Rebelles contre informaticien

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Rebelles contre informaticien

Message par Lian Grenfield le Mer 23 Fév - 23:40

Combien de temps s’était écoulé depuis l’enlèvement de Tristan Darek ? Plusieurs semaines… Et on le voyait clairement sur le moral et le physique du « commandor de la section informatique », qui se ressemblait plus qu’à l’ombre de lui-même. Judikhael Wenfield avait eu le droit entre autre à une torture des dernières technologies, Traktueur lui avait eu le droit à tout l’apanage. Il n’avait rien manqué de toutes les possibilités offertes aux rebelles, qui finalement avait réussit à conclure un accord avec la guilde et à se lasser de ces souffrances infligées quotidiennement, le temps de relâcher l’homme était donc arrivé. Il mettrait certainement quelque temps avant de reprendre ses bonnes habitudes et Virulino en avait bien profité malgré que les informaticiens de la guilde ne lui aient pas laissé de grandes possibilités. Tristan quand à lui avait simplement pu marcher entre quatre murs, sans possibilité de pouvoir espérer sortir, avoir un peu d’intimité ou de repos.

Le contrat avec la guilde avait été plutôt simple comme d’habitude : demande de libération des otages rebelles, demande de rançon en monnaie mais surtout en matériel et armes… Rien de neuf sous le ciel de Nosco. Ce n’est pas comme s’ils allaient demander une photo dédicacée de l’impératrice… (Quoi que si celle-ci était en sous-vêtements…). Ils avaient bien retenté de demander que dans un de ses discours Joséphine de Nosco se désavoue au profit des rebelles, mais elle continuait de refuser catégoriquement et sans réfléchir à cette charmante proposition. Tant pis ! Des armes, du matériel, des hommes et des sous ! Oui après tout Tristan Darek n’était pas n’importe qui… Enfin avant son passage chez les rebelles en tout cas. Dans les négociations il avait aussi été question du qui, quand et où. Le où ne différait pas trop non plus : les souterrains, où d’autre serait-ce possible ? Quand, la date avait été fixée pour convenir aux deux parties, vers le milieu de la journée. Qui ? Cela était plus intéressant. Les rebelles avaient été désappointés par la tournure qu’avait prit les évènements lors de la libération de Judikhael Wenfield, à cause de celui-là même ! Mais maintenant il n’était plus commandor et c’était Silvio Anthelmios qui le remplaçait. Cependant Yan Merling avait retenue une chose : trop d’hommes égal trop de possibilité que l’un d’eux se prenne pour un héro et ne décide de tenter le tout pour le tout… Le résultat précédent avait été catastrophique puisqu’il y avait eu des blessés et des morts dans les deux camps… Tout ça pour récupérer un fantôme, ombre de lui-même… Non cela ne valait pas le coup. Il avait donc été décidé très clairement qu’il y aurait le minimum de personnes sur le terrain. Le chef et son bras droit, le commandor et son second. Silvio Anthelmios et Kathleen Velstiam, Yan Merling et Lian Grenfield… Ces derniers arriveraient avec Tristan Darek et les premiers repartiraient avec lui, les autres repartiraient avec leurs compagnons anciens captifs de la guilde. Enfin si tout se passait correctement… Bien sur il y aurait aussi au moins deux informaticiens de chaque camp qui travailleraient à la transaction. Rian Mc Gregor avait vraiment les nerfs d’avoir été prit en traitre la dernière fois, et il tenait à ce que tout se passe comme sur des roulettes cette fois-ci.

Une petite surprise avait été préparée, ils avaient eu le temps de toute peaufiner… Tristan avait pu récupérer les vêtements avec lesquels il était venu, et en « cadeau » on lui avait attaché une surprise autour du cou, comme un collier ras-du-cou mais en fait, une mini bombe destinée à prévenir tout problème avec la brigade. Ils ne l’utiliseraient pas si ce n’était pas nécessaire, d’ailleurs le champ de portée des ondes pour déclencher la bombe était assez court, surtout avec les murs épais des souterrains, c’était juste suffisant pour décapiter Tristan si Silvio avait l’idée de refaire ce qu’il avait fait lors de la libération de Judikhael… C’est ce qu’on appelle l’effet dissuasif. Il fallait apprendre à ces gamins de la brigade que chaque action avait des conséquences et s’ils se décidaient à être méchant alors ils se feraient taper sur les doigts… œil pour œil, dent pour dent. Quand au terrain il était neutre, pas trop loin d’accès des Rampes d’Accès Rapides, mais aussi facilement accessible d’un des bunkers rebelles caché. Bin il était évident que bien qu’ils aient réduit le nombre des « participants » de la petite rencontre, le nombre d’armes utilisés restait assez impressionnant, de même que les protections corporelles. Yan et Lian s’étaient équipés d’armes à feu principalement, de gilets pare-balles, d’oreillettes pour communiquer avec la base et entre eux, mais aussi du déclencheur de bombe de Tristan. Ils étaient tous les deux harnachés de toutes sortes de choses pour prévenir d’éventuelles blessures ou ripostes de la brigade. Tristan n’avait pas été épargné dans sa préparation, il avait déjà du comprendre qu’il se passait quelque chose car on l’avait délaissé quelque temps et même mieux on l’avait laissé dormir pour qu’il se repose et puisse marcher, de même on lui avait donné un repas correct. Un miracle au vu des conditions dans lesquelles il avait été plongé pendant ces longues semaines… On lui avait redonné ses vêtements, un joli collier, puis on lui avait encore une fois bandé les yeux et attaché les mains dans le dos. Pas très agréable pour marcher, mais le prisonnier devait se douter que cette sortie inhabituelle ne pouvait signifier que deux choses : on avait décidé de l’achever cependant on ne souhaitait pas qu’il pourrisse dans le bunker donc on le déplaçait avant mettre fin à ses jours, ou alors il allait bientôt être libre… Enfin après un long repos au Sapientia sans aucun doute. Un mélange de peur et d’espoir devait donc en ce moment secouer le petit cœur de l’informaticien, à moins que ce ne soit plus que de l’indifférence face à tout ce qu’il avait déjà subit. Il n’était plus qu’un sac dont on allait se débarrasser ou échanger.

Les rebelles arrivèrent un peu avant l’horaire annoncé, ils avaient craint que Tristan ne supporte pas bien la marche, et en effet l’informaticien avait plus que peiné pour faire le chemin jusqu’au point de rencontre, gémissements, trébuchements, état à moitié conscient, lorsqu’ils étaient enfin arrivés et que ce dernier avait pu s’asseoir, il s’était sentit réellement mieux sans aucun doute. Mais ils étaient arrivés, ils purent s’assurer une nouvelle fois du terrain et de leurs armes, chargées et prête au cas où… Le lieu était en fait un ancien croisement entre deux couloirs qui suite à un effondrement était devenu une place d’un diamètre environs de dix mètres. Il y avait donc assez d’espace pour se voir et s’affronter si besoin était. Bon d’accord les rebelles avaient été prudent jusqu’au bout, quelques rebelles étaient prêt à intervenir dans des bunkers placés assez loin, donc ils n’arriveraient pas sur les lieux rapidement, mais en cas de grand besoin ils pourraient se déplacer. Oui, enfin ils arriveraient au moins dix minutes après la bataille en courant de toute leur force… Mais ils pourraient intervenir. Yan avait refusé qu’ils viennent, pourtant il n’avait pas pu interdire cette présence de sécurité qui ne pourrait pas inquiéter la brigade. De son côté Rian surveillait les caméras de Nosco qu’il avait pu pirater, en cas de mouvement un peu trop important, il les préviendrait et tout serait annulé. Pas question que la brigade brise leur accord. Sinon ils auraient une « jolie surprise ».

