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Message par Karlovy Kinsky le Dim 6 Fév - 23:44

C’est en marchant d’un pas vif dans le labyrinthe du Sapientia que Karlovy Kinsky aperçut le séduisant docteur Van Berghen, qu’elle considérait comme l’un de ses plus proches amis. Non pas qu’une amitié indéfectible se soit nouée entre eux, bien que ce n’en soit pas si loin, mais l’on pouvait dire qu’ils s’appréciaient l’un l’autre, et que passer du temps en compagnie du brun était toujours aussi plaisant. Il avait l’air désœuvré, et errait dans les couloirs comme une âme en peine. De par la rumeur, d’abord, et Zoltan ensuite, la jeune brunette avait appris que Tristan Darek, informaticien de son état, avait été enlevé par les rebelles. Une bien triste affaire, dans laquelle elle n’avait, toutefois, pas son mot à dire… Mais il lui avait semblé comprendre que Kim était assez proche du commandor, et que sa disparition soudaine et imprévisible l’avait profondément affecté. Etait-ce la raison de son manque d’activité ? Sans doute pas, ou peut-être que si… Toujours est-il que la brunette, accablée de travail, décida d’y mettre fin.

D’un pas plus mesuré, elle s’approcha du brun, un sourire aux lèvres. Elle avait du boulot par-dessus la tête, et on lui demandait toujours plus, comme pour l’empêcher de se rapprocher des rebelles. C’était, d’ailleurs, sans doute le cas. Ou sans doute pas. Les arrivées étaient nombreuses, en ce moment, à Nosco, et la Guilde cherchait à améliorer son rendement à tous prix pour nourrir toutes ces nouvelles bouches. Et c’était elle qui était en charge de créer. Elle, et quelques autres heureux élus, accablés de travail. C’était dans ces moments là qu’elle était heureuse de ne pas avoir une vie sociable allant au-delà de ses collègues du Sapientia : bien qu’elle était à Nosco depuis plusieurs années déjà, et que c’était une femme plutôt agréable, aussi bien moralement que physiquement, elle ne pouvait pas se vanter d’avoir beaucoup d’amis. D’abord, il y avait eu Zoltan, qui lui avait pris tout son temps. Puis sa montée en grade, suite à son travail acharné, pour se remettre de la perte de l’homme qu’elle aimait. Et sa discréditation, suite à ses retrouvailles, à l’aide qu’elle avait fourni aux rebelles. Elle s’était alors enfermé dans ce qui lui restait : la biologie, et les collègues qui osaient encore la regarder en face, et non comme une bête sauvage.

Kim faisait partie de ces gens qui la trouvaient encore fréquentable. En réalité, ils n’en avaient jamais vraiment parlé, et elle le remerciait pour la décence qu’il avait eu de la laisser tranquille, de ne pas l’accabler comme tant d’autres. C’est ainsi que le brun était monté dans son estime, pour se placer parmi les premiers, le peloton, la tête de file. Si son cœur n’avait pas été brisé, elle aurait peut-être même pu en tomber amoureuse… Il était plutôt séduisant : charismatique, souriant, plutôt bel homme et assez intelligent pour avoir une véritable conversation… Un sourire félin amusé naquit sur les lèvres de Karlovy, qui observait ses propres pensées comme une personne extérieure à elle-même. Elle s’aimait bien, elle se faisait rire. Sans être totalement égocentrique, elle ne pouvait nier avoir une certaine estime d’elle-même… Mais, après tout, cela ne valait-il pas mieux que de ne pas aimer sa propre personne ? Et puis, de toutes façons, un chercheur avait, par définition, besoin d’un minimum de confiance personnelle. Quand un travail se fait sur de longues années, et est constitué d’une suite infinie d’échec pour enfin avoir une réussite, on a besoin d’être épaulé, ou bien confiant. La brune faisait parti de la seconde catégorie. C’est pour ça qu’elle était plutôt brillante…

« Bonjour, Kim ! Comment vas-tu ? »

Un sourire ravi étira les lèvres de la jeune femme, qui serra la main de son collègue avec une vigueur presque masculine, et une douceur toute féminine. Etrange mélange, qui pouvait laisser surpris… Mais c’était là l’une des forces de Karlovy, que de savoir s’adapter à une société où, la majeure partie du temps, les hommes régnaient en maître… A une exception près, et de taille : Joséphine de Nosco, l’impératrice… Et, depuis peu, Kathleen Velstiam, passée seconde, chez les brigadiers. Bref, vous vous demandez sans doute ce que la brune faisait dans le coin, se dirigeant du pas sûr de l’habituée de la sortie ? Eh bien, c’est très simple : elle se rendait aux serres, afin de récolter une série de fruits pour des analyses et des expériences, et de synthétiser de nouvelles molécules. Elle avait besoin de la composition exacte des poires actuelles, pour chercher comment les améliorer… On avait, en effet, remarqué un détail inquiétant : les poiriers semblaient être victimes d’une maladie encore non diagnostiquée, et donnaient des fruits anormalement flétris, bien que consommables, à priori. Une baisse de rendement n’était pas profitable, non non non. Alors, elle avait été chargée de trouver ce qui n’allait pas, et de régler le problème. Mieux : elle avait carte blanche.

« J’ai besoin d’aide pour cueillir les poires, je suis débordée. Et toi, t’as pas l’air de faire grand chose. Allez, viens avec moi aux serres ! »

Elle avait parlé d’une voix douce, mais avec une vivacité toute Karlovyenne, une vigueur qui n’était ni plus ni moins que le signe d’une joie de vivre exubérante. Oh, bien sûr, elle n’avait peut-être pas la vie la plus agréable de tout Nosco. Mais, dans l’ensemble, bien que surveillée, accablée de travail et souvent seule, elle adorait sa vie, et se trouvait étrangement libre. Si elle le voulait, elle pouvait rejoindre les rebelles. Si elle le voulait, elle pouvait rester au sein de la Guilde. Toutes les portes lui étaient ouvertes, toutes les initiatives étaient prenables… Lui restait à choisir le bon chemin. Sans laisser le temps à Kim de réfléchir à sa proposition, elle lui attrapa le poignet et, en riant à moitié, le tira à sa suite, repartant d’un pas vif vers les serres. Elle l’aimait bien, certes, mais cela ne l’empêchait pas d’avoir du boulot par-dessus la tête !


Dernière édition par Karlovy Kinsky le Lun 7 Fév - 20:58, édité 1 fois
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Message par Hologramme le Lun 7 Fév - 19:58

    Le destin aime particulièrement Kim, ce petit médecin au grand coeur, à porter ses sentiments si forts et si bons en bandoulière, toujours prêt à aider son prochain, lui tendant toujours la main... Toujours de si bonne humeur, à toute heure du jour ou de la nuit. Surtout de la nuit quand il n'est pas solitaire, assurément...

    Le destin aime particulièrement van Berghen, ce petit chercheur biologiste et cybernétique, qui aime tant lier ces deux arts pour combler les lacunes humaines. Les lacunes physiques toutefois, celles morales n'étant guère de son ressort, quelques soient ses efforts.

    Le destin aime si bien Kim van Berghen qu'il aile lui jouer des tours. Le destin quand il vous aime vous entraine dans sa folle farandole. Sera-t-elle de votre goût ? Nous en doutons fortement. Mais lui n'en a que faire. Et le voilà qui vient de mettre Kim à terre, tandis qu'il s'approchait de Karlovy.

    Quel traître destin que celui de vous humilier ainsi devant la belle de votre coeur !
    Sinistre destin qui se montre petit joueur !
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Message par Kim van Berghen le Lun 7 Fév - 22:40

hj: comment ça j'avais pas de défi de placer autant d'expression de fruits, légumes, cuisine... Ah? Tant pis alors... Enjoy et bon appetit!

dj:
Kim espérait que les informaticiens et la brigade anti-terroriste seraient ménager la chèvre et le chou avec les rebelles, il fallait être prudent et marcher sur des œufs. La santé de Tristan Darek était fragile et tenait à un fils, il était fragile, délicat, périssable et rare comme un Trifolium stellatum, de la famille des fabaceae. Or là-bas dans les souterrains où l’on mangeait presque les pissenlits par la racine, l’informaticien était en très mauvaise position, certainement dans les choux. Et ici en haut, on racontait certainement des salades sur ce qu’on savait pour ne pas révéler la vérité. Certes il ne risquait plus de se prendre des châtaignes en bricolant avec la matériel informatique, mais il risquait bien plus gros… La brigade quand a elle tentait son possible, toutefois si elle échouait c’était pour sa poire à lui, à Tristan, ce serait lui qui en subirait les conséquences. Le scientifique n’était pas une graine de cornichon, il se rendait bien compte que la situation n’était pas particulièrement joyeuse et qu’il y aurait des conséquences négatives à cause de cet enlèvement. Quelles courges ces brigadiers, incapables d’agir activement… Que faisaient-ils toute la journée ? Contemplaient-ils des navets sur le réseau alpha? Plantés comme des poireaux ! Tous en rang, l’un devant l’autre.

Kim réfléchissait, ou plutôt se rongeait les sangs en ruminant ses mauvaises pensées tout en marchant dans les couloirs clairs mais mort de la Sapientia. Il en avait gros sur la patate et pensait à son cher ami. Il fallait dire que le grand homme ne passait pas inaperçu et il manquait dans le paysage de nosco… Il ne se baladait plus auprès de ceux qui semblaient haut comme trois pommes au vu de sa grande taille : un mètre quatre-vingt onze tout de même ! On le presserait de questions, comme on pressait un citron, cependant il résistait c’était certain ! Au pire il leur donnerait de fausses information ou chanterait comme une patate, non l’informaticien n’était pas un bon chanteur aux dernières nouvelles, tout juste s’il sifflait sous sa douche. Les rebelles demanderaient ils des florins ou autre chose de plus important ? Kim aurait bien donné tout son argent, mais comparé à ce que réclameraient certainement les rebelles cela ne devait pas valoir un radis… les membres de la confrérie se fendraient bien la poire s’il leur proposait ce type d’échange. Son action compterait pour des prunes. La moutarde lui aurait bien monté au nez, s’il n’avait pas su se contenir un minimum, seulement il n’avait pas un petit pois à la place du cerveau... Mieux valait donc ne pas ramener sa fraise et attendre encore et toujours… Il s’occuperait de ses oignons : ses recherches et ses autres patients, ainsi que ses deux nouveaux filleuls, et il laisserait la brigade faire ton travail. Il fallait séparer le bon grain de l’ivraie. Pourtant tout cela l’obsédait, il n’arrivait plus à se concentrer sur la feuille de choux de nosco, ni même aux programmes à la noix du réseau alpha, tout semblait avoir perdu tout gouts. Il était insensible à tout ce qui se déroulait autour de lui. A tout, vraiment ? Bon peut être pas. Aaron Smith et Ester Wieg lui avait redonné un peu d’occupation et le sourire qu’il ne voulait pas quitter, mais intérieurement… ou intérieurement il était inquiet, très anxieux. Il savait ce dont l’homme était capable et ce n’était pas joli… L’adversaire reste un ennemi, il ne fallait pas donner la moindre chance et le faire payer, vengeance après vengeance on payait un peu plus le prix d’une dispute qui n’avait été qu’une broutille à la base, là loin dans le passé. Voleurs ! Vous nous avez volés… Les rebelles avaient kidnappé l’informaticien, pourtant il ne pouvait pas réellement leur en vouloir… pas pour le moment.

Soudain des paroles, prononcées par un joli cœur, le sortirent de ses pensées. Les yeux en amandes et un sourire mi-figue, mi-raisin, elle se regardait attendant une réponse à une question qu’il n’avait pas entendu. Il n’avait pas écouté, trop plongé entre souvenirs et crainte. Il tentait de couper la poire en deux, cherchant à savoir s’il devait lui demander de répéter ou tenter de répondre au hasard, en espérant qu’elle ai posé une question banale ou qui pouvait obtenir comme réponse un « oui » ou un « non ». Cependant la jeune femme était pleine de piment et de vivacité, ne lui laissa pas vraiment le temps de réfléchir ou de chercher à comprendre. Elle lui avait attrapé le poignet tout en réclamant son aide. Après tout pourquoi pas, il n’avait rien d’urgent à faire et il pouvait bien aider une belle plante à aller cueillir des poires… Un vrai cœur d’artichaut notre Kim, qui tombait sous le charme de chacun et voulait aider, oui sauf que parfois ce n’était pas possible, lorsqu’on arrivait à la fin des haricots… Qu’adviendrait-il de Tristan Darek ? Son sort n’était pas entre ses mains. Karlovy Kinsky avait une pèche formidable, capable de motiver n’importe qui, sa bonne humeur était contagieuse et agréable. Intérieurement il se reprochait de trop penser à son informaticien, commandor de la section informatique et ami… Il s’imaginait ce que lui aurait dit celui-ci en le voyant se mettre dans un tel état : « Eh, patate, tu es bête comme un chou… tu ne peux point m’aider, alors diantre fais autre chose ! ».

