Réflexion néfaste [ RATING - 16 ans ]

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Message par Aaron Smith le Lun 17 Jan - 21:38

Aaron, assis sur un banc, voûté, était perdu dans ses pensées. Sa tête était enfouie dans ses mains, et ses mains enfouies dans ses cheveux châtain en bataille. Machinalement, il frottait ses tempes, plus par réflexe que par réelle douleur : quand il avait les yeux fermés, c’était supportable… Et puis, avant de sortir, il avait pris soin de prendre les médicaments prescrits par le Docteur Kim. Son parrain… Le même qu’Ester. Qui était cette fille, hein ?! Il ne supportait pas cette absence de mémoire, et refusait, au fond de lui, de se plier à cette règle essentielle qui interdisait la recherche de son passé. Alors, régulièrement, il se posait, et réfléchissait, cherchait à retrouver tout ce qui lui échappait. Mais ce n’était pas si simple et, quand il pensait avoir un souvenir sur le bout de sa réflexion, celui-ci s’enfuyait aussitôt, refusant de se dévoiler. De nature impatiente, Aaron s’énervait alors, frustré, et donnait libre cours à l’une de ses crises de colère irritantes. Il frappait le mur, se cognait la tête ou tout simplement trépignait comme un sale gosse. Etait-il un sale gosse ? Avait-il était un sale gosse ? Toutes ces questions sans réponses, c’était si embêtant…

En plus, il était obligé de se montrer au Soleil. Afin, à la lumière conviendrait mieux, puisque le soleil n’existait pas, ici. Il ne savait, d’ailleurs, même pas ce qu’était ce fameux soleil. Enfin bref, on avait exigé de lui qu’il sorte un peu de chez lui, de son appartement fermé à la lumière, qu’il quitte les écrans. Ces écrans l’envoûtaient, et endormaient ce mal de crâne persistant. Il ne savait pas les utiliser, mais on lui avait dit que ça viendrait, qu’on lui enseignerait, s’il aimait ça. Alors, il apprendrait. Il apprendrait bien volontiers. Parce qu’il sentait que c’était ce qu’il devait faire, que c’était là son domaine. Il n’y avait qu’à voir ces zéros et ces uns, qui étaient son enceinte. C’était une preuve, paraissait-il ! Une preuve ! Une preuve de son enfermement, oui… Une preuve de sa démence, de sa folie. Aaron gémit, et se leva brusquement, malgré l’étau qui allait se refermer sur sa tête douloureuse. Il savait d’ores et déjà que la sentence de tant de précipitation allait tomber, mais avait besoin de donner libre cours à sa fureur. Même si, pour contrôler ses vertiges, il devait garder les yeux fermés.

* Aaron, calme-toi. Il y a des gens, ils savent peut-être que tu es le nouveau, et il ne faut pas que tu passes pour fou. Les fous effraient, surtout ici. Redresse-toi, ouvre tes yeux, et regarde les tranquillement. Et marche, d’un pas lent, posé. Personne ne doit savoir que tu cherches ton passé, personne ! *

Un sourire factice vint se plaquer sur les lèvres de l’ange blond, qui avança, comme un automate. Il tentait de se redresser, mais les afflux brutaux et désordonnés du sang dans ses tempes étaient si douloureux qu’il revenait régulièrement dans une position plus prostrée, plus voûtée. Il souffrait terriblement, et cachait sa souffrance derrière une attitude décontractée, bien qu’un peu trop mouvementée pour être honnête. Mais il n’était pas encore bien remis de la faiblesse de son arrivée, il se sentait mal. Le souffle court, il préféra arrêter de lutter et s’asseoir sur un autre banc blanc, une vingtaine de mètres plus loin que celui qu’il venait de quitter. Pourquoi avait-il si mal, malgré les médicaments du médecin ? Était-ce grave ? Peut-être que la science d’ici était incomplète, mal faite, et que Kim lui avait raconté n’importe quoi ?! Mais non, non… Au fond de lui, Aaron savait que le docteur était plus que compétent. Lentement, il expira, et attendit que le malaise passe, faisant mine, malgré ses yeux mi-clos, d’observer la décoration de la cour intérieure.

Il fallait reconnaître que l’endroit était beau, pour quelqu’un qui aimait la lumière. Le vert clair et le blanc étaient les couleurs dominantes, et on les retrouvait partout. De petites étendues d’herbe, découpées par des sentiers de cailloux blancs, entouraient des bosquets de buissons, ou des parterres de fleurs colorées. On trouvait régulièrement, près des chemins immaculés, des bancs, larges et plats, sur lesquels de nombreux oubliés trouvaient refuge. Certains flânaient, d’autres semblaient en pleine réflexion, et il semblait même à Aaron qu’il en ai vu un manger, dans sa gamelle, la bouillie nourrissante qu’on leur servait normalement à des heures fixes. Ici et là, on trouvait de petites fontaines, ou des points d’eau clairs, et il n’était pas rare de voir un membre de la guilde s’y abreuver avec confiance. Chacun avait sa place, son emploi, son utilité pour le bon fonctionnement de la sphère. C’était… Comme une ruche. Mais ça, le futur informaticien étaient bien en mal de le dire, puisqu’il ne connaissait pas ces animaux mielleux que sont les abeilles. En fait, il ne connaissait plus aucun animal, si ce ne sont les bestioles robotiques que l’on trouvait ici et là.

La douleur se calmait. Peu à peu, quelques couleurs, infimes, revenaient sur les joues d’Aaron. Il n’avait jamais eu le bonheur d’une peau mâte, ou même rosée (tout du moins depuis qu’il était dans la cité de Nosco), mais il fallait bien reconnaître que la pâleur qu’il affichait il y a quelques minutes pouvait paraître effrayante. Tout particulièrement effrayante, puisqu’elle était mise en valeur par de larges poches cernées et sombres sous les yeux du châtain. Mais ce n’était pas laid, en soi : on devinait qu’il était fatigué - que dis-je, exténué ! - mais il restait quand même d’une beauté à couper le souffle, et ces cernes lui donnaient un côté ténébreux séduisant. De sa main droite, il vint secouer sa chevelure blonde, et son regard émeraude se posa sur les déambulations d’une demoiselle, le long des chemins de pierre. Elle s’approchait de lui, et il trouvait sa démarche… Intéressante. Mais autre chose s’empara de son esprit, tandis qu’il l’observait, l’air absent : qui était donc cette Ester, avec laquelle il était arrivé ? >.<… Et pourquoi étaient-ils ensemble ?!


Dernière édition par Aaron Smith le Lun 28 Fév - 21:02, édité 1 fois
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Message par Elyan Naera le Lun 17 Jan - 23:30

La tête penchée sur le côté, la jeune femme fixait quelque chose. En suivant son regard, on aurait pu s’apercevoir que ladite chose était un tant soit peu… vide. Le regard dans le vague, les yeux braqués sur ses pensées. Dans une sorte de transe. De l’extérieur, ça pouvait faire peur. Mais quand elle se mettait sérieusement à réfléchir, elle avait besoin de se déconnecter ainsi du monde. C’était en quelque sorte un moyen de booster ses performances, ses neurones travaillant d’autant plus vite qu’ils ignoraient tous messages de l’extérieur. À quoi pensait-elle si intensément ? À un homme ? Malheureusement, non, c’était à ses problèmes qu’elle pensait. Dommage, mais Elyan était tout de même soucieuse. Toute cette histoire de torture dans la brigade alors que ce n’était peut-être pas ça, mais en même temps comment savoir, et puis c’était dur d’en parler avec une marraine brigadière…

*Raaaaaaah !*

Secouant ses mèches rousses, Elyan se redressa et se leva. D’une pichenette mentale, elle vira toutes ses idées de sa tête. De ses doigts, elle démêla ses cheveux, encore trop pensive pour se raccrocher à la réalité. Jusqu’à ce qu’elle voie sa Muse, l’inspiration de ses poèmes, ou du moins de son unique poème, et de ses dessins, de son unique dessin en fait. Un papillon qui virevoltait légèrement entre les arbres et les gens. Un soupir d’aise s’échappa de ses lèvres. Ses petites pattes, sa longue trompe qui butinait les rares fleurs présentes en ces lieux. Alors qu’il s’éloignait doucement, la jeune femme hésité… Puis se releva et le suivit en sautillant. Pas trop près, pour ne pas l’effaroucher, mais pas trop loin pour pouvoir l’admirer. Sans s’en rendre vraiment compte, elle s’approchait petit à petit d’un jeune homme, qui semblait avoir le même âge qu’elle, aux cheveux blonds du soleil et aux yeux verts écrins tachés d’or. Il était beau, mais pas autant que son papillon… Quoi que. C’était à voir. Et comme l’autre insecte, si merveilleux, s’éloignait trop vite, Elyan continua tout droit, vers ledit jeune homme. Marchant d’un air plus que crispé, il ne semblait pas à l’aise par ici. En souriant aimablement, elle l’interpella :

Bonjour ! Tu vas bien ?

Le vouvoiement aux oubliettes… Normal, quoi. Le vous c’était pour les idiots, les psychorigides, les méchants en un mot. Pour tous ceux qui ne méritaient pas sa gentillesse. Autant que c’était très rare d’entendre un vous dans sa bouche. Les Hommes sont tous tellement extraordinaires, avec des tas d’histoires à raconter, des tas de choses à partager. Personne ne mérite d’être laisser de côté. Encore moins ce semi-ange au visage si pâle et fatigué. Une pâleur envoûtante, hypnotisante, inquiétante… Oh, elle ne s’inquiétait pas pour elle, jamais, mais pour son interlocuteur. Elle avait beau le connaître à peine, ce qu’elle n’avait pas vu de loin lui sautait maintenant aux yeux : il semblait triste. Pourquoi, comment, à cause de qui ? Peu importe, il ne fallait pas qu’il se fasse du souci. Gardant un sourire radieux aux lèvres, elle aperçut derrière son épaule le papillon de tout à l’heure. Déchirée entre l’envie d’aller voire son papillon et celle de rester avec cet inconnu, elle finit par prendre le choix intermédiaire : elle attrapa vivement la main du jeune homme et l’entraîna vers le papillon.

Regarde !

Comment ne pourrait-il pas retrouver le sourire devant un tel bijou ? Le bonheur à portée de bras, après tout…
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Message par Aaron Smith le Mar 18 Jan - 13:35

Aaron suivait du regard la demoiselle, sautillant derrière un papillon. Il ignorait la nature de cet animal et, de toutes façons, observait le tout sans vraiment le voir, enfoui qu'il était dans ses pensées les plus profondes. Pourquoi était-il ici ? Qu'est-ce qui lui avait valu la suppression totale de son passé ? Avait-il commis un crime, une atrocité si terrible qu'il n'avait plus eu droit à son identité ? L'image d'Ester revint, une fois de plus, torturer ses pensées... Pourquoi était-elle là, avec lui ? Il avait crû entendre que c'était rarissime, que deux personnes arrivent en même temps à Nosco... Avaient-il un passé commun ? Probablement. Mais qu'avaient-ils fait ensemble ? Etaient-ils amants, ou bien frère et soeur, ou bien simplement amis ? Et qu'avaient-ils fait pour mériter ça, hein ?! Rhaaa, toutes ces questions ! Au fond de lui, l'ange châtain se disait bien qu'il ne devait pas être le premier à se les poser... Mais il était si dur de lire à travers ces Noscoiens. Lesquels, comme lui, s'interrogeaient sur leur passé ? Et lesquels, surtout, respectaient la loi, et risquaient d'être un danger pour sa soif de connaissance ? Car c’étaient d’eux dont Aaron devait réellement se méfier.

Il était si pris dans le tourbillon de ses pensées qu’il ne s’aperçut du rapprochement de la damoiselle qu’il observait, un temps plus tôt, que quand elle lui adressa la parole. Elle le tutoyait, comme s’ils se connaissaient… Mais lui savait que c’était impossible, qu’ils ne pouvaient pas se connaître. Ou alors dans un passé lointain qu’on avait pris soin de lui faire oublier. Totalement. Un sourire charmant aux lèvres, il observa son interlocutrice : plutôt petite, fine, elle avait de longs cheveux roux qui tombaient en cascade sur ses épaules dénudées. Elle était bien coiffée, et sa chevelure se tenait presque sagement, au contraire de celle d’Aaron, qui se rebiffait d’une façon apparemment naturelle, mais qui l’était en réalité fort peu… Vous ne sauriez imaginer le temps que le presque blond mettait, chaque matin, à soigner son apparence devant le miroir. Enfin, au moins, ça le lui faisait passer, le temps… Mais revenons-en à Elyan : en plus de sa chevelure flamboyante, il y avait un autre détail qui interpellait, dès le premier coup d’œil. Ses yeux. Ses yeux, verts, étaient d’une profondeur à couper le souffle, et l’ange châtain ne fit aucun effort pour ne pas s’y noyer. Cela avait le mérite de calmer les questionnements qui l’étouffaient, au profit d’autres choses, plus… Concrètes.

« J’ai un mal de crâne terrible, mais ta simple présence me remonte d’ores et déjà le moral, jolie Damoiselle. »

Sa voix était douce : rien à voir avec le son rauque qui était sorti de sa gorge, quelques jours plus tôt, lorsqu’il était à l’enceinte. Une douceur veloutée qui n’était pas étonnante, au vu du physique d’Aaron, mais également une certaine profondeur, toute masculine… Décidément, le jeune homme avait vraiment quelque chose de plaisant, qui allégeait la lourdeur de ses paroles. Lourdeur excusée, toutefois, par son manque d’expérience dans sa nouvelle vie… N’est-ce pas, qu’Elyan l’excusait ? Elle ne semblait pas franchement lui en vouloir, en fait, puisque sa main, petite et chaude, vint se glisser dans celle, pâle et froide, de l’ange châtain. Surpris, il ne sut pas trop comment réagir, et resta passif, tandis que la damoiselle le tirait derrière elle… Grossière erreur : déséquilibré par le poids, il eut le malheur de lever la tête, et de rencontrer la lumière en plein face à face. La douleur explosa dans son crâne, martelant ses tempes avec fureur, et il s’immobilisa immédiatement, en tentant de réprimer une grimace troublée. Son brusque d’arrêt tendit le bras de sa camarade qui, par effet ressort, revint brutalement vers lui.

