Parfois, des portes se ferment, et d'autres s'ouvrent.

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Parfois, des portes se ferment, et d'autres s'ouvrent.

Message par Aaron Smith le Mar 1 Fév - 19:07

Shane M. Lewis a écrit:


    De : siwel@alpha.nv
    A : darksmoothie@nosco.nv

    Smoothie,

    Les phrases sont composées de mots qui sont eux même composés de lettres.
    Voyez comme les combinaisons peuvent devenir un jeu amusant.
    Il est 19h40, cela ne vous laisse que peu de temps pour…

    1-10-2 / 3-2-3 / R / 3-4-2
    À
    1-6-1 / 3-6-2 / N
    3-7-2 / 1-2-1 / 1-4-4 / A / 1-2-3 / 2-5-7 / 1-2-6 / M / 2-8-2 / 1-8-3 / 1-13-4
    2-4-7 / 3-6-1 / 3-4-4 / N / 3-2-3
    2-1-1 / 3-1-1 / 2-7-2 / G / 3-11-1
    1-2-2 / E / 2-8-3 / 1-2-3 / 1-1-2 / S

    Siwel.

    NB : 1-10-2 = Ê


Aaron, affalé sur son canapé, cliqua avec plaisir sur le mail qui venait de s’afficher, dans le coin en bas à gauche de son écran. Il se faisait de plus en plus à son ordinateur, et si l’on ne pouvait toujours pas le qualifier de rapide, il était néanmoins désormais possible de dire de lui qu’il était à l’aise. L’adresse mail de Siwel s’afficha, déclenchant un curieux sourire sur les lèvres du jeune blond. Depuis que Shane avait accepté de le prendre en formation, il n’avait plus eu de nouvelles. Cela remontait à deux jours, peut-être, mais il savait que son formateur manquait de temps, et avait un travail important à effectuer. C’est pourquoi recevoir un mail de lui revêtait un certain mystère, et mettait l’espèce de grosse légume sur le grill (hou la la, jeu de mot fantastique xD). Pourtant, l’ouvrir n’offrit que peu de réponses à Aaron. Des chiffres, des lettres, sans aucun sens… Ah. C’était donc ça, un code. S’attachant aux détails avec minutie, le jeune homme ne tarda pas à décrypter le message, qui ne lui tira qu’un juron étouffé.

« Oh non… Il n’est pas sérieux là, je ne serai jamais prêt ! »

Râlant à voix basse quelque chose comme quoi on voulait négliger son apparence physique, il répondit brièvement, et se leva d’un bond.



    De : darksmoothie@nosco.nv
    A : siwel@alpha.nv

    Siwel,

    Il est désormais 19h43, et quelques poussières de secondes, si mon ordinateur ne me trompe pas. Bien que votre message m'ait paru fort effrayant au premier abord, je suis parvenu à le décrypter. Je serai donc chez vous pour vingt heures, bien que pas vraiment apprêté.

    J'ai trouvé ce petit exercice fort intéressant... Même si vous êtes désormais mon supérieur, se pourrait-il qu'il y ait une revanche de ma part ? Il n'y a pas là d'insulte de votre génie, mais bien une volonté de tester mes propres capacités.

    A très bientôt.

    Smoothie.



A défaut de se préparer en se rasant et en prenant une douche – chose qu’il aurait du faire le matin même, je vous l’accorde – il sauta sur des habits propres, et les enfila avec une élégante nonchalance qu’on pourrait lui envier. Un coup de stick sous les bras, un peu d’eau de Cologne et, voyant qu’il lui restait quelques minutes, Aaron lança une recherche sur son ordinateur – il ne se repérait pas encore très bien dans l’Aedes, et préférait avoir un chemin tout tracé – et prit le temps de se raser. Considérant son apparence comme à peu près, je dis bien à peu près convenable, il regarda la route, la mémorisa dans un coin de son esprit, arrêta son ordinateur à regret et, après l’avoir mis dans sa sacoche, l’emmena avec lui. Un au revoir à son appartement, et il referma la porte, qu’il songea à verrouiller en apposant sur le petit écran tactile qui se trouvait jusqu’à côté de l’embrasure.

« Porte verrouillée, Monsieur Smith. »

Satisfait, Aaron se mit en route. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour rejoindre l’appartement de Shane, bien plus spacieux que le sien – quelle injustice ! – mais également bien plus éclairé. L’un des écrans d’horloge du couloir lui indiquait que l’heure n’était pas encore arrivée. Désireux de ne pas être en avance, mais surtout de retoucher un peu sa coupe de cheveux, le jeune blond fit quelques pas en arrières pour se retrouver face à une large vitre et, usant de sa salive comme d’un gel, tenta de domestiquer ses cheveux d’ordinaire si savamment décoiffés. En vain. Lâchant une nouvelle série de jurons, marmonnés dans sa barbe fraichement rasée, il se décida donc à faire demi-tour, et à frapper à la porte de son maître ainsi, quitte à avoir l’air de sortir du lit, d’être laid et… Bref. Lentement, telle une sentence de mort, sa main s’abattit contre la cloison de bois. Trois fois. Puis trois autres. Puis encore trois autres. Mais il n’y eut aucune réponse. Perturbé, le blond fronça ses sourcils, et appuya sur la poignée, qui pivota sans lui faire de résistant. Shane s’était-il endormi ? Ou bien avait-il fait un malaise ? Inquiet, Aaron passa sa tête par l’embrassure, les yeux mi-clos, peu désireux de rencontrer la morsure du Soleil, et appela :

« Shane ? »

Pas de réponses. Et pourtant, le tout nouveau Traktueur avait pensé à fermer légèrement ses rideaux – à moins qu’il ne les ait laissés comme ça depuis la dernière fois ? – permettant ainsi à Aaron de pouvoir se déplacer sans trop souffrir de sa photophobie. Il devrait voir Kim, bientôt. Selon les dires du médecin, il avait peut-être la solution à tous ses problèmes. Bref, utilisant donc sa vue normalement, il balaya du regard l’entrée, vacillante entre blanc et marron, mais n’y vit rien ni personne. Circonspect, il entra, referma doucement la porte derrière lui, enleva ses chaussures pour ne pas salir et se dirigea vers le salon. Toujours rien. La cuisine eut droit à son passage, tout comme la chambre, mais le fameux Siwel n’était visible nulle part. Un détail avait-il échappé au jeune blond ? Le fameux message qu’il avait cru si facilement décodable s’avérait-il faux ? Ou bien… Se pouvait-il que son formateur ait été retenu par une urgence quelconque ? Ou pire, qu’il ait juste oublié qu’il lui avait donné un rendez-vous ? Etait-il malade ? Presentait-il des symptômes à la Tristan Darek ? Inquiet, et perdu, l’ange blond se laissa mollement tomber sur le lit, assis, ne réalisant pas vraiment qu’il était dans la chambre du lapin – endroit assez personnel, en soi – et se prit la tête dans la main. Qu’avait-il encore raté pour mériter ça ?

