Saturday Night Fever

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Saturday Night Fever

Message par Silvio Anthelmios le Ven 11 Mar - 22:39

C'était une sensation qu'il ne connaissait plus depuis longtemps. Quelle étrange chose...! Lui d'ordinaire si froid, si peu expressif, il était changé ! Désormais, en réunion, il ne tenait plus en place, comme agité d'un tourment. Ses collègues le voyaient de temps en temps camoufler son visage. Quiconque le connaissait savait que Silvio détestait que l'on sache qu'il était humain et avait des sentiments, émotions.
Quelle étrange chose ! Comme une vague de chaleur qui s'emparait de son corps, et remontait jusqu'entre ses tempes où elle restait coincée. Sa tête et son esprit n'étaient plus occupés que par cette chaleur. Avoir chaud, si chaud... Et ne pouvoir retirer ses épaisseurs. Il savait que s'il retirait son manteau, il n'aurait plus cette sensation de chaleur humaine, se retrouverait comme nu, glacé, comme si ce manteau était le seul habit qui recouvrait son corps.
La chaleur était tel un parfum. Capiteuse, enivrante, entêtante. Comme si, en inspirant, il devenait obsédé par sa présence, et soudainement la volonté lui manquait. Le monde autour de lui... Quel était ce monde ? C'était si flou, si distant. Il ne connaissait plus ce monde. On lui parlait. On lui parlait ? Il n'était pas sûr. Il ne répondait plus désormais que par des réponses brèves, un peu vagues. Son regard était distant, vitreux. Il lui arrivait de ne plus entendre les mots. Il lui arrivait de passer cinq minutes à ne rien dire et à ne rien écouter. Il lui arrivait de se maudire pour être si inefficace. Il lui arrivait, de plus en plus souvent, de bénir Kathleen pour son efficacité. Il en avait, de la chance, d'avoir une Seconde pareille !
Il était loin, si loin... Quand allait-il basculer enfin ? Le monde qui l'attirait ressemblait à celui du sommeil. Tout son corps criait au repos, à l'abandon total. Il fallait s'écarter de ce travail qui, de jour en jour, devenait plus harassant. Dans le même temps, c'était comme s'il devenait plus sensible à ces choses pourtant floues: cet homme, à côté de lui, il aurait été incapable de vous redire son nom, et pourtant il sentait sa chaleur, son souffle, et, lui qui pourtant avait tant de mal avec les sentiments, aurait presque pu définir l'état d'esprit de l'homme... S'il avait été d'humeur plus bavarde.
Il voulait la paix, la paix ! Qu'on le laisse se battre seul contre cette chose qui s'emparait de tout son corps, qu'on le laisse en paix se délivrer de ce démon, revenir à ce monde !

...Pour ceux qui n'auraient pas compris, le Commandor Silvio Anthelmios ne se sentait pas très bien ces derniers jours. On le voyait parfois vaciller un peu, on le trouvait plus renfrogné et encore plus laconique que d'ordinaire. De plus, ses réponses se faisaient parfois hésitantes. Le Commandor avait beau le cacher, un oeil observateur aurait remarqué qu'il n'était pas au mieux de sa forme.
Lui-même en avait assez. Se sentir mal, se sentir emprisonner dans un corps faible lui déplaisait hautement. Il s'était dit "cela va passer", mais cela ne passait pas. Silvio s'était retrouvé face un à dilemme: jouer les durs et laisser son corps se battre seul, au risque que cela s'aggrave et que cela se remarque, ou aller discrètement quérir les doux conseils de Kim discrètement, et conserver ainsi une certaine image de lui. Oui, il faisait confiance à Kim...
Il s'était tout de même montré hésitant... Parce que oui, je vous ai fait une jolie description, mais en réalité, il ne se sentait pas siii mal... Enfin, fièvre, oui. Etat tout bizarre, oui. Mais il n'allait pas défaillir au coin du couloir. Cependant, la sensation tendait à prendre de l'ampleur. Donc hop, Sapientia.

Silvio longeait presque les murs. Non, il n'aimait pas venir ici, il n'aurait pas aimé non plus qu'on le voie ou qu'il croise une connaissance...
Eeeeet zut. Quelqu'un. Qu'il ne connaissait pas... Mais qui allait dans la même direction que lui ! Aaargh ! Silvio accéléra le pas, mais il se retrouva coincé ! En effet, il était face à la porte derrière laquelle il devait retrouver Kim, il ne pouvait que s'arrêter, l'autre était encore derrière...!
Tant pis.Il s'arrêta tout de même, et toqua. Dans un effort terrible de sociabilité, il se tourna vers la demoiselle, et... Non, en fait, il ne parla pas. Il se contenta de la saluer d'un signe de tête.

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Re: Saturday Night Fever

Message par Ester Wieg le Sam 12 Mar - 21:41

Quelle horreur ! Non, mais sérieusement. Son visage virait du rouge, au violet puis revenait au rouge avant de devenir pâle. On aurait dit une morte.
Et puis sa tête... Elle avait l'impression qu'un mini-Aaron battait du tambour de guerre entre ses deux oreilles. Et le bruit résonnait, résonnait, résonnait...
Et de temps en temps, las de son tambour, notre Ronron national, s'emparait d'un caillou qui traînait dans le crâne de la pauvre Ester et le balançait contre les parois de son encéphale en riant bruyamment.

Allongée sur son lit, les yeux fermés, la jeune fille tentait d'oublier les coups de pioches qui lui perçaient le cerveau. Tantôt elle avait chaud, tantôt elle se croyait en antarctique, prise de frissons qui sortaient de nulle part. Et puis cette fièvre qui refusait de baisser malgré tous ses efforts.
C'était tout bonnement insupportable de rester allongée une minute de plus. Elle se leva, longea les murs prudemment jusqu'à la cuisine. Là, elle pencha sa tête au-dessus du lavabo. Pourquoi la pièce se mettait-elle à tourner soudainement ?
Elle sentait son sang marteler ses tempes, et puis encore cette maudite fièvre ! Nom d'un chien !

Elle se sentait tellement faible, incapable de contrôler totalement ses mouvements. Elle n'en pouvait plus de se trouver dans une position aussi... Dégradante et... Oh, et puis zut ! Elle devait aller au Sapientia ! Après tout, ça ne pouvait n'être qu'un mauvais rhume, un petit virus vicieux refilé par on-ne-sait-quel mécréant.

