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Message par Howard A. Heavs le Mar 22 Fév - 16:21

Noir total... pas un noir clair, pas le noir de la nuit dans laquelle il aimait travailler, pas le noir de sa vision quand il fermait les yeux pour réfléchir, non loin de là, ce noir là était brumeux, mou et pataud comme une mélasse ou un plastique brulé, il n'appréciait pas du tout et en ressentait un malaise certain... d'autant qu'il avait les yeux ouverts ou à demi ouverts, il n'était pas certain. Des larmes virent humecter ses iris et il cligna des yeux et tentant de se secouer et de retrouver ses sens, se battant pour faire atterrir son esprit qui voletait présentement à des dizaines de kilomètres au dessus de Nosco et n'avait pas véritablement envie de redescendre malgré l'urgence du besoin de son propriétaire légitime qui aurait bien voulu aligner deux mots sans autant de soucis.

Une bonne dizaine de minutes plut tard il fut enfin en état de se poser LA question existentielle du jour, celle qui risquait de lui causer quelques frayeurs... à savoir était il exactement et quel était cette position si inconfortable qu'il avait adopter... parce que, là tout de suite, il se faisait du soucis, il se sentait tellement avachi et fatigué qu'il n'était même plus capable de reconnaître son environnement ou même, pour ce qu'il en était, de le voir correctement, tout était flou et mouvant, il avait la tête lourde comme sous l'effet d'un peu trop de... oui mais non, il ne buvait pas ou presque pas, ça n'était pas possible, totalement in-envisageable, ce n'était même pas une hypothèse admise, en aucun cas... alors quoi ? Qu'est ce qui pouvait lui causer ce malaise, un coup sur la tête ? Possible mais dans ce cas qui était le malotru qui avait oser et comment était il entré chez lui, parce qu'il fallait quand même admettre qu'il n'habitait pas l'Aedes pour être facilement atteignable. Minute... chez lui ? Était il vraiment chez lui après tout, ça ne ressemblait pas le moins du monde à ses appartements, ça ne ressemblait à aucun type d'appartement à vrais dire, ou du moins le peu qu'il voyait entre un oeil et une mèche brune lui bloquant sa piètre vision...
Il bougea un peu, méfiant, et grimaça, il avait quelque chose de dur dans le dos et se tenait étrangement replié, pourquoi d'ailleurs ? Où donc avait il put s'installer pour s'infliger un tel traitement, lui qui appréciait volontiers un bon lit bien douillet ( avec possible présence à ses cotés pour plus de chauffage ? ), c'était clair au moins il n'était pas chez lui.

Black out... se réveillait il réellement en cet instant ? Du moins il sembla que son esprit s'éclairait, la mémoire affluant en lui comme un jet d'eau en pleine figure, il tenta de se relever précipitamment, gigotant pour garder l'équilibre tandis qu'il se désencastrait de la banquette qui lui avait servit de matelas. La banquette ? Pas seulement à en juger par le couinement qui retentit tandis qu'il atterrissait par terre en se tenant la tête à deux mains, tentant d'empêcher le sol de danser la valse sous lui, lui donnant l'impression qu'il allait passer au travers d'un instant à l'autre même si c'était physiquement impossible.
Il cligna encore une fois des yeux et observa la scène à demi soupçonneux... avant de se laisser retomber à terre, soupirant lourdement... Trop de travail et d'acharnement encore une fois, bien trop de travail et ce maudit perfectionnisme à la limite de la maladie qui l'empêchait de faire quoi que ce soit d'autre sans subir des souffrances continues, parfois il se demandait lui même ce qu'il couvait à se plonger ainsi dans ses dossiers... et la conséquence de cet acharnement il s'en rappelait pour l'avoir déjà vécu quelques fois, il avait encore passé une nuit dans son bureau, il s'était même très probablement endormis à bout de force sans s'en rendre compte... sur son brigadier du jour, « l'heureux élu » qui l'aidait dans son surplus quotidien, et qui pour l'occasion avait aussi servit d'oreiller, d'assez bon cœur semblait il d'ailleurs puisqu'il avait passé la nuit à ses cotés, bon petit il faudrait qu'il lui fasse une fleur même si ses genoux n'avaient rien de douillets c'était toujours mieux que la banquette.
Il releva les yeux, qui était ce d'ailleurs ? Il n'avait pas fait attention à ce détail sur le coup mais... ça n'était certainement pas Micky, il ne lui ressemblait pas, non ça c'était... une de ses jeunes recrues, moui enfin jeune, lui était déjà là depuis cinq ans si sa mémoire le servait convenablement. Il finit par se relever, ce n'était pas parce qu'il entretenait des rapports clément avec sa brigade qu'il tenait à jouer la serpillère devant l'un d'eux, la détente avait des limites et il était conseillé diantre, il fallait qu'il se conduise selon son rang...

Petite séance de remise en ordre suivant le geste, comprenant bien sûr qu'il congédiait son vis à vis, remettait un minimum d'ordre dans sa tenue et se passa le visage sous eau avant d'avaler un grand verre de café, plus sûr moyen de ne pas se rendormir pendant la journée ou d'écrire des énormités ( il ne savait trop quelle solution était la pire, rien que d'y penser il en concevait des pulsions meurtrières ).
Une fois les formalités vitales passées il s'avachit de nouveau sur son siège et alluma son ordinateur avec la ferme intention de mettre un terme à son dossier, un de plus dans la longue liste qui ne cessait de s'allonger, il avait une sainte horreur des remises à niveaux de profils, c'était du travail de brigadier mais il préférait s'en occupé pour les «  cas sensibles », au cas où sa brigade aurait été infiltrée par des partisans de la rébellion même si il en doutait fortement, il avait l'œil et il vérifiait scrupuleusement tout ce qui touchait à ses « petits » … d'autant qu'il était si invivable au quotidien que seul des passionnés du judiciaire pouvaient survivre en sa compagnie sans commettre une tentative de meurtre avec préméditation.

Noir sur blanc... Il cliqua sans enthousiasme sur le premier lien de sa liste et haussa un sourcil... Nékorovy Welka... qu'est ce qu'elle faisait là exactement, elle n'était pas classée sensible aux dernières nouvelles ou si elle l'était il n'en avait pas été informé... et ça c'était totalement impossible, il était toujours informer de tout, il y mettait un point d'honneur, c'était plus fort que lui, dès que la moindre bribe lui échappait il en devenait malade... alors quoi, que faisait elle là ? Une erreur sans doute, mais une erreur intéressante, il allait peut-être pouvoir se divertir un peu plus qu'avec ses mises à niveaux et tout cela sans même pouvoir être taxé de tirer au flanc puisqu'elle était dans sa liste, ah finalement il bénissait celui ou celle à l'origine de ce soucis ( ou plutôt il le bénissait dans l'instant, une fois qu'il se serait bien amusé il allait quand même trouvé le coupable pour lui tirer les oreilles dans les règles de l'art, on ne plaisantait pas avec ses listes )...

Il posa le menton sur son poing, observant fixement le nom, les informations avec un long froncement de sourcils. Qu'y avait il d'un peu spéciale avec cette demoiselle de la brigade... il y avait quelque chose il en était certain, il se souvenait à demi avoir sourit aux remarques de ses petits la concernant mais de quoi il en retournait exactement il avait un peu de mal à s'en souvenir, à croire que son esprit avait rangé cela dans le débarras qu'il n'ouvrait qu'une fois par an... pourtant, oui, il y avait prêté attention cela ne pouvait que signifier que d'une façon ou d'une autre il y attachait une certaine importance non ? Ah oui... une rumeur amoureuse... avec un des médecins du Sapienta ou avec le chef de la rébellion, voilà donc pourquoi il s'y était intéressé, ce n'était qu'une rumeur mais après tout il se pouvait qu'elle soit fondée et qu'elle soit d'importance, une brigadière d'élite amourachée du maussade mais niait Merling qu'il avait toujours détesté ? Il fallait qu'il tire cela au clair, question de principe, question de conscience ( si on pouvait lui en attribuer une )... et tout simplement question d'amusement, elle était plutôt mignonne la Demoiselle, qu'elle tragédie qu'elle finisse entre des mains aussi mauvaises que celles de Merling ! Très doué avec une arme le rustre mais pour le reste... bah... et le médecin ? Quantité négligeable comparé à l'autre moitié du problème...

Oui cela lui plaisait bien, d'essayer d'en savoir un peu plus là dessus et comme de rigueur avec une rumeur seul la principale concernée pourrait lui en apprendre davantage, le ferait elle de son plein grès ? Il n'y croyait pas beaucoup, si cela avait une quelconque valeur à ses yeux elle préfèrerait très certainement l'envoyer paitre, ils étaient nombreux à le faire, ou du moins à tenter de le faire puisqu'il fallait tout de même un certain cran et beaucoup de volonté pour le faire véritablement reculer, en général il prenait leur défiance comme une invitation à poursuivre ses coups de griffes sur la surface de leur coquille jusqu'à leur tirer la vérité. Après tout si ils se rendaient immédiatement ce n'était pas drôle, pas même l'occasion de jouer quelques tours où de voir leur tête quand il les perdait avec des allégories...
La pensée lui tira un sourire mauvais, pas tellement à l'encontre de la demoiselle qu'il avait déjà prévu de rencontrer mais bien plus à l'égard de ceux qu'il avait mit mal à l'aise dans le passé.

Il se releva et attrapa son uniforme qu'il enfila rapidement avant de sortir, prenant bien soin d'éteindre son outil de travail avant histoire d'éviter des coups d'oeil intempestifs... Un petit passage par la surveillance histoire de savoir où Mademoiselle Welka pouvait bien se trouver en cette heure ( il avait beau savoir la quasi totalité de ce qui se passait en Nosco il n'était pas non plus devin, deviner où elle serait n'était pas non plus envisageable surtout quand on pouvait se simplifier la vie en passant par les bureaux de la brigade informatique ) et il prenait paisiblement la direction de la cour intérieur sans faire véritablement attention à ceux qu'il croisait dans les couloirs... quelle heure était il d'ailleurs ? Il n'avait même pas prit le temps de vérifier, tôt cela allait sans dire, au vu du désert partiel du capitole et de ses habitudes de lève-tôt... mais après tout il en serait d'autant plus commode de discuter un brin avec la brigadière si il n'y avait pas d'oreilles indésirables aux alentours pour épier ce qui se disait.

Enfin il déboucha à l'air libre et s'accorda un moment pour respirer, être à l'extérieur n'était pas dans ses habitudes, si la vue de Nosco , ses bâtiments ne lui inspiraient ni bien ni mal il avait cependant en horreur la plupart des individus qu'il croisait pour la simple et bonne raison qu'ils étaient tous de potentiels... bref mieux valait ne pas trop y penser, moins il se mêlait à eux mieux il se portait et c'était tout. Frais, il faisait frais ce matin là... pas la fraicheur habituelle après une des nombreuses averses mais quelque chose de plus sec et de vivifiant, la saison sans doute...
Il secoua la tête et s'emmitoufla dans son manteau avant de gagner la cour à grandes enjambées, un peu pressé de trouver sa « proie » même si il ne l'admettrait jamais, il avait un peu hâte de commencer et cela en dépits de sa patience habituelle, la jeune femme lui plaisait bien et cette petite rencontre s'annonçait agréable... pour lui, le serait elle également pour elle ? Il n'allait pas tarder à le savoir puisqu'enfin il aperçu la crinière rousse devant lui, à quelques mètres, assez pour qu'il la rejoigne en trois grande enjambées, pas assez pour qu'il en ai envie immédiatement.

Un fin sourire fleurit sur ses lèvres tandis qu'il se contentait de la suivre à une certaine distance, sans faire particulièrement montre de sa présence mais sans se cacher non plus, jugulant l'envie d'engager immédiatement la conversation et se façonnant l'un de ses masques mi amusé mi malicieux dont il avait l'habitude. Pari ouvert sur le temps qu'elle mettrait avant de remarquer qu'il la suivait, si elle était vive pas beaucoup... si elle ne l'était pas il serait déçu... Le haut conseillé porta une cigarette à ses lèvres, maudit soit les brigadiers de lui avoir fait perdre son étuis à cigares habituels, et tira une bouffée en continuant de peser du regard sur la forme féminine devant lui, paris ouvert en effet...
Howard A. Heavs
Howard A. Heavs
~ Haut Conseiller ~
~ Commandor ~
Section Judiciaire


Camp : Guilde Impériale
Profession : Haut conseiller, commandor de la brigade judiciaire
Âge réel : 130 ans
Âge d'apparence : 26 ans

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Message par Nékorovy Welka le Mar 22 Fév - 20:03

Tôt, ce matin là, on entendit quelques bruits de frottements, quelqu'un qui chantonnait, une voix douce et très calme, voir apaisante puis le bruit de lames. Comme à son habitude, après avoir prit sa douche et prit une dizaine de minutes à se peigner, une jeune femme au nom de Nékorovy Welka s'asseya au centre du salon, sur son doux et soyeux tapis de laine et chouchoutait ses '' Stimulateurs de conscience '' autrement dit, ses dagues. Elle avait toujours préférée les lames plutôt que le armes à feu qui n'avaient absolument rien de loyal sauf dans les Westerns, mais à Nosco, la loyauté allait de paire avec ses Belles affutées. D'une simple pression exercé sur de son mouchoir blanc, posé sur sa lame, elle termina le lustrage puis, les rangea là, sous son chemisier vert foncé semi ouvert. Il était presque inutile de préciser de quelle couleur était sa jupe assortie à son tailleur. En revanche, côté chaussure: talon aiguille. Parfois certains n'osaient pas lui demander comment pouvait-elle supporter ce type de chaussure et encore moins si elle savait courir avec. Mais rassurez-vous, Welka savait très bien courir, marcher avec ces beautés tranchantes. Oui tranchantes car Néko peut facilement transpercer quelqu'un d'un simple coup de pied. Il ne vaudrait mieux ne pas raconter cette histoire concernant ce prisonnier aveugle...