Reste silencieux…

Bon la précision était sans doute inutile avec un Tristan Darek à moitié en vie et qui avait à peine la force de faire le moindre mouvement, pourtant il fallait le préciser. Lian était tendue, confiante sans trop l’être. Yan était là, donc il n’y avait rien à craindre et tout à redouter… Yan Merling était doué, calculateur et il ne laisserait rien au hasard, toutefois si quelque chose se déroulait mal et qu’il était blessé ou pire, elle ne se le pardonnerait pas… Car cela donnerait un coup plus que mortel à la rébellion qui n’était rien sans son chef. Non, il n’y avait rien à craindre, la brigade tenait trop à Tristan et elle savait à quel point celui-ci était « combattant » et « doué en combat », surtout après des semaines de torture… Ils ne tenteraient rien de stupide qui mettrait sa vie encore plus en danger alors que l’informaticien pouvait à peine marcher sans s’essouffler… Il serait sans doute drôle de voir le nouveau commandor devoir porter l’homme à demi-conscient qui pour l’instant était à moitié affalé contre un mur pour retrouver sa respiration et sa conscience. Il avait toujours le regard couvert, la nuit était toujours là pour ses pauvres yeux ayant dû supporter les flashes lumineux incessant. Son appartement, ou même une chambre de soin au Sapientia lui semblerait surement le paradis en comparaison avec ce qu’il avait eu dans le quartier général rebelle… Qu’il serait heureux de pouvoir enfin retoucher à un clavier d’ordinateur… Car on pouvait dire que les rebelles l’avait soumis à un vrai sevrage, direct et sans avertissement, aucun ordinateur depuis des semaines et des semaines… Traktueur se souvenait il encore comment taper ?

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Lian Grenfield
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Re: Rebelles contre informaticien

Message par Silvio Anthelmios le Lun 28 Fév - 21:30

Libération d'otage. Silvio se demandait si sa carrière allait se résumer à la récupération de ses camarades kidnappés. D'abord son ex-patron, maintenant Tristan Darek... L'avantage était qu'il commençait à connaitre la procédure. C'était lui qui avait négocié la rançon. Cela avait pris du temps, car il fallait régulièrement demander l'approbation de ses collègues et supérieurs. Ici, Kathleen trouvait son utilité, dans les allées-venues entre bureaux et Capitol que Silvio lui déléguait. Quand enfin le contenu de l'échange avait été fixé, il avait été plutôt aisé de définir la date, le lieu.
Le jour J, Silvio avait rassemblé un bon nombre d'Hommes. Brieffing rapide: explication du plan, de façon claire, concise, avec calme et sérieux. Il y eut quelques questions, et Silvio accepta de bon coeur de répéter, comme un bon professeur. Ce n'était pourtant pas compliqué: le strict minimum de personnes face à Yan, tout le reste caché, éparpillé sur le chemin. Mais a priori, vous ne servirez à rien, étant donné que tout va bien se passer. Attention, ceci n'est pas une excuse pour prendre votre goûter pendant l'échange, et celui que mon commandor surprendrait à savourer une barre protéinée était assuré d'avoir, par la suite, du mal à mâcher quoi que ce soit. C'était compris ? Nickel.

Concrètement, face à Yan Merling, ils étaient onze. Silvio, Kathleen, un larbin-porteur-de-rançon, les prisonniers et leurs accompagnateurs, et un informaticien qu'ils avaient récupéré. Pas Shane, non. Ce dernier avait d'autres soucis, étant donné qu'il remplaçait Traktueur. De plus, Silvio préférait le savoir en sécurité. Mais il y avait également une autre personne, présente sans vraiment l'être. Judikhael Wienfield. Présent par l'oreillette de Silvio, en cas de problème. Au départ, Silvio avait même songé à lui demander une petite musique d'ambiance, pour éviter le stress, puis il s'était dit que... Non. De plus, une musique risquait d'inciter le patron à chanter. Et ça, NON.
Bref, les voilà. Représentants de la Guilde. Dans leurs beaux manteaux rouges. Silvio ne portait aucune arme sur lui, en apparence. Il avait laissé le loisir à Kathleen de se munir de ce dont elle avait envie. Etrange, il était plutôt sûr de lui, presque confiant. Etait-ce à cause de son premier succès ? De la présence à l'oreillette de Judikhael ? Ces deux facteurs n'étaient sans doute pas anodins. Il y avait également ses Hommes, présents en cas de problème. Peut-être était-il trop assuré. Peut-être faisait-il trop confiance aux rebelles. La dernière fois, Judikhael leur avait filé entre les doigts... Désireraient-ils se venger et tenter à leur tour par quelque entourloupe ? C'était possible. Mon commandor s'attendait à tout de leur part... Mais restait confiant. Ils étaient guildiens, ils s'étaient préparés, ce n'était qu'un échange... Et Judikhael était là.

Ils y arrivèrent enfin. Face aux rebelles. L'expression sur la visage de Silvio était grave, sérieuse. Ils s'arrêtèrent à une bonne distance d'eux. Le commandor échangea un regard avec sa seconde. Il lui avait dit très clairement que s'il lui arrivait quoi que ce soit, il faudrait qu'elle ne pense qu'à elle, car il voulait que ce soit elle qui le remplace, et pas un autre. Elle, elle était bien. Les autres... C'étaient les autres. M'enfin. Il osa regarder Yan Merling dans le blanc des yeux. Joke.

"- Nous avons la rançon, et les Hommes. Comme vous l'aviez demandé."


La voix portait plutôt bien... Même si les sous-sols résonnaient un peu. Plus grave que d'ordinaire, la voix de Silvio. C'est-à-dire que l'idée d'offrir quelque chose aux rebelles ne le réjouissait pas vraiment. "C'est un peu offrir le couteau pour se faire assassiner", avait-il marmonné à Kathleen, un soir de grande fatigue. Mais bon, il fallait bien récupérer ce cher et désiré Tristan Da...
Eh, attendez. C'était ÇA, Tristan Darek ? Tout ça pour récupérer... Ça ?! Silvio regretta de ne pouvoir quérir en ce moment même l'avis de Judikhael=> ne pouvait-on pas éviter de récupérer cette loque...?

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Re: Rebelles contre informaticien

Message par Kath le Mer 2 Mar - 22:15


    « Je ne veux pas de bain de sang. »

    Était-ce qu'elle avait murmuré avec fermeté à son Commandor, assez bas pour ne pas se faire entendre des prisonniers ni des hommes qui les suivaient, avant de l'accompagner dans les méandres des souterrains. Pas de morts inutiles, pas d'hémorragie d'hommes si cela était évitable. Cette rencontre devait se passer sans encombres, comme ils l'avaient si longuement planifié ; du moins était-ce que Kathleen souhaitait. Toutefois, ces souhaits seraient-ils vraiment exaucés ? Qui sait ce que leur avait préparé leurs chers et tendres rebelles pour les accueillir, s'ils désiraient se venger du dernier échange qui leur avait échappé.