HJ : Un "petit cadeau xD", tu dis ? Ce "xD" m'effraie au plus haut point... x)
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Re: Parfois, des portes se ferment, et d'autres s'ouvrent.

Message par Shane M. Lewis le Ven 4 Fév - 19:19

    Lorsqu’Aaron s’écroula dans ce lit qui n’était pas le sien, il du sentir dans son dos, un objet dur, laissé là non sans raison. Comme tout homme qui pose son fessier sur quelque chose d’inattendu, Aaron avait du se redresser. Sa curiosité l’aurait-elle poussé à regarder de quoi il s’agissait ? Si tel était le cas, il découvrait là ce qu’on pourrait assimiler à un cadre photo. Si ce n’est qu’il n’y avait pas de photo, mais un écran, une simple tablette, allumée, avec un écran noir. Il y avait une différence sensible entre un écran noir et un écran éteint. Face à un écran éteint, on pouvait ce dire qu’il n’y avait qu’à allumer l’appareil. Mais face à un écran noir, c’était souvent l’inquiétude qui nous prenait : il y avait un bug dans cette machine là.

    L’outil, néanmoins, n’était pas près de garder le silence, et, comme mu par une intelligence extérieure, il ne tarderait pas à révéler ses secrets. Aaron avait-il noté la forme spéciale de l’objet ? Sa couleur ? Ses inscriptions ? Puisque l’objet ne semblait pas vouloir parler pour le moment, peut-être était-il temps de l’observé. Blanc, lisse, rectangulaire. Rien de bien étrange jusque là. Sur le cadre, un code tout en longueur faisait le tour du rectangle. Ce n’était qu’une suite de point et de trait qui se suivait comme suit :

    _ _ _ / _ . // . _ _ . /. / . . _ / _ //
    _ _ // . _ / . . . _ / _ _ _ / . . / . _ . //
    _ . . . / _ _ _ / _ . // _ _ _ / . . _ //
    _ _ / . // _ / _ _ _ / . . _ / . _ . / _ . / . / . _ . //


    L’écran s’alluma enfin, afficha un texte :

    ‘Aaron, je ne parle que si le mot est bon’

    Ce texte, disparut, laissant derrière lui, trois tirets que devait remplacer trois lettres inscriptible via le clavier azerty tactile qui venait d’apparaitre à l’écran.

    Où était Shane ? Au point de rendez-vous, là, à l’extérieur, assis dans son coin, son ordinateur sur ses jambes. C’était avec lui qu’il contrôlait la tablette que devait certainement avoir dans les mains Aaron.

    [HJ : Tu as raison d’avoir peur ! Mouahahahah !]
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Re: Parfois, des portes se ferment, et d'autres s'ouvrent.

Message par Aaron Smith le Dim 6 Fév - 16:56

Lorsqu’Aaron s’écroula dans le lit, quelque chose de dur lui piqua le derrière. Surpris, et un peu inquiet d’avoir cassé quelque chose – il n’était pas sûr que Shane apprécierait d’apprendre que le jeune homme avait brisé un objet de préférence précieux dans sa chambre – il se redressa vivement, et se retourna, aux aguets… Pour ne voir qu’un espèce de cadre. Un cadre blanc, lisse et rectangulaire, au milieu duquel s’affichait un écran d’une telle noirceur qu’on ne pouvait le penser éteint. Il était noir, en fait. Juste noir. Aussi noir que l’esprit de l’ange blond lorsqu’il avait immergé sans aucun souvenir, près de l’enceinte. Inquiet – il avait donc cassé cet objet pour de bon ! – il le tourna et le retourna, cherchant à y trouver quelque chose, un indice d’une fracture quelconque, ou du pourquoi du comment il était en rade. Mais rien. Rien de rien. C’est alors qu’un « BIP » se fit entendre, et qu’un message apparut sur l’écran, tirant un sourire pensif mais amusé au jeune homme :

‘Aaron, je ne parle que si le mot est bon’
« Ah ah, Shane… Vous avez l’intention de me faire tourner en bourrique longtemps, hein ? »

Etrangement, Aaron s’amusait de la situation. Il aimait bien ces énigmes, ces codages, qui obligeaient les rouages de son esprit à se mettre en marche et à se démener tant bien que mal. Un sourire satisfait étira ses lèvres, tandis qu’il tapait « bon », sur le clavier. C’était la solution la plus évidente, la plus simple. Aucune chance que ce soit ça. Et, comme par hasard, la machine resta silencieuse, se murant élégamment dans une arrogance toute virtuelle. C’était trop facile, et Shane voulait l’amener à réfléchir, à se torturer les méninges, et à mobiliser toute sa logique. Le jeune blond laissa son regard courir de nouveau sur l’objet, cherchant à y déceler un indice, un message, quelque chose laissée là pour l’aider à trouver la solution. C’est ainsi qu’il remarqua la suite de traits et de points bordant le petit écran. Mais oui bien sûr ! Il y avait là un code !

Silencieusement, il fouilla la suite des yeux, cherchant à y trouver un sens, qu’il ne vit pas. Une minute. Deux minutes. Mais non, rien ne vint. Réfléchissant intensément, il se mordilla les lèvres : tout comme le code que Shane lui avait donné par mail, celui-ci devait se rapporter à des lettres. Chaque groupe de traits et de points devait avoir un sens qu’il ne comprenait pas. Alors… Intrigué, Aaron sortit son ordinateur et, en quelques clics – il devenait vraiment de plus en plus rapide et habitué ! – il s’amena sur le réseau alpha. Au hasard, il tapa des traits et des points dans la barre de recherche qui, docilement, lui amena sa réponse sur un plateau : du morse. Son maître de formation avait utilisé du morse, langage qu’il ne connaissait pas, mais qu’il parviendrait rapidement à déchiffrer. En quelques minutes, peut-être deux ou trois supplémentaires, il parvint à sa solution, qui ne lui tira qu’un grognement déprimé : ce n’était, en fait, pas du tout une solution, mais bien une autre énigme.

« On peut l’avoir bon, ou bien le tourner… »

Qu’est-ce que Shane voulait dire par là, je vous le demande. Aaron fronça les sourcils, laissant son regard dériver sur les murs sans vraiment les voir, trop concentré sur son problème. Il devait poster un mot de trois lettres qui avait du sens, et cette phrase était censée l’aider. Sensé, ça ne l’était pas vraiment. Que pouvait-il avoir de bon qu’on puisse tourner ? Une phrase ? Un mot ? Oui, « mot » était en trois lettres, et pouvait bien convenir… Ou, du moins, il pouvait l’avoir bon. Parce que tourner un mot… Ça donnait « Tom ». Un prénom. Un prénom moche, qui plus est. N’ayant, pour le moment, pas d’idée précise de la solution – cela faisait déjà une dizaine de minutes que l’écran était apparu… La honte ! – il tapa « mot » sur le clavier, obtenant, encore une fois, un silence lourd de conséquence. Au fond de lui, il avait l’impression qu’il ne lui restait plus qu’une chance. Une dernière chance. Après, il perdrait pour de bon l’attention qu’il avait réussi à avoir, de la part du très pris Traktueur.

