Un esquimo givré sur une pente glissante...

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Un esquimo givré sur une pente glissante...

Message par Kim van Berghen le Mar 3 Mai - 18:28

On glissait souvent aux nouveaux oubliés des avertissements stupides tels que : « Prenez garde de la webcam de votre ordinateur qui peut être piraté ». Oui, en effet, mais pourquoi quelqu’un qui pouvait accéder à toutes les caméras de l’appartement se contenterait de celle minuscule et pas forcement de si bonne qualité ? Non, quoi qu’ils fassent ils seraient surveillés et s’ils tentaient de fuir cette contrainte alors ils seraient encore plus encadrés et certainement mis au froid des cellules pour au moins quelques jours, histoire de remettre les idées en place. Pourquoi tenter d’échapper à un système qui ne voulait « que » votre bien ? Qui ne cherchait qu’à vous protéger… Les meilleurs hackers pouvaient prendre possession de votre ordinateur à distance, alors à quoi bon tenter de biaiser, la dernière zone de liberté restait uniquement les pensées. Combien de fois n’avait il pas eu des conversations avec Tristan une fois que celui avait prit en partie possession de son ordinateur. C’était assez frustrant d’avoir l’impression de ne rien contrôler et de voir les applications s’ouvrir toutes seules, ou le curseur se déplacer comme contrôlé par un fantôme. Rien n’échappait à la surveillance de la Guilde.

L’ordinateur du scientifique était un modèle assez basique avec un écran assez grand, et de l’une des dernières générations, il en changeait assez souvent depuis son arrivé à Nosco, sinon imaginez vous un ordinateur de plus de soixante ans… Il passait déjà bien assez de temps sur son mini ordinateur pour ne pas grandement apprécier celui aux dimensions plus élevés qui restait chez lui. Le fond d’écran de son ordinateur ? Kim avait longtemps hésité. Après tout, c’est le genre d’image qu’on voit et que l’on revoit sans cesse, en ouvrant et fermant les programmes on retombait forcement sur le bureau. Et c’était aussi souvent une information très révélatrice de ce qu’une personne pouvait apprécier. Il avait donc finalement opté pour un fond unis où l’on avait tracé une forme une forme aux multiples couleurs, une fractale. Un dessin tout aussi abstrait qu’artistique ou mathématique. Que fallait-il en déduire ? Pas forcement grand-chose. Il aurait tout aussi bien pu mettre une photo de Steve, mais on aurait surement déduit l’obsession du maitre pour son animal de compagnie. Enfin ce n’était pas non plus un secret… ou alors de Polichinelle. Il avait beau travailler dans la cybernétique, il préférait largement un compagnon à quatre patte à poils plutôt que métallique.

C’était le weekend, seul moment où la plupart des habitants de Nosco en profitaient pour se détendre, ne rien faire et surtout oublier un peu le travail. Kim s’était tout simplement installé sur son canapé, ordinateur sur la table en face de lui, installé confortablement. Steve avait été lâché dans l’appartement et se baladait librement pour le moment grignotait un gâteau que son maitre lui avait donné. Le réseau alpha avait été ouvert, mais les nosciens avaient apparemment décidés de profiter d’autres activités plutôt que celles de surfer sur le réseau. Ce qui laissa le temps à celui qui vivait au troisième étage de l’Aedes de penser à un pseudonyme stupide. Bon alors basique il y avait le « Kim aime me suive ». Et puis finalement il avait opté pour un Eskim’o. Après tout les glaces étaient une des desserts préférés de la plupart des gens, et même si ce n’était pas de saison, vu le froid extérieur le pseudo pouvait se justifier. De toute façon un pseudonyme avait deux utilisations : soit cacher son identité, soit permettre de s’amuser et de créer une discussion. Le premier cas n’était certainement pas l’utilisation destiné au pseudonyme puisqu’il contenait le prénom du doc.