    Cependant, ces paroles qui reflétaient son état d'esprit présent dénotaient cruellement avec l'arme à feu dormant sur sa hanche. Oh, c'était un beau fusil-mitrailleur, de la pure mécanique guildienne. Son sniper la boudait peut-être, vexé qu'elle ne l'ait pas choisi, toutefois il n'aurait guère été approprié ici. S'il devait y avoir une incartade, autant avoir sur soi une arme rapide à dégainer, possédant une cadence toute aussi prompte ; Kathleen ne pourrait se résoudre à perdre du temps en choisissant sa cible et il fallait avouer que, malgré sa délicatesse, un sniper nécessitait de la patience dans son maniement. De plus, elle n'aurait pas la distance à son avantage puisque les deux camps allaient se retrouver face à face. Tirer dans le tas et faire le plus de dégâts possibles s'avérait alors plus prometteur : une méthode de bourrin, certes, qu'elle n'aimait pas vraiment. Toutefois, on ne pouvait pas toujours faire dans la finesse...

    Pourquoi une descente dans les souterrains avait-elle toujours ce goût d'une descente aux enfers ? soupira la brigadière, la mine austère, en jetant de temps à autre un oeil à l'avancée laborieuse des prisonniers. Ils ne faisaient pas les fiers mais ne se plaignaient pas non plus de leur sort, heureux, sûrement, de savoir qu'ils allaient retrouver leur vie miteuse dans un bunker tout aussi miteux. Remarquez, ils y seraient nettement plus à l'aise que dans les froides cellules guildiennes desquelles on les avait sortis. Mais s'il y avait bien quelqu'un qui devait être soulagé d'être libéré de sa cellule, ce devait être Tristan Darek. Les guildiens s'étant arrêtés, face aux rebelles, Kathleen pouvait contempler toute l'horreur de ce qu'il avait dû subir ; l'informaticien était dans un tel état que le mot 'lamentable' semblait un euphémisme. Heureusement qu'une équipe médicale était présente pour l'occasion, l'attendant dans les SSU pour le transporter d'urgence au Sapientia... Enfin, si Tristan avait encore la force de tenir jusque là... D'ailleurs, un détail sur sa nuque la fit tiquer. Quel était cet étrange collier qu'il portait autour du cou ? Les rebelles avaient-ils décidés de l'humilier leur prisonnier jusque devant la Guilde en le traînant comme un vulgaire chien ?

    Toutefois, ces prunelles vertes passèrent sur ce détail étonnant pour s'attarder sur leurs adversaires, remarquablement bien munis. Oxymore connaissait maintenant assez bien Lian (enfin, devrait-elle dire la nouvelle Lian, l'ancienne étant morte le jour où elle s'était faite agressée dans les souterrains et avait rejoint la Confrérie) que ses yeux ne s'attardèrent pas sur elle ni sur la cicatrice de son visage qui pouvait impressionner plus d'un brigadier ; non, la jeune femme poussa plus intensément son étude sur Yan Merling, ce fameux chef qu'elle rencontrait pour la première fois en chair et en os. Et pour tout dire, il ne manquait pas à sa réputation ; il avait ce charisme indéniable qu'ont les meneurs, cette force et cette assurance qui se dégagent des personnes qui ont vécu tant d'années et connaissent nombres de secret que leurs cadets ignorent. Le chef rebelle faisait honneur à sa réputation mais ce qui attira surtout la sniper, plus que son allure, ce furent ses yeux... deux opales blanches qui l'effrayèrent autant qu'ils la révulsèrent. Elles rappelaient à Kathleen de très mauvais souvenirs, des souvenirs obscurs comme les couloirs des catacombes et empestant la moisissure des égouts. En effet, les yeux de Yan Merling étaient d'une blancheur égale à celle des yeux d'une Ombre.
    Kathleen se retint de frissonner. Ce n'était pas le moment de montrer ses faiblesses...

    Cherchant sans doute à chasser ces cauchemars, la sniper se tourna vers son Commandor. Avait-il remarqué le collier que portait Tristan ? Elle croisa son regard, visiblement assez confiant. C'était étrange mais il semblait à Kathleen que leurs fonctions les avaient rapprochés depuis quelques temps. Mais après avoir été ensemble quasiment tout le temps, notamment pour mettre au point cette rencontre, cela n'aurait pu en être autrement. Pourtant, ces moments n'étaient ni joyeux, ni empreints d'une douce camaraderie comme s'ils s'étaient retrouvés pour jouer aux cartes. Ils vivaient des journées parfois exténuantes le nez dans des dossiers, partageaient leurs mines sombres et fatiguées, et Kathleen, qui s'était découvert des trésors d'énergie depuis sa promotion, voyait aussi apparaitre chez elle une irritabilité inhabituelle. La moindre petite broutille pouvait lui taper sur les nerfs... Aussi, quand Silvio lui avait dit sans détour de ne pas se préoccuper de lui en cas de problème, elle avait failli sortir de ses gonds. Comment avait-il pu lui dire une chose pareille ? Jamais ! Jamais elle ne le laisserait pourrir dans les souterrains ! La Seconde savait que ce qu'il lui demandait là, elle ne le tiendrait jamais, même s'il le lui faisait promettre ! Elle n'avait cependant rien répondu à son Commandor, les dents serrées, retenant son indignation, car elle savait aussi que ces recommandations étaient quelque part inutiles : elle ne laisserait rien lui arriver. La brigadière n'avait pas oublié ce jour dans les souterrains où il était venu la chercher. Il avait risqué sa vie. En échange et sans hésiter, elle était prête à lui donner la sienne.


Kath
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Re: Rebelles contre informaticien

Message par Yan Merling le Sam 19 Mar - 1:35

La tension était à son maximum. Et pour cause. Tous avaient encore à l'esprit ce qui s'était passé lors de la libération de Judikhael Wienfield, maudit soit-il, qui n'avait pas pu s'empêcher de semer la pagaille lors de sa propre libération. Au fond de lui, une part de Yan ne pouvait qu'être fier de l'esprit combattif dont avait fait preuve Judikhael, que ce soit lors de sa détention, lui qui n'avait pas lâché une seule information malgré toutes les privations et tortures qu'il avait subies, dont leur nouvelle méthode de torture mentale, ou que ce soit ensuite lors de cette fameuse libération. Mais en bon chef rebelle, il maudissait aussi cet homme trop fier et trop orgueilleux pour se contenter d'être une simple monnaie d'échange, comme tout otage qui se respectait...

Quoiqu'il en soit, Yan était bien déterminé à mettre toutes les chances de leur côté cette fois-ci et à faire un carton plein, sans perte ni fracas. Cela avait commencé par une réduction des effectifs présents lors de l'échange à venir. Puis pas des mesures de sécurité assez importantes aux alentours. Et par une mesure extrême sous forme de collier-bombe posée sur l'otage lui-même. Voilà bien un nouveau dispositif qui devrait dissuader les brigadiers de jouer aux héros...