« On peut l’avoir bon, ou bien le tourner. En trois lettres. Qu’est-ce qu’on peut avoir bon ou bien tourné, hein ?! Grrr, Shane, vous ne me mettrez pas au pied du mur. Pas tout de suite. »

Décidé à gagner cette bataille, Aaron se tut de nouveau, les rouages de son cerveau se mettant en place au fur et à mesure de sa réflexion. On peut l’avoir bon ou bien le tourner. On peut l’avoir bon ou bien le tourner. On peut l’avoir bon ou bien le tourner… Mais bon sang mais c’est bien sûr ! Le « dos » ! On peut avoir bon dos, ou bien tourner le dos ! En trois lettres, cette solution collait parfaitement ! Persuadé qu’il avait enfin mis un terme aux petites énigmes de son maître – pauvre Aaron, s’il savait ! – le jeune blond tapa presque fiévreusement sur le clavier tactile le mot qu’il avait trouvé. Un BIP retentit, signe que l’écran abandonnait son silence. Il allait enfin parler. Ou écrire. Peu importe, tant qu’il lui donnait la solution. Parce que oui, le naïf blond ne s’attendait pas, absolument pas à rencontrer une autre énigme… Pauvre, pauvre petit Ronron.
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Re: Parfois, des portes se ferment, et d'autres s'ouvrent.

Message par Shane M. Lewis le Lun 7 Fév - 13:27

    L’écran répondit non à un certain nombre de proposition faite par Aaron. Non, pas de pensées perverses, Aaron n’était pas écranphile aux dernières nouvelles, quoi que. Un mince sourire s’affichait sur les lèvres de mon Brigadier, face à chaque nouvelle réponse. Sadique d’une part, car il aimait bien voir son apprenti se dépatouillé comme il le pouvait, admiratif d’une autre part, car il ne se décourageait pas, il n’abandonnait pas, il continuait à faire des propositions, son esprit était inondé d’idées et de solutions possibles. Shane était ravi de voir combien Aaron était perspicace. Son esprit trouvait une solution et semblait déjà en chercher une autre tout aussi probable. Ainsi Shane vit arriver un jeu de mot, puis une combinaison fort habile qui consistait à ‘tourner’ le mot ‘mot’, c’était bien vu. Il fallait croire que son apprenti finissait par le connaitre, mon Shane, avec toutes ses inversions de lettres.

    Il fallait dire qu’avec un pseudonyme comme Siwel qui n’était autre que son nom de famille écrit à l’envers, il était vite démasqué. Shane, quand bien même il manquait de créativité souvent, était un amoureux transi des combinaisons. Les retourner dans un grand nombre de sens, ajouter un code, crypter une nouvelle fois, ou bien faire le chemin inverse était une des choses dans lesquelles il excellait. Aussi fût ravi que, consciemment ou non, Aaron finisse par chercher à se mettre à la place de mon brigadier. Pour abattre son ennemi, il fallait bien le connaître et penser comme lui. Aujourd’hui, l’ennemi à vaincre, c’était Shane, plus tard, pour Aaron, ce serait les informaticiens de la Confrérie de le Rébellion. Lewis y voyait là un véritable potentiel alors qu’Aaron ne devait être là que depuis quelques jours encore, et il avait déjà la stratégie d’un pirate informatique qui se mettait en place. De bons réflexes, en somme, qui ravissait le nouveau Traktueur.

    Mais là, n’était encore fini son travail, bien qu’il en soit à la fin, lorsque Shane valida le mot « dos », délivrant à distance le fameux message du cadre. Mon Brigadier ricana doucement, plein de sadisme alors que ses doigts gantés parcourraient le clavier de son ordinateur à une vitesse affolante. Il délivrait donc :

    « Vous n’avez aucun nouveau message. »

    Un grand silence. Voilà qui devait laisser Aaron bouche grande ouverte. Ou si ça n’était pas le cas, il devait chercher les caméras cachées qui filmaient le canular. L’écran n’avait rien à lui dire, tout simplement. Le fameux message qu’Aaron devait attendre avec impatience était qu’il n’y avait pas de message. Mais si Aaron avait bon dos et qu’il tournait l’écran à l’envers, pour regarder au dos, il verrait, écrit en petit au stylo indélébile qui servait à écrire sur les CD-ROM, les 8 petits chiffres. Au final, ‘dos’ devait faire comprendre à Aaron que la vérité n’était pas toujours là où on croyait qu’elle était. En informatique, les pièges comme celui-ci tombaient souvent. C’était des leurres. Les informaticiens tombaient dedans en croyant y trouver la clé, se focalisait là-dessus, sans avoir une vision plus large de toutes leurs possibilité.

    ’28 225266’

    Que ferait-il de cela à présent ? Ce n’était pas un numéro de téléphone certes, mais son clavier de téléphone lui serrait peut-être bien utile, s’il le voulait. Qu’il s’aide de ce qu’il souhaite, pourvu qu’il trouve les deux mots qui lui indiquerait où était Shane. Là, il pourrait dès lors venir le rejoindre. Shane ferma son ordinateur. Il n’avait plus rien à faire à présent. C’était à Aaron d’aller jusqu’au bout, ou d’y renoncer. Shane lui en tiendrait-il rigueur ? Probablement. Fuir est bien pire qu’un crime. C’est une faute. Et les fautes ne sont que rarement pardonnées, à moins d’avoir une explication valable.

    Shane ferma les yeux, laissant le vent léger balayé ses cheveux. Advienne que pourra d’Aaron. Shane était assis sur le sol, les jambes repliées contre son torse, ses bras les entouraient et son menton se posait sur ses genoux. Il ouvrit les yeux, regarda les rideaux bruns qui cachaient ses fenêtres. Combien de temps faudrait-il pour qu’Aaron pointe le bout de son nez ? Car Shane avait déjà cette certitude qu’il y parviendrait, avec un peu de logique, on s’en sortait. Dehors, Shane n’avait pas spécialement froid. Son manteau gris avait le col remonté et son écharpe de laine noire avait fait au moins trois tours autour de son cou et remontait jusqu’à son nez. Ses mains portaient d’habituels gants en cuir. Shane avait peur de ses mains. Il avait tué quelqu’un avec. Des bottes remontaient par-dessus son pantalon. Mon Brigadier avait maigri. Le travail de Traktueur avait creusé ses joues, légèrement, rien d’affolant pour le moment. A ses pieds, son ordinateur portable blanc était clos. Prêts de lui un sac en papier cartonné avec deux poignets en ficelle. C’était le genre de sac que l’on avait lorsqu’on venait de faire les magasins. Le sac n’était pas spécialement grand, peut-être une vingtaine de hauteur, de couleur rouge Guildien. Dedans, la surprise que Shane réservait à Aaron s’il parvenait à le rejoindre.

