2h00 A.M : Tout au fond du couloir. | RATING -16 ans / Lock

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Message par Nékorovy Welka le Mar 12 Avr - 15:30

La matinée s'annonçait bien! Il n'était même pas encore 2h00 du matin que la jeune femme était déjà debout prête à quitter ses appartements. Ce n'était pas un cauchemar qui l'avait tiré du lit, ce n'était pas la faim non plus, c'était juste le plaisir d'aller travailler. Un métier qu'aimait faire Néko, un travail de conscience que nul autre personne ne voudrait faire et qu'elle ne laisserait personne d'autre faire à sa place. Son amour pour ces choses là n'était destiné qu'à elle et elle seule.

Nékorovy Welka, la brigadière d'Élite, s'était parée de ses plus sombre habits et s'était coiffée d'un magnifique chignon dans le quel trônaient deux dagues qui faisaient office de baguette à cheveux. [hrp: si si c'est possible] Maquillage léger, rouge à lèvre bordeaux, corset et pantalon de cuir noir associé à ses fameux talons aiguilles noirs tranchants. Elle était parfaitement bien équipée pour partir au travail et bien sur, ses dagues étaient dissimulées dans son corset style gotique. Rare étaient les personnes l'ayant croisé dans un tel accoutrement surtout qu'à cette heure-ci il n'y avait pas grand monde debout. La jeune femme quitta donc ses quartiers, le regard sombre, intransigeant, le sourire absent et le pas plus que déterminé. A quoi pouvait-elle bien penser ? Et où se rendait-elle dans cette tenu dégageant la sensualité, l'élégance mais aussi un funeste aura.

Le couloir fut vite parcourut, l'ascenseur fut appelé, les portes s'ouvrirent, l'ombre y pénétra puis elles se refermèrent. Une seconde, deux, trois... et les portes s'ouvrirent à nouveau pour laisser s'échapper la veuve noir sous les lumières blanches de l'Aedes et semblait maintenant se diriger vers les sous-sols de la cité pour y disparaître. Que se passait-il ?

Le silence régnait à Nosco, il n'y avait pas un chat. C'était si agréable de voir la Cité à ces heures là. Les lumières étaient toujours allumées dans les bâtiments et les caméras aussi...

Nékorovy se situait à présent dans les SSU et s'était à peine identifiée que la porte se déverrouilla et s'ouvrit sur un des brigadiers de seconde zone qui justement sortait. Néko n'eut pas le temps de planter son regard dans le sien qu'il s'écarta rapidement de son chemin. Un moment, l'homme s'accula au mur, observant la jeune femme avec crainte à son passage. Au même instant, le silence se fit, les têtes se relevèrent et les regards suivirent ses actions jusqu'à ce qu'elle disparue totalement derrière une porte, celle de son bureau. Wel se trouvait donc dans les Bureaux de la Section Anti-Terroriste. Trente secondes ne s'étaient même pas écoulés que déjà, Nékorovy Welka en ressorti l'air aussi sérieuse. Les clapotements sur les claviers, les bruits de bouches et de pas cessèrent instantanément à son apparition. Un sourire en coin s'afficha alors sur ses lèvres tandis qu'elle traversait l'espace la tête haute. Welka croisa à nouveau le brigadier qui n'avait pas bougé de son mur puis franchi le seuil pour disparaître une fois de plus. Les chuchotements s'élevèrent dans la salle. La veuve était parti en emportant son silence.

Le jeune brigadier à son tour ouvrit la porte, chercha du regard l'Ombre mais ne vit personne. Il fronça les sourcils pivota la tête en direction des bureaux qu'il était entrain de quitter puis détourna la tête vers le couloir quand soudain, il sursauta et fit d'instinct un pas en arrière. Néko se tenait devant lui, les yeux planté dans les siens.
Les secondes qui s'écoulèrent parurent être des heures tant le silence, l'immobilité et le regard entre ses deux personnes étaient profond. Finalement, Welka mit fin à cette atmosphère tendue, pleine de mystère.

« Suivez-moi! » déclara t-elle sur un ton autoritaire. Déjà elle tourna les talons et entreprit de parcourir le vaste couloir lumineux. Le jeunot la suivit sans un mot. Intérieurement, il se demandait ce qu'elle lui voulait, pourquoi elle l'avait choisi, qu'est-ce qu'il avait fait, qu'est-ce qui allait se passer ? Il n'osa pas poser de questions. Après tout, si Néko avait quelque chose à dire, elle l'aurait dit mais elle s'était contenté d'utiliser un impératif sans plus.

Le jeune brigadier ainsi que la femme arrivèrent dans un lieu insoupçonné en Nosco, elle lança un regard au jeunot puis observa immobile le long couloir aux multiples portes électroniques que seuls quelques personnes et gardes étaient habilités à ouvrirent. Néka possédait ce privilège là étant donnée qu'elle ''visitait'' les prisons en vu des interrogatoires particuliers dont elle était la responsable.

« Vous aimez le spectacle ? » lui demanda elle.

« M..moi ?» balbutia t-il. Néko pivota la tête sur son côté droit, le fixa sévèrement sans froncer les sourcil et ne dit mot. Le petit s'empressa de répondre. « Hum...eh bien...ça dépend...» Néko ne réagit toujours pas, les yeux plantés dans les siens. Le garçon eut l'impression de ne pas avoir répondu correctement à la question et de nouveau prit la parole en bégayant un « Ou....Oui ».

La jeune femme lui fit un sourire en coin, rien de bien méchant à première vue.  « Vous commencez à me plaire ». Elle détourna la tête, le mira en coin puis regarda devant elle, s'avançant sur une ligne lumineuse. Quant à l'autre petit, il resta planté et quand il s'aperçut de son état statique, il s'empressa de rejoindre Néko. En passant, il constata que la plupart des détenues dormaient et se demanda ce que venait-elle chercher à une heure pareil dans les cellules ? Et pourquoi lui, qui normalement devait se trouver dans son lit, était là avec cette femme dont la réputation dans les SSU faisait fureur. Il savait très bien que tous ce qu'il verrait ou ferrait ne devait pas sortir de cette zone sinon lui aussi était fichu.

Plongé dans ses pensés, le petit manqua de bousculer Néko qui s'était subitement arrêtée devant une cellule où se tenait une femme. Ici, les détenus n'avaient pas de nom mais des matricules. Soit on les connaissait, soit on ne les connaissait pas et cette femme là était connue à Nosco, celle qui se tenait dans l'étroite pièce avait un nom : Karlovy Kinsky. Le petit fit osciller son regard tantôt sur Néko tanto sur Kinsky pour finalement s'arrêter sur la détenue.

La brigadière d'élite fixa intensément le numéro 52 sans l'ombre d'une expression faciale. Pour Néko ce sera un nombre et non celle qui avait été une élève d'un soir, ni la biologiste chimiste, rien de tout cela. Juste un nombre, un nombre, un nombre...
Wel leva la tête en direction des caméras, deux hommes baraqué et armés vinrent la rejoindre. A peine la porte s'était elle ouverte que les deux ours entrèrent et saisir fermement n°52 et la l'emmenèrent tout au fond du couloir. Néka déposa sa main sur l'interface, la porte s'ouvrit et n°52 solidement maintenu par les hommes de mains la firent s'assoir et l'attachèrent sur la chaise métallique.

La cellule dans laquelle le n°52 avait pour nom : la salle d'interrogatoire. Elle était la plus spacieuse qu'on puisse trouver, la dernière aussi des pièces tout au fond. Cette espace avait été aménagée spécialement sous la demande de notre Aimée Welka afin qu'elle puisse être beaucoup plus efficace dans sa tâche que dans une cellule normale. C'était SA salle d'interrogatoire multifonction préférée. La décoration... plutôt neutre. Les murs étaient blancs lisses, brillants et propre. Le plafond...idem. Le sol lui aussi à la différence qu'il y avait des évacuateurs d'eau. Intriguant non ? Au centre trônait une chaise en métal blanc dont des sangles noires, qui semblait servir au maintient des poignets et des chevilles, complétait la description. Tout ceci ne disait rien qui vaille... Il n'y avait même plus de table. En effet, le dernier détenu qui avait séjourné ici avait trouvé le moyen de s'y blesser... Hors, Néka veut voir ses prisonnier en bonne santé et en pleine forme!

Le jeunot demeurait plutôt intrigué, cette salle n'avait rien de commune aux autres, l'équipement non plus. Il n'y avait ni banquette, ni toilette. Juste une étrange chaise visée au sol et tout au fond, derrière ce meuble de fer suspendait une sorte de support en demi-cercle, un peu comme une table de bar sans chaise, coulé dans le mur. Étonnamment, cette pièce était la plus lumineuse de toutes les autres.

Mais revenons à Néka qui n'avait vraiment pas changée. Toujours aussi neutre, fixe, seuls les mouvements de poitrine témoignait du souffle de vie qui demeurait en elle. Le n°52 semblait s'être plus que réveillée avec ces drôles de menottes qui ressemblait plus à de larges bracelets qu'autre chose; un dans chaque poignet et cheville. Ces petits bijoux de la technologie... Néka les appréciait. Lentement, elle sorti une sorte de télécommande tactile d'un coffre à empreinte digitale, la tendit au petit louveteau qui l'accompagnait. Il n'y avait que 4 espaces triangulaires et sensible sur cet appareil.

«  N'êtes-vous pas curieux ?. »
Le petit hésita, il ne savait pas ce que ces boutons activeraient, il ne savait absolument pas lequel choisir. Ces espaces tactiles ne se différenciait pas. Seule la brigadière savait quel triangle actionnait quoi.

«  Prenez votre temps. » dit-elle en murmurant sans quitter des yeux la détenue.
Le brigadier finalement renonça à y toucher. Il lui remit donc l'objet à Néko qui présentait la paume de sa main. Il y déposa cette fameuse télécommande. Toujours sans cligner de l'œil, Wel le récupéra, l'entourant de ses doigts et ramenant son bras en position initiale c'est-à-dire le long de son corps.
Elle fixa les hommes de main, le jeune brigadier qui comprirent simplement qu'elle n'avait plus besoin d'eux une fois Karlovy solidement vissée à la chaise. Ils s'en allèrent donc. La jeune femme pénétra la pièce d'un pas puis la lourde porte de métal blindé se referma après elle.

Nékorovy Welka dépassa la détenue et se dirigea vers le fond de la salle s'appuya sur l'espèce de table murale. Le silence se fit.


Dernière édition par Nékorovy Welka le Lun 9 Mai - 3:24, édité 3 fois
Nékorovy Welka
Nékorovy Welka
~ Brigadier d'Elite ~
Assassinat


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigadier d'Élite dans l'assassinat ; Brigade anti-terroriste
Âge réel : 21
Âge d'apparence : 26

Compétences
Mémoire:
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Compétence principale: Armes blanches
Niveau de Compétence: Maître

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Message par Karlovy Kinsky le Mer 20 Avr - 23:13

[ Bon... Hum... J'étais inspirée xD ]

Karlovy ressassait de noires pensées dans sa cellule. Oui, il fallait bien le reconnaître : elle avait été idiote de faire ça. Plus qu'idiote, elle avait fait preuve d'un égoïsme sans nom. Un grognement lui échappa, tandis qu'elle s'insultait intérieurement. La peste soit de ses idées à deux balles : pourquoi donc avait-elle choisi qu'il était vital qu'elle descende dans les sous-terrains, hein ? Pourquoi donc n'avait-elle pas pesé le poids des conséquences de ces actes, et réalisé qu'elle risquait gros ? Maintenant, elle se retrouvait enfermée seule dans une cellule, sous terre, loin du Soleil, loin de Zoltan et de Kim... Tous, elle les avait tous mis dans un sacré pétrin d'un coup. Et je ne vous parle pas de Shane, qui lui avait généreusement prêté son épée. Maintenant, elle avait perdu toute possibilité de confiance de sa part, et ne pourrait plus jamais espérer s'en faire un camarade d'infortune, chose qui, jusqu'ici, avait plutôt bien fonctionné.

On lui avait tout retiré, dans sa cellule. Elle n'avait plus son épée, plus son arme alpha, plus de bidules informatiques ou de choses du genre... Non, on ne lui avait laissé que ses vêtements, sa barrette et son collier. Elle avait eu peur pour sa barrette, d'ailleurs. La coquine était tombée, dans les sous-terrains, tandis qu'elle offrait à Zoltan la possibilité de fuir – possibilité qu'il n'avait pas saisi, d'ailleurs, cet idiot – et elle n'avait pu la rattraper qu'in extremis. Etrangement, elle se serait sentie vraiment folle de tristesse, si on la lui avait ôté. Cette barrette, c'était... C'était tout le bonheur de son passé dans un petit bijou. Comme son collier était tout le bonheur de son potentiel futur. Sauf que quand Kim apprendrait qu'elle était partie voir son ex, il n'y avait nul doute que le dit futur serait éradiqué pour toujours.