Qu'elle ne fut pas sa surprise toutefois de voir à la place de Judikhael... son second. Anthelmios. Silvio Anthelmios. Enfin nouveau commandor, puisque Judikhael avait visiblement depuis peu cédé sa place de commandor. Yan se serait toutefois attendu à ce que Judikhael soit quand même présent à cet échange délicat. Mais non, Silvio n'était visiblement accompagné que de la petite Velstiam, une franc-tireuse d'élite. Mais pas de Judikhael en vue... Qu'est-ce que cela signifiait ? Ce filou de Wienfield les attendait-il au tournant ensuite ? Hum... Voilà qui ne présageait rien de bon. Même si Judikhael était redoutable, ils se connaissaient bien, et cela paraissait alors plus facile pour Yan de traiter avec son ennemi de toujours... Il tenta toutefois de ne pas se laisser décontenancé, et se contenta de répondre au tout nouveau commandor, d'une voix égale à lui-même.

- Pas d'entourloupes. Comme vous pouvez le voir, votre cher Tristan Darek est équipé d'un nouveau collier qui fera office de bombe au moindre geste de travers. Un de nos hommes postés plus loin et en contact radio ets muni du détonateur. Vous ne pourrez le controler ainsi...

Se disant, il pointa son arme sur Silvio et commença à s'avancer lui-même au milieu du couloir, Darek posté devant lui, qu'il poussait et soutenait plus qu'autre chose, pour le faire avancer.

- Je vais laisser Darek au milieu du couloir.

Ce qu'il fit sans ménagement, forçant l'informaticien à s'asseoir sans aucun ménagement et lui ordonnant à voix basse de ne pas bouger.

- Maintenant mes hommes et l'argent. Vous ne viendrez récupérer Darek qu'une fois que nous serons partis. Ou nous le faisons exploser sans autre forme de procès.

Il se garda bien de demander où pouvait bien être Wienfield, bien que la question lui demangeait le palais, et se concentra sur ce qui se déroulait alors, demandant leur rapport rapide à chacune de ses factions postées plus loin, ainsi qu'à Lian et Rian concernant l'échange d'argent...


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Yan Merling
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Re: Rebelles contre informaticien

Message par Tristan Darek le Mar 12 Avr - 22:53

Le monde n'existait plus et le jeu auquel se livraient, insatiables, ceux qui ne ressemblaient même plus à ses ennemis, n'était devenu qu'une monotone litanie, quelque chose qui l'avait vidé de ses forces et de ses sentiments. Ce n'était qu'une coquille creuse, ce corps, une coquille où aux endroits les plus impénétrables s'était terrée une petite lueur, une braise.
Les rebelles n'étaient plus les rebelles tout comme il n'était rien d'autre qu'un corps qui attendait que quelque chose enfin arrive et mette fin à ça, à ce qui l'empêchait de vivre et de respirer, de regarder le monde avec lucidité et de réfléchir. Il ne comprenait plus les raisons pour lesquelles on l'avait tiré de son monde virtuel ni pourquoi on lui faisait toujours plus mal, jusqu'à ce qu'il ne sente plus la douleur. Ce monde là-bas ne semblait être qu'une autre vie, un mirage, un rêve qu'il aurait fait pendant si longtemps. Et puis il s'était réveillé en enfer pour purger sa peine. Pouvait-il y avoir une autre explication ? Pire qu'au plus profond de sa dépression, les choses étaient toutes devenues égales, si parfaitement égales, tout ça parce que plus rien n'avait de sens, tout ce qu'on lui faisait, il n'en comprenait pas les raisons. Et quand tout lui devenait égal comme ça, même l'éternité ne signifiait plus rien, le temps pouvait continuer ou faire un arrêt sur image qu'il ne s'en rendrait même pas compte car malgré les différences, tout était pareil, encore et toujours pareil.
Il n'avait plus aucune notion de temps, l'homme, plus aucun cadre, plus rien auquel se raccrocher mis à part peut-être à cette folie qui lui donnait toujours une drôle d'impression. Alors quand on cessa de lui faire du mal, il ne s'en rendit même pas compte, quand la nourriture qu'on lui donna était visiblement meilleure, elle avait toujours ce goût de cendre et il ne mangeait que grâce à cet instinct ancré si profondément dans le corps des hommes, en souvenir de leur si vieille bestialité.

Dans ce corps où l'on avait ancré si profondément le mal, les choses ne pouvaient plus réellement changer, mais, malgré la lutte de longue haleine qu'il avait entreprise avec autant de courage que de folie, quelque chose s'était brisé à jamais. Pas besoin d'être un génie ou un psychologue pour savoir qu'après ça, plus rien ne serait comme avant, qu'il ne regarderait plus jamais les choses avec le même regard et que ses tortionnaires avaient perdu toute chance d'obtenir ne serait-ce que le minimum de respect à ses yeux.
Les rebelles jouaient sans doute un jeu dangereux en acceptant l'idée de le libérer, après tout, jusqu'à maintenant Tristan ne s'était jamais montré si offensif que ça envers les rebelles, il n'avait pas tellement cherché à les localiser ou à les faire tomber, se contentant de gagner les batailles qu'on lui offrait. Mais qui ne pouvait pas imaginer que maintenant les choses changerait ? Que le jour où il reposerait ses doigts sur son ordinateur, il n'aurait pas l'effroyable désir de les faire tous arrêter et payer d'avoir brisé une fois de plus sa misérable vie ? A moins que la sagesse ne l'ait gagné et qu'il pardonne. Mais pouvait-on pardonner à des êtres que l'on voyait plus comme des monstres que comme des humains ? Après tout, lui-même ne s'était jamais pardonné.

Une nouvelle fois la porte s'ouvrit et comme il le faisait depuis quelques temps, il ne réagit pas. Tout ça lui était bien égal, qu'on s'occupe de lui, qu'on le torture, il gardait toujours en lui le secret désir de partir et de il s'évadait de ce monde brutal un peu comme il le pouvait mais sans espoir que son corps lui-même puisse quitter ces lieux au goût d'enfer.
Pour l'une des rares fois depuis qu'il croupissait ici, on se décida à le faire sortir de sa cellule et, ô grand luxe, on ne prit même pas la peine de lui faire faire quelque chose d'humiliant. Peut-être avaient-ils compris que tout ça c'était parfaitement inutile, surtout pour lui qui depuis son arrivée à Nosco se fichait bien de son apparence.

Titubant mais n'ayant pas la force de résister aux ordres, il se laissa faire avec une morne docilité, regardant vers le sol alors qu'on lui avait bandé les yeux. Il ne se demanda pas ce qu'on allait faire de lui, il ne se demandait rien, aucune pensée ne traversait son esprit, il gardait toutes ses forces pour commander son corps sans trop chanceler, sans trop trébucher. Aveugle, on ne lui rendait pas les choses faciles et son corps tremblant avait perdu l'habitude de bouger un peu trop, ses genoux se fléchissaient quand il ne fallait pas et on dut le remonter plusieurs fois avec une violence inutile pour qu'il ne tombe pas et les suive.
Marcher, encore marcher, dans un terrain qui n'était pas lisse, qui lui provoquait des douleurs partout, encore et encore, le vidant petit à petit des maigres forces qu'il avait reprises grâce à quelques moments de calme et un repas à peu près normal. On pouvait constater à quel point il était faible en l'écoutant : plus un son ne sortait de sa bouche, pas même un maigre gémissant qui aurait illustré la difficulté de l'effort qu'on lui demandait et la souffrance qui taraudait son corps.
Quand il gisait encore dans sa cellule, on avait dû le croire mort assez régulièrement tant son rythme de vie s'était réduit au strict minimum : recourir à ses besoins vitaux seulement quand il le fallait, autrement dit, il se contentait seulement de respirer la plus grande partie du temps, recroquevillé sur lui-même quand on n'avait pas décidé de lui entraver ses mouvements.