    Seul, dans son coin, Shane n’écoutait plus que le silence. Il avait l’air d’un être malade. C’était la fatigue qui lui donnait cette mine de fantôme. On ne pouvait pas voir son sourire absent, caché sous son écharpe, mais ses yeux traduisaient bien cet état de pré-détresse dans lequel il se trouvait. Silvio lui manquait aussi, mais Silvio travaillait, Silvio, le commandor Silvio était occupé. Et le nouveau Traktueur l’était tout autant. Mais Shane avait tenté d’appliquer les conseils que lui avait donné Kim, même s’il n’aimait pas beaucoup les médecins, il avait tout de même cette petite voie dans sa tête qu’on appelait la conscience, qui lui disait d’écouter ce que le docteur disait. Lâcher son travail un peu, lâcher son écran, s’occuper du monde autour de lui. Shane avait deux filleuls à guider qu’étaient Soham et Gunther. Et il avait apprenti, Aaron. Il aurait voulu avoir Silvio aussi, il était persuadé qu’un seul quart d’heure dans ses bras lui aurait suffit pour se redonner du courage.
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Re: Parfois, des portes se ferment, et d'autres s'ouvrent.

Message par Aaron Smith le Lun 7 Fév - 23:40

HJ : Bon, un peu la flemme de relire... J'espère que j'ai pas fait trop de fautes XD. Ou pire, des lapsus >.>

« Vous n'avez pas de nouveaux messages. »

Qu'est-ce que c'était que ça, encore ? Intrigué, un peu perdu face au machiavélisme dont faisait preuve son professeur, Aaron ferma les yeux, et se massa longuement les tempes. Quel message voulait-il lui faire passer ? Etait-ce encore un code ? Le sens était, cette fois, évident, et n'avait pas l'air d'être codé. Mais, venant de Shane, il fallait toujours vérifier. Tranquillement, d'abord, puis de plus en plus fiévreusement, il tenta de déchiffrer ce qu'il croyait être un nouveau code. Peut-être qu'un mot en remplaçait un autre ? S'il prenait, pas exemple, le mot qui venait avant, ou après dans le dictionnaire, la réponse serait évidente ? Quelques lettres tapées sur le clavier de son propre ordinateur, et un rapide passage sur le réseau lui permirent de s'assurer que ce n'était pas le cas. Non, le résultat n'avait aucun sens. Une fois encore, il tenta de retourner la phrase, utilisa le serveur d'une façon plus commune, sans rien trouvé. Frustré, il envoya l'écran valser sur le lit.

C'était bien là une réaction d'adolescent, d'enfant colérique, mais elle eut deux mérites. Tout d'abord, elle détendit Aaron, lui permettant de retrouver le contrôle complet de ses pensées, et d'avoir pleinement accès à sa logique de futur informaticien. Ensuite, et surtout, elle dévoila ce que Shane avait caché : le dos. Le dos de l'objet, sur lequel figurait un petit numéro discret. Les yeux du blond tombèrent dessus et, aussitôt, la solution éclata dans son esprit : « dos », c'était le mot, c'était ce qu'il devait voir ! Un rire mi-amusé, mi-nerveux s'échappa de ses lèvres, tandis qu'il reprenait l'objet et, d'un coup d'oeil, remarquait cette suite de chiffres qui n'avait rien à faire là... A moins que tous les écrans n'aient un numéro d'identification, auquel cas ce n'était toujours pas là la solution, et il se verrait contraint de chercher une nouvelle idée. Afin de s'en assurer, il fit une nouvelle recherche sur son portable, rapidement, plus rapidement qu'il n'en avait jamais fait, et la réponse qu'on lui offrit sembla le satisfaire. Un sourire ravit naquit sur ses lèvres, une moue presque canine.

Maintenant qu'il savait que cette suite de chiffres, « 28 225266 », était bien un code, il n'avait plus qu'à le déchiffrer. Shane avait toujours fait preuve d'une même technique : un espace séparait deux lettres. Pourtant, il semblait peu probable à Aaron que ce nouveau message ne soit composé que de deux lettres – il n'y aurait, alors, pas vraiment pu y avoir de suites – et une autre idée le traversa. Un chiffre, une lettre. Et, apparemment, pas la même, puisque deux deux, et deux six se suivaient, au début et à la fin du second mot. Pour mettre à bas ce nouvel obstacle, l'ange blond décida de d'abord commencer par élimination. Qu'est-ce que son Maître chercherait à lui faire trouver ? Un objet, ou bien un lieu, sans doute. A priori, Siwel était du genre plutôt pragmatique, et son apprenti ne l'imaginait pas partant dans des principes abstraits, bien qu'il ne le connut encore que peu, mais assez pour savoir qu'il valait mieux s'attendre à tout. N'ayant toutefois pour le moment pas d'autres pistes, il décida de se lancer là-dedans. Ouvrant un document vierge sur son ordi, il nota en quelques secondes :

Objet : Le/La six lettres.
Endroit : Là/Au/Où six lettres

Bien. Il n'était pas le moins du monde avancé. Enfin si, peut-être un peu, mais bien trop peu pour que cela lui soit utile, en réalité. Que devait-il faire ? Qu'attendait Shane de lui ? Espérant qu'une réponse lui tombe du ciel, il rebalança l'écran, sans vraiment y croire. Et, évidemment, il ne lui fournit, cette fois, aucune mini-petite-ridicule piste. Perturbé, Aaron se mordit les lèvres, frappant négligemment son front contre le mur, pour essayer de réfléchir. Comment avait-il bien pu coder ça, hein ? Son ordinateur ne lui fournirait pas cette réponse, il le savait. C'était trop vague, trop... Oh ? Shane avait-il précisé qu'il devait s'en sortir seul ? Non, il ne lui semblait pas avoir entendu de consignes allant dans ce sens. Donc… Il était parfaitement dans son droit d’appeler Kim – Sans forcément tenir son formateur au courant, d’ailleurs. Après quelques secondes d’hésitation – il aurait préféré s’en sortir seul, tout de même – mais acculé face à l’absence totale de solution, il sortit son portable.