Un couinement dépité s'échappa des lèvres de la jolie brunette tandis qu'elle jetait un regard sur sa cellule. C'était, somme toute, une cellule comme les autres, comme celle dans laquelle on l'avait jetée il y a des mois de ça. Des murs vacillant entre le blanc et le gris, une porte en acier, laissant filtrer la lumière dans l'interstice offert par une fenêtre pleine de barreaux déplaisants... Là-haut, il y avait une ampoule, une de ces vieilles lumières comme on n'en faisait plus, qui éclairaient à peine et pendouillaient mollement. Il était rare, d'ailleurs, qu'on les leur allume et, la majeure partie du temps, c'était le signe que quelqu'un venait les chercher. Rarement bon signe, d'ailleurs. Le reste du temps, les prisonniers n'avaient pour toute lumière que celle filtrée par la lucarne, et il s'en satisfaisaient bien. Au moins, ils n'avaient pas à voir ce qu'il y avait dans leurs assiettes qui, en plus de n'avoir aucun goût, avaient une apparence peu ragoûtante et une texture qu'on aimerait ne plus jamais retrouver.

Malgré cela, il y avait un point tout à fait positif : l'endroit était propre. On les nettoyait entre chaque prisonniers, et ces derniers avaient la possibilité de récurer le tout à l'aide d'une serpillière et de l'eau... Serpillière au concept étrange, puisqu'il était impossible de s'étrangler avec – c'est du moins ce que Karlovy avait entendu dire. Après tout, un cadavre dans les cellules, même pas tué par la Guilde elle-même, ça aurait nui à la respiration féroce de Joséphine de Nosco et de ses sbires, n'est-ce pas ? Mais pour en revenir à la propreté, il y avait un lit – un peu petit toutefois, histoire que même elle soit obligée de se replier dessus pour que ses pieds tiennent... Elle n'osait pas imaginer ce que ce devait être pour des demi-géants, du type Arsène... Un lit donc, avec des draps propres – enfin, tant qu'on ne saignait pas trop dedans – et même un lavabo pouvant servir à une toilette partielle, le reste de la toilette étant généralement faite par les médecins, une fois que l'on était morts.

Mais Karlovy avait survécu une fois aux cellules, elle connaissait donc la majorité des procédés. Ainsi donc, elle n'avait pas trop peur, elle se sentait juste un peu dépitée d'avoir été prise et d'y retourner. Cette fois, c'était sûr, elle n'aurait jamais la paix avec la Guilde. Ils allaient la torturer, elle n'allait dire que ce qu'elle avait envie de dire, et ce qu'elle savait sur les rebelles – c'est à dire pas grand chose, ils avaient le don de sacrément bien se protéger, les salauds ! - et ils allaient la torturer encore, histoire de voir si... Enfin, ils décideraient de la délivrer, soit en la tuant une bonne fois pour toute, soit en la remettant en liberté surveillée très très surveillée... Autant dire, pas vraiment en liberté. Des deux solutions, Karlovy savait laquelle elle aurait choisie... Dommage, elle n'avait pas vraiment la possibilité de choisir.

Une fois les gardes ayant quitté la cellule, elle s'était installée sur le lit – qui, en fait, se résumait à une planche de fer sur laquelle on avait posé un truc tout fin qu'on osait appeler matelas – assise, et avait posé ses yeux sur l'horizon, à savoir un mur. Il n'y avait pas d'écritures, sur ce mur, contrairement aux prisons que les gens de notre époque s'imaginent. Non, vraiment : tout était fait pour que les prisonniers se sentent mal, isolés dans un environnement stérile dont ils ne pouvaient, en même temps, critiquer la propreté. Et, bien sûr, ils avaient tous l'impression d'être les premiers à y passer, et qu'ils crèveraient dedans. D'autant plus que le temps n'avait pas de prises sur les prisonniers, si ce n'est en s'attardant sur les rondes des brigadiers qui, elle le savait, changeaient toutes les deux heures. A moins que ça ne soit plus le cas depuis son dernier emprisonnement, il y a 17 ans de ça : à la fois hier et des décennies avant.

Bref, Karlovy avait l'impression désagréable de refaire un saut dans le passé, aussi resta-t-elle simplement prostrée sur son lit, en se morfondant dans le dit passé, évitant pour le moment les moments désagréables, du type le départ de Zoltan chez les rebelles, et son emprisonnement dont elle revivait le douloureux souvenir. Non, elle préférait revoir son passé d'amoureuse, les éclats de rire, la découverte d'un monde apparaissant d'abord comme parfait, et se révélant en réalité complètement loupé, niveau perfection. Les apparences étaient si importantes, à Nosco. Les vêtements étaient variés, et se devaient d'être le reflet du grade – après tout, tous les scientifiques et les hauts gradés avaient le devoir de porter régulièrement l'espèce de manteau qui n'allait qu'à la moitié d'entre eux, dont Karlovy ne faisait aucunement parti... Ici, on portait des marinières, pour paraître à la fois cool et soigné, là, on optait pour un costume très class', très travailleur et sérieux... Un gueux pouvait se retrouver à côté d'une femme couverte de pierreries, un type en T-shirt travailler avec un autre en costard cravate... Tout était possible, à Nosco. Et cette diversité avait toujours plu à Karlovy.

Comme quoi, ce manque de liberté que les rebelles détestaient n'avait pas lieux d'être. La liberté était là, certes un peu limitée, mais là malgré tout. Et cette évidence, Lovy ne cessait de l'affirmer au fond d'elle-même, et elle la redirait sous la torture : « Mais pourquoi voulez-vous que je rejoigne les rebelles ? ». C'était une question qu'elle se posait depuis longtemps, qui avait encore plus de sens maintenant. Avant, on lui répondait « par amour », mais maintenant qu'elle n'aimait plus autant Zoltan, qu'elle avait livré son coeur à un autre, un fidèle de la Guilde, il n'y avait plus aucune réponse possible ! Tout était mieux en haut : ils pouvaient aller où bon leur semblait dans la limite de l'enceinte, ils avaient le Soleil, ils étaient plus nombreux, mieux protégés des créatures, les installations étaient infiniment meilleures, le matériel des scientifiques aussi... qu'aurait-elle pu faire, en bas ? Faire pousser des champignons ? En soi, ça aurait pu s'avérer intéressant, mais tellement peu face à l'infinité de possibilités qu'elle avait en haut...

Et puis, elle était définitivement heureuse, en ce moment. Elle avait Kim, elle avait Arsène... elle avait Shane et Gunther, aussi, qui étaient en quelque sorte des amis, des gens avec qui elle pressentait qu'elle pourrait bien s'entendre. Enfin, ça, c'était avant qu'elle ne se retrouve enfermée dans les cellules, en ayant eue en possession l'arme de Lewis. Elle espérait qu'ils ne la reconnaîtraient pas, mais elle avait sous-estimé la brigade : ils étaient forts, en matière d'espionnage et de surveillance. Ils découvriraient la provenance de l'épée, et elle espérait que Shane ne perdrait pas son poste de Traktueur, tout nouvellement acquis. Un soupir de désespoir s'échappa de ses lèvres gercées. Elle détestait avoir les lèvres gercées, mais elle avait peur de ce qu'on pouvait avoir mis dans son eau, aussi évitait-elle tant que possible de boire, et elle s'asséchait.

Elle se souvenait... Ils avaient mis un laxatif, ces salauds. Ils avaient mis un laxatif dans son eau, la dernière fois, pour augmenter son malaise, encore et encore. Quelle honte cela avait été, quel déshonneur ! Et ensuite, elle avait du se laver sommairement, enfiler de nouveau des vêtements salis... il lui avait fallu des jours avant d'obtenir des trucs propres, une fois que sa peau avait été totalement irritée, une fois que la chair, quasiment à vif, la brûlait dès qu'elle osait s'asseoir ou s'allonger. Pourtant, oui pourtant, elle n'avait pas craqué face à eux. Elle avait résisté, laissant sa colère se voir, mais jamais sa honte, sa tristesse ou son désespoir. Ils pourraient faire tout ce qu'ils voulaient, jamais ils ne briseraient sa fierté, même sous la pire des tortures, même sous la pire des humiliations.

Non, en réalité, il n'y avait qu'une chose qu'elle craignait vraiment. Qu'ils se servent d'elle pour faire parler Zoltan, ou qu'ils se servent de Zoltan pour la faire parler elle. C'était toujours plus dur, de résister quand on voyait les autres souffrir. Surtout si celui qui souffrait avait été, jadis, un amant, un amoureux, un fiancé même. S'il lui avait demandé, elle l'aurait épousé. Mais maintenant, elle n'épouserait plus personne, de peur qu'il ne disparaisse avant que l'amour ne se soit tari. Les liens du mariage n'étaient que des entraves à la liberté, et elle, elle ne voulait aucune entrave. Sa vue se voilà, alors qu'elle imaginait se faire torturer devant Zoltan, afin que lui avoue. Avouerait-il, d'ailleurs ? Trahirait-il ceux qu''il avait rejoint par dévotion ? Elle espérait que non. Sans doute ne l'aurait-il pas fait s'il avait su pour Kim, s'il avait su...

En un instant, elle sut qu'elle devrait le prévenir coûte que coûte. Même si ce serait brutal pour lui. Elle eut envie de lui envoyer son araignée, ce bijou de mécanique que Kim lui avait offert, mais elle avait trop peur qu'énervé, il l'écrase, la pulvérise. Ce ne devait pas être. Elle voulait garder l'araignée pour partir chercher du réconfort auprès de celui qu'elle chargeait de soigner ce coeur qu'un autre lui avait brisé. Mais Zoltan devait savoir, elle était certaine que ça l'aiderait à ne pas craquer, qu'il réussirait à tenir grâce à ça, même si elle devait être torturée sous ses yeux. Peut-être se trompait-elle, comme elle s'était trompée quand elle avait pensé berner la Brigade, mais le besoin impérieux de le prévenir la faisait vibrer de toute son âme. Alors, sans craindre la réprimande qui arriverait sûrement, elle bondit, se saisit des barreaux et hurla de toutes ses forces, espérant qu'il l'entendrait :

« ZOLTAN, ZOLTAN, j'en aime un autre ! Ne leur dis rien pour m'épargner, ne trahis pas ton âme pour moi, ne trahis pas ton nouveau clan, tu le regretterais ! Sois fort, ne meurs pas ! ZOLTAN, ZOLTAN, réponds-moi, dis-moi que tu m'en veux, je suis désolée que tu sois là, je...
– Tais-toi, numéro 52 !
– NE T'EN FAIS PAS, SOIS FORT, NE CEDE PAS !
– TAIS-TOI 52 !
– JE NE SUIS PLUS AMOUREUSE DE TOI !
– KARLOVYYYYYYY.
– TAIS-TOI TE DIS-JE, OU JE VAIS SEVIR ! »

Et elle continua, les larmes aux yeux face à la réponse de Zoltan. Il n'avait dit que « Karlovy »... Mais ce mot était chargé de tant d'amour, de tant de souffrance qu'il ne put qu'atteindre celle auquel il était destiné. Alors, quand le garde rentra et lui fila deux coups de bâtons, elle les sentit à peine, se recula, posa sur lui un regard vert empli de haine. A partir de maintenant, et jusqu'à ce qu'elle sorte, elle les haïrait tous. C'était la meilleure façon de tenir, face aux brimades qu'ils lui infligeraient. Elle se demandait qui la torturerait... Nékorovy, sans doute, si son cas était considéré comme assez important. Sinon, ce ne serait qu'un subalterne qui se chargerait de son cas, avec beaucoup moins de raffinement et de plaisir. C'était effrayant comme Welka prenait du plaisir à torturer ses victimes.