Bref! Wel s'était habillée, pouponnée et s'apprêtait à se rendre à son bureau, à la Brigade. Elle quitta donc l'Aedes et... Attendez! Mais où va-elle là ? Maître lame s'était arrêté un cours intant. Pourquoi se rendre à la Brigade alors qu'elle savait pertinemment qu'elle s'était déjà avancé dans son travail? Et puis, après tout, pourquoi se tresser avec tout ces cliques et clapotements et autres? Pourquoi ne pas pour une fois, se faire plaisir et partir savourer les délices que la Cours Intérieure pourrait lui offrir? Oui! Une, deux, plusieurs bouffées d'oxygène lui ferait un bien fou. D'ailleurs, à cette heure là, il n'y avait presque personne. Juste la nature et sois... Un sourire prit vie sur ses lèvres aux teints bordeaux. Le vent qui soufflait doucement l'invita bien plus à rejoindre la nature et Nékorovy ne se laissa pas prier deux fois. Il faisait bon, il n'y avait personne à traquer depuis un bout de temps déjà, et pour une fois qu'elle avait beaucoup de temps libres, il fallait aà tout prix en profiter et s'éloigner de l'humanité un instant.

Arrivée à l'entrée de ce parvis de beautés, Welka hésita à entrer. Non pas qu'elle ne voulait plus y entrer mais simplement parce qu'elle fut surprise de n'entendre que le bruit de ses pas. Il n'y avait personne. Juste la perfection et elle, l'imperfection. Quel malaise.... Mais elle ne s'en soucia plus et s'engagea sur l'allée tout en s'arrêtant de temps à autres devant les innombrables merveilles de la nature, dans cet espace pur, sans fumée, sans danger peut-être? En tout cas, jusqu'ici, Welka n'avait pas croisé de plantes carnivores! D'ailleurs, elle aimerait bien en posséder une. Elle irait accourir plus tard au Sapientia afin d'en parler à Karlovy. Et puis, que ferait-elle avec ça? Torturer ? Assez! N'y pensons plus et concentrons nous sur... le bruit qui vint tout juste lui frôler les oreilles, ce bruit de pas souple et inconnu. Néko n'était plus seule. Doucement, elle reprit sa route afin de s'éloigner de cet intrus, mais bien vite, s'aperçut que cette silhouette ne désirait pas la quitter.

Le seul fait de se sentir épié lui fit réagir instantanément et le jet de couteaux fut la réponse à son alerte. Là, Welka se tenait de profil, l'air plutôt intimidante, les yeux brillants plantés dans ceux de son poursuivant, la tête comme penchée sur le côté droit lui donnant un air sévère. C'était la ''sauvage rousse'' -Mais coiffée quand même hin-. Quant à ses couteaux, l'un deux avait tranché la cigarette de l'homme et les autres s'étaient juste plantées sur le tronc qui se tenait à côté de lui, au niveau du front et le dernier au niveau du cœur. Si Mamzelle Nékorovy Welka avait eut l'intention de le frapper mortellement, elle n'aurait pas raté sa cible. Mais, elle n'avait pas eut cette volonté là, pas ici, dans ce palais d'Oxygène. Un moment, un long silence, un long regard et... Welka le reconnu mais ne céda en aucun cas à la panique. C'était un haut conseillé, un Brigadier de la section Judiciaire, le Commandor plus précisément. D'ailleurs, elle ne l'avait croisé que seulement deux fois depuis vingt-et-un ans, deux fois où elle avait put l'observer à coeur joie, deux fois où elle avait du quitter le lieu précipitamment, à cause du travail ? Depuis, elle ne cherchait pas à en savoir d'avantage même si, il fallait le reconnaître, il avait quelque chose de particulier. De toutes manières, Wel avait cesser ses enquêtes à l'instant même où...elle découvrit quelque chose... mais se pressa rapidement d'enfermer cette 'découverte' dans une boîte dont la clef avait était éprouvée par le feu. Avait-elle fondue?

Sur le coup, la Brigadière demeura immobile et observa Le Haut Conseillé Howard Allan Heavs. Charmant nom au passage. Néko avait eu de la chance ces derniers temps pour tomber sur des hommes de haut rangs. Même si l'un d'entre eux avait perdu sa place. On parle bien ici de Judikhael Wienfield. Pouvait-on parler de 'Hasard' ? En ce qui concerne Welka, le hasard n'a pas de place dans ce monde. De plus, si ce très cher Howard l'avait suivit, c'était parce qu'il avait de très bonnes raisons. Mais lesquelles? C'est ce qu'elle allait découvrir.

Toujours sur ses gardes, de quelques pas félins, la jeune rousse aux boucles forts ondulées s'approcha de cet homme sans pour autant baisser le regard pour enfin récupérer ses trois dagues, dont celles plantées sur le tronc. Une fois rangées sous son fameux chemisier, elle avança la main prudemment vers les lèvres de ce dernier et ôta d'un coup sec la cigarette et lui souffla quelque chose comme « Votre excellence... ne savez-vous pas qu'il est interdit de fumer dans ce sanctuaire ? »Elle rangea ce qui restait de la cigarette dans la poche du veston de l'homme puis, s'accroupit afin de ramasser l'autre extrémité de l'objet, se releva avec grâce et l'exhiba sous le nez du bel homme, le fixant du regard, la tête relevée, sans l'ombre d'un sourire. Il fallait le dire, Howard était bien plus haut qu'elle et sans doute, avait-il une jolie vue sur son décolleté et pouvait découvrir le poignet d'une de ses fines dagues... Mais à cela, elle n'y pensa point.

« Pourquoi donc, me suiviez-vous ? » Elle marque un temps puis ajouta d'une voix sifflante, presque traînante « Votre excellence... » accompagné d'un léger sourire en coin. Que lui voulait-il? Et d'ailleurs que faisait-il là, dehors, ici?
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Message par Howard A. Heavs le Mer 23 Fév - 2:06

Bingo, il avait vu juste, elle n'avait pas mit plus de quelques minutes à le remarquer... pouvait il dire s'être attendu à une réaction de ce type toutefois ? Comme à son habitude il n'aurait pas répondu si on lui avait posé la question ( et déjà eu il fallut que quelqu'un est l'outrecuidance de le faire ce qui n'était pas demain la veille ), sans doute se serait il contenter d'observer attentivement celui qui l'interrogeait ainsi jusqu'à ce qu'il se détourne et s'avoue vaincu... ou alors il aurait mentit, c'était tout à fait envisageable.
Cependant en lui même il devait avouer que, surpris ou non, il appréciait le geste et le marquait d'une pierre blanche, ils étaient rares ceux qui dépassait la simple bravade ou le regard de travers, et elle... elle venait de lui décocher ce qui aurait clairement put être la fin de sa vie si la jeune femme avait véritablement eu sa mort pour but. Avait il donc des tendances malsaines ? Pour le coup il l'aurait presque cru tant l'idée de se faire menacer le mettait en joie... mais seulement par cette agréable créature, il n'était pas le moins du monde question qu'un odieux mâle suant et puant approche une seule paluche de lui pour mettre sa vie en danger, jamais il ne l'aurait admis et jamais il ne l'admettrait dans un futur proche ou lointain...mais elle, bah, c'était complètement différent.

Elle commençait le débat sur les chapeaux de roues et il n'avait absolument rien contre, tout cela s'annonçait intéressant et profondément amusant, exactement le genre de rencontre qu'il aimait déguster de toutes les manières imaginables, une jeune femme forte, vive et battante... qui n'en rêverait pas ? Pour en revenir à cet instant précis il devait avouer avoir reçu une décharge en sentant l'air siffler au passage des lames près de lui, bénit soit son maintient il n'avait rien montrer de particulier malgré une légère envie de bondir en arrière ( et oui l'instinct laissait malheureusement à désirer ), l'homme s'était contenté de rester sur place, s'arrêtant dans sa marche pour tourner la tête vers les armes fichées dans le bois comme il aurait contemplé des sculptures de grand art depuis longtemps connues... un mélange d'admiration mêlée à de l'indifférence caustique.

Il retourna cependant bien vite son attention sur Nékorovy qui avait bien plus d'importance que ces joujous de métal... Pour une brigadière de terrain elle alliait agréablement l'intelligence à la force, peu pouvait vraiment le dire selon lui, tout ces gros bras tout juste bons à exécuter les ordres de leur supérieurs... mais encore une fois on ne pouvait dire la même chose pour elle non ? Il avait même eu vent d'une rencontre des plus fructueuses entre elle et un certain commandor de l'anti terrorisme, rencontre fructueuse pour lui très certainement puisqu'il avait gagné là une information de premier choix à utiliser contre ledit commandor et il ne se gênerait pas pour le faire, peu importait éthique et autre, c'était bien trop beau pour être oublié et c'était précisément mademoiselle Welka qui lui avait fourni sans le savoir... toujours était il qu'une femme capable de battre le commandor de l'anti et de le tirer ainsi ça avait de quoi capter son attention.
Et son attention était présentement entièrement tournée vers elle, avec son habituel regard bleu pesant en demi ton sur la forme féminine à quelques pas... quelle posture, aurait il été quelqu'un d'autre il se serait vu intimidé par la vue de la jeune femme, par le regard qu'elle plantait dans le sien... mais voilà il était lui même et bien loin d'être intimidé l'attitude de la brigadière lui tira un sourire qui se répercuta dans ses yeux, remplaçant la lueur sérieuse par celle de pur amusement qu'il le caractérisait dans une situation qu'il appréciait.

Il prit donc le temps de la détailler du regard, cette jeune pousse pleine de vie qui semblait en l'instant un fauve prêt à combattre, il la détailla comme il détaillait chaque individu avec lequel il discutait, sans même cacher où pouvait tomber ses yeux, clair pour l'occasion, ou la raison pour laquelle il l'observait ainsi... Chaque infime détail était relevé et noté avec exactitude dans son esprit, arrachant la moindre parcelle d'information avec l'efficacité qu'une bonne centaine d'années en Nosco lui conféraient et il était d'autant plus diligent que la silhouette en question était agréable à l'oeil même si il ne rechignait pas non plus avec des silhouettes moins dotées par la nature ( c'est dire, des silhouettes masculins évidement quoi que le point pourrait sans doute être discuté n'eus été son affirmation clair et sans appel qu'il était friand d'atout féminin et pas d'autres choses ).

Cette chevelure rousse aux boucles flamboyantes frappait la vision, de même que ses lèvres à la couleur purpurine, la peau pâle, bien plus pâle que la sienne d'ailleurs, ses formes mise en valeur avec un goût certain et très certainement la présence d'armes supplémentaires malgré le profil plus civil que la tenu de brigade, pouvait on prétendre que Welka n'était pas une belle femme ? Cela ne viendrait certainement pas de lui en tout cas, il ne l'avait croisé qu'à deux occasions et pas d'assez prêt ou assez longtemps pour s'adonner à cette absorption qu'il infligeait à n'importe quel individu qui l'approchait mais qu'il avait dû mettre en attente pour elle qui lui avait glissé entre les doigts à deux reprises et à présent il se rattrapait enfin.
Oui elle était belle, peut-être aussi belle que Joséphine elle même ? Cela aurait été amusant de faire la comparaison, si comparaison il y avait ce qui était sujet à débat... après tout chaque être étant unique pouvait on réellement prétendre les comparer, leur donner des points véritablement communs ou des différences, et sur quelle échelle baser la comparaison... non c'était un jeu puéril et mal avisé, peut-être le moment viendrait il plus tard où il se sentirait assez puéril et mal avisé pour se complaire dans ce genre de réflexion mais ce n'était absolument pas le cas en cet instant.

Elle approchait enfin, après un long instant d'incertitude entre eux... mais le commandor ne le répercuta qu'à demi tant il était encore plongé dans sa contemplation, immobile à l'endroit exacte où la jeune femme l'avait arrêté, droit et digne mais le visage figé dans son expression comme un masque, ses yeux bleus suivant les mouvements de son corps comme un prédateur en observant un autre mais également... simplement il n'avait pas l'intérêt d'un de ses rustres sans manières qui croquaient les femmes des yeux sans la moindre décence, il n'en avait certes pas plus à proprement parler mais contrairement à eux il ne manifestait pas le moindre attrait profond ou la moindre velléité de faire autre chose que de se gaver de son image.

Qui aurait put dire ce qu'il ressentait à son égard, personne certainement, tout comme personne ne pouvait vraiment savoir ce qu'il attendait ou pas personne ne pouvait savoir ce qu'il ressentait pour les êtres, elle y compris, il avait toujours et en tout temps cacheté ses sentiments, ils étaient une faiblesse pour un homme dans sa position, il se devait de n'offrir aucune attache à ses ennemis, interne comme externe, il en savait trop pour permettre qu'on le fasse chanter, en savait trop pour qu'on puisse lui tirer quelque chose, de force ou sur l'oreiller...
Lui savait pertinemment ce qu'il en était et cela resterait sien aussi longtemps qu'il le souhaiterait, il était patient et c'était les aléas du cœur de la jeune femme qui était le sujet de cette rencontre et non les possibles battements d'un cœur depuis bien longtemps en état d'hibernation.