La jeune femme n’avait jamais eu la tête grosse comme un melon. Elle avait toujours vécu simplement et surtout tel le roseau, elle avait plié sous le vent mais sans craquer… Lorsque son fiancé Zoltan Nagy l’avait « abandonné » pour les rebelles, elle avait du subir les attaques de brigade, mais elle avait tenu bon. Beaucoup lui avait tourné le dos, ça ne faisait pas bon genre de fréquenter quelqu’un qui avait des liens plus ou moins suspect avec les rebelles. Elle avait gardé la tête haute. Et Kim van Berghen avait continué à lui parler comme si de rien n’était, parce qu’il n’avait cure de ce que les autres pensait, et qu’il n’haïssait pas les rebelles comme la plupart de ses concitoyens. Et s’il gâchait une chance de promotion tant pis, il ne cherchait pas la gloire, loin de là. Si elle avait encore des contacts avec Zoltan (, un homme, un vrai dur à cuire !) la brigade informatique n’avait pas encore découvert le pot aux roses, où n’avait pas encore jugé qu’il fût temps de l’arrêter. Cependant ce n’était pas le cas de tous les nosciens et mieux valait être prudent et en prendre de la graine. Tous les prétendants de la belle avaient été envoyés sur les roses, malgré leurs poèmes et leur envie de lui conter fleurette. Toutes ces romances devaient courir sur le haricot de la belle, qui n’aimait pas qu’on appui ainsi sur le champignon, tentant de la draguer de manière si peu subtile, et oui les prétendants avaient poussés comme des champignons, au niveau du nombre, après la disparition de Zoltan. Cependant ils avaient tous scié la branche sur laquelle ils étaient, ne voulant pas s’engager avec une « partisante rebelle » tout en voulant la côtoyer. Ils avaient voulu vendre leurs salades, tout en se jetant des fleurs, se reposant sur leurs lauriers en pensant qu’une simple beauté physique devrait suffire à l’âme éplorée de Lovy. Elle les avait bien rembarré chacun à leur tour, leur disant d’aller sucrer les fraises seuls, et qu’elle se portait comme un charme en célibataire et que cela lui convenait. Karlovy avait finalement tiré les marrons du feu, profitant un peu de la situation pour mettre ses amours sur la paille, tandis qu’elle s’en sortait avec les honneurs. Mais il ne mangeait pas de ce pain-là préférant ne pas ennuyer la jeune femme et veiller au grain sur elle.

Surpris par le mouvement de la jeune femme qui l’entrainait à sa suite, il n’avait eu le temps que de tenter de la suivre, malheureusement le destin était cruel ! Ah par Joshi qui lui avait donc lancé un sort et une malédiction ? N’avait il pas assez de soucis pour le moment ? Voilà, qu’il s’était prit les pieds dans on ne sait quoi, il avait pataugé dans la semoule et trébuché. Ca n’avait rien à voir avec la choucroute pourtant en un instant il revit toute sa vie défiler, comme si cette chute signait son arrêt de mort, sa fin. Tandis qu’il tentait de se rattraper et de ne pas entrainer la jeune femme dans sa décadence. Mais c’était trop tard et elle lui tenait trop fermement le poignet pour qu’elle échappe à la même sentence. Voilà qu’ils tombaient tout les deux sur le sol dur de la Sapientia, Kim ferma un instant les yeux espérant que tout cela ne soit qu’un cauchemar. On aurait pu croire qu’il allait tomber dans les pommes, pourtant non, il était juste rouge comme une tomate. Autant mettre les pieds dans le plat et demander.

Lovy ! Est-ce que tu vas bien ? Je suis désolé, j’ai trébuché et… Tu vas bien, dis ?

Voilà qu’il allait peut être devoir la ramasser à la petite cuillère, ou bien aller se faire cuire un œuf la prochaine fois qu’il lui adresserait la parole, parce qu’elle lui en voulait. Allait-elle en faire tout un fromage ? Il avait beau avoir de la bouteille et la recette du succès auprès des femmes, il savait qu’il y aurait du pain sur la planche pour se faire pardonner si elle le prenait mal. Elle n’allait pas pleurer comme une madeleine, n’est ce pas ? Bon, pour se faire pardonner, il allait vraiment devoir mettre la main à la patte et l’aider à ramasser ses poires. Espérons juste qu’elle n’y aille pas avec le dos de la cuillère.

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Message par Karlovy Kinsky le Mar 8 Fév - 18:50

S’il y a une chose à laquelle la vigoureuse Karlovy ne s’attendait pas, c’était que Kim ne la suive pas. En règle générale, quand elle attrapait le poignet de quelqu’un, et y appliquait une légère mais ferme pression, elle obtenait une réponse immédiate, et on passait derrière elle sans trop se débattre, sauf en cas d’urgence ou d'occupation autre. Mais le docteur Van Berghen avait malheureusement, ou bien heureusement, d'ailleurs, la tête ailleurs et, surpris par la rapidité de la demoiselle, il s’emmêla les pieds, tangua dangereusement pour finalement s’écrouler sur le dos dans un grand « BOUM » ! Et évidemment, cela ne manqua pas : la brune, entraînée par ce mouvement inattendu, bascula à son tour, et chuta lourdement, toute grâce oubliée, sur le torse de son collègue, lâchant un soupir brutal et haché par le choc en expirant tout l'air qui se trouvait encore dans ses poumons, sous la violence du contact. Elle était si fine, et d'apparence si fragile qu'on aurait pu penser qu'une telle collision l'aurait cassée en deux. C'aurait été bien mal la connaître...

Quelle drôle de scène que le destin leur avait imposée ! Les deux blouses blanches se retrouvaient allongés l’un sur l’autre, Karlovy dans le rôle de la dominante, dans une position qui n'avait rien de très sain. Un peu chamboulée par leur récent carambolage, la jeune femme observa le visage de son collègue, ne se sentant pas encore apte à se lever. Ainsi chevauché, il lui semblait plus désirable que d'habitude, ses grands yeux bruns affolés courant sur le visage décomposée de sa cavalière. Il avait une barbe de quelques jours, qu'elle avait envie de caresser, pour voir si elle piquait ou non. Ses cheveux, en bataille, montraient le peu de soin qu'il prenait à s'occuper de lui ces derniers temps, comme s'il avait d'autres choses plus importantes à faire, et de larges cernes soulignaient son regard fatigué, ultime preuve que quelque chose le tracassait au point de l'empêcher de dormir. Depuis combien de temps Kinsky ne s'était-elle pas retrouvée ainsi sur un homme ? Elle ne comptait plus le nombre de prétendants qu'elle avait repoussé, car aucun n'avait la profondeur et le charme de Zoltan. Nombreux étaient ceux qui avaient essayé, mais aucun autre homme de Nosco n'avait réussi à prendre son coeur, et à y réparer les douloureuses balafres que l'amour lui avait laissées.

Perdue dans ses pensées, elle laissa ses yeux verts flotter sur le visage de Kim sans vraiment le voir, se souvenant des sensations qu'elle avait pu avoir et des aventures qu'elle avait eues la chance de vivre. Ainsi, elle n'aperçut ni la rougeur pivoine qui naquit sur les joues du médecin, ni la panique qui crispa ses traits. Elle ne se rendit pas compte de l'inquiétude que son collègue avait, non pour lui, mais pour elle, et de la honte qui faisait battre son coeur si rapidement – à moins que, lui non plus, n'ait pas été chevauché depuis longtemps, et que ce ne soit du désir ou de l'excitation qui égayaient tant que ça l'organe malicieux... Elle se sentait étrangement bien, et aurait pu rester ainsi pendant un moment. Une voix, toutefois, infiniment douce, mais dans laquelle perçait un accent de folie angoissée, ramena Lovy' à la réalité. Ah oui. Elle était à cheval sur Kim, ce qui n'était pas si désagréable, en soi, mais n'était pas très sain pour autant. Et puis, si quelqu'un les voyait ainsi, cela risquait de pas mal jaser, du côté des médecins, et elle ne voulait pas entacher la réputation du joli brun. Cruel dilemme que de choisir entre sa malice et sa raison. Dès lors, la meilleure réponse à ce tiraillement, c'est la concession. Laisser parler sa malice, tout en écoutant sa raison. Joueuse, la brunette posa son index sur les lèvres rosées du médecin, dont le coeur dut probablement rater un battement, vu son état, et se rapprocha dangereusement de lui, les protégeant derrière le rideau de sa chevelure, pour lui murmurer :

« Chut. Tout va bien. »

Sa voix était doucereuse, et on y sentait un soupçon de séduction, mêlé à une légère, très légère moquerie face au trouble de sa monture. Elégamment, elle se redressa, s'appuyant sur ses poignets en faisant mine d'être un peu nauséeuse pour ne pas partir trop vite. Elle se ravisa, passa négligemment sa main dans cette barbe qui la tentait tant, essayant de voir si Kim pouvait rougir plus encore, et finalement, consentit à s'éloigner en se mettant debout avec souplesse et vigueur, le contrôle de son corps complètement retrouvé, une fois le choc passé. Amusée, elle tendit une main amicale, presque fraternelle pour aider son collègue à se relever à son tour, et le tira vers elle sans faire preuve de beaucoup de force . Elle était très fine et peu musclée, mais elle savait que ce simple geste aiderait Van Berghen à se sentir un peu moins mal à l'aise. Une fois le malheureux face à elle, elle ne put retenir un éclat de rire joyeux qui sonna comme une trille dans l'air du Sapientia... Il était tout simplement... Décomposé ! Et elle trouvait cet air si drôle qu'elle ne put résister à l'envie de le charier un peu plus :

«Dites, Docteur. Vous penserez que je survivrai ? Le choc a été rude, j'hésite à demander une consultation immédiate... »

Un air sérieux vaguement inquiet apparut dans ses yeux verts, qu'elle laissa planer au niveau du sol, comme si la question demandait réflexion... Bonne actrice, la Karlovy. Car, au fond d'elle, elle avait l'irrésistible envie de hurler de rire de nouveau, jusqu'à n'en plus pouvoir. Non pas pour se moquer de Kim, qu'elle appréciait vraiment beaucoup malgré son malaise face à la situation, mais plutôt pour... Eh bien, décompresser, en compagnie d'un être humain, et non d'un tube à essai. Ce qui était une énorme amélioration, vous en conviendrez. Il faut bien le reconnaître : la damoiselle s'amusait comme une folle. Mais toute bonne chose a une fin, et les meilleurs blagues sont les plus courtes... Elle stoppa donc son petit jeu, en s'exclamant, l'air de profondément déplorer de ne pas pouvoir jouer au docteur avec un professionnel :

« Malheureusement, j'ai tant de travail, je ne peux pas traîner... Mais comme tu m'as mise en retard, tu es obligé de m'aider ! Et ya intérêt à ce que tu sois efficace ! :p »

Souplement, elle se remit en marche, s'attendant à ce que Kim la suive de lui-même, sans prendre son poignet, cette fois... Il ne faudrait pas qu'il finisse pas interpréter tout ce manège d'une manière regrettable pour leur amitié, et devienne l'un de ces innombrables prétendants évincés. Quoique... Il était différent, puisque plutôt bel homme, charmant, intelligent et partageant sa passion pour la biologie. S'il le désirait, il pourrait devenir un sérieux adversaire de Zoltan, qui partait avec un avantage, il avait gardé un bout du coeur de Karlovy, mais aussi un inconvénient : il ne pouvait pas la voir tous les jours. Encore fallait-il que le docteur ait une quelconque attirance pour la brunette, pour que ce passionnant triangle amoureux se mette en place.
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Message par Kim van Berghen le Mer 9 Fév - 1:38

hj: défi de Gunther : placer the phrase de drague dans le rp ! Razz

dj:
Certains avaient pour meilleur ami un ordinateur, comme Tristan Darek, ils ne pouvaient pas se passer de leur machine, ne vivant et ne respirant que pour elle, et en étant dépendant de leur machine. Kim lui était complètement gaga de… Steve son rat. Non, ne prenez pas cet air choqué, c’était totalement amical entre eux deux. Steve écoutait Kim parler et Kim parlait… Le scientifique donnait à manger au rat, et celui-ci mangeait. Ils s’entendaient bien comme les meilleurs amis du monde, et ne se disputaient jamais. Comme se fâcher lorsque Steve faisait sa bouille fautive en le fixant avec ses grands yeux ? Et puis lui au moins ne le laisserait jamais pour quelqu’un d’autre… Il était fidèle, gentil et tout doux. C’était certainement le patient avec lequel il s’était prit le plus d’affection, allant jusqu’à le ramener dans son appartement et à la loger, nourrir et choyer. Non, Steve ne manquait de rien, c’était le petit protégé du médecin… Ce dernier l’avait sauvé et comptait bien le garder pour toujours auprès de lui, comme la preuve vivante de la promesse qu’il s’était faite. Cependant, cela ne restait qu’un ami, un compagnon de route et non pas un amour.