C’est alors qu’un détail, un tout petit détail lui sauta aux yeux. Sous chacun des chiffres, trois ou quatre lettres. Curieux, et se sentant proche de la solution, Aaron ouvrit un nouveau message et, avec force difficultés – il n’avait pas vraiment l’habitude de taper de textos – il appuya tour à tour sur chacun des chiffres. Le T9 est un outil dont on ignore tous les bienfaits ! Devant ses yeux émerveillés, la solution s’afficha, lui tirant malgré tout une grimace embêtée… La réponse était simple, il aurait bien pu y penser plus tôt, et tout seul. Parce que si, au final, il n’avait pas appelé Kim, c’était son téléphone – une machine qui n’avait aucune faculté de penser ! – qui lui avait donné la réponse. Par deux fois, il avait usé du hasard pour s’en sortir. D’aucun auraient dit de lui qu’il avait la chance du débutant, et il n’en pensait pas moins. Or, le principe même de la chance du débutant, c’est qu’elle était périssable. Il voulait, à l’avenir, pouvoir compter sur sa logique, et uniquement sur celle-ci. Mais pour le moment, inutile de faire sa mauvaise tête.

« Au balcon… Il doit parler de la fenêtre ? »

Un peu perturbé par le choix des mots, Aaron se dirigea néanmoins par la vitre, camouflée derrière des rideaux jusqu’ici à demi-clos… Shane avait sans doute pensé à la photophobie de l’ange blond… Ou bien avait-il simplement voulu cacher la solution. Toujours est-il que, après avoir à moitié fermé les yeux, et prit son courage à deux mains, le pauvre futur informaticien jeta un coup d’œil à l’extérieur, retenant difficilement un gémissement douloureux, tandis que des battements erratiques frappaient à ses tempes, dans une tempête de mal être. Il se mordit les lèvres pour se contenir, laissa les rideaux se fermer et prit quelques secondes pour se calmer. Il allait devoir sortir, et rejoindre Shane. Il n’avait pas le choix : c’était le maître qui décidait, et lui, modeste apprenti, n’avait qu’à se soumettre à ses désirs, malgré la douleur qu’il pourrait rencontrer. Il faudrait bien qu’il apprenne à la contenir, à défaut de la faire disparaître, de toutes façons. Il n’avait pas cinquante solutions. A moins que Kim ne lui en trouve une, au final, mais il ne pouvait s’empêcher d’en douter.

Après avoir aspirée une longue goulée d’air, Aaron se redressa et, encore droit pour le moment, prit son ordinateur, le rangea amoureusement dans sa sacoche et rajouta, après une courte réflexion, l’écran qui lui avait causé tant de soucis. En douceur, il referma la porte – pas à clé, puisqu’il n’en avait pas les moyens – et s'apprêta à franchir la porte fenêtre. Inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration. Se recroquevillant, tentant de cacher le mieux possible ses pupilles hyper-sensibles, tout en gardant un minimum de visibilité, il se jeta dehors, en titubant. Heureusement, Shane n’était pas bien loin et, en quelques minutes de douleur et d’une marche vacillante, il parvint à ses côtés, dans un pas qui n’avait rien de gracieux ou de discret. Ses yeux se posèrent sur son maître, qu’il observa, avant de s’effondrer à ses côtés, et de se blottir dans une position semblable, la tête contre ses genoux pour arrêter la lumière. Il avait eut le temps de voir ses traits tirés, sa pâleur cadavérique et l'air torturé qui ne le quittait plus. Lui qui, peu de temps avant, était encore un "joli brun à peine stressé" était devenu un "petit brun qui se faisait totalement bouffer par ses nouvelles fonctions"... Et Aaron trouvait ça triste. Alors, paternel, il affirma, sa voix étouffée par ses genoux, mais néanmoins audible :

« Vous devriez penser à déléguer un peu, et à vous reposer, Shane. Vous avez l’air exténué. »

Ce n’était pas un ordre, à peine un conseil. Non, cette phrase avait été dite comme un simple constat, et on ne sentait pas poindre la légère inquiétude qui tiraillait le jeune blond, derrière la douleur omniprésente. Il avait entendu la longue et effrayante suite de symptômes de Tristan Darek, et l’apparence actuelle de son jeune maître semblait lui indiquer qu’il commençait à suivre le même chemin, à s’enfermer derrière son ordinateur comme le faisait le précédent Traktueur. Oh, évidemment, c’était compréhensible : un post à risques, de grosses responsabilités, plus un goût pour tout ce qui était informatique. Peut-être que le brun n’avait ni amis, ni amours, et que c’était alors là la solution la plus évidente, la moins douloureuse… En fait, il ne savait rien de celui qui le formait, et brûlait de curiosité d’en apprendre plus sur sa personnalité, sur sa vie privée, sur ce qu’il était réellement, en règle générale. Mais il ne se sentait pas le droit de lui poser ces questions, comme si la hiérarchie empêchait toute égalité. Alors il rajouta seulement, après avoir trouvé d’une main inquisitrice l’écran qu’il recherchait :

« J’ai ramené l’écran. A savoir si vous en aviez encore besoin ? »


Dernière édition par Aaron Smith le Ven 18 Fév - 19:36, édité 2 fois
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Message par Shane M. Lewis le Jeu 10 Fév - 18:38

    [HJ : je n’ai pas trop compris où Aaron se rendait exactement en passant par le hall Oo]

    Shane fermait à présent les yeux, les pas de son apprenti les lui feraient certainement ouvrir en temps voulu. Il l’entendrait, s’il venait. Pendant ce temps, mon Brigadier tâchait de vider son esprit. Résister à l’envie d’ouvrir son ordinateur portable pour vérifier que tout allait bien sur Oméga était d’une puissance contre laquelle il se devait de lutter. Kim le lui avait pourtant bien dit, Shane devait moins vivre greffé à son ordinateur. Et ce même si l’appareil entrainait sur lui une certaine attraction, il devait lui résister. N’avait-il donc pas délégué son travail ? N’avait-il pas laissé à des informaticiens expérimentés le soin de surveiller les réseaux de Nosco ? Si ? Alors pourquoi ce manque de confiance ? Pourquoi cette peur ? Il ne trouvait pas de réponse à cela. Il ne trouvait pas le moindre réconfort sur lequel s’appuyer. Il devait faire un travail sur lui-même s’était certain. Il se devait de ne pas céder encore une fois à sa crainte. Il ne devait pas regarder son ordinateur. Si problème il y avait, son portable se mettrait à sonner. Il devait penser à autre chose.