Il était douloureusement perturbé, certes. Mais pas assez pour ne pas rattraper Elyan, qui basculait dangereusement vers lui. Il la récupéra dans ses bras fort peu musclés, et la rapprocha légèrement de lui, d’un air protecteur qu’il ne se connaissait pas… La chute d’une inconnue, même si c’était de sa faute, lui importait-elle autant ? Apparemment, oui : il n’aurait vraiment pas aimé la voir tomber devant ses yeux, comme s’il était déjà attaché à ce petit bout de femme souriant qui avait l’air douée d’une vivacité presqu’enfantine. Un peu perturbé par sa propre réaction, il gardait la rousse dans ses bras, serrés autour de ses épaules nues. Il fallait bien reconnaître, aussi, que la situation n’était pas désagréable, bien au contraire. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas eu le plaisir de serrer une femelle contre lui (à l’exception d’Ester, qu’il aurait pu penser morte…), et ce geste lui semblait tout à fait familier. Oui, décidément, il avait du être un sacré Don Juan, dans son autre vie… Ou du moins, il le serait probablement dans celle-ci, car c’était quelque chose d’agréable, qu’il avait envie d’approfondir… Sans aucune pensée perverse, bande de coquinous ! xD. Il la retourna vers lui et, sans l’éloigner, lui murmura d’un ton suave particulièrement séduisant :

« J’ai vraiment très mal à la tête, désolé… Tu n’as rien ? »

Loin de lui, le papillon. Il n’y pensait presque pas et, pourtant, il laissa ses yeux émeraude, fatigués, courir sur le paysage, pour trouver la source des étoiles dans le regard extatique de la guildienne. C’était vrai que c’était joli, cette bestiole. Deux grandes ailes bleues auréolaient un petit corps rachitique, lui-même doté de deux grands yeux d’insecte et d’une trompe frémissante. L’animal voletait, au rythme de ses coups d’ailes, et Aaron ne pouvait s’empêcher de trouver en lui une certaine grâce, un petit quelque chose de féérique. Il pouvait comprendre l’attrait que ressentait Elyan, sans pour autant le vivre aussi intensément. Même si c’était vraiment mignon, un papillon, ça n’arrivait pas aux chevilles d’un ordinateur, aux yeux de l’informaticien, qui redécouvrait le monde avec des yeux neufs. Il reposa ces derniers sur sa compagne, réalisant enfin qu’il la serrait toujours contre lui, et relâcha légèrement son étreinte, toujours souriant.
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Message par Elyan Naera le Mer 19 Jan - 19:34

Les yeux rivés sur le papillon, léger et virevoltant, Elyan ne vit pas qu’Aaron ne suivait pas vraiment le rythme. Pas du tout même d’ailleurs. Heureusement ou malheureusement, étant plus maigre que lui, ce fut la jeune femme qui fut happer, tandis que le beau blond restait camper sur ses positions. Bancalement, mais camper quand même. Retenue par ce bras, elle retomba en arrière, effrayée par le seul vide qu’elle sentait derrière elle.
C’est le cœur battant à tout rompre que la rousse retomba dans les bras de cet inconnu, car un réflexe lui avait empêché de lâcher la main masculine. Encore un peu sonnée par se retournement de situation, Elyan ne réagit pas tout de suite. Dans une telle situation, toute femme saine d’esprit se serait immédiatement reculer et excuser pour sa maladresse, avec toute la politesse dont elle était capable. Sans aller jusqu’à dire que notre jeune amie était folle, elle eût tout de même une réaction étrange, qui de plus lui parut normale. Une fois entre les mains protectrices, ou pas, elle s’y blottit et apprécia ce contact de tout son être. En un instant, elle changea un incident en une marque d’amitié. Pour les âmes perverses qui se baladeraient par là, il vous faut savoir que rien n’était obscène dans cette situation, du moins du point de vue de la jeune femme. Un jeune homme n’allait pas très bien, c’était plus qu’apparent, elle lui offrait un peu de soutien et de réconfort.

Quand elle sentit l’étreinte se desserrer, elle recula, enfin, et sourit. Se rendant compte qu’on lui avait parlé, d’une voix si belle et sucrée, Elyan regarda simplement Aaron et lui répondit :


Moi, je n’ai rien, tu m’as rattrapée. Mais toi, ça va ? Tu n’as pas l’air bien !

La jeune femme n’avait pas formation de médecin, ni même dans quelques soins que ce fut, mais la pâleur et l’intolérance à la lumière de son interlocuteur ne lui semblait pas de bon augure. Un pressentiment, une sorte d’instinct féminin peut-être, et même plus. Une réminiscence, lui avait-il bien dit qu’il avait mal à la tête ? Probablement. Mais quand on a la tête aux papillons, les mots n’ont que peu d’importance, Elyan ne les enregistrait donc pas toujours… Aussi bien qu’il aurait convenu.

Tu veux que je te raccompagne chez toi ?

Un grand sourire toujours pendu à ses lèvres, Elyan encouragea Aaron à venir à l’ombre avec elle. S’il ne supportait pas la lumière, autant ne pas rester en plein soleil, tant qu’à faire, et rejoindre l’ombre d’un bâtiment quelconque... Cette fois, elle y alla avec plus de douceur et de calme, le prenant par le bras et attendant de sentir qu’il la suivait avant de continuer à avancer.

Où habites-tu ?

Nonobstant l’absence de réponse, ou l’absence d’écoute de la réponse, au choix, la jeune rousse avait décidé de le raccompagner. Il ne fallait pas qu’il est un malaise, en quelque sorte, elle se sentait responsable de lui, comme une mère prête à tout pour protéger son petit. C’était un inconnu, oui oui…
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Message par Aaron Smith le Mer 19 Jan - 22:47

Aaron offrit son plus beau sourire à Elyan, preuve qu’il n’allait pas si mal. Il fallait bien le reconnaître, la douleur était toujours présente, et martelait ses tempes avec ténacité. Mais il était évident, toutefois, que ça allait mieux que précédemment, quand il avait rencontré la lumière de pleine face. Afin bon, il aurait été difficile de faire pire, à moins de vouloir tuer l’ange châtain. Et ça, il était sûr que la damoiselle ne l’aurait pas voulu. Toujours est-il que, bien qu’extrêmement pâle, comme à son habitude, le jeune homme allait déjà mieux, et la mimique qui modelait son visage en était une preuve rassurante. Sa main vint chercher la douceur de la peau du bras de sa compagne, tandis qu’il répondait, avec un charisme évident :

« Oui, ça va mieux, merci. Je suis un peu migraineux, depuis que je suis arrivé ici… Surtout quand je suis franchement exposé à la lumière, en fait. »

Dans un geste mi-naturel, mi-nerveux, il vint se frotter la nuque avec sa main, déployant de ce fait son bras, et dévoilant ainsi un corps fort peu athlétique, mais bien loin d’être laid. C’était sans compter sur la tâche violette qui s’étendait de son bassin à sa cuisse… Une tâche de vin, comme ils avaient appelé ça. Une horreur, oui. Cette chose disgracieuse rompait toute la splendeur de sa peau de glabre… Alors, il la cachait tant que faire se pouvait, et n’osait se révéler nu que dans le noir, même quand il était seul chez lui. Il savait que les caméras étaient partout, et même si les infra-rouges voyaient quand même, il espérait que le noir et blanc cacherait au mieux cette déformation hideuse qu’il détestait d’ores et déjà. La nature ne trouve de perfection que dans l’imperfection… C’était une fois encore le cas.

Docilement, il suivit Elyan jusqu’à un endroit un peu plus abrité. L’ombre ne lui apportait qu’un maigre réconfort, comparé aux rideaux fermés de sa chambre, mais cela valait toujours mieux que de rester aussi franchement exposé. Quelle idée avait-il eu, aussi, de sortir au milieu de la cour intérieure ? Evidemment, il n’avait fait qu’écouter les ordres en sortant, mais pourquoi se dévoiler ainsi à la lumière si agressive ? Une brève remontée dans sa mémoire – grandement épurée il y a peu, la mémoire – lui permit de se souvenir de la raison de son choix. Il avait entendu dire que c’était joli, tout simplement. Qui l’avait dit ? Le détail ne s’était pas gravé en lui. Pas d’images, queuedale. Juste le son d’une voix d’homme, qui expliquait à une femelle rieuse qu’il n’y avait pas de plus joli endroit pour une demoiselle aux yeux si splendides. Un séducteur. L’envie d’être un séducteur avait-elle motivé le choix d’Aaron ? Cela ne faisait que peu de doutes. Ainsi absorbé dans ses pensées, il ne réagit pas à la proposition de la rousse. En fait, il ne l’assimila même pas, avant qu’elle ne le prenne par le bras – Hum, que le contact de sa peau était doux ! – et ne le tire à sa suite, en lui demandant où il habitait.

Bon Dieu, mais il oubliait ses manières de gentleman ! Certes, il n’avait plus de mémoire, mais il savait se tenir, tout de même. Et son instinct lui dictait qu’on ne laissait pas une damoiselle en détresse (même si là, c’était plutôt le Prince Charmant, qui était en détresse… Où va le monde ?!). Qu’on ne laissait pas une damoiselle en détresse, donc, rentrer chez soi s’en s’être présenté. En effet, il avait beau chercher dans le gruyère qui lui servait de mémoire, Aaron n’avait pas souvenir du nom de la flamboyante Miss Papillon qui prenait soin de lui depuis une dizaine de minutes déjà. Et Miss Papillon, il fallait bien le reconnaître, ça ne faisait pas très sérieux. Reprenant cet air de séducteur affligé qui lui allait si bien, et sans lâcher le bras d’Elyan, il répliqua, un sourire un poil moqueur aux lèvres :

« Eh bien, Damoiselle… La bienséance voudrait que je connaisse au moins votre nom, avant de vous amener jusqu’à ma couche ! »

A mesure qu’il débitait sa tirade, l’air vaguement amusé d’Aaron se mua en une moue franchement goguenarde, et il ne put retenir un rire clair et rafraîchissant, qui s’échappa de ses lèvres veloutées en une cascade voluptueuse. Joueur, il attrapa le menton d’Elyan entre son pouce et son index, comme s’il la connaissait depuis toujours, l’attira légèrement vers lui, et la repoussa d’une pichenette amicale :

« Je rigole, Miss Papillon. Mais j’veux bien savoir ton nom quand même, tu sais ? »
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Message par Elyan Naera le Dim 23 Jan - 17:55

C’était stupide tout de même, de s’éprendre d’un sentiment si maternel envers un inconnu. Même si ledit inconnu était en mauvaise posture à cause de ses maux de tête et un peu aussi parce qu’il était véritablement charmant, il ne lui manquait plus que le titre pour parfaire le tableau, bref, on ne joue pas les mères avec les badauds !
Elyan, une fois à l’ombre, le regarda encore un peu inquiète, se fichant de ses réflexions sur la bienséance et la normalité, car pour elle, quand quelqu’un allait mal… Eh bien, déjà il allait mal et donc, il fallait que quelqu’un soit là pour l’aider. Il s’était trouvé qu’à ce moment, il était seul, ou du moins qu’avec elle, il lui revenait la responsabilité de le ramener sain et sauf chez lui ou dans le cabinet du médecin le plus proche. Avant qu’elle ait le temps d’aviser de la situation, la jeune femme entendit Aaron lui poser une question, indirectement du moins. Spontanément, elle répondit :


La bienséance, ce n’est pas mon fort !

Elle sourit, amusée. Qu’il lui parle de l’emmener jusqu’à la couche ne la gênait pas plus que ça, tant que cela restait du domaine de la plaisanterie. Une vague règle lui revint à l’esprit… Enfin plus qu’une règle, un précepte tellement féminin qu’il en devenait totalement dénué de sens. Pas que la féminité ne soit pas pleine de bonne intention, mais qu’une telle généralisation était écœurante.

*On ne couche pas dès le premier soir…*

D’où elle sortait ça ? Elle n’en savait rien, et n’eut le temps de se poser plus amplement sur la cette question existentielle cruciale, deux doigts lui attrapèrent le menton, approchant son visage du sien… Elle le regarda dans les yeux, gentiment, sans chercher ni à se défaire ni à avoir quelconque contact. Si son cœur battit un peu plus fort, aucune couleur ne vint à ses joues et soutenir ce regard ne lui posa aucun problème. Il finit, après un temps qui lui paru vraiment long, par la repousser délicatement. Etrange… Sans sourciller, elle l’écouta puis répondit du tac au tac :

Tu semble si à cheval sur la bienséance mais tu ne daignes te présenter toi-même… C’est un peu contradictoire, n’est-ce pas ?

Elle lui lança un regard espiègle, puis, joueuse, elle fit mine de vouloir repartir vers le papillon, où était-il d’ailleurs ?, vers une direction au hasard donc :

Tu sembles aller mieux, tout va bien maintenant ! À une prochaine fois ?

Pourquoi faisait-elle ça ? Etait-ce juste pour répondre au jeu qu’avait ouvert le blondinet ou était-ce autre chose ? Pour fuir… Fuir lentement mais sûrement ce sentiment si étrange, si désagréable, qui lui tortillait le cœur et lui chatouillait la poitrine ? Comme un sentiment de… De gêne. Déstabilisée par cette idée, elle continua à marcher un peu. De mémoire d’homme, au du moins d’après sa mémoire qui s’étendait sur à peine quelques jours, elle n’avait jamais eu ce genre de sensation… Elle frissonna, peut-être un peu perdue dans les limbes de ces constations…
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Message par Aaron Smith le Lun 24 Jan - 21:14

Un sourire ravi étira les lèvres d’Aaron. Sa camarade était joueuse, et il ne pouvait s’empêcher de l’apprécier. Oh, bien sûr, c’était exposer son cœur, son corps et son esprit à la critique. Oh, bien sûr, c’était comme poser un verre en équilibre au bord d’une table, alors qu’un chien robot jouait en courant dans l’appartement. Oh, bien sûr, cela n’avait aucun sens, et risquait plus d’engendrer le malheur que le bonheur. Pourtant… Pourtant, malgré tous ces défauts que cet attachement engendrait, malgré tous ces risques qu’il prenait en appréciant autant une inconnue, il ne pouvait s’empêcher d’y trouver une certaine satisfaction. Avoir une amie, quelqu’un sur qui l’on pouvait compter, qui prendrait soin de vous lorsque vous irez mal, qui saurait vous rendre le sourire lorsque vous pleurerez… N’était-ce pas le rêve, le désir profond et subtil de tout homme ? Se mettre en couple, n’était-ce pas un signe de faiblesse, l’expression d’un besoin de reconnaissance ? D’un besoin d’amour, tout simplement ? L’être humain n’est pas fait pour vivre seul. Et passer du temps avec Elyan semblait être une excellente alternative.

Tranquille, il l’observa retourner sous le soleil. Il ne voulait pas s’exposer de nouveau, la souffrance était trop forte. Et puis, il aimait cette silhouette voluptueuse, à la fois fine et joliment formée, qui gambadait dans les chemins blancs. Il aimait regarder sa chevelure flamboyante, auréolée de lumière, et cela même si se réveillait, dans ses tempes, un battement douloureux. Il pouvait, même de dos, se figurer son sourire, alors qu’elle attendait qu’il vienne la chercher. Pouvait-il répondre à ses attentes, au mépris de son propre bien-être ? Non, pas encore. Il ne voulait plus aller au Soleil. Alors, d’une voix assurée où perçait un semblant de supplique, il murmura avec douceur, juste assez fort pour qu’elle puisse entendre :

« Non, ne pars pas, Miss Papillon. J’ai besoin que tu restes encore. »

Elle s’était immobilisée. Ou, tout du moins, il semblait à Aaron qu’elle s’était immobilisée, car il avait fini par fermer les yeux, incapable de supporter encore un instant la brûlure de sa rétine. Lentement, il appuya son front chaud, trop chaud, contre le pilier blanc à ses côtés. Il avait besoin de rentrer au frais, mais n’osait demander à Elyan de l’accompagner. Il était trop nouveau pour oser, trop… NON. Tout ça n’était que fariboles, des excuses pour ne pas lui demander de l’accompagner, pour ne pas s’offrir à la potentielle souffrance qu’engendre un attachement. Un sourire amusé naquit sur les lèvres de l’Ange blond, qui se redressa avec plus d’assurance et appela la demoiselle d’une voix toujours douce, mais plus forte, plus affirmée, presque rieuse :

« Je m’appelle Aaron. Aaron Smith. Et je te demande, avec toute la bienséance que je peux, si tu acceptes de me raccompagner chez moi. S’il te plaît. »

Bon, je vous l’accorde, ce discours frisait un peu le romantisme neuneu. En fait, il ne le frisait pas : on était en plein dans le romantisme neuneu et, sans vraiment s’en rendre compte, Aaron appréciait de tomber dans ce dialogue surfait, surréaliste et pas le moins du monde extraordinaire. Le point positif, dans tout ça, c’est qu’Elyan était aussi nouvelle que lui, à quelques jours près, et n’avait donc que fort peu de souvenirs. Pas le temps de ré-apprendre ces phrases toutes faites murmurées par les hommes pour faire fondre les femmes et, une majeure partie du temps loin d’être pensées. Ici, ce n’était pas le cas, évidemment : Aaron pensait ce qu’il disait, et son honnêteté redonnait peut-être un soupçon de valeur à ses paroles. Tranquillement, il poussa un grand soupir et se retourna.