Il chercha dans sa mémoire leur dernière rencontre, à l'occasion, lui semblait il, de la découverte d'un corps au abord de l'Aedes... une affaire peu commune pour laquelle il avait décidé de se déplacer en personne à la grande surprise de sa brigade ( même lors de la réapparition de Merling il n'avait pas bougé un seul orteil hors de son chez lui du capitole et avait jouer les grands seigneurs en coordonnant le tout par téléphone ), était il d'ailleurs réellement venu pour l'affaire ou il avait il autre chose ? Quelque chose de plus important qu'un macchabée pour attirer suffisamment l'attention du Haut conseiller pour le faire sortir de son antre et le trainer en présence d'autant de brigadier anti terroristes... peut-être ou peut-être pas, quoi qu'il en était son regard alors si sombre avait suivit la sortie de la brigadière Welka avec une attention particulière que seul avait dû remarquer son second, habitué à lui depuis le temps qu'il le pratiquait.
Rien depuis lors, son quotidien sans qu'il fasse la moindre allusion à ce regard plus long que la moyenne qu'il lui avait lancé, jusqu'à maintenant bien entendu puisque c'était exactement le même regard lourd qui rencontrait celui, vert et brillant, de la jeune femme avec un fracas assourdissant mais inaudible. Il la laissa approcher, paisible, remuant ce qui restait de la cigarette qu'il avait précédemment allumé en un geste presque machinal... mince alors il allait devoir en rallumer une, en espérant qu'elle ne s'en serve pas de nouveau comme cible même si il en doutait un peu.

Elle dégageait quelque chose de singulier, il devait bien l'admettre, bien plus de près que de loin d'ailleurs, le laissant encore plus amusé que précédemment... Il la laissa récupérer ses armes sans faire un geste et ne montra un véritable signe de vie uniquement lorsque les doigts élégants de la jeune femme lui chipèrent ce qu'il avait entre les lèvres, sans les frôler. Joli geste, précis, sec... il laissa son souffle quitter ses poumons en un rire si infime qu'il aurait put passer pour un soupire tandis qu'elle rangeait le bout de cigarette inutile dans sa poche, encore une fois sans rencontrer de résistance ou de réaction plus poussée que la courbure subtile d'un sourcil tandis qu'il passait son pouce sur ses lèvres, à l'endroit où c'était trouver son petit plaisir quelques secondes auparavant. Une fois rapprochée de lui ses yeux n'avaient plus quittés son visage même si il aurait aisément pus profiter de la vue plongeante à la lisière de sa vision... mais si on le lui avait demandé il aurait répondu que son superbe visage valait toutes les poitrines du monde, pas besoin d'atout considérable lorsqu'on avait des traits agréables, un visage expressif, une gamme variée de sentiment et le spectacle de ce qui grondait au fin fond des iris éclatantes.
Sincèrement aucun besoin de regarder plus bas que son joli cou de cygne... elle était petite toutefois, plus que lui ou du moins aurait il mieux fait de dire qu'il était trop grand de plusieurs dizaines de centimètres, un atout en milieu masculin mais pas forcément pour l'occasion. Il ferma les yeux au son de sa voix, prenant dans le son comme il l'aurait fait d'une symphonie... certes il exagérait ses réactions, probablement, il ne savait même plus où s'arrêtait son jeu et où débutait sa franchise et s'en moquait un peu en vérité.

Le son de son titre sonnait soudain comme une menace... le sourire refleurit sur ses lèvres, aussi charmeur et indécent que malvenu, aussi caractéristique que la situation ne l'était pas et c'était tout aussi bien... il ne répondit pas et attrapa le bout de cigarette qu'elle brandissait devant lui, enroulant ses longs doigts autour des siens pour lui ôter, le rangeant au même endroit que son jumeaux avant qu'il ne se passe la main dans les cheveux de façon machinale ( il ne portait pas de haut de forme puisqu'ils étaient chez lui et qu'il avait malencontreusement passé la nuit.. ailleurs...).

Il ouvrit sa veste et ressortit son étui à cigarette, en plantant une au coin de ses lèvres sans l'allumer, pour le simple plaisir de sentir sa présence mais aussi pour répondre muettement à la première des questions de la jeune femme... il savait qu'on ne fumait pas ici mais il le faisait, ou pas... il finit toutefois par briser le silence qui s'était installé, parlant avec lenteur et calme, comme si il retrouvait une vielle connaissance dans un bar... « Howard... seulement... ou Heavs si ça vous sied mieux, j'abandonne mon titre aux autres» Il accentua le dernier mot comme si il avait gouté quelque chose de très amer mais sans s'expliquer sur ceux qu'il visait exactement avec ce terme. Il marqua un temps dans ses propos, observant toujours le visage de la brigadière avec un mélange d'émotion interne qui aurait put lui paraître inquiétant n'eus été cette furieuse envie de jouer. Une de ses mains glissa de nouveau sur ses boucles... réflexion... puis paroles, des paroles qui flottaient doucement et paisiblement comme de petites feuilles sur une surface liquide.

« Un nom inhabituel est apparu en ce bon matin dans mes dossiers, considérant qu'il n'avait pas grand chose à y faire j'ai cependant retenu le fait... qu'une rumeur persistante s'y attachait, j'ai donc décidé de descendre de mon bureau pour... échanger un peu avec cette personne. Se pourrait il, par pur bonheur, que ladite personne me tienne compagnie un moment ? » Il pencha la tête de coté en fermant à demi les yeux, engageant une attitude interrogatrice et joueuse, se demandant ce qu'allait dire la jeune femme...
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Message par Nékorovy Welka le Mer 23 Fév - 17:43

Un temps...

Le Haut-conseillé n'avait pas bougé. Il était d'un naturel calme et posé. C'était un fin observateur tout comme la jeune femme qui se tenait debout, face à lui. Cette dernière n'avait pas froid aux yeux. Là où certains auraient fait preuve de crainte et aurait fuit la face d'un homme de sa stature, elle, femme, brigadière d'élite, courageuse et digne, ne montrait absolument aucune peur bien au contraire. Howard était un homme parmi ses semblables, ce n'était pas une sorte d'être ''supérieur''. Il se différenciait simplement par son attitude, sa beauté, ses réactions... tout était singulier chez lui. Si on le voyait qu'une fois, on le voyait tout le temps, tant son image et son aura étaient imposantes et remarquables. On pourrait même dire que l'à où trente hommes auraient réagit de la même façon, lui, il en serait l'exception. A quoi pourrait-on s'attendre?

Un temps...

Lui, il n'avait pas réagit face à l'attitude de la jeune femme. Elle l'avait toujours sut, cela ne marchait avec lui, mais que voulez-vous, ce regard était tout à fait naturel chez Welka, toujours à fixer, dévisager ceux et celles qui devraient se garder de penser ou d'agir de façon déplacée. Ceci était valable pour tous, même les hauts gradés. Il n'y avait, pour personne, de favoritisme. Intransigeante mais respectueuse, voilà ce qu'elle était. Il était bien difficile de décrire une quelconque émotion chez cet homme et c'était l'une des principales raisons qui plaçait ce Commandor dans la liste des indéchiffrables, des énigmatiques. Nékorovy se devait, selon elle, de déchiffrer n'importe quel individu. Elle avait même réussit à cerner Tristan au bout de quelques années, et faisait partit de ces rares personnes à garder le contact un peu plus rapproché avec lui, même si, il fallait le souligner, elle avait choisi de ne plus le revoir. Elle n'y gagnait plus rien de tout façon. Mais revenons sur ce cas présent : Howard Allan Heavs.
Qui était-il ? Un joueur ? Un semeur de trouble? Une illusion vivante ? Une réalité insaisissable ? Ou tout simplement ce qu'on voulait qu'il pense de lui ? Encore faut-il qu'il ait une volonté. Elle l'avait croisé dans le passé, elle y avait porté attention, d'ailleurs, sur le terrain, elle détaillait tout le monde. A cette époque là, il fallait trouver l'auteur de ce crime et tout le monde devait passer à la casserole, on parle ici de potentiel coupable. L'affaire avait suivit son cours et rare était les fois où, passant dans les bureaux de la brigade judiciaire en ce temps là, elle entendait le nom du Haut conseillé, jamais elle ne l'avait croisé dans ces murs. Les années s'étaient écoulés, le souvenir était resté mais la présence s'était envolée. Son dossier sur Howard ne faisait même pas trois lignes. Il était si difficile à l'observer dans son évolution, que Néko, contre son gré, avait cessé ses investigations qui avaient prit des allures cauchemardesques, troublantes... pendant un certain temps. Et aujourd'hui?

Si seulement...


...Tranquillité était le mot. Mais c'était l'accalmie qui régnait. Son dossier était toujours aussi vide après plus de vingt ans. Quelle tragédie! Mais peut-être, qu'aujourd'hui, son absence de détermination allait reprendre vie et obtenir une revanche sur un dossier fantôme....
Elle le fixait encore de son regard étincelant, animé par la vie et la détermination. Lui, de son côté, souriait, détendu, amusé. Welka était incapable de répondre à un sourire et souvent détournait du regard. Mais elle ne broncha pas et laissa son sourire en coin figé, la tête relevée. Rien ne pouvait la perturber sauf ça! Ce frôlé, ce touché. D'accord, elle avait bien été plus que frôlée par Judikhael mais c'était un duel, un jeu! Et lui, Howard, comment il osait la frôler là, avec tant délicatesse ? Sa réaction fut interne, un frisson parcouru sa colonne vertébrale puis, son regard se détacha du visage de l'homme pour tomber brutalement sur ce mouvement à l'origine de la disparition de son sourire. Son regard fut celui d'une jeune femme légèrement étonnée. Nékorovy Welka ne supportait pas le fait d'être effleuré, frôlé, touché. PERSONNE ne posait une main sur son épaule. Tous ne la touchait QUE du regard. Et lui là...oui lui, ne le savait-il pas? Nékorovy n'appréciait pas du tout le contact humain sauf en cas de duel, de combat, dont la raison était plus qu'évidente! Mais là...Oui là....il n'avait pas besoin de la toucher pour s'emparer de ce morceau de cigarette...
Elle garda donc visiblement son calme et à nouveau son regard glissa rapidement sur Howard en abordant un regard un peu plus sévère. Il faut l'avouer... il avait du doigté et une douceur sans pareille, mais c'était trop peu pour réellement en tirer une telle conclusion.
Nékorovy replia assez vite son bras contre sa poitrine et fit un léger sourire indéfinissable quand il passa sa main dans ses cheveux de couleur foncé et soyeux. Néko remarqua là, que cet homme devait sa beauté à ses soins quotidien, puis elle détourna la tête comme pour mieux visualiser ce à quoi elle pensait, un sourire à l'honneur de ses souvenirs en Nosco, tandis que lui s'occupait d'une nouvelle cigarette sans pour autant y mettre le feu. Était-ce une provocation? Fallait mieux ne même pas y penser.

Ce serait Howard pour elle. Quelle voix remarquable! Incarnait-il la perfection ? Pourtant non, il avait ce tic, cette manie de passer sa main dans ses boucles, et cela n'en déplaise, Welka ne pouvait s'empêcher de sourire à chaque fois qu'il faisait ce geste et de détourner la tête. De plus, il aimait le goût du papier roulé entre ses fines lèvres... Qu'avait-il encore comme tic ? Cela amusait la jeune femme.
« Un nom inhabituel est apparu en ce bon matin dans mes dossiers, considérant qu'il n'avait pas grand chose à y faire j'ai cependant retenu le fait... qu'une rumeur persistante s'y attachait, j'ai donc décidé de descendre de mon bureau pour... échanger un peu avec cette personne. Se pourrait il, par pur bonheur, que ladite personne me tienne compagnie un moment ? »

Un instant...

Welka se demanda ce que pouvait bien faire son nom parmi les dossiers de cet homme. Jusque là, elle n'avait pas commit de délit ou autre. Et tous ce qu'elle faisait était totalement légale. Et puis, ce mot 'inhabituel' la rassura. Mais tout de même quel est le farceuse qui s'amuse à ce petit jeu ? Si elle l'attrapait, un savon n'aurait pas assez de piquant pour en faire une bonne correction. Cependant, elle y gagnait un intérêt, celui de pouvoir enfin rédiger, ne serait-ce, qu'une seconde phrase dans son dossier. La suite de sa réplique éclaira d'avantage, même totalement le motif de cette rencontre tout à fait calculée.

Un large sourire, celui d'une femme amusé, retenant un éclat de rire traduisait l'état dans lequel se trouvait la Brigadière; les yeux fermés la tête tourné sur un autre espace. Elle les rouvrit puis toujours de son air très amusé, mira l'homme en coin et détourna à nouveau le regard sur cette espace ne pouvant placer un mot. Jamais, oh grand jamais personne de la brigade pas même son parrain ne connaissait ce regard cette attitude! Tout le monde connaissait la femme fatale, calme, intransigeante, posé, prudente et dangereuse. Mais pas réellement celle qui arborait un sourire franc...

« Howard...non...» soupira t-elle dans un nouveau sourire, secoua la tête sans aucune vigueur, doucement, en regardant son interlocuteur, pencha la tête sur un côté reprenant un peu de son sérieux. « Une rumeur...Il ne fallait pas vous déplacer pour si peu à mon sens. Mais, j'accepterais volontiers d'être, un instant, cette compagne, ne vous déplaise. » Un très léger sourire amusé ne la quittait plus. Ils se mirent tout deux en marche lente. Elle se tenait au côté du Haut conseillé, dans l'allée, dans un état de contemplation devant cet environnement. Tant de beauté dans ce paradis multicolore et verdoyant de splendeur.