Non, il en fallait un peu plus pour faire battre le cœur du scientifique, et voilà que l’amour lui était tombé dessus, plus rapide qu’un coup de foudre, plus violent qu’une tornade, plus brutal qu’une porte en plein nez, mais plus doux que du sucre du des fraises… Il en était tombé à terre, sous le coup du destin, la seule chose qu’il avait pu faire c’était tenter de rendre le moins douloureux possible la chute de son amie. Elle était tombée sur lui, il avait donc pu amortir le douloureux atterrissage. Elle avait plongé ses grands yeux verts dans son regard, et il n’avait pu s’empêcher de rougir, d’avoir le cœur battant à cent à l’heure et de ne plus trouver ses mots. Pire, elle se rapprocha au point de lui faire perdre de la raison, laissant ses cheveux glisser de part et d’autre de sa tête. Le parfum de la jeune femme se propageait, sans que l’on puisse dire s’il provenait de son gel douche, d’un parfum préparé sur mesure, ou des produits chimiques qu’elle avait manipulés plus tôt. Lovy posa son index sur ses lèvres pour les sceller dans un « chut » murmuré. Tout ce qu’elle voulait, il obéirait !

Malheureusement elle avait décidé de rompre le contact physique, pour se redresser lentement sur ses poignets, tandis qu’il la fixait comme un amateur d’art fixerait un chef d’œuvre. Un léger courant d’air pour agiter ses magnifiques cheveux, tandis qu’elle continuait de sourire, comme si elle posait pour un magazine de mode, et elle aurait pu pour sur ! Et voilà qu’elle passait sa main sur son menton, le faisant défaillir un peu plus. Dans le même temps, elle se relevait avec grâce et lui tendait une main amicale. Main douce et fine qu’il accepta avec plaisir, même s’il ne l’utilisa pas pour s’aider à se relever, préférant tester l’efficacité de ses muscles des membres inférieurs, tout en ajoutant.

Je vous confirme une consultation est nécessaire. Heureusement que j’ai tout le matériel médical avec moi… et hop… un baiser magique.

Il posa ses lèvres sur la main de Lovy qu’il n’avait pas lâché, s’inclinant devant elle ; puis il se redressa et rendit la liberté à la blanche main qui s’envola telle une colombe rejoindre le buste de sa propriétaire. Il espérait que cela lui ferait perdre son air inquiet et la ferait rire pour détendre l’atmosphère. Du travail ? Ah oui, une histoire de pommes… ou alors des pêches… Quoi ? On lui soufflait dans son oreillette : « des poires… ». Bon puisqu’on lui disait… Déjà la jolie brunette se remettait en marche, et il ne prit pas le temps de trop réfléchir et lui emboita le pas sans attendre, revenant à sa hauteur pour continuer leur conversation d’un ton plus neutre… Il répliqua d’un ton amusé.

Mais tu sais que je suis toujours très efficace dans tout ce que j’entreprends.

Les caméras de Nosco n’avaient certainement pas perdu une miette de la scène, et alors ? Elles surveillaient tout et tout le monde, constamment, sauf dans les chambres et les douches. Ô douce intimité qui ne régnait que dans de très rares endroits… Ainsi que dans certains laboratoires du Sapientia dont les vidéos n’étaient pas destinées à être visionnées par des civils n’appartenant par aux scientifiques de la guilde. Toutes leurs vies en dossiers annotés par différentes mains, leur vie résumée en quelques lignes qui pouvaient faire la différence lors d’un jugement. Que disait celui de Karlovy ? Qu’elle en avait aimé un qui était partit un beau jour chez les rebelles, qu’elle l’aimait encore et qu’elle pouvait trahir ? Mais que pouvaient-ils savoir là-bas, derrière leurs caméras ? Comment pouvaient-ils la juger sans lui parler en face ? Sept ans déjà, et pourtant elle ne pourrait pas l’oublier, seulement peut être l’effacerait elle peu à peu de son cœur, pour l’ouvrir à nouveau et faire confiance comme avant.

Soudain, alors qu’ils étaient sortit en dehors du Sapientia et qu’ils se dirigeaient à travers le parc vers les serres, alors qu’ils n’étaient pas entouré et que personne ne pouvaient les entendre, il lança sans prévenir.

Je suis la seul drogue que tu peux te procurer sans ordonnance !

Il laissa planer un instant le doute. Quoi chacun son tour de s’amuser non ? C’était hier vers midi, alors qu’il mangeait avec une jolie blonde, elle lui avait dite cette phrase comme cela en plein repas. Finalement ils en avaient rit. Kim n’avait jamais été dépendant à aucune drogue, sauf peut être celle du « contact humain ». Il avait besoin de ne pas être seul, pas totalement seul et abandonné. Il avait connu la vie en couple, la joie d’être parent, et on lui demandait maintenant de vivre en célibataire dans un monde où amour rimait avec immortalité et infinité. Là où « procréation » n’avait plus aucun sens à moins d’avoir retrouvé ses souvenirs.

Pardon, j’étais perdu dans mes pensées… Tu imagines qu’on m’a sortit ca hier ? J’ai à ce point là la tête d’un… toxicomane en manque ?

En manque de quoi... il ne le précisa cependant pas. Ils étaient arrivés devant la porte des serres qui s’étaient ouvertes après que Kinsky ait délicatement posé sa dextre sur l’écran tactile de détection d’empreintes digitale. Ils entrèrent, lorsque soudain Kim saisit une nouvelle fois la main de son amie pour lui faire un aveu.

Merci de continuer sourire. J’avais besoin de voir un visage rassurant et amical.

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Message par Karlovy Kinsky le Mer 9 Fév - 18:21

Un baiser magique ? Tiens donc. Un franc sourire étira les lèvres de la jolie brunette, qui éclata de nouveau de ce rire clair qui faisait la joie de ceux qui avaient la chance de l’entendre. Décidément, elle appréciait Kim, qui se démarquait des autres Don Juan de pacotille. Lui avait ce… Ce truc. Il savait jonglait entre camaraderie et séduction, était capable d’avoir une vraie conversation, tout en faisant passer des idées par de simples gestes et, surtout… Il la surprenait ! Jamais elle ne se serait attendue à ce que son petit jouet – parce que oui, l’espace d’un instant, il avait été un jouet intéressant qu’elle étudiait avec attention et émotion – retourne les choses de cette façon. Lui qui était encore tout rouge et le souffle coupé, comme subjugué, quelques secondes auparavant, avait soudain pris la situation en main, ou plus exactement embrassé la main de la situation qu’elle était. Et ça, elle trouvait ça formidable : cela faisait des siècles qu’on ne l’avait plus prise à son propre jeu, de cette façon. Et c’était terriblement jouissif.

« Dans tout ce que tu entreprends, tu dis ? Hum… il faudra que je teste. »

Elle avait marqué une pause entre ces deux phrases, laissé planer un sous-entendu énorme et tenté de déstabiliser de nouveau le joli brun. Le tout d’un air si sérieux, si naturel qu’on finissait par se demander si elle s’en était rendue compte ou non. Les caméras – car oui, elle venait tout juste de penser aux caméras ! – n’avaient sans doute pas enregistré la moindre anomalie, ce coup-ci, puisqu’elle était restée droite et austère, n’avait aucunement changé son allure, et n’avait même pas accordé un regard au médecin à ses côtés. A la rigueur, on devinait qu’elle venait de sortir quelque chose d’amusant – selon elle – aux étoiles malicieuses qui luisaient au fond de ses yeux, et à l’ombre d’un sourire sur ses lèvres rosées. Comme tout ça était drôle ! Vraiment. La conversation continua, plus légère, plus normale, tandis que les deux savants sortaient du Sapientia. La douce caresse du soleil sur sa peau tira un gémissement de bonheur à Karlovy, tandis qu’ils immergeaient du bâtiment au profit de la Cour Intérieure. D’un pas sûr, et sans marquer la moindre hésitation, ils s’engageaient dans les allées, se dirigeant vers les serres.

« Je suis la seul drogue que tu peux te procurer sans ordonnance ! »

Hum. Oui. Certes. Alors que, jusqu’ici, il n’y avait eu aucun problème, la brunette marqua une légère hésitation, coulant un regard louche en biais au joli Kimchou. Etait-ce bien lui qui venait de sortir une connerie pareil ? Hésitante quant à la conduite à tenir, la damoiselle balaya la cour du regard, à la recherche de quelqu’un, n’importe qui, qui eut pu faire l’affaire et dire un truc de ce genre. Mais, en ce milieu d’après-midi, il n’y avait pas grand monde et, avec effroi, Karlovy dut se rendre à l’évidence : c’était bien cet homme que, quelques secondes avant, elle trouvait séduisant, qui avait sorti cette sentence issue d’un recueil de mièvrerie dont elle ne voulait connaître ni le titre, ni l’auteur. Un rire faux jaillit de ses lèvres, presque nerveux, qui était là pour cacher le soudain mépris qu’elle ressentait vis à vis de son collègue. Il était mignon, hein. Il était gentil. Il resterait loin d’elle, désormais… Un petit frémissement l’agita, tandis qu’il ajoutait une phrase qui le sauva de l’abîme dans lequel elle venait de le jeter. Ouuuuf, c’était une blague ! XD

« Pfiou, je dois t’avouer que j’ai eu très peur pour toi ! xD.
Mais oui, c’est flagrant que tu es un toxicoman en manque. En particulier quand tu adoptes cette jolie couleur rouge pivoine : elle fait ressortir le désir que tu as d’avoir ta dose 0 : ) »


Malicieusement, Karlovy se mordit la lèvre, en souriant avec provocation et détente à la fois. Elle coula un regard en biais à Kim, avant de se réintéresser au sujet le plus important de cette journée – ou, tout du moins, censé être le plus important : les poires ! Et pour le moment, la serre. Mieux : la porte de la serre. Joyeusement, la damoiselle souffla sur ses doigts, comme s’ils étaient déjà plein de terre, et appuya délicatement son pouce sur l’écran. Un BIP, et hop, le verre coulissa pour permettre aux deux scientifiques d’entrer ! La brunette s’avança, suivie de près par son collègue, et la porte eut à peine le temps de se refermer avant qu’il ne la saisisse par le poignet et, après avoir plongé ses yeux noisettes dans les siens, lui murmure, avec une douceur qui n’avait d’égale que la franchise qu’elle pouvait lire en lui :

« Merci de continuer de sourire. J’avais besoin de voir un visage rassurant et amical. »