« Tu as toutes les cartes, Miss Papillon ! Rentre avec moi. »

D’un pas un peu lent, mais assuré, il se glissa dans les ombres, le long du mur qui menait à l’Aedes, et à son appartement. Il n’était même pas sûr de le retrouver, cet appartement xD. Tout nouveau, et peu sorti, il se souvenait du numéro gravé sur sa porte, ce 111, mais ignorait comment le retrouver. En réalité, il avait vraiment besoin de l’aide d’Elyan pour rentrer xD. Parce que si elle ne venait pas, il pressentait qu’il allait errer pendant des heures avant de retrouver l’agréable noirceur de son lieu de vie… Et la chaleur envoûtante du petit écran, qu’il n’avait quitté qu’à contre-cœur durant quelques heures pour dormir, et pour cette petite sortie dans la cour intérieure. Par Joshi, faites qu’elle le suive !
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Message par Elyan Naera le Jeu 27 Jan - 0:38

Plongées dans d’étranges réflexions, dont elle ne tenait pourtant pas à approfondir le sujet, la jeune rousse fut heureuse que l’autre photophobe la rappelle à lui. Elle s’arrêta, sans se retourner en premier, de peur qu’il voie sur son visage la gêne qu’elle éprouvait. Elle respira profondément, cherchant le calme au fond d’elle-même, et sa gaieté habituelle. Mais les paroles du beau blond ne l’aidèrent pas vraiment.

*Besoin de moi ? Hiiin… C’est quoi ça ?*

Qui avait besoin d’elle ? C’était étrange comme affirmation. Elle se retourna et lui sourit de toutes ses dents. Avec un petit rire, trop nerveux à son goût, elle lança, sur un ton qu’elle aurait souhaité malicieux :

Tu vois, tu ne peux plus te passer de moi ~

Il enchaîna, enfin, sur sa présentation. Toujours tout sourire, la jeune femme revint vers lui et lui répondit aimablement :

Enchantée Aaron, je m’appelle Elyan Naera.

Ce qu’elle pouvait détester se présenter… Ça faisait vraiment 'thérapie de groupe'... Pas que son nom la dérange, mais c’était comme se coller une étiquette sur le front. Certaines personnes pensent savoir le plus gros de quelqu’un en sachant juste son nom, comme si les lettres s’ouvraient à eux comme des fenêtres sur l’ordinateur, pliées à leur commandement…*** Alors qu’un nom, ce n’est rien. Beaucoup de gens usurpent leur identité en toute impunité, ça ne change pourtant fondamentalement pas leur caractère, et puis… Enfin, bref, la jeune femme n’aimait vraiment pas ça, et vu que le mauvais moment était passé, elle n’allait pas rester à disserter là-dessus !
Elle nota que cet Aaron était presque en train de la supplier de l’aider à rentrer chez lui. Toutes ses hésitations partirent d’un seul coup, ce n’était pas dans ses habitudes de laisser quelqu’un dans le besoin, ou qui quémandait de l’aide. Et puis, aussi un peu parce qu’il faut bien se l’avouer, elle appréciait de plus en plus le jeune blond. Elle le regarda en souriant. Il semblait vraiment très mal en point, et elle crut le voir vaciller quand il partit le long du mur, allant vers son appartement, sûrement. La tête penchée sur le côté, elle le regarda avancer, attendrie, plantée comme un radis au beau milieu de… de rien en particulier, avant de se rendre compte qu’elle avait dit qu’elle l’accompagnerait, et qu’elle le rejoigne en trottinant-sautillant. Elle s’accrocha à son bras, ou accrocha le bras d’Aaron au sien, allez savoir, et dit vivement :


Je tiens toujours mes promesses, je te raccompagne…

Bon, certes, elle n’avait fait aucune promesse, elle avait juste plus ou moins lancée l’idée. Mais passons, la jeune femme se pencha doucement à l’oreille du jeune homme pour lui murmurer :

Tu peux fermer les yeux si tu veux, je te conduis, dis-moi simplement où tu habites…

Tant qu’à faire, si l’autre blond ne supportait pas la lumière, la lui faire supporter au minimum. Rien de plus normal aux yeux d’Elyan, même si sortit de son contexte, la phrase pouvait paraître plus… étrange, disons. En même temps, qui pourrait oser dire que la rousse était plus normal qu’étrange ? Et c’est les pensées volant au vent qu’elle raccompagna le jeune homme jusqu’à chez lui…
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Message par Aaron Smith le Sam 29 Jan - 22:53

Il se doutait qu’elle finirait par revenir, et ne fut pas déçu. Bientôt, alors qu’il longeait vaillamment le mur – mais pourquoi donc tout était-il blanc ici ?! – elle le rejoignit. Son bras se glissa contre le sien, appuyant simultanément sur sa peau dénudée, et sur le doux tissu de sa chemise, blanche et froissée. Il ne put retenir un frémissement : sa peau était si chaude, comparée à la sienne ! Il appréciait cette chaleur, qui réchauffait son corps de glabre, et l’aimait d’autant plus qu’elle venait d’Elyan. Elyan… C’était un joli prénom, il l’aimait bien. Non pas qu’il ait beaucoup de comparaisons, en fait. En réalité, il n’avait encore rencontré personne dont il n’aima pas le patronyme, mais il n’avait pas eu la chance de faire beaucoup de rencontres. Normal, vous me direz, pour un Oublié âgé d’à peine deux-trois jours. Souriant, il lança un regard malicieux à sa camarade, s’appuyant peut-être plus qu’il ne le voulait contre cette épaule réconfortante, et lui susurra presque, peu habitué à parler fort :

« Dis Elyan… Je peux t’appeler Ly’ [se prononce LA-I-EUH ] ? Non pas que j’aime pas ton prénom, hein ! Mais j’aime fait court, et j’aime pas appeler les gens comme les autres ! »

Cette fameuse mimique craquante revint tirer sa peau de pêche, tandis qu’il souriait de toutes ses dents, trop heureux d’être là. Quelque part, son ventre noué lui rappelait combien son ordinateur lui manquait. Mais il ne regrettait pas d’être sorti... La brûlure harassante et douloureuse du Soleil mise à part, évidemment. Il avait eu la chance de rencontrer une femme charmante, une jolie rousse à la bonne humeur enchanteresse, aux réflexions de gamine absolument délicieuses et aux yeux verts émeraude séduisants. Oui, on ne pouvait pas dire qu’il n’ait pas été chanceux. Alors, quand elle lui proposa de fermer les yeux et de se laisser conduire, il s’exécuta avec docilité et bonne humeur. Réaction étrange ? Du tout. C’était, pour une fois, parfaitement calculé. D’une part, il cacherait ainsi qu’il ne connaissait pas le chemin pour retourner à son appartement. De l’autre, il pourrait montrer à Elyan qu’il avait confiance en elle. Et puis, ne plus avoir à supporter la lumière lui permettrait de se concentrer sur ses autres sens, à savoir toucher, ouïe et odorat… Et le goût, mais il n’était pas sûr d’avoir le droit d’en profiter tout de suite xD.

Ainsi donc, il savoura la caresse du bras de la rouquine. Sa démarche était souple, et calée sur celle de son protégé : les frottements étaient donc minimes. Pourtant, inévitablement, Aaron sentait le membre glisser contre son corps, infime perception qui le ravissait. Etrangement, il trouvait que cela avait quelque chose… D’excitant. Ce mouvement réveillait –il d’anciens souvenirs, une bribe d’un heureux passé dont il n’avait plus mémoire ? Non. Malgré ses tentatives de saisir l’occasion, il ne vit rien. Absolument rien. Dépité par ce néant toujours aussi absolu, dont il avait espéré éclairer ne serait-ce qu’une parcelle, il revint à ses occupations actuelles, chassant ces noires pensées de son esprit. Aujourd’hui, la douceur de sa camarade l’auréolait d’une somptueuse lumière, qu’il pouvait apprécier sans avoir mal au crâne. L’instant présent était donc infiniment meilleur que l’inconnu. Peut-être même plus qu’infiniment ! Il s’abandonna de nouveaux à ses sensations, répondant simplement de cette voix suave aux saveurs pêchues :

« 111. J’habite au 111ème appartement de l’Aedes. »

Il aurait voulu retourner la question, savoir où elle habitait, si elle pouvait le joindre… Mais il n’osait pas. Et, surtout, son esprit fut détourné par un détail qui avait son importance, un petit quelque chose qui le happa dans un tourbillon de nouvelles précisions à rajouter à son souvenir de la rousse : l’odeur. Il n’avait pas eu l’occasion de sentir ce parfum fruité qu’elle dégageait. Etait-ce quelque chose de naturel, d’inné, ou bien le fruit de l’un des savants mélanges des chercheurs de Nosco ? Cela, il était bien incapable de le dire. Un frémissement agita ses narines, quasiment le même que celui qui avait agité son bras précédemment, tandis qu’il tentait de s’emplir de cette senteur. Il la respirait comme si elle était vitale pour lui, comme s’il ne pourrait plus jamais s’en passer… Ne pourrait-il plus jamais s’en passer ? Il n’était sans doute pas déjà si attaché, n’est-ce pas ? On pouvait espérer que, malgré son apparente capacité à lier des liens avec les gens, il n’aille pas trop vite dans ses relations. Après tout, l’espoir fait vivre. Bientôt, la rougeur diffuse qui marquait ses yeux clos s’atténua, tandis que le petit vent qui soufflait sur lui dans la Cour Intérieure disparut. Ils devaient être rentrés. Sans lâcher le bras de sa camarade, Aaron ouvrit les paupières.

« Je ne m’habituerai jamais à ce style… C’est juste… Superbe ! »

Arrivé depuis trop peu de temps, l’ange blond ne pouvait s’empêcher de découvrir un nouvel détail, une incision délicate dans la matière blanche qui faisait les bâtiments. Il aimait à se plonger dans ces architectures, à chercher le petit défaut, le petit truc qui détruirait le tout, qui ferait la perfection non encore atteinte. Ici, une tâche plus sombre, plus sale, discrètement passée au travers du nettoyage qui devait être méticuleux. Là, une rupture, presque une cassure qui témoignait d’un choc : quelqu’un était-il rentré dans le mur ? Une marque de clou, dont le trou avait été négligemment rebouché, jouxtait un assemblage de dorure qui laissait pantois. Non, vraiment, il adorait graver les scènes, les défauts, les qualités… Les lieux, tout simplement. Sans doute le fait d’être un Nouvel Oublié l’aidait-il à savourer chaque minutie à sa juste valeur, ou bien était-ce tout simplement dans sa personnalité, sa profonde nature, qu’il ne connaissait plus ? Toujours est-il que, infiniment plus détendu protégé de la brûlure de la lumière, il se tourna vers Elyan et, la tenant toujours presque contre lui, sans la forcer à rester pour autant, il demanda :

« Tu es arrivée il y a longtemps, Ly’ ? »
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Message par Elyan Naera le Mer 2 Fév - 17:15

Le fait qu’on lui donne des surnoms à Elyan ne la dérangeait guère, tant que la collection de sobriquets ridicules ne défilait pas à ses oreilles. Chacun pouvait l’appeler comme il voulait, le prénom qu’elle s’était donné n’avait été imposé que par l’administration de ces lieux, rien ne les empêchait de l’appeler Gertrude, sauf peut-être l’envie qu’elle réponde.
Bref, elle ne répondit donc que par un grand sourire à la question, l’air de dire aucun-problème-comme-tu-veux. Ils se dirigèrent tous deux vers le bâtiment où se trouvaient la plupart des appartements. Elle tenait fermement le jeune homme, veillant à ne pas aller ni trop vite ni trop lentement, tout en le soutenant suffisamment pour qu’il ne tombe pas trop bas en cas de trébuchement contre tout obstacle, et qu’il ne se fasse ainsi pas mal. Pas trop. Obstacles qu’elle tentait d’éviter d’ailleurs, malheureusement, il y aurait toujours une marche traîtresse, qu’elle ne verrait peut-être même pas elle-même et qui pourraient les faire tomber l’un sur l’autre.
Aaron répondit enfin à sa question, Elyan chercha dans sa mémoire où pouvait donc bien être ce numéro 111. Bien qu’elle ne soit plus considérable comment véritablement ‘nouvelle’, elle n’était pas encore habituée aux lieux, surtout que les couloirs d’appartements n’étaient pas vraiment ses lieux de vadrouille préférés. Il lui semblait cependant que les habitations étaient rangées de manière logique, elle opta donc pour le onzième appartement du premier étage. Faisant toujours attention au blond à son bras, elle se dirigea vers l’Aedes et bientôt, ils purent entrer dans la fraîcheur, et l’ombre, du bâtiment. Le jeune homme ne tarda pas plus à ouvrir les yeux, tout a une limite, la confiance comme le reste. Et puis pour les humains, la vision était le sens prédominant, autant parce qu’il était le plus performant que parce qu’il était le plus assailli par divers signaux, et donc par là le plus utilisé de tous. Il était donc très difficile pour eux de s’en défaire, même si un congénère leur servait d’yeux.

La jeune rousse allait continuer tranquillement son chemin quand le blond fit une remarque sur le décor, le qualifiant de superbe. Elyan s’arrêta alors et regarda les murs, le décor de tous ses yeux. Trop blanc, ils manquaient un peu de couleur, de vert, d’orange et de violet pour égayer les mornes pierres et leur perfectuosité. Comme dans beaucoup d’endroits, d’abord éblouis par la beauté, on n’en voyait que l’aspect lisse et sans défauts pour, une fois que l’œil s’étant habitué, voire les petits détails… Ce qui gâchait l’image, l’impression première. Pourtant, ce n’était absolument pas une fatalité : savoir garder son émerveillement était tout à fait possible, et même plutôt facile. Il suffisait de se réveiller le matin avec l’intime conviction que chaque chose était la plus belle du monde et de, à chaque instant, ouvrir grands ses yeux d’adultes pour capter ce que les enfants voient si facilement, cet aura des lieux, comme la respiration de la pierre, le souffle qui raconte son histoire. Un sourire s’afficha sur le visage de la jeune femme, et elle dit, d’un ton tellement sérieux qu’il marqua une coupure net avec ses attitudes précédentes :


Ces murs sont beaux, oui…

Songeuse, elle ne repartit pas tout de suite, bien que quelques personnes se soient retournées sur son passage, la voyant planter là au milieu du hall d’entrée. Certains la bousculaient à moitié, d’autres déviaient leur trajectoire au dernier moment. Elle n’avait même pas la conscience qu’elle gênait. Quand, enfin, elle revint à la réalité, elle sourit une fois de plus à Aaron et, mue par un réflexe sortit d’on-ne-sait où, elle resserra sa prise autour du bras, qu’elle avait légèrement relâché alors qu’elle flânait dans ses pensées, comme si le blondinet allait tomber à tout moment. À moins qu’elle ne s’inquiétât de sa propre chute dans les abysses profonds de pensées qu’elle n’aimait pas vraiment.

Longtemps ? Ca dépend de ce que tu entends par longtemps… Une seconde présente peut être mille fois plus longue qu’un mois passé, tout est histoire d’émotions.