Alors qu’il se connectait à un sujet de discussion, utilisant le pseudonyme glacé, le seul connecté s’avéra être Traktueur, étonnamment les autres participants semblaient avoir fuis depuis longtemps… Sans doute la terreur inspirée par le pseudonyme ? Autant dire que si c’était Virulino qui avait été connecté l’effet aurait été le même. Etait ce Shane Lewis sous le pseudonyme ou un autre des informaticiens de la brigade ? Ils n’étaient pas si nombreux à pouvoir se faire passer pour leur commandor et à en avoir reçu l’autorisation, sans doute même étaient ils simplement limité à deux personnes : le second du commandor et le nouveau protégé de celui-ci. Alors autant tenter sa chance et savoir qui se cachait sous le pseudonyme. Si c’était Shane, une fois de plus il travaillait alors qu’il aurait dû penser à autre chose, se reposer un peu et se détendre en meilleure compagnie que seulement sa machine. Bon, vous pouvez toujours dire que Kim n’avait pas non plus lâché son ordinateur, ni sa sourie et son rat, mais au moins ne travaillait il pas. Il commença donc par la formule de politesse, avant de lancer une blague destinée à savoir si : la réponse serait glacée et froide et donc de Mathys Nelsen, ou bien un peu plus détendue, et donc de Lewis.

Eskim’o : Bonjour Traktueur.
Vous savez ce qui tousse, à de la fièvre, des courbatures et se précipite au Sapientia ?

Il laissa quelques secondes de suspense avant de répondre à la question qui était plus rhétorique que devinette.

Eskim’o : Une épidémie de grippe.
Et sinon ça va dans les rangs de la brigade informatique ?

Il avait besoin d’envoyer un mail d’ordre privé à l’informaticien, cependant il devait être prudent dans le choix de ses mots car ce qu’il dirait impliquait un commandor, et c’était une accusation assez importantes, mais qui malheureusement avait été relayée par plusieurs personnes et la rumeur commençait à enfler. Mieux valait sans doute prévenir que guérir, encore une fois, et dans ce cas là il fallait avertir Shane tant qu’il pouvait contenir la rumeur ou y mettre un terme en rectifiant le problème à la base. Il se connecta au réseau Oméga tout en réfléchissant à ses mots. D’ailleurs Shane vivait avec Silvio, puisqu’ils étaient en collocation ce qui impliquait qu’Anthelmios puisse lire au dessus de l’épaule de ce dernier au moment même où il ouvrait le mail. Et puis Kim aimait bien le petit brigadier, il n’était pas méchant au contraire. Il lui avait même évité une mauvaise rencontre lors de la fête suivant l’attaque des créatures…

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Re: Un esquimo givré sur une pente glissante...

Message par Shane M. Lewis le Dim 8 Mai - 17:30

    Alpha. Shane en connaissait presque tous les recoins à présent. Le réseau était tellement simple, tellement peu sécuriser que l’on avait accès un peu à tout en un rien de temps. Il y avait un temps où Shane apprenait à cracker un peu tout et n’importe quoi. Il avait débuté avec des choses très simples, et avait augmenté la complexité à mesure de ses capacités. Il avait connu des échecs certes. Autrefois. A présent, sur alpha, toutes les portes lui étaient ouvertes. Il pouvait faire exactement tout ce qu’il voulait. Hacker un forum, pirater une boîte mail ou encore s’introduire dans une conversation sous le pseudo de quelqu’un d’autre et avec l’adresse IP de quelqu’un d’autre (falsifiée bien sûre), tout lui était permis. Il s’amusait, il fut un temps à cracker absolument tout ce qui lui tombait sur la main, pourvu que la chose s’ouvre et lui révèle son secret aussi insignifiant puisse-t-il être. Il avait même réussi à s’introduire dans une fête entre filles en piratant quelques boîtes mails. Il avait su où quand et comment et s’était offert le privilège d’un spectacle de demoiselles essayant divers sous-vêtements et plaidoyant sur l’ensemble qui ferait le plus craquer les hommes. Franchement, Shane aurait voulu leur dire que tous avaient leur effet, mais il aurait signalé sa présence et les demoiselles seraient partie en courant et hurlant qu’on les avait violées.

