puis, un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Oh oui. Jaloux.
Amusant. A son tour, Ester tenta de transmettre un message au jeune Oublié qui se dirigeait vers la salle de test : "Héhé. Et oui, c'est moi qui vais avec lui. Nananananèreuuh." Puis, aussitôt, elle lui tourna le dos, son sourire s'élargissant encore. Aaron. Il était amusant. Un peu limité intellectuellement peut-être, mais amusant.
Non, bien sûr que non. Il n'était pas bête. Cet homme dégageait ce je-ne-sais-quoi qui vous faisait savoir qu'il était ingénieux. Mais pour l'instant, Ester préférait le traiter comme un idiot. Ses réactions valaient le détour.
Kim et elle s'assirent dans la salle d'attente quand le médecin saisit... Une... Chose étrange.

Voici l’impératrice de Nosco, Joséphine de Nosco. Elle est jolie n’est ce pas ?

Ester se pencha vers la photo, intriguée. Joséphine. Elle aimait se prénom. Une impression de secret et de mystère s'en dégageait, donnant l'envie d'en savoir plus sur l'impératrice. Plus sur Nosco. Plus sur elle-même.
Oui. Elle était jolie, sans aucun doute. Même si Ester n'avait aucune référence pour la comparer, elle ne pouvait le nier...
Aaron sortit de la salle. L'air étourdi, il s'avançait d'un pas desespéré vers Kim, les yeux suppliants.
Mmh. Ces tests n'avaient pas l'air des plus agréables. Ester se leva quand le sourire de Joseph lui signifia que c'était son tour.
Elle laissa les deux hommes derrière elle. Arrivée à la hauteur du joyeux lurron qui l'attendait devant la salle de test, elle le salua.

A mon tour d'être torturée semble-t-il... plaisanta-t-elle. Mais à moitié eulement. A vrai dire, elle redoutait un peu ce qu'il se trouvait entre les quatre murs de cette pièce, pour que le blond ressorte avec cette tête de déterré...

Déshabillez-vous, s'il vous plaît.

Pardon ? Là, ici, comme ça ? Bien sûr elle était très désirable, mais tout de même, il fallait observer les règles de décence et de...
Ah. C'est juste pour monter sur la balance ? Bon. Ester s'empourpra face à son erreur. Heureusement qu'elle l'avait gardée pour elle.
Hum. 50kg et une poignée de chiffres après la virgule qui refusaient de se décider. Elle se plaça dos à un mètre et Joseph entra la donnée indiquée sur son ordinateur. Ester jeta un oeil à l'écran : 1m69.
Elle dut ensuite poser chacun de ses doigts sur un écran apparemment tactile afin d'enregistrer ses empreintes une à une. Elle admira les courbures de ses doigts puis, lassée de cette oeuvre picturale trop moderne pour elle, elle observa ses empreintes rétiniennes que Joseph avait pris le soin de sauvegarder dans la base de donnée de Nosco. Elle se rhabilla.
...
...
"J'ai quelques questions pour vous." avait-il dit. Et le voilà qui déblatérait des tas de phrases qui s'emmêlaient les unes dans les autres sans que la jeune Oubliée ne puisse les comprendre ou même se lever en criant : "STOOOP ! Surcharge de données !!". Une fois la masse d'interrogations lancée, Ester prit une grande inspiration.

Alors ?

Oui, je comprends. Là, tout de suite : "Compliqué" est un mot qui me paraît adequat. Aucun souvenir plus vieux que quelques heures. Je suis arrivée avec Aaron Smith que vous avez examiné un peu plus tôt. Du brouillard.

Ester ne précisa pas plus, inutile de révéler trop d'information. Elle sentait que cette vision était personnelle et que si elle abandonnait ça à Nosco, il ne lui resterait plus rien.