Le temps, quelle chose saugrenue ! Un savoir, qui lui semblât inné, indiquait à la rousse qu’il se déformait, n’était pas vraiment… droit et égal à lui-même. Alors qu’on réglait tout sur lui. Comme une épidémie de constante inconstante… Elyan rit doucement de sa réponse plus perturbante qu’éclairante et ajouta, doucement :

Je suis arrivée il y a environ une semaine, un peu plus…

Ascenseurs, couloirs, ils arrivèrent enfin devant la porte de l’ange blond, l’appartement numéro 111. Elyan s’arrêta, lâcha le bras si agréable pourtant, se mettant en face de lui. Elle ne partit pas tout de suite, elle devait rester pour vérifier qu’il ne se retrouverait pas coincer seul devant chez lui, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Enfin, surtout parce qu’elle n’avait pas très envie de le quitter pour rester seule, et puis parce… Minable, elle dit finalement, d’une voix un peu attristée :

Te voilà chez toi !
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Message par Aaron Smith le Jeu 3 Fév - 21:40

S’il y a bien une chose qu’Aaron regrettait, c’est qu’un obstacle ne se soit pas sournoisement glissé sous ses pieds. Qu’importe s’il se blessait, et devait revenir honteux vers son parrain, en expliquant qu’il s’était pris une marche traitresse, ou bien un pavé légèrement redressé, tant qu’il avait le plaisir de sentir Elyan près de lui. Et comment l’avoir plus proche que tombée contre son corps… Il imaginait d’ores et déjà la moue paniquée qu’elle aurait arborée, comme si elle venait de perdre sa confiance et son empathie. Un sourire rêveur flotta sur les lèvres du blond, qui s’effaça lorsqu’un inconnu le bouscula brutalement, dans le hall. Quelques excuses furent échangées, dans un balbutiement peu compréhensible, avant que la rousse ne l’attire à sa suite, tenant fermement son bras contre elle, comme on tient la main d’un petit enfant, de peur de le perdre dans la foule. Pourquoi s’étaient-ils arrêtés ? Tout perdu dans les méandres de ses rêveuses pensées, le jeune blond était incapable de le dire. Tout comme il aurait été dans l’impossibilité de penser qu’Elyan n’était ici que depuis une semaine… Elle semblait si à l’aise ! Serait-il aussi disponible et comme chez lui, dans cinq jours ? Il en doutait, lui qui n’était même pas capable de retrouver son appartement sans aide.

En quelques secondes, la nouvelle arrivée arriva devant l’appartement de l’oublié plus récent encore. Quelques secondes… C’était exagéré. Quelques minutes était plus juste. Longues, les minutes, puisqu’Aaron avait traîné du pied tant qu’il pouvait, peu désireux de perdre le doux contact du bras dénudé de sa camarade. Mais il fallait s’y attendre : une fois arrêtés, elle le lâcha, et vint se mettre face à lui. Certes, il n’y avait plus de contact… Mais le jeune blond pouvait dévisager la damoiselle sans ce terrible mal de tête, et c’était une agréable compensation, dont il ne se priva pas. Le changement n’était pas énorme, en soi : elle avait toujours un visage fin, mangé par de grands yeux verts emplis de curiosité. Un petit nez en trompette, quelques tâches de rousseurs disséminées et presque disparues, et de fines lèvres rosées étaient ses principaux attributs. Il y avait toutefois une chose que la nuit révélait aux pupilles auparavant éblouies du jeune homme : un tatouage. Sur sa joue gauche, sa douce Elyan arborait une élégante arabesque noire, qui n’avait pas de sens apparent, mais qui méliorait ses rondes pommettes. Les lèvres du blondinet s’étirèrent dans un sourire ébloui, qui avait un petit quelque chose de niais et, gêné, il se frotta la nuque. Oui, il était chez lui. Mais il ne voulait pas qu’elle parte.

La solution s’imposa à lui : l’inviter ! L’inviter était sa dernière ressource ! Mais… En un instant, l’état dans lequel il avait laissé son appartement défila dans sa tête. Son lit était défait, les rideaux clos, le nettoyage non fait et… Ses vêtements traînaient par terre, jetés négligemment à la sortie de sa douche. Il ne pouvait pas la faire rentrer là-dedans, si ? Non, c’était impossible, strictement impossible. Si elle tombait sur son slip sale, ce serait… Un fiasco. Un fiasco total. D’un autre côté, il ne pouvait pas la laisser partir sur un mot de remerciement, et lui claquer la porte au nez, alors qu’elle s’était déplacée pour vérifier qu’il allait bien ! Rhaaaaa, cruel dilemme >.< ! Nerveusement, Aaron se frotta la nuque, laissant son regard sur le visage tant apprécié de sa jeune amie, et la solution s’imposa soudain à lui. Mais oui bien sûr ! Il suffisait de l’inviter à jouer. Après tout, il avait accepté de lui faire confiance, elle se devait de lui prouver qu’elle avait confiance aussi, nan ? Un sourire ravi revint se poser sur les douces lèvres rosées du jeune blond, sourire qui dévoila des dents blanches parfaitement brossées. Malicieusement, il lui prit la main, et lui demanda avec ravissement :

« Tu me fais confiance, dis ? »

Sans attendre qu’elle ne réponde – de toutes façons, elle avait intérêt à accepter ! xD – il enchaîna avec un ravissement frôlant l’euphorie, un ravissement si enthousiaste qu’on ne pouvait que sourire en observant son engouement pour son idée :

« Ben j’espère que tu me fais confiance ! Parce que c’est à ton tour de fermer les yeux et de me suivre ! »

Un sourire aux lèvres, elle s’exécuta, au grand plaisir du gamin.

« Tu triches pas, hein ?! »

Joyeusement, il la tira à sa suite, prenant sa main dans la sienne… Chose fort agréable, en soi. Mais il devrait lâcher la main pour pouvoir ranger rapidement ces vêtements sales qui l’embêtaient tant… De son autre membre tactile (merci Gunther ! xD), il appuya sur le petit écran à sa droite, qui reconnut son empreinte, et lui permit de déverrouiller sa porte, dans un petit bruit de serrure discret. Il la poussa avec délicatesse, et tira Elyan à sa suite, observant avec un petit sourire combien elle était jolie et gracieuse, ses yeux ainsi clos… Il avait envie de déposer un baiser sur sa joue, dans ses cheveux, ou bien… Surpris par ses propres pensées – bon Dieu, il la connaissait à peine ! – il secoua la tête, et referma la porte. Ici, le noir était quasiment omniprésent, ce qui ne l’aidait pas le moins du monde à calmer sa libido en panique. Décidé à ne pas commettre d’impaire, il se rapprocha de l’oreille de la rousse, et lui chuchota d’une voix suave, emprunte d’une douceur infinie :

« Attends ici deux minutes, j’arrive. »

A regret, il lâcha la main de sa douce et tendre, et marcha le plus silencieusement possible vers les toilettes. Elle ne devait pas l’entendre. D’une main, voyant dans le noir presque comme en plein jour, il ramassa ses vêtements, qu’il jeta négligemment dans un panier, placé là par ses bons soins, et qui n’avait jusqu’ici jamais été utilisé, et les recouvrit d’une serviette encore un peu humide. Puis il fila dans sa « cuisine », et choisit deux boissons dont il ignorait le goût, avec lesquelles il remplit deux verres. Enfin, se doutant qu’Elyan ne s’en sortirait pas aussi bien que lui dans cet environnement sombre, il entrouvrit les rideaux, grimaçant légèrement face à la soudaine arrivée de lumière dans ses pupilles dilatées. Ne pas montrer de faiblesse. Ne plus montrer de faiblesse, en fait. Il en avait assez fait. Calmement, il revint vers la jeune rousse et, posant de nouveau ses longs doigts fins sur sa main, lui annonça, d’une voix un peu plus haute, comme si la lumière ne l’obligeait plus à murmurer :

« Tu peux ouvrir les yeux ! Je nous ai servis deux verres xD. »

Oui, l’excuse était bidon, et il le savait. Mais il la pensait assez intelligente pour comprendre qu’en réalité, il avait des choses à cacher =’).
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Message par Elyan Naera le Dim 6 Fév - 16:30

Aaron ne semblait pas plus à l’aise qu’elle. Sa main passa sur sa nuque, la gêne entre eux deux était presque palpable. C’était… risible, mais Elyan ne pouvait s’empêcher d’être triste de le laisser.

*Nosco est petit, on se reverra !*

S’il était vrai qu’ils avaient de grandes chances de se recroiser plus tard, elle n’avait pas envie d’attendre ce plus tard. Il était gentil, amusant et joueur, des qualités qu’elle aimait à trouver chez les autres, et qui pourtant était difficile à repérer. Elle sourit, timidement, d’un petit sourire en coin, celui qui ne soulève qu’un seul côté de la bouche et qui laisse un air triste au reste du visage. Puis soudain, le jeune homme changea totalement d’attitude, et lui demanda, avec un sourire beaucoup plus franc que son homologue féminin, si elle lui faisait confiance. Elle pencha la tête sur le côté et répondit du tac au tac, espiègle :

Bien sûr !

Il n’attendit même pas d’entendre sa réponse pour la solliciter, presque lui ordonner de fermer les yeux. Docilement, elle obtempéra. Malgré toute sa volonté, et toute sa préparation à l’épreuve, se retrouver dans le noir, privée de sa vue, la tendit instantanément. Sa respiration devint saccadée, son cœur battit de plus en plus follement. Nonobstant sa panique grandissante, elle ne rouvrit pas les yeux, bien qu’elle soit à la limite de le faire, dès qu’elle sentit une main dans la sienne. Celle d’Aaron, fraîche et douce, qu’elle cramponna des deux mains. Elle lui faisait confiance, mais ce noir… Ce noir… Elle n’eut heureusement pas le temps d’y songer plus amplement, elle fut emmener à l’intérieur. Les odeurs changèrent, passant d’une impression aseptisée à des senteurs de… mâle. Une pièce sûrement peu rangée et peu aérée, typiquement masculin en soi. Quelques mots susurrés à son oreille, et la présence apaisante de cette main disparue dans le vide non comblé de son sens manquant. La bouffée de panique revint au galop et cette fois, elle ne pu s’empêcher d’ouvrir les paupières...
Pour trouver une obscurité plus profonde encore. Catastrophée, effrayée, elle n’entendait même plus Aaron. Où l’avait-il donc emmenée ? Etait-elle enfermée ? Pourquoi faisait-il si noir ? Se courbant sur elle-même, petit à petit, elle recula, rencontra un objet, retint un cri de surprise. Que voulait-il faire d’elle ? Elle devrait arrêter de faire confiance à tout va aux gens ! Il allait… Il allait quoi ? Tout était noir, sombre, silencieux, horriblement étouffant. Epeurée, comme par un bouvreuil, la rousse s’accroupit, enroula ses bras autour de ses genoux et cacha sa tête dans une nuée de cheveux. L’envie de pleurer se coinça au travers de sa gorge. Elle eut un hoquet, cherchant des images rassurantes dans sa tête. Un papillon. Voilà, c’était beau, c’était calme un papillon… Mais les papillons détestent là nuit ! Il n’y avait pas de papillon ici ! Etait-elle seule ? Peut-être… Ou peut-être pas. Les deux étaient horribles de toute façon.

Perdue dans sa peur, Elyan ne vit pas tout de suite la lumière revenir. Elle ne le vit même pas du tout, la lumière étant filtrée presque totalement par ses cheveux, et entièrement par ceux-ci couplé de ses paupières closes. Elle restait là, tremblante, quelques larmes coulant sur ses joues, entrecoupées par des hoquets alarmés. Elle ne réussit même pas à entendre la voix d’Aaron, et ne revint à la réalité que quand elle sentit ses doigts fins se poser sur sa main. D’un coup, elle releva la tête, le vit, sincèrement étonnée, et éblouie par la lumière soudaine. Elle se releva immédiatement, chancelante et encore parcourut de quelques tremblements, piteuse. Et elle continuait de le dévisager comme s’il avait été l’ange sauveur aux cheveux blonds de pureté et aux yeux de la couleur de la nature et de la beauté.
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Message par Aaron Smith le Dim 6 Fév - 19:59

Ah ah, quelle ne fut pas la surprise du joli cœur, quand il s’aperçut qu’Elyan était par terre, recroquevillée au sol et frémissante. Les yeux écarquillés, il n’eut pas le réflexe qu’un Don Juan chevronné aurait dû avoir : la prendre dans ses bras, la serrer, la rassurer, l’embrasser, la sauter xD… Non, il la regarda seulement, leurs mains se touchant dans une parade troublante de romantisme. Elle avait les joues salies par des sillons de larmes, dont il ne parvenait pas à comprendre l’origine. Pourquoi pleurait-elle ? Elle semblait comme effrayée. Pire qu’effrayée, elle était terrorisée par ce qui l’entourait, en proie à des cauchemars terribles… Et elle le regardait avec des yeux pleins d’espoirs, si pleins d’espoirs qu’ils en devenaient perturbants.

Chancelante, elle se redressa, son corps entier parcourut de tremblements qui n’avaient rien de contrôlés, rien de volontaire. Au fond de lui, Aaron ne put s’empêcher de la trouver effrayante. Devait-il appeler Kim, le seul médecin qu’il connaissait, pour prendre soin de la rousse qui allait visiblement mal ? Etait-il lui-même dans un tel état, quand il était face à la lumière ? Oh ! Un éclat d’ingéniosité frappa soudainement le blond. Peut-être… Peut-être qu’Elyan détestait le noir comme lui détestait le blanc ? Peut-être que les ténèbres étaient son cauchemar, tandis que la lumière était le sien ? Peut-être qu’elle fuyait la nuit comme il fuyait le jour ? Oui, c’était sans doute ça. Alors, maintenant que les rideaux étaient entrouverts, créant une atmosphère ni trop lumineuse, ni trop sombre, ils allaient enfin pouvoir s’entendre, être ensemble, et être bien. Mais elle avait toujours peur, il le sentait. Et il n’était pas à l’aise, ainsi mis à nu sous le regard perturbé et perturbant de la damoiselle. Alors, enfin, il eut ce réflexe. Ce fameux réflexe.

Doucement, il s’approcha d’Elyan, passa ses mains dans son dos, et la serra contre lui, dans une étreinte qui se voulait amicale et rassurante, qui était peut-être même un peu plus que ça. Il cala son menton dans ses cheveux roux, laissant sa tête aller contre son torse, et lui permettant, si elle le désirait, de se blottir contre lui. Ses cheveux sentaient bon, irrémédiablement bon. Comme une fleur. Oh oui, sa Miss Papillon avait tout d’une fleur. Après tout, une fleur aime et attire les papillons, n’est-ce pas ? Comment ne l’avait-il pas vu : c’était une fleur, qu’il serrait dans ses bras. Une fleur qui paraissait forte, mais qui, en fait, était fragile. Une fleur qui adorait s’ouvrir à la lumière, et ne pouvait survivre s’il n’y en avait pas. Une fleur dont la beauté l’ensorcelait plus que tout ce qu’il avait pu observer auparavant. C’était la plus belle des fleurs qu’il avait rencontrées. Et de telles perles, on ne les abandonne pas. Emu d’une façon qu’il ne comprenait lui-même pas, il consentit à relâcher son étreinte, après de longues minutes. Il se recula légèrement, sans la lâcher pour autant, et chercha à croiser ses yeux. Il devait la voir. Il devait faire en sorte de croiser les iris vertes de sa compagne, pour lui dire, et qu’elle comprenne que c’était vrai :

« Je suis désolé. J’aurais du te prévenir. »

Pour la première fois depuis qu’il était arrivé, il avait parlé avec un calme rassurant, un calme viril et masculin qui avait du chien. Il avait, cette fois, tout d’un ange : beau à en mourir, rassurant et rassuré. Mais cela n’était pas appelé à durer, non. Pas encore. Il était trop instable, trop perdu pour savoir exactement quoi faire… Enfin, il réalisa ce qu’il se passait. Il tenait Elyan dans ses bras. Il rêvait de l’embrasser. Elle était là, à quelques centimètres, et il n’avait qu’à tendre ses lèvres pour saisir les siennes… Au fond de lui, il était persuadé qu’elle ne refuserait pas. Mais il avait peur, beaucoup trop peur. Aussi se raidit-il, perdant cette aura angélique, retrouvant cette âme d’enfant effarouché ayant besoin des conseils de sa Maman. Et il la lâcha, jetant un dernier regard dépité sur les lèvres que, l’espace d’un instant, il aurait pu conquérir.