Et puis on s'arrêta enfin, on le fit même asseoir, ô comble du bonheur ! Pouvaient-ils comprendre le bien-être qui le traversait à la moindre petite chose qui ne lui tirait pas de douleur ? Ce n'était qu'un maigre réconfort et il était tellement épuisé qu'il n'en profitait guère, songeant simplement à garder assez de forces pour rester conscient.
On parlait autour de lui, mots tout d'abord qu'il n'écouta pas, comme d'habitude puis une voix qui lui semblait à la fois lointaine et familière l'interpella. Il ne la reconnut pas mais se sentit drôle à ce moment-là, comprenant que quelque chose était en train de changer, que la fin qu'il attendait depuis toujours était enfin arrivée. La suite du dialogue entre les personnes présentes lui permit de comprendre vaguement qu'on allait l'échanger ou quelque chose comme ça, qu'il allait rentrer à la maison.

Et puis on l'obligea encore à marcher, ce qu'il fit sans broncher, titubant toujours. Chaque pas semblait plus difficile à faire pour lui, plus incertain. Il fallut s'asseoir, on le força stupidement alors qu'il n'avait ni la force de protester ni la bêtise de refuser de faire une telle chose. Mais les forces lui manquèrent et il se laissa plus tomber qu'autre chose, s'adossant tant bien que mal contre ce qu'il y avait, une paroi ou quelque chose approchant.
C'était tout. Il attendit, sans bouger ni parler, songeant simplement à garder le maximum de ses forces pour transmettre quelque chose, il fallait parler puisqu'il n'avait rien pour écrire, à compter qu'il sache encore le faire. Il était hors de question de gâcher ses forces alors il attendit qu'on soit près de lui et comme il ne savait pas trop quand ce serait le cas puisqu'il ne voyait rien, il attendit encore, jusqu'à ce qu'il y ait une vraie preuve que l'on soit près de lui et surtout que ce soit quelqu'un de son camp. L'information n'avait rien de confidentiel en soi mais elle ne servirait à rien à un rebelle.

Quelque chose se passa sans qu'il ne sache vraiment de quoi il était question, tout ce qui comptait c'était de ne pas s'endormir, de conserver ses forces tout en restant lucide et éveillé, quelques minutes, justes quelques minutes, si longues, trop longues.

Tout doucement, il sentit un contact, quelqu'un l'attrapait et le relevait doucement, lui enleva le bandeau qui avait plongé jusqu'à maintenant ses yeux dans l'obscurité. Il tourna son regard dans sa direction, regardant un peu perdu son visage puis se reprenant pour la fixer dans les yeux, pour lui montrer que tout n'était pas perdu, qu'il y avait de la vie en lui, qu'il avait juste besoin de temps, de... il ne savait pas trop. Juste au cas où. Soudain, alors qu'il sentait qu'il allait tomber, il s'accrocha à elle, elle qui avait un visage doux et qui, sans avoir la force de la reconnaître, semblait être de son camp.

Mensonges ! On le trompait. Croyaient-ils vraiment qu'il allait se tromper ainsi, qu'il allait tout avouer à cette femme ? Non c'était stupide, il aurait fallu qu'ils soient désespérés pour... Oh mais ils l'étaient, n'est-ce pas ? On allait l'insérer virtuellement dans un monde qu'il croyait vrai et au fil du temps il leur dirait tout, tout ! Non c'était faux, ce n'était pas possible, il ne pouvait pas... il ne devait pas.

Son regard qui s'était dérobé, revint se fixer dans celui de la femme, en quête d'une réponse, d'un indice qui lui prouverait que tout ça, c'était bien la réalité.

Je... commença-t-il dans un murmure, la voix rauque et tremblante. Je n'ai... n'ai... je n'ai rien... d...

Ses genoux se plièrent soudainement, alors que ses forces se dérobaient et il manqua de tomber. Non, il fallait qu'il tienne, juste un petit effort, juste quelques mots. Il se reprit, dans un ultime effort.

D... dit et je... ne... ne dirai... rien... j... jamais... lâcha-t-il dans un souffle, ne parvenant qu'à montrer un regard déterminé alors que sa voix échouait à sa simple mission.

Ces derniers mots c'était juste au cas où, si on lui mentait, pour qu'ils comprennent que ça ne servait à rien, qu'il prendrait les mesures nécessaires une fois rentré pour être sûr qu'on ne le trompait pas, qu'il n'était pas dans une autre réalité.
Mais le pauvre homme n'avait que trop abusé de ses maigres ressources et bien qu'il se soit agrippé davantage à celle qui le soutenait tant bien que mal, il ne trouva plus la force. Ses mains se rouvrirent, ses genoux cessèrent définitivement de supporter son corps pourtant trop maigre et affaibli et il s'effondra, ne sentant même pas le poids de sa chute, déjà en proie au terrible néant.
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Tristan Darek
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Re: Rebelles contre informaticien

Message par Lian Grenfield le Mer 13 Avr - 18:00

Silvio Anthelmios encore une fois face à eux pour négocier une libération, là dernière fois tout s’était mal passé, il fallait l’avouer surtout à cause de l’attitude désastreuse de Judikhael Wenfield, mais le second de l’époque qui avait prit du grade n’avait pas non plus aidé. Il était venu armé et très lourdement, pire il avait librement ouvert le feu dès qu’il avait pu. Créant des morts et de nombreux blessés. C’était en grande partie de sa faute si tout cela avait tourné au carnage, cette fois-ci tout devait bien se passer. Les rebelles s’étaient préparés et étaient un beau petit nombre, seulement ils avaient favorisés la technique de poster leurs deux meilleurs soldats et stratèges en ligne de front pour l’échange, si Yan et Lian devaient mourir, la rébellion serait en bien piteuse état, pourtant aucun doute que la réplique serait violente et sanglante, voir kamikaze… Espérons que Silvio et Kathleen en avaient conscience. De toute façon ils s’étaient protégés du mieux possible et s’ils avaient enlevé leurs casques pour la confrontation, ils en avaient chacun un de prévu en cas de premier coups de feu. Protégés de la tête aux pieds ils seraient bien plus difficiles à achever.

Le commandor venait d’engager le dialogue, affirmant que les instructions avaient été respectées de leur côté. Yan s’avança donc avec Tristan pour procéder à l’échange, il s’était posté en plein milieu du couloir, et bientôt les prisonniers rebelles pourraient rejoindre leur camp, ainsi que quelques objets savamment sélectionnés et demandés à la guilde et qu’une forte somme. N’est pas commandor informatique n’importe qui veut. Cependant Judikhael Wendfield n’occupait apparemment plus ses fonctions, remplacé par un successeur. A cause de l’enlèvement et du choc subit ? Peut être, voir sans doute… Tristan Darek aurait il le même destin ? Ils avaient sans doute été aussi durs avec lui que pour le commandor de la section anti-terroriste. Tristan déjà si fragile physiquement, et psychologiquement. C’est aussi ce qui pouvait faire sa force, il n’avait pas pu tomber bien plus bas qu’il ne l’était déjà. Pourrait-il se relever et s’en remettre ? Ou celui qui l’avait remplacé ces quelques semaines prendrait il définitivement sa place ? Traktueur avait survécu en temps que nom, mais l’être humain qui avait été derrière pourrait il continuer ? N’aurait il pas mieux valu que le successeur change de pseudonyme plutôt que d’en prendre un qui n’avait pas de signification pour lui-même ? N’était ce pas s’attacher l’identité d’un autre ? Traktueur ne serait alors que le pseudonyme honnis des commandor de la section informatique, sans plus de signification, un pseudo pour désigner les être haït et non plus une personne. Un bouc émissaire qui serait plus facile de détester car sans identité. Tristan Darek lui ne serait sans doute plus bon qu’à passer la serpillère pendant plusieurs jours, vu son état, plus loque qu’être humain. Et quel serait celui des prisonniers rebelles ? Sans aucun doute pas meilleur. Œil pour œil, dent pour dent. Chaque coup était rendu toujours plus fort, c’était à celui qui en rajouterait le plus.