Alors voilà. Elle se retrouvait là, l'épaule collée à un mur d'un des couloirs du Sapientia et elle avançait lentement, sûrement, pour éviter le moindre soubresaut qui aurait pu achever de lui donner un tournis mortel auquel elle n'aurait sans doute pas survécu.
Ses yeux fatigués n'avaient même plus la force de se focaliser sur le moindre petit détail qui passait sous... Oh ! Tiens... Quelqu'un, quelque chose... Une masse mouvante. Et lente.
Une autre victime de cette maudite grippe ? Au moins, elle n'était pas seule. Elle hésita à se rapprocher, puis, désespérée, elle vint à la rencontre du jeune homme qui se trouvait être dans le même et piteux état qu'elle. Sa voix, dont elle essaya sans grand succès d'en camoufler tremblements :

Bonjour... Je suis Ester Wieg, j'aimerais savoir... Par où doit-on aller pour... ?

A la vue de la réaction du jeune homme, elle voyait bien que sa présence dérangeait un chouïa. Peut-être n'était-il pas un exemple de sociabilité lui non plus... ? De toute façon, elle n'avait pas l'intention de l'importuner bien longtemps, elle n'aimait pas prendre trop de place... Sauf pour embêter un certain blondinet.
Elle voulait dormir. Faire disparaître ces maudits frissons. Oublier son tournis et ses migraines. Juste s'écrouler sur un bon matelas après avoir pris un médicament efficace.
Et puis, demain, elle se réveillerait tranquillement, en forme et elle pourrait courir partout sans risquer que sa tête explose.

Vous n'allez pas l'air d'aller bien non plus... ajouta Ester en regardant la mine palote de l'inconnu.
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Re: Saturday Night Fever

Message par Kim van Berghen le Dim 13 Mar - 0:11

hj: Non, non Kim n'a pas perdu la raison... moi par contre... Un défi poireauté pour Silvio...

dj:
Poire ô,
Poireau !

Ô poireau,
Long légumes lumineux,
Pourquoi es-tu si haut ?
Le soleil t’attire vers les cieux ?

Poire ô,
Poireau !

Je sais ce que tu vaux
Pauvre petit poireau.
Toi, qui en te collant sur la peau,
Devient le pire des défauts.

Poire ô,
Poireau !

Poire d’eau,
Eau vive,
Car Lovy.
Si les garçons naissaient dans les poireaux,
Les jeunes femmes comme Karlovy naissaient forcement dans les roses,
Ou alors dans la rosée du matin lorsque sur les feuilles elle se dépose,
Merci à toi parfaite météo.

Poire ô,
Poireau !

Sans eau,
Tu ne te noieras,
Quand dans ton propre trépas.
Mais jamais tu ne grandiras… sans eau !

Poire ô,
Poireau !

Quoi de pire que de perdre un poireau ?
Princesse poireau prend peur pour peu.
Perdre la tête et ses pensées dans les plantureux poireaux…

Poireauter ! Oh Kim van Berghen détestait cela. Quand on fixait l’heure d’un rendez-vous, il fallait s’y tenir et venir à bonne heure… sous peine de planter, comme un poireau, celui qui attendait. Et voilà comment poussaient les champs de poireaux en lignes, à cause des personnes qui étaient régulièrement en retard et qui en plus ne prévenait pas. Tandis que ceux qui avaient le malheur de subir les conséquences de ces retards répétitifs ne pouvaient que tourner en rond, faire les cents pas et attendre, tout en consultant leurs portables en espérant recevoir un sms ou mieux un mail explicatif pour comprendre les raisons du retard et si attendre valait vraiment le coup ou pas… Seulement mieux ne valait pas jouer avec la patience du scientifique, médecin et le faire attendre. Il ne fallait pas non plus le prendre pour une poire Oh !

Plantae Tracheobionta Magnoliophyta Liliopsida Liliidae Liliales Liliaceae Allium… En bref, un poireau. L’histoire de cette plante potagère, ou de ce légume puisqu’il est considéré comme tel, pouvait se conter en autant de pages que l’Iliade d’Homère. On te raconte cousin de l’ail et de l’oignon, avec une parenté avec la vigne, tu viens du proche-Orient. Ton nom, autrefois cantonné à celui de « porreau » a été influence par « poire » et te voilà désormais en 1268 devenu « poireau » dans la langue française. Cependant personne n’a oubliée la fameuse « porée » du Moyen-âge, qui consistait en une soupe de poireaux. Quoi de mieux pour se réchauffer en hivers lorsque le gel glace les fenêtres et que même les couvertures ne suffisent pas à réchauffer les mains ? Souffler délicatement sur le précieux mélange apportant chaleur et réconfort, les deux en un, humer le délicat fumet tout en imaginant déjà la soupe et son agréable saveur. Patienter pour ne pas se brûler la langue. Souvent on t’a qualifié d’asperge du pauvre et pourtant tu es tout aussi délicat et gracieux que ce ridiculement petit légume !

Déjà cultivé par les Egyptiens, on dit que le pharaon Kheops offrait des bottes de poireaux pour récompenser ses meilleurs guerriers. Pourtant ce n’est pas la seule anecdote historique rattachée à ce légume… car il a conquis le cœur d’un empereur, pourquoi ne ferait il pas de même avec celui de l’impératrice de Nosco ? Néron ! Oui, le grand et célèbre empereur Néron était lui-même surnommé « le porrophage », tant il appréciait le poireau ! Il avait l’habitude d’utiliser les vertus bien réelles du poireau pour calmer la toux et adoucir les cordes vocales… il prenait chaque jour force bouillons de ce légume. Bon orateur écoutera le conseil glissé sous ces phrases et en tirera les conclusions qui s’imposent…

Gloire aux poireaux ! Le pouvoir aux poivrots ! Ah… euh non ! Le pouvoir aux poireaux ! Qui a dit qu’il fallait que j’arrête les poires à l’eau de vie ? Les poires à l’eau c’est très bon pour la santé !
Multilingue, le poireau (et le poivrot) a gagné tous les pays et les continents, il s’est exporté et est devenu international au fil du temps… Importé par les romains il s’est finalement installé en Europe au plus grand bonheur surtout des Français et des Belges. (Oui il y a donc peut être une relation étroite poireau poivrot !)