Oooh Aaron, le regretteras-tu amèrement, ou bien Elyan te donnera-t-elle une autre chance ?
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Message par Elyan Naera le Dim 6 Fév - 20:54

Comment paraître plus beau aux yeux de la jeune rousse, à la crinière flamboyante qui rappelait le soleil sur ses derniers rayons, qu’auréolé de lumière, tel semblait l’être Aaron ? Les yeux brillants, Elyan ne regardait que lui, rien que lui, plus rien n’avait d’importance pour elle. Tout le reste était effacé, tout le reste était secondaire, elle n’aurait échangé cette vision contre rien au monde. Comme une image féerique qui risque de s’évaporer à tout instant, elle le contemplait, profitant de chaque seconde pour graver dans sa mémoire les traits, un à un sans en oublier aucun, de son visage, mis en valeur par la lumière. Absolument magnifique, du vert, de l’or, lumineux…
Elle ne bougeait toujours pas, encore vacillante, même sur ses deux pieds, la bouche entrouverte d’ébahissement. Après son effroi dans l’obscurité, la jeune femme passa à une béatitude, un peu vide peut-être. Vide de pensées, vide de sensations, mis à part cette adoration absolue. Si elle n’avait écouté qu’elle, elle se serait bien réfugiée entre ces bras, juste faire un pas en avant… Mais timide, comme une enfant, elle n’osa pas faire ce pas. Avancer son pied lui sembla insurmontable, alors que le réconfort était au bout, là, tout près.
Un certain soulagement parcourut Elyan quand elle vit son ange blond s’approcher d’elle et faire ce dont elle rêvait à cet instant : l’entourant de ses bras, il la serra contre son torse. Elle posa la tête sur cette poitrine bienveillante, tandis qu’un frisson se diffusa en vagues dans tout son corps. Sa respiration se calma, son cœur retrouva un rythme quasi normal. Quelques larmes se permirent de sortir pour glisser sur la chemise d’Aaron, néanmoins elles ne portaient plus la panique de leur créatrice mais son apaisement. C’était fini, c’était tout, les cauchemars envolés, les soucis oubliés, il n’y avait plus qu’amour et chaleur.

Il se recula, s’excusa. Elle le regarda, la tête penchée inconsciemment sur le côté, surprise qu’il fût désolé. Ce n’était pas de sa faute après tout. Il n’avait pas à se blâmer pour une faiblesse qui n’était pas la sienne. Elyan ouvrit la bouche, prête à protester, mais aucun son ne voulut traverser sa gorge. Que dire ? Elle pouvait évidement s’excuser, ne serait-ce que par politesse envers Aaron, mais ça finirait en idioties de s’excuser d’être désolé de bien vouloir se faire pardonner. Niaiseries, au final. Se ravisant, elle referma ses lèvres, et posa son doigt sur celle de son interlocuteur, pour lui intimer de n’en dire plus. Après quelques hésitations, il la lâcha. Un pas en arrière, elle déglutit. Devant la mièvrerie de la situation, elle sourit et releva la tête. Retrouvée sa joie de vivre, elle regarda la pièce, qui semblait vaguement rangée, comme à la va-vite. Un petit rire murmuré plus tard, elle se permit d’aller gambader dans l’appartement, restant tout de même dans la pièce principale pour ne pas indisposer son hôte.
C’est alors qu’elle aperçut deux verres posés sagement sur une table. Elle les regarda, et devinant qu’ils avaient été préparés pour eux, elle les prit doucement et revint près d’Aaron. Elle lui en tendit un et, fixant le fond du sien, elle chuchota, de peur de faire mal au silence qui régnait calmement :


Merci…

Le ton qu’elle donna au mot, involontairement, lui donna bien plus de sens qu’un simple remerciement pour un verre servi en son honneur ; elle le gratifiait pour son attention, dans son moment en perdition. Elle sourit et approcha le verre de ses lèvres. Elle but une gorgée, petite gorgée qu’elle savoura. Car la boisson, quelle qu’elle soit, n’aurait plus jamais cette saveur, aromatisée d’émotions.
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Message par Aaron Smith le Lun 7 Fév - 20:48

Aaron frémit, lorsque les doigts d’Elyan se posèrent sur ses lèvres, lui intimant le silence. Il avait envie de saisir cette main, de la mordiller, de l’embrasser, remonter le long du bras, s’enfouir dans son cou, dans sa dense chevelure rousse, unir leurs corps dans une étreinte passionnée, sentir leurs peaux glisser l’une contre l’autre, se serrer, s’embrasser, se donner pleinement et entièrement dans un moment d’intimité volé à un monde sans pitié. Mais il ne le fit pas, resta immobile, se tut comme elle le lui demandait. Soumis. L’écœurante mièvrerie de la situation disparut subitement, tandis qu’Elyan retrouvait le sourire et, après avoir essuyée d’une main les larmes qui mouillaient toujours ses joues, partait en sautillant comme une enfant dans la pièce, à la recherche de renseignements sur le lieu de vie de son compagnon. Lui-même affichait une moue presque paternelle, comme s’il surveillait sa fille. Regard attendri dans lequel brillait un amour indescriptible. Regard inquisiteur et protecteur, mais où perçait tout de même un soupçon d’envie, de désir, qu’il ne parvenait pas à effacer.

Soudain, elle vit les verres, et s’en empara sans marquer une seconde d’hésitation. Tiens, les verres… Aaron n’y pensait plus, avec tout ça, mais c’est vrai qu’il avait soif, et elle devait avoir encore plus besoin de se désaltérer. Pleurer, de peur comme de soulagement, créait souvent une sécheresse qu’on ne pouvait apaiser qu’en buvant. Après l’avoir remercié - et, il le sentit, ce n’était pas que pour le fait de lui avoir servi un verre - elle s’empara de son verre, et le but d’une traite. Un fin sourire naquit sur les lèvres du blond, qui observait, attendri, les manières de la demoiselle. A son tour, il avala le liquide à plus petites gorgées, modéré dans son enthousiasme. Il était bien, mais il sentait que ça ne durerait pas. Bientôt, la gêne reviendrait entre eux, et ils ne sauraient s’en départir… A moins de lutter contre dès maintenant. En douceur, il effleura la main de Ly’ et, sans un mot, lui enjoignit de le suivre. C’est fou ce qu’un dialogue corporel peut exprimer. Bien plus que de simples phrases, en fait. Par ce simple geste, il lui avait tout dit : « Je t’aime, je ne veux pas que tu partes, tout va bien, suis-moi ». Et cela paraissait naturel, ce qui n’aurait sans doute pas été le cas s’il l’avait dit à voix haute.

Tranquille, il vint s’asseoir à la table, optant pour la place qui tournait le dos aux fenêtres. Choix judicieux, s’il en est : ainsi, Elyan se trouverait face à la lumière, tandis que lui s’en protégerait. Toujours dans le silence - leurs yeux parlaient pour eux - il invita la rousse à faire de même, avant de se relever, de sortir une bouteille du frigo et de la poser sur la table, mise en évidence. Les sourires s’échangeaient, mais l’absence de discussion commençait à peser sur le « couple » et, agissant comme un adulte, Aaron décida d’y mettre fin. Il prit la bouteille, les resservit et, levant son verre en l’air dans un geste amical qui lui semblait naturel, il s’exclama, riant à demi :

« A notre rencontre imprévue, Miss Papillon ! »

Son air de gamin farceur et naïf revint se poser sur son visage d’ange, chassant le comportement trop adulte qu’il avait eu. Joueur, il but son verre d’une traite, bruyamment, et le reposa d’un coup sur la table, mimant un pilier de bar usé par l’habitude de l’alcool. Il lui sembla la voir sourire - peut-être même avait-elle ri ? - et, encouragé par ce succès, il continua à faire le pitre un moment, se pavanant devant la rousse dans une parodie de romantisme. Dans une révérence, il se redressa, quitta son siège, et vint s’agenouiller devant Elyan, avant de prendre sa main, de se plonger dans ses yeux verts, avec une délectation bien réelle et, pliant son sourcil dans une mimique absolument adorable, il lui demanda :

« Damoiselle, consentirez-vous à manger avec moi un p’tit quelque chose là maintenant tout de suite ? Parce que même s’il n’est absolument pas l’heure, j’ai super faim ! »

[ Désolé, c't'un peu... Beuh XD ]
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Message par Elyan Naera le Ven 11 Fév - 0:11

Le liquide coula dans sa gorge, déversant sa fraîcheur dans tout son cou, dans tout son corps. Une gorgée après l’autre, Elyan vida progressivement le verre. Rien ne sera jamais aussi bon que celle-là, et elle comptait bien en profiter jusqu’à la dernière goutte. Le bonheur est si rare, c’est la dernière des choses à gâcher ! Elle rabaissa le verre, le posa là où elle pouvait, c'est-à-dire par terre, dans une inspiration aussi peu élégante que discrète. Parce, oui, c’est bien d’assouvir sa soif, c’est bien, mais des fois, il faut aussi penser à peut-être respirer. C’est utile parfois. Pas toujours, mais ce n’est pas le sujet.
La jeune rousse observa le jeune homme, buvant avec vraiment plus de classe qu’elle, avec plus de politesse. Les bonnes manières, ce n’étaient pas son truc, et ça ne le serait jamais, mais là… Elle aurait presque pu être gênée, si elle en avait eu le temps et l’envie. Tout de suite, elle avait d’autres choses en tête. Aaron glissa sa main sur ses doigts, effleurant à peine la peau, mais suffisamment pour que la jeune femme le sente, aussitôt, elle le regarda, se demandant ce qu’il voulait. Alors qu’il se dirigeait vers la table, elle se baissa, pliant des genoux, ramassa son verre vide et le suivit jusqu’à celle-ci.

Pas un mot, un silence relatif, juste brisé par les bruits extérieurs, le tictac d’une horloge, le ronronnement d’un appareil électroménager, et pourtant, ils se comprenaient. Y avait-il un peu de magie ? Peut-être, en tout cas, Elyan s’assit comme il lui était intimé, et ne fit rien d’autre que garder ses yeux sur le blond. C’était comme… un relaxant. Juste de le voir, juste qu’il soit là, pas trop loin, c’était une sensation d’apaisement qui semblait avoir entièrement sa place dans les émotions de la jeune femme. Qui avait sa place, oui, mais sans être banalisé. Comme si ce sentiment avait été inconditionnel, tout en étant sans cesse extraordinaire, renouvelé, suffit d’un geste, un balancement de la main, une mèche qui vole…


*Il est beau, mon ange…*

Suffisaient un froissement de vêtement, un souffle frôlant ses sens, et elle se perdait dans ses considérations. Quand elle sortit, enfin, de ses rêveries, elle s’aperçut qu’Aaron avait posé une bouteille sur la table et qu’il leur avait resservi deux verres. Hésitation, un instant, entre reboire tout d’une traite ou être plus… patiente et polie cette fois. Il leva son verre, à leur rencontre, et d’un sourire en réponse à celui de son interlocuteur, Elyan leva le sien de même :

Et à notre future grande et belle amitié !

Sa conscience lui infligea une taloche mentale. On ne dit pas ses choses voyons ! Une amitié… Quelle ironie ! Une amitié, c’était tellement… Entre tordant de rire et de rage. Un grand n’importe nawak, n’importe quoi ! Elle ne voulait pas une amitié, ça non. Mais elle ne pouvait pas dire autre chose, n’osait pas. De peur d’effrayer le beau blond mais aussi, et surtout peut-être, de s’effrayer elle-même. Nonobstant ses efforts, il y avait toujours ce… cette gêne, ce sérieux qui la bloquait. Elle ne pouvait pas, elle n’allait pas…

*Raaah ! Rararah ! Espèce de petite idiote !*

Et sa conscience qui s’affole encore. Il faudra qu’elle pense à se calmer, un de ses quatre. Soudain, elle vit, ou plutôt s’aperçu qu’elle voyait, Aaron faire le pitre. Tel un alcoolique désabusé, il en prenait les attitudes, il réussit à lui arracher un sourire de ses pensées un peu, légèrement, incohérentes. Elle finit même par se laisser aller à un rire, nerveux sur le début, qui se déploya en une mélodie de cristal, douce et clinquante à la fois. Il se leva, révérencieux, et se mit à genou devant elle. Le cœur battant à tout rompre, Elyan ne put réprimer un frisson quand elle sentit ses doigts sur sa main. Pierreuse, sa peau, dure et froide, et pourtant si attirante… Un peu comme une statue grecque, en fait. En un peu moins… dénudé, quoi. Il lui vola son regard et annonça d’un ton solennel son invitation à prendre un repas ensemble. Elle éclata de rire, il aimait jouer, elle aussi.

Elyan se leva, souplement, tira la main qui était dans la sienne vers le haut, déposa ses lèvres dessus, dans un baisemain classieux. Elle s’inclina avec grâce, et ses lèvres se posèrent doucement sur celle de son ange, juste de quoi les sentir contre sa peau fine. Un papillon d’amour et de douceur, qui ne se pose que pour mieux s’envoler vers d’autres horizons. Un instant, volé comme le baiser, qui s’effacerait dans les limbes de la mémoire, voué à perdre pied dans un tourbillon. Une seconde, suspendu au bout des sensations, à la limite du réel, sans accroche, sans…
La jeune rousse était déjà repartie en sautillant. Elle se dirigea vers le frigo, l’ouvrit pour vérifier son contenu. Pas qu’elle sache cuisiner, ni qu’elle connaisse quoique ce soit de l’art de la table, ni même qu’elle veuille véritablement inventorier tous les aliments, ou autres, qui se trouvaient à l’intérieur. Elle repartit d’ailleurs aussi sec vers la table et demanda :


Tu veux qu’on mange ici ? Ou tu préfères aller ailleurs ?

Sans attendre quelconque mot de sa part, elle se dirigea vers l’entrée, observa divers objets posés un peu n’importe où. Elle prit certain, se tourna vers la lumière pour le détailler, le reposa plus loin. Elle aimait vaquer ainsi, sans but ni obligation, juste à farfouiller les moindres recoins. Soudain, une sorte de rectangle attira son attention. Elle passait juste devant une porte entrouverte, et elle avait fut cette forme si géométrique esquissée par les draps du lit. Interloqué, elle ne le pensait pas grand lecteur, elle s’approcha, sans prendre en compte les conséquences de son geste, et l’impolitesse de sa démarche. Quand quelque chose la turlupinait, elle ne pouvait s’empêcher de faire converger toute sa concentration dessus. Elle poussa la porte, d’une main, pénétra dans l’antre de la bête, et souleva la couette. Elle se serait presque attendu à voir surgir un monstre terrible, mais ce ne fut qu’une bestiole informatique qui reposait sagement dans le moelleux des tissus. Elle bondit dessus, tel un félin, et l’attrapa. Une chasseuse hors pair, la petite rousse.
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Message par Aaron Smith le Sam 12 Fév - 1:18

Okay. Alors là, c’était tout simplement… Inimaginable. Alors qu’il jouait au séducteur de bas-étage, et qu’il venait de s’agenouiller devant sa bien-aimée, elle attrapa sa main. Sa douceur le fit frémir, et il se mordit la lèvre, dans un mélange entre délicatesse et désir intenable. Il rêvait de lui sauter dessus, de la dévorer. Il n’osait pas, de peur que, comme un papillon face à un prédateur, elle ne fuit. Il était lumineux, et c’était normal qu’elle vienne vers lui. Insecte qui, naïvement, croit trouver le bonheur, et vient se brûler les ailes, et mourir de la façon la plus atroce qui soit. Ô, destin, sois clément avec les deux amants, et cache-leur que leur relation n’engendrera que souffrance. Laisse-les profiter de l’instant présent, laisse-les aller bien, avant que le feu ne vienne les éteindre comme l’on souffle une bougie, comme on tire le rideau une fois la pièce finie. Que tu es vile, que tu es néfaste, destin.