    Son nouveau cheval de bataille avait alors été bêta, qui, un degré supérieur était bien moins aisé qu’alpha. Mais ce n’était en rien inaccessible. Enfin pas pour Shane du moins. Mon brigadier avait non seulement passé sa vie à Nosco comme informaticien, mais il semblerait que dans sa vie antérieure à Nosco, il en fut de même et qu’il avait toujours été attiré par ces machines lumineuses qui attiraient inexorablement ses yeux. C’était un envoutement diabolique, mais Shane ne s’était jamais plaint d’un tel ensorcellement. Il se complaisait même à évoluer dans ce milieu virtuel qui ouvrait ses portes petit à petit et lui montrait mille et une merveilles. Plus récemment encore, ce fut Oméga. Le réseau le plus sécurisé de la Guilde qui était loin d’être un ennemi pour lui à présent. Il était même devenu un outil familier. Tristan lui avait accordé l’accès et c’était véritablement un beau cadeau qu’il lui avait fait là. Bref, Shane en revenait à son premier amour à savoir alpha. A ses débuts, il en avait passé du temps sur ce réseau, encore aujourd’hui, Alpha était movible et changeait. Il en découvrait toujours des choses nouvelles. Fausses parfois et elles le faisaient rire. Vraies d’autres fois, et elles l’instruisaient.

    Sur la banquise, un esquimau l’interpella. Et son regard clair s’illumina. Tiens, Kim Van Berghen. Shane n’était pas mécontent de le voir. Il pouvait discuter de choses intéressantes avec lui. Et puis Kim allait peut-être former Shane en biologie alors béni soit-il, mon brigadier le vénérait. Ses mains frappèrent le clavier un bref instant : Shane avait pris l’habitude de taper vite sur son clavier. Aussi les mots en réponse ne tardèrent pas à se présenter.

    Traktueur : Bonjour Kim. Nous nous portons bien. Pas de béquilles pour le moment dans la brigade informatique. Nous, informaticiens, sommes tellement geeks que nous voyons peu de monde et nous sommes donc auto-immunisé contre certain virus qui s’attrapent en communauté. Les seuls que nous pouvons craindre ne sont qu’informatiques, mais nous sommes formés pour lutter contre ce genre de choses.

    Un brin d’humour et c’était un peu vrai. On ne pouvait pas vraiment compter sur son ordinateur pour nous refiler la grippe ou une quelconque autre maladie humaine. Et après vous vous demandez comment certains hommes peuvent tomber amoureux de leur machine. Un peu comme les soldats bichonnaient leur épée, un geek nettoyait de manière astucieuse leur clavier et leur écran. Aussi, lorsqu’on fait du mal à leur bébé, on connaissait la fureur noire du geek rouge. Et ca, c’était une maladie dévastatrice qui pouvait faire des ravages. Et ca faisait mal. Ca, les docteurs du Sapienta ne trouveraient pas de remèdes de sitôt.

    Traktueur : J’ai entendu parler de cette grippe, qu’en est-il au juste ? Est-ce grave ? J’ai vu que certaines personnes s’inquiétaient pour cette maladie. Vous êtes mieux placé que moi pour le savoir. Est-ce grave, docteur ?

    Phrase typique qui l’amusait bien. Et dans la situation, il n’y avait rien de mieux à sortir que cela.
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Re: Un esquimo givré sur une pente glissante...

Message par Kim van Berghen le Sam 14 Mai - 0:28

hj: j'espère que tu vas m'aider à me sortir de là XD Ou au moins me donner ton bon de corruption Razz

Dj:
Si Kim était loquace à l’oral, Shane l’était à l’écrit, préférant taper ses réponses que les dires à voix haute. Il fallait dire que passer son temps sur un ordinateur entrainait forcement les doigts à connaître chaque touche et que le cerveau pouvait ainsi retranscrire plus rapidement les pensées en mots, sans que le regard ne s’attache au clavier pour repérer chaque lettre. Ainsi ses réponses ne tardèrent pas à s’afficher sur l’écran de Kim à côté du pseudonyme de son cher ami disparu dans les souterrains depuis de bien trop longues semaines. Mais Traktueur était toujours là pour veiller sur le ou plutôt les réseaux, jetant son regard partout tel Big Brother, rien ne lui échappait et il contrôlait tout, tout ce qui passait pas l’informatique en tout cas.