En un éclair, elle devina qu’il y avait là un rapport avec ce Tristan Darek disparu. Comme si elle avait pu ramener un peu de bonheur dans la triste vie de Kim qui, l’espace d’un instant, n’avait plus pensé à son patient trop absent. Mais ce n’est pas là ce qu’elle retint de ce geste, non. C’est la tête du médecin, qui la sensibilisa et lui tira un frémissement. Sa tête, son regard, la sensation de sa peau contre la sienne. Subitement, ses hormones jaillirent en cœur, lui hurlant de se jeter sur le beau brun, et d’assouvir les désirs bien naturels de sa libido. Ils étaient seuls dans sa serre, et elle était sûre qu’il avait un petit faible pour elle… Elle aurait pu céder. Elle aurait peut-être même du céder. Pourtant, elle se contint, mobilisant tout son self contrôle, et focalisant son attention sur une poire, qui pendait tristement sur sa branche. Les poires, oui. Son travail. PAS Kim. Elle lui offrit un grand sourire pour toute réponse, laissa le sang refluer de ses joues rosies et, en se dirigeant vers l’un des poiriers, répondit le plus naturellement possible :

« Je te dois bien ça ! Ce qui ne t’excuse aucunement pour la chute de tout à l’heure, alors viens m’aider avec ces poires. A ton avis, qu’est-ce qu’elles ont ? »

Si jamais il venait trop près d’elle, que son odeur devenait trop présente, ou quoi que ce soit dans ce goût-là… Elle n’était pas sûre de tenir. Il allait falloir qu’ils cueillent ces fruits vite fait, si elle ne voulait pas craquer. A moins que sa libido ne retombe d’elle-même, bien sûr. Mais vu l’état d’excitation contre lequel elle luttait, c’était peu probable…
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Message par Kim van Berghen le Ven 11 Fév - 2:30

hj: ma réponse est pas top mais je ne sais comment avancer le dialogue et il était trop tard pour les insinuations XD

dj:

Avoir sa dose ? Jolie couleur pivoine… Non aucun doute, elle avait bien vu son trouble. Cependant elle le prenait avec humour, le taquinant tout simplement. Ce qu’elle était professionnelle Karlovy ! Concentrée sur son travail, cherchant juste de l’aide pour résoudre ses problèmes, elle avait bien raison c’était en réfléchissant à plusieurs qu’on pouvait plus facilement réussir à résoudre un problème ! Bien, il fallait donc concentrer son attention sur Lovy, ses formes, ses mains… ah non ! Les poires ! Les poires flétries ? Hum… problème très sérieux, il fallait se concentrer… se concentrer… se concentrer… Non pas sur elle, mais sur elles ! Non, non sur personne ! Garder le sujet à l’esprit et y penser, ne pas se laisser déconcentrer… Il s’approcha à son tour du poirier et reprit la parole d’une voix qu’il espérait assurée.

Quels sont les symptômes ?


Et voilà qu’il parlait à nouveau comme un médecin… Non, non ça n’allait pas, il n’était pas censé être dans la peau du docteur ou du vétérinaire mais du scientifique là. Se reprenant il énonça les vagues idées qu’il pouvait avoir.

Chenilles ? Ce pourrait être un Cydia pomonella, enfin un carpocapse des poires … Est-ce que les pommes sont aussi touchées ? Si c’est le cas, il y a peut être un lien ?
Ou alors une tavelure ?


L’hypothèse du champignon infectant les fruits était peut être plus probable que celle des insectes… Et dans ce cas là, il y avait une autre maladie qui pouvait en être la cause…. Quel en était le nom déjà ?

La moniliose ? Elle s’attaque à tous les arbres fruitiers mais… c’est une maladie cryptogamique et la présence d’une certaine humidité favorise son apparition, or dans les serres… Ses effets sont ceux d’une tâche brun clair qui apparait d’abord sur le fruit qui ensuite se ramollit, s’agrandit et finit par contaminer l’ensemble du fruit pour ensuite se flétrir et enfin pourrir. Les fruits prennent ensuite une teinte grisâtre et un aspect granuleux et restent accroché sur l’arbre durant tout l’hiver si on ne les retire pas… est ce que ca correspondrait ?

Il ne voyait pas d’autres causes possibles pour le moment. Sourcils froncés, il réfléchissait en passant en revu tout ce qu’il connaissait sur les arbres fruitiers, les diverses maladies déjà croisées à Nosco, il était plus doué pour soigner les maux physiques et moraux des personnes que des plantes, enfin il savait aussi s’occuper des jolies plantes mais…

A quoi penses-tu ? Tu as eu le temps d’observer cela au microscope ? De faire des tests ?

Était-il prudent de prendre les poires à main nue ? Mais que n’aurait il pas fait pour la brunette ? L’entrée des serres était normalement protégée et personne d’autre n’aurait pu entrer pourtant…

Sabotage des…

Il se tut un instant, le sujet était délicat avec la jeune femme, pourtant il continua, le ton de sa voix montrant clairement que ce n’était qu’une hypothèse et qu’il n’y croyait pas trop.

… des rebelles ?


Ils ne pouvaient pas rejeter une hypothèse sans l’avoir examiné auparavant. Il lui lança un regard interrogateur, il voulait son avis pour pouvoir rebondir sur ses idées et son opinion, c’était ainsi qu’ils trouveraient la solution, en échangeant leurs points de vue. Il plongea ses yeux dans ceux de son interlocutrice une nouvelle fois, en y prenant un malin plaisir.

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Message par Karlovy Kinsky le Dim 13 Fév - 18:27

Kim avait l’habitude de parler beaucoup, beaucoup trop. Certains pouvaient sans doute trouver ça agaçant, mais Karlovy y voyait quelque chose de charmant et rassurant. Et puis, elle avait trouvé la technique pour le faire taire : le chevaucher au milieu d’un des couloirs du Sapientia. S’ensuivait une légère période de doute et de gêne, qui lui valait de ne plus rien dire… Pendant un court instant, certes. Mais peut-être qu’en prolongeant la monte, le silence s’étirerait ? Un sourire ravi et malicieux étira les lèvres framboise de la jolie jeune femme, tandis qu’elle sentait sa libido refluer derrière une épaisse barrière d’humour et de self contrôle. Pensive, elle l’écouta donner son avis tandis qu’il observait les fruits, et ne souffla mot. Toutes ces propositions étaient impossibles, improbables, et les responsables des serres les auraient trouvées, de toutes façons. Non, ça devait être plus grave que ça, et nécessiterait un examen approfondi.

« Non. Les insectes n’ont aucune possibilité de rentrer et, dans le pire des cas, l’ouverture d’un de ces fruits permettrait de le mettre en évidence. Or, il n’y a rien dans ces poires anormalement petites, et flétries. Seuls les poiriers sont touchés, et encore, pas tous. La maladie se déplace progressivement, mais les arbres un peu plus loin sont encore sains. Je doute que ce soit un champignon également. En règle générale, un champignon laisse des traces visibles : de la moisissure, ou de larges tâches brunâtres. Comme pour la moniliose – c’est ce à quoi tu pensais ? Et, de toutes façons, les scientifiques rattachés aux serres auraient trouvé, si c’était quelque chose de ce genre. Après tout, ils ont accès aux labos pour observer les fruits, et sont formés pour reconnaître ce type de maladies. Non, je pense que là, nous avons affaire à quelque chose de tout nouveau, un cas encore non déclaré ! »

Bien sûr, bien sûr, Karlovy aurait du paraître désolée, et se morfondre face aux problèmes que la taille des poires, et leur flétrissures, pouvaient engendrer. Mais elle ne parvenait pas à railler l’étincelle de curiosité qui brillait dans ses yeux. Elle ne pouvait s’empêcher d’être stimulée face au défi qu’on lui proposait – et cela même si elle n’avait absolument pas le temps de se pencher dessus ! – et il était évident qu’en réalité, elle était ravie de se retrouver face à ce problème encore insoluble. Pire, elle ne parvenait pas à se débarrasser complètement du sourire qu’elle arborait, preuve de son plaisir, à la fois d’être avec Kim, et de rencontrer des difficultés. La brunette était de celles que le défi stimulait, et seule la compétition, la quête de l’inconnu parvenaient à la pousser au meilleur d’elle-même, dans ses ultimes retranchements de biologistes. Oh, bien sûr, il y avait de meilleurs scientifiques qu’elle, de moins bons, aussi. Mais lorsqu’elle s’interrogeait comme ça, elle devenait l’une des meilleures, voir la meilleure, et trouvait toujours un résultat. C’était sans doute l’une des raisons qui avait poussé la Guilde à ne pas l’éliminer pour cause « Aide aux rebelles »…

« Hum… Je ne sais pas du tout ce que ça peut être… Peut-être une nouvelle espèce de champignons qui ne laisserait pas de traces, ou bien une simple maladie, dont il suffirait de trouver la cause pour mettre au point une protéine synthétique capable de l’annihiler ? C’est sans doute vis à vis de cette piste qu’on m’a appelée. Je vais chercher là-dessus… Mais pour cela, il me faut des échantillons de ces fruits anormalement petits. Une analyse minutieuse devrait m’en dire plus. »

Kim s’apprêtait à cueillir les poires à mains nues… Il n’était pas évident que la maladie qui rongeait les poires ne soit pas transmissible à l’Homme d’une façon ou d’une autre. C’était un cas rare, mais qui arrivait parfois, et elle ne souhaitait pas voir son collègue empoisonné par sa faute… En plus, il n’était déjà pas bien grand, alors autant éviter qu’il ne rétrécisse encore plus et se flétrisse comme un petit vieux :p. Calmement, elle stoppa son geste, posa sa main sur la sienne dans un contact qui la ravit. Leurs peaux, chaudes mais sèches, se frôlaient avec une certaine complicité, une sorte de séduction un peu moqueuse, maintenant que Karlovy avait repris l’entier contrôle d’elle-même. Sans un mot, elle sortit des gants de chirurgien, ces gants en plastiques qui ne le protègeraient pas d’une piqûre, mais suffiraient face aux adversaires redoutables qu’étaient les poires. Elle-même en enfila, avant de saisir l’un des fruits, et de l’observer avec ravissement et professionnalisme :

« Je ne pense pas que les rebelles aient pu faire le coup… Ou alors, l’un de leurs biologistes a mis au point une molécule pour infecter les poires et, dans ce cas-là, j’aurai vite fait de la trouver. Notre matériel est mieux et, de toutes façons, je doute qu’on ne s’attaque à la guilde sur mon terrain. »

Elle avait dit ça sans trop penser aux conséquences, et ne s’attarda pas dessus, réalisant trop tard son erreur. Dans sa phrase, il y avait comme un aveu de ses relations avec les rebelles, que n’importe qui comprendrait. Elle osait espérer Kim assez subtil pour ne pas y attacher plus d’importance que ça en avait, et ne pas changer de comportement vis à vis d’elle pour si peu. De toutes façons, ce n’était un secret pour personne, qu’elle avait des relations… « privilégiées »… Avec les rebelles. Et cela n’était nullement signe qu’elle voulait les rejoindre, loin de là. Bien sûr, Zoltan était chez eux. Mais il faisait plus ou moins parti de son passé, flottant encore aux limites de son présent, et elle préférait se concentrer sur la solution de facilité : rester ici, et prouver, au fil du temps, qu’on se méprenait vis à vis d’elle. Elle aurait besoin d’années et d’années de lutte pour retrouver la confiance de tous, et devinait que ce ne serait pas chose aisée, et que certains lui tiendraient toute sa vie rancune. Elle s’en fichait.