Bientôt, une fois son souffle retrouvé – il avait frappé fort, ce salaud de garde ! - elle retourna sur le lit. Dans les cellules, il n'y avait que trois choses à faire, entre les séances de torture : dormir, manger ou penser. Elle ne voulait plus penser, c'était trop douloureux de réaliser comme elle avait fait du mal à Zoltan, comme elle venait peut-être de saccager sa vie entière... Elle ne voulait pas manger, elle n'avait pas faim. Alors, elle se prostra sur l'espèce de plaque de fer qui lui servait de lit et, ainsi lovée autour d'elle-même, laissa le sommeil la saisir. Elle aurait aimé s'endormir dans les bras de Morphée mais, dans les cellules, même Morphée n'avait plus de bras. Alors, quand elle sombra enfin, ce fut pour rejoindre un pays imaginaire, plein des pires cauchemars possibles... Et c'était elle qui faisait le mal. Et elle détestait ça.

Mais bien vite, on la réveilla. Quelle heure était-il ? Elle n'en avait aucune idée, elle n'avait pas suivi la relève de la garde. Elle aurait pu lutter, elle aurait du peut-être, par fierté, pour montrer qu'elle n'était pas vaincue mais... Pour quoi faire ? Elle était tenue par deux espèces d'ours qui, apparemment, avaient goûté à un sacré tas d'ondes radioactives : ce n'était pas permis d'être aussi immense et musclé. Et même si, par l'opération du Saint Joshi – Joshi qu'elle retenait, d'ailleurs ! - elle parvenait à se libérer des deux immenses marshmallow, ç'aurait été pour mieux se retrouver face à Nékorovy Welka, qu'elle avait eu l'immense plaisir d'avoir en maître de combat un soir... Et dont elle se savait loin des capacités. En prime, qu'aurait-elle bien pu faire une fois libre ? Courir nue dans la cour Intérieure en attendant d'être mieux reprise ? Se réfugier chez les rebelles, alors qu'elle détestait cette idée ? Ou bien chez la Congrégation ? Oui, la Congrégation pouvait être une solution, mais elle n'était pas sûre d'être accueillie à bras ouverts par le machiavélique Allan Cadmum. Non, décidément, mieux valait qu'elle reste là et se fasse allègrement torturée. De toutes façons, elle n'aurait pas pu partir.

A côté de Néko, il y avait un jeune brigadier, apparemment un peu perdu. Il faut dire que la rousse était terriblement belle : une véritable prédatrice. Un corset noir rehaussait sa poitrine, mettait en valeur un corps à la fois svelte et musclé. Ses cheveux étaient négligemment attachés, retenus par deux lames qui laissaient échapper une foule de mèches rebelles. Etonnant paradoxe, que celui de voir des mèches rebelles sur la tête de la plus grande ennemie de ce groupe. Enfin, peut-être pas LA plus grande, mais l'une des principales quoi. Elle avait adopté cette démarche féline, tandis que son visage restait incroyablement froid, stoïque, immobile comme l'onde d'un lac qu'aucun vent ne venait déranger. Et quel vent aurait eu le courage de venir déranger la superbe Welka, tandis qu'elle se déplaçait, leste, posant son regard froid sur Lovy, qu'elle connaissait pourtant. Numéro 52, devais-je dire. Car, en cellule, plus personne n'avait de nom.

On l'amena ainsi dans une salle, sans la ménager. Elle avait les côtes en compote à cause des coups de tout à l'heure, et une douleur désagréablement persistante à l'épaule... Sans parler de son nez, que personne n'avait pris le soin de réparer depuis qu'elle avait été prise dans les sous-terrains. Sa torture n'avait pas commencée qu'elle était déjà couverte de blessure – décidément, les brigadiers manquaient de douceur avec ceux qu'ils pensaient vouloir rejoindre les rebelles ! Un soupir lui échappa, déjà las, tandis qu'on l'attachait à une chaise de fer. Super, elle passait d'un lit inconfortable à une chaise inconfortable, quel réconfort ! Sauf que cette fois, en plus, on lui sanglait les mains. De quoi avait-on peur ? Qu'à elle seule, elle parvienne à se débarrasser de Nékorovy Welka et de son pupille, puis qu'elle se glisse silencieusement dans les couloirs, passe devant un tas de garde qui, cons comme leurs pieds, croiraient que ce n'était pas une prisonnière en fuite, bousille les caméras histoire qu'on ne sache pas où elle va et... Et quoi, après ? Qu'elle aille chez la Congrégation, comme dit plus haut ? Hum, on va finir par tourner en rond...

Karlovy observa l'endroit où elle était. Elle la connaissait. La salle d'interrogatoire, le lieu préféré de Néko, où elle pouvait laisser tout son sadisme se défouler... Une pièce bizarrement plus spacieuse que les cellules – on se demandait bien pourquoi... Certes, elles étaient deux, et il y avait une chaise en fer qui prenait pas mal de place, ainsi que des tas de trucs hors d'atteinte dont elle se souvenait à peine l'utilité, à croire que son cerveau avait classé ces informations comme « mieux vaut oublier »... Mais bon, elle, elle aurait aimé avoir une cellule aussi blanche et aussi luxueuse que celle-ci ! A part peut-être les rigoles qui en parsemaient le sol... c'était lugubre, mais elle avait la nette impression qu'elles n'étaient pas destinées à de l'eau, mais à du sang. Ou peut-être un peu des deux... Super... Karlovy envoya un regard insistant aux deux ours qui étaient toujours là : c'était bon, hein ! On était pas au cirque, c'était un interrogatoire en règle – avec avec plein de tortures à la clé – on n'avait guère besoin de public. De toutes façons, les caméras enregistraient tout, ils pourraient se le passer en boucle et rire grassement de ses malheurs.

Visiblement, ils ne comprirent pas le message, aussi resta-t-il sagement assise, à son grand damne. Bon, elle n'avait plus qu'à attendre, maintenant, que Nékorovy aie fini de faire mumuse, et que les choses sérieuses commencent. Et que je vous montre la télécommande, et que je vous pousse à jouer avec – à coups sûrs, elle allait se prendre des coups de jus ou se faire briser les os via les bracelets qui lui servaient de menottes, ou je ne sais quelle autre horreur tout aussi plaisante. Et voilà que le gamin avait l'air d'être effrayé par le truc, n'osait appuyer nulle part. Oooh, dommage, ils ne la verraient pas se tordre de douleur suite à ce que lui infligerait l'adorable rousse dont le sadisme n'était plus à prouver.

C'était dingue ce que Welka était forte pour rester ainsi stoïque. Non, vraiment : Karlovy était impressionnée. Non pas qu'elle veuille devenir comme elle, loin de là : elle aurait été bien incapable de dissimuler ses émotions, à moins d'un immense travail sur elle qu'elle n'était pas le moins du monde prête à faire. Mais il fallait bien reconnaître que Joséphine de Nosco – si c'était bien elle l'origine des affectations des brigadiers – n'aurait pu faire meilleur choix que cette damoiselle pour les tortures. Kinsky sautillait presque d'envie de savoir ce qui allait se passer et, bizarrement, n'affichait pour le moment aucun signe de peur, de désespoir ou de colère. Non, elle se sentait même joyeuse, comme si avoir été tirée de ses cauchemars pour se faire torturer était une amélioration de sa qualité de vie. Et puis, au moins, ici, c'était un peu plus lumineux, elle s'en réjouissait !

Enfin, les deux nounours – qui, au fond, n'avaient rien d'effrayant à côté de la vampiresque dame qui se tenait près d'eux – ainsi que le p'tiot quittèrent la salle. Nékorovy entra, referma une lourde porte de métal dans un grand bruit. Aaaah, du métal blindé ! Karlovy reconnaissait ce bruit. C'était génial pour résister aux coups de feu, aux cas où après les dizaines de fouille, il lui resta une arme lambda qui puisse faire sauter la porte et... Yes. A moins que cette porte – qui n'était pas là avant, lui semblait-il ? - ne soit là que pour que les autres n'entendent pas ce qui arrivait à leurs prédécesseurs. Aaaah, quelle coquine cette Welka ! Elle voulait garder son côté mystique ! D'ailleurs, sans un mot, elle fit le tour de la pièce, vint dans son dos, et s'appuya au mur – mais cela, Lovy ne pouvait nullement le voir étant donné qu'elle était sanglée à sa chaise, chose qui n'avait rien de confortable, il faut bien le reconnaître.

Et puis... Le silence se fit. Je crois bien que Néko voulait faire stresser sa prisonnière, la numéro cinquante deux, mais cette dernière se sentait étonnamment détendue, aussi ne fut-elle pas le moins du monde sensible à cette tentative. Mieux : elle avait l'impression que la rousse faisait sa timide, ou que... Avait-on drogué sa nourriture ? Ce n'était pas possible d'être si légère alors qu'on allait se faire torturer. Fronçant les sourcils, elle tenta de se donner un air sérieux et tourmenté, ne parvenant pas malgré tout à cacher un petit sourire en coin... Mais pourquoi donc était-elle si joviale alors que sa respiration était gênée par un coup dans les flancs, qu'elle avait le nez cassé et que ci et que ça. C'était dingue, cette histoire. Enfin, elle rompit le silence pour dire, tranquille :

« Vous êtes ravissante, ce soir. Ou ce matin ? Ou ce midi ? En fait, je n'en sais trop rien, mais ce corset vous va à ravir. »

Il n'y avait aucune moquerie, aucune prétention non plus, rien d'agressif ou de provocateur. Non, c'était juste une simple constatation, comme on aurait pu dire « Oh, le temps est radieux » ou « J'adore votre décoration, c'est spleeendide ! ». Un peu comme une discussion entre deux femmes qui se sont rencontrés chez le coiffeur, ou lors d'une manucure, et qui ne tarderont plus à dériver sur les qualités de leurs maris, l'incroyable hausse des prix en Nosco et les derniers potins sur Silvio Anthelmios et son histoire de disparition d'objets, le mariage entre Judi et Artè et tout le tralala. Sauf qu'elles étaient dans une salle de torture, et que Welka ne lui retournerait probablement pas un compliment du même acabit, du genre « Oh, ce nez cassé est très seyant, ça met en valeur vos yeux verts » ! Qu'importe, la douce Lovy avait tout son temps.

Du coin de l'oeil, elle remarqua l'araignée autour de son cou. Elle aurait mieux fait de la dissimuler sous son oreiller, avant d'être prise... Encore aurait-il fallu qu'elle ait un oreiller, mais passons ce détail. Elle n'aimait juste pas du tout savoir ce bijou entre les mains de la rousse, puisqu'il était son unique contact avec l'extérieur, et qu'elle craignait qu'elle ne le lui brise. Et puis, c'était le premier cadeau que Kim lui avait fait, comme le signe d'un engagement, et elle ne pouvait pas s'empêcher de lui accorder au moins autant de valeur qu'à la barrette qui retenait sa chevelure brune, bouclée et surtout sale – c'est ça aussi, de traîner dans les sous-terrains et de faire mumuse dans les prisons. Enfin bref, ce n'était pas le plus important quand on est sur le point de se faire torturer.

Une idée traversa l'esprit de Lovy qui, décidément, avait bien du mal à faire preuve de calme et de self contrôle. Il y aurait probablement un médecin qui viendrait s'occuper d'elle, pour soigner les nombreuses blessures qu'elle aurait – mais pourquoi donc même la perspective de se faire détruire ne pouvait pas la mettre de mauvaise humeur ?! - et ce médecin... Se pourrait-il que ce soit Kim ? Elle espérait qu'il n'amènerait pas Arsy avec lui, le petit n'était pas encore prêt à voir ce qu'il risquait de voir – et, d'ailleurs, elle espérait ne pas être trop défigurée pour ne pas faire peur à son bien-aimé... Aaaah, Kim viendrait sûrement ! Un grand sourire étira de nouveau ses lèvres, et elle faillit même éclater de rire tant elle était heureuse à l'idée de voir son amant. Décidément, cette bonne humeur était anormale... c'était sûrement nerveux. Mais elle ne doutait pas que Néko serait bientôt en capacité de lui faire passer ce sourire qu'elle n'arrivait même plus à réduire. Aaaah, c'est beau la vie en prison...
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Message par Nékorovy Welka le Jeu 21 Avr - 18:25

Tout au fond de la pièce là, La Veuve Noire demeura silencieuse, observant le numéro 52, fixant froidement la chose qui se tenait sur cette magnifique chaise qui avait de multiples fonctions. C'était une nouveauté que Mam'zelle Welka ne s'empresserait pas trop vite d'utiliser, surtout que la petit au cheveux noirs n'était pas encore dans les conditions nécessaires et puis au diable les conditions, ici, Néko était maîtresse, c'était SA salle, son affaire, sa détenue à quelques détails près. Elle observa, tranquillement au fond de la salle. Les rideaux allaient enfin s'ouvrir sur la scène laissant les spectateurs translucides et flottants découvrir le premier Acte.