Afin de s'assurer de quoi pouvait bien parler ce compagnon de route, elle déclara d'une voix interrogatrice « Et que raconte exactement cette rumeur ? Qu'a-t-elle de si intéressante pour que vous vous s'y penchiez ainsi ? Que vous quittiez votre Antre ? » Elle soupira. *Maudit soit ces brigadiers!* pensait elle. Que pouvait bien y avoir d'intéressant là dedans? A moins que ce soit la réponse et la vérité qui soit intéressante... Oui, c'est peut-être cela. La réponse, la vérité... mais quelle réponse ? Quelle vérité ?
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Message par Howard A. Heavs le Jeu 10 Mar - 1:37

Ah mais que devait il en penser ? Une question qui aurait dû le tarauder alors qu'il observait, seconde après seconde, la réaction de cette femme remarquable, avec quel regard d'ailleurs ? Quel sorte de défroque adoptait il en cet instant, le commandor ayant tant de tour dans son sac, tant de visages à offrir au monde, tant de costumes qu'il ne savait plus qu'en faire... Celle d'un connaisseur devant une œuvre d'art ? Mais n'était ce pas hérésie que de réduire l'humain à l'état d'oeuvre, même admirable, même sublime... réduire à un seul horizon un être qui jouait tout à la fois sur la plus haute marche de l'échelle et sur la plus basse, cet être qui, tour à tour, pouvait se montrer vils ou désirable, l'humain dans son entièreté, sa musicalité... grossière erreur, très certainement, une erreur qu'il ne commettrait pas en cette journée mais qui, peut-être, ferait partie d'un autre décor et qu'à la mesure d'un autre lieu il boirait la coupe du pêché sciemment. Non, en vérité le regard qu'il posait sur Nékorovy Welka, le corps auquel elle faisait face, était un subtile mélange en accord avec la subtilité de la rencontre... Il n'était qu'un homme, si on pouvait appeler cela une dépréciation, pour lui il s'agissait simplement d'un état de fait, ni bon ni mauvais, juste là et de ce fait impossible à nier, tel ces petites vérités quotidiennes si anodines que personne ou presque n'y faisait plus attention tout en les vivant chaque jour et chaque nuit.

Et c'était à la fois en qualité d'homme qu'il appréciait cette rencontre mais également en qualité d'esprit, de fait avec sa nomination au haut-conseil, avec tout le travail qui lui revenait de part son allégeance mais surtout avec son enfermement, sa volonté de mettre une barrière entre le monde extérieur et lui, il en était venu à être moins qu'un nom, une présence fourmillant d'idées et de projets, d'intelligence, présent sans qu'on ne sache qu'il était là... Alors il pensait et appréhendait la scène de ses deux points de vue sans même y penser, par habitude, par aise, une mécanique bien huilée qui servait son maitre et inondait corps comme esprit, Howard comme le conseiller, de ce qu'il pouvait percevoir et penser.

A l'instant où ses doigts étaient entrés en contact avec les siens quelque chose chez elle avait légèrement changé, il l'avait sentit sans pour autant l'identifier clairement, peut-être tout simplement qu'il n'avait pas cherché à le faire, préférant se laisser aborder par la femme qu'était Mademoiselle Welka plutôt que par un réseau d'information de grande complexité... les informations étaient utiles lorsqu'on désirait travailler, se renseigner, elles lui étaient utile à chaque nouvelle rencontre afin de déterminer le potentiel de l'être en face de lui et la manière dont il devait se comporter dans leur échange mutuel mais une fois passé ce cap c'était tout un monde, un art, une discipline et une philosophie qu'était la rencontre de l'autre, le langage du corps et des êtres, complexe au delà du possible. Les formes de cet échange auraient put être aussi nombreuses qu'il y avait d'être humain différent, de combinaisons différentes, pourtant celle là était à la fois hautement poétique et plutôt cynique, ironique, un goût de cendre sur son palais qui n'était aucunement dû à son goût des cigares...

Il n'en fit pas mention toutefois perdu à demi devant ce simple fait, la complexité des dynamiques sous-jacentes à chaque relation, ce mélange de ressentit, de non dits et de gestes à la signification aussi vaste que cet océan argenté dans lequel son cœur avait sombré et qui, pourtant, passaient très souvent inaperçu par manque d'intérêt des individus. Apprendre, apprivoiser ce langage particulier, s'en imprégner, s'en rendre maitre ou autant qu'il était possible de se rendre maitre d'un tel infini, danser en compagnie de ces ombres sans noms, voilà bien quelque chose qui le réjouissait et le dégoutait tout à la fois, qui l'enivrait comme seul enivre un vin exceptionnel, l'odeur caractéristique de l'absinthe ou de cheveux frôlant une joue avec la tendresse d'une lame de tortionnaire dans l'exercice de son art.

Il ne rata pas son expression, lorsque ses doigts agiles s'enroulèrent autour des siens, un changement furtif, qui n'avait pas duré plus d'une minute, deux tout au plus, mais qui portait autant de signification, et même plus, que si elle avait hurlé... contact impromptu, contact qui n'était pas bienvenu mais contact si infime qu'il n'aurait pas de conséquence... pour lui, pour elle, qui pouvait savoir ? Tout dépendrait de ce qu'il pouvait représenter pour elle.

Certes... il aurait tout à fait put faire un geste similaire sans la toucher, avec le même but et le même résultat mais c'était une part de ce qu'il daignerait appeler jeux, et qui pourtant n'avait rien d'un jeu classique, rien d'un poker ou même d'une roulette puisqu'il s'agissait de se jouer soit même. Ah... ces pensées étaient bien étranges parfois. Et voilà que le ruban film de la vie reprenait son cour langoureux... elle souriait de nouveau, son visage se détournant, eut il été l'un de ses hommes insensibles au subtile flot des gestes sans doute se fut il mépris sur la raison de ce mouvement, sans doute aurait il tenter de la faire se tourner vers lui de nouveau mais par bonheur il était loin d'être de cet acabit là...

Elle avait un beau sourire, franc d'une certaine manière, infiniment étrange d'un autre, pouvait on même réduire cela au geste, à cet étirement des lèvres, ou à ce qu'il signifiait ? Lui souriait souvent, très souvent même, c'était pour lui une manière de répondre à bien des choses, un sourire pour une menace, pour un mot froid, pour un regard d'avertissement, un sourire pour chaque fois qu'il dépassait la barrière de ce qui était toléré.

Le sourire était un de ses moyens de communication favoris, grâce à lui il portait les messages avec bien plus de précision et de clarté qu'avec les mots qu'il avait tendance à filer comme une toile, mêlant demi vérité, métaphore et contradiction dans le but de se sauvegarder un chemin personnel que les autres ne verraient pas... il avait tendance à sourire à tout va et très certainement par pure méchanceté la plupart du temps, pourtant en cet instant il doutait de pouvoir se montrer désagréable, pas avec cette jeune femme.

Si il souriait, c'était franchement, une bulle d'air dans son quotidien fait de masque et de jeux... et le sien ? Son sourire qu'il admirait du coin de l'œil, en silence, à quoi était il dû ? Il avait des idées, certaines farfelues d'autres non, il ne donnerait crédit à aucune, il ne tenait pas à insulter sa compagne du moment en tentant de s'introduire de force dans son intimité ou du moins pas plus que nécessaire. En d'autres circonstance il se serait peut-être montré cavalier, voir totalement dépourvu de la moindre gêne... si elle avait été quelqu'un d'autre peut-être se serait il penché vers elle, frôlant sa peau de ses longues doigts et aurait capturer son sourire, ses lèvres, des siennes, lui volant le secret de la simple beauté que dégageait ses gestes. Peut-être oui... aurait il agit ainsi, peut-être aurait il copier ce qu'il avait vu et ressentit tant d'années plutôt lorsqu'il avait vu un geste similaire, emprunt de bien plus de signification que celle d'un jeu et d'une malice de garnement aux yeux de braises éteintes qui n'attendaient qu'un souffle pour se réveiller. Ce serait si ironique... mais l'ironie n'était pas une fragrance qu'il affecterait en cette journée, il n'en avait pas envie, pas envie de gâcher un de ses rares moment de quasi vulnérabilité, l'instant lui plaisait trop pour cela.

Il aurait put prolonger encore l'instant, ne pas le briser tout de suite avec la raison de sa venu, laisser flotter son existence dans l'air ambiant jusqu'à ce qu'elle cesse de le fasciner par sa simple présence... mais le pouvait elle seulement ? Et lui, pouvait il se permettre d'user du verbe fasciner, traduisait il ainsi véritablement ce qu'il pouvait ressentir à son égard ou était ce encore une manière d'humaniser ses sensations... ou plutôt de les déshumaniser, les tenir au creux de ses mains comme une fleur flétrie d'où l'eau s'est échappé, comme cette fleur qu'il avait déposé sur le rivage couleur d'argent, surmontant le poids de plomb qui lui était tombé sur les épaules à l'approche de la mer. Fort heureusement son soucis du travail, et sa curiosité il fallait bien l'avouer, prirent le dessus sur le reste, tandis qu'elle se retournait vers lui et il se sentit reprendre pied, retrouver ses manières d'être habituelles, prendre la parole et poser les bases véritables de la discussion bassement prévisible qu'ils devaient tout deux avoir à son grand regret, lorsqu'il aurait très bien put la noyer de tant de sujets bien plus intéressant et elle, en retour, venir éclairer son ciel si terne depuis pas mal d'années en matière d'humain.

De nouveau un sourire, franc, amusé, ses paroles étaient accueillit de manière posée, elle était tout à fait charmante ainsi et il dû s'avouer flatter de son attitude même si il n'en dit pas le moindre mot, il n'ajouta rien à son affirmation ou à sa demande, se contentant de l'observer dans cette soudaine attitude... Il y avait un soucis, il s'en rendit compte très vite, pas au sujet de cette femme superbe et si intrigante, c'était lui qui n'allait pas, il n'allait pas du tout et il s'en rendait compte sans toutefois s'en effrayer. Il se laissait bien trop aller, cette compagnie était certes des plus agréable mais il se devait de rester distant, d'attendre le bon moment... trop d'hommes avaient faillit par précipitation, trop d'hommes se découvraient dès le premier instant et pour rien, pour rien, Joshi sacré... pour rien d'autre que des crocs de glace en fin de compte. Il se mura dans son silence, ses yeux adoptant leur expression habituelle, son corps modifiant sa posture par la simple force de l'habitude, d'un long entrainement...

Dans le fond de son esprit il eut presque l'impression de voir le sourire, son sourire, plein de triomphe, le narguant... Il fit rouler la cigarette entre ses lèvres en cligna des yeux pour chasser le malaise, retrouvant sa nonchalance et surtout son attention, tandis qu'elle brisait le silence qui avait prit place entre eux. Ah elle mettait le doigt sur un fait qu'il ne pouvait nier, il ne serait jamais descendu pour quiconque d'autre, pourquoi le faire avec elle ? Il aurait put s'étendre, s'expliquer mais cela aurait été mal le connaître, il était descendu, pour elle, pour cette rumeur, c'était tout, pas besoin de chercher plus loin... il s'inclina légèrement en signe de remerciement, et d'assentiment, et écarta le bras pour l'inviter à marcher à ses cotés dans les allées de la cour intérieur encore humide de rosée, parfumée par les senteur de bois...

Il ne quittait pas le chemin des yeux, avançant lentement de manière à ne pas semer la jeune femme, profitant de cette présence singulière à ses cotés... il n'avait pas besoin de la voir pour savoir qu'elle était là, cette femme, ce concentré d'énergie vibrante qui semblait réchauffé l'atmosphère autour d'elle, il n'avait pas souvent gouté à ce genre de présence et savait l'apprécier tout comme il aurait sut apprécier un bon vin ( de synthèse mais après tout on faisait avec ce qu'on possédait )... encore une irrévérence de sa part, que de comparer l'humain à l'alcool ? Mais ne pouvait on devenir drogué à l'un comme à l'autre ? Il n'était pas attaché par un vil besoin mais goutait ce qu'on lui offrait, aussi il avait décidé de se permettre une irrévérence dans le calme sanctuaire de son esprit autrement bouillonnant.

Elle semblait apprécier le lieu, ça n'avait rien d'étonnant, lui le trouvait bien plus agréable et magnifique lorsqu'elle s'y trouvait... De nouveau le silence se brisa, de nouveau il eu un sourire, fin, un sourire léger tandis qu'il lui décochait enfin un regard à la fois malicieux et très sérieux, contradiction totale mais bien une marque de sa part. Elle savait parfaitement mais on était jamais assez sûr de la conversation supposait il, il y avait tant de mésentente à Nosco... Il ne répondit pas immédiatement, préférant cesser de marcher, croisant les bras sur son torse en soupirant, relevant le menton pour regarder le ciel au loin, inspirant profondément, sa silhouette soudain parcourue d'un long frisson qu'il ne cacha pas.

Il retira la cigarette de sa bouche et la roula entre ses doigts en réfléchissant, puis la rangea dans sa veste en posa deux doigts sur ses lèvres en posant de nouveau ses yeux sur Nékorovy, l'observant... Il s'avança de nouveau, la rejoignant, plus proche qu'auparavant, il fronça légèrement les sourcils et tendit une main, la laissant osciller près de la jeune femme pendant un moment avant de prendre une décision et de plonger, très indécemment, la main dans l'ouverture du chemisier, cherchant l'une des dagues qu'il avait aperçu. Il l'attrapa rapidement et retira sa main, la tirant de sous le tissu pour la faire scintiller dans les airs avant de l'envelopper dans sa main sans toutefois serrer.