« Ne me regardez pas comme ça, Docteur. Vous allez finir par me faire fondre :p. »

Il la fixait, et elle adorait ça. Evidemment, il était en quête de réponses, de son point de vue, de sa connaissance dans l’espoir de l’aider. Peut-être lui apporterait-il une idée de la solution, mais elle se savait meilleure dans cette discipline. En réalité, elle lui avait demandé son aide plus par besoin de briser sa solitude, que par réelle difficulté. Imposante, elle cala un panier de bois dans les bras de son viril compagnon, et cueillit quelques poires qui semblaient touchées de différentes façons, plus ou moins réduites, plus ou moins flétries. Kim porterait. Après tout, c’était un homme fort xD. Amusée, elle lui offrit un immense sourire, et ses lèvres vinrent se coincer entre ses dents, dans une mimique mi-moqueuse, mi-séductrice. Elle avait peut-être même parlé plus que lui, cette fois-ci !
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Message par Kim van Berghen le Lun 14 Fév - 20:56

Elle repoussa chacune de ses propositions, mais il ne s’en offusqua pas se contentant d’écouter ses réponses, quelque chose de nouveau ? Peut être s’en était inquiétant alors, tout en étant bien plus intéressant, cela promettait sans doute de grandes recherches pour la jeune femme. Elle semblait excitée par l’idée, elle allait pourvoir se concentrer sur quelque chose. Nosco était plein de mystères et… elle venait d’arrêter son geste, jugeant sans doute trop dangereux ou prématuré de vouloir cueillir sans protection ces poires malades. Elle avait tout prévu, et il la laissa donc faire, l’écoutant. Son terrain ? Ainsi donc elle avouait à demi-mot qu’elle avait gardé des contacts avec les rebelles et qu’ils ne s’attaqueraient pas à elle ou à son travail, pas directement en tout cas… Il l’avait fixé tout en réfléchissant aux conséquences de ses paroles. Non pas qu’il lui en veuille de garder des contacts avec Zoltan, mais cela signifiait aussi que quelque sorte elle avait un lien pour parler à Tristan, ou tout du moins savoir comment il allait. S’il était vivant. Pourtant, il se retenait de parler, de demander… et de toute façon il se retrouva rapidement avec un panier dans les bras, ainsi que des poires de toute sortes, mais gères appétissantes qui vinrent former une pyramide dans ses bras. Il aurait préféré porter une jolie biologiste, il devrait se contenter des fruits à l’aspect si repoussant. Joshi lui-même savait il ce qui arrivait à ces fruits ? Si jamais la maladie se propageait à d’autres fruits, ou toute autre sorte de nourriture, il y aurait un gros problème d’alimentation. Pire si des humaines étaient atteint… de par ce qu’ils avaient ingurgités. Comment savoir s’il n’y avait pas déjà des cas ? Comment repérer les personnes ayant mangés des fruits contaminés ? Les nosciens se souviendraient ils de ce qu’ils avaient mangés ces derniers jours ? Il était hors de question de rependre un nouveau vent de panique dans la ville, pas après l’attaque des créatures, la capture de Traktueur… Ce serait un genou posé à terre pour la guilde, une faiblesse de plus, encore. Une panique généralisée n’apporterait rien de bon… Les rebelles avaient ils une chance réelle de gagner en provoquant une frayeur suffisante aux brigadiers ? Peut être bien. L’homme était manipulable par ses sentiments, surtout la peur, et la peur de la mort était sans doute l’une des plus grandes craintes humaines. La confrérie s’était surtout démarquée par ses discours, même si ses actions avaient aussi un grand impact. Et s’ils avaient décidés de prendre l’impératrice à la gorge ? Notre liberté ou la mort… Choix difficile. Pourtant Lovy semblait souriante et confiante en l’avenir, sans crainte, ni peur… Peut être voyait elle tout simplement le verre à moitié plein et ne se souciait pas des conséquences. Elle avait finalement un peu un pied dans chaque camp… Si seulement elle pouvait obtenir des informations sur Tristan Darek… Pas grand-chose mais juste quelques indications. Malheureusement cela semblerait suspect qu’elle se renseigne car elle n’avait pas grand-chose en commun avec l’informaticien…

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Message par Karlovy Kinsky le Mer 2 Mar - 15:15

Si Lovy pouvait obtenir des informations sur Tristan Darek ? Non, évidemment que non. Si elle gardait un contact régulier avec Zoltan, c'était en tant que personne, et ça en restait là. Parfois, quand il y avait de grands changements au sein de la guilde elle l'en informait comme on parle d'un changement perturbant à un bon ami. «Que penses-tu de la destitution de Judikhael ? T'y attendais-tu ? Le pauvre, pour une histoire d'amour, être ainsi destitué de son post de commandor, et perdre également son rôle de grand conseiller ! J'ai entendu dire qu'il était devenu fou, mais je l'ai croisé, et il n'en a pas l'air... C'est si difficile, de faire la différence entre la réalité et les rumeurs... Penses-tu que Silvio sera à la hauteur ? Je ne connais pas ce petit blond, mais j'le pense moins apte à être commandor. Trop... Nerveux. Trop oublieux de la procédure. Sans doute que l'aide de Kathleen, sa seconde, le rendra aussi bon que son prédécesseur. »... C'était là le type de discussion qu'elle pouvait avoir. En retour, elle recevait parfois des nouvelles des rebelles, qui l'incitaient à les rejoindre. Tous avaient des noms de code, et ils étaient si bien dissimulés que, même en le voulant, la Guilde n'aurait pu comprendre de quoi il traitait.

Pouvait-elle donc demander des nouvelles de Tristan ? Elle savait ce qui était censé se passer : le détruire psychologiquement et physiquement, mais pas le tuer. Ce serait... Inutile. Une fois rendu inerte, et sa menace éliminée, il était bien mieux de l'échanger contre des armes ou quelque chose du genre. C'est, du moins, ce que Karlovy pensait qu'il se passerait. Kim récupèrerait son amant de demain, elle en était certaine... Mais dans quel état ? Tristan redeviendrait-il jamais comme avant ? Pourrait-il réfléchir ? Elle savait les rebelles sans aucune pitié, décidés de se venger des souffrances que la Guilde infligeait à leurs prisonniers, que la Guilde infligeait, selon eux, à tous en empêchant toute liberté. Elle avait toujours été choquée par la monstruosité dont les deux camps pouvaient faire preuve en attrapant l'un de leurs ennemis et, quelque part, était bien contente d'être entre les deux. Elle-même avait subi quelques interrogatoires musclés, il fut un temps, mais la Guilde avait dû la juger innocente, ou utile, car ils avaient fini par la relâcher... Sous étroite surveillance, toutefois. Même son ordi, était entièrement surveillé, et elle devait envoyer ses mails à partir de postes communs, aussi bien au travail que dans des salles de repos. La vie était compliquée, pour les traîtres. Et plus encore pour ceux qui n'en étaient pas vraiment.

Apercevant le masque de tristesse tombant sur le doux visage de son camarade, elle enleva ses gants – ils avaient bien assez de fruits pour ses examens – et lui caressa doucement la joue. Pas comme une maîtresse, même si elle ne pouvait effacer toutes les traces de séduction omniprésentes chez elle, cette grâce et cette beauté qui faisaient sa marque de fabrique, mais plutôt comme une mère à son enfant, comme une amie qui veut protéger un proche de son malheur. Elle ne pouvait rien lui dire, ce serait révéler devant les caméras qu'elle avait des contacts avec les rebelles. Et puis, elle n'était même pas sûre qu'il pensait à Tristan, et ne voulait pas rajouter à sa tristesse.

« Je ne sais pas trop à quoi tu penses, mais ça a l'air de te rendre triste... Ne t'inquiète pas. Je suis sûre que, quoi que ce soit, il n'y aura pas mort d'homme. »

Voilà. Le message était passé. S'il pensait à Tristan, il aurait sans doute fait le lien, et elle espérait ne pas se tromper en disant ça. Il devait être arrivé que les rebelles tuent leurs prisonniers, en présumant de leurs capacités de résistance. Non ? Mais ils pouvaient obtenir beaucoup contre le commandor de la section informatique, ils feraient attention. Sûrement. Après ces quelques secondes de perdition dans ses pensées, elle revint au temps présent, à l'endroit présent et à son principal souci : les poires. Tristan, elle ne le connaissait guère et, de toutes façons, ne pourrait rien faire pour lui. Gaiement, un sourire ravi aux lèvres, elle attrapa la main de Kim et y effectua une petite pression :

« Allez, monsieur muscle ! Il va falloir ramener tout ça au Sapientia pour que j'ai la chance de l'examiner, et de voir ce que mes machines ont à me dire pour m'aider... et fais pas tomber mes petites patientes malades :p ! »

Une fois le retour du brun sur la Terre ferme, elle s'élança devant lui, sans lâcher sa main et, son corps ondulant à chacun de ses pas, elle se faufila dans les serres. Bien vite, elle retrouva la porte, et la franchit, retrouvant avec un peu de douleur la luminosité de l'extérieur, plus forte que dans les serres. Un moment de pause le temps que leurs pupilles s'habituent, puis elle se retourna vers son compagnon, détendit ses doigts et, moqueuse, s'exclama sans pouvoir se débarrasser de son sourire ravi :

« Mais dites donc, monsieur Van Berghen ! Lâchez-moi la main, à l'extérieur... On pourrait nous voir ! »

Hypocrite ? Non, pas vraiment. Plutôt joueuse et, quelque part, résolue à obliger le séduisant médecin à penser à autre chose qu'à son patient perdu dans les terribles bunkers rebelles.
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Message par Kim van Berghen le Dim 6 Mar - 18:19

En bonne santé, elles verdoyaient d’une jolie couleur pigmentée en pointillées. Parfois il leur arrivait aussi de jaunir de plaisir, ou rougir comme pour se rapprocher de leurs cousines plus rondes. Leur chair restait toujours ferme, jusqu’à ce que le temps les rattrape, chair tendre et granuleuse. Pourquoi n’étaient elles pas les préférés ? Grand mystère, pourtant comme leur cousine elles contenaient des vitamines, d’acides gras ainsi que d’oligo-éléments essentiels, elles respiraient la fraicheur et étaient juteuses à l’intérieur. Telles des pyramides, ou le plus spectaculaire des monuments elles tentaient de se dresser vers le firmament. Branches et feuilles tentant de toucher le ciel, à moins que leur ventre bien rond ne les attire vers le sol et la terre régénératrice. Oui, c’était la nature qui avait crée cette merveille et qui la reprendrait un jour. Goutte de pluie, larme qui coule sur une joue… elles avaient cette forme étrange et tellement magnifique des gouttes qui tombent gracieusement. Aussi unique que les humains, par ses couleurs ou ses formes, et pourtant ayant des caractéristiques communes qui faisaient qu’on les rangeait sous le même dénominateur, mais dans différentes familles.

Elles étaient déjà parfaites par elles-mêmes, se suffisant. Et pourtant un mariage était tellement plus apprécié. Le mélange avec du chocolat noir, qui coulait sur sa peau ou sur sa chair mise à nue… Ou alors près d’un feu qui la réchaufferait et la ferait fondre doucement, tout doucement… La caresse du sucre pour mieux la savourer. C’était grâce au soleil, cet astre solaire aux pouvoirs impressionnant qu’elle avait prit cette jolie couleur, qu’elle avait grandit en exposant sa peau à ses rayons réchauffant et rassurant. L’eau l’avait nourrie tandis qu’elle s’appuyait sur l’arbre pour puiser sa force et le courage de rester droite, l’arbre était son support, son tuteur. L’air chaud l’enveloppait dans un cocon protecteur, tel les bras d’une mère qui s’occupait de son enfant, l’oxygène et le carbone lui permettaient de verdir du plaisir d’avoir tout ce dont elle avait besoin.

Pourtant dans son cœur se cachait de noir secrets, leur forme reprenait celle de la demoiselle et pourtant ils étaient comme la fève dans la galette, une mauvaise surprise. Y avait un pépin ? Un problème ? Non puisque la nature l’avait faite ainsi, il fallait l’accepter. Retirer le grain noir pour savourer le reste. Le jus sucré qui s’échappait des blessures faites jusque dans la chair. Elles avaient été cueilli à peine mure pour que le processus se termine correctement… D’été, d’automne ou d’hivers, elles étaient toutes aussi belles les une que les autres… Il n’y avait aucun mérite à profiter d’une personne bonne poire, de l’âme trop gentille, il fallait pourtant apprécier les mérites d’une bonne poire… joli fruit.