Leek in english, tu ne prendras pas la fuite ô leak ! Tu resteras agréable à manger et non pas filandreux link leek, tu t’infiltreras leach leek…
Lauch, Jean-Sébastien Bach, Ludwig Van Beethoven et Richard Wagner t’ont ils dédié la moindre composition de leurs précieuses mélodies aux notes si complexes et si douces à écouter? Savourer un Dibbelabbes de la Sarre, gâteau aux pommes de terre fait avec des pommes de terre crues râpées, de lard fumé et de poireaux, tout en appréciant une symphonie… Goethe a-t-il posé ses mots sur ton nom ? Tout comme Gunthenberg tu marqueras un instant de l’histoire en laissant certains livres parlant de toi s’imprimer. Lignes après lignes, les générations futures ne t’oublieront pas car elles auront comme témoin de ton existence ces lettres d’encre.
Nietzsche et Kant ont certainement poussé leur réflexion jusqu’à poser LA question : « Kant est ce qu’on mange ? » [Quand est ce qu’on mange ?]
Purjolök lorsque tu passes la frontière de la Norvège, tu ne veut point fleurir dans un pays couvert par la neige. Tu résiste pourtant bien au froid, mais que dire des bras gêlé d’un hivers nordique?
Porque Puerro? Entre los ojos azules tu tronnes dans un champs nourrit par le soleil méditerranéen, dans la chaleur d’une sieste de l’après midi... Un taureau passe à côté de toi en t’ignorant, chanceux que tu es... Aurais tu trouvé un trèfle à quatre feuille dans ton champ?
Por pour Polonais, tu es raccourcis à quelques lettres uniquement et pourtant ta taille reste la même dans ce froid pays d’Europe centrale.
Tu es l’emblème du pays de Galles, en effet tu as eu ton heure de gloire ”guerrière” en permettant aux soldats gallois de se reconnaitre les uns les autres par le légume qu’ils arboraient fièrement sur leurs chapeaux. Chapeau bas l’artiste ! Il faut cependant remercier Saint David, évêque de l’église celtique, qui en avait eu l’idée…


***

Retour dans la réalité, celle des murs blancs et hygiénique du Sapientia. Entre ces murs empli de pureté, de règles strictes de sécurité destinés à ce que tout soit parfait et qu’il n’y ait rien de travers, on soignait les corps et les esprits blessés. On accueillait tous les malades à bras ouvert, leur offrant la protection et les murmures rassurant des scientifiques et médecins qui connaissaient leur métier et savaient guérir tous les maux, par de simple mots ou un peu plus…

Non, non, non je sais ce que je dis… Non d’un radis écoutez moi !

Kim venait d’arriver dans le couloir, en pleine discussion assez animée avec un autre scientifique, les deux semblaient se chamailler en paroles et le médecin faisait des gestes énergiques pour exprimer ses pensées et ses paroles. Chose étonnante, ou pas, il avait un poireau à la main et se dirigerait droit vers Silvio et Ester. Menaçant gentiment son confrère par les feuilles du légume il continuait de parler.

Bien sur qu’il faut ! Et sans tarder ! Il faut réagir ! Oui réagir !

Il sembla enfin apercevoir Ester Wieg et Silvio Anthelmios qui attendaient devant la porte d’une salle d’attente. Le commandor lui avait envoyé un email peu de temps avant dans la journée pour lui dire qu’il ne se sentait pas bien et avait besoin d’un examen médical. Kim lui avait donc donné une heure, repoussant de quelques heures leur rencontre car il ne pouvait pas laisser ce qu’il faisait sur le champ et que le chef de la brigade anti-terroriste lui avait affirmé que son état n’était pas catastrophique au point d’avoir besoin de soin urgentissimes.

Regardez-le.

Il désigna Silvio avec son poireau avant de continuer sur sa lancée tout en ouvrant la porte de la salle de consultation d’une simple pression de la main sur un détecteur d’empreinte.

Il est tout pâle ! Il est évident qu’il ne mange pas assez de légumes ! Pas assez de poireaux ! Pas assez de poireaux ! Vous comprenez le drame !

Il emphatisa le dernier mot comme si c’était réellement un drame ! Bon il était vrai que même dans son autre vie, les fruits et les légumes avaient joué un grand rôle, et même si ceux d’ici n’avaient absolument pas ni le gout ni les bienfaits total et réels, ils étaient important ! Pourquoi cet âne buté ne voulait il pas comprendre ?! Légumes et fruits = important. Ce n’était pas dur à comprendre non ? Si cela n’avait tenu qu’à lui… En soupira il tenta de donner des arguments scientifiques pour faire comprendre sa logique.

Je pourrais vous parler des heures de ses nombreux effets positifs mais pour résumer, je dirais que le poireau est parfait car il associe un faible apport calorique, environs 27 kilocalories pour 100 grammes et en plus il contient une forte teneur en vitamine et minéraux, donc c’est une bonne densité nutritionnelle ! On couvre tous les besoins en micro-éléments sans risquer d’excès énergétique…
Il est riche en pro-vitamine A, en vitamine C et E, ce qui lui permet d’avoir un effet protecteur antioxydant sur les cellules ; de plus la présence de glucides telles la fructosane, et le rapport potassium/sodium élevé donne des propriétés diurétique. Sa teneur en fibres régularise le fonctionnement intestinal…


Il se retint d’ajouter qu’en plus trois cents ans avant leur ère, déjà le philosophe grec Démocrite avait prit connaissance de la richesse apportée par le poireau et de certains de ces effets utiles pour l’homme. Ainsi il conseillait de « faire tremper les semences de toutes les variétés de légumes dans du jus ou une infusion de poireau avant de les mettre en terre, dans le but de limiter les maladies qui se propagent par la semence ». La technique avait le mérite de ne pas être toxique, contrairement aux fongicides dont on se sert dans le commerce pour traiter les semences. Comment le lui dire et lui faire entrer dans la tête à cet imbécile ? Il fallait être écologique ! Ils étaient coincés comme une ile dont les ressources pouvaient manquer à tout moment, il fallait donc minimiser leur impact sur leur environnement. Il y avait déjà bien assez de tunnels sombres et abandonné sous Nosco pour en ajouter d’autres. Il fallait profiter de ce que leur offrait la nature et non pas le détruire sans comprendre. De rage il avait tendu le poireau à Silvio.

Gardez cela un instant je vous prie Commandor.