ACTE PREMIER

Scène I
Nékorovy Welka, Numéro 52, Fantômes, L'Ours, un brigadier


La jeune femme leva les yeux en direction de la caméra et une sorte tiroir s'ouvrit à ses côtés. Elle saisit la lourde trousse noire, la posa sur la table pendant que le tiroir se refermait automatiquement. La Brigadière ôta le scratch d'un coup sec puis déplia de toute sa longueur la dite trousse qui, comme on pu le découvrir, contenait nombres de couteaux rangés par ordre décroissant. Il y avait de quoi faire une bonne boucherie. On allait égorger le cochon... Non....voyons, pas maintenant pourquoi faire cela alors qu'aucune question n'a encore été posé. L'Ombre repassa en revue la vingtaines de couteaux. Ils étaient propres, beaux, brillants et apte à toutes manipulations. Bien évidement, le n°52 ne put absolument rien voir de tout ceci, elle pu juste entendre un bruit métallique quand la Veuve avait saisit la trousse et rien d'autre.

Cette pièce était totalement mystérieuse car un brigadier arriva par une porte qui se trouvait juste à côté le l'Ombre, une porte parfaitement bien fondu dans le mur, il n'y avait pas le moindre signe d'une fente, absolument rien qui puisse soupçonner ou donner sur un autre espace. Et pourtant, un brigadier, un de ses rares Ours que Néka apprécie tant, entra d'un pas lourd déposa deux sceaux remplit d'organes humains, de sang et de vomit une mixture qui fit sourire la La Veuve Noire. Elle détourna la tête en direction du son Ours, le brigadier sorti tout en souriant pour entrer à nouveau, avec cette fois-ci, un petit sceau d'eau où une éponge y baignait et le posa sur la table murale à la portée de Nékorovy.

Ce brigadier là était bien le seul qui s'était rapproché de cette jeune femme. Son passé avait conduit Welka à le recruter pour ce genre de travail, d'ailleurs un travail qui le passionnait. Elle n'avait pas eu besoin de le former bien longtemps. Il savait torturer, tuer en beauté tout en prenant du plaisir. Ex-mercenaire, tortionnaire, militaire, bourreaux, geôlier, légistes, employé aux morgues et bien d'autres, vraiment Welka n'avait pas eu besoin de le former. Une chose était certaine, si elle devrait un jour se faire torturer à son tour, elle voudrait que cela se fasse de sa main. Au moins elle serait sur que le travail serait bien fait, en beauté et il irait au fin fond des choses. Elle aurait pleinement confiance en lui, il prendrait du plaisir à ce ''taper Néko'' à défaut de ne l'avoir pas eu au lit. Il disait qu'un jour qu'il l'attraperait et la forcerait à ''coopérer'' mais jusque là tout ceci n'était que des façons de parler, un jeu dangereux qui se déroulait entre eux deux sans pour autant y mêler le sexe. La Brigadière savait qu'il fantasmait sur elle et d'ailleurs ce n'était pas le seule mais lui avait un avantage...un gros avantage. Il connaissait Nékorovy Welka et s'entendait parfaitement bien avec elle. Il lui devait la vie et jamais il n'oserait porter l'épée contre elle, au contraire il la suivrait. Une fois de plus, Nékorovy, la Redoutable le tenait par la nuque tout comme elle tenait Judikhael là où il fallait.

Le n°52 profana le silence qui s'était installé. Nékorovy se tourna alors vers son Ours s'approcha de lui si sensuellement et plongea ses yeux dans les siens et lui murmura un ordre. Ce dernier sourit, un sourire pervers en inspirant le parfum de Nékorovy. Il glissa son regard sur la blonde qu'il dévora des yeux même si elle était de dos. Sa tête seule dépassait du siège métallique. L'Ours s'en approcha donc en rigolant de sa voix grave et il se planta devant elle, posa ses énormes mains sur les bras du n°52 plaqués sur les accoudoirs. Il se pencha, la dévisagea de très prêt et ricana une fois encore de son regard plus que pervers. Il semblait dire ''Toi tu me plais, j'ai envie de me servir et c'est ce que je vais faire'' Bien sur, ce n'était qu'un regard...Le Colosse leva un œil sur sa ''Chef'' qui lui fit un sourire en coin avant de rabaisser le regard sur la jolie demoiselle et de lui demander :

« Que faisait-tu dans les sous-terrains ? Comment y es-tu parvenu, ce n'est facile d'y descendre sans repères ? Et qui te là fournit et comment as-tu obtenu cette épée ?  Je te conseil vivement d'y répondre sans résister. A ta place, je ne laisserais pas la Veuve Noire parler... Je suis ta seule chance de te tirer de là sans trop de soucis... A toi de voir. Et puis, entre-nous, tu ne voudrais pas voir Zoltan entre ses mains... » Lui chuchota t-il amicalement. Etrangement il employa un langage courant presque soutenu.

Il garda son visage à une distance raisonnable du sien. Si elle lui tirait un coup de tête il y avait bien plus de chance qu'elle se fasse mal, si elle lui crachait au visage...là ce serait autre chose...
En revanche si elle restait stoïque pour une femme colérique, là encore il saurait quoi faire. Le souris allait passer sur le grille. Saumon grillé! Ça doit être délicieux!!!

Entre temps, la Brigadière d'Elite vit entrer un autre brigadier ayant un rapport détaillé en main. Elle le saisit l'ouvrit et vit la photo de l'épée en question. Mais par tout les Diables, comment se l'était-elle procurée ? Volé ? Prêté ? La personne qui aurait été mélé à cette affaire aura des ennuies car X venait tout juste de paraître sur la liste de victime de Nékorovy. Oui, il ou elle recevrait bientôt une visite surprise, Néko n'y manquerait pas! C'était son devoir et tout ceux qui y était mêlé de près de où de loin auront sacrément affaire à elle d'une manière où d'une autre. Mais avant il fallait trouver de qui il s'agissait. Ce n'était pas bien difficile car elle vérifierait les transactions faites et tout ceux qui ont achetté dernièrement une arme pareil ou qui en possède une... Ce n'était vraiment pas compliqué de fouiller les registes, éplucher les vidéo surveillance. Quand Néko cherchait elle trouvait!

La Veuve Noire leva les yeux sur l'Ours et le saumon hors de l'eau entre ses pattes. S'il le fallait il lui arracherait la tête d'un coup de dent encore faut-il qu'il n'ai plus envie de jouer avec.
Nékorovy les observa attentivement, elle entendait tout ce qu'il lui disait malgré ses chuchotements, elle avait l'ouïe extrêmement sensible. De toute façon, il avait parlé pour qu'elle entende, il fallait l'avouer. Ce qui lui fit sourire en coin, fut la façon dont il l'avait surnommé : ''La Veuve noire''. Elle regarda à nouveau les nouvelles pièces qui paraissaient sur ce dossier : les fréquentations de ses dernières semaines. Tient! Un nouveau sourire parut quand elle vit deux noms apparaître... Elle referma le dossier et le posa sur la table en arc-de-cercle coulé dans le mur l'informateur avait déjà filé.

L'Ombre jeta un coup d'œil aux trois sceaux évitant de respirer trop longuement la bonne odeur s'y dégageant, de toute façon cela ne la dérangeait pas plus que cela, elle avait vu et respiré bien pire encore... Tient donc, un bon souvenir ressurgit de sa mémoire. Comme elle s'éclatait à Nosco ici en organisant des concours qu'on nommait : La course à la mort. Le jeu est simple. Il y a deux équipes. Celle qui se fait éviscérer donc l'équipe Oméga et celle qui éviscère, l'équipe Alpha. Dans l'Alpha c'est chacun pour soi. Le premier qui perd le membre de l'Oméga attribué est disqualifié et doit nettoyer les chiottes, les cellules et faire le ménage lors des tortures plutôt sanglantes pendant un mois. En revanche, celui qui garde en vie le plus longtemps possible son Oméga soit plus de deux jours malgré son état est le vainqueur et à donc doit d'être servit comme un roi et tout cela pendant un mois. C'était et c'est encore d'actualité ces jeux là... les jeux Noscolimpiques qui ont lieux tout les quatre ans. Bah oui, il faut s'entrainer, se perfectionner et se faire la main entre temps!

Vous n'êtes pas d'accord ? Si vous ne l'êtes pas, on s'en fiche totalement de votre avis. Mais attention à vous... je vous ai averti... Oui toi qui lis ceci... Regards bien derrière toi, fait attention que ta peau ne te gratte ni ne te démange en lisant ceci.

Tu t'es gratté c'est mauvais signe...

En tout cas, n°52 n'avait pas l'air d'être nerveuse avant l'interrogatoire. Néko aimait ce genre d'ambiance au début genre super détentu, cool, calme no blem! Le fun total et après ?
Wel savait alors à quel genre de détenu auquel elle avait à faire. Ces genre de détenue dur à cuire, qui fou de la diantre partout – super souvenir au passage avec le laxatif...ce petit brigadier lui avait demandé si elle n'avait pas une idée à lui proposer et sans même réfléchir, elle avait sorti une boite de comprimé confisqué à l'infirmerie et le tendis au brigadier. Qu'on a bien rigolé après!! Et surtout pour le perdant au concours Noscolimpien qui devait nettoyer tout ça après. Le bon vieux temps! Comme on rigole bien entre deux pauses! Bref – Donc, oui qui foutent de la diantre, joue au plus malin et crois qu'il crée de l'effet de surprise. HAHAHAHA! Comme c'est jouissif de les laisser croire ce qu'il veulent bien croire. C'est bon, c'est beau et marrant! On se fou bien de leur gueule après quand retenti les applaudissements dans le cortège funeste qui mène dans une pièce ou pourrissent certains trophée qu'on a du mal à balancer aux créatures et qui se retrouve partiellement dans des sceaux noires. Même mort, ils ont leur utilité! C'est ça l'avantage...sois tu sers la science, soit tu contribues au bien être des détenues biens vivants et bouffent gentiment ce qu'on leur serre!


C'est bon miam... purée de pancréas accompagné de rondelle de.. – Mais, j'ai pas fini de détailler le menu...Quoi ? Je m'éloigne du sujet ? Bon.. alors observons ce qui se passe – .

[HRP : Je me suis laissé aller à la démence là x) désolé ]
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Message par Karlovy Kinsky le Ven 22 Avr - 12:07

[ J'ai un RATING - 16, et Kim un -14... Vu ce qui lui arrive déjà, j'ai peur xD ]

C’était agaçant, cette histoire. Nékorovy avait décidé de se placer derrière la chaise sur laquelle Karlovy était enchaînée, ce qui empêchait la demoiselle de voir ce qui se passait derrière. Si bien qu’elle ne pouvait qu’écouter et sentir, pour essayer de comprendre ce qui se passait. Malheureusement, les gongs de cette porte secrète étaient si bien huilés qu’elle ne l’entendit pas pivoter, ne comprit pas qu’il y avait du passage, des entrées et des sorties. Pas tout de suite, du moins. Car bientôt, une odeur écœurante vint lui chatouiller les narines, déclenchant une grimace dégoûtée. Qu’avait encore inventé Nékorovy, je vous le demande… Mais sa victime, sa proie, savait à quelle point elle pouvait se faire inventive.

Fermant les yeux, Kinsky tenta de décomposer cette odeur ignoble pour mieux comprendre ce qu’il en était. Elle avait une formation biologiste poussée, elle était maître de cette discipline… Aussi devina-t-elle rapidement l’une des odeurs qu’elle captait : du sang. C’était évident, il y avait du sang dans cette mixture. Et, étant donné le côté âcre de la chose, c’n’était pas du sang tout frais qu’elle venait de traire de son doigt, en s’étant malheureusement coupé avec ce qui servait à retenir ses cheveux : deux couteaux. Non, c’était du sang caillé, de la mauvaise qualité, quelque chose d’ignoble et… Karlovy aurait presque pu se sentir vexée qu’on ne lui donne que de la seconde marque. Allons, c’était son deuxième passage ici, on pouvait bien lui mettre un liquide rouge frais et goûtu, plutôt que ce vin de la vie bouchonné. Enfin bon, ce qui la rassurait, c’est qu’il n’était pas seul, bien qu’elle soit incapable de découvrir la nature des autres fragrances qui venaient faire frémir ses narines.