Précieux Objet Idyllique Radieusement Elégant… Poire de mon cœur. Inspirant et expirant le scientifique se perdit dans ses souvenirs. Petit lorsqu’il avait été malade, coincé au lit avec une fièvre terrible, son père avait diagnostiqué une maladie dont il n’avait pas entendu le nom perdu entre le délivre fiévreux et la fatigue qui fermait ses yeux. Il se souvenait de la main fraiche de sa mère sur son front et ses joues, de ses mots doux… Il n’avait pas quitté son lit plusieurs jours, et sa maman n’avait pas quitté son chevet, lui donnant de quoi boire, pelant des pommes et des poires et les glissant entre ses lèvres faibles. Il se laissait nourrir et soigner par des bras qu’il connaissait, il n’était plus un bébé tétant le sein, et pourtant c’était toujours la même personne qui lui donnait des forces pour survivre à cette épreuve. Le gout sucré des fruits lui donnait de quoi lutter contre la maladie, la voix rassurante de son père qui venait l’examiner chaque matin et chaque soir se faisait plus rassurante de jours en jours… Et finalement il avait été remit sur pieds, rhabillé de son bel uniforme et renvoyé à l’école prêt à retrouver ses camarades de classes. Les poires l’avaient aidé à aller mieux quand il avait été malade, et elles avaient aussi des propriétés médicales comme par exemple leurs effets diurétiques. C’était maintenant à lui de les aider, en aidant Lovy à trouver quel était leurs problèmes…


Pas de mort d’homme ? C’était une allusion à Tristan Darek ? Oui, sans doute, sans aucun doute… Disait elle cela pour le rassurer, comme on tente de remonter le moral d’un ami, promettant des choses que l’on ne pouvait pas contrôler. « Tout ira mieux, tout va bien, calme-toi ça va passer… ». Et si… ça ne passait pas ? Il eu un frisson d’angoisse en imaginant le corps mutilé de l’informaticien. Non, non… Il ne fallait pas imaginer le pire, se concentrer sur le moment présent et la belle sirène dont la voix le tirait de ses rêveries cauchemars. Tandis que ses pensées se perdaient tel une rivière en furie, les neurones de son cerveau n’étaient certainement pas plus ordonnés que les molécules d’eau qui se secouaient les unes contre les autres partant de l’amont d’une montagne pour leur destination finale à l’avant de leur chemin, pour gagner l’immensité de la mer ou de l’océan. Quand ses pensées se libèreraient elles enfin du chemin qu’on leur imposait de prendre ? Quand pourraient-elles se reposer dans le lit du fleuve ?

Lovy venait de lui attraper la main, tous en souriant il se souvint d’un poème, les mots semblaient s’assembler tout seul dans sa mémoire tandis qu’il cherchait à clarifier chacun des vers, être sur de chacun des mots et de leur sens. Il aurait pu le dire en allemand sans aucun problème, mais elle n’aurait pas pu en comprendre le sens… Seulement la beauté des mots accrochés les uns au autres sans qu’elle ne puisse rien en capter, telle une mélodie faite de sons sans signification. Non, il ne laisserait aucune des précieuses poires risquer de tomber et de s’abimer encore plus sur le sol. La scientifique se déplaçait dans la serre telle un tour d’eau ondulant, une sirène nageant dans son élément. La lumière du soleil le surpris, mais gardant les yeux fixé sur la jeune femme, ils s’habituèrent assez rapidement à ce changement de luminosité. Elle lui lâcha la main, trop tôt surement, mais sa phrase taquine montrait que garder leurs doigts enlacés ne l’aurait pas dérangé.

Pardonnez-moi, jeune damoiselle, je ne voulais en aucun cas ternir votre honneur et votre réputation. Me laisseriez vous réparer cette terrible erreur par quelques vers ?

Point de vers dans le vert de ces vertes poires protégés par le verre de ces serres. Ils se dirigeaient maintenant vers le Sapientia, à travers la verte pelouse qui supportait et adoucissait leurs pas.


Je ne sais dire d'où me vient
La tristesse que je ressens.
Un conte des siècles anciens
Hante mon esprit et mes sens.


La Loreleï d’Heinrich Heine, poète allemand romantique… Juif dont on avait brûlé les écrits le 10 mai 1933 sur la place de l’Opéra à Berlin, gigantesque autodafé d’écrits rouge des communistes mais aussi de juifs… Combien de livres étaient ainsi partis en fumé ? Certainement plus de vingt mille. Tous ces mots qu’on ne pourrait plus lire, toutes ces phrases effacés, non pas des mémoires mais de toute trace écrite. Hors il était bien connu que le savoir passait par l’écrit, les paroles changent mais les écrits restent… L’auteur l’avait bien exprimé dans la pièce Almansor, lorsqu’il avait subtilement mis par écrit : « Ce n'était qu'un prélude : là où l'on brûle les livres, on finit par brûler les hommes »…

L'air est frais et sombre le ciel,
Le Rhin coule paisiblement
Les sommets sont couleur de miel
Aux rayons du soleil couchant.


Il aimerait tellement pouvoir passer ses bras autour des épaules de la jeune femme et qu’ils observent tous les deux les étoiles, attendant que l’une d’elles se détache du ciel et ne file dans le firmament pour qu’ils puissent faire un vœu, celui d’être heureux à jamais. Pourtant le ciel de Nosco n’était qu’illusion, aucune étoile filante n’était réelle… La possibilité du bonheur était il tout aussi falsifié ? Pourtant les yeux gris-verts de la jeune femme étaient la promesse de pouvoir se perdre dans l’immensité d’un regard.

Là-haut assise est la plus belle
Des jeunes filles, une merveille.
Sa parure d'or étincelle,
Sa chevelure qu'elle peigne


Ils marchaient toujours vers le Sapientia, n’ayant pas encore atteint les portes pour y entrer, ils étaient assez isolés des quelques passants qui ne prêtaient pas attention à eux. Assez pour que Kim passe sa main libre, celle qui ne tenait pas le panier de fruits, sur la joue de Lovy pour ramener une mèche de cheveux capricieuse qui était venu ennuyer le regard de la jeune femme. Loreley était le nom d’une nixe dans le folklore de la mythologie germanique et nordique. Le nom d’une nymphe ou d’une ondine plus particulièrement pour ce poème. Karlovy Kinsky, surnommée Lovy… son nom n’était pas si éloigné de celui de la belle du poème, de plus elles avaient plusieurs similitudes, comme le fait de faire littéralement chavirer le cœur des hommes. Les faire couler au plus profond de la rivière si le désir de les repêcher ne les prenait pas. Les laisser se noyer par la grâce de son chant fatal qui les attirait et leur faisait perdre la raison.

Avec un peigne d'or est pareille
Au blond peigne d'or du soleil,
Et l'étrange chant qu'elle chante
Est une mélodie puissante.


La fée du Rhin avait plusieurs histoires, celle d’une femme trompée par son amant qui sur le chemin du couvent tombait malheureusement dans le fleuve en se penchant pour y voir un bateau partir… Le plus souvent elle restait cependant une femme blonde à la voix magnifique, qui était malheureuse et qui perturbait les marins qui en oubliaient la dangerosité des courants et coulaient avec leur bateau. Le méandre du fleuve avait été le témoin de nombreux naufrages, tandis que la Loreleï prenait le rôle de symbole de l’amour passionnel. Blonde car issue de la mythologie nordique, à la chevelure longue et ondulée pour qu’elle passe plus de temps sur son rocher à se recoiffer et attirer le regard de ceux qui succomberaient par noyade. De longs cheveux pour cacher son corps d’ondine qui séchait sur un rocher.

Le batelier sur son esquif
Est saisi de vives douleurs,
Il ne regarde pas le récif,
Il a les yeux vers les hauteurs.


Lovy était un véritable ange tombé du ciel, toujours positive et de bonne humeur, un sourire éclairait toujours son doux visage et s’il lui manquait des ailes dans le dos c’est sans doute qu’elle les avait cachés quelque part ou qu’elle les avait oubliés après être tombé dans cet enfer qu’était parfois Nosco. Était-il possible de détacher son regard de celui de la belle ? Non, elle avait certainement déjà lancé un sort, il était prisonnier. Esclave de chaines invisibles qu’elle avait noué de sa gracieuse voix. Ne voyez-vous donc pas ces chaines qui sont fixé autour de ses poignés ? Elles sont faites du son le plus beau et le plus pur entendit, il est impossible de les briser.

Et la vague engloutit bientôt
Le batelier et son bateau...
C'est ce qu'a fait au soir couchant
La Lorelei avec son chant.


Il se tut enfin, c’était la fin du poème, de plus ils venaient d’entrer dans le Sapientia, et ils étaient un peu plus entourés, il suivait sa collègue et n’avait donc pas pu vraiment voir sa réaction, sachant qu’ils parleraient sans doute avec moins de retenue une fois dans le laboratoire et la partie réservée aux scientifiques de la guilde. Dire qu’il était impossible de montrer à Lovy le Rhin, ses magnifiques ondes, sa majesté et celle de l’Allemagne. Il ne pouvait en parler qu’à travers des textes dont il se souvenait, ceux qu’il avait appris, ceux qu’il avait lu pour le plaisir, celui de caresser le papier du livre, de s’intéresser aux histories qui y étaient énoncés ou simplement pour passer le temps. Mais ce temps là était révolu, désormais il ne vieillirait plus, il avait perdu sa famille et n’en gardait plus que les souvenirs peu à peu retrouvé au fil du temps. Précieuses pièces de mémoire qu’il avait accumulé et recousues entre elles pour avoir une vision claire de son passé, maintenant il savait. Il n’y avait pas de fleuve à Nosco, ni de mer, cependant il y a avait une Lovy, une Lorelei et sa voix envoutante tout en nuance pour éclairer leurs jours.

hj: Délire n°1 les poires, délire n°2: la Lorelei Razz

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Message par Karlovy Kinsky le Lun 7 Mar - 20:50

Karlovy était perturbée. Jamais aucun homme, depuis Zoltan, n'avait fait preuve d'autant de sollicitude et de romantisme envers elle. Il avait lâché sa main, suivant ses ordres, mais tandis qu'il récitait son poème, elle n'avait qu'une envie : la reprendre. Plus encore, elle voulait tenir sa main, pousser ces poires sans aucun intérêt et se coller contre le séduisant médecin. Sentir son corps, pas très grand, mais si séduisant tout contre elle. Se blottir contre son torse, et se laisser enfin aller. Abandonner toutes ses défenses au profit de ses sensations. Fermer ses yeux gris-verts, d'une couleur envoûtante et rarissime, respirer l'eau de Cologne qu'elle connaissait pourtant. Sentir les mains d'un homme formidable entourer ses frêles épaules, rassurantes, tandis qu'elle glisserait les siennes sur ses hanches, dans son dos. Elle relèverait la tête. Ouvrirait les yeux. Croiserait son regard, descendrait sur sa bouche, réalisant combien elle le désirait. Alors, elle l'embrasserait, longuement, avec ardeur, à la fois tendre et passionnée. Alors elle donnerait ce qu'elle n'avait donné qu'à Zoltan à quelqu'un qui le méritait.

Mais elle avait peur de ça. Elle avait peur de s'emprisonner volontairement. Elle avait peur de souffrir de nouveau, comme elle avait souffert quand sa moitié était partie chez les rebelles. Elle avait peur de se livrer à quelqu'un, nue aussi bien physiquement que mentalement. Elle avait peur d'exposer ses faiblesses. Elle avait peur de ne plus lui plaire, une fois sa force mise de côté. Elle avait peur pour elle, mais elle avait aussi peur pour lui. Elle avait peur de lui faire du mal, s'il se rendait compte qu'elle gardait contact avec Zoltan. Elle avait peur de l'entraîner dans sa déchéance vis à vis du haut conseil de la Guilde. Elle avait peur de le faire souffrir en lui faisant vivre ce qu'elle avait vécu : la perte d'un être cher au profit de la fuite chez les rebelles. Elle n'était pas sotte, et savait que, ne pouvant se résoudre à perdre tout contact avec son parrain, son amant, son amour, elle finirait par devenir un obstacle. Pour le moment, la Guilde supportait encore sa présence, pensait sans doute qu'elle avait fini par abandonner sa dangereuse lubie pour le rebelle. Mais cela ne durerait pas. Ils finiraient par comprendre, et elle devrait fuir, ne désirant pourtant pas aller vivre dans les sous-terrains. Elle n'avait pas plus d'affinité avec le régime rebelle qu'avec le régime de la Guilde. Elle en avait peut-être même moins, considérant le premier groupe comme des extrémistes aveuglés par leurs idéaux...