Il voulait finir sa conversation avant de s’occuper des problèmes de ses patients, car sinon il ne serait pas assez concentré. Il fallait qu’il se calme. Entrainant un peu plus loin son collègue, il glissa quelques mots en plus, puis enfin serra la main de celui-ci tandis qu’ils se réconciliaient. Kim ne restaient jamais fâché très longtemps avec quelqu’un. Il revint enfin vers le porteur officiel du poireau et sa filleul.

Vous avez un teint affreux Anthelmios et ce poireau n’arrange rien…
Allez entrer et venez-vous asseoir, j’ai l’impression que vous allez vous effondrer à tout moment… et nous avons besoin de vous au meilleur de votre forme.


Il avait montré la porte à Silvio tout en attrapant d’un geste inquiet le bras de Wieg et en interrogeant d’un ton doux et bien plus familier.

Ester, que se passe-t-il ? Tu es toute pâle toi aussi.

Elle semblait à peine tenir sur ses deux jambes, si fragile…

Tu ferais mieux d’entrer toi aussi… Au moins pour t’asseoir quelques minutes. Aller viens.

Il l’aida à franchir la porte, qu’il ferma derrière eux d’un mouvement de bras avant de conduire délicatement la jeune femme à l’une des chaises en face du bureau. Puis il sortit comme par magie d’un tiroir deux bouteilles d’eau qu’il donna à chacun de deux de quoi boire et se sentir un peu mieux avant d’entamer ses questions.

Êtes-vous venu ensemble ? Car vous êtes tous deux aussi blanc que des fantômes…

Il s’était appuyé sur le bureau et attendait une explication, avant de peut être séparé les deux patients pour les examiner plus, cependant pour le moment il ne semblait pas prudent de laisser Ester ou Silvio seul, tous les deux semblaient vraiment patraque…. Ils manquaient forcement de légumes !
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Re: Saturday Night Fever

Message par Silvio Anthelmios le Dim 13 Mar - 13:41

Se-faire-montrer-du-poireau.
Il existe bien des expériences fascinantes et intrigantes. Mais se faire montrer du poireau est quelque chose d'assez unique. Vous êtes-vous déjà fait montrer du poireau ?
Alors qu'il répondait sagement à Ester que c'était ici qu'il fallait aller, et que lui-même ne venait que pour être informé sur son état de santé -hors de question de dire qu'il était malade-, il se fit montrer du poireau par un Kim van Berghen ma foi fort impliquée dans sa conversation. L'autre n'avait qu'à bien se tenir, car le médecin semblait VRAIMENT tenir à son légume.
Ainsi Silvio Anthelmios se fit montrer du poireau. Il se figea lorsque les feuilles vertes s'agitèrent dans sa direction. C'était comme un signe une menace. Bon sang, ce légume avait sa vie au bout de ses feuilles ! Et Kim, s'approchant de lui, s'apprêtait sans doute à aliéner à Silvio une terrible punition, de son fier poireau. Le commandor n'osait plus respirer, craignant que cela aggrave son cas.
Sans réellement comprendre comment ni pourquoi, il se retrouva avec un poireau entre les papattes. Abandonné avec Ester et un poireau, il se sentait un peu... Comme un pot-de-fleurs. Mais avec un poireau. Situation qui ne lui plaisait pas du tout. LUI, porteur de poireau ? Non mais vous plaisantez ! Il ne s'abaisserait pas à ce niveau-là ! Il proposa à Ester de prendre le poireau... Non ? Oh... Il observa la chose, avec intérêt. Il observa les poils du poireau, les feuilles du poireau, son corps... Observait de ses yeux et du bout de ses doigts. Et ça pouvait l'aider à aller mieux, cette chose-là ?
Kim revint rapidement vers eux. Un teint affreux ? Merci, Kim, là, mon commandor était rassuré ! Non pas qu'il tienne à avoir un teint tropical, mais savoir que son état de santé se voyait l'attristait un peu, lui qui tenait tant à être fort, ou du moins à le paraître. Bon. Tant pis. Il précéda Ester une jeune femme qu'il croyait avoir déjà vue quelque part, à l'intérieur de la pièce. Là, il resta debout. S'il s'asseyait, se relever lui demanderait peut-être trop d'efforts, efforts qu'il ne pourrait pas fournir. Kim sortit deux bouteilles et... C'était cool. Silvio resta avec la sienne, sans savoir quoi en faire.

"- Non, nous ne sommes pas venus ensembles. Pour ma part, j'ai mal à la tête... Des vertiges, de temps en temps. Je n'ai pas vérifié, mais j'ai l'impression d'avoir de la fièvre. Chaud et froid en même temps..."


Ah, Silvio et sa clarté d'expression ! Silvio et son stupide sens de l'honneur. Il n'osait pas regarder Kim, et son regard restait posé sur le poireau, comme si ce dernier était devenu son médecin-psychologue...

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Re: Saturday Night Fever

Message par Ester Wieg le Mar 22 Mar - 23:01

Ester pouvait sentir ses jambes trembler sans qu'elle ne puisse les contrôler. Sa respiration forte, tantôt elle avait se sentait brûlante, tantôt elle avait l'impression que ses orteils gelaient.
N'importe quel être doué d'un peu de sens d'observation aurait pu se rendre compte à quel point elle était rouge tomate.
Elle pouvait à peine voir Kim s'avancer vers elle un poireau à la main... Hum. Un... Poireau ?
Il pointa le poireau vers le compagnon de la jeune oubliée. Puis son parrain commença à déblatérer un cours de cuisine ou un discours philosophique, c'est à voir, sur les poireaux.
Ester ne comprenait rien et elle avait marre de se prendre le chou à essayer d'assimiler l'intérêt des vitamines C et autres taux de sodium ou peu importe.
Enfin. Kim désigna la porte à Silvio qui avait un vrai teint de navet. Elle s'avança alors lentement, en titubant. Kim lui saisisse le bras, lui donnant un peu plus d'équilibre, son parrain prit alors un ton doux, gentil et presque réconfortant.

Ester, que se passe-t-il ? Tu es toute pâle toi aussi.

Kim... C'est la fin des haricots... J'vais tomber dans les pommes, je le sens.