    Les yeux clos, le visage de Silvio vint envahir ses pensées. Mieux, c’était beaucoup mieux. Mais le manque remplaça la peur, et rapidement, il se sentit tout aussi mal que lorsqu’il pensait à son ordinateur. Son Silvio lui manquait, tout en lui, lui manquait, ses bras, son torse, ses lèvres. Et ses mots aussi. Il aurait voulu entendre la voix de Silvio, chuchotant dans l’obscurité de la nuit, un ‘tu vas y arriver’. La chaleur des ses bras, la douceur des draps. En fait non, il n’attendait pas à ce que Silvio le soutienne, il avait probablement d’autres soucis en tête, notamment pour récupérer Tristan. La Brigade Anti-terroriste était sur le qui-vive. Sachant que le nouveau prisonnier des rebelles avait une santé fragile, mieux valait qu’il reste le moins de temps possible là-bas, afin de lui éviter des séquelles pouvant être véritablement graves. Bref, Silvio avait certainement d’autres choses à faire que d’entretenir son amant caché. Shane aurait voulu entendre un simple ‘je t’aime’, à défaut de ses bras ou de son regard. Juste ces mots pour lui dire que, malgré son travail, il pensait toujours à lui. Mais pour des raisons professionnelles, les deux avaient préféré se plonger dans un mutisme plutôt que de se parler et mettre leur secret plus gravement en danger qu’il ne l’était déjà.

    Shane sursauta, sortant de ses pensées, il releva sa tête pour voir le jeune blond dégager les rideaux des fenêtres, ouvrir la porte-fenêtre qui menait au balcon de l’appartement de mon Brigadier et de venir s’installer sur le sol, près de lui. Aaron avait enfouit sa tête dans ses bras. Shane n’y avait plus songé. Son apprenti était fragile des yeux, et Shane le mettait à l’extérieur. Certes, il n’y avait pas le brillant soleil qu’on trouvait en été, puisque c’était l’hiver à Nosco, mais malgré les nuages gris une forte lumière passait au travers des nuages. Le temps était artificiel, décidé à l’avance par la Guilde. Peut-être cherchait-on à calmer les esprits échauffés par l’enlèvement de Tristan Darek. Peut-être que c’était ce qui expliquait la clarté de ce ciel pourtant gris. Les mots d’Aaron le surprit un instant. Au final, sa réplique était logique. Ca se voyait sur sa tête, à Shane, qu’il manquait de sommeil et qu’il travaillait trop. S’arrêtait-il pour autant ? Non, il continuait, il avançait et ne relâchait rien. Et c’était bien là le problème. Il ne répondit pas à cela cependant, mais d’avantage à l’écran. Il avait pris le fameux écran qu’Aaron montrait et le posa à plat sur son ordinateur :

    « Rentrons à l’intérieur Aaron, j’avais oublié que vous étiez fragile des yeux. »

    Un semblant d’excuses dans sa phrase, mais les excuses étaient bel et bien présentes. Elles existaient parce qu’elles étaient importantes. Il n’avait plus vraiment pensé à la fragilité des yeux de son apprenti, aussi se leva-t-il et tendit une main gantée à Aaron pour l’aider à se relever et le guider vers l’intérieur. Dans la cuisine plus exactement. Shane avait pris son ordinateur, la tablette et le sac dans une main, comme habitué à transporter un bon nombre d’outil en même temps. C’était le cas, surtout lorsque Shane travaillait avec la brigade anti-terroriste et devait descendre dans les sous-sols pour une mission. Il devait alors savoir marcher sans tomber et se servir de son ordinateur et d’autres outils informatiques en même temps. C’était une polyvalence qu’il avait acquise avec le temps. Il posa ces trois choses sur la table de la cuisine, alla refermer la porte fenêtre et les rideaux derrière Aaron, puis revint vers cette fameuse table.

    « Vous voulez boire quoi Aaron ? Café ? Soda ? »

    Shane n’était pas le genre d’hôte à faire défiler toute une liste de chose à boire. Si son invité voulait quelque chose en particulier, qu’il le dise, mon Brigadier n’était pas devin, et n’essayait pas de le devenir comme d’autres le faisaient inutilement. Il invita Aaron à s’assoir et lui tendit un muffin au chocolat, qu’il avait fait lui-même à base d’aliments synthétiques. Il était assez ravi de lui, les muffins n’avaient pas mauvaise tête, et n’étaient pas mauvais (oui, Shane avait déjà goûté). Il avait fallu qu’il s’occupe, car, mine de rien, il avait essayé de faire ce travail sur lui-même que lui avait proposé Kim. Faire la cuisine. Voilà une chose qui l’avait occupé durant une petite heure, période pendant laquelle il avait réussi à ne pas ouvrir son ordinateur. Shane servit rapidement ce qu’Aaron voulait boire, lui-même revint avec un verre de soda pour lui, et un muffin évidement. Il s’assit à table, en face de lui et lui expliqua alors :

    « Vous avez de bonnes capacités Aaron, j’en suis ravi. Tenez, c’est pour vous. »

    Il fit glisser vers son apprenti le sac en papier qui sortait tout juste du magasin et qui contenait un micro-ordinateur de poche avec accès au réseau.

    [HJ : Le muffin de Aaron est le muffin qui contient du piment synthétique, je te le dis au cas où Aaron avait envie de s’arracher ^^ C’est le but en même temps. Bon appétit]
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Message par Aaron Smith le Sam 12 Fév - 15:23

HJ : Ah, j’avais pas pigé que tu étais sur le balcon… J’croyais que tu étais au pied de l’Aedes, et qu’on pouvait te voir du balcon x). J’édite ça.

Shane ne répondit pas à sa proposition. Cela n’étonna en rien Aaron, qui avait bien compris que son maître n’était pas des plus bavards, chose qui le changeait étrangement de Kim. Peut-être était-ce pour ça, que les deux personnages ne se fréquentaient que cordialement, sans vraiment s’apprécier ? Parce que, si le jeune homme était encore un écœurant mélange de naïveté et d’innocence, il en restait néanmoins plutôt observateur, et avait su voir ça… Et éviter soigneusement le sujet, sentant que ça ne pourrait qu’envenimer les choses. Il laissa le petit écran à son cher professeur qui, pour son plus grand plaisir, lui proposa de rentrer à l’intérieur. Owii, obscurité augmentée, douleur diminuée. A son tour, Ronron se fit silencieux, et se contenta de se redresser, et de le suivre vers la cuisine, tanguant légèrement, déboussolé par la souffrance. A chaque fois que sa tête lui faisait mal à ce point, il ne parvenait plus à se tenir correctement, marchant d’un pas hésitant, les épaules rentrées et la tête brinquebalante. C’était absolument détestable, et lui ôtait toute son élégance, bien que sa beauté resta la même.

Il accepta la main de son professeur, trouvant dans ce simple geste une forme de réconfort. Elyan avait fait pareil, quelques jours plus tôt… Inutile de vous expliquer comment toute cette histoire avait fini, mais la simple pensée de la jolie damoiselle insuffla à Aaron la force de dissimuler sa faiblesse, et de se tenir le plus droit possible pour que la douleur reste supportable. Il cacha même son soulagement quand, enfin, l’agressive lumière quitta sa rétine, au profit de la douce obscurité qui régnait dans la salle à manger. Tous les rideaux étaient mi-clos. Il ne faisait, certes, pas si noir que dans l’appartement de l’ange blond, qui vivait carrément dans les ténèbres, mais c’était assez sombre pour qu’il supporte sans avoir besoin de cacher ses yeux. Rassuré, il referma la porte-fenêtre et rabattit les rideaux à moitié, avant de suivre Shane dans sa petite cuisine. Elle était plutôt jolie, dans ses tons blancs et marrons, et le jeune homme accepta volontiers muffin et café – le café semblant adoucir légèrement la douleur, qui martelait toujours ses tempes.