Il la regarda dans les yeux... « L'une de nos perle tombant pour une ombre des souterrains, je suppose que je n'ai point besoin de filer le reste de ma pensée... même une question de sécurité ne suffirait pas à me faire descendre toutefois, je dois avouer avoir été intrigué par tout le mystère qu'on fait de cette rumeur. Qu'on me réponde ou non, est ce que ça une importance ? Moins que la réponse My Lady c'est vous que je tenais à voir, notre dernière rencontre a été plutôt courte à mon grand regret... » Il sourit et se mit à jouer avec le poignard comme si il se fut agit d'un jouet, reculant d'un pas il dessina des arabesques dans l'air à l'aide de la lame et finit par la poser sur son front, fermant les yeux avec un sourire avant de poursuivre... « Certains se targuent de chercher la vérité partout où ils vont, vous très chère que cherchez vous ? »
Howard A. Heavs
Howard A. Heavs
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~ Commandor ~
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Message par Nékorovy Welka le Ven 18 Mar - 4:19

Il était beau. Mais pas seulement, il était intelligent, très intelligent et ayant nombre de connaissances... Oui, parfois, il semblait réellement incarner la perfection mais cette dernière serait-elle Perfection à travers un homme? Un humain souillé dès la création? Non. Ce mot n'avait pas son sens, ni sa place malheureusement. Encore un mot masqué par un autre. Ineffable. Si seulement... si seulement...

La jeune femme appréciait fort la compagnie d'un tel être doté de folie; de sagesse ? Qui sait ? De toutes façons, par tout les temps, Howard Allan Heavs resterait l'un des hommes qui aura marqué profondément Welka rien que par son existence, ses actions, ses paroles, son souffle...
Sa présence dans ce milieu plaisant ne pouvait passer inaperçu et ce serait injurier sa personne si untel ne l'avait pas remarqué, tant pas sa haute taille, mais aussi par son élégance, sa prestance, son intelligence, son aura divinement envoutante. Non, n'imaginez rien. C'était un homme qui avait réussit et qui sans doute continuerait à réussir. Oui, soyons optimiste. Même Néko ne se mettrait pas sur sa route, rien n'y personne ne l'y obligerait. Si seulement...Si seulement...

Douce avancée, charmante compagnie. Le bruit des pas résonnaient, l'air du vent prenait forme dans leurs chevelure, les faisant danser à la lumière du jour et puis...ce fut le silence, le calme plat, plus un bruit; le couple venait de s'immobiliser. Welka n'irait pas plus vite que celui qui menait la danse, la marche et donc s'arrêta aussi et du coin de l'œil le regarda. Lentement elle lui fit face, l'admirant, le biglant, le contemplant. Pourquoi Perfection n'était qu'Illusion en l'homme ? Si seulement...Si seulement...

Elle soupira un instant, soupire indescriptible mêlé de tous sentiments, mêlé d'aucun sentiment. Cette femme aurait tant voulu placer un mot, une phrase mais le silence était bien plus communicatif qu'elle. Ce silence savait dire ce qu'il fallait et quand il fallait alors pourquoi le troubler par des mots de non sens ? Il ne restait qu'a la belle de courber l'échine et de contempler la nature, la perfection divine, la Vraie, celle que l'homme ne peut, dans les limbes de la création, contrôler. Même si certain végétaux ne sont que le fruit de la génétique, mais toujours est-il quelque part, on ne sait où, ici et là, les deux à la fois, l'homme dans sa petitesse, ne peut contrôler ce qui le transcende, le X de l'irrésolue et dite équation.

Un temps.

Nékorovy, releva la tête et observa son interlocuteur. Un frison lui parcouru. Mais lequel ? Celui qui témoigne du bien être ? Du plaisir à être dans ce paradis ? Lequel ? Le savez-vous?
Heavs ôta de ses lèvres ce qui auparavant parut être le signe d'une provocation puis, le rangea tout en réfléchissant. Mais à quoi ? Mais pourquoi s'avance t-il ? Non pas aussi près...si...il s'avance. Par pitié sauvez Welka, elle n'aime pas être aussi proche d'un autre être humain. Elle qui évitait le moindre contact physique. Mais alors, Howard ne savait-il réellement pas qu'il ne fallait pas s'approcher d'elle ainsi ? C'était plutôt dangereux pour lui mais... c'était aussi un homme très intelligent, respectable. Il n'oserait pas se montrer de manière peu convenable avec elle. Non, quand même pas, ainsi Wel n'aurait pas à être sur la défensive et encore moins à vouloir ou devoir même lui couper un membre, on parle bien de cette main qui s'approchait d'elle lentement. Une lenteur que l'on pourrait traduire comme s'il s'agissait d'un geste pour la rassurer et lui dire que tout irait bien, comme pour lui indiquer que cette main était totalement inoffensive.

Ainsi, Wel ne bougea plus d'un poil, observant avec une minutieuse attention chaque déplacement, seconde après seconde de cette main qui risquait fort de finir au sol si jamais elle perdait son contrôle. La tension montait, le silence rendait bien plus terrible ce moment et le regard de la jeune femme quitta cette main pour se plonger dans les yeux de l'anventurier, du militaire en terrain hostile. Ce regard n'avait rien de joueur, il était sérieux, et traduisait toute la sévérité du monde. Ces yeux émeraude, ce soufle interrompu, ce battement de coeur...où est-il? Lent, très lent, extrêmement lent... Normalement, son coeur aurait du s'arracher de sa poitrine mais ce n'était absolument pas le cas. Monsieur Howard savait bien ce qu'il faisait et Mademoiselle Welka savait quand il fallait réagir où pas. L'homme n'était en rien une menace, ou presque car à ce moment quand ses doigts touchèrent le tissu, quand il y eu se contact, Welka demeura paralysée, foudroyée sur place.

Qu'est-ce qui lui arrivait, c'était là, à ce moment là qu'il fallait lui couper la main, le mettre au sol, l'abattre, le décapiter... mais au lieu de cela, l'information qui parti de son cervau n'atteint jamais ses bras. Entre son cortex et sa nuque, le courant s'était évanouie, se transformant en un drôle de frissonnement. Non! elle avait frissonnée! Welka ? Frissonner? Pacifique ???? paralysée?? Attendez-là ce n'est pas le bon acte... il a du avoir un court-circuit, une erreur! Non pas Welka? Frappée de plein fouet par un touché rapide ? Headshot! Qui était cet homme pour commettre tant de ravage sur sa personne ? Valait mieux pas que les caméras aient vu cela, sinon... les rumeurs allaient virer en … cauchemar!!!! Et la femme dangereuse, son titre, sa renommée de femme intransigeante, sa valeur, son caractère à faire trembler les autres ? Stop à la démance! Restons raisonnable...Mais... Si seulement...

Il l'avait attrapée, SA dague, SON amour parmi SES amours, SON stimulateur de conscience parmi SES congénères. Howard ne savait il donc pas l'amour inconditionnelle que porte cette femme à ses fidèles et tranchantes lames ? Il pouvait la prendre dans ses bras, s'il y arrivait, il pouvait l'embrasser s'il l'attrapait...elle subirait tout, mais pas ça! Toucher à ses bijoux, ses unique amours ? Non, ne laissons pas la furie se révéler au grand jour. Ce n'était pas son caractère... loin de là. Vite, sauvons cette lame en péril, tirons-là des mains amatrices... vite, vite, le temps presse... puis...

...Deux temps, un battement.
Cette voix, cet homme, cette illusion, ce calme, ces mots.
« L'une de nos perle tombant pour une ombre des souterrains, je suppose que je n'ai point besoin de filer le reste de ma pensée... même une question de sécurité ne suffirait pas à me faire descendre toutefois, je dois avouer avoir été intrigué par tout le mystère qu'on fait de cette rumeur. Qu'on me réponde ou non, est ce que ça une importance ? Moins que la réponse My Lady c'est vous que je tenais à voir, notre dernière rencontre a été plutôt courte à mon grand regret...Certains se targuent de chercher la vérité partout où ils vont, vous très chère que cherchez vous ?»

Elle devait encore et toujours l'avouer, il avait ce don pour ce faire pardonner ses péchés. Des toute manière c'était peut-être le seul à réussir à se faire pardonner de la sorte, par des mots subtiles et beaux. Et Kim ? Et Yan ? Eux, ils n'avait pas commit de péché à l'égard de ses petites tranchantes... il n'y avait donc rien a pardonner et puis, ils n'étaient pas de bons rhétoriciens.
A cela, Néko ne répondit pas. Elle se contenta de la fixer, encore encore, encore, et encore de ses perles verts océanes. Regard neutre ? Regard charmeur ? Comment le traduire ce regard après ça ? Wel prenait un plaisir fou à fixer les gens. Elle aimait installer ce climat ambiguë, ce jeu de regards, ce silence. On ne savait jamais ce qui se passerait ensuite... et justement vous voulez connaître la suite ? Ce sera pour une autre fois alors....non? Alors poursuivons!

Le sable s'écoule,
Comme une houle,
Sablier du Temps,
Opère ce changement.

« Moi qui ai crut, qu'un temps, longtemps je vous échapperais. Voilà donc, à l'instant, que vous me ramenez au temps présent. » murmurait-elle, comme si elle lui transmettait un secret, quelque chose que personne ne devait entendre si ce n'était que la personne qui se trouve en face d'elle. Sans quitter ses yeux, elle sourit, un sourire charmeur. Allons! Pas d'excès!
« Savez-vous avec quoi vous êtes entrain de jouer ? Vos mains amatrices risqueraient de ne point s'en remettre. Savez-vous combien d'âmes logent dans cette seule lame ? Connaissez-vous sa valeur, celle que je lui ai donnée ? Mais la réponse, la vérité, vous ne cherchez. Faite attention mon ami. Je ne voudrait pas qu'il vous arrive malheur. Je ne souhaiterais pas que vous tombiez sous ma main. Rendez donc à César, ce qui est à César. Restituez-moi mon amour, l'un des seuls qui puisse encore transpercer votre cœur si vous en avez un, sans pour autant se briser. S'il venait à en manquer un seul, le jour laissait place à l'éternelle nuit. » Non, Wel ne lui ferait aucun mal, surtout pas à un si rare personnage, l'unique! Ah cela non! Se serait briser le rêve de la Perfection humaine! Rêvons encore, chaque nuit, et pour longtemps...

Néko le regardait de son regard charmeur, langoureux, s'avança vers lui, à quelques centimètres de ce corps, ainsi levant d'avantage la tête en lui faisant signe de se pencher à son niveau d'un simple geste de son index. Elle put lui chuchoter alors ces quelques mots à son oreille attentive.
« Ce n'est pas mon rôle de chercher la vérité. Je l'extirpe seulement... C'est à vous de chercher la vérité, c'est votre travail. Mon Commandor... a moins que...»
L'entendez-vous, ce doux murmure, cette douce et lente mélodie... chuuut, écoutez si vous le pouvez encore. A cela, à peine ayant-elle fini de chuchoter ces quelques mots, qu'un doux souffle vint caresser l'oreille et la joue d'Howard, avant qu'elle ne s'éloigne de lui, effleurant l'autre joue de sa main sans pour autant le toucher. Tout était question de millimétrage, de sensualité et de savoir faire.

Nékorovy regarda sur son côté, sourire charmeur toujours au rendez-vous. Non! Ne vous y méprenez pas, elle ne lui fait pas la cours! Alala, Ah ça non! Elle aime se montrer polie et agréable les jours où elle ne dépeçait pas les prisonniers, c'était tout... Du moins... A moins, elle ne m'a rien dit, et toi ? T'a t-elle livré son secret sur ses agissement envers Howard ? Si toi aussi tu es dans le brouillard, cela ne fait que commencer. Ne te sens pas seul, nous sommes deux. Perdons-nous d'avantage tu veux bien...?

« Votre excellence, Votre altesse, Commandor, Très cher Howard Allan Heavs , dit Howard.» Elle lui sourit d'avantage. Voudriez-vous de ce pas remettre en place ce petit fragment de mon amour, cette lame. Je ne voudrais pas qu'il vous extirpe malencontreusement un bout de votre conscience...mon ami...mon compagnon d'un temps, d'une marche. »


Le sable s'écoule,
Comme une houle,
Sablier du Temps,
Savourons l'instant présent.
Spoiler:

[HRP : bon sang! Tu m'inspires...je crois que j'ai un ou deux neurones qui ont migré dans mes doigts... j'ai cru que je ne m'y arrêterai pas ce soir... ♥ t'es un amour, snif, je crois même que j'ai un cable poétique qui ne veux plus me lacher ce soir, c'est terrible... \Ö/ ]
Nékorovy Welka
Nékorovy Welka
~ Brigadier d'Elite ~
Assassinat


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Âge d'apparence : 26

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Message par Howard A. Heavs le Sam 26 Mar - 19:53

En cet instant il aurait été bien impossible de décrire quel type de sentiment, d'échange, ce ballet tout à la fois millénaire dans la simplicité de la rencontre entre deux êtres, deux humains, deux fruits de l'imperfection tendu dans un but moins consistant que l'air et qui pourtant guidait les esprits avec davantage de force qu'un ordre impérial... et tout à la fois exotique, ce mélange unique de deux personnalités dissemblables tout en étant plus proches que des sœurs. Lui même ne cherchait pas à comprendre exactement ce à quoi il prenait part, flottant dans l'instant éphémère d'un regard croisé, d'un soupir aux notes mélodieuses et qui tintaient comme une clochette à ses oreilles, dans le chatoiement d'argent d'un pendentif ou d'une lame... partition de maitre conçue par un artiste rêveur et libéré des tracas terrestres, une partition qu'il se flattait de jouer sans pour autant se l'approprier, il n'aurait pas osé. Trop bas, trop vil, trop entaché de mille et une vicissitude de la vie, trop vieux... l'illusion ne prenait pas, il se contentait de la contempler, de la gouter des yeux, de s'en emplir comme d'un vent doux sans même tenter de l'enserrer de ses longs doigts comme il le fit de la lame, cette illusion là était un superbe spectacle mais certainement pas sa réalité. Triste constat qu'il avait trop souvent fait. Pourtant Nékorovy... était si réelle, tout à la fois terrestre et bien présente, son corps si proche du sien, plus proche qu'il n'admettait la presque totalité de Nosco, divinement humaine, icône d'une utopie que quiconque aurait put placer sur un autel et qui pourtant n'aurait certainement souffert la moindre chaine... et bien stupide celui qui aurait tenter de les lui imposer, pensait il, tandis que ses yeux s'encraient, toujours plus profondément, sur la forme élégante.