Ester sentait que ses jambes - déjà épaisses comme des asperges - devenaient aussi molles qu'un fondant aux poireaux.
Heureusement, son parrain, très prévenant et toujours le coeur (d’artichaut) sur la main, lui proposa d'entrer. Kim l'aida à passer la porte. Il avait l'air inquiet et, mentalement, Ester commençait à écrire son testament :
"Très chers amis,
Si on suppose que j'en ai eu un jour, si vous lisez ceci, c'est que j'ai commencé à manger les pissenlits par la racine. Mais rassurez-vous bande de bonnes poires, je ne lègue rien à aucun de vous (Non, mais qu'est-ce que vous croyiez... ?) sauf mes quelconques dettes, c'est cadeau pour Ronron." etc.
Pendant ce temps là, alors qu'Ester était rentrée dans la salle, Silvio expliquait ses symptômes à Kim... Ou du moins il les exposait à un poireau.
Attendez une minute ! Kim s'était transformé en poireau ?! Oh non ! Terrible destin qu'était celui de son parrain. Et d'Aaron dont les projets d'un amour magique et inébranlable avec le médecin se retrouvaient légèrement compromis. Quoiqu'un poireau avait l'avantage de ne pas prendre beaucoup de place dans un lit, et puis pas la peine de repasser ses caleçons.

Vous l'aurez donc compris, l'esprit d'Ester à ce moment précis ressemblait plus à une énorme choucroute fumante qu'à un cerveau en état de marche et ces méditations sur la métamorphose de Kim était à se fendre la poire. Celle de Lovy, évidemment.
Finalement, quand Ester se rendit compte qu'elle délirait complètement, elle tenta de se raccrocher aux paroles du commandor.

Non, nous ne sommes pas venus ensembles. Pour ma part, j'ai mal à la tête... Des vertiges, de temps en temps. Je n'ai pas vérifié, mais j'ai l'impression d'avoir de la fièvre. Chaud et froid en même temps...

Silvio avait les yeux rivés sur le poireau. Oh. Mais Kim était juste là ! Ouf. La bouche pâteuse, Ester précisa :

Nous nous sommes rencontrés dans les couloirs. Et j'ai à peu près les même symptômes que Monsieur, à savoir vertiges, fièvre, l'impression qu'on bat du tambour de guerre dans mon crâne... Est-ce que ça serait possible de régler le chauffage, là ? La température n'arrête pas de monter, descendre, monter, descendre...

Rien que de parler, elle se sentait encore plus mal. Et plus faible. Elle n'avait même plus la force de s'énerver, mais elle pestait silencieusement. Elle voulait retrouver la pêche qu'elle avait tout juste la veille, manger des carottes à s'en craquer la panse histoire d'avoir une vue encore plus perçante.
Parce que, oui les enfants, manger tonton Silvio c'est bon pour vos nyeuxnyeux.
Bref. Ester ouvrit la bouteille d'eau que lui avait tendu Kim et la bue en de bruyants "glouglous".
Elle lança un regard désespéré à son parrain. Un regard qui criait : "Par pitiéééé ! Donne-moi quelque chose... Guérit moiii !"

En attendant, Ester restait là, assise, à faire le poireau et à vérifier si elle avait bien mangé ses cinq fruits et légumes de la journée, peut-être que cela venait de là ?

[Je suis vraiment désolée pour le retard ><]
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Re: Saturday Night Fever

Message par Kim van Berghen le Sam 26 Mar - 13:39

Silvio ne semblait en effet pas dans son assiette, bien qu’il fixait le poireau d’un air affamé. Avait-il trouvé quelque chose de si intéressant à fixer le légume, ou était-ce la fatigue qui le faisait contempler le magnifique produit de la terre et des serres de Nosco ? Enfin, mieux valait le laisser se concentrer sur quelque chose d’intéressant et d’inoffensif, s’il se sentait mal aller cavaler dans les souterrains à la recherche des rebelles ou encore de Tristan Darek ou à repousser des créatures n’était pas une bonne idée. Il fallait qu’il soit assez en forme pour cela. Il nota intérieurement tous les symptômes, les reliant les uns aux autres… Tout d’abord un mal à la tête, accompagné de vertiges ainsi que très certainement une bonne fièvre, de quoi lutter contre les corps étranger qui attaquaient l’organisme, saleté de virus ou de bactérie… Bine, il fallait donc déshabiller Silvio et… Ah non c’est vrai, pas devant une jeune fille pure et innocente comme Ester.

D’ailleurs dirigeant son regarde vers sa filleule, puisqu’elle venait de prendre la parole, il remarqua qu’elle était dans un état bien pire que celui du commandor. Bien sur après tout ce dernier était un homme fort et qui faisait assez de sport pour avoir une vie assez équilibré, de plus cela faisait plusieurs années qu’il était à Nosco, il avait donc une alimentation correcte. Tandis qu’Ester, la pauvre Ester venait d’arriver et fine comme elle était l’infection avait sans doute dû la toucher plus que le chef de la brigade anti-terroriste. Elle était vraiment rouge, et même être assise ne semblait pas l’aider, boire était déjà une bonne chose, elle avait apparemment vraiment soif. Logique lorsque l’on a de la fièvre et que l’on transpire. Non définitivement quelque chose n’allait pas. S’approchant une nouvelle fois de la jeune femme, il posa une main fraiche sur son front tout en prenant l’autre et en interrogeant doucement.

Tu veux passer la journée et la nuit ici ? Tu me sembles vraiment fatiguée, peut être serait ce plus prudent ?

Lui s’inquiéter plus que de raison pour sa filleule ? Oui, il n’était pas très rassuré il était vrai, et surtout car la jeune femme était nouvelle et qu’en cas de problème elle ne saurait pas forcement comment gérer la situation contrairement à Silvio qui connaissait très certainement Nosco et ses souterrains comme sa poche. Les symptômes n’étaient pas si inquiétant, pas du tout à vrai dire, cependant il fallait que quelqu’un s’occupe de voir si Wieg mangeait correctement, si elle avait besoin de quoi que ce soit… Hors Kim ne pouvait pas totalement veiller sur elle vingt quatre heures sur vingt quatre, la jeune femme n’était certainement pas encore assez proche avec qui que ce soit et Aaron… le jeune homme préférait visiblement ne plus croiser le chemin de celle avec qui il était arrivé, de plus il était déjà occupé avec Shane Lewis et sa formation. Alors qu’au Sapientia, il y avait constamment quelqu’un pour veiller. Rapidement il prit la température de la jeune femme et y jeta un œil inquiet.