Mes vêtements ? Non, ils ne me rappellent rien. Mais ils me plaisent. Si on enlève des trous et tâches qu'il y a dessus. J'ai ce bracelet. L'accueil est très chaleureux, merci. Si on enlève le blondinet, c'est encore mieux ! J'aimerais bien de nouveaux habits et quelques élcaircissements sur ce que je fais ici. Je me sens fatiguée et un peu perdue, je dois dire... Mais je n'ai mal nulle part. Pourquoi ne serais-je pas satisfaite de mes nom et prénom ? Je les ai moi-même trouvés. La vingtaine. ... Vous êtes sérieux ? Oui je peux compter jusqu'à vingt : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et petit suspense : 20. Je crois que je suis droitière, mais... Je n'ai pas eu l'occasion de tester les aptitudes de ma main gauche. Il ne faut jamais qu'il soit "à moitié quelque chose", soit on le remplit, soit on le vide. Un plus un ? Deux à ma connaissance, mais si on additionne deux morceaux de pâte à modeler, on obtient un seul morceau de pâte. Il est juste plus gros. C'est à voir. Bas. Parce qu'on peut toujours monter. Alors que quand on est haut, on ne peut que chuter. Le mot le plus étrange ? Esperluette, peut-être. Mais sur le sens "Amour" reste le plus bizarre, non ? Ma première phrase... "Aaaaaaaaaaah." je crois. Une phrase est définie par une majuscule et un point après tout, non ? Les caractéristiques sont réunies. Des calculs ? Vous croyez que j'ai que ça à faire ? Je porte uniquement mon odeur naturelle. Je crois. Aucun tatouage ou piercing à signaler.

Une petite feinte, l'infime espoir que l'interrogatoire s'achève ici... Ah non.

Ma couleur préféré ? Le blanc, parce que c'est lumineux. Mais le blanc n'est pas une couleur, si ? Tant pis. Trois. Ca sonne bien. Un héro est une personne qui a trouvé une raison de vivre. Ce dessin me fait penser à une tâche d'encre. Mais, oh ! Attendez ! C'est une tâche d'encre. Vous sentez mon sarcasme, ou pas assez ? Mon principal trait de caractère ? Sûrement la froideur. Mais j'essaie de me soigner. J'essaie. Je hais les hommes imbus de leur personne, mais quand ils sont à l'écoute. Chez les femmes, j'apprécie la générosité et je déteste les filles trop superficielles. Mes amis doivent me comprendre, c'est tout. Les reste n'est qu'accessoire. Je reconnais un ennemi à ses expressions les plus discrètes, j'aime observer le moindre plis de peau qui montre de l'animosité autant que vous aimez poser ces questions. Apprendre. Mon voeu ? Aucune idée. Je le garderai bien au chaud en attendant le jour où j'en aurais réellement besoin. Le bonheur c'est tout et rien, le rêve et la réalité, l'éternité ou la milliseconde. Je rêve de comprendre ce qui m'entoure. Le malheur, c'est le noir. Et pour moi, ce serait perdre la vue. Ou un être cher. Mais je n'en ai pas, donc ça règle le problème. J'aimerais être moi, et ça s'avère plus difficile que ce qu'on pourrait croire. J'aimerais vivre chez moi. Reste à le trouver ce "chez moi". J'ai oublié. J'aime tout ce qui est coloré et qui sent bon. J'aime toutes les fleurs, en somme. Mon animal préféré est sans doute le cochon d'Indes... Et j'aimerais savoir lire dans les pensées des gens. Je pardonne facilement des bourdes, mais je ne pardonne pas la trahison. Ma devise ? Il faudrait que j'y réfléchisse, ça pourrait en jeter... J'aime... Mes yeux. Et vous, vous me donneriez combien ? J'ai peur de ne rien voir. Le stupidité humaine m'agace. On me dit que j'observe trop. Croire en moi ? Non. Je crois en ce que la vie peut m'apporter et les chances que je peux saisir. Jour. Hiver. Je pense qu'ils me trouvent froide et associable. Depuis le début de cet entretien je pense à "Je", mon côté égocentrique sûrement. Je ne sais pas. Je n'en ai pas, et j'espère découvrir mes points forts et faibles très rapidement. Tout dépend de la somme. Le W. Je pense à mes réponses. "L'apparence extérieure". Oui. Et reOui. Mais pour le moment, je m'en moque. Pourquoi, vous êtes intéressé ? Ca dépend pour quoi... Singulier. Boire pour oublier. Comme le commun des mortels: j'ai de la chance, ou non. Un secret ? Pas encore. C'est à voir. J'ai peur du noir. Faites-le vous même. J'ai une tête à connaître des blagues ?

Ester commençait à s'énerver. Elle n'en pouvait plus !