Il était celui qui avait accès à tout, et à qui pourtant il manquait des informations, car après tout même en étant omniscient, on ne pouvait pas tout contrôler, cela aurait prit trop de temps, ou alors il aurait fallu déléguer. Mais qui disait déléguer du travail, pouvait signifier travail bâclé et incorrect, incomplet. Alors on gardait tout pour soi, car il n’y avait pas de meilleur serviteur que celui qu’on était pour soit même, on savait exactement ce que l’on attendait et quel but était recherché, quels étaient les moyens pour y parvenir et à quel point on pouvait s’investir dans cette tâche. Alors Shane Lewis avait beau tenté de tous voir, les intrusions sur le réseau Oméga, la chasse aux rebelles, sans doute avait il raté ce qui se passait au Sapientia. Trop concentré sur ce qui se passait à la Brigade, il n’avait pas eu le temps de voir… L’épidémie qui enflait lentement, comme la vague d’un tsunami qu’on sent avant qu’elle n’arrive. La catastrophe qui s’approche et dont on voit l’ombre avant d’en apercevoir la forme. Mais il était déjà trop tard… Et si l’informaticien se moquait bien des nosciens malades, il ignorait sans doute qu’un peu d’insociabilité ne garantirait pas totalement la préservation de la brigade informatique.

Les virus informatiques étaient dangereux certes, mais ils n’étaient mortels que pour les machines, contrairement à ceux des maladies qui ne pouvaient affecter les circuits de leurs amis robotiques, et qui pouvaient toutefois couper court à l’alimentation d’un être le vivant, le faisant s’arrêter définitivement sans espoir d’être rallumé ou rebooté. Si celui qui avait depuis peu migré au troisième étage semblait s’amuser, il fallait cependant lui faire comprendre l’importance de la situation et l’état critique qui pouvait rapidement arriver. Tout cela sans forcement créer la panique bien entendu.

Eskim’o : Faites attention, une contamination ne s’arrête pas aux portes malheureusement. Si jamais vous voyez l’un des brigadiers en mauvaise santé, renvoyez-le chez lui, ou mieux encore au Sapientia. Nous avons besoin de connaître le nom de tous les contaminés, et de les prendre en charge un par un. Ils auront chacun besoin de médicaments, d’un bon traitement et d’un peu plus qu’un simple repos. Toutefois les laisser travailler s’ils sont contagieux reviendrait à laisser une bombe au milieu de vos amis. La maladie est un fléau que bien peu sont capables de museler, prenez garde.

Son ton semblait certainement un peu inquiet, il espérait que cela alerterait Lewis, qu’il prenait la menace au sérieux et non pas comme un simple avertissement. S’il était vraiment intelligent il ferait même passer le mot à Anthelmios. Le commandor anti-terroriste n’avait certainement pas besoin que l’un de ses brigadiers s’effondre dans les souterrains pour cause de grippe, ou plus si affinités… Surtout sachant quels dangers se cachaient dans les sous-sols. Non définitivement un homme hors combat était un gros problème, pour lui-même car il fallait le remonter à la surface le plus rapidement possible pour qu’il soit traité, mais aussi pour son équipe, car cela signifiait des bras en moins, ceux du malade et ceux qui devaient le soutenir, voir le porter. Et les créatures sentaient les faiblesses, elles en profitaient et n’hésiteraient pas un instant. Elles ne connaissaient pas le mot « pitié » contrairement aux rebelles, et encore… Il fallait se montrer extrêmement prudent, ce qui se jouait sous leurs pieds était loin d’être une partie de rigolade… Non, au contraire. L’enfer avait toujours été sous terre, n’est ce pas ?

Tout en répondant sur le chat public, Kim avait ouvert sa boite mail pour envoyer un message sur l’adresse privée de Lewis, convaincu que c’était bien lui et non pas Mathys Nelsen derrière le pseudonyme. Surtout à cause de la dernière question. Seul Shane aurait pu la poser en la tournant de cette manière.

Eskim’o : Oui, pour l’instant nous sommes toujours sur l’hypothèse d’une grippe, certainement une mutation assez importante par rapport à l’année dernière, nous devons donc rester vigilant. La maladie se propage rapidement, et…
Vous devez très bien savoir, en temps qu’informaticien, qu’on ne peut pas toujours donner l’information au public. Pas sans créer une panique. Annonceriez-vous à un Noscien que sa boite mail, son adresse Ip et toutes ses données ont été piratés par les rebelles ? Non, j’en doute… Pas sans qu’il crie au scandale, qu’il en parle à ses amis et propage une rumeur. Et par Joshi, nous savons tous les deux que c’est le plus dangereux…

En disant cela il envoya le mail qu’il venait d’écrire pour l’informaticien. Sachant que cette fois-ci personne d’autre qu’eux deux ne pourraient le lire. A moins bien sur que Nelsen se mette à surveiller les mails de son subordonné mais c’était fort peu probable, pas sans que Lewis s’en aperçoive. Ledit mail ressemblait à ce qui suit ci-dessous.
À : lapinoide@nosco.nv
De : eskimo@nosco.nv
Objet : Un problème à résoudre ?