Silvio quand à lui ne semblait pas aussi faible, pourtant ils décrivaient tous les deux les mêmes manifestations de maladies, sans doute quelque chose qui se tramait dans l’air et que seul les personnes les plus faibles, car fatiguée ou pas très en forme, attraperaient. Instinctivement Kim aurait pensé à une banale grippe, ça en avait tous les signes ! Incitant Ester à se reposer et à rester calme il parti diagnostiquer Anthelmios. Entre temps il se lava ses mains, savonnant plus de trente seconde puis rinçant soigneusement avant d’enfiler des gants. Puis il attrapa un thermomètre frontal tout en disant à son patient.

Vous pouvez laisser le poireau sur la chaise, promis je vous le laisse, allez vous installer sur la table d’auscultation.

Il découvrit ensuite le front du commandor et y déposa le thermomètre, et attendit que celui-ci fasse son effet. Encore une fois Silvio lui lançait un regard étrange, ou alors était-ce la fièvre ? On pouvait lire dans son regard : « les médecins en profitent toujours, Kim va encore me demander de me déshabiller et en plus ben il me pelote ! ». Bon, il était exact qu’à peine quelques secondes plus tard, alors que le thermomètre indiquait qu’il venait de faire son calcul scientifique en bipant d’un son vif, la musique loin d’être douce ressemblait à celle émise par des cuillers, que l’on pouvait donc comparer au bruit de deux cuillères tapant l’une contre l’autre… D’accord pas forcement le meilleur choix pour un appareil de médecin avec des patients ayant mal au crâne, mais il ne pouvait pas régler la mélodie, c’était la faute de ces foutus inventeurs ! Le médecin reprit alors la parole pour dire.

39° c’est loin d’être parfait… Bon enlever votre haut s’il vous plait.

Non, il n’allait pas l’aider à faire un strip-tease, déjà d’une le commandor était assez grand. Ce n’était plus un bébé réclamant à corps et à cri ses biberons à heures fixes, ou qu’on le change. Et puis il y avait Ester dans la salle, la jeune femme tournait le dos à l’autre patient, il n’avait donc aucune raison d’être pudique, et puis vu l’état de santé de celle-ci elle n’allait certainement pas en profiter pour regarder, n’est ce pas ? Il inspecta rapidement le commandor sous tous les angles, vérifiant les principaux signes vitaux, et lui demandant d’incliner le menton vers son torse pour savori s’il avait quelques raideurs dans la nuque.

Retirant ses gants, il en enfila une nouvelle paire tout en jetant l’ancienne usagée dans une grande poubelle prévue à cet effet. Puis il saisit l’objet tant redouté, la seringue ! S’approchant d’abord d’Ester, il veilla à ce que Silvio ne parte pas en courant entre temps. Et il expliqua gentiment.

Il me faut des analyses de sang pour être sur… ne t’inquiète pas ça ira vite. Tiens tu peux serrer cela pendant la piqure.

Il lui avait mit entre les mains une espèce de petite peluche doute douce qui sentait bon le propre et dont les poils semblaient montrer qu’elle était neuve.

Serre donc ce grigri, serre les dents et pense à autre chose.

Quelques flacons plus tard, Kim déposa les prélèvements, désinfecta la plaie et mit un joli pansement, avant de rassurer la jeune fille et de s’attaquer à Silvio.

A votre tour jeune homme, et je vous ai vu rire… Cependant c’est votre tour.

A quoi pensait Silvio ? Que Kim était sans doute un vampire suceur de sang qui s’approvisionnait sur ses patients en exigeant des prises de sang ? Peut être, en tout cas cela semblait bien le faire rire.

Quelle est la couleur des murs ? Les murs sont gris… C‘est ce mot qui vous fait donc tant rire ? Gris- gris… grigri ?

Enfonçant la seringue nouvellement prise dans le bras gauche de celui qui dirigeait la section anti-terroriste, oui car en cas de problème mieux valait ne pas blesser ou contrarier la dextre de celui qui tel un vrai guerrier repartirait sans doute aussi sec dans les souterrains, il devait avoir besoin de toute ses forces et de son bras droit en bon état pour tirer à arme à feu ou croiser le fer avec un adversaire !

Aucun de vous n’a quelque chose de sérieux, les analyses sont juste là pour confirmer que tout va bien… C’est une simple grippe. D’ailleurs vous avez été très courageux tous les deux, si vous êtes vraiment sages jusqu’au bout, je vous offre un pet de nonne à chacun…

Grand silence angoissant. Un ange passe, il danse, il joue de la lyre, a le temps de faire un poker, une peinture de Mona de Lisa, et non toujours personne pour briser le silence pesant. Il fallait donc que Kim se dévoue une nouvelle fois.

Quoi ?! Ne… ne me regardez pas ainsi voyons ! Nonnenfürzle ! Des pets de nonnes… Vous ne savez pas… Ah, pauvre enfants…

Il soupira un instant, avant de laisser apparaître un sourire sur ses lèvres. Evidemment s’ils ne connaissaient pas, ils avaient encore dû s’imaginer des choses étranges… Et pourtant, des pets de nonnes ! Communément appelées « beignet de vent » ou encore « soupir de nonne ». Telle populaire au dix septième siècle que le pet fut mentionné dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert… Kim en avait souvent consommé dans son enfance, lors de carnavals.

Comment vous expliquer… c’est très bon… c’est tout simplement un beignet soufflé et sucré de pâte à choux frite.

Ca y est, il était reparti à parler et on ne pourrait plus l’arrêter, pauvre jeunes gens et leur mal de crane… il ne s’arrangerait pas.

Voilà, je me souviens de la recette, vous voulez écoutez… Alors, il faut tout d’abord mettre dans une casserole un quart de litre d'eau, puis du beurre beurre, un zeste de citron haché ou rapé. Le tout doit être bouillis, puis saupoudré de fariné, la quantité équivalente à une main… Tout en tournant avec une cuillère de l’autre main… Jusqu’à ce que la pâte devienne épaisse, puis qu’elle soit cuite. Ensuite on peut la sortir du feu et la laisser refroidir. Il suffit alors de casser un œuf, et de l’incorporer à la pâte, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle soit plus maniable. On prend alors une cuillère de pâte que l’on laisse tomber dans la friture, elle gonflera dans la poêle. Il suffit alors de servir chaud et saupoudré de sucre. Ca donne faim, n’est ce pas ?