Je veux un métier d'action. J'aime les vêtements confortables mais classes. Une vue sur l'Enceinte. Ca m'est égal. Une colocation me permettrait peut-être de me sociabiliser... Mais pas avec le blond. Je n'ai pas de besoins particuliers. Une arme ? Je ne sais pas, mais ça me paraît attirant. Kim me convient parfaitement. Une visite guidée ? Avec plaisir ! Oui j'aimerais bien recevoir ces messages. S'ils posent les même questions, je crois que je vais devenir folle, donc non. Pour mon mail j'aimerais bien un truc du genre : Ether Give ou Give.Me.Ether... Bref. Non, juste d'un peu de repos. Rien à ajouter. Je pense à sortir d'ici. Si j'ai menti ? Je ne m'en rappelle plus... Le contrecoup de l'arrivée sûrement...

Un fin sourire se posa sur son visage.

Et vous avez oublié de me demander ce que je pensais de votre cravate. Mais c'est trop tard maintenant, j'entends les cloches de la liberté au loin !

HJ: Oh mon Dieu.
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Re: Ombres et lumières...

Message par Kim van Berghen le Sam 5 Fév - 22:58

Finalement la conversation avec Ester avait été plutôt calme et il n’avait pas du répondre à trop de questions, peut être parce qu’enfin le livreur avait réussit à les retrouver et apporter un plateau repas assez important. Kim avait donc récupéré les deux menus, puis en avait donné un à la mince jeune fille qui devait mourir de faim et de soif, et conservé un pour Aaron. Non, promis il n’y touchait pas et le laissait pour le jeune homme qui en avait besoin et en aurait encore plus envie en ressortant de son entrevue avec Joseph.
Avant qu’ils se soient aperçu qu’environs une heure s’était écoulée, Aaron ressortait de la pièce, avec un air assez fatigué et Ester passait à sa place. Le jeune homme s’assit à côté de lui, et commença à poser ses questions. Joseph avait du lui donner des idées, ou alors le plonger en plein doute. Kim le laissa tranquillement finir ses questions avant de lui désigner le plateau repas qui contenait aussi une boisson.

C’est pour toi.

Ce n’était absolument pas pour acheter le silence du nouvel oublié, mais il en avait besoin et cela laisserait le temps à Kim pour parler. C’était ce qu’il savait faire de mieux et Aaron lui en donnait l’occasion en posant des questions, alors autant en profiter. Surtout qu’il ne pouvait pas se plaindre que le scientifique rabâchait, puis qu’Aaron n’avait aucun souvenir et avait donc tout à apprendre.

Te parler de la vie ici ? Il y a beaucoup à dire, tu apprendras cela petit à petit. Et je préfèrerais ne pas te parler de ce qu’il ne faut pas savoir…

Il eut un rire amusé. Le jeune homme devait être exténué, mieux valait que Joseph finisse rapidement avec Ester, pour qu’ils puissent tous les deux se reposer dans leurs nouveaux appartements.

On prend tes empreintes digitales, car elles te serviront à ouvrir certaines portes, et qu’elles nous permettent d’avoir un dossier médical sur toi, nous pouvons avoir besoin de ces informations en cas de problèmes.

Expliqua-t-il en essayant de ne pas faire peur au jeune homme en évoquant le fait de chercher les empreintes digitales en cas d’enquête policière, ou de devoir examiner les restes d’un cadavre à cause d’une attaque de créatures ayant rendu impossible l’identification par des moyens habituels tel que la comparaison d’une photo avec le visage de la victime. Certains des brigadiers revenaient parfois dans des états pas possible des souterrains, à moitié rongés et mangés, des membres manquants, ou à cause de l’explosion d’une arme. Aaron n’avait pas vraiment le physique d’un bagarreur, il faudrait espérer qu’il ne soit pas engagé dans la brigade de terrain.

Quand à tes empreintes rétiniennes, elles te servent à être identifiées par toutes les caméras…

Il en désigna une au plafond

… mais aussi à payer. L’argent, ou plutôt les Florins, comme ils sont appelés à Nosco, est totalement virtuel. On ne touche pas les florins, toutefois on peut les utiliser rien qu’en fixant un détecteur rétinien. Ainsi quand tu achèteras dans un magasin, ton solde sera automatiquement prélevé du nombre de tes articles lorsque tu quitteras le magasin. Je te conseille donc de ne pas tenter de voler… Tu aurais bien des problèmes, puisque cela ne marcherait pas. Et de toute façon, ce n’est pas une attitude noble.
Pendant qu’on en parle, mieux vaut éviter d’avoir un solde vide, tu pourrais avoir de gros problèmes, pour l’instant cependant la guilde répondra à tous tes besoins donc tu n’as pas de soucis à te faire… toutefois il te faudra trouver un métier.