Bonjour Shane,

J’ai une bien étrange rumeur à vous rapporter. Cependant comme tout ragot, il se fonde sur une base de vérité. Il se dit qu’un commandor que vous connaissez bien « emprunterait » des objets, en oubliant de les rendre… Et je me dois de constater qu’il était présent à chaque fois qu’un tel évènement s’est déroulé. Je me demandais dans ce cas-là s’il vous serait possible de vérifier si vous trouvez ces objets, dans le cas contraire, il serait bien de faire taire cette rumeur au plus vite.
Si je puis me permettre de vous transmettre la liste des complaintes, Aaron Smith a égaré une écharpe, tandis qu’ Ester Wieg n’arrive pas à remettre la main sur une paire de boucles d’oreille et un bracelet, Nékorovy Welka semble avoir perdu une baguette à cheveux, quand à Gunther Spark il ne remet plus la main sur son harmonica. Il se trouve que Kathleen Velstiam a aussi vu un de ses biens disparaître brusquement…
Quand à moi, je dois avouer ne plus retrouver ma montre depuis notre sortie en discothèque.

Bien sincèrement et en espérant que vos soucis se règleront rapidement.

Eskim’o


Une fois envoyé, il reprit la conversation sur la box en ajoutant.

Eskim’o : Croyez-vous vraiment que l’on puisse rester sincère face à tout le monde ? Non, malheureusement pas… Le mensonge semble être partout, même s’il prend le masque de la vérité en se cachant derrière l’omission. Un simple oubli, celui d’une précision qui change tout le sens… Pour un oublié qu’est ce qu’un oubli ? Rien, nous devrions avoir l’habitude et pourtant… N’est ce pas trahir pour autant ?

Il laissa quelques secondes avant de continuer.

Eskim’o : Un vent de panique n’apporterait rien de bon, pourtant un minimum de précaution est nécessaire. Je crains que certains Hauts Conseillers ne prennent pas toujours la situation à la hauteur du danger qu’elle représente. On joue sur les mots encore une fois, en imposant le sceau du silence là où ne devrait être que lumière !
Traktueur, croyez vous vraiment qu’on vous dise tout ? La population n’a pas accès à la moitié de ce que vous, ou de ce que je sais… Alors si nous ignorons la moitié de ce qu’ils sachent… Quels secrets pèsent sur Nosco.

Il se rendait à peine compte des propos qu’il tenait sur la chat box, ni de tous les problèmes que cela pourrait lui apporter. C’était comme une colère qui grondait au fond de lui et qui avait besoin d’être extériorisée. Il fallait qu’il en parle à quelqu’un, que quelqu’un réagisse. Ils ne pouvaient pas tous continuer comme cela à fermer les yeux et à ignorer ? La Justice était aveugle pour être égale entre tous, pourtant si elle ignorait tout alors elle n’était qu’injustice et punition sans crimes… Gouvernements totalitaires qui ne laissaient aucune place à la contestation, étouffant les flammes de la révolte dès que possible, brûlant les écrits qui devaient l’être, ravageant les esprits qui s’opposaient. Seulement voilà, Kim était loin d’être révolutionnaire, non il était juste fatigué de tous ces mensonges. De ces non-dits. Car s’il se plaignait à Shane, il ne lui disait rien de plus concret qu’un simple avertissement. Il suffisait d’un arbre pour cacher la forêt. Sauf qu’enfoncé comme ils étaient tous dans le labyrinthe de la ville, personne ne prêtait attention à l’arbre ! Celui de la connaissance, qui pouvait tout révéler et que chacun avait oublié… Oui les oubliés avaient l’art de se désintéresser de la nature, pas très présente à Nosco. Ils mettaient de côtés ce détail qui aurait dû leurs sembler important. Négligeant ce qui n’était qu’un détail pour se focaliser sur le général… un journal officiel pour mieux tous les tromper.