Lui attraper la main était déjà une chose. L’apporter à ses lèvres en est une autre. Cette fois-ci, il ne tenta même pas de cacher la crispation qui l’agita, non pas crispation de peur, mais de désir. Son cœur battait à cent à l’heure, dans sa poitrine, et il avait l’impression qu’il ne tarderait plus à s’envoler. Que ses lèvres étaient fines et délicates, qu’elles étaient douces, qu’il les désirait ! De justesse, il retint un gémissement, non pas synonyme de douleur, cette fois, mais plutôt de plaisir. Il se sentait mieux qu’il ne l’avait jamais été, et rêvait de prendre la damoiselle dans ses bras, de la serrer, de la… Bref. Alors, imaginez son état lorsque, joueuse, elle s’approcha de lui, et colla ses lèvres sur les siennes. Ç’avait été furtif, si rapide qu’on aurait pu penser à une erreur, à une maladresse. Mais non. L’un comme l’autre, ils savaient que cet acte était volontaire, le commencement de quelque chose qu’il ne connaissait plus, mais qu’ils voulaient ré-apprendre ensemble. Cette fois, ce fut l’immobilité la plus totale qui le marqua, une lueur incrédule dans ses yeux verts, son cœur s’arrêtant soudain. Dieu, que le silence était beau, que le silence était bon…

Mais déjà, Elyan repartait, virevoltant comme la fée qu’elle était, incapable de tenir en place, fouillant ici et là comme si elle était chez elle. Aaron ne s’en offusquait pas, bien au contraire. Il restait immobile, l’observant, la caressant du regard, imaginant sans vraiment oser se l’avouer des courbes inconnues, des images défendues. Pourquoi parla-t-il d’un repas ? Il n’en savait rien. En réalité, il avait faim de sa présence, il avait faim d’elle, mais jamais il n’aurait osé lui dire, jamais il n’aurait pu… Elle allait vers sa chambre. La réalité frappa le jeune homme de plein fouet, tandis qu’il la voyait disparaître dans ce lieu d’intimité, dans ce lieu où se situait un lit, qu’il avait eu le bon sens de demander deux places. Une nouvelle série d’idées l’assaillit, qu’il tenta de refouler en grinçant des dents. Mais bon, de toutes façons, cela ne se faisait pas, de laisser son invitée seule, n’est-ce pas ? C’était, évidemment, par bienséance qu’il se leva, se dirigea d’un pas souple et sensuel vers l’encadrure de la porte et la franchit avec discrétion, suivant la jolie rousse qui ne donnait pas un instant de repos au pauvre organe vital essoufflé de tant battre.

Ce qui tomba sous les yeux de l’ange blond est sans doute la plus belle scène qu’il n’avait jamais pu voir. Son lit double. Elyan. Son ordinateur. Quelqu’un saurait-il imaginer quelque chose de mieux, de plus idyllique pour le jeune homme ? Il était si surpris, si ravi par cette apparition soudaine qu’il en oublia même de respirer. Dans le silence le plus complet, il fit un pas. Il n’avait pas envie qu’elle touche à son ordinateur. Deux pas. Son ordinateur était à lui. Trois pas. En réalité, c’était lui, qu’il voulait qu’elle touche. Et elle était là, à portée de main, si près et si loin à la fois. Il n’osait pas la plaquer contre le lit, l’embrasser avec la fougue qu’il ressentait comme une douce folie, un feu bienveillant en lui. Alors, il fit la première chose idiote, insensée et infantile qui lui passa par l’esprit. Il bondit sur elle et, contrôlant ses pulsions, lui enleva l’ordinateur des mains. Le poser sur la table de nuit, avec délicatesse. Se retourner vers la demoiselle.

Elle n’avait pas l’air d’apprécier d’avoir été privée du jouet, mais Aaron comptait bien lui faire retrouver le sourire enjôleur qu’elle arborait quelques secondes plus tôt. Une mimique féroce, et pourtant si craquante sur son doux visage, il approcha ses mains de ses hanches et… La chatouilla. Mettant dans ce geste toute l’ardeur qu’il ressentait à son intention, il lui fit des guili-guilis. Elle y était sensible, et ses contorsions l’amenèrent à s’écrouler, puis à remonter peu à peu sur le lit, envoyant la couette bouler, froissant les draps. A mesure qu’elle reculait, Aaron s’avançait, en lui criant, joueur et sans pitié, tandis qu’elle lui demandait grâce :

« Mademoiselle, ce ne sont pas des manières ! Tu mérites ton châtiment ! »

Et, évidemment, ce qui devait arriver arriva. Le jeune homme se retrouva au-dessus de sa complice qui, allongée, tentait de reprendre son souffle, perdu à force de trop de rire. Elle était si jolie, ses cheveux emmêlés pêle-mêle, son sourire ravissant… Enfin, ENFIN il osa faire ce qui lui trottait dans la tête depuis un bon moment déjà. Il se plongea dans ses yeux, d’un vert éclatant, peut-être même plus que les siens, descendit le long de son nez, sur ses lèvres… Lentement, leurs souffles se mêlèrent tandis que le temps, comme ralenti, immortalisait cette scène en eux. C’était la scène du premier baiser, même si ce n’était probablement pas leur premier… Disons, le premier baiser noscoien, quoi. Elle le regardait, il la regardait… Leurs lèvres se joignirent, doucement d’abord, puis avec plus de passion, plus de vigueur. Presque avec maladresse, mais avec une tendresse indéniable, leurs langues glissèrent l’une contre l’autre, se rejoignirent, roulant comme un bateau sur une mer déchainée, se rencontrant, se séparant… C’était bon. Essoufflé, rassuré, Aaron s’éloigna doucement, et posa son nez contre la douce joue d’Elyan s’emplissant de son odeur, savourant sa présence. Il aurait voulu dire quelque chose de sensé, quelque chose de beau. Mais il ne trouva rien. Alors, il se tut, se recula, et replongea ses yeux dans ceux de sa belle, notant les courbes de son visage avec une telle minutie qu’il semblait avoir peur de les oublier… Il la connaissait peu, mais y était follement, follement attaché…
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Message par Elyan Naera le Dim 13 Fév - 0:21

Une fois son gibier entre ses pattes, Elyan ne lui laissa aucun répit. Sauvagement, elle l’alluma pour voir quels étaient donc les secrets que cachait son petit ange. En réalité, telle n’était pas son intention, elle voulait juste… Juste… Oublier sa hardiesse sûrement. Il ne fallait pas croire qu’elle avait oublié le baiser qu’elle avait offert à Aaron. Donner le change, ne pas montrer son trouble, ce sentiment puissant qui la poussait petit à petit dans ses bras, sûrement, alors même que tout son corps lui disait de fuir, de s’en aller, car tout cela était bien trop grand, trop dangereux, trop étrange, trop rapide, trop inconnu… Trop beau peut-être ? Il ne fallait pas qu’elle y pense, elle allait enfin pouvoir se dégourdir l’esprit sur des futilités…

Ou pas. L’ordinateur, ce tendre et cher amas métallique, lui fut enlevé des mains subitement. Elyan leva les yeux, contrariée, et regarda Aaron qui posa l’objet sur la table. Elle était presque fâchée, personne jusque là n’avait osé avoir l’impudence de lui enlever le centre de ses attentions. Les sourcils froncés, dans une mimique presque comique, elle se mit à quatre pattes sur le lit, et tendit le bras pour atteindre sa convoitise sur l’armoire. C’était comme un jeu, interdiction de poser un pied au sol, sous peine de… poser un pied au sol. Tendre la main, centimètre par centimètre, pour enfin avoir ce qu’elle voulait. Alors qu’il lui sembla qu’elle y était presque, elle fut envoyer au sol par un éclat de rire qui emplit soudain la pièce. C’était le sien, qui la faisait se tordre dans tous les sens, sous les doigts chatouilleurs d’Aaron. Par saccades, elle riait, riait, riait, cherchant à échapper à cette sensation si agréable mais qui l’empêchait de respirer, d’avoir une minute de répit pour se retrouver. Et elle riait, riait, riait de plus belle, sans s’arrêter, la mélodie étant simplement coupée par quelques hoquets demandeurs d’air, l’impression que ses poumons allait exploser… Elle tentait vainement de retenir ces mains, de peut-être réussir à le chatouiller aussi, pour qu’il relâche son attention à la faire se tordre, reculant, trébuchant tellement elle riait.
Il parla de châtiment, elle gloussait de plus belle. Quand soudain, tout s’arrêta, le temps, le rire, le bruit, les mouvements. Il s’était arrêté, son visage au dessus du sien. Elle était immobile, et malgré le sourire charmeur qu’elle arborait sur les lèvres, elle ne disait rien. Le silence s’était imposé, comme un dictateur, avec grâce et élégance, sans violence, bien au contraire. Suspendu au fil de leurs regards, les secondes hésitaient sûrement à briser l’instant pour le faire passer à un autre. Son souffle caressait sa peau, ses cheveux glissaient sur sa joue, tellement son visage était proche du sien. Son cœur battait, d’un rythme lent et profond. Il n’avait pas le tempo rapide des courses effrénées, ni celui, lent du sommeil et des rêves, mais chaque battement était intense, comme un tambour de fanfare dans sa poitrine.

Et soudain, leurs lèvres se touchèrent. Telle l’étincelle qui crée la flamme, Elyan s’emballa. Ou se crispa pour être exact. Un nœud qui emmêla ses tripes, dans le creux de son ventre. Quelque chose qui clochait. Se sentir aussi proche, leurs souffles ne formait qu’un, leurs esprits se rejoignant presque, dans l’intimité du moment. Et pourtant… Une raideur, en elle, qui lui donnait envie de le repousser, de fuir. Après tout, elle ne le connaissait qu’à peine. Cela faisait quoi ? Une heure. Deux, peut-être, et ils étaient là, tous les deux. Dans sa chambre. Sur son lit. Lui sur elle. Elle n’en fit rien, attendit qu’il se reculât, évitant son regard. Ses cheveux étaient dispersés autour de sa tête, certains sous les mains d’Aaron. Elle ne pouvait pas bouger, presque prisonnière. Mal à l’aise, elle avait en plus honte de l’être. Ses yeux cherchaient une excuse sur les contours des meubles de la chambre, déviant dès qu’ils rencontraient le moindre contour du visage d’Aaron. Mais évidement, elle finit par ficher son regard dans le sien. Et elle eut le réflexe, normal certes, mais stupide, de regarder vers ce qui aurait du être le bas, dans le cas où elle se serait trouver debout. Et non collée au corps par un homme. La seule chose qu’elle vit donc fut… Le pantalon, qu’Aaron par bonheur portait toujours. Elle retint un gémissement de gêne, et ferma les yeux en serrant les dents.
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Message par Aaron Smith le Dim 13 Fév - 1:22

Aaron se sentait bien, si bien, tellement bien. Il avait l’impression qu’il était né pour ça, pour rencontrer quelqu’un, pour l’embrasser, pour le combler. Il voulait se donner à Elyan, entièrement, ne plus garder une seule parcelle lui appartenant pour ne faire plus qu’un avec elle, dans la plus grande confiance. Il voulait que leurs corps se rencontrent, qu’ils s’aiment une seconde, une minute, une heure. Une éternité. Il voulait la combler, lui donner tout ce qu’il avait, lui donner tout ce qu’il pouvait pour voir renaître son sourire, pour sentir son bien être. Et tout cela, il ne le pouvait pas, en réalité. Parce qu’elle ne le voulait pas, parce qu’elle ne l’acceptait pas. Lui qui était si merveilleusement installé, il sentit une crispation chez la demoiselle. Au début infime, le phénomène grossissait, s’amplifiait au point qu’il sentit son corps entier se tendre. Etait-ce déjà un orgasme ? Etait-il si bon étalon qu’il n’avait rien à faire pour faire jouir sa cavalière ? De cela, il doutait. Alors, il dut se rendre à l’évidence, la terrible, la désagréable évidence.

Elyan avait peur de lui. Elyan avait peur de ses lèvres, de ses caresses… Un voile de tristesse s’abattit dans les yeux verts de l’ange blond, tandis qu’il réalisait ce qu’il se produisait. Alors… Alors, ses sentiments n’étaient pas réciproques ? Elle le refusait ? Elle ne voulait pas de lui ? N’était-il pas assez bien pour elle ? Avait-il fait quelque chose de mal ? Avait-il été trop vite ? Est-ce qu’il… Est-ce qu’il embrassait mal ? Ou bien c’était le fait qu’on lui retire son ordinateur, qui avait frustrée la jolie rousse ? Ou tout simplement, elle ne s’y attendait pas, elle n’avait pas les mêmes attentes que son compagnon. Peut-être même était-elle déjà en couple ! Peut-être que, quelque part dans Nosco, son homme l’attendait, se demandant ce qu’elle faisait ? Peut-être qu’il la forçait à tromper l’être qu’elle aimait vraiment pour un simple petit coup de foudre, pour une histoire sans aucun intérêt ? Non pas qu’il se considérât comme indigne d’intérêt mais, après tout, il était nouveau, tout nouveau. Et leur relation était encore plus neuve. Si on pouvait appeler ça une relation.

« Je… Je te fais peur ? »

A regret, ne parvenant pas à cacher la tristesse qui l’agitait, il s’était redressé. D’abord sur ses bras, à une petite distance d’Elyan. Puis totalement. Il était revenu à sa position initiale, debout. Sur son visage, on voyait un sourire, une grossière esquisse de sourire qui, en fait, était plus une grimace. Il se voulait rassurant, il voulait dissimuler sa faiblesse. Mais il n’y parvenait pas, il ne pouvait cacher combien sa déception était grande. Pire, ses yeux étaient humides, et il se sentait honteux d’avoir des larmes. Par Joshi, c’était un homme, pas une femmelette ! Et un homme ne pleure pas ! Comment le savait-il ? Eh bien… C’était sans doute une bribe de son passé, un soupçon de son éducation qui lui revenait à l’esprit. Il ne voulait pas montrer à Elyan combien il était faible, alors qu’elle-même l’était. Alors, il se retourna, frémissant, contenant à grande peine ses émotions et demanda, d’une voix étonnamment neutre, où ne perçait aucune émotion, mais derrière laquelle on pouvait deviner une tristesse infinie, une blessure dans son amour propre de mâle.