« Merci beaucoup, Shane. »

Merci pour l’avoir laissé rentrer. Merci pour l’avoir pris sous son aile, pour lui apprendre. Merci pour lui avoir donné un muffin. Merci pour lui avoir servi du café. Merci pour tout, quoi. Un simple mot pouvait exprimer tellement de chose… Aaron pensait son maître assez fin, assez subtil pour comprendre ce qui se cachait sous ces mots. En revanche, il ne s’attendait pas à les regretter. Qui aurait pu penser que le brun était du genre à lui faire une sale blague comme… Lui donner un muffin au piment ? Confiant, il avait croqué dedans, en prenant une large bouchée qu’il avait mâchée avec délice… Jusqu’à ce que le piquant l’infiltre sournoisement, brûlant ses papilles, arrachant sa bouche sans prévenir. La surprise lui fit sortir sa langue, comme l’aurait fait un chien, tandis que son nez le piquait affreusement. Il jeta un regard suppliant vers Shane, qui n’avait pas l’air de ressentir la même chose que lui, tandis qu’il mâchait son gâteau avec un flegme tout informaticien. Alors, Ronron fit la seule chose qui lui sembla être une idée judicieuse : il avala son café d’une traite, se rinçant la bouche avec délectation, cherchant à évincer le goût du piment. Outch. Il respirait. Prudent, il reposa le muffin sur le comptoir, et jeta un nouveau regard à son maître.

« Pour moi ? Merci ! »

Merci, encore merci, certes. Toutefois… Ce coup-ci, l’ange blond fit plus attention, ouvrant le sac avec précaution. Qui sait ce qui pouvait sortir… Une araignée qui le piquerait, un serpent venimeux de métal ou n’importe quelle autre machination de la part de son Maître. Peut-être que le coup du piment était une leçon, une leçon de vie, du type « Fais attention à toi. Quand tu seras brigadier, tout pourra être source de danger, et tu ne devras avoir confiance en personne ». Ou bien, tout simplement, Shane aimait les choses très pimentées… Et pas Aaron. Pourtant, quand ce dernier vit le petit ordinateur, un large sourire étira ses lèvres rosées, tandis que ses yeux s’illuminaient avec adoration. Par Joshi, c’était, c’était… Le plus beau cadeau qu’on ne lui ait jamais fait ! Ravi, il sauta de sa chaise, manifestant une fois encore sa joie de façon trop exubérante, et attrapa de nouveau l’autre informaticien dans ses bras, dans une étreinte qui avait tout d’amical, et rien de… Soupçonneux. La dernière fois qu’il l’avait fait, il n’avait pas senti la désapprobation de son collègue.

Shane semblait donner un sens plus profond, plus fort à ces étreintes qui, pourtant, n’étaient que l’expression d’un trop plein de joie. La preuve en était que, une fois l’autre informaticien bien étouffé et proche de l’asphyxie, il s’en détourna et contempla avec ravissement le mini-ordinateur qui lui avait été donné. D’un coup d’œil, commençant pour de bon à maîtriser les écrans, il trouva le bouton pour l’allumer. Face à ses yeux verts éblouis, il vit l’écran s’illuminer, libérant une lumière qui, pourtant, ne l’agressait aucunement. Quelques clics, des réponses de-ci de-là « Entrez votre nom, entrez votre prénom, entrez votre pseudo », et enfin devant lui s’étala l’étendue de ses possibilités. Plus besoin de trimballer le lourd ordinateur portable qu’il avait, une fois encore, avec lui. Ce petit objet tiendrait dans sa poche, pour son plus grand bonheur. Un sourire niais étira son visage tout le temps que dura la manœuvre mais il se flétrit peu après. Shane était là, toujours tout seul dans son appartement, et Ronron n’ignorait pas qu’il avait peur de sa solitude, peur, surtout, de virer comme ce Tristan Darek dont il ignorait tout, mais qui effrayait son maître plus que de raison. Alors, poliment, il prit des nouvelles de ce dernier, avant de relancer cette fameuse proposition :

« Je suis ravi aussi, Shane. C’est un superbe cadeau que vous me faites. Toutefois, vous avez l’air encore plus fatigué qu’il y a quelques jours… Vous allez bien ? Vous dormez mieux, la nuit ? Voulez-vous que je reste avec vous, aujourd’hui ? »
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Message par Shane M. Lewis le Dim 13 Fév - 0:15

    Des remerciements, Aaron en avait plein et Shane les lisait en lui, étrangement, comme si l’autre avait voulu qu’il le sache. C’était le cas. Mais il se souvenait aussi, qu’à son arrivée, il avait toujours eu les yeux grands ouverts et remerciait quiconque lui avait offert son aide. Etait-ce donc cela la maladie dont étaient atteints tous les nouveaux arrivants à Nosco ? Il fallait donc croire que oui. Il fallait se dire que c’était comme ça, que l’on était, autrefois, ces petites bêtes perdues. Un petit sourire, léger, sur les lèvres de l’informaticien. Que répondre au juste ? Un ‘tu le mérites’ ? Aaron le savait déjà. Pour quelqu’un qui n’était là que depuis quelques jours, Aaron avait déjà un bon potentiel. Même si mon Brigadier ne lui avait donné que des codes qui n’entraient pas dans un niveau de difficulté élevé, il n’en demeurait pas moins vrai que beaucoup d’autres auraient abandonné avant lui, auraient jeté l’éponge tout simplement, en se disant que l’informatique, ce n’était vraiment pas son truc. Ce n’était pas le cas de Smith. Shane ne parvint qu’à prendre une petite bouchée de son muffin au chocolat. La faim n’était plus l’une de ses grandes qualités ces derniers temps, et ses traits amaigris en étaient le douloureux reflet. Il avait fini par reposer le muffin sur la table et se contenta de porter le muffin à ses lèvres. Il regardait, silencieusement par-dessus son verre, son apprenti croquer dans le muffin pimenté et vider cul-sec son verre. Un fin sourire, mesquin cette fois-ci vit le jour :

    « On dit que pour qu’un enfant sache que le feu brûle, il faut qu’il y mette les mains. Je pense que vous avez, Aaron, beaucoup de chose à apprendre ces derniers temps, j’espère que vos papilles sauront vous rappeler tout au long de votre vie que l’ennemi use de leurres. En informatique, ce sont de faux espoirs, l’impression d’avoir trouvé une solution, ou encore d’avoir coincé un hacker. Demandez-vous alors trois choses : est-ce par désespoir ou simplicité que vous avez choisi cette solution ? Est-ce que cette solution n’est pas justement trop simple pour être vraie ? Est-ce que le hacker coincé, au final, ce n’est pas vous ? »