L’idée de la bombe collier avait été une idée commune de plusieurs rebelles, puis c’était Zoltan Nagy le réparateur d’arme, qui avait travaillé conjointement avec Rian McGregor sur le système d’explosif et avec Inès Dunkel sur les pièces détachés et l’assemblage pour former ce petit bijou d’inventivité et de cruauté. Ils avaient ensuite attaché amoureusement le tout au cou de leur hôte de presque un mois. L’idée serait sans doute renouvelée, voir améliorée et surement changée. Mais la stratégie était là, la menace physique, sans forcement l’exploiter. S’ils se tenaient sage tout se passerait bien, d’ailleurs les brigadiers ramèneraient sans doute l’arme aux scientifiques nosciens qui l’analyseraient et retrouveraient sans aucun doute le petit mot ironique implanté dans la bombe. Oui les rebelles avaient même eu la place de le laisser, sachant qu’on chercherait sans doute à comprendre le mécanisme qu’ils avaient utilisé après avoir désamorcé ladite bombe. Nul doute que tout ce qui était récupéré des rebelles était analysé avant d’être détruit. Surtout si le produit de la réflexion rebelle pouvait être utilisé par la guilde et la brigade. Les rebelles faisaient de même, progressant en même temps que leurs ennemis de toujours. S’aidaient mutuellement sans le savoir, ils se portaient chacun à des progrès technologiques en matière de combat et d’armes.

Après tout sans les rebelles la brigade n’aurait rien eu à combattre d’autre que les créatures. Peut être se seraient-ils sentit moins en danger. Peut être même auraient ils tout simplement bombardés les quelques chemins vers les sous-sols, coupant tout moyen d’accès aux créatures, les ensevelissant dans les entrailles de la terre et espérant que celle-ci ne les recrache jamais. Peut être était ce la meilleure façon de les combattre ? Les laisser mourir de faim et donc s’entretuer. Les laisser se dévorer sans pouvoir atteindre la sublime cité de Nosco et ses habitants. La vie serait alors tellement plus calme et reposante. Il n’y aurait plus grand-chose à craindre, ou à combattre. Serait ce un plus ou l’annonce d’encore plus de restrictions pour les habitants ? Après tout si les créatures n’étaient plus un danger, la congrégation ne serait qu’un ennemi à éliminer sans plus de questions. Et oh non le fragile équilibre de la cité serait complètement détruit, si la rébellion disparaissait entrainant dans sa chute ceux qui l’avaient aidé au péril de leurs vies pour respecter les écrits de Joshi. Nosco était une cité gouverné par trois pouvoirs, trois groupes adversaires et alliés. Parfois petit il est proposé aux enfants de joué au jeu de la poule, du renard et du serpent. Un jeu d’alliance ou personne n’est le mal et personne n’est le bien, aucun notion de gendarme ou de voleur… un jeu de stratégie à trois ou il faut s’allier pour vaincre. La poule mange le serpent, le serpent mord le renard et le renard chasse la poule. Un cercle continue, où il fallait allier stratégie et confiance. Se démarquer par son intelligence et savoir tendre la main à son ennemi pour vaincre un autre ennemi. La congrégation et la rebellion s’ils s’allaient et travaillaient main dans la main n’avaient ils pas une chance de toujours mettre à mal la guilde malgré la supériorité humaine et technologique de cette dernière ?

La voix du chef des rebelles était grave, ferme et décidée. Rien que quelques mots montraient la détermination de cet homme et son charisme. Les habitants des bunkers souterrains avaient bien joué avec cette bombe-collier surprise, aucun informaticien ne serait assez doué pou la déprogramme à distance. Les guildiens avaient donc les mains liées et étaient obligés de leur obéir et de respecter les clauses qu’on leur avait assignés, à moins bien sur qu’ils veuillent mettre un terme à la vie de Tristan Darek. Vie qui ne tenait plus qu’à un fils, il était évidant que si on ne l’emmenait pas rapidement au Sapientia pour de nombreux soin, il y passerait dans les prochains jours. Il avait eu une existence assez tranquille à Nosco et peut être ne regretterait il rien, ou le fait de devoir abandonner son travail, ses projets et son désir de vengeance. Trouverait il comment il avait été trahit ? Par l’infrastructure du bâtiment et quelques habiles rebelles. Comprendrait il comment les trois jeunes femmes s’étaient introduites chez lui, alors qu’il habitait au troisième étage, le plus sécurité, de l’Aedes. Se torturerait il l’esprit sur ce problème ? Ou alors les brigadiers avaient ils déjà comprit ? Sans aucun doute ils avaient réparé la faille, mais avaient ils tout analysé ? Avaient ils aperçu le maillon faible qui avait permit aux rebelles se s’infiltrer si facilement ?

Déjà Lian pouvait récupérer les quelques prisonniers dont les rebelles avaient été privés. Voilà qu’elle les soutenait pour marcher, leur donnant de quoi manger et boire. Ils avaient mauvaise mine, ils étaient tout aussi fatigués et ravagés que l’informaticien. Et pourtant on pouvait voir un sourire de joie se dessiner sur leurs lèvres blanchies… Ils rentraient à la maison. Ils s’étaient avancés jusqu’à un peu plus loin dans le couloir, assez loin pour s’éloigner du danger, mais toujours pour rester au niveau de Yan Merling. Ils devaient repartir tous ensemble. Comme la famille qu’ils étaient. Ils soigneraient leurs blessés une fois que tout serait réglé. Tristan avait été relâché et pourtant la haine rebelle n’était pas apaisée. Certains avaient murmuré qu’il aurait fallu le tuer avant de le rendre, ne pas laisser une telle créature remonter à la surface, à Nosco…

Kathleen Velstiam était aussi celle qui prenait soit du prisonnier. Y aurait-il un affrontement de regard entre Silvio et Yan ? Lian n’avait pas le temps de le vérifier. Et même s’il avait lieu, il ne pourrait ressembler à ce qu’il y avait entre Judikhael et son ancien parrain. Une page s’était tournée, une époque était révolue. Quelqu’un avait prit la place de Wenfield, rien ne serait plus comme avant. Le temps dirait si le changement serait positif ou pas pour les rebelles. Les manières d’agir de la brigade anti-terroriste changeraient certainement, malgré la très grande influence de l’ancien chef, ce serait maintenant à Anthelmios de prendre chaque décision… sa responsabilité. Un dernier regard pour contempler la scène, Yan qui suivait bientôt et Oxymore qui plongeait ses yeux dans ceux du commandor de la section informatique. Darek qui lui murmurait quelques mots… Pourrait il ne serait ce que raconter une infime partie de ce qu’il avait vécu la bas ? Combien de brigadier traumatiserait-il par ce récit ? Allons donc que les guildiens ne s’imaginent pas que les tortures rebelles soient moins pires que celle faites dans les cellules souterraines de Nosco par les brigadiers. Prison enfouie sous terre pour atténuer les cris des suppliciés.

hj: Je pense que tout comme Tristan ce sera ma dernière réponse à ce topic. A ton tour Silvio!