« Je suis désolé. »

Il était désolé. Pourquoi était-il désolé ? Il n’en savait rien, absolument rien. Il ne savait même pas ce qu’il avait fait de mal. Mais si elle se crispait, si elle le repoussait, c’était bien qu’il avait fait quelque chose qui clochait, non ? Il avait envie de se retourner et de la voir, avant qu’elle ne parte – parce qu’elle allait partir, non ? Si elle avait peur de lui, elle ne resterait pas… - mais il n’osait pas. Il avait trop peur de craquer. Alors, il prit simplement une immense inspiration, attendant que son cœur, son corps et son esprit se calment et s’unissent, pour qu’enfin il ait le courage de la raccompagner. Qu’au moins, elle n’aille pas seule jusqu’à sa porte. Après, il pourrait pleurer la perte de celle qu’il appréciait tant tout son saoul… Joshi, il s’en voulait tellement…
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Message par Elyan Naera le Dim 20 Fév - 16:30

Une voix. Une voix terrible, horrible, qui résonna longtemps dans les oreilles d’Elyan. Son cœur chavirait doucement, le pauvre avait le mal de mer, laissant son hôte pâle et malade de gêne et de honte. Ces mots… Elle avait beau les prendre un à un, doucement, chercher un sens autre que celui qu’ils lui donnaient au premier abord. Et pourtant que faire d’autre avec un je, un toi, un avoir et un peur ? Je te fais peur ? Ses mots portaient sur leurs frêles épaules la tristesse aussi lourde que subite de leur créateur, et qui la déversait petit à petit dans l’esprit de la destinataire, en une abondance presque insoutenable.
Tout son corps, tout son être voulait crier un non, tonitruant et sans réplique. Ses yeux se rouvrirent, elle chercha ce visage, celui angélique d’Aaron, si beau et si rassurant. Elle ne trouva que celui d’un être troublé et froid. Elle fronça les sourcils, cherchant la présence rassurante, le charme derrière les traits sombres. Elle cherchait, désespérément, vainement. À force de recherche, elle trouva, pas ce qu’elle voulait, mais une gêne grandissante et une culpabilité mordante. Ils avaient été un, c’était fini. Elle sentit un vaste vide, une absence si profonde, une absence du cœur, celle qui ne se soigne que par l’amour de sa moitié. Un abysse affectif qui la plongeait dans le plus grand des désarrois. Pourquoi avait-elle eu peur, comme une idiote ? Quelle stupidité ! Imbécile qu’elle faisait ! Il allait partir maintenant, s’enfuir, loin d’elle. Arrêtons-nous là, c’était un adieu. Alors qu’ils commençaient à se découvrir, à peine, ils ne s’étaient encore qu’effleurés, qu’il y avait tant à vivre !

Malgré les insultes qu’elle s’infligeait, Elyan n’avait pas eu une réaction insensée. Pourtant, Aaron n’était pas le problème. Elle en était certaine. Sûre et certaine. Elle… Depuis qu’elle le connaissait, elle… Il la mettait dans tous ses états, il était si… Enfin, elle… C'est-à-dire qu’elle… Elle l’aimait, qu’on se le dise. Une passion vaste et affamée. Se sentir un à deux, au lieu d’un seul. La solitude, elle la haïssait, chaque fibre, chaque cellule la poussait dans les bras du blond, comme le métal est attiré par l’aimant, comme les masses s’attirent. Ici, c’était même bien plus qu’une interaction gravitationnelle, c’était plus profond et plus puissant, l’interaction forte qui l’empêchait de fuir. Qui l’avait empêchée de fuir dans le noir, alors qu’elle avait juste à se retourner et à prendre la porte, et qui l’empêchait de fuir maintenant, sous le corps d’Aaron. Sentir son corps contre le sien, sentir la chaleur de sa perfection…

Qui s’évadait petit à petit ; Aaron se leva. Elyan s’assit sur le lit, le visage déconfi, la bouche ouverte, pour une moitié à cause de la surprise pour l’autre à cause du dilemme qu’il lui imposait involontairement. L’excuse fut le poignard qui embrocha le cœur de la rousse. Sa respiration n’était plus qu’halètements, soubresauts, ses poumons refusaient l’oxygène, rien n’avait d’importance. L’air autour d’elle était vicié s’il n’était pas mélangé avec le souffle de son ange. Elle n’en voulait pas. Mais elle n’arrivait pas à bouger, même juste ses lèvres pour prononcer ce fioutu non, même juste son bras pour attraper le sien. Même ses yeux refusaient de pleurer la perte qui était en train de se dérouler juste devant eux.

Parce qu’elle avait peur. Une peur vaste et immense, qui l’immobilisait mieux que n’importe quel ciment, mieux que n’importe quelles chaînes. Mieux qu’une camisole de force, aussi. Rien au monde n’aurait pu égaler cette peur, mis à part celle de l’obscurité et des monstres la peuplant. Elle avait peur de s’ouvrir à lui. Se dénuder, au sens propre et figuré, l’effrayait. Sortir de sa carapace de bonne humeur, et se montrer tel qu’elle était, ni plus ni moins, sans artifice ni faux-fuyant. Elle avait tellement peur, ainsi en position de faiblesse, qu’il n’aimât pas ce qu’il verrait. Trop banale, trop étrange, trop maigre, trop petite, trop enfantine, trop inattentive, trop folle, trop faible, trop, trop, trop… Qu’il la lâche, la laisse tomber. Un balayage de ce qui la tenait debout, ses pieds et autres piliers, et elle s’écraserait au sol, lamentablement, sans être certaine de pouvoir se relever. On ne se reconstruit pas si facilement.

Un pas, un autre… Aaron était en train de partir ! Non ! Elle ne voulait pas ! Elle ne pouvait pas… Etait-elle si faible de ne pouvoir choisir ? Elle restait là, assise sur le lit, sans rien faire mis à part tenter de mettre de l’ordre dans ses pensées. Amour ou instinct de vie ? Deux ou un ? Douceur ou solitude ? Pile ou face ?

Elyan se leva, une jambe, la deuxième, tiens, bizarre, elle tenait à peu près debout, nonobstant son trouble. Un pas, un deuxième, dans le silence le plus absolu, le silence est d’or, surtout dans ses moments-là, où la respiration est suspendue par la prière à Joshi, tout se passera-t-il bien ? Sur la pointe des pieds, des gestes lents et calculés, la jeune femme se rapprocha d’Aaron. Ils n’en resteraient pas là. Ce n’était pas une fin, ni même un début, c’était ce qui précédait tout juste. La voilà, à quelques décimètres. Le visage sombre, elle ouvrit la bouche. Trouver quelque chose à dire, n’importe quoi. La première chose qui lui passerait par la tête. La première phrase qui exprimerait son sentiment à son égard, qu’il sache au moins la vérité. Mais sa tête était aussi vide que… Le vide intersidéral, peut-être. Et encore. Un plus… Elle referma la bouche, comme un poisson, un poisson hors de l’eau s’entend. L’envie de se laisser aller, de tomber par terre sur les fesses, de se mettre à pleurer, juste pleurer, comme une enfant, pour évacuer son chagrin, cette envie était forte, mais, plus que ce désir, c’était elle qui devait être forte. Affronter sa peur, pour lui…
C’était une belle intention, non ? Elyan se rapprocha encore. Mais s’il se foutait de ses efforts ? Elyan inspira profondément, cherchant le courage qui lui manquait. Peut-être qu’il n’avait juste pas envie de s’encombrer d’elle, de ses petits mal-êtres qui se cachaient derrière ses grands sourires ? Elyan hésita un instant, encore retenue, timide. Qu’il voulait une fille plus simple, qui se laisserait faire ? Elyan finit par faire ce qui lui semblait la seule chose à faire, elle entoura Aaron de ses bras, dans son dos.
Elle colla sa tête entre ses omoplates, le serrant aussi fort que ses petits bras le lui permettaient. Il semblait qu’elle cherchait à unir leur corps, pour ne former plus qu’une unique personne, un individu. Elle aurait voulu fondre, s’agripper à sa peau, ses gestes lui hurlant de rester avec elle, qu’il ne devait pas la laisser, il n’avait pas le droit de partir. Sa vue se brouilla, elle n’y prêta aucune attention, et après quelques minutes, elle desserra son étreinte. Souplement, elle repassa de l’autre côté, se baissant pour passer sous le bras gauche, ou du moins, entre celui-ci et le corps désiré. Piteuse, elle se tint devant, les yeux baissés, en signe d’excuse et de honte. Elle se mordit doucement la lèvre, et, pleine d’espoir, elle releva les yeux vers lui. Son regard même lui demandait pardon, cherchait la clémence et la compréhension dans chacun des traits. Déglutissant, elle approcha la main de son visage, ses doigts caressèrent doucement la joue blanche de marbre, de l’oreille jusqu’au menton. Une fois arrivée au menton, elle remonta et passa le pouce sous l’œil d’Aaron, avait-il autant de larmes qu’elle ? Elle avala encore sa salive. De son autre main, elle chassa l’eau salée qui l’empêchait d’admirer ce si beau visage. Elle passa les bras autour de son cou, et se hissant sur la pointe des pieds, elle posa ses lèvres sur la paupière droite. Elle redescendit, le regarda quelques secondes, cherchant à voir quelconque réaction. Le pardon, au mieux, le rejet au pire. Il pouvait la repousser, ce serait un juste retour des choses après tout. Elle n’avait pas été à la hauteur, il était légitime qu’il lui en veuille. Peu importe, elle se redressa encore et fit le même traitement à l’autre paupière.

Il ne comprendrait pas son comportement, mais pour le moment, c’était de moindre importance. Il fallait qu’il comprenne qu’elle le voulait. Elle se reposa sur ses pieds, passa une main sur son torse, descendant jusqu’à la hanche. Elle déposa un baiser à la base de son cou, près de l’épaule. Sa respiration s’était apaisée, elle se sentait bien. Peut-être était-ce le fait qu’elle contrôlait la situation cette fois ? Elle respira sa peau, la douce fragrance qui émanait de cet être si divin. Un ange… S’il existait un dieu, ou plusieurs, ils devaient avoir des anges et Aaron devait être l’un des leurs. Elle lui prit la main, croisa ses doigts et les siens. Elle ferma les yeux, respira profondément. Se retournant, sa main toujours dans la sienne, elle l’attira tendrement vers le lit. Avec une fausse mimique d’autorité, elle lui imposa de s’asseoir, se moqua d’elle-même par un sourire enjôleur. Une fois cela fait, elle s’assit sur ses genoux, tournée vers lui. Elle pencha la tête sur le côté, tranquille. Elle descendit la main de derrière son cou jusqu’au haut de la chemise. D’un geste habile, expert ?, elle détacha le premier bouton. Elle l’embrassa, captant son odeur, son attention, son souffle, puis dégrafa le deuxième bouton. Elle passa sa main sous la chemise entrouverte, après le troisième bouton enlevé. Elle remonta sa main le long du torse, le long de sa nuque, puis revint devant pour toucher les lèvres du bout des doigts. Quatre, cinq, six, sept, violette, violette, et huitième bouton. Un petit soupir d’aise, elle glissa ses bras contre la peau, sous le tissu et cala sa tête dans le creux de son épaule.
Ainsi installée, comme dans un nid douillet et chaud, elle se laissa bercer par la respiration de son aimé. Tout allait bien, Joshi tenait ses promesses, enfin, écoutait les prières qui lui étaient destinées. Enfin, peut-être pas, après tout. Qu’en avait-on à faire ?
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Message par Aaron Smith le Lun 28 Fév - 21:01

Il lui tournait le dos, refusait de la regarder, trop blessé dans son amour propre, trop blessé dans sa confiance en lui mais, surtout, trop choqué d'avoir été ainsi rejeté. Ainsi, elle l'avait mené en bateau, avait joué avec ses sentiments sans tenir compte de sa faiblesse. Il y était attaché, si attaché qu'il ne parvenait pas à lui en vouloir, ne pouvait que la comprendre, la plussoyer. C'était forcément de sa faute. Il avait été trop vite, l'avait forcée, contre son gré, à accepter son corps, à accepter ses lèvres. Et, à cause de sa stupidité, il allait la perdre. Dans ses tempes, son sang battait à toute vitesse, alors que la tête lui tournait et que, fièrement, il tentait de retenir ces larmes qui mouillaient ses yeux contre son gré. Il avait été si naïf, si crédule, si excité. Comment avait-il pu croire que ce serait si facile, si bien, hein ? Comment avait-il pu envisager un seul instant pouvoir serrer Elyan dans ses bras comme il rêvait de le faire ? Aveuglé, et rendu sourd par la douleur, il ne la vit pas se lever, ne l'entendit pas non plus, et ne réalisa pas quel dilemme la perturbait. Etait-ce de l'égoïsme, que de penser à son unique souffrance, que de ne pouvoir se retourner face à elle ? Etait-ce une preuve de faiblesse de n’oser affronter son regard qu'il supposait accusateur, sa déception ? Oui, sans doute. Il était bien peu de chose. Alors qu'il s'apprêtait à se redresser, à être un homme, un vrai, il sentit son odeur. Il s'immobilisa, attendant la sentence, surpris qu'elle soit soudainement si près.

Ce qui suivit fut une surprise sans fin pour lui, un bonheur que jamais rien ne pourrait venir ternir. Elyan se colla contre son dos, glissa ses mains sur son ventre, le serra contre elle, déclenchant chez l'ange blond une série de tremblements de désir, de plaisir et de soulagement. Il tentait de les contenir mais n'y parvenait pas, se laissant aller contre son corps, savourant sa présence. Ils restèrent ainsi un moment, qui paraissait à la fois si long, et tellement court, tellement trop court. Aaron ne parvint plus à retenir les quelques gouttes d'eau qui menaçaient de le submerger et ne les cacha pas quand elle revint devant lui, l'observa. Ce n'était pas de la tristesse, mais bien du soulagement. Peu désireux de la refaire fuir, il ne bougea pas, se laissa faire, envahie d'une tendresse qu'il ne connaissait pas. Elle caressa sa joue, essuya ses larmes, déclenchant chaque fois un peu plus de soulagement, un peu plus de plaisir, un peu plus de désir, aussi. Ses deux yeux eurent droit à un baiser, laissant ses lèvres jalouses. Mais il n'osait pas, craignait trop de faire fuir ce papillon dont il était fou, cet animal attiré par sa lumière, effrayé par ses mouvements.

Et puis, elle lui embrassa l'épaule, créant une intense tension chez le bel Apollon. Il la voulait, il la désirait, et se contenir était dur, si dur. Il respira son odeur et, immobile, se laissa faire, tremblant comme un pré-pubère, effrayé de la voir repartir. Il devait agir avec tendresse, calmer son désir, l'irrésistible envie qui l'étreignait pour ne pas l'effrayer. Mais elle ne lui facilitait pas la tâche, glissant sa main sur son torse, sur ses hanches, déclenchant chaque fois de nouveaux frémissements de plaisir. Sa main contre la sienne, leurs doigts intimement liés, son corps, ses yeux, ses… Elle était belle, si belle… Et calme. Il la sentait bien. Pouvait-il se permettre d’oser donner libre cours à ses pulsions, de la prendre dans ses bras, d’attraper ses douces lèvres, de glisser sur son corps si désirable ? Oui, sans doute. Mais alors qu’il s’apprêtait à céder, elle l’attira à lui, l’amena au lit, lui imposa de s’asseoir, avec une moue mi-moqueuse, mi-dominatrice. Subjugué, Aaron céda, s’assit, la parcourant d’un regard bourré de tendresse et de désir.