Perdue. Elle était perdue, déchirée par des sentiments contradictoires, des philosophies contradictoires... De quel droit lui faisait-il ça, hein ? De quel droit brisait-il ses défenses de ces mots que d'autres auraient pu prononcer sans créer la moindre faille ? Pourquoi lui ? Depuis combien de temps avait-elle un faible pour le joli brun ? Parce que oui, il fallait se rendre à l'évidence : Kim la faisait fondre. Et ça ne devait pas dater d'hier... Il s'approcha, caressa sa joue du bout des doigts en remettant sa mèche derrière son oreille... Sentit-il les frémissements qui l'agitèrent ? Vit-il la rougeur qui colora joliment ses joues blanches ? Aperçut-il son trouble ? Peut-être, peut-être pas. En tous cas, il l'ignora, continuant sa route, s'adaptant sans mal au rythme accéléré de Karlovy. Elle ne contrôlait plus sa respiration, s'emballait complètement. Le Sapientia. Il était là. La délivrance arriverait bientôt, elle le congédierait, il partirait et tout irait mieux, et elle se retrouverait comme avant cette histoire de poires...

Mais elle savait bien que non, qu'elle ne l'oublierait pas, qu'elle se torturerait intérieurement pour ça, et le cacherait derrière un redoublement de sourires et des accès de colère plus nombreux. Et, de toutes façons, elle ne voulait pas qu'il parte. Elle ne trouverait pas la force de le virer, aurait trop peur, si jamais elle venait à réunir assez de volonté pour le faire, de lui faire mal, de le blesser... Et elle ne voulait pas ça. Alors, il fallait qu'elle retrouve son calme, au moins en apparence. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Apparemment aussi détendue que d'habitude, elle ouvrit la porte, offrit son ravissant sourire à tous ceux qui pouvaient être amenés à le voir, reprit du même coup un peu d'aplomb. Tout irait bien. Il était hors de question qu'elle cède si facilement aux avancement d'un mâle, dusse-t-il être le si sexy Docteur Van Berghen, dont la blouse ouverte laissait deviner de délicieuses courbes masculines, musclées et... STOOOOP, ne pas fantasmer. Et si elle parlait, hein ? Apparemment aussi à l'aise que d'habitude, elle répondit, se voulant moqueuse mais ne voulant dissimuler combien son poème l'avait touché :

« Je ne te savais pas si poète, mon coeur. Ce pourrait presque être bon ! »

Elle s'était permise de l'appeler mon coeur car ils avaient bifurqué dans un couloir vide. Ses yeux, gris-verts, s'étaient plantés dans ceux noisettes de Kim, et elle avait même ralentie. Elle se voulait assurée, et y arrivait bien, même si son coeur et son esprit n'étaient plus qu'un vaste champ de bataille. Tranquillement, ses hanches se balançant à chaque pas, elle ouvrit le passage, suivie de près par le docteur… Il y a tant de femmes qui rêvaient d’avoir Van Berghen dans le dos, elle aurait du se sentir comblée xD. Sa marche faisait remonter son trouble, progressivement, et elle décida de le combattre de la seule façon qu’elle connaissait : reprendre le dessus. Alors, quand ils arrivèrent dans le laboratoire très privée de la demoiselle, elle lui montra où poser ses poires et l’attrapa par le col de sa chemise.

Sensualité et élégance, les maîtres mots de la séduction féminine. Tout doucement, elle l’attira vers elle et, veillant à garder une trèèès petite distance entre eux, mais en évitant tout contact, se rapprocha de ses lèvres, subjective. Secrètement, elle rêvait qu’il cède à ses pulsions, qu’il la serre dans ses bras, qu’il l’embrasse… Elle rêvait sentir ses mains glisser dans son dos, réchauffer sa peau… Qu’il la plaque contre le mur, que leurs vêtements volent dans le laboratoire et qu’ensemble, ignorant l’œil voyeur des caméras, ils s’envolent au septième ciel, réchauffés par les caresses de l’autre. S’il craquait, elle ne pourrait plus résister à ses désirs, à ses passions. Sinon, ils passeraient à côté de ça. Et tant pis. Contrôlant toujours son corps, à défaut de ses pensées, Karlovy susurra à son homme, d’un ton empli d’une douce moquerie :

« Eh bien voilà Kim, les poires sont arrivées. Comment pourrais-je te remercier, hein ? »
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Message par Kim van Berghen le Mer 16 Mar - 0:48

Presque ? Pas totalement alors ? Dommage, il aimait bien ce poème pourtant, il lui rappelait beaucoup de souvenirs. Jolie Lorelei aux longs cheveux dorés comme les blés, femme fatale aux hommes, sirène au doux chant. Cela lui rappelait son pays, ses amours, sa jeunesse, sa femme… et ses enfants. Il se souvenait de moment heureux lorsque sa bien aimé dans les bras, il pouvait contempler ses enfants jouer ou sourire. Ces jolies têtes blondes qui hurlaient de rire ou s’émerveillaient devant rien de plus qu’une petite voiture en bois. Ou alors quand ils refusaient de fermer les yeux avant d’avoir entendu une histoire, il fallait alors ouvrir le livre d’image, s’asseoir sur le rebord du lit, installer confortablement le bambin pour qu’il puisse s’endormir, tête posée sur l’oreiller en plumes, lové sous les couvertures. Les mots doux qui s’élançaient pour raconter une histoire, déformant parfois celle du papier, donnant toujours à la fin une morale intéressante… jusqu’à ce que les petits yeux se ferment dans un bâillement de sommeil. Soudain une tête passa dans l’encadrement, contemplant le spectacle du père bordant son rejeton. Le temps qu’il se lève, dépose le livre, et la rejoigne, elle lui glissa à l’oreille un « Mein Geliebter », auquel il répondit « Meine Geliebte » avant de poser une baiser sur ses lèvres. Ils s’enlacèrent tendrement. Le cocon familial permettait d’oublier tous les soucis extérieurs en se réfugiant dans l’affection des siens. Les plus jeunes dormaient, laissant à leurs ainés la possibilité de d’avoir plus d’intimité pour parler ou de faire des câlins plus poussés.

Mais l’allemand sortit très vite de ses pensées, pour se concentrer sur la réalité de ce qu’il avait sous les yeux, c'est-à-dire Lovy avançant délicatement en balançant des hanches… Il en profita donc pour regarder son chemin guidé par l’anatomie de sa compagne. Alors qu’il venait à peine de déposer le panier de poire à l’endroit indiqué et qu’il se rassurait d’avoir amené les petites protégées saines et sauves, il allait entamer une phrase lorsqu’on le prit par le col. Doucement il se sentit attiré par Lovy, au sens littéral et non plus figuré. Kim ne savait plus ou se mettre, avalant difficilement sa salive tandis que la jeune femme rapprochait le contact entre eux deux. La distance entre leurs deux corps était tellement infime, il était sur qu’elle devait sentir la chaleur qui se dégageait de ses joues rougies. Leurs lèvres étaient si proches qu’il aurait suffit d’un mouvement involontaire pour qu’elles se scellent définitivement ensemble. Sa voix était moqueuse, mais ses paroles n’étaient pas sans double sens. Qu’est ce qui prenait Lovy aujourd’hui ? Nettement, elle cherchait un rapprochement, d’abord plus tôt en profitant de leur chute involontaire et maintenant encore ? Quel était le message qu’elle voulait lui faire passer ? Les femmes étaient tellement compliquées… Clairement c’était un petit jeu auquel elle aimait s’amuser, pourtant Kim n’était pas sur de l’interprétation à en tirer. Et s’il se jetait à l’eau et se prenait un râteau ?

Elle souhaitait peut être juste se consoler de l’absence de Zoltan… tellement d’années isolée. Combien de nuits avait elle pleuré seule dans sa chambre mouillant son oreiller sans réussir à calmer sa crise de larmes ? Quand arrivait-elle à dissiper l’ombre qui devait planer sur toutes ses pensées ? Comment oublier son fiancé ? D’ailleurs elle portait toujours une barrette qu’il lui avait offerte, elle ornait ses cheveux comme une couronne, comme un signe qu’elle ne l’oubliait pas. Pourtant, ils ne pouvaient pas se voir, pas sans risquer la sécurité de Karlovy Kinsky, ainsi que celle de Zoltan puisqu’il devrait sortir de sa cachette. Tant de prétendants mais aucun élu, ou alors rien d’officiel… Ne se sentait-elle pas seule parfois le soir dans son lit ? Pourquoi s’entêtait elle à le tenter sachant qu’il était un homme et que forcement à un moment ou à un autre…

Par exemple maintenant ! Profitant de ses mains libérées du panier et des poires, ainsi que de la proximité de leurs corps, il l’attrapa par la taille et rapprocha ses lèvres des siennes pour ne plus laisse que quelques centimètres. Il lui laissa un instant pour qu’elle puisse le repousser et refuser le baiser, juste quelques secondes de réflexion pas plus. Cela devait suffire si réellement elle n’en avait pas envie. Là, il était déjà trop tard, il s’était emparée de ses lèvres et prolongea le baiser le plus longtemps possible. C’était bon, c’était doux… Un instant il oublia tout, tous ses soucis, ses appréhensions, les caméras… ah non les caméras ! Et si… A regret il rompit le baiser. Elle avait du travail et lui aussi. Il ne voulait pas compliquer plus qu’elle ne l’était déjà la vie sentimentale de la jeune femme. Cependant le baiser avait été là, il avait été échangé et on ne pourrait pas effacer le passé. Il avait bien été assez remercié pour aujourd’hui. Lovy avait fait oublié au personnel du corps médical son ami emprisonné, et avait mit dans sa tête quelques autres pensées plus joyeuses mais tous aussi compliquées. Que dire, que faire maintenant ? Il ne voulait pas d’une ambiance gênée entre eux…

C’était un plaisir de t’aider… Je vais devoir y aller, si tu n’as plus besoin de moi pour le moment.

Il jeta un dernier regard sur les poires qui auraient la chance d’être examinée dans tous les sens par Lovy. Bon l’inconvénient c’est aussi qu’elles seraient tranchées en petits morceaux mais…

Bon courage pour tes recherches, je suis persuadé que tu vas trouver rapidement…

Il lui posa un baiser sur la joue avant de sortir de la pièce. Il ne lui avait pas vraiment laissé le temps de s’exprimer. Parce qu’il avait un peu peur de sa réaction ? Oui sans doute. Il voulait lui laisser le temps de réfléchir, mais aussi prendre le temps d’y penser lui-aussi. Etait-ce une bonne chose à faire ? Auraient-ils le temps nécessaire ? Pourrait-elle oublier Zoltan assez pour le remplacer si ce n’était dans son cœur, dans son lit ? Tant de questions sans réponses…

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Message par Karlovy Kinsky le Mer 16 Mar - 14:55

[ J'étais inspirée =').
On peut fermer le topic Smile ]


Karlovy avait joué, et voilà le résultat. Kim avait craqué. Kim était devenu comme tous ces séducteurs qui rêvaient d'elle et la désiraient. Sauf que Kim n'était, en fait, pas comme tous les autres. Elle l'avait testé, en avait fait un ami et, maintenant, il devenait plus que ça... Que devait-elle penser de ce rapprochement ? Avait-elle gagné ou perdu ce petit jeu ? N'était-elle pas en train de trahir sa promesse de ne jamais tromper Zoltan, de l'aimer toute sa vie ? Elle se souvenait encore lui avoir dit ça, il y a longtemps, si longtemps... Mais il était parti, et elle ne pouvait le revoir sans se mettre en danger, sans les mettre en danger. Elle l'avait fait, un temps, et il lui arrivait de descendre plusieurs jours dans les sous-terrains pour perdre ceux qui pouvaient potentiellement la suivre, et retrouver l'homme qu'elle aimait. L'homme qu'elle avait aimé. Pouvait-on arrêter d'aimer un homme à l'aide de sa volonté seule ? De cela, elle n'était pas sûre. Bien sûr, elle n'était plus dévorée par sa passion, mais son coeur gardait en souvenir la longue balafre de la trahison, et si elle s'était refermée, elle n'en restait néanmoins que trop visible. Sans doute était-ce ça qui avait rendu Karlovy si irascible, si désireuse de garder sa solitude, malgré les multiples mâles qui lui couraient après, bande de chiens affamés.