C’est étrange, comme la vie est joueuse. Si Néko était arrivée avant que Karlovy ne s’endorme, elle serait tombée sur un être tendu et agressif. Mais la demoiselle avait toujours été un peu lunatique, et elle se sentait bizarrement détendue, au point qu’elle n’avait cure de ce qui se passait autour, et attendait patiemment la suite des événements. Elle aurait tôt fait de laisser sa colère monter plus tard, quand les choses commenceraient vraiment : pour l’instant, ce n’était qu’une mise en bouche, et elle attendait de découvrir tout le scénario qu’on lui destinait. Tranquille, donc, elle attendit, se laissant même aller à pianoter sur l’accoudoir de son fauteuil… Il fallait dire aussi que, vu la façon dont elle était attachée, pianoter était bien la seule chose qu’elle pouvait faire sans souci. Mais voilà qu’enfin les choses s’accéléraient, comme une réponse à ce mouvement désagréable – heureusement, Lovy n’avait pas d’ongles, ce qui épargnait le cliquetis plus désagréable encore l’accompagnant souvent.

Un homme s’approchait, un brigadier. Cette fois, Kinsky était déçue pour de bon : Néko ne prenait même pas le soin de s’occuper d’elle elle-même ! Un soupir déçu lui échappa, avant qu’elle ne décide de s’amuser de la chose. Après tout, ce petit être n’était qu’un homme comme les autres, et elle savait séduire cette espèce étrange. Sans doute celui-ci était un peu différent, puisqu’il avait été choisi par la Veuve Noire, mais elle n’en avait cure. Elle avait envie que les choses commencent, pour qu’elles puissent rapidement se terminer. Tranquillement, donc, bien que consciente qu’elle jouait avec une situation qu’elle ne maîtrisait pas et ne pouvait en aucun cas maîtriser, car Welka en était la maîtresse, elle se pencha légèrement vers lui, rapprochant encore son visage, malgré l’haleine désagréable qui échappait de la bouche de ce brigadier, et murmura dans un murmure comme il l’avait fait plus tôt :

« Comment pourrais-je résister à un tel séducteur ? Je suis descendue, j’ai pris l’entrée, et je me suis déplacée sur mes jambes, en me servant de mes yeux pour ne prendre aucun mur… »

Elle effleura sa joue avec son nez, avant de se reculer, se collant de nouveau à sa chaise, un sourire infiniment provocateur sur les lèvres. Oh, qu’allait-il bien pouvoir lui faire maintenant ? La frapper ? Lui exploser le nez, le visage, ou la meurtrir de bleus ? Elle avait déjà le nez cassé, il pourrait bien jouer avec, déclenchant des vagues de souffrances dont elle pourrait difficilement se débarrasser… Une idée saugrenue passa enfin par la tête de Lovy, mais un peu tard : elle était attachée, et bien incapable de se défendre ou de fuir. Ce n’était qu’un homme, un être faible et sans grand intérêt. Se pourrait-il qu’il profite de la situation pour abuser d’elle, pour se laisser aller à caresser un corps désiré par bien des hommes, et surtout un ? Noooon. Nékorovy ne laisserait sûrement pas faire ça, n’est-ce pas ? Si cela venait à arriver, Karlovy se vengerait, posterait la vérité sur le réseau alpha, afin que tout le monde puisse voir combien la Guilde était vile. Qu’on la torture, ça lui semblait presque normal, elle était descendue voir les rebelles. Mais on ne pouvait pas abuser de son corps plus que ce que la torture classique permettait, n’était-il pas ?

Un frisson l’effleura, tandis qu’elle prenait conscience du jeu dangereux auquel elle jouait. Elle avait toujours aimé le danger, mais n’apprécierait pas de voir son corps ainsi exposé… Ce corps lui avait toujours appartenu, et elle l’avait défendu sauvagement, tandis qu’elle constatait que les regards des hommes se l’appropriaient souvent, pour l’amener dans un domaine de fantasmes auquel elle n’avait pas accès. Elle ne l’avait jamais offert qu’à Zoltan, et Kim avait eut le droit de joindre ses lèvres aux siennes. Rien d’autre, personne n’y avait touché, à l’exception de Shane avec lequel elle avait joué. Longuement. Et l’idée que ce rustre franchement désagréable puisse avoir accès à ce corps tant protégé lui soulevait le cœur… Non, décidément, il allait falloir qu’elle coopère un peu plus, ou qu’elle affronte ce nouveau défi. Dans ses yeux, un début de colère brillait, tandis qu’elle se sentait acculée, incapable de sortir du gouffre dans lequel on l’avait jetée, la livrant aux pattes de Welka la terrible… Elle n’avait plus qu’à subir, et attendre…
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Message par Nékorovy Welka le Ven 22 Avr - 19:45

Acte I

Scène 2
La Veuve Noire (Néko), Numéro 52, L'Ours.

Nékorovy observait attentivement les deux êtres. A la question ou plutôt aux questions posées, n°52 avait choisit de faire la maline et cela ne lui allait pas trop pour une femme au tempérament bien trempé et de caractère colérique. Mais cette réaction là, Néko et L'Ours s'y étaient déjà habitué et vraiment, on pu ressentir l'ennuie envahir l'espace. Welka aurait pu s'endormir debout si la scène n'avait rien de comique. Au contraire, c'était amusant.

L'Ours se laissa faire avec prudence, il n'oserait pas la frapper à moins que La Veuve Noire le lui autorise ce qui était plutôt rare sur un personnage pareil. Si c'était un homme il se serait déjà prit plus d'un coup de masse sur la tête mais là, mais c'était une femme. Il fallait donc s'en occuper délicatement et lui délivrer le rhum le vieux qu'on détenait en stock. Un cocktail explosif. Pour le moment L'Ours se redressa fit une drôle de moue, celle de la déception. Il acquiesça de la tête, soupira, puis fit non à maintes reprise de sa tête, l'échine courbée. Tant d'expressions pour dire quoi ?

«  Tu sais... je te croyais plus intelligente que ça. Tu ne me fait pas le moindre effet. » Il leva un regard sur Nékorovy comme pour lui dire que, elle, Welka, lui faisait de l'effet. Mais ce n'était pas vraiment le moment de draguer alors il posa de nouveau ses yeux gris clairs sur la brune. Soudain, la voie de Nékorovy retenti. « Nous avons... tout notre temps...  » dit-elle sur un ton très calme, posé et charmeur. Le Colosse quitta la demoiselle tandis que la Veuve s'approcha lentement en prenant soin de faire retentir ses pas, on pu même les compter. Elle ramena sa tablette tactile sous ses yeux et posa ses doigts sur deux espaces ovales sensibles simultanément. Elle avait changé le mode de la télécommande afin d'enclencher les systèmes de la chaise métallique – Pourquoi personne ne s'est demandé le pourquoi de cette matière ? C'est vrai, le fer est froid et inconfortable...on peut aussi le réchauffer, le refroidir, en occurrence celui ci conduit facilement le courant et on peut faire plein d'autres choses encore...Mais entre les mains de Nékorovy la matière semble vivre, semble être un art. A quoi s'attendre ?

Ses doigts étaient encore posés sur l'écran. Rien ne se fit, pas la moindre action pour le moment. Mais Wel avançait, le bruit résonnait et enfin, elle se plaça devant elle, lui fit sourire franc, plus franc que jamais, un sourire que seuls les prisonniers connaissaient, juste un sourire qu'on garderait en tête, un sourire qui traduisait tellement de choses qu'on ne savait rien au final. Elle la regarda de haut en bas, puis de bas en haut toujours avec ce sourire. « Un bain s'impose  ». Oui, Karlovy était sale dans une pièce si propre, ça faisait tache! Et comme on le sait, Nékorovy est une grande maniaque. Elle traque les salissures, les taches, la poussière où qu'elles se trouvent. Et n°52 incarnait le dégout à ses yeux. Son regard glissa sur le Colosse à ses côtés. «  Et que cela brille mais...  » Là encore son regard retomba sur la détenue. Nékorovy saisit un objet, une araignée, et l'entoura de ses doigts et sans crier garde élança son bras, de telle sorte que l'objet fut voltigé contre une des parois blanche, mais au dernier moment, elle stoppa son geste et observa l'expression du n°52. La Veuve Noire ramena l'objet sous son nez puis l'emporta avec le collier qu'elle lui avait arraché. Tout aussi lentement, elle repris son poste de surveillance au fond de la vaste salle, ses pas retentirent puis s'évanouirent.

L'Ours fit un sourire, il allait enfin pouvoir porter la main sur la brune, certes pas comme il le voudrait mais ce serait tout aussi exaltant. Sans plus tarder, il posa sans douceur sa lourde, épaisse et énorme mais sur la poitrine de la jeune femme et dans un mouvement opposé, lui arracha son haut. Au bout d'un certain moment, il la déshabilla totalement. Elle n'avait plus rien, juste sa peau en guise de costume. Et derrière les caméras, ça caquetait, ça rigolait, ça parlait, ça commentait...
Les vêtements réduit en aillons, L'Ours ramassa tout ces morceaux de tissus les emporta pour mieux revenir avec une lance à incendie mais cette fois, il revint par une autre porte sur le côté droit du détenu. Néko enclencha un autre mode via sa commande tactile et une vitre épaisse sorti d'un mur et traversa la pièce de tout sa largeur ainsi séparant l'espace en deux. D'un côté Néko au sec et de l'autre, bin...les autres. C'est ça être organisé et prévoyante. L'Ours pointa alors l'embout de la lance sur n°52. « J'espère que tu es résistante, et que ta peau est parfaitement accrochée à tes muscles. » Il posa alors sa main sur la manette, se rinça bien les yeux avant et fit un grand sourire. « Ça va bruler! »

Tire la chevillette et la bobinette cherra. C'est ce qu'il fit. L'Ours se tint bien sur ses pattes car la pression que l'engin dégageait avait de quoi le propulser plusieurs mètres en arrière. Il s'était vraiment entrainé à manipuler ce tuyaux seul, ce qui lui a valut plusieurs bleus, quelques cotes cassés car l'embout de métal plein n'avait pas manqué de lui tomber dessus avec force et violence. Il en avait bavé les premiers jours avec cette lance mais finalement, il était remonté en scelle et il avait vaincu. De plus, son gabarit et sa force lui était d'une grande aide.
C'est sans trop bouger qu'il fit son petit ménage visant bien la détenue, la pression était tellement forte que n°52 ne put bouger sa peau semblait s'éplucher sous l'action de la pression. La chaise semblait grincer sous elle, prête à se plier, mais elle avait était conçu pour résister à cela. Enfin, après quelques secondes qui parurent longues, il coupa l'eau et garda en joue la petite de son engin.

L'eau fit un bruit tonitruant en s'écoulant dans les sorties d'évacuations au sol. L'Ours sorti alors, et l'épaisse vitre reprit sa position initiale, dans le mur. Que pouvait bien cacher encore ce mur ?
Une équipe d'homme très joyeux vint sécher le sol rapidement et ils repartirent aussi joyeusement après s'être bien rincé l'œil.
Quelle humiliation... En revanche, personne n'avait séché la prisonnière, ni même la chaise qui dégoutait encore un peu d'eau, rien de bien méchant a priori. Sa devait lui bruler la pauvre.

Néko prit ensuite la parole :
«  Devrait-on te rafraichir la mémoire 52 ?» Le colosse revint tout sec lui aussi, elle s'adressa alors au géant. « Vlad, je t'en pris, réactives lui ses neurones. »

Vlad, drôle de prénom. En réalité c'était son surnom. Le colosse se dirigea une fois de plus vers la détenue et lui reposa ces questions. «  Qu'est-ce que tu foutais dans les sous-terrains ? Comment ça se fait que tu'n t'y ai pas perdu ? Je veux le nom de celui qui t'a fournit cette épée et comment tu l'as obtenu!? Je veux des détails illico presto! » Il la fixa d'un air menaçant. Le ton avait changé, le regard aussi. Il était réellement prêt à lui foutre une raclée, lui fracturer quelques os.... non mieux, lui déboiter les membres et les remettre en place autant de fois qu'il le voudrait c'était sa spécialité, ça ne laisse aucune trace et c'est très, très ,très douloureux surtout quand les tentatives multiples de réemboiter les membres échouent.