Il prit une nouvelle pose, contemplant Aaron qui mangeait, avant de passer à la question suivante.

Ces questions ne sont pas sans intérêt, c’est simplement que tu ne les vois pas. Ne t’inquiète pas, tout à été enregistré dans l’ordinateur et ton dossier et on ne te les reposera pas de si tôt… Seulement si leurs réponses peuvent changer. C’était seulement un mauvais cap à passer.

Les souvenirs, une question bien plus dure.

Et bien, il est difficile de te répondre. Aucun de nous n’a de souvenirs en arrivant, et cela depuis des siècles. Nous sommes tous ainsi arrivés près de l’enceinte. Je n’ai malheureusement pas les connaissances nécessaires pour t’en expliquer plus.

Il n’avait surtout pas le droit de révéler quoi que ce soit, et puis les tabous étaient tellement fort et installé qu’il était difficile de parler à qui que ce soit de ses suppositions et théories sur Nosco.

Retrouver tes souvenirs ?

Il pinça les lèvres, avant de réciter d’un ton un peu plus froid les sept préceptes qui avaient été écrits et décrétés au moment de la création de la brigade.

Petit un, en tout temps, il est requis de respecter l'Impératrice, d'honorer la voie morale de la Guilde et de respecter ses condisciples comme des frères et soeurs. A leur jugement, il faudra donc se plier.
Secondement, il est interdit de violer, de molester, de faire le mal, de voler, de dépouiller, d'enlever ou de frauder.
Troisièmement, il est requis d'être respectueux envers les plus âgés, et protecteur des plus jeunes.
Quatrième règle, il est défendu de s'associer avec des personnes mauvaises ou non respectueuses de la Guilde
Petit cinq, il est requis de mettre toutes ses compétences et toutes ses connaissances au service de la Guilde
Sixièmement, prospérité et grandeur de la guilde seront les buts ultimes de tout membre de celle-ci.


Il s’arrêta un instant, voyant dans le regard d’Aaron la supefaction à l’énoncé de tant de règles qui n’avaient, avouons-le, pas grand chose à voir avec sa question. Ce qui n’arrêta pas Kim van Berghen, qui ajouta enfin.

Septièmement, toute idée de sortie de Nosco ou de la Guilde ou toute utopie de retrouver un hypothétique passé est fort mal venu, et considéré comme une entrave au bon fonctionnement de la Guilde.
Voilà donc la meilleure réponse que je puisse te fournir. Il existe en effet physiquement et mentalement une possibilité de les retrouver, mais cette recherche est interdite par la guilde. Je ne puis donc que te conseiller la prudence.


Il posa une main paternelle sur l’épaule d’Aaron, il ne voulait pas l’effrayer, toutefois il ne voulait pas non plus que ce dernier se mette en danger face à la brigade qui pouvait s’avérer assez rude, même si elle s’avérait plus tolérant avec les nouveaux arrivés.

Te décrire Nosco ?

Une nouvelle fois Kim se tourna vers la technologie, il avait montré à Ester l’Impératrice, il de même, il chercha sur le reader une image qui conviendrait, tout en expliquant.

Nous sommes dans une ville dont les bâtiments ont tous une architecture assez néoclassique, Nosco est assez verdoyante, nous avons un parc, et… Ah voilà !

Une image venait d’apparaître sur la surface de l’écran tactile, Kim l’aggrandie un peu avant de la présenter à Aaron et de commenter :
Spoiler:

Ici tu peux voir le bâtiment de l’administration, là où nous nous trouvons actuellement… Tu es arrivé par ici près de l’enceinte. Ce bâtiment là est le Sapientia, c’est l’endroit où son réunis le centre médical et les recherches scientifiques. Plus loin tu vois les serres, ainsi que le sanctuaire de Joshi. Là se trouve l’Aedes, là où tu vivras, j’ai aussi un appartement dans cette construction, comme la plupart des nosciens. Excepté l’impératrice et les quelques hauts conseillers qui vivent dans le capitole, cette haute tour que l’on trouve au centre de Nosco. Et enfin, tu as les boutiques… et bien sur l’Intendo, qui regroupe le centre d’information et de surveillance.