Et pourtant, elle semblait tellement plus qu'une femme à ses yeux, elle était un catalyseur, une sublimation des capacités de raisonnements, des sens, de l'imagination, elle était cette étoile qui guidait les hommes au travers du désert de la bassesse pour leur offrir l'espoir d'une rédemption ou leur ouvrant le ciel étoilé d'une intelligence si subtile et si raffinée qu'elle s'apparentée à une folie romantique faite d'aigre et de sucre. Peut-être s'en voulait t-il un peu de profiter de cette superbe jeune femme, car il en profitait, n'en doutait nullement, il profitait de ce que sa présence pouvait éveiller en lui, un écho d'un temps dont il n'avait plus souvenir, écho des mélodies d'une âme qui n'attendait plus rien de son propriétaire, vieillarde aux os poreux qui le regardait en lui même avec des yeux bleus froids et accusateurs, ses propres yeux...

Il aimait profiter de ce que les humains pouvaient lui offrir sans même le savoir, ou du moins les rares humains qu'il approchait ou qui l'approchait, ceux trop naïf pour comprendre à quoi ils s'exposaient et qui finissaient irrémédiablement par devenir amer, ceux assez solide ou assez prometteurs pour attirer sa passivité et son attention, il aimait jouer des gestes et des paroles des individus, il aimait les prendre à contre pied... pourtant il se faisait violence pour supprimer cette tendance lui attirant tant d'inimité, il ne voulait pas braquer, pas blesser cette superbe jeune femme, elle méritait bien autre chose qu'un haut conseiller malveillant pour compagnie, il était donc aussi doux et agréable qu'il en était capable.

Ou du moins était ce son regard qui le faisait agir ainsi, marionnettiste aux doigts de fée et à l'inspiration digne de louanges... car après tout c'était le regard qui définissait l'être non ? Vivre était si simple, il suffisait de respirer, ce lent mouvement automatique, l'air entrant en soit rapide et frais puis ressortant, le souffle de la vie, il suffisait de manger, boire et dormir, en somme de faire fonctionner son organisme... Vivre était à la portée de n'importe qui, on vivait très bien seul et loin de tout, il le vivait au quotidien et s'en accommodait sans soucis. Pourtant, vivre était il suffisant ? Vivre avait il un sens ? Lui pensait, sans en parler, sans en débattre, il pensait qu'un être humain ne pouvait se contenter de vivre si il voulait s'épanouir... Vivre était une chose, magnifique certes mais ce dont avait profondément besoin les êtres humains c'était du regard d'un autre, car ce n'était qu'ainsi que l'on pouvait exister. La vie d'un être, ce qui le constituait, son caractère, son physique, ses rêves et ses peurs, ses idéaux, tout, absolument tout ce qui constituait un individu ne prenait de sens que si quelqu'un d'autre était capable de le voir et de l'apprécier, que ce soit en mal ou en bien peu importait du moment que l'on reconnaissait que c'était présent et réel, ainsi seul les yeux d'un être humain donnait l'existence à ses pairs.

C'était cela, la vérité de la relation profonde entre hommes... Il préférait ne pas exister que de s'y plié, en temps normal, mais que Mademoiselle Welka lui donne une existence ne lui déplaisait nullement, en vérité il se laissait faire avec plaisir, pliant sous l'inspiration qu'elle lui donnait, s'enivrant de leur ballet silencieux et jetant aux orties son indépendance aux orties le temps d'une promenade... si il menait la marche, si il semblait dominer elle était toutefois la reine qui dictait profondément ce qui devait advenir. En un instant pareil, il devait l'avouer avouer la trahison qu'il pouvait être en train de commettre mais la couronnée impératrice eu été un souhait qu'il se sentait prêt d'accomplir. Avant de revenir brutalement sur terre.

Tout ses gestes, tout ses sourires semblaient être ceux d'un homme ivre n'ayant aucune conscience de ce qu'il faisait et pourtant il avait une conscience acérée du moindre tressaillement de son corps, de la lame contre sa peau, des yeux de Nékérovy dans les siens, de la tension qui avait habitée la jeune femme lorsqu'il lui avait chipé son arme et de son manque de réaction, ou du moins de réaction violente, il n'allait certainement pas s'en plaindre mais il avait tout à fait conscience qu'il venait de danser une valse au bord d'un gouffre... Pourtant s'arrêter là dès maintenant lui était odieux, c'était tout le paradoxe d'être en contact avec une telle femme, pour son malheur et son plaisir, plus il avançait plus il entrevoyait l'horizon et plus l'envie de s'y jeter tête la première était grande.

Il sentait instinctivement le tourbillon dans lequel il l'avait plongée et s'en sentait étrangement fébrile... si un tel mot pouvait convenir à ce qu'il contenait en lui même, ce qu'il effaçait de son physique, refusant de le montrer, refusant de l'offrir, refusant de donner à qui que ce soit une once de la disharmonie purement humaine qu'il pouvait ressentir devant le jeu dangereux qu'il jouait avec Nékorovy... aurait il dû s'excuser, aurait il dû faire pénitence ? Mais dans ce cas tout cela n'aurait plus eu de goût, si il avait agit ainsi, comme n'importe quel autre homme, il n'aurait pas eu le moindre intérêt. Alors il avait simplement continué sur sa lancée, suivant le courant presque électrique qui parcourait sa colonne et lui dictait ses gestes, son être se tendant vers elle comme une plante héliotrope face à un soleil glorieux.

Et les mots avaient coulés, coulés sur sa langue, entre ses lèvres, ni murmurés ni hurlés, simplement présent, portant le poids d'une question à la fois essentielle et très futile, à l'image de celui qui la posait et dont les yeux, au travers du fil tranchant de la lame qu'il tenait contre sa peau, observaient les effets sur celle qui était leur instigatrice, leur destinataire et leur juge.

Ah certes, juge... il n'était en rien un gentil garçon, n'était en rien un homme simple et inoffensif, sa vérité personnelle était aussi parsemée de cendre que son physique était fait pour plaire, elle ne pouvait l'ignorer, elle ne l'ignorait pas, il le voyait... Le regard vert se posant de nouveau sur lui, rencontrant le sien, azure clair dans la lumière qui tombait du ciel, aussi impénétrable que le sien. C'était un point commun, entre eux, cet amour du regard bien placé, du sourire ou de la menace dissimulé, le sens souvent un infime scintillement d'iris... Il aimait cette manière de communiquer, les mots étaient parfois tellement crûs et barbares, tellement déplacés... ou plutôt la manière dont les individus les utilisaient, ayant une nette tendance à mal formulé leur phrases ou tout simplement à sous-estimé la valeur d'un terme, trop peu d'expérience.

Lorsqu'elle parla quelque chose se comprima en lui, dans les tréfonds oubliés, quelque chose qui s'agitait tandis qu'elle lui souriait, admirable et attirante... il marqua la vision limpide et plaisante d'un de ses rares battements de cils, abaissant le bras qui maintenait l'arme de métal contre lui, glissant son bras derrière son dos en se redressant, souriant après un temps, d'un sourire léger et velouté. Il écouta, écouta attentivement, sachant pertinemment qu'il ne lui arriverait rien, oh oui il savait à quel point ces lames étaient importantes pour elle, il savait ce qu'elles pouvaient contenir ou du moins le devinait, car jamais il ne lui ferait l'affront de penser la connaître en profondeur ou même de la lire complètement... et même si il pouvait le faire en en prenant le temps et les moyens, il préférait la découvrir telle qu'elle se montrait à lui, cela avait tellement plus de saveur.

Il retint un frisson joueur en la voyant, si belle, s'avancer vers lui et lui faire signe, féline et mortelle dans sa langueur, ne fixant toujours que son regard et n'ayant point besoin d'autre chose... Il se pencha en avant, fermant à demi les yeux en la laissant lui chuchoter ses mots à l'oreille. Point de réponse ne lui vint, il goutait les mots, cette manière qu'elle avait, de prononcé son titre, de s'approprier une part de lui de la même manière qu'il s'était saisi de sa dague, juste retour des choses, juste.. ou non, peu importait... peu lui importait, il soupira doucement et entrouvrit les lèvres en la sentant d'éloigner, le frôlement de sa main contre sa joue un spectre infiniment apaisant et agréable... imprimé au fer rouge dans sa chair plus sûrement que si elle l'avait frappée. Alors que cette main délicate mais forte glissait près de lui il tourna légèrement la tête, comme pour poser ses lèvres contre les doigts superbes, sans toutefois aller au bout de son geste, simple réponse naturelle de sa part... simple... pas de danse...

Altesse.. voilà bien un terme compromettant mais qui sonnait si bien... mais après tout, si cela venait d'elle tout semblait sonner agréablement, oh même davantage, elle avait une si jolie voix, si jolie qu'il se demandait ce qu'elle pourrait faire d'autre avec. Elle lui allait si bien. C'était la voix d'une femme de commandement, une femme qui savait comment toucher et guider, c'était une voix que les masses suivaient sans questions, agneaux destinés à de plus grand dessein... Il se prit à l'écouter, à se perdre dans ses modulations, dans le sentiments qu'elle transmettait, dans l'éternité de quelques mots à l'image de cette femme, Nékorovy Welka, qui parvenait à le faire jouer d'instrument plus divers et plus rares qu'au cours de son existence.

Il avait bien choisit, il en était certain, très bien même, c'était exactement ça, cela et il ne put s'empêcher de se sentir triomphant, aussi plein de fierté qu'un général ayant gagné une bataille décisive... elle était exactement ce qu'il avait comprit ce jour là en l'observant s'éloigner dans la foule, il ne s'était pas déplacé pour rien, loin de là... et cette rumeur ? A la vue du sourire énigmatique qu'il fit fleurir sur ses lèvres n'importe qui aurait put douter, moins cependant que ce qu'il décida ensuite, reculant d'un pas, un demi pas pour lui et ployant buste et jambe, il s'inclina, inversant la position de l'arme dans sa main afin d'en présenter le manche à la jeune femme. Il resta la, lui tendant l'arme et la regardant avec une intensité croissante...

« Voyons, Lady, si elle n'extirpait que ma conscience j'en serais déçu... cependant il m'apparait qu'il y a des lumières qui volent presque tout, lorsqu'elles vous baigne en elle. Je vous rend votre amour très chère lumière, et me permet une nouvelle indécence, en la présente, que d'affirmer qu'elle danse magnifiquement entre mes doigts... » Il se releva ensuite, le vent lui caressant doucement le visage, bien pâle en comparaison du toucher de la jeune femme. Tournant la tête sur le coté il s'approcha de nouveau et se pencha légèrement, avec un regard qui aurait put paraître innocent sans la lueur profonde qui scintillait dans ses prunelles... « Lady Welka, ma très chère... qui pourrait dire ce que vous et moi avons vraiment comme fin à nos actions ? Une valse entre ombre et lumière est toujours un moment digne d'être savouré... Les étoiles magnifiques me sont d'agréables compagnes de danse, et vous, quelle est votre ombre ? »
Howard A. Heavs
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Message par Nékorovy Welka le Ven 8 Avr - 17:33

Une matinée en compagnie d'un philosophe, d'un séduisant philosophe. Une matinée belle, sans nuage, où se mêlent les parfums sauvages de cette flore, paradis Noscien.

Welka ne pensait même plus à ce dossier de peu de ligne a remplir, elle se laissait séduire par cette présence masculine, cette aura savante. Car oui, au travers de son langage corporel comme parlé, Howard Allan Heavs, Haut conseiller, ne laissait paraître qu'un homme digne, puissant, curieux et avide de connaissance. Peut-être même que la folie qui se cachait en lui était si sage, si calculé et mesurée... Ce personnage ne cessait d'interpeller la Brigadière qui se surprit, un temps, à penser que ses lames pourrait lui transpercer la conscience pour la révéler en plein jour tant elle ne comprenait pas ce flot de mystère qui émanait directement de la source qu'était le Commandor. Elle voulait comprendre, elle voulait tirer cela au clair quand soudain, elle se souvint d'une chose. Cette folie dévastatrice qui l'avait emparé, cette état confusionnelle qui l'avait rendu apathique, inapte au travail, impuissante...mais quelle horreur ce... cette... chose insaisissable qui avait donné naissance à quelque rumeur à son sujet.