Au fond de la salle, un objet blanc valsait entre les doigts agiles de La Veuve Noire. Qu'était-ce ?
Nékorovy Welka
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Assassinat


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Message par Karlovy Kinsky le Sam 23 Avr - 12:38

Nékorovy était effrayante. Non, vraiment, il était évident que c’était elle qui menait la danse, et non son chien, soumis et matois. Et Lovy n’aimait franchement pas n’avoir aucun contrôle sur la situation. A la base, elle était technicienne dans la synthèse de protéines. Elle dirigeait ses machines, elle choisissait les quantités de productions, demandait aux jardiniers de produire selon les besoins, cherchait à améliorer la qualité des produits… Bref, contrairement aux brigadiers, elle avait peu de comptes à rendre à ses supérieurs, et si de temps en temps, des rapports devaient être transmis à ces derniers sur ses activités, ce n’étaient que des phénomènes ponctuels. Oh, bien sûr, elle était surveillée en permanence, traquée par les caméras, mais elle restait néanmoins excellente dans ce qu’elle faisait, et on lui permettait de profiter de cette liberté toute limitée. Aussi détestait-elle vraiment son impuissance, et subissait-elle sans trop pouvoir y faire quoi que ce soit.

C’est vrai que, pieds et poings liés à cette chaise de fer franchement désagréable, elle n’avait pas vraiment de moyens de défenses. Il lui restait ses mots, mais elle n’avait jamais été très fine, quand il s’agissait de faire du mal avec sa langue, aussi ne parlerait-elle que quand la colère la submergerait. Elle ne put toutefois retenir un cri de frayeur en voyant que Néko allait envoyer son araignée contre le mur. Elle n’avait encore jamais eu l’occasion de s’en servir, mais c’était un cadeau de Kim, et elle y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Deux sentiments la submergèrent, quand elle vit que ce n’était qu’une feinte. Le soulagement, d’abord. Abondant dans ses veines, il détendit un peu ses muscles, et lui tira un soupir rassuré. Mais bien vite, la colère le remplaça, et l’éclat vert des yeux de Lovy se fit plus fort, presque méchant. Tout en sachant qu’elle ne s’exécuterait pas, la prisonnière demanda à sa geôlière, pas très poliment, on peut le reconnaître :

« Rends-moi ça, c’est à moi, c’est un cadeau ! »

Elle n’eut droit qu’au silence, un rictus méprisant, et son bourreau s’en alla, la laissant seule face à l’ours. Ses muscles étaient tendus, et la haine l’envahissait, pulsait en elle comme le plus terrible des poisons. Elle sentait qu’il ne fallait pas qu’elle s’énerve, que la Veuve Noire et son soumis ne feraient qu’en rire, tout comme la quantité de brigadiers qu’elle devinait amassés derrière la caméras, à mater son supplice comme on mate un porno, la bouche ouverte et des fantasmes plein la tête. Elle ne voulait pas leur offrir un divertissement. Et pourtant, quand il lui arracha ses vêtements, elle ne put retenir un cri de rage. Il lui déchirait ses habits, SES HABITS ! Ces petits trucs n’appartenaient qu’à elle, il n’avait pas le droit de toucher, pas le droit de regarder son corps, ce corps dont elle s’occupait peu et qu’elle respectait pourtant. Lui aussi était à elle, et ils n’avaient pas le droit de le salir de leurs yeux. Incapable d’une autre réaction, elle lança, sans dissimuler le profond mépris que ces êtres lui inspirait :

« Chacal, tu n’es ni plus ni moins que le chien de cette Veuve Noire ! Que te donne-t-elle, en échange de tes bons services ?! Que te donne-t-elle pour déshabiller une femme attachée à une chaise de fer ?! Elle te saute, dis-moi ?! Elle te plaît, hein. Elle te plaît ta veuve ! Mais que crois-tu ?! Tu n’es rien pour elle, rien que son chien, son petit soumis. Alors, tu aimes ce que tu fais ?! Tu aimes donner la honte et le mal-être ?! Tu aimes ça, hein ?! Alors vas-y, profite ! Touche-moi, fais-moi mal, repais-toi de ma douleur, connard ! »

S’ensuivit une suite de juron que la décence m’interdit de nommer ici et qui, de toutes façons, furent noyés par le jet d’eau… Au sens propre comme au figuré. La peau de Karlovy la brûla d’abord, affreuse brûlure, si douloureuse qu’elle ne put retenir un cri. Quel malheur que le sien, quelle douleur lui infligeait-on ?! Mais le calvaire était loin d’être fini. Elle était plutôt du genre maigre, et son corps n’était pas fait pour résister à une telle pression. On ne l’entendit pas, on ne le vit même pas, mais elle sentit la chose, se mordit sauvagement la lèvre, la faisant saigner… Une de ses côtes avait cassée. Une, voire deux, voire trois… Combien de côtes venait-il de réduire en morceaux, avec sa lance ?! Qu’importe ! Mais la douleur était trop forte, et bientôt, même la morsure sauvage de son être ne parvint pas à retenir des gémissements douloureux. Elle avait mal, terriblement mal.

Et la colère revint, balayant cette douleur, la faisant refluer efficacement. Cette colère était son rempart contre le monde extérieur. Quand elle était là, elle prenait toute la place, la dévorait de l’intérieur, et plus rien n’avait de sens. Elle les détestait, ne leur cachait pas. Elle cracha par terre, consciente que la moindre respiration lui était douloureuse, que ses côtes, brisées comme de vulgaires bouts de bois, étaient source de bien des malheurs… Sans parler des nombreux hématomes qui recouvraient son corps trop fragile. Toute sa peau avait pris une teinte bleue violacée, quelque chose de moche qui l’aurait presque fait passer inaperçue au Pays des schtroumpfs, si ce n’est sa taille. Dommage, elle était fichtrement grande pour un schtroumpf et, de toutes façons, il n’y en avait pas en Nosco. Elle poussa un gémissement, balaya la salle de ses yeux verts. Il lui fallait jurer, pour que toute cette haine ne la dévore pas.

Et voilà que de nouvelles victimes de sa verve arrivaient. Des hommes, joyeux, vicelards, firent leur entrée. Ils ricanaient, allègrement, et elle put voir nombre d’entre eux se rincer l’œil, la mater carrément. Il y en eut même un qui osa venir essuyer le sol à ses pieds, conscient qu’il aurait une bien meilleure vue de là où je pense et que, attachée, Karlovy n’était en aucun cas capable de se défendre. Elle le traita de tous les noms, insulta les autres aussi, ne déclenchant qu’une série de rires pervers qui accentuèrent encore sa haine. Elle détestait ces brigadiers, qui n’avaient pas de cœur, se repaissaient du malheur des autres et riaient bien volontiers à quelque chose qui, en aucun cas, n’aurait du les faire rire. L’image de Kim se fit dans son esprit, l’apaisant quelques peu, laissant la douleur reprendre peu à peu sa place. Le médecin avait été un brigadier, un jour, mais c’était un modèle de bonté, maintenant.

Non, décidément, elle ne pouvait imaginer Kim, SON Kim, en brigadier méchant. Elle préférait le voir comme un justicier, qui s’était dressé contre l’oppresseur, avait osé se montrer contre Néko et ceux qui profitaient de ces désagréables spectacles. Ce n’était sûrement pas vrai, il n’y avait pas de raisons qu’il soit différent mais… Elle ne pouvait décemment pas accepter ça. Pas accepter de l’imaginer nettoyant la pièce pleine d’eau, et se rincer l’œil sur une femme déjà bien rincée. Pourtant, il fallait se rendre à l’évidence : les brigadiers étaient tous les mêmes. Lourdauds, empotés et tellement… Aaaah, voilà qu’une série d’insulte lui revenait, et elle leur lança, les traitant de tous les noms jusqu’à ce qu’il quitte la salle. Elle avait honte, elle était humiliée. Et pourtant, la colère qui la brûlait de l’intérieur l’empêchait de s’appesantir sur ça. Elle y repenserait plus tard, seule dans sa cellule. Mais pas maintenant.

Et voilà que Néko revenait, souriante… Elle prenait plaisir à sa torture, cette salope ! Rhaaa, Lovy aurait été prête à l’étrangler, et à la dévorer en ragoût, grignotant ses os un à un, lui faisant subir à elle aussi une torture terrible. Si seulement elle avait pu se venger, si seulement… Pourtant, quelque part, elle ne pouvait lui en vouloir. C’était son métier, et elle n’aurait pas du y prendre tant de plaisir mais… c’était son métier. Mais quand on était sur la chaise, cette excuse paraissait bien infime face à la douleur et à la colère qui nous submergeait. Elle grogna et reporta son attention sur l’ours, comme ils disaient. Le chien de la Veuve Noire, son soumis. Lui, elle ne pouvait que le détester. Il faisait ça pour la serrer, ça crevait les yeux. Un grognement lui échappa, comme un chien, et elle les fixa quelques instants.

Ils lui redemandaient les mêmes choses, encore et encore, et elle savait que la violence irait crescendo, avant de redescendre. Supporterait-elle toutes ces brutalités à son égard ? Probablement pas. Elle souffrait déjà plus que jamais, n’avait pas mangé, à peine bu, afin d’éviter toute mauvaise surprise. La remettraient-ils nue dans sa cellule ? Devrait-elle subir encore des tas d’humiliations ? Probablement, oui. Mais ils pouvaient lui faire bien plus mal, genre en lui déboîtant et ré-emboitant les bras, bien que cette idée ne lui aie même pas traversé l’esprit. Elle ferait mieux de passer à table, de leur donner un peu, pour qu’ils se contentent de quelques petites broutilles. Sans cacher la haine qu’ils lui inspiraient, elle répondit sèchement :

« Je suis descendue voir un ami. Un rebelle. Et je n’ai en aucun cas trahi la Guilde ! Vous n’avez aucune raison de me torturer ainsi. Oui, j’ai de temps en temps des contacts avec Zoltan, et je le hais parce qu’il a rejoint la cause ennemie et que ça m’emmerde. Mais je n’ai RIEN fait de mal, hormis ça, et je n’ai aucunement l’intention de rejoindre les rebelles. »

Elle ricana avant de rajouter, moqueuse :

« Et ne m’abîmez pas trop, sinon, vous n’aurez plus rien à manger. Je n’ai formé personne pour s’occuper de la synthèse des protéines, et tous ont une occupation. Relâchez-moi, je n’ai rien à vous apporter ! »

Et, éjectant toute sa haine, elle cracha au visage de l’ours. Oups, mauvaise idée…

[ Dis-moi, mon adorable petit coeur : y-a-t-il un moyen quelconque pour que tu me rendes cette araignée... vraiment, j'y tiens XD ]
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Message par Nékorovy Welka le Mar 3 Mai - 23:14

Acte I

Scène 3
La Veuve Noire, Numéro 52, L'Ours, un brigadier

Pauvre nombre. Cette poupée de chiffon immatriculée n'avait aucune défense physique. Liée au métal, ne faisant qu'un même, 52 n'avait que ses mots, sa rage, pour palier au premier niveau de douleur que l'on venait de lui infliger. 52 était sur la bonne voie puisqu'elle semblait parler. Cependant, elle ouvrait sa gueule d'ange pour ne rien dire. Et, cela ne ferai qu'augmenter ses souffrances. Regardez-la, mirez-la! Toute trempée et bleuit. On aurait-dit un cadavre placé dans un congélateur depuis déjà 24 heures. Ses cheveux collés et liés entre-eux par les molécules d'eau, brillants sous les luminaires, dégoutaient encore de l'eau. Cela tombait bien, l'électricité n'aura aucun mal à la réchauffer. Nékorovy ne tenait pas à ce qu'elle s'évanouisse, eh ça non! Alors les doses au départ, seront minimes, rien de bien méchant... Il fallait remercier allègrement celui qui créa la chaise électrique. Mais, pour Néko, c'était trop classique. Elle ne le ferait pas.

La Veuve était patiente elle prenait tout son temps, analysait, observait là tout au fond de cette merveilleuse salle, un drôle d'objet en main, quelque chose qui ressemblait beaucoup à un entonnoir... Et puis, à côté d'elle était posé une paire de poings américains. C'est étrange! Le Veuve ne s'en sert jamais, d'ailleurs, ils sont trop grands pour des doigts fins. Mais alors... A qui cela peut bien appartenir ? Et puis, elle ne compte pas s'en servir ???!! Pas sur le corps frêle de la jolie brunette, non tout de même pas!! Elle est si fragile. Une fragilité qui semble s'estomper sous la colère, la rage, l'envie de meurtre sur les personnes présentes. C'était parfait ainsi. La détenue était furax, elle semblait perdre son contrôle. Où est passé son sourire initial ? Celui qui s'était affiché sur ses jolies petites lèvres ? Où est-il ? Qu'en a t-elle fait ? Assassiné.