    Il prit le muffin pimenté et le jeta à la poubelle, il revint avec un autre cette fois sain et le posa devant Aaron. Peut-être que son apprenti serait plus méfiant cette fois face au muffin, et qu’il déposerait à sa surface juste le bout de sa langue pour constater alors que celui-ci n’était pas honteusement assaisonné. Peut-être ne le mangerait-il pas, tout simplement. Dommage pourtant, celui-ci était bon, et Shane n’avait pas l’appétit de manger ses préparations out seul. Aaron ouvrit son cadeau, et mon Brigadier eut droit à une nouvelle embrassade. Décidément son nouvel apprenti était vraiment… Tactile ! Il regarda le blond commencer à tapoter sur l’objet avec un enthousiasme exceptionnel. C’était amusant de le voir sauter là-dessus comme si on lui avait offert le plus beau jouet du monde. Et Shane avait l’impression d’être un père qui avait gâté son enfant. Etait-ce un mal ? Non, il s’en sentait heureux. Il n’avait pas vraiment d’apprenti de toute sa vie qui manifeste autant d’intérêt pour l’informatique, et qui lui ressemble, par conséquent beaucoup. Shane n’avait jamais était un geek. Il ne le serait jamais d’ailleurs, sauf circonstances exceptionnelle. Il avait toujours marqué une différence entre son ordinateur et lui. Mais l’informatique avait toujours été source de passion, sa motivation était haute, un peu comme Aaron. Peut-être que lorsque son apprenti serait là depuis quelques temps, il ne s’extasierait pas devant le moindre objet électronique.

    « La Brigade Informatique à laquelle j’appartiens a perdu son commandor. C’est quelque chose de triste pour chacun d’entre nous, ça nous affecte plus ou moins fortement en fonction de la relation et de l’admiration qu’on avait avec Tristan. J’admire le génie de Tristan. Lorsque je parle de relation, c’est à prendre au sens large, il n’y a rien entre lui et moi, rassurez vous. Je parle de liens. Tristan m’a nommé Traktueur en son absence. Traktueur est un pseudo, le pseudo de Tristan lorsqu’il traque les rebelles. J’ignore s’il m’a donné ce poste parce qu’il me faisait confiance ou parce qu’il voulait me tester, dans les deux cas je dois faire mes preuves et ne pas le décevoir. Je ne peux pas m’arrêter… »

    Et par cette dernière phrase, il affirmait que non, il n’allait pas mieux, non, il ne dormait pas mieux la nuit.

    « Vous pouvez disposer Aaron. »

    Il ne le chassait pas, loin de là, il lui disait simplement qu’il n’était pas nécessaire qu’il reste. C’était son problème, il était un grand garçon, et il résolverait ça seul… Ou pas.
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Message par Aaron Smith le Dim 13 Fév - 19:20

Aaron était peut-être un grand dadais gentil et niais, mais il comprenait néanmoins ce « non ». « Non » qu’il savait ne pas être un « non » catégorique, mais qui restait un « non » quand même… Pour le moment. Docilement, donc, il se permit de reprendre un peu de café, et de goûter au nouveau muffin. Cette fois, il y allait avec plus d’hésitation, ayant compris la leçon. Narines frémissantes, il tenta de déceler une odeur étrange, mais n‘en trouva guère… il fallait reconnaître, aussi, que les produits synthétiques que l’on trouvait partout en Nosco n’avaient pas une odeur prépondérante, et qu’on pouvait tous les confondre. Nullement rassuré, donc, il vint déposer sa langue dessus, ne sentit aucune piqûre, en prit une petite bouchée et finit par mordre dedans avec bonheur, savourant la cuisine de son maître. Shane était bon cuisinier, il fallait bien le lui reconnaître.

A peu près aussi bon cuisinier que son élève était tête brûlée. Il n’aimait pas l’idée de s’être fait battre à pleine couture vis à vis de ce muffin pimenté, et une idée s’insinuait, doucement, dans son esprit. Le gâteau maudit était toujours posé à sa place, sur le comptoir. Aaron s’en saisit, et vint se planter face à Shane qui avait enfin craqué, et était de retour sur son ordinateur. Il fallut un remarquable effort au jeune blond pour qu’il ne se précipite pas à ses côtés, et ne se penche sur son écran, afin d’observer ses manœuvres avec admiration. Déjà, il était sidéré par la vitesse de frappe de son professeur, et rêvait au jour où il pourrait aller aussi vite. Mais il avait une action – suicidaire, peut-être – à accomplir. Tranquillement, il approcha le muffin de sa bouche, et mordit dedans. Aussitôt, la brûlure revint, mais l’ange n’en laissa rien paraître. Il se répétait sans cesse que cette douleur n’était rien par rapport à la souffrance que la lumière engendrait, et il ne montra aucune hésitation. Croquer, manger, engloutir avec la décontraction la plus totale.

« Une fois que la vérité est découverte, et que le mystère est soulevé, il devient plus facile d’affronter son ennemi. J’ai découvert une nouvelle part de vous, Shane, que je n’aurais jamais soupçonnée. Je ne me laisserai plus tromper, je vous le promets. »

Ses paroles auraient pu sembler arrogantes, si un humble sourire n’étirait pas les lèvres fines du blond. Il était un élève, et il était bien conscient d’avoir tout à apprendre. Il ne se rappelait pas combien l’espèce humaine pouvait être fourbe, et il était reconnaissant à son professeur de le lui avoir appris, même si sa méthode l’avait pris de cours. Il tenait, toutefois, à lui montrer que la leçon était assimilée et qu’à l’avenir, il ne l’oublierait plus. Nosco était loin d’être aussi calme et parfaite qu’on voulait le montrer aux Nouveaux Oubliés, et bien qu’arrivé depuis peu, Aaron en prenait un peu plus conscience chaque jour. Il finit enfin le cadeau empoisonné, but sa nouvelle tasse de café avec plus de retenue que précédemment, mais non moins de soif, et décida qu’il pourrait hurler de douleur une fois redescendu à son étage. Avec une élégance toute personnelle, il s’inclina devant Shane, ne lui sautant pas dans les bras, pour une fois, et déclara :

« Je vous laisse donc ici. Merci pour ces précieuses leçons, Maître. »

Une forme de respect, qu’il n’était pas obligé d’employer, puisque Shane l’avait autorisé à ne pas le faire. Il en usa tout de même, presque naturellement, parce qu’il le pensait. Puis il se retourna, ouvrit la porte et lui souffla, avant de la refermer derrière lui :

« Travaillez bien, mais n’oubliez pas de vous reposer. »

Un vrai Papa Poule…
Il était sorti.
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