Néko posa ses yeux sur Howard comme pour effacer ce sentiment d'impuissance qui l'avait alors hanté et qui n'était plus qu'un souvenir amer, jeté dans les bas fonds, guillotiné sur l'autel de l'oublie. Mais le paradoxe était fort. Comment oublier quelque chose qui blesse ? Comment guillotiner un sentiment sans nom ? Il ne fallait pas se voiler la face, Néko était un être humain, ayant ses faiblesses et ses forces, ses cauchemars, ses ombres... même au singulier. Oui, elle avait tout au fond d'elle cette peur... Et cette rumeur qui revenait sans cesse qui était parti sur la base d'une vérité. Elle se souvenait clairement du départ de cette mascarade. Non! Il ne fallait pas s'en souvenir, surtout pas. C'était préférable de se rappeler de la mort qui avait suivit, car oui, Néko n'avait pas hésité à tuer celui qui avait lancé la rumeur quand le moment était arrivé. C'était sans doute le seul qui avait autant souffert, souffert d'une mort lente, douloureuse, physique comme morale, une marche vers l'éternité d'un mois... deux mois...six mois. Néko avait prit son temps, le temps d'exorciser le mal qu'il lui avait fait au travers de cette rumeur... d'ailleurs ce mort était le seul à connaître la stricte vérité, le seul a savoir la manipuler...le seul qui l'avait aussi apprit à manipuler...

Le temps n'était pas à se laisser dériver sur la mer de nostalgie mais bien à savourer le moment présent, en compagnie du philosophe Howard. Et toujours la même question qui revenait : qui était-il ? Comment avait-il réussit à étonner Welka en s'inclinant de la sorte, lui présentant l'un de ses amours qu'elle ne s'empressa pas de saisir sur le coup ? Ce fut avec grâce et agilité qu'elle empoigna non sans légèreté un bout de son âme. Sa main n'eut point de contact avec cette de l'homme évitant de se faire à nouveau foudroyer par quelconque sentiment, la paralysie où même par le frissonnement. Sa main resserra lentement le manche sa dague puis s'immobilisa. Welka n'avait pas put éviter ce regard profond, chahuteur, ses Apatites qui s'étaient reflétées dans ses Tourmalines vertes, ne la laissa pas indifférente.

« Voyons, Lady, si elle n'extirpait que ma conscience j'en serais déçu... cependant il m'apparait qu'il y a des lumières qui volent presque tout, lorsqu'elles vous baigne en elle. Je vous rend votre amour très chère lumière, et me permet une nouvelle indécence, en la présente, que d'affirmer qu'elle danse magnifiquement entre mes doigts... »


Un temps.
Elle se rendit compte de son état statique, de ce silence intérieur qui de plus en plus réveillait en elle quelque chose de dévastateur. Néko reprit donc là où elle s'était arrêté soulevant alors sa lame chérie, glissant son regard sur celle qui avait un instant été mise en danger entre les mains novices du Haut conseiller. C'était fait, retour à la maison, au chaud, sous ce chemisier à l'abri des intempéries.

«  C'est avec le plus grand respect que je vous répond Howard. A en juger par l'excellente état de vos mains, je serais prête à livrer mon corps entre elle, en affirmant que vous êtes un novice en arme blanche. C'est de manière ponctuelle que cette lame danse entre vos doigts. C'est de façon définitive qu'elles dansent entre les miens. Vos mains parcourront plus facilement un corps qu'une lame. Suis-je dans l'erreur...votre Excellence ? »

Sérieuse, le regard presque défiant, plongé dans ceux du Commandor... elle lui sourit comme si elle le dominait alors qu'il se relevait pour lui rappeler que c'était lui l'homme, maître de la situation, dominateur en tout temps. C'était à son tour d'être plus que dévisagé par ces Apatites et être envouté par sa voix. La situation était maintenant inversée.

Elle se sentait si près et si loin de lui. Si Néko n'était pas joueuse, il y a longtemps qu'elle lui aurait volé un baisé, qu'elle serait fiévreuse de désirs envers lui, qu'elle lui aurait dévoilé le mystère de cette rumeur..Oh oui! Elle n'aurait pas hésité un instant de se jeter dans ses bras. Mais ce n'était pas le cas. Néko savait se tenir loin d'elle la pensé d'aimer un homme, de se laisser séduire par ce...sentiment qu'elle n'ose même pas évoquer. En a t-elle peur ? Peut-être...peut-être pas.
Mais toujours est-il, Allan s'était rapproché d'elle et ce corps humain féminin réagissait intérieurement. C'était bon, c'était dangereux, c'était brulant, c'était paralysant.

« Lady Welka, ma très chère... qui pourrait dire ce que vous et moi avons vraiment comme fin à nos actions ? Une valse entre ombre et lumière est toujours un moment digne d'être savouré... Les étoiles magnifiques me sont d'agréables compagnes de danse, et vous, quelle est votre ombre ? »

Néko ne put s'empêcher de murmurer... c'était naturel chez elle et si léger. A la première question, elle ne répondit pas. Sa réponse à elle ne regardait personne car elle avait un rapport avec la mort mais, à la seconde elle y répondit.

«  La lumière n'a point d'ombre, seulement elle les crée. Je n'ai donc point d'ombre, mais ce serait mentir et prétentieux de ma part. Mon ombre m'est propre et donc, je ne peut vous donner une réponse car elle est secrète. Elle se fond dans les ténèbres, et n'apparaît point le jour. »


Elle marqua une pause et poursuivit en murmurant ces quelques paroles.

« Pourquoi n'y a-t-il donc pas de rumeur à votre sujet ? A moins qu'elle ne soit pas publique? Qu'avez-vous à me conter à votre sujet Howard ? Vous êtes bien mystérieux et attirant. Et si je vous disais que vous êtes mêlé à cette rumeur me concernant, que c'est à cause de vous qu'elle existe ? Si, je vous confessais que ce n'est ni Yan ni Kim les protagonistes de cette folle rumeur ? Et si c'était vous ? »

Des questions, des Si par-ci par-là...et là vérité dans tout cela ? Qu'en ai t-il réellement?
« Vous savez... les rumeurs son malléables, tout comme celle au sujet de Silvio... Ne cherchez pas à l'élucider, vous n'y parviendrez jamais. Elle sont comme les étoiles, inaccessibles et brulantes. »
Néka lui fit un sourire mêlant le défi, le charme, la sensualité... Ce jeu là lui plaisait fort.
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Message par Howard A. Heavs le Dim 10 Avr - 1:22

Si il était quelque chose qui ne coulait pas de source chez lui c'était bien la gentillesse simple et sans fioriture, la gentillesse innée, elle lui était totalement étrangère, aussi étrangère que pouvait l'être une tâche de lumière dans une prairie sombre, aussi étrangère qu'un alcool dans une eau claire, aussi étrangère qu'un monstre au milieu d'un rêve... monstre ? Voilà bien qui le caractérisait, d'une certaine manière. Oui étrangère et malvenue, elle était lointaine, étrange, incompréhensible pour un esprit qui n'entrevoyait plus que la vérité vile et crue au quotidien. C'était cette fleur, à la couleur intense, à la couleur blessante, brillante, pleine de vie, pleine de promesses, pleine de souvenirs sans noms, cette fleur trônant dans un jardin mort ou peu s'en fallait, une reine à l'apparence terrible au delà de tout mot et dont la simple évocation offrait un goût de cendre, cette fleur à la silhouette tordue, tiraillée par les affres d'une douleur incommensurable ou par un plaisir inouï, plus douloureux encore qu'une lame traversant la peau.

Cette fleur au parfum entêtant, attirant, qui ne cessait de le tenter et qu'il rejetait à corps et à cri, l'odeur la plus sucrée et la subtile mais également la plus écœurante qu'il eu jamais sentit... voilà bien le monstre qu'il visualisait là où d'autres pouvaient voir une qualité, c'était cela, la gentillesse, une touche de couleur trompeuse dans un univers noir et gris. Une touche de couleur qu'il ne comprenait pas plus qu'il ne désirait réellement, trop différente, trop... inadéquate. Cette beauté n'avait, pour la contempler, que les yeux d'un homme qui avait vu le vice et le mal, un homme qui avait bannit les illusions de son existence des années auparavant et ne s'en repentissait pas, une part de la beauté du monde était à jamais perdue pour lui mais cela n'avait d'importance que si on lui en accordait.

Il observait la fleur de loin, comme un colifichet qu'il ne porterait jamais, une herbe folle à la lisière de son jardin, n'entrant ni ne s'éloignant, statu quo dont il ne sortirait jamais. Il valait mieux connaître ses ennemis. Non, jamais la gentillesse ne serait sienne et il la laissait volontiers aux autres, il avait d'autres atouts pour lui... Quand il y pensait il avançait même que c'était son manque de gentillesse qui lui avait si bien réussit, c'était une sensation faible, ignare, sans fondement, la preuve que l'humain était un être à la fois cruel et bien trop prompte à faire confiance.

Paradoxe.

Une de ses qualités personnelles, le paradoxe... certes, il n'était pas un être doté de gentillesse, d'altruisme ou de sens du soutient non intéressé, on ne les lui avait pas laissé, en revanche il s'était doté pour compenser le manque, manque qu'il ne déplorait absolument pas. Une seule fleur, aussi belle soit elle, ne pouvait remplir une vie et un être, aussi dans la multitude de spécimen existant il avait choisit un bouquet lui convenant bien davantage, sens du devoir, intelligence, culture... mais aussi maitrise de soit et manipulation pour ne cité que les moins sales. Un mélange qui lui réussissait, son manque de marque affective soulignant et mettant en avant ses rares gestes magnanimes, un brin sociaux comme des exceptions, des instants de grâce qu'il valait mieux chérir tant ils étaient rare et impromptu... tout autant qu'ils étaient feint.

Totalement et irrémédiablement feint, d'un bout à l'autre, du première mouvement jusqu'au dernier, tout était combiné pour donner au geste le maximum d'impact, prendre la victime à revers et la laisser étonnée et ravie, feint... oui il feignait en permanence, il feignait jusqu'au moindre tressaillement de son corps en présence de quelqu'un d'autre que les rares élus en qui il avait confiance et à qui il permettait un peu plus de liberté envers lui, mais pourtant guère plus, l'espoir peut-être d'une parole ou d'un geste vague, de loin et au détour d'un couloir, pourquoi s'attarder, pourquoi donner quand il pouvait prendre et garder, à tout jamais.

N'importe quel petit mouvement était une arme qu'il pouvait utiliser, ou que les autres pouvaient utiliser contre lui, car oui ses armes, celles qu'ils chérissaient tout comme Nékorovy chérissait ses lames, ses armes pouvaient tout aussi bien le trahir au profit d'un être ayant le même sens du détail que lui... un faux mouvement, une inclinaison, une mauvaise lueur dans l'oeil et s'en était finit, la brume qu'il entretenait, son mur d'enceinte s'effondrerait, fondrait comme neige au soleil.... vraiment ? Il ne le saurait jamais car il n'avait pas la moindre intention de laisser un tel coup lui être porté, il étranglerait quiconque tenterait, réduirait à néant la moindre chance qu'on passe sa carapace sans son consentement.

Alors il feignait, il jouait la comédie et en tirait un plaisir extatique... sans même sans cacher et peu importait le jugement des autres, il était ainsi et ne changerait pas, ou du moins ne pensait pas changer... Mais après tout, s'était il déjà incliner devant qui que se soit avant se jour ? Sans hésitation la réponse était non, non évidemment, lui Howard Heavs ne s'inclinait devant personne, pas même l'Impératrice, il n'avait jamais fait ce plaisir à un être humain et n'avait jamais eu l'intention de le faire... pourtant envers la jeune femme cela lui avait parue l'évidence même, suivant le fil du marionnettiste qu'il avait remis entre les mains délicates sans pourtant qu'elle le sache, il n'en avait ressentit aucune colère, pas la moindre gêne, simplement un amusement sans nom envers lui même et une attente envers Nékorovy.

Une question attendant une réponse qui ne viendrait pas, et c'était très bien ainsi. Voyait il la brigadière comme cette fleur de gentillesse ? Non certainement pas, le rapport était, ici, tout autre... Homme et femme, esprits égaux, elle plus belle et plus sublime qu'il ne pourrait se targuer de l'être malgré la fierté qu'il pouvait posséder. Le Haut conseiller était un homme fier, mais non aveugle et encore moins dépourvu d'une certaine forme d'auto dérision et d'auto critique, un moyen de redresser la barre et de se museler en lieu et place d'un avis tiers... Et en cet instant il s'inclinait devant cette femme au caractère attirant, attirante tant de corps que d'esprit, une dame qu'il reconnaissait volontiers.

Mais encore fallait il voir dans son comportement où était l'hommage. Le sentiment d'être aux mains d'un être ne lui était pas étranger, bien qu'il s'agissait là d'une forme très particulière, reposant sur des non dit et des silences trop pleins de milles chuchotements pour qu'il admette pleinement remettre son être à un autre, Nékorovy était différent, son approche, ce qu'elle éveillait en lui était différent, aussi différent qu'une eau pure et un whisky malté... aussi différent qu'une plume sur sa peau comparé à la morsure d'un fouet.... Elle était véritablement faite pour être reine, faite pour manipuler le sceptre du pouvoir et après tout ne le faisait elle pas, ne détenait elle pas le droit de vie et de mort dans le creux de sa main... ou de son corsage pour ce qu'il en était.