Mais voilà. Kim était arrivé. Kim, avec sa séduisante fragrance d'eau de Cologne. Kim avec son sourire. Kim avec cette barbe si sexy. Kim en blouse. Kim gentil, toujours là pour elle. Kim qui avait su l'amadouer, s'en faire une amie. Kim qui, elle le réalisait seulement maintenant, l'attirait de façon irrémédiable. Il posa sa main sur sa hanche. Une main chaude et large, qui tira un frémissement de plaisir – que dis-je, un frémissement de désir ! - à Karlovy. Depuis quand n'avait-elle pas sentie la main d'un homme sur ses hanches ? Depuis Zoltan, il n'y avait eu personne. Elle avait même gardé la barrette que son parrain lui avait offerte. Des images peu chastes naquirent dans son esprit, et une légère roseur colora ses joues. Kim aussi était rouge, tandis qu'il l'attirait contre lui pour de bon, collant leurs corps, ses lèvres à deux doigts des siennes... Mais bon Dieu crétin, embrasse-la !

Ca y était. Enfin, il pencha sa tête, sa main toujours dans son dos, sur ses hanches. En une fraction de seconde, il annihila toute distance, faisant mine d'ignorer la respiration erratique de Karlovy. Depuis combien de temps n'avait-elle pas embrassé d'homme ? Etait-ce une bonne idée ? Est-ce que ?... Ses lèvres se scellèrent avec celles du docteur, faisant taire toutes ces questions qui l'assaillaient. Elle se laissa aller, autorisa son corps à parler. Ses mains étaient toujours sur le torse de Kim, elle les remonta sur son cou, derrière son cou, l'entoura de ses bras tandis que leurs langues se cherchaient et se trouvaient, entamant une délicieuse danse instinctive. Elle n'avait, jusqu'alors, pas réalisé combien ça lui avait manqué. Et elle aimait ça. Oh, oui, elle aimait tellement ça...

Mais bientôt, le souffle leur manqua, et Kim se détacha. Il allait revenir, non ? Non. Il aurait du revenir, reprendre ses lèvres, glisser ses mains sous son haut, caresser sa peau, mordre son cou, l'embrasser encore, et encore, jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de souffle. Alors, ils auraient oublié les caméras, se seraient découverts, se seraient trouvés et auraient vécu quelque chose de fort, si fort ! Mais le docteur était trop sage. Trop faible. Et Karlovy rêvait de lui crier combien il était lâche de se détacher, de partir... C'est ça, fuis si tu es si effrayé ! Abandonne la ! Laisse-la seule, perds-la si c'est ce que tu veux, chien ! Mais elle ne dit rien, se contenta de sourire, sans cacher combien elle était perturbée par la situation actuelle. A contre-coeur, elle répondit :

« Non, c'est bon, je peux me débrouiller... »

SI ! Si Kim, elle avait besoin de toi ! Elle avait besoin que tu la rassures, que tu la reprennes dans tes bras, comme tu venais de le faire. Elle avait besoin d'enfouir sa tête dans ton cou, et de pleurer sur ton épaule, d'évacuer tout le stress de sa situation, tout ce bonheur qui en devenait douloureux. Comment pouvait-elle se sentir si bien alors qu'elle trahissait Zoltan ? Pourquoi se sentait-elle si heureuse ? Pourquoi n'avait-elle aucune envie que Kim s'en aille, qu'il la laisse seule ? Pourquoi rêvait-elle déjà de quand elle le reverrait ? Pourquoi ne sentait-elle aucune gêne, que cette désagréable sensation de trahison envers un traître ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à s'en vouloir ?! A contre-coeur, elle s'écarta de la table, le laissa partir, le suivant des yeux. Alors qu'il s'apprêtait à franchir la porte, elle se jeta vers lui, passa ses bras autour de lui, sur son ventre, et se colla dans son dos. Elle respira son odeur, leva un peu la tête pour avoir accès à son cou et embrassa sa nuque. Une fois. Il se retourna, posa un rapide baiser sur sa joue et s'enfuit avant qu'elle n'ait le temps de dire quoi que ce soit... Pourtant, elle avait tant besoin de parler de ce qui venait de se passer...

Une fille normale aurait sans doute appelé une amie, et aurait parlé avec une folle excitation dans son téléphone, en poussant une série de cris de pies et sans pouvoir contrôler le sautillement qui la démangeait. Mais Karlovy n'était pas une fille normale. Elle referma la porte de son laboratoire, à clé, désirant être seule. Et puis elle se laissa tomber sur un siège, prit sa tête entre ses mains... Etait-ce une bonne idée, tout ça ? Pourquoi avait-elle tant aimé ce baiser ? Pourquoi avait-elle joué comme ça, avec Kim, avec elle, avec eux ? Ne venaient-ils pas de tout gâcher ? Ou alors, ils avaient sublimé leur relation, l'amenant à toute autre chose, quelque chose qui les unirait mieux que n'importe quels liens ?

Et Zoltan... Elle ne pouvait pas ne rien lui dire, n'est-ce pas ? Elle devait lui envoyer un message, en parler, lui annoncer qu'elle ne pensait plus à lui, quand elle était seule dans son lit, mais à un autre ? Car, objective, elle savait ce qui arriverait. Elle penserait à Kim. Tout le temps. A Kim et à ces fameuses poires qui la démangeaient et... Par Joshi, mais POURQUOI une aussi belle histoire lui arrivait-elle à elle ? Qu'avait-elle fait pour mériter ça ? Elle n'avait pas besoin d'être heureuse. Le bonheur engendrait toujours le malheur. Alors pourquoi ne parvenait-elle pas à ôter ce sourire niais de son visage ? Tout sauf calme, elle se regarda dans la vitre, observa son image, à la fois faible et forte, radieuse et assombrie. Elle n'était qu'un vaste paradoxe. Et son attitude aussi.

« Par Joshi, Karlovy... Qu'est-ce que tu as fait ? »

Alors qu'elle disait ça, le poids de ses actions retomba brutalement sur ses épaules. Les caméras avaient vu Kim l'embrasser. Les caméras l'avaient vue tomber sur Kim. Les caméras savaient tout, ou presque tout. Maintenant, le docteur Van Berghen allait être classé comme proche d'une femme ayant des relations avec les rebelles. Relations qu'elle ne voulait pas, ne pouvait pas stopper, faute de force morale, trop incapable de... Elle frémit, trembla, posa son regard sur le carrelage... Qu'avait-elle fait ? Elle allait attirer le malheur sur la seule personne qui, depuis Zoltan, avait été capable de créer son bonheur, de la rendre si heureuse qu'elle manquait d'exploser. Elle n'était qu'une... Catin ! Elle ne méritait pas quelqu'un d'aussi merveilleux que Kim, elle ne méritait pas cette histoire, elle ne méritait rien de tout ça. Elle, son destin était d'être surveillée, d'être vue partout comme une ennemie et de subir ça sans broncher. Pourquoi donc avait-elle lutté contre ça ? Pourquoi sentait-elle son coeur battre si vite ?

Bien vite, les battements erratiques de son coeur eut un effet néfaste sur ses poumons. La panique la submergea. Kim avait, d'un simple baiser, abattu toutes ces barrières, ces forces qui faisaient d'elle ce qu'elle était, une femme charismatique et qui ne craquaient jamais. Il l'avait plongée dans le pire des tourments, la plus délicieuse souffrance qu'on puisse offrir à une femme. Elle se sentit faible, se laissa tomber au sol tandis qu'elle suffoquait. Sa respiration accéléra de façon incontrôlable, elle tremblait, elle gémissait, le front en sueur, les joues mouillées de grosses larmes. Qu'avait-elle fait ? Que devait-elle faire ? N'était-ce pas, en soi, un gâchis si énorme qu'elle n'osait faire face à la réalité. Sa tête bascula en arrière tandis qu'elle cherchait de l'air, tentait de retenir sa respiration, de la ralentir.

Du calme Karlovy, du calme. Une telle crise ne pouvait en rien arranger tes affaires. Elle enfouit sa tête dans ses mains, se força au calme, réunissant toute cette volonté qu'elle avait mis des années à acquérir pour retrouver une respiration normale, l'esprit clair. Cette volonté forte, cette puissance que Kim mettait en péril, ébranlait... Etait-ce positif pour la demoiselle ? Allait-elle être plus heureuse, moins colérique ainsi ? La Guilde allait-elle l'oublier, enfin, lui laisser sa liberté ? Elle n'avait fait que ramener ses armes à Zoltan, ces bijoux qu'il aimait tant. Elle l'avait revu, une fois ou deux. Mais elle l'aimait, aussi ! Elle l'avait aimé ! L'amour n'excusait-il pas tous ces écarts ? Non, sans doute que non... Pas aux yeux de la Guilde, pas aux yeux des rouges. Son regard s'obscurcit, sa mine se renfrogna tandis qu'elle fixait le carrelage, les yeux humides.

Et c'est à ce moment là qu'elle eut un réflexe la plongeant dans la plus totale perdition. Elle prit sa barette, détacha sa chevelure brune qui tomba comme un rideau devant ses yeux et amena le précieux objet à sa bouche. Elle n'avait rien de spécial, cette barette. Rose, écaillée par les années, ce n'était qu'un bout de fer tordu qui n'habillait pas vraiment, tenait à peine les cheveux. Mais c'était un cadeau de Zoltan. La première chose qu'il lui avait donnée, tandis qu'elle s'énervait contre son épaisse tignasse bouclée qui tombait dans ses yeux, et qu'elle n'avait plus aucun souvenir. Déjà, elle était de nature colérique.

Un sourire ému apparut sur ses lèvres, tandis qu'elle se souvenait de ces premiers instants de complicité. Elle avait vraiment aimé cet homme. C'était lui qui s'était occupé d'elle, d'abord comme un ami, un complice, supportant ses crises de nerf envers tout le monde, appréciant son sourire, la consolant quand elle allait mal et l'accompagnant dans ses délires quand elle était euphorique. Il avait été adorable, lui avait permis de s'intégrer dans la guilde... Contrairement à la majeure partie des nouveaux oubliés, elle n'avait pas eu peur du vide que son esprit avait laissé, de ce noir causé par l'absence de souvenirs. Elle l'avait affronté avec succès, souriante, ne s'en était pas soucié. De toutes façons, elle n'avait jamais accordé d'importance au passé.

Alors, pourquoi là ? Pourquoi ne pouvait-elle pas tirer un trait sur Zoltan, et aller avec Kim de façon sereine ? Pour la première fois depuis toujours, elle ressentait le besoin de savoir ce qui s'était passé avant. Avant Nosco. Avant Zoltan. Avant tout ça. La rumeur voulait que Joshi aidait les âmes perdues. Comment pouvait-on être plus perdue qu'elle à cet instant ? C'était tout simplement impossible, improbable, un summum de perdition. Elle ne pouvait faire plus, aussi se résolut-elle à abandonner toute sa fierté. De toutes façons, les caméras l'avaient vue embrasser Kim, l'avaient vue paniquer... Elle ne pouvait rien faire de pire. Elle n'en avait plus rien à faire. Aussi leva-t-elle les yeux au ciel et, psalmodiant, déclara :

“Joshi, toi qui nous éclaire de tes sagesses, aide-moi, je t'en prie...”

Mais rien. Il ne se passa rien. Un petit rire s'échappa des lèvres de Karlovy, nerveux. Elle aurait du s'en douter. Qu'attendait-elle ? Qu'un mec svelte aux longs cheveux blancs apparaisse, auréolé de lumière, tende un sceptre magique bourré d'ondes alpha vers elle et prononce d'une voix spectrale la solution à toutes ses questions, d'ordre trop personnel pour qu'elle n'attache d'importance aux paroles d'un autre. Qu'il dissipe ses doutes et lui offre la solution sur un plateau d'argent ? Ou non, d'or ! Le plateau de Joshi était sans doute un plateau d'or, n'est-ce pas ?! Cette fois, son rire devint plus franc, tandis qu'elle retrouvait son aplomb. Elle se releva avec souplesse, chassa toutes ses questions de son esprit, enfila des gants et s'empara d'une poire :

“Tu ne le diras à personne, hein ? J'vais en profiter pour m'occuper de toi, ma douce. Je suis sûre que tu me caches beaucoup de choses...”
Karlovy Kinsky
Karlovy Kinsky
~ Biologiste ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Technicienne dans la synthèse alimentaire
Âge réel : 19
Âge d'apparence : 27

Compétences
Mémoire:
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Compétence principale: Biologie
Niveau de Compétence: Maître

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