Il s’arrêta encore un instant pour respirer avant d’enchainer.

Les bâtiments sont fait en marbre blanc crème très lisse, d’où ils viennent… je n’étais pas là, et il serait présomptueux de ma part d’affirmer quoi que ce soit, on a bien une idée, mais personne ne pourrait la confirmer.
Quand à la lumière est totalement artificielle et gérée informatiquement.


Nouvelle pause, coup d’œil sur son protégé avant de reprendre.

L’enceinte ? Pourquoi construirais-tu une barrière autour de ta propriété ? Si ce n’est pour protéger ce qui est à l’intérieur de cette barrière de ce qui se trouve à l’extérieur, ou alors au contraire protéger l’extérieur de ce qui existe à l’intérieur… Dans tous les cas pour séparer deux endroits que tu considères comme différents. Disons que l’enceinte est là pour nous retenir je suppose, pour nous empêcher de partir, et nous protéger aussi…
Pourquoi est-elle différente en fonction des gens ? Je l’ignore…


Il laissa planer un instant le silence. Non, il ne savait pas tout de Nosco malheureusement. Puis, il reprit sa bonne humeur et rit à la prochaine question.

Joseph ? Et bien c’est un employé de la guilde, tout comme moi… C’est un homme ordinaire je dirais… Il est là depuis longtemps, et oui c’est son travail depuis le départ je suppose. Il a été formé à son arrivé, comme n’importe qui, puis à prit ce poste après ses cinq ans de formation.

Un nouvel éclat de rire traversa sa gorge, puis il répondit.

Non, non tu n’es pas obligé d’avoir le même métier, tout dépendra de tes compétences et de tes gouts… Mais oui, tu devras travailler c’est très important.

Son regard était devenu plus sérieux tandis qu’il répondait à Aaron en le fixant. Puis il continua plus sereinement.

Ces écrans sont… comment t’expliquer ? Ils sont une interface grâce à laquelle tu peux gérer des programmes, des images, du son et des vidéos. Les écrans sont sans doute moins intéressants à décrire que la machine à qui ils permettent de communiquer avec nous. Les ordinateurs par exemple sont des machines électroniques qui fonctionnent par la lecture séquentielle d'un ensemble d'instructions qui lui font exécuter des opérations logiques et arithmétiques sur des chiffres binaires.
Et oui ne t’inquiète pas on t’apprendra, d’ailleurs on t’en donnera un bientôt… Un ordinateur à toi, et je t’expliquerais… Ne t’inquiète pas cette sensation disparaîtra petit à petit… Tu vas en savoir plus avec le temps…


Il reposa la tablette et consulta sa montre avant d’annoncer à voix haute.

Je pense qu’Ester va avoir fini, on pourrait peut être attendre à la porte ?

En effet à peine s’étaient ils levé que Joseph ouvrait la porte de son bureau pour raccompagner la jeune femme. Ils purent ainsi se rendre directement dans les bureaux permettant de récupérer le matériel nécessaire, tout ceci n’était qu’à quelques portes, dans la direction de l’accueil. Kim frappa à la porte et on les laissa entrer. Puis on leur remit tout ce dont ils avaient besoin, donnant à Kim, qui donnait à ses filleuls tout en expliquant à voix haute.

Voici votre ordinateur portable, je vous expliquerais comment cela marche, surtout à toi Aaron si tu es intéressé. Un téléphone portable, cela sert à communiquer et à appeler, je vous donnerais mon numéro…
Votre arme alpha, je vous en expliquerais aussi l’utilisation, j’espère que vous n’aurez pas à l’utiliser rapidement… sachez en tout cas que c’est un élément indispensable et qu’il est important que vous sachiez où elle se trouve en cas de besoin… Elle est inoffensive pour les être humains, vous ne pouvez donc pas vous blesser en la manipulant mal, cependant les ondes alpha qu’elle contient sont en nombres limités et les recharges sont assez chères, je vous conseille donc de ne pas en abuser, sauf en cas de danger.


Puis, il déposa dans les bras de chacun des oubliés leurs nouveaux vêtements, qui étaient ajustés à leurs tailles.