Il aimait la sensation... c'était... grisant... inoubliable... elle le faisait réagir comme aucun autre ne le faisait réagir, pas même lui, au demeurant si doué, elle était une source sans fin d'inspiration et de volonté mais avait elle elle même le droit de boire à cette source ou était elle sujet aux doutes et aux peurs comme tout un chacun ? Il penchait pour la seconde solution et cela ne la rendait que plus attirante, plus inspirante... parce qu'elle était aussi bassement humaine que lui, parce qu'elle était au demeurant dotée de tant de qualités qu'il appréciait, tout autant que son esprit, son art, sa maitrise, sa force... Il n'était pas étranger à certaines informations, que ne savait il pas après tout, pourtant il s'était toujours tut devant son nom, ce qu'il savait était sien et personne ne tirerait rien de lui, pas même elle. Pourtant elle aurait put tout obtenir d'autre pourvu qu'elle continu de charmer ses sens... et lui, fin observateur, cynique devant l'éternité, sachant pertinemment qu'il se laissait aller et qui, pourtant, admettait son inclination avec humour.

Il aimait cette danse. De même qu'il appréciait le geste, sa manière d'attraper son bien, évitant ses doigts, sa peau, suivait le court de ses pensées ? Allons il se permettait déjà le surréalisme, autant poursuivre sa chimère jusqu'au bout n'est ce pas ? Le choc des deux regard sonna dans le silence et il ne se déroba nullement, la fixant sans indécence mais sans pour autant faire montre de la moindre gêne, amusé, joueur et pourtant... quelque chose de plus profond que cela dansant dans ses prunelles, une flamme redoutable dans son caractère singulier, unique, aussi unique que celle qui la faisait naitre, étincelle flamboyante dans l'océan aquatique d'un regard changeant, aussi changeant que le caractère de son propriétaire.

Une flamme qu'il ne cherchait, pour l'heure, pas a dissimuler, feindre n'était pas dans ses plans, pas cette fois... Nékorovy le poussai tau delà de la danse même, dans un domaine obscure et encore vierge d'intrusion étrangère... le jardin mort et terne qui n'avait plus de nom. En avait il jamais eu un d'ailleurs ? Si c'était le cas il ne le connaissait point, si c'était le cas il le renommerait, si c'était le cas.... mieux valait peut-être le bruler une bonne fois pour toute, l'embraser de cette flamme qu'elle lui offrait, une géhenne pour purifier les relents d'un passé qu'il ne voulait pas plus voir qu'apprécier. S'offrir une couronne ignée puis attendre, attendre que le temps passe, qu'elle le rejoigne, que le mur se brise... peu importait au final. Était ce un arrêt sur image, le temps venait il se stopper son cour, elle, la lame à la main, lui faisant face, lui, sourire aux lèvres et regard de givre feu attendant... attendant quoi d'ailleurs, qu'elle glisse la lame dans sa niche chaleureuse, qu'elle lui réponde, qu'elle continu de l'inspirer, de le maitriser, de le guider...

Continu, Ô déesse, Freya dame à l'armure, fait naitre en moi le feu éternel, qu'il coule de mes lèvres pour glorifier ton existence et chacun de tes pas...

Ses paroles, ses paroles, paroles était vraiment le mot juste d'ailleurs, était ce vraiment des paroles qu'il sentait vibrer dans l'air ou était ce donc les chuchotis entre des draps, secrets livrés dans la passion ou la malice... Des mots, certes, à défaut de meilleurs termes, des mots savoureux, des mots qu'il avait entendu maintes fois, de manières différentes, moins exotiques, moins... puissante.

Puissance, c'était bien là le mot, la puissance de ce qui se rapprochait sans doute le plus de cette vérité à laquelle il ne croyait nullement, dont l'existence avait cessée d'être à l'instant où l'humain était nait. Elle ne lui laissait pas le choix, c'était un duo, une réponse, un chant à deux voix, c'était l'essence même du lien instable entre humain, au delà de l'existence commune il y avait cela... cela... Regard défiant, regard songeur, une contre voix silencieuse mais qui ne laissait en rien place au doute. Elle ne se laissait pas faire, Il glissait une menace... elle se défiait de ce sentiment, il pariait avec l'archer que celui ci ne réussirait pas, elle était là, il était là, à qui s'adressait elle... lui s'adressait à lui même... il avait essayé, ça avait été une catastrophe, il n'était pas fait pour ça, le prédateur ne se laissait pas adoucir par le regard de l'agneau qu'il croquait et pourtant il ne demandait véritablement qu'à trouver la main qui lui ferait véritablement écho. Devait il tendre le cou une nouvelle fois ? Ou planter ses crocs dans la chair de lait devant lui...

Et ses paroles, de nouveaux, chuchotements, coulant le long de son corps comme une eau, comme du miel, comme une chaleur et une froideur se repoussant et se détruisant mutuellement au cœur d'une même sphère... Il laissa passer un temps, sans que la durée lui parvienne, le silence retombant, voile lourd sur une pièce intime, dissimulant une scène privée, les mots, pourtant, résonnant dans ses oreilles, dans son être tout entier comme un gong et pourtant plus subtile qu'un venin... un venin plus doux que l'asphodèle...

« Moi... On dit de moi que je sais tout sur chacun d'entre vous, Noscoien, on dit de moi que me cacher quelque chose est impossible, que ceux qui le tente finissent immanquablement par s'en repentir... c'est une erreur, je ne sais pas tout bien que je le pourrais si l'envie me venait. Il existe des lieux, sanctuaires bien plus sain que celui de Joshi... où mes griffes ne vont pas, il est plus agréable de découvrir un Lys rare par hasard que de chercher avidement une graine à faire pousser. De même... il est toujours doux de croire que l'on peut décrocher une étoile... sans savoir qu'il en existe parmi nous, des étoiles de chair et bien plus sublime, en tout point, que ces fragments scintillants au loin... » Il lui sourit, se rapprocha encore, levant une main et effleurant sa joue sans la toucher, écho au geste qu'elle avait eu. « Je tord le cou aux rumeurs, je n'en lance jamais... »

Il ne recula pas, pas plus qu'il n'avança, son sourire se muant en une manifestation veloutée et joueuse mais au fond des yeux une flamme grandissante, brillante d'une violence et d'un venin certain, le regard de l'ancêtre sur les pommes d'or, l'interdiction sonnant aux oreilles et sur le point de croquer à pleine dent. Un jeu, sublime jeu, aussi sublime qu'elle...

« Et moi, Lady... moi la cause de tout ceci ? Et bien l'est ce ? Et s c'est le cas... m'en absoudrais je auprès de vous, ou bien laisserais je tout ceci n'être que des mots au vent ? »

Il attrapa sa main, délicatement, et la porta à ses lèvres, y déposant un baisé léger, murmurant contre sa peau...

« Une symphonie de glace et de feu... en serais je spectateur ou musicien... »
Howard A. Heavs
Howard A. Heavs
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Message par Nékorovy Welka le Mar 19 Avr - 21:46

Comment ne pas vouloir prolonger l'instant présent ? Comment vouloir fuir la présence d'un tel homme ? Cette douce compagnie ne lui faisait nullement défaut et ne la laissait point neutre et pourtant... Bien des idées, des images des souvenirs lui revinrent en mémoire. Un passé tourmenté, un cauchemar répétitif, des nuits blanches interminables... tout ceci pourquoi ? Pourquoi tant de souvenirs en cet instant précis aux côtés de cet homme, de ce Haut-Conseiller ? Pourquoi a-t-il fallut qu'il y est ce carrefour inattendu, là en plein milieu du désert ? Pourquoi a-t-il fallut qu'elle choisissent cette route là plutôt que celle-ci ? Comment s'était-elle retrouvée ici ? Question sur question, réponse sans fondement.

Ce Howard, il était franc. Et ses rumeurs à son sujet pourquoi et d'où et de qui était-elle parti ? Cela, Néko ne voudrait le savoir. Les rumeurs... elle les aime, les rumeurs, elle les crées, les rumeurs, elle les laisse flotter tel un nuage d'insecte volant parcourant le pays, ravageant les récoltes, tuant les femmes, les enfants, détruisant les maisons, renversant les autels, les idéaux... les rumeurs sont comme un train à vapeur, quand il n'y a plus de charbon il ne va nulle part, parfois il déraille et la cause viens d'en haut, des hommes comme Howard... Oh pardon, il n'y en a qu'un comme Howard, c'est lui même. Femme semeuse de trouble, c'est bien Nékorovy Welka alors quand il parle de lui, de ce que l'on dit à son sujet, forcément elle y prête une attention toute particulière, sans avoir l'idée de s'en servir contre lui...ou pas.

Qu'elle voix, qu'elle douceur dans ses mouvements, dans son approche, dans sa démarche. C'est comme l'eau glissant sur une feuille, c'est comme un torrent dévastateur, une tornade en approche, si calme en apparence et pourtant si violente au contact. C'est comme cette foudre qu'on aperçoit au loin, on prie pour qu'elle ne frappe pas le clocher de notre sanctuaire, on pense qu'elle ne nous atteindra jamais, jamais, jamais, et quand on croit que c'est enfin terminé quittant notre demeure, c'est là qu'elle nous attend, qu'elle nous surprend juste au pas de notre porte, elle nous foudroie sans retenue redoublant de puissance. Howard était ainsi, Néko en était convaincu, mais lui il n'aurait pas.

Elle le fixait, elle le contemplait dans toute sa splendeur tel le soleil à son Zénith, tel l'aigle royal au vole majestueux. On ne pouvait pas repérer sa trace, son passage dans le ciel et pourtant il avait dû emprunter un couloir céleste pour enfin se poser sur cette mer terrestre. Cette chaleur que dégagait sa douce main, cette pouvoir qu'il détenait sur sa personne... Il était bien le seul qui avait réussit à l'approcher d'aussi près, Howard Allan Heavs est et sera sans doute le seul à plonger sa main dans son âme, pénétrer son esprits d'un simple regard, d'un simple silence. Mais il ne l'avait pas eu pour autant pas encore.

Ma foi, il était à quelques millimètres d'elle, son parfum envoutant la saisit par nuque, l'empêchant de courber l'échine, ses iris d'un bleu glacé lui avaient capturé les siens en fusion. Wel senti ses artères trop petite s'obstruer de se magma brouillant et les fit se dilater d'avantage. Bientôt il exploseraient et qui sait ce qui se passera ensuite.
Il était bon joueur, il ne s'avouait pas vaincu mais vaincu par quoi ? Il n'y avait plus de pions sur l'échiquier ni même de tour, de cavalier, de fou, de dame et de roi. Vidé était-il et pourtant quelque chose animait ce plateau, un actant mais lequel ?

Et moi, Lady... moi la cause de tout ceci ? Et bien l'est ce ? Et si c'est le cas... m'en absoudrais je auprès de vous, ou bien laisserais je tout ceci n'être que des mots au vent ?


Silence. Point de réponse. Pourquoi persister dans une hypothèse totalement absurde.
Silence. Point de réponse. Pourquoi devrait-elle répondre ? Par politesse. Eh bien..

« Je n'en sais pas plus que vous très cher. Les hypothèses restent des hypothèses, une fois lancé, rien ne peux les arrêter et leur trouver une réponse revient à vivre dans une éternelle virtualité. »
Mensonge ? Non, Welka n'en savait rien, ou simplement ne voulait rien savoir. Et là, ce touché brulant comme la glace, elle n'y échapperait pas. Et ce baisé de six-cent mille volt, qui pourrait y résister et encore celui-là était chiffrable. Il brouillait encore de magma, il dilatait encore ses artères qui devraient normalement céder dans les secondes a venir si jamais quelque chose ne viendrait pas les perturber, il fallait que ça cesse. Cette douceur était trop violente, percutante. Stop, Stop...mais rien a faire ce magma se répandit dans tout son corps, la rendant bien plus brulante qu'elle ne le devrait et cela se ressentait physiquement, sa peau avait grimpé de plusieurs degrés. Nékorovy avait maintenant une bonne raison de s'offrir une combinaison thermorégulatrice.

Mon corps est le tombeau de mon âme.

Murmures, murmures...doux murmures mais Ô combien bien affutés. Musicien ou spectateur...que dire, que répondre...
« Ne vivez point dans le virtuel Howard » dit-elle « Mais soyez-le. »

La jeune femme fit glisser délicatement sa main hors de celle du Commandor la ramena à elle posa ses yeux sur la marque invisible de ce baise-main avant de la couvrir de son autre main. Elle s'était fait mordre, une morsure indolore, imperceptible qui avait traverser un partie d'elle. Heureusement elle n'en fut pas transpercée. Un sourire fin, indétectable naquit alors sur ses douces lèvres avant qu'elle ne détourne la tête, l'air songeuse, l'air perdu.

« Je dois m'enfuir. Vous ne m'en voudrez pas j'espère. » murmura t-elle.

Lentement, elle détourna la tête, resta dans sa position et plongea ses yeux dans les siens comme si elle voulait emporter ce regard avec elle, comme si elle voulait le capturer, l'avoir pour elle seule. Doucement elle ferma les yeux, hocha faiblement de la tête puis les rouvrit. Elle entreprit alors de dépasser le Haut-Conseiller et d'un geste presque inattendue, elle posa sa main a emplacement de son cœur de ce dernier, ralenti son pas et dans un ultime murmure déclara :
« Ce fut un honneur et un plaisir très cher. »

Sa main quitta le torse bien couvert de l'homme, ses pas se firent de plus en plus lointain, son parfum se dissipa. Il n'y avait plus de Welka... envolée.
Nékorovy Welka
Nékorovy Welka
~ Brigadier d'Elite ~
Assassinat


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigadier d'Élite dans l'assassinat ; Brigade anti-terroriste
Âge réel : 21
Âge d'apparence : 26

Compétences
Mémoire:
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