Voilà, il avait fini la prise de sang de Silvio, une fois tous les tubes de sang donné à une infirmière avec ordre de les faire analyser, il revint se caller derrière son ordinateur pour leur taper leurs ordonnances à chacun. Silvio n’aurait que quelques médicaments à prendre et surtout à s’éviter trop d’efforts, après tout grippe et courbatures étaient des synonymes c’était bien connu.

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Re: Saturday Night Fever

Message par Silvio Anthelmios le Jeu 31 Mar - 22:26

Etrange, mais entendre de la bouche de Kim que le poireau allait lui être laissé avait fait naitre en Silvio une vague de soulagement. Quand lui-même s'en rendit compte, il secoua sa tête. Devenait-il fou ? Il s'était attaché à un poireau ! Mais, c'était ridicule ! Pourtant, laisser ce poireau là lui aurait fendu le coeur... Il était tout aussi ridicule d'avoir secoué la tête: voilà le tournis, le vertige qui le reprenait. Un moment, il s'appuya au mur. Puis, confiant, suivit Kim. QUOI ? Confiant envers un médecin ? Non, décidément, il n'allait pas bien. Pourvu que les médicaments soient efficaces... QUOI ? Imaginer des médicaments efficaces ? Silvio, dans sa tête, soupirait. Mais Kim était son seul espoir...

Sagement, il s'installa surla table d'auscultation, priant pour n'avoir pas encore à montrer ses cicatrices. Alors que Kim posait le thermomètre sur son front brûlant et moite, le commandor cherchait à regarder ailleurs, pour n'avoir pas à croiser son regard pervers. Oui, pervers. Les médecins, c'étaient tous des pervers, et Kim particulièrement. Là, voyez ces mains sur ce front ! Il cherchait à le peloter ! Le commandor dut, une fois de plus, se remettre les idées en place tout seul: Kim était un honnête médecin, il était bien obligé d'utiliser ses mains pour mettre le thermomètre sur son front. La maladie le rendait-elle paranoïaque ? Comme Rousseau ! Paranoïaque et ami des légumes. Ah, ça, j'ignore si Rousseau aimait les poireaux autant que Silvio. Mais il aimait les fessées. Pas comme Silvio. Mais nous nous égarons ! Laissons les fesses de Rousseau tranquilles...
39°C. Ooouh, c'était haut, ça ! Rien qu'à entendre le chiffre, Silvio avait déjà un peu plus le tournis. Et allez, hypocondriaque de surcois ! Comme Rousseau, vous dis-je ! Bref. Il regarda Kim s'éloigner, sans soulagement, ce qui lui donnait fortement envie de se mettre des baffes. Bon sang, il n'était plus le même ! Foutue maladie ! Il laissa échapper un réel soupir, et posa son regard sur le matériel que Kim abandonnait. Maaaais ! C'était triste tout de même, de jeter des gants ! Une si courte vie ! Si peu d'amour ! Raaah ! Silvio se serait arraché les cheveux tant il se trouvait agaçant, lui et son foutu animisme ! Mais il était hors de question qu'il abîme ses beaux cheveux pour si peu.
Kim revint vers lui, en lui demandant ce qui l'avait fait rire. Il avait ri ? Et allez... Il n'avait même pas remarqué. Pourquoi aurait-il ri ? Il ne savait pas. Il n'en pouvait plus de ne plus être maitre de lui ! Malade, complètement malade. Comme Rousseau. Rah, mais laissez-le tranquille ce pauvre homme !
Silvio subit la prise de sang sans ronchonner. Il avait été éduqué au "boys don't cry", allaité à la sauce "un homme doit être fort, ne pas montrer ses émotions". En même temps, dans ce genre de situation, ç'aurait été bien trop puéril. Il était commandor, maintenant. Ca ne rigolait plus !
"Pet de nonne". L'expression suffit à faire ouvrir à Silvio de grands yeux étonnés, choqués de ce langage. Quoi, Kim parlait comme cela ? Il le décevait ! Aussi Silvio laissa le silence se prolonger, la gêne de Kim augmenter au fur et à mesure qu'il sentait le poids de sa blague guntherienne.... Enfin, il se justifia. Ah ! Alors ce n'était pas une blague. Autant pour lui. Sauf s'il cherchait juste à se justifer de son humour particulier. Silvio approuva, vaguement, d'un signe de tête, écouta vaguement Kim parler... A vrai dire, il n'entendait rien. Poser près du poireau, il fixait à nouveau ce dernier avec un regard plein de tendresse. A vrai dire, ses pensées étaient loin d'ici. Il songeait à ce qu'un collègue lui avait dit plus tôt dans la journée. "Patron vous avez vu ses chaussures ?" en parlant d'une brigadière qui avait des chaussures un peu colorées, très voyantes. Et il philosophait encore sur les chaussures de la brigade quand Kim lui donna son ordonnance. Il n'écouta pas le "pas trop d'efforts". Un vague signe d'approbation. Un vague "merci Docteur".

"- Je peux prendre le poireau, n'est-ce pas ?"

Se saisissant du légume, le commandor serra une dernière fois la main de Kim. Il faudra mettre ça sous le manteau. Que diraient les autres s'ils le voyaient se balader avec un poireau ?

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Re: Saturday Night Fever

Message par Ester Wieg le Dim 10 Avr - 17:33

Kim lui avait proposé de rester le reste de la journée et la nuit au Sapientia. C’était une offre alléchante. Et sûrement la solution la plus prudente de toutes. Cela éviterait de retrouver Ester en train d’embrasser un mur langoureusement ou attirée irrémédiablement vers le sol (La faute à Newton et sa foutu pomme.)

Enfin, le temps que la jeune fille réfléchisse intensément à la proposition du médecin (ce qui lui coûta, au passage, un nombre incroyable de neurones), qu’elle mette ses connexions neuronales en route puis qu’elle déclenche les muscles de sa bouche pour former un mot intelligible, Kim était déjà loin d’elle. Attiré comme un aimant par le beau blond assis sur la table d’auscultation.
Ester souffla tout de même un petit « Oui » timide, en précisant qu’elle ne voulait absolument pas ennuyer l’équipe médicale et que si sa présence dérangeait, elle se débrouillerait (mal, certes.) par elle-même.