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Re: Rebelles contre informaticien

Message par Judikhael Wienfield le Jeu 28 Avr - 12:34

Judikhael n'était peut-être plus commandor et était peut-être déchu de toutes ses fonctions, il y avait quelques événements qui l'avaient forcé à retarder un peu l'échéance de sa mise à la retraite. Dont l'enlèvement de Tristan Darek qui l'avait obligé d'une part à une formation accélérée pour son ancien second qui allait prendre sa place de commandor, ce cher Silvio Anthemios, et de deux qui l'avait obligé à également garder un peu un pied dans la "boite" en certaines occasions comme... la libération dudit Darek. Il avait paru délicat au conseil de laisser Anthelmios totalement seul face au filou et vieux loup de mer qu'était Merling. On lui avait donc expressément demandé de "garder un oeil" sur l'événement. Silvio lui avait alors demandé plus précisément de l'aiguiller si besoin via intercom.

C'est ainsi qu'il assistait à toute la scène, devant son écran, chez lui, dardant son regard de glace sur l'écran qui lui montrait les videos enregistrées en temps réel, et écoutant attentivement tout ce que l'oreillette de Silvio lui faisait parvenir. Judikhael avait toutefois tenu à n'intervenir qu'en cas de demandes explicites de Silvio, ou si celui-ci se trouvait en mauvaise posture. Or pour le moment, il trouvait que le môme s'en tirait plutôt pas mal. Après tout, ce n'était pas la première libération qu'Anthelmios commandait. N'était-ce pas lui qui avait pris en charge la libération de Judikhael lui-même ?

Il en était là de ses réflexions quand une voix le tira de ses pensées :

- Vous êtes sûr qu'ils ne le feront pas exploser dès qu'il sera au milieu de nous ? Vous croyez qu'on peut leur faire confiance ?

- Leur faire confiance non. Quant à faire exploser le collier de Darek...

Tout était possible en fait. Yan était si enragé... A moins que...

Un soudain souvenir s'imposa à Judikhael. C'était lors d'une mission de nettoyage, il y a fort longtemps quand la rébellion et l'anti-terroriste n'existaient pas encore. Quand Yan et lui étaient encore deux frères brigadiers travaillant côte à côte... Les brigadiers avaient pris l'habitude lors de certaines missions, comme celles destinées à vérifier le réseau alpha, et donc dans les zones dites déjà sécurisées, de chanter. Autant pour chasser la possible angoisse ou du moins la tension qui les habitait, que pour garder un contact auditif entre eux. L'arrêt du chant signifiait alors problème. Et donc besoin de renfort, et tous rappliquaient alors vers ceux qui avaient cessé de chanter. Une vieille tradition qui avait bien sûr disparu depuis que la chasse aux créatures s'étaient accompagnées de la chasse aux rebelles, qui quant à eux demandaient plus de discrétion.

- Une petite créatuuure, dans les souterrains, je l'attrape par la main, je l'inonde d'ondes alpha, se mit-il soudain à chanter, faisant fi de possiblement passer pour un fou auprès de ses anciens hommes. Fuis moi créatuuuuure, laisse nous le terrain, je descends par chez toi, tu ne nous mangeras pas... Chantez après moi, Anthelmios, chantez, ordonna-t-il, tout en reprenant le refrain, tentant d'entrainer, en vain, son ex-second.

- Patron, ayez pitié de mes oreilles ! Fit celui-ci à la place.

Qu'on dise tout de suite qu'il chantait faux !

- Je ne suis plus votre "patron", Commandor, répliqua-t-il, d'un ton étrangement calme, même si une étrange aigreur l'envahissait à ces mots. Chantez donc ce refrain. ca pourrait déstabiliser Merling. Il ne s'attend certainement pas à ce que vous connaissiez cette chanson... Chantez là tous ensembles d'ailleurs, tous en choeur. Ca pourrait permettre à Darek de ne pas exploser...

Bon d'accord, il n'en savait rien. Ca avait été une idée comme une autre. Une façon de dire à Yan que Anthelmios savait certainement des choses auxquelles Yan ne s'attendait certainement pas, et qu'il valait mieux concéder une demie-victoire à la guilde en leur rendant Darek sain et sauf. Ou peut-être ceci ne servirait-il à rien aussi, qu'en savait-il ? Mais qui ne tentait rien n'avait rien, n'est-ce pas ?

[HJ : petit délire, désolé, et ce sera mon unique réponse. Paroles de Silvio vues avec lui, si quoique ce soit n'allait pas je change^^]


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Re: Rebelles contre informaticien

Message par Silvio Anthelmios le Jeu 28 Avr - 16:02

Tristan Darek avait, autour de son cou, un collier où était attaché une bombe. Ah. C'était pour le moins embêtant. Les rebelles avaient de quoi les tenir en joue avec cette simple bombe. Ils avaient même de quoi leur jouer un sacré mauvais tour: il suffisait qu'ils activent la bombe une fois partis et ils se débarrassaient d'un informaticien et d'un commandor. Plutôt sympathique comme résultat, non ?
Silvio Anthelmios se mordit des lèvres. Pas bon, pas bon. Une pointe d'anxiété commençait à naitre en lui. Alors, commandor, que faisons-nous ? Ils n'avaient pas prévu de jouer un sale coup aux rebelles, cette fois. Mais ils ignoraient ce que les rebelles avaient prévu. Là était le problème. Silvio ne pouvait pas encore rentrer dans la tête de Yan Merling -hélas. Pris au dépourvu, mon commandor ne savait que faire. Il resta un moment immobile, silencieux, à réfléchir aux possibilités. Enfin, il demanda à l'intercom, mais en se tournant vers Kathleen, et après avoir indiqué à ses hommes d'apporter à Yan Merling les otages:

"- À Judikhael Wienfield...Vous êtes sûr qu'ils ne le feront pas exploser dès qu'il sera au milieu de nous ? Vous croyez qu'on peut leur faire confiance ?"

Ledit patron entama un début de réponse, auquel Silvio fut attentif. Puis, soudainement, Kathleen put voir Silvio hausser un sourcil, perplexe, puis grimacer de douleur. Non, non ! Pourquoi lui ? C'était inhumain, de la torture ! Bien vite, le commandor informa ses collègues de ce qu'il était en train de subir, en suppliant son supérieur de cesser. Il avait encore besoin de ses tympans ! De plus, ce n'était pas le moment de chanter, ils étaient en situation délicate, avec un Traktueur qui menaçait d'exploser ! Non, ce n'était pas le moment !
Alors qu'il réclamait un peu de sérieux, il se fit remonter les bretelles. Ah, oui, Judikhael n'était plus son "patron". Pfteuh. Silvio avait du mal à se faire à cette idée: pour lui Judikhael était encore son supérieur, il pouvait encore lui donner des ordres, il avait toujours plus d'expérience que lui. Tenez, voyez, la preuve: Wienfield venait de donner un ordre, même s'il n'était plus son supérieur. Et Silvio, lui, ne pouvait qu'obéir, même s'il trouvait cette idée tout à fait décalée.