Et voici vos nouveaux habits, qui j’espère dureront plus que ceux que vous portez actuellement. Ceux de Nosco sont créer pour être assez résistant, ils sont en fibres synthétiques.

Pour une fois l’étape avait été rapide et puisqu’un fonctionnaire leur avait déjà fourni le numéro des appartements à l’Aedes, il ne restait plus qu’à y aller. Ils se dirigèrent donc une nouvelle fois vers l’ascenseur.

Bien, rappelez-moi les numéros de vos appartements ? L’un de vous deux a-t-il besoin d’aide avec ses nouvelles possessions ?

Ils reprirent le même ascenseur, mais qui était moins bondé heureusement. Puis prirent le chemin de l’Aedes. Ils traversèrent donc le parc pour se rendre de l’autre côté de Nosco, en passant assez près du Capitol.
Ils pénétrèrent dans l’Aedes par des portes coulissantes dans la face Sud du bâtiment, désignant le fond du hall Kim indiqua.

Voici l’entrée du réfectoire, ici pour accéder aux salles de repos, mais nous nous contenterons des ascenseurs là-bas. Je vous montrerais le reste plus tard, vous avez assez de choses à porter et vous devez être fatigués.

Ils prirent une nouvelle fois l’ascenseur, comme les feignants qu’ils étaient et pour une question pratique. Les deux oubliés ne seraient pas totalement côte à côté, mais pas si loin, Ester aurait une vue sur l’enceinte, tandis qu’Aaron lui avait préféré une vue sur le parc. Kim comprenait le choix du jeune homme, lui-même n’avait pas spécialement d’affinités avec l’enceinte qui lui glaçait le sang. Non définitivement il préférait le parc et son calme vert. Cependant telle n’était pas la question. L’ascenseur venait de s’ouvrir sur le hall d’étage, et Kim continua son explication.

Chaque étage a sa propre buanderie, ainsi que des distributeurs que vous voyez ici, vous pouvez bien sur les utiliser pour manger, mais vous n’y trouverez pas la meilleure nourriture de Nosco…

Il désigna les deux distributeurs devant lesquels ils venaient de passer. Ils arrivèrent devant une porte coulissante fermée, il fallait apposer l’empreinte de sa main pour pouvoir passer.

L’un de vous veut tenter d’ouvrir la porte ? Il vous suffit de poser la main sur l’écran tactile… Il n’y a rien à craindre, juste à apprendre et savoir se servir, vous en aurez besoin…

Il les laissa se décider, puis une fois la porte ouverte, continua son chemin. Arrivés devant la porte où était inscrit le numéro 111, il s’arrêta.

C’est bien cela Aaron ?

hj: j'espère que le codage était bon, le post était un peu long...
Je vous propose qu'on clôture ce rp et qu'on en continue un autre? ^^
A voir si vous voulez avec in-rp l'apprentissage de l'ordinateur pour Aaron... votre visite au Sapientia... la découverte de l'appartement pour Ester?
A vous de me dire....
J'ai parlé à Silvio et il serait d'accord pour former Ester, si l'anti-terrorisme lui dit toujours... Il faudrait qu'on introduise cela mais ensuite la formation pourrait commencer.
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Re: Ombres et lumières...

Message par Aaron Smith le Dim 6 Fév - 19:10

HJ : Je suis pour clôturer ^^. Ça devient fastidieux là Smile
Pour ma part, je préfère ne pas jouer en RP la découverte de l'appartement, et le premier apprentissage de l'ordinateur. En revanche, je suis POUR la visite médicale. A voir avec Ester : on se fait encore un truc à trois, ou bien séparément ? (ah ah ah xDD).
Tu veux bien lancer la visite médicale, ou bien tu veux que je le fasse ? Ce sera pas un sujet trop long non plus, hein ^^.

Ester répond, et on ferme le topic pour de bon (tu pourras même supprimer ce flood, si ça pose un problème... Mais c'plus simple pour discuter, vu qu'elle est jamais sur la CB...)
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Re: Ombres et lumières...

Message par Ester Wieg le Dim 6 Fév - 19:19

HJ : Je suis pour aussi. J'aimerais bien faire la découverte de l'appart' ou la rencontre avec mon maître (si c'est possbile, of course !) mais la partie médecin je préférerais la passer sous silence. Wink
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Re: Ombres et lumières...

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