La jeune fille tenant tout de même à son innocence et à sa pureté que tout le monde lui enviait, Ester ne jeta que deux ou trois (ou peut-être quatre, mais pas plus !) coups d’œil aux deux mâles transpirant de sexiness qui se trouvait derrière elle.
L’un « auscultait» l’autre. Entendait ici que les deux se pelotaient ostensiblement. Ou plutôt Kim avait l’air d’avoir des intentions peu orthodoxes envers le commandor.

Ester pensa au pauvre cœur d’Aaron quand il découvrirait la vérité… Brisé à jamais. Il sombrerait dans la dépression, l'alcool, la drogue. Héhéhéhéhéhé... Elle ne put retenir un petit sourire machiavélique. Il ne lui manquait plus que le chat qui accompagnait tous les gros méchants des films et dessins animés et Ester avait tout du psychopathe de renommé mondiale.

La jeune Oubliée ne put s’empêcher de commenter la situation intérieurement. 39°C ? Mmh. C’était haut tout ça… Mais bon… L’ambiance dans la salle était brûlante, chaude bouillante même.
Muy muy Caliente !
La faute à la tension sexuelle qui liait les deux mâles remplis de testostérone qui… Hum.
Ester chassa les idées malsaines qui pullulaient dans son esprit. Ou plutôt Kim s’en chargea pour elle.

Un… Pet de nonne. Oui. Bien sûr. Et après c’était elle qui était malade ? A croire que Kim avait été atteint ! Et gravement ! Avec tous les patients qu’il voyait, il devait en recevoir des miasmes, des virus, ou autres postillons plein de bactéries ! Et ce n'est pas sa blouse blanche, quoique très saillante, qui le protégerait des vilaines maladies qui pouvaient s'attaquer à son organisme...

Revenons à nos pets de nonnes. Ester ne put retenir la vision qui s’imposa à elle. Et croyez-moi, elle n’était pas très flatteuse pour nos Bonnes Sœurs. Aussitôt l’Oubliée se repentit d’avoir eu des idées aussi… Bref.
Heureusement, Kim éclaira bientôt les esprits mal-tournés et apparemment aussi un peu limités (la faute à la maladie, bien sûr.) des deux patients.
Il s’agissait donc d’un gâteau ! D’un simple gâteau ! Ouf !
Qui s’occupait de nommer les pâtisseries en ce bas monde, honnêtement ? Je vous le demande ! Avouons –le… C’était… Etrange comme nom. Et pas du tout apetissant. Enfin, personnellement, le nom de « pet de nonne » ne me fait pas vraiment saliver.
Qu’elles aillent faire ça ailleurs ces pauvres nonnes. Mais pas dans des gâteaux, enfin !

Voilà que Kim commençait à leur donner la recette de ces pâtisseries. Du beurre. De l’œuf. De la farine. Aaaah ! C’en était trop pour le pauvre estomac d’Ester. Ca y est, elle était prise de nausée.

Ca donne faim, n’est-ce pas ?

A vrai dire… Non… Là, tout de suite, pas vraiment. Heureusement, l’estomac d’Ester se calma et son déjeuner resta où il devait être, autrement dit dans ses intestins.
Kim tapait les ordonnances des deux malades. Calé derrière son ordinateur, il donna d’abord celle de Silvio au principal intéressé.
Ce dernier poireaunappa (Oui, oui, c’est un kidnapping de poireau.) le légume du médecin et, serrant une dernière fois la main de Kim, il prit la liliacée sous le bras.
Ester, quant à elle, attendait sagement son ordonnance à son tour. Elle avait hâte de voir le nom des pilules salvatrices. Celles qui allaient faire taire ses maux de tête.

Kim... Ca ne vous dérange vraiment pas que je reste ici ?

Ester mourait d'envie de s'écroulait dans un lit... Même le plus dur des matelas aurait fait l'affaire. Tout. N'importe quoi. Un truc pour dormir. Elle soupira.
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Re: Saturday Night Fever

Message par Kim van Berghen le Dim 10 Avr - 19:36

Faire plaisir aux gens, voir leurs visages s’illuminer d’un sourire. C’était comme offrir un cadeau et voir la lueur de joie dans les yeux de celui qui le recevait. Kim avait adoré faire des cadeaux à ses enfants par le passé, à Noël et aux anniversaires. C’était tellement agréable, si joyeux. Pourquoi se priver de faire plaisir si cela permettait de gagner aussi quelque chose de positif ? C’était un échange, un cercle vertueux. Pourquoi ne pas en bénéficier alors ?

Bon, il était vrai que l’humour concernant la nourriture était toujours dangereux avec les malades, mais le plus souvent c’était plutôt les maladies « digestives » qui posaient ce problèmes, pas forcement les autres. Bon, il était vrai que la grippe coupait l’appétit, mais tout de même pour une bon dessert sucré ? Pouvait-on refuser ? Apparemment oui ! Bien, il n’insista pas et partit se plonger dans ses papiers. Remplir les dossiers était un jeu d’enfant, il avait tellement l’habitude. Et voilà écrire, attention avec l’écriture indéchiffrable des médecins, enfin non pas pour Kim il préférait la soigner tout en délicatesse. Voilà apposer son autographe… enfin sa signature plutôt, sur le bas du bout de papier et l’affaire était classée. Il approuva d’un signe de tête l’adoption du poireau par Silvio, tout en tendant au commandor sa liste de médicaments ainsi que l’usage et les doses correspondantes qui étaient indiquées très clairement. Puis ce dernier fila sans demander son reste, les laissant avec sa filleule.

Il s’approcha de cette dernière pour lui répondre en l’aidant à se lever, le tout avec un sourire rassurant.

Non, au contraire, je préfère te savoir ici en sécurité, ma conscience sera bien plus tranquille. Nous allons aller te trouver une jolie chambre avec une belle vue, et demander à une gentille infirmière de veiller sur toi. Je crois que Camille est de service aujourd’hui… Vous allez certainement bien vous entendre…

Et ils partirent jusqu’à l’accueil, puis remontèrent dans une chambre propre, où Ester put s’installer et se reposer, rideaux tirés pour lui procurer assez d’ombre. Le personnel du corps médical veillait à ce qu’elle aille bien, passant dans la chambre régulièrement, et lui apportant de quoi boire et manger en quantité suffisante, ainsi que de quoi lire grâce à une tablette tactile. Tout était fait pour le confort des patients.

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Re: Saturday Night Fever

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