Bien. La rançon venait d'être donnée à Yan. Pas d'entourloupe, jusque là, tout allait bien. Le petit coeur de mon commandor battait de plus en plus fort. Pourtant, il ne quittait pas son air confiant. D'ailleurs, il l'arborait encore lorsqu'il s'avança pour aller chercher Darek.

"- Une petite créature... Dans les souterrains... Je l'attrape par la main, je l'inonde d'ondes alpha..."

Le ton n'était pas joyeux non plus, plutôt pensif, presque songeur. On n'avait pas idée de chanter, aussi ! Et pourquoi lui, hein ? Kathleen avait sans doute une plus belle voix que lui. Ce n'était pas dur... Silvio n'avait jamais su comment chanter correctement. Un regard à ses hommes, ce regard bien sombre qui veut dire, en langage brigader-anti-terroristien: "le premier qui se moque de moi, je le mets dans le même état que Darek. Et chantez, bande de gnous, me laissez pas tout seul !".

"- Fuis-moi créature, laisse-nous le terrain..."

Silvio s'occupa lui-même de détacher le collier de Tristan Darek, puis de le confier à un brigadier, qu'il aille le jeter plus loin, qu'ils soient en sécurité. Pfiou, ça, c'était fait. Le commandor prit lui-même Tristan Darek dans ses bras, comme une princesse -sauf que les princesses sont rarement dans cet état là. Enfin, il se retourna, et commença à ramener ladite princesse au château, laissant à d'autres le soin de vérifier les arrières. Ca, c'était fait ! Ils avaient perdu des prisonniers et de l'argent, mais ils avaient récupéré l'informaticien... Et pas une goutte de sang n'avait coulé ! Pas une douleur, sinon celle des pauvres oreilles de Silvio (et des rebelles, s'ils avaient entendu Silvio chanter !).

"- Je descends par chez toi, tu ne nous mangeras pas..."

Mais Silvio ne criait pas victoire trop tôt. On ne savait pas de quoi étaient capables ces fourbes de rebelles...

_________________
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Re: Rebelles contre informaticien

Message par Kath le Dim 12 Juin - 21:47


    Surveillant l'échange du regard, Kathleen sentait monter une tension presque perceptible entre les deux camps. Heureusement, nulle balle ne vint à fendre les airs. Yan avait déposé son fardeau humain au milieu du couloir. La Guilde s'exécuta à son tour et envoya ses prisonniers en même temps que démarrait la transaction financière. Joshi les bénisse, elle s'acheva sans aucune fourberie de la part des camps rivaux. Cependant, Kathleen ne se permit pas de souffler de soulagement. Les brigadiers n'osaient pas aller chercher Tristan Darek, de peur que le joujou qu'il portait autour du cou ne leur explose à la figure. Son Commandor demandait des conseils à Judikhael par intercom. Kathleen songea qu'il était agréable d'avoir le soutien d'un homme d'expérience dans ce genre de situation ; on se sentait moins vulnérable. Mais voilà, les ordres n'étaient pas encore donnés que la Seconde était allée relever le prisonnier. Cet homme avait besoin de soins, ils n'avaient pas le luxe d'attendre indéfiniment. Elle se disait que les rebelles n'avaient qu'à la faire sauter s'ils le voulaient, elle n'était pas une perte qui porterait un coup fatal à la Guilde.

    On put néanmoins apercevoir une hésitation dans le bras de la brigadière à toucher l'informaticien, comme si ce contact déclencherait le mécanisme de la bombe. Mais cela ne dura qu'un infime instant. La jeune femme attrapa finalement l'homme par le bras et le releva. Elle fut sidérée de la facilité avec laquelle elle le souleva pour le remettre sur ses deux pieds. Sans brusquerie, elle retira finalement le bandeau qui le rendait aveugle.

    S'était-elle attendu à un regard vide et sans vie, séquelle de son emprisonnement, qu'elle fut troublée lorsqu'il la fixa dans les yeux, mettant une force insoupçonnée dans ce regard parce que les mots semblaient lui échapper. Des sentiments, pitié ou haine, remuèrent ses entrailles alors qu'elle s'efforçait de retenir dans ses bras le pauvre homme que le sol attirait comme un aimant. Kathleen pouvait palper les os sous la fine couche de chair qu'il lui restait.

    « Ne dites plus rien... calmez-vous... » dit-elle en désespoir de cause à l'informaticien qui faisait tous les efforts du monde pour parler, comme si c'était la plus terrible des épreuves. Kathleen le maintint brutalement debout lorsque les genoux de l'informaticien vinrent à céder sous son poids.

    « Vous n'avez plus rien à craindre. C'est terminé, » rajouta-t-elle tandis qu'il exprimait ses dernières paroles avec une détermination effarante dans les yeux tandis que ses mots ressemblaient à de vains balbutiements. Kathleen aurait voulu le rassurer plus encore, lui promettre qu'il ne souffrirait plus, qu'ils allaient pouvoir effacer tous les mauvais traitements qu'il avait subi mais elle savait qu'il n'en serait rien. Il mettrait longtemps à guérir, aussi bien physiquement que mentalement et lorsque les somnifères et autres analgésiques qui vous clouaient dans un état larvaire ne le soulageront plus, elle ne pouvait lui assurer que ses mauvais souvenirs ne viennent le hanter pendant ses nuits. Elle retint assez piteusement l'informaticien lorsque celui-ci s'évanouit soudainement dans ses bras, comme si un vent invisible avait soufflé sur la flamme de ses dernières forces.

    Elle en aurait presque oublié le dangereux présent que les rebelles avaient accroché autour de son cou si Silvio n'était pas venu l'enlever... en chantonnant. Kathleen fixa son Commandor avec des yeux ronds pendant toute sa performance. Bien qu'il aurait sans doute été plus sympathique qu'elle l'accompagne, la Seconde n'avait clairement pas envie de chanter. Elle sentit un poids se dégager de ses épaules lorsque la petite bombe fut mise hors de portée. Kathleen laissa son Commandor se saisir de l'informaticien, qui lui glissa des bras pour aller se caler dans les siens.

    Ils remontaient et Silvio chantonnait toujours. Cependant, ce n'était pas ce chant qu'elle avait en tête mais ce regard où brillait une étincelle de détermination venant de l'informaticien, avant que celui-ci ne s'effondre comme une poupée de chiffon. Il n'avait rien dit qu'il lui avait assuré. Mais à quelles méthodes avait-il dû résister ? La réponse faisait presque peur à Kathleen. Où était donc l'humanité lorsqu'on avait battu un homme jusqu'à le retrancher dans ses plus fragiles limites ? N'étaient-ils au final qu'aussi violents et stupides que ces créatures qui rôdaient dans les souterrains, assoiffées de chaire humaine ? Lorsque Kathleen était témoin de ce genre de spectacle, elle en avait cruellement l'impression.


[RP terminé, après un retard honteux ^^" toutes mes excuses.]

Kath
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Re: Rebelles contre informaticien

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