Nékorovy observa cette araignée. 52 y tenait tant! Mais pourquoi attacher tant d'importance à un si petit objet. Certes, il avait des fonctions particulières mais de là à s'y attacher. La détenue n'avait sans doute pas effectué de transactions ces derniers temps et la brigade étaient entrain de vérifier tous ceux qui possédaient ou qui avaient acheté une arme semblable à celle retrouvée sur le n°52. La brigade n'était pas un dortoir, loin de là, tout le monde s'activait! La Veuve lança un regard sur la caméra et aussitôt un brigadier apparut au près d'elle. «  Sur les six dernier mois, je veux tous les noms et informations sur les personnes ayant acheté ceci. » Elle lui montra l'araignée et reprit les yeux rivé sur le brigadier «  Idem pour l'épée.  » Elle détourna la tête et se remit à observer la scène plutôt hilarante. 52 était amusante, ses paroles, ses actions...son comportement... Nékorovy n'en demandait pas mieux. Le brigadier avait déjà détalé.

Un ami... un ami rebelle. A ces mots, la jeune femme sourit en coin, ses Tourmalines vertes pétillaient d'envies, elle avaient soif de sang, de spectacle et...52 haïssait Zoltan ? Mensonge! L'esprit de la Veuve hurlait au scandale! Qu'on la fasse taire, qu'on lui coupe la langue, qu'on la guillotine, qu'on lui fasse avouer... Mensonge!
Le sourire de Wel s'envola. On ne pu cependant pas lire ce à quoi elle pensait ensuite. Sans bouger, elle écoutait attentivement. De temps en temps des contacts avec Zoltan. Ah bon? De TEMPS en TEMPS! Poursuivons... Elle n'a RIEN fait de MAL, HORMIS ça. Elle les prend pour des abruti ou quoi? 52 se contredisait elle-même! La pauvre petite... elle était entrain de dire qu'elle avait fait quelque chose de mal au final. Ceci est un exemple parfait du ''Comment ne pas s'enfoncer tout en s'enfonçant!''

L'Ours et La Veuve Noire voyaient bien des cas, mais celui là était leur préféré! La contradiction. Un délire de plus. Et hop! Le sourire de brunette ce revint, mais plutôt moqueur. N°52 s'était rattrapée sur un point. Elle n'avait effectivement pas formé de personne pour prendre la relève mais il n'était pas bien compliquer de la remplacer. Avec toutes ses recherches, ses formules biens sauvegardées au laboratoire, un ingénieur et professionnel dans le domaine pourrait facilement la remplacer. Mais il y aurait tout de même un petit soucis. Karlovy ne devait pas être destituée de son poste, on devait la garder coute que coute avec les Guildiens et non l'expédier en première classe chez les rebelles. Tout au fond d'elle, Welka savait que cette karlovy une fois relâchée chercherait à lui faire la peau, la haïra et lui cherchera des noises... Le Brigadière d'Elite était prête à subir cela, mais elle était prête également à la tuer si jamais un seul de ses cheveux perdait son éclat à cause de cette insouciante! De toute façon la Veuve tiendrait Kim dans sa main. Et si elle l'aimait vraiment, cette chère Karlovy se tiendra comme il le faudra. La balle sera dans son camp. Mais pour l'instant... vivons pleinement l'instant présent, celui qui arriva enfin!!!

Le lama cracha.

Ce fut l'Ours en face qui reçut cette insulte matérialisée, qui s'échoua lamentablement sur l'une de ses arcades. Dans un premier temps, il essuya cette immonde injure de son épaule. La réponse à cette insulte ne se fit point rapide non...il faut prendre son temps. Sachant très bien ce que voudrait Vlad , Nékorovy saisit la paire de poing américain et lança l'un après l'autre ces armes de contact. Avec douceur et 'amour', il les enfila déposa un doux baiser sur l'un de ses poings puis, un premier coup s'abattit sur le visage du N°52 lui éclatant l'arcade et sans donner un instant de répit à la détenue, de son autre poing, lui percuta la mâchoire ainsi lui explosant les lèvres. Il venait de la prendre à revers entre ses deux poings. Il n'avait pourtant pas frappé fort et encore moins de toutes ses forces.

Décidément, bêtises sur bêtises « Ouai, t'es aller rendre visite à ce Zoltan... mais tout ce baratin ne me dit pas comment ça se fait que tu ai pris tel couloir pas l'autre! Et encore moins le malade qui t'a donné cette arme ni même comment tu l'as eu? Parce qu'à mon avis, ton nom ne figure pas dans le dossier des ventes! Je ne répète jamais trois fois!  » Il lui balança autre coup au visage, et s'éloigna d'un mètre, tout en la fixant. « C'est ta dernière chance, ne laisse la Veuve s'occuper de toi, c'est un conseil que tu devrais prendre en compte.  » Trop tard, Nékorovy elle, demeurait silencieuse, toujours entrain de jouer avec ce morceau de plastique blanc cet entonnoir et puis soudain, elle déposa l'objet qui laissa échapper un claquement, saisit la tablette tactile et effleura de son doigt l'écran. Le bruit mécanique de la chaise se fit puis, elle bascula en arrière. La plaque de métal se déplia pour former une chaise longue, exactement celle sur laquelle le patient se posait lors de ses consultations chez le dentiste, mais sans mousse, sans aucun confort. Un collier de métal se referma sur le cou de du N°52. « Je te l'avais dit.  » déclara l'Ours, un sourire en coin puis le rit démoniaque.

« A table! » s'exclama joyeusement Wel comme si elle se tenait à la fenêtre de sa maison et que les enfants jouaient dehors, dans le jardin. Mère Welka... saisit son entonnoir et s'approcha de fille 52 et la regarda. Elle était si calme, avec un sourire pâle sur le visage. Le quota de chance expirait...les minutes qui allaient suivre ne dépendaient que et seulement que de Karlovy Kinsky dite n°52.

«  Une prière pour le repas ? » Néko lui fit un sourire amicale et plein de douceur. L'Ours lui, s'était adossé à un coin de la pièce, dans un angle les bras croisés et les yeux rivé sur les deux seaux au sol...

[HRP: Je te la rendrait mon amour, ne t'en fait pas.]
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Message par Karlovy Kinsky le Sam 7 Mai - 20:59

2034 mots

Lovy avait réalisé un peu tard ce qu’elle faisait. Pourquoi donc avait-elle laissé la colère l’envahir une fois de plus, hein ? Pourquoi s’était-elle laissée aller au point de cracher au visage de son tortionnaire ? Elle n’avait aucun remord à avoir laissé sa morgue se déverser en un flot de paroles accablant – de toutes façons, elle était déjà en bien mauvaise posture, et la douleur constante qui laminait son corps ne l’aidait pas à se contenir – mais ça, elle le regrettait. Et elle savait qu’elle le regretterait encore plus en voyant le visage contracté de Vlad. Vous savez, cette mine qui n’augure rien de bon, comme si le gros tas de muscle était très constipé, que ça le mettait dans une sacré colère et que l’adorable donzelle qui lui faisait face lui semblait un formidable moyen de retrouver un transit normal ? Eh bien voilà. C’était exactement ça que Karlovy voyait sous ses yeux, et cette vision n’avait rien de rassurant.

Elle tenta un sourire contrit, n’eut droit qu’à un rictus empli de méchanceté, deux poings américains volants lentement à travers la salle… Un baiser, presque tendre, un nouveau regard complice plein d’un plaisir pervers et… Son arcade éclata, dans une giclée de sang et une nouvelle et douloureuse montée de douleur. Elle ne retint pas un gémissement, tandis qu’un second coup s’écraser sur sa joue, qu’un troisième venait faire éclater ses lèvres, qu’un autre revenait dans son nez dans un drôle d’état depuis un moment déjà. Bientôt, elle se mit à saigner franchement, à grosses gouttes, et son visage violacé, plein de contusions, n’avait plus rien du visage angélique qu’elle avait arboré pour descendre dans les sous-terrains. Elle ne se voyait pas, et cela valait sans doute mieux pour elle : sous les yeux des spectateurs, on ne voyait plus qu’une loque, qui luttait fièrement contre ses larmes, le regard fier posé sur l’horizon. Elle ne résisterait plus.

C’était fini pour elle. Elle avait conscience d’être difficilement remplaçable par la Guilde, et que quoiqu’il arrive, on ne la ferait pas trop souffrir. Le but n’était pas de remplir les troupes rebelles, non. Loin de là. Il fallait fidéliser les gens aux rouges, les fédérer… La laisser montrer son visage boursoufflé, ces vilaines plaies qui mettraient sans doute des semaines à cicatriser, allait-il convaincre les citoyens de Nosco du bien fondé de la Guilde ? Sans doute pas. Mais cette grande organisation, cette secte saurait retourner les choses à ses avantages, accabler plus encore les rebelles, l’accabler elle aussi, tant qu’à faire… Humpf. Elle ferma doucement les yeux, son esprit dérivant sur des flots tumultueux, emporté par sa douleur constante.

En réalité, elle n’était pas si abimée que ça. Bien sûr, elle avait de nombreux bleus mais, ses côtes et son nez mis à part, elle n’avait rien de cassé. Sans doute aurait-elle besoin de quelques points de suture sur son arcade, mais il n’y avait que le temps qui pouvait faire disparaître les multiples hématomes, et si, accablée de douleur, elle pensait avoir besoin de semaines, la réalité se dénombrait néanmoins en jours. On la garderait prisonnière ici juste ce qu’il fallait pour le gros disparaisse. Et on exigerait son silence, sans doute. Ou utiliserait ses paroles. Qui sait ? De toutes façons, elle n’avait personne à qui en parler, préférait garder ses faiblesses pour elle… A moins que Kim ? Un maigre sourit se dessina sur ses lèvres, lui tirant une nouvelle bouffée de douleur. L’ours reparlait, mais elle était perdue dans ses pensées. Elle rêvait de jours meilleurs.

Kim viendrait-il la voir, dans les cellules ? Viendrait-il la soigner ? Un grognement lui échappa, tandis qu’elle songeait au cruel dilemme : elle avait terriblement besoin de le voir, de puiser en lui du réconfort… Mais en même temps, elle craignait que Néko ne pose ses sales pattes sur lui. Elle ne connaissait que trop cette femme, ce démon, et qui sait ce qu’elle pourrait faire sur celui qui s’offrirait à ses pattes démentes ! Un frisson courut le long de la prisonnière qui, toute à ses pensées, se préoccupa à peine de ce que lui disait Vlad. Qu’importe. Elle n’avait rien à lui dévoiler, de toutes façons, elle n’avait rien fait de mal. Murée dans son silence, elle se contenta de garder la tête droite, emplie de sa seule fierté, et se laissa aller à des pensées plus douces, moins douloureuses. Elle voulait voir Kim. Elle voulait être avec Kim. Mais elle refusait qu’il prenne le risque de venir. Qu’il la voit comme ça, et qu’il en soit dégoûté. Ou, pire, que Welka en profite pour s’en prendre à lui. Le sadisme de la Veuve Noire n’avait pas de limites, elle ne le savait que trop bien.

Un grésillement suivi d’une rotation de sa chaise la tira de ses pensées. Hein ?! Quoi ?! Que se passait-il donc, cette fois ? Avant qu’elle n’ait eu le temps de dire « ouf », « oups » ou « flûtrin » (ce qui était relativement plus long que les deux autres !), elle se retrouva allongée dans une position qui n’avait rien de confortable. Avec un collier en fer autour du cou. Ouaf. Toujours nue, elle se fit la réflexion que ça ressemblait un peu à une visite chez le gynéco, à ceci près qu’elle n’avait pas les jambes si écartées, et que le siège était franchement moins confortable, sans sa petite mousse, son petit sopalin propre et l’odeur de médecine qui sentait fort, et se faisait aussi effrayante que rassurante. Cette idée l’aurait presque fait rire si Welka n’avait pas eu la formidable idée de se lever, de s’approcher d’elle, dangereuse, chasseresse, et de déclarer joyeusement :

« A table ! »

Ah ah. A table, oui. Un soupir échappa des lèvres de Karlovy, qui avait décidément du mal à comprendre l’humour des bourreaux, et elle attendit patiemment que la suite des choses ne l’assaille. Bizarrement, la colère recommençait à la gagner, l’enivrant de plus en plus, écartant la douleur qui ne voulait pas se laisser faire. La lutte était terrible, les combattants pleins de hargne, et la rage intérieure qui la submergeait toujours un peu plus menaçait d’exploser. Elle grogna, roula des yeux, ses muscles bandés – maigre tentative de se libérer de ses chaines… Et son regard tomba sur l’entonnoir, que Néko tenait entre ses pattes, sans chercher à le cacher, un sourire sombre et machiavélique sur les lèvres – du Néko tout craché ça !