Et puis, elle s’installa sur ses genoux, créant chez lui une nouvelle poussée d’envie. Tranquillement, elle défit le premier bouton de sa chemise, geste qui tira un soubresaut au joli blond. Quelque chose vint démanger ce dernier et, stupéfait, il observa son corps manifester son désir, son plaisir. Idiot subjugué par une si jolie fille, il ne bougea pas, se laissa faire, répondant simplement à ses baisers, complètement soumis. Il essayait de mémoriser cet instant précieux en lui, de le faire sien. Il ne put retenir un gémissement de plaisir, quand elle vint se caler dans le creux de son épaule, ses lèvres près de sa peau. Elle était à lui. Elle avait cédé, elle le désirait comme il la désirait et cet après-midi allait être le leur. Avec douceur, cette fois détendu, il passa ses mains dans son dos, la serra contre elle en lui murmurant dans le creux de l’oreille, d’une voix pleine d’une douceur infinie :

« Tu es belle, Elyan. Tu es si belle… »

Il aurait voulu lui dire qu’il l’aimait plus qu’il n’avait jamais aimé personne, en Nosco. Il ne pouvait s’y résoudre, de peur qu’elle ne s’envole et l’abandonne seul ici. Alors, il se contenta de caresser doucement son dos, enfouissant sa tête dans ses cheveux, embrassant son crâne offert, sa longue chevelure bouclée lui chatouillant les narines. Bientôt, il descendit dans sa nuque tandis que ses mains, froides, se glissaient sous la tunique de sa jolie complice. Il n’avait aucune intention de la brusquer, aussi se contenta-t-il de les balader dans son dos, caressant le corps tant désiré avec une tendresse d’ami amant. Le bas de son dos, le creux de son dos, parfois le haut de son dos… Il descendait sur les hanches, embrassait sa nuque, toujours assis, soumis à elle, à ses peurs, et à son désir incandescent. Il rêvait de plus, il voulait plus, mais n’osait pas y aller sans elle. Peut-être qu’un geste, un signe de sa part le persuaderait qu’il pouvait aller plus loin ? Peu confiant, il reprit son menton dans ses mains, chercha ses lèvres et, tendrement, l’embrassa, ses yeux verts clos…
Aaron Smith
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Message par Elyan Naera le Mer 2 Mar - 16:33

Petit rappel rapide des épisodes précédents:
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Elyan avait peur, si peur. Peur qu’il la repousse, finalement. Peur que ce qu’elle était ne lui convienne. Peur de tant de choses, une frayeur qui lui retournait l’estomac. En temps normal, elle aurait fui, préférant le perdre que d’oser se dévoiler ainsi, le permettre, se permettre de le désirer. Fuir restait pour elle le meilleur moyen de se préserver, elle ne voulait pas être blessée par un geste trop brusque, un mot trop malhabile. Pourtant, elle était là, elle l’avait ramené vers elle, comme si toutes ses craintes n’avaient pesé que peu de poids sur la balance. Ce qu’il restait à déterminer, c’était ce qu’il y avait de l’autre côté de ladite balance. C’était… Aaron. Juste lui, elle y tenait déjà plus que tout, ou du moins plus que beaucoup de choses, plus qu’elle n’aurait pensé pouvoir en si peu de temps.

Il se laissait faire, docile sous ses doigts. Peut-être surpris par son attitude, il ne semblait pas réagir. L’avait-elle choqué à ce point pour qu’il soit paralysé ? Elle posa sa tête sur son épaule. Attendit. Juste un geste, qu’il la serre à son tour dans ses bras, n’importe quoi. Juste pour lui montrer qu’il lui pardonnait sa faiblesse, qu’il ne lui en voulait pas, pas trop. Elyan sentit ses mains, allaient-elles la chasser ? , parcourir son dos. Il l’attira un peu plus contre lui ; la rousse se détendit complètement. Ils étaient tous les deux, seuls et ensemble, il n’y avait plus aucun problème. Plus de raison de s’inquiéter, ils avaient le droit de refaire leur monde à force de caresses et de baisers. Elle entendit sa voix, si douce, si calme, si basse, juste envoûtante lui susurrer dans le creux de l’oreille des mots d’amour…
Il la trouvait belle. Belle. Belle… C’était un mot si somptueux, elle n’avait pas l’habitude de ce genre de qualificatif. Adorable, parfois, mignonne, plus rarement, jolie, à la limite, mais belle. Comme s’il la considérait plus comme une femme que comme une enfant. Comme s’il avait foi en elle, comme s’il la voyait grande et sûre d’elle. La jeune femme se sentit rougir, une bouffée de chaleur lui monta doucement aux joues. Elle rouvrit brusquement ses paupières, qu’elle avait tendrement fermées juste auparavant. Sans bouger sa tête, elle resta caler dans le creux de son cou, et le serra un peu plus fort, pour lui signifier qu’elle avait entendu et qu’elle était touchée par le compliment. Elle aurait voulu lui répondre aussi, lui dire ce qu’elle ressentait, tout ce qui lui traversait la tête, mais elle ne savait que dire. Pour toute réponse, elle lui embrassa amoureusement l’épaule.

Sa peau frissonnait sous les mains froides d’Aaron, ses câlineries étaient divines. Ses frémissements de plaisir s’intensifiaient à chaque fois qu’il approchait ses hanches ou sa poitrine, mais il en restait pour le moment pudiquement éloigné. Elyan redressa le buste. Ses yeux captèrent les siens, elle déposa ses lèvres sur les siennes avant de lui attraper la main. Elle embrassa cette dernière, précautionneusement, le traitant tel un oiseau blessé. La mettant dans la sienne, elle redéposa la main sur son épaule, un peu au dessus de sa poitrine. Il n’osait pas ? Elle voulait juste lui montrer qu’il pouvait. Ses doigts, sur les siens, descendirent doucement vers le bas, tranquillement, ils n’étaient pas pressés après tout. Descendirent, jusqu’à son sein, passant juste quelques doigts sous le tissu…


Mon ange…
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Message par Aaron Smith le Jeu 3 Mar - 19:57

[ Bon, c't'un peu court, m'enfin... ]


Elyan était envoûtante. Il l'avait déjà trouvée exceptionnelle quand, toute habillée, elle marchait simplement devant lui, nimbée par la douloureuse lumière de la Cour Intérieure. On dit que ce qui est beau est forcément douloureux. La clarté l'était. Pas Elyan. En tous cas, pas encore, et Aaron ne pouvait imaginer qu'elle puisse jamais le devenir. Subjugué, il savoura son baiser, le contact de sa peau et quand elle lui prit la main, il laissa ses yeux courir sur son visage. Elle avait un si beau regard, si vivant, si tendre ! Et son petit nez en trompette, qui se dressait avec douceur, créant à lui tout seul un air fantaisiste et enfantin à la jeune femme. Une peau si jolie, si parfaite que l'ange blond ne pouvait que l'envier. Et ses lèvres, rosées, si séduisantes, si...

Mais... Elle posait sa main sur son épaule ! Ravi, Aaron ferma doucement ses yeux, savourant le contact de sa peau, le désir qui enflait peu à peu en lui, le ravageait et le laissait pantelant d'excitation. Ses doigts glissèrent sur le corps de sa bien aimée, guidés, tombèrent sous le haut, sous le tissu protecteur et vinrent effleurer ces seins qui l'attiraient tant. C'en était trop. Calmement, avec une tendresse qu'il ne se soupçonnait pas lui-même, il caressa le haut de sa poitrine, sans descendre, pas encore. Puis, ses mains noueuses revinrent, enlevèrent délicatement le haut qui recouvrait ce corps tant voulu, puis le soutien-gorge. Elle était nue, devant lui. Offerte. Elle était à lui comme il était à elle.

Avec douceur, il laissa ses mains revenir dans son dos, caresser la chaude peau mise à nue. Bon Dieu, elle était bouillante, brûlante, si... Hmmmm *__*. Soudainement, une nouvelle envie lui vint. Celle de la serrer plus fort, de la griffer, de la mordre, de la marquer avec une sauvagerie animale qui ne lui ressemblait pas. Aussitôt suivirent sagesse et calme. S'il faisait ça, elle partirait. Et il ne voulait pas qu'elle parte. D'autant que la tendresse qui les liait actuellement le satisfaisait, et lui apportait un plaisir intense qu'il ne pouvait gâcher pour une infime pulsion. Alors, il la contrôla, continua à caresser doucement sa peau.

Dans un gémissement de plaisir, il se laissa aller en arrière, s'allongeant sur le lit dans cette même position qu'Elyan avait peu avant. D'une main douce mais ferme, il l'attira à sa suite, colla son corps contre le sien, leurs peaux brûlantes l'une sur l'autre, s'effleurant avec douceur et langueur. Les lèvres d'Aaron saisirent celles de sa compagne avec tendresse d'abord, puis avec passion, descendirent sur sa joue, son menton, son cou qu'il effleura, puis qu'il embrassa franchement, s'autorisant parfois même à y poser ses dents, à la mordiller avec d'infinies précautions, vérifiant du coin de l'oeil que sa belle ne se brusquait pas. Si une tension désagréable venait à apparaître, il s'éloignait un peu, l'adoucissait d'une caresse, d'un baiser, attendant qu'elle revienne et qu'elle s'offre à ses nouvelles tentatives. Puis il se retourna et, de nouveau sur elle, emporté par son désir, son contrôle s'évadant à mesure que sa Miss Papillon le lui permettait, il laissa ses lèvres descendre plus encore et embrasser ses seins, jouant avec ses tétons du bout de la langue, ravi, s'exécutant comme s'il faisait ça depuis toujours, comme s’il n’avait jamais fait ça.
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Message par Elyan Naera le Mer 23 Mar - 0:04

Aucun sens n’était laissé de côté. Même beaucoup plus que les cinq sens communs était pris à ce jeu des émotions. Elyan sentait et ressentait de tout son être cet instant, unique et irremplaçable, si… merveilleux. La jeune rousse respirait, et sentait, le souffle de son amant sur sa peau dénudée. Caresse aérienne, tantôt remplacée par un contact de la peau, délicat, qui créait une multitude de frissons en elle, de plus en plus intense, au fur et à mesure que le plaisir montait, crescendo. C’était une sensation… Cette sensation…
Tellement indescriptible, inqualifiable, plus enivrante que toutes celles qu’elle avait eu jusque là, depuis le début de ses souvenirs, si peu lointain, depuis son arrivée. Ca rivalisait, presque, avec l’admiration qu’elle portait aux papillons. Presque, voir plus… Peu un peu plus, même… Difficile à dire, les pensées embrouillées ainsi par ses sentiments affleurant sa peau, sous les doigts de son cher Aaron. Elle le laissa faire, d’abord surprise de sentir un contact plus dure contre son épaule, était-il donc en train de la mordre ?, puis rassurer par le plaisir que ces nouvelles perceptions lui procuraient. De la main dont l’épaule n’était pas prise, elle entreprit de finir de retirer la chemise de son ange. Elle sentait tellement bien…
Elle l’embrassa, encore et encore, laissant ses mains aller où bon leur semblaient, restant dans un premier temps sur le dos et le torse, pudiquement, ils avaient toute l’après-midi devant eux après tout. Adoncques, elle commença à descendre… hm, plus bas ? Elle le caressait, pour lui montrer à quel point elle l’aimait, à quel point elle voulait être avec lui, toujours plus près jusqu’à la fusion de leurs âmes, par la fusion de leurs corps. Sa main passa sur sa joue, avec tant de tendresse, tant d’émotions, Elyan ne savait plus si elle devait rire, pleurer, jubiler, se calmer, respirer, son cœur même hésitait à battre, les seuls battements de celui de son amour lui suffirait, non ?
Ils tournèrent sur le lit, il se retrouva au dessus d’elle pour la seconde fois. Nouvelle tentative qui n’avait plus rien à voir avec la précédente. Elle sentait ses lèvres sur sa peau, sa langue qui titillait ses tétons, avec une aisance agréable. La jeune rousse se laissa faire, d’abord, profitant autant que cela était possible, avant de se redresser quelque peu, pour déboutonner le pantalon de son compagnon. Avec agilité et souplesse, elle fit glisser le pantalon en encadrant les hanches de ses pieds, pour que celui-ci rejoigne le sol. Un sourire, un baiser, soupir d’aise…
L’ambiance reflétait bien la nature du couple, nychtémérique, dans la semi-obscurité qui régnait. Pas assez de lumière pour faire mal, trop peu d’obscurité pour abriter quelque monstre que ce fut. Suffisamment de silence pour apaiser, juste assez de bruits pour ne pas asphyxier. Sur le fil, ils étaient en équilibre, funambules au-dessus de l’espace qu’ils s’ouvraient, ils n’avaient qu’à le remplir de jolis choses, de fleurs, de cadeaux, de découvertes, de douceurs et autres petits bonheurs…
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Message par Aaron Smith le Lun 28 Mar - 20:29

[ Désolée ma poule mais... J'ellipse ~]

Bientôt, il sentit les mains de sa chère et tendre descendre plus bas, toujours plus bas. Et son pantalon qui glissait, le bassin d'Elyan pivotant contre le sien, sa peau, son odeur, son souffle... Son coeur battait à tout rompre, si vite qu'il s'asphyxiait, n'osait plus respirer de peur qu'un bruit de trop rompe la beauté, douce et sensuelle, de ce moment. Ils étaient légers. Comme deux papillons, ils volaient au-dessus du monde. Comme deux ailes, ils s'agitaient, créant un petit vent, un soupir, un gémissement... Ce qu'il faisait n'avait rien de sexuel, non. C'était de l'amour, de l'amour pur et dur, si doux, si tendre... Leurs corps se mêlaient, se démêlaient, se collaient, se séparaient pour mieux se rejoindre, comme en manque l'un de l'autre. Leurs peaux étaient brûlantes, et cette chaleur rassurait, rassurait tellement... Il se sentait bien, avec elle. Il n'était plus seul. Il serait toujours là pour elle, et elle serait toujours là pour lui, c'était obligé.

Il frémit. Son plaisir passait par le plaisir qu'il procurait à sa partenaire, et chaque gémissement, chaque couinement, chaque soupir de bien-être lui mettait du baume au coeur, de l'ardeur à la tâche. Non pas qu'il en ait eu besoin pour continuer, pour lui même apprécier la chorégraphie qu'ils créaient, sans savoir qu'elle avait été reprise mille fois à travers les âges, appréhendée par des centaines de milliers d'autres coeurs qui, comme les leurs, s'étaient embrasés le temps d'une minute, le temps d'une heure, le temps d'une nuit. Enfin, l'un comme l'autre s'écroulèrent, au comble du bonheur, le souffle court, le visage humide.

Aaron se rendit compte avec honte qu'il pleurait. Il pleurait de bonheur. Il avait aimé se mêler à elle, il avait aimé la découvrir nue, complètement nue, au sens propre et figuré. Il avait aimé caresser son corps, mordiller son corps, s'approprier son corps, son désir, son plaisir et les nourrir. Nourrir les siens, aussi. Répondre à son instinct, à ses envies, sentir les mains de sa Miss Papillon glisser sur ses hanches, entre ses jambes... Il avait aimé entrer en elle, dans une communion suprême, délicieuse, quelque chose qu'il avait la sensation d'avoir déjà vécu, et de redécouvrir pourtant. Oh oui. Il avait aimé. Et il aimait encore. Alors, tandis qu'il se laissait retomber sur le côté, lascif, il lui murmura :

« Je t'aime Elyan... »

Comme une promesse, une promesse d’un avenir meilleur, sans tâche. Une promesse d’un avenir à deux. S’ils avaient des bonheurs, ils les vivraient ensemble. S’ils avaient des malheurs, ils les surpasseraient ensemble. C’était tout ce que voulaient dire ces petits mots, si infimes, et pourtant si grands. Le coeur d’Aaron battait. Fort, si fort, tandis qu’il prononçait ces quelques syllabes, ces deux petits bouts de rien qui l’attachaient à jamais à sa douce, aussi bien au plan réel que d’un point de vue souvenirs. Si jamais l’avenir venait à les séparer – et c’était fort probable – ils perdureraient dans l’esprit l’un de l’autre, dans le coeur aussi. Il lui donnait un bout de son coeur, et cette blessure deviendrait douloureuse si elle ne l’alimentait plus de son propre sang, ne la soignait plus avec ses caresses et ses baisers. C’était ça, l’amour. C’était ça qui les liait. Une promesse ténue d’un futur commun, de la construction d’un empire entre deux êtres réunis par le destin...
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