Il y a quelque chose de formidables, chez les scientifiques, c’est que leur cerveau a un goût prononcé pour la logique. Si certains laissent leur mémoire faire le boulot, d’autres leur création ou leur organisation, les scientifiques étaient bien réputés pour être logiques. Surtout dans la douce ville de Nosco. Surtout, surtout pour une simple technicienne de laboratoire, qui avait l’habitude de jouer avec des machines toute la journée et de gérer les besoins de la cité en terme de nourriture. Aussi sa petite tête fit-elle rapidement le chemin qui s’imposait : odeur de sang > « A Table ! » > « Une prière pour le repas ? » > « Rire démoniaque de l’autre empoté » > Entonnoir… On allait lui faire manger, ou plus exactement, l’obliger à engloutir, ce qui sentait cette odeur de sang. Et si ses narines frémissantes lui assuraient une chose, c’est qu’elle n’avait aucune envie que ce délicieux mélange odorant lui tombe dans le gossier. Une équation, une solution. Elle devait parler.

Avez-vous déjà participé à une chasse au sanglier ? L’animal fuit, conscient de sa faiblesse et de son infériorité face à la horde qui veut sa peau. Il n’est pas idiot, mais ne peut se cacher éternellement. Alors, il finit par se faire rattraper, est blessé par un premier pique… C’est cet instant qu’il choisit pour devenir fou de rage, acculé, pris en flagrant délit de faiblesse… A cet instant, Karlovy était une proie. Mais pas n’importe quelle proie : c’était un sanglier, qui était conscient qu’il allait perdre son combat. Alors la rage parcourut son corps, électrique, et c’est en criant qu’elle affirma, veillant à garder une part d’humanité pour ne pas dire trop de bêtises, pour ne pas tomber dans une ridicule suite d’insulte qui n’aurait fait que lui enlever plus de fierté encore :

« Je ne suis pas aussi idiote que vous le pensez, figurez-vous !! En tous cas, pas au point de descendre dans les sous-terrains à l’aveuglette ! J’avais fait du repérage avant, j’avais visité, enregistré dans un coin de mon cerveau le moindre détail pour me repérer, pour pouvoir faire demi-tour. Tout est dans ma tête ! Vous ne pourrez rien m’enlever ! Même en me frappant plus encore, même en me faisant subir les pires atrocités, même en écrasant toute ma fierté !»

Elle n’avait pas parlé de l’épée, elle savait qu’ils s’en rendraient compte. Elle espérait que Shane n’aurait pas de problèmes par sa faute, qu’il avait eu l’intelligence de couper les vidéos, de… Elle ne voulait pas manger tout ça. Elle ne voulait pas subir. Alors, elle rendit les armes, leur donna ce qu’ils voulaient : des informations.

« L’épée vient de Shan… Euh, de Monsieur Lewis. Je l’ai… Séduit. Je lui ai pardonné des trucs, au point qu’il me soit redevable… Ensuite, j’ai profité de mon pouvoir sur lui pour m’inviter dans sa maison, le draguer. J’ai… »

Silence, malaise apparent… Et voilà qu’elle crachait, sans dissimuler sa colère :

« J’ai couché avec lui, voilà ! J’ai donné mon corps, et j’ai profité de son plaisir pour dérober son épée ! Ensuite, je lui ai pris sa cape, j’ai dissimulé l’arme dessous et je suis partie !!! »

Elle ne se maîtrisait plus, ne pouvait plus cacher la haine, la colère, le désespoir qui l’envahissaient plus à chaque instant, s’installant dans chaque cellule, bouchant chacune des pores de sa peau, de sorte que même son odeur devienne proche de celle du fauve, animale, méchante. Elle cria, lança une série de juron, tira de toutes ses forces sur ses chaines, comme si le fer allait briser face à sa ridicule petite colère. Ah, ils devaient bien s’amuser, les brigadiers ! Ils devaient apprécier le spectacle, eux dont les yeux lubriques ne devaient pas souvent voir une femme nue dans une telle colère ! Les plus sains ne riaient sans doute que de son état, de sa fierté réduite à l’état de résidu… Mais les plus pervers devaient sûrement rêver de la chevaucher, de découvrir si elle était aussi sauvage dans un lit que sur une chaise de fer… Certains auraient même pu aller demander l’autorisation à Welka, si elle ne les avait pas tant effrayés.

Elle hurla de plus belle. Pourtant, belle, elle ne l’était pas vraiment. Si on ne pouvait nier un certain charme, son corps, couvert d’hématome allant du bleu au jaune en passant par le violacé, était effroyablement maigre. On y discernait quelques muscles, presque masculins, mais elle restait d’une triste finesse, que ses vêtements cachaient d’habitude plutôt bien. Sa chevelure brune et bouclée, l’une des principales sources de son éclat habituel, n’affichait plus qu’une terne saleté, certaines mèches coagulées par le sang de son visage. Ce dernier était tuméfié, gonflé, franchement laid… Et pourtant, ses yeux recelaient une telle force de sentiment, une telle haine qu’on ne pouvait plus s’en détacher, qu’on ne pouvait plus voir le reste.

Plus rien n’existait que cette détresse teintée d’animosité qui brillait dans ses yeux d’émeraude. Tout le reste n’avait pas d’importance. Elle se cabrait comme un cheval sauvage, ruant contre ses entraves, tentant vainement de vaincre un ennemi trop fort. Elle n’en pouvait plus. Des larmes de colère brouillaient son regard, et elle ne pouvait même pas les essuyer… C’était sans doute là la plus ultime de ses faiblesses, et elle n’oublierait jamais ce moment, qui lui rappelait curieusement son passé. La Guilde se voulait bonne. Et pourtant, ils détruisaient des vies, ils détruisaient des êtres qui n’avaient pourtant pas fait grand chose, qui n’avaient pas mérité ça. Un gémissement lui échappa. Elle voulait retrouver sa cellule, pleurer et se libérer de la douleur… Que tout cela cesse, ou bien elle se vengerait !
Karlovy Kinsky
Karlovy Kinsky
~ Biologiste ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Technicienne dans la synthèse alimentaire
Âge réel : 19
Âge d'apparence : 27

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Mémoire:
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Message par Nékorovy Welka le Lun 9 Mai - 3:25

La réaction de la brunette ne se fit point attendre. Elle était si colérique! Malgré le petit topo qu'avait fait Welka lors du cours d'arme blanche et de corps à corps, cette petite sotte n'avait pas retenue la leçon. Cela ne servait strictement à rien de s'énerver à ce point même si ce qu'elle subissait avait de quoi révolter les novices et ignorants en la matière. 52 était bien trop aveugle, trop facile à faire parler. Sa colère était un immense point faible et pourtant, cela lui donnait du ressort. Ce sentiment ne faisait que l'induire en erreur, au point même de commettre la bêtise de cracher au visage de son Ours, au point d'insulter à tout bout de champ ses tortionnaires. Pour une femme, de tel jurons n'avaient pas leur place surtout face à Nékorovy. 52 était un nombre. 52 n'avait pas de moral. C'était juste un nombre rien d'autre.

La langue de le détenue se délia enfin. Elle avait du sentir le danger imminent se rapprocher, elle avait du flairer le poisson, l'énorme poisson qui allait tomber tout droit dans son gosier. Effectivement, elle n'était pas bête et Néko le savait parfaitement bien! Pour pouvoir obtenir un poste aussi élevé, on se devait d'être intelligent et connaisseur. Numéro 52 parla, elle se soulagea de toutes ses pensées qu'elle voulu tenir si secret et pourtant, Nékorovy doutait fort d'une chose : l'épée de Shane. Si l'on suivait le raisonnement de la brunette elle avait donc couché avec Shane afin de lui soutirer son épée. D'accord, jusque là ça pouvait aller, mais quelque chose d'autre la froissait.

Pourquoi Shane n'avait t-il pas déclaré un vol, une perte!? Une arme tout de même!! C'était une arme et pas une écharpe!! Shane aurait dû, car oui c'était un devoir, déclarer la perte d'un tel objet! S'il était consciencieux, ordonné et si cette épée lui tenait à cœur, on pourrait supposer qu'il la chercha pendant des heures, des jours... or ce ne fut pas le cas! Il y avait une zone d'ombre à éclaircir. Quelque chose d'énorme clochait dans son discours, dans son flot de parole décousu et Nékorovy détestait qu'on lui mente ou que l'on tente de lui cacher des choses. Si jamais elle venait à découvrir la fausse note... si jamais Shane avait participé à cette mascarade...il serait dans de beaux draps, mieux encore, dans une belle housse en plastique noire à fermeture éclaire... En tout cas, la Veuve n'hésiterais pas lui tirer les oreilles et à épier ses moindres gestes... elle se fera un plaisir façon Néko mais en version amélioré. Nékorovy ne traite jamais ses proies de la même façon. Jamais!

La Veuve ne dit absolument rien, mais quelque chose d'autre sembla la déranger. Il était impensable de cette détenue couche avec Shane. De ce qu'elle avait pu observer, il était difficile de l'imaginer entrain de s'offrir un informaticien, à une homme qui n'avait rien en commun physiquement avec Kim ni même Zoltan. Mais ça, c'était son problème... Tout de même, Néko n'avala point cette pilule là, et n'ajouta rien non plus, préférant laisser croire Karlovy ce qu'elle voulait bien croire. Vlad lui même avait regardé Néko quand 52 avoua avoir couché avec Lewis. Lui aussi avait trouvé cela louche, surtout si la réaction précédente de 52 confirmait bien qu'elle ne laisserait pas un homme la toucher... ses réactions face au groupe de nettoyage de la brigade...cela avait été vrai mais cette histoire d'avoir couché avec Shane sentait le fake à plein nez. De toute façon, Néko allait vérifier tout ces dires. C'était une traqueuse hors paire.

De plus, il y avait une vidéo sans image, Mael Lewis avait du coupé la caméra mais pas le micro. Elle l'avait détaillé et ce que l'on pouvait entendre aurait pu tromper Welka à un point près. Les cris étaient trop répétitifs et même pas étouffé. Ces sons étaient clairs hors, cela ne devrait pas être totalement le cas, en tout cas pas du début à la fin. Et simuler un orgasme était plutôt simple pour une femme (ne vous vexez pas messieurs mais c'est vrai!) mais pas pour un homme. C'était Shane qui avait permis à Welka de déceler la faille. C'était un très mauvais joueur, surtout sur la note finale... celle qui écorcha l'oreille de la Veuve. Mais encore, lors de l'analyse des bruits de fond...n'entrons pas plus dans les détails. Le faits est que 52 se foutait des ses tortionnaires mais, le principal était là.

La Veuve leva les yeux sur Vlad. «  Ramenez-là  » déclara Welka qui avait remit la chaise à sa position initial et avait ôté la ceinture de métal qui entourait le cou de la pauvre brunette après avoir déposé l'entonnoir. Vlad lui, sans prévenir, frappa la détenue à la tête de façon à ce qu'elle perde conscience. Et cela fut. Des brigadiers pénétrèrent dans la pièce, s'emparèrent du corps inerte. Néka tapota sur sa tablette tactile et la lourde porte dans un bruit métallique s'ouvrit enfin. Ils trainèrent la détenue puis la jetèrent dans sa cellule. La porte de referma dans un lourd dé-clique.

La salle blanche fut nettoyé, les seaux rangés et Néka accompagné de Vlad quittèrent la pièce. Elle prit soin de refermer la porte via sa tablette, désactiver les paramètres de la salle, rangea la tablette puis, enfin posa sa main sur l'espace de reconnaissance digital. Le calvaire de la petit protégée s'arrêtait là pour cette fois-ci. La Veuve regarda autour d'elle, fixa quelques prisonniers en cage qui n'osèrent pas réellement la regarder. Vlad lui s'en alla dans ses bureaux tandis qu'un brigadier arriva au niveau de la Veuve. Kim Van Berghen ne pouvait pas mieux tomber! Cerise sur le gâteau!

Nékorovy Welka
Nékorovy Welka
~ Brigadier d'Elite ~
Assassinat


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigadier d'Élite dans l'assassinat ; Brigade anti-terroriste
Âge réel : 21
Âge d'apparence : 26

Compétences
Mémoire:
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