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Re: Un esquimo givré sur une pente glissante...

Message par Shane M. Lewis le Sam 14 Mai - 18:13

    La grippe. Shane ignorait tout d’elle, tout dans les moindres détails. En fait, tout ce qui avait attrait à la médecine lui était bel et bien inconnu. Il avait pourtant eu un bon professeur récemment, puisque Kim avait accepté de prendre son apprentissage. Mon Brigadier en avait été ravi. Ca l’aiderait certainement à prendre un peu soin de son Silvio qui était malade depuis quelques jours. Et bien, les médicaments devraient pouvoir être utiles. On allait certainement être capable de soigner la population et son Silvio serait guéri aussi comme le reste de la population. Le temps reprendrait son cours et pis voilà. A Nosco, il valait mieux qu’il n’y ait pas de grands changements. Il avait entendu parler des épidémies. La grippe revenait tous les ans à l’hiver, paralysait le système pendant une semaine et une fois que tout le monde avait été soigné, tout roulait à merveille jusqu’à l’année suivante.

    Traktueur : Je vous remercie. Je prendrais les mesures nécessaires dans ce cas. J’avoue ne pas être à votre niveau en matière de médecine, j’espère donc apprendre encore grâce à vous.

    Il marqua un instant de silence, une réflexion personnelle. Les paroles de Kim frisaient l’insolence envers le régime, ce qui n’avait pas manqué de faire tiquer Shane. Il n’avait jamais vraiment adoré que l’on montre ainsi à jour les tords de la Guilde. Il savait qu’ils existaient, mais il préférait encore s’aveugler lui-même… Pour le moment. Aussi, il ajouta timidement :

    Traktueur : Mais ce n’est qu’une simple grippe, non ? Tous les ans, il y a une épidémie, et au bout de quelques petites semaines on a traversé cet aride désert. J’ai fait le tour sur alpha. Certaines personnes s’inquiètent. Je crains de devoir vous contre dire Eskimo, mais se faire pirater une messagerie n’est pas aussi terrible qu’une maladie. Si cette grippe avait été dangereuse, Sa Majesté l’Impératrice n’aurait pas laissé la population sous ignorance.

    Son regard se détourna de la conversation, un bref instant quand un mignon petit lapin, portant une enveloppe dans la bouche apparu dans le coin en bas à droite de son écran. Le lapin disparu dans un petit nuage magie. Shane l’avait appelé e-lapin puisque c’était lui qui le prévenait lorsqu’il recevait un nouveau mail. Enfin, e-lapin venait donc souvent dans la journée pour lui signaler la présence d’un nouveau message dans sa boîte mail qui portait le nom de lapinoïde. Vous comprenez bien que Shane ne pouvait pas faire venir un lapin sur son écran pendant ses heures de travail. Cette fois, Traktueur prenait une petite pauvre pour discuter avec Kim et consulter ses mails. Il s’avérait que le mail venait également d’eskimo. Ce qui ne manqua pas d’étonner mon brigadier. Enfin, Lewis n’avait jamais rechigné contre la subtilité d’une double conversation.

    Le mail qu’il avait reçu avait grandement de quoi le retourner. On lui parlait de Silvio. Rien qu’à l’évocation de son commandor tant aimé, il veilla à ne pas trop rougir ou ses collègues auraient fini par croire qu’il matait un film pornographique pour des filles joliment dénudées… Et évidement, ce genre de trouvailles sur le réseau alpha, ça se partageait… Et franchement, Shane n’avait pas envie de partager ses mails avec ses camarades informaticiens. Il les aimait bien, ils étaient devenus sa nouvelle famille à Nosco… Mais pas au point de crier haut et fort sa relation avec Anthelmios. Se serait la chute assurée. Silvio serait donc kleptomane ? Shane avait bien reçu un mail d’Aaron pour cette fâcheuse écharpe et il l’avait retrouvée dans la salle de bain de son propre appartement qu’il partageait avec Silvio ? Et toutes ces choses qui avaient disparues… Devait-il en tirer des conclusions peut-être un peu hâtives ?

    Il ferma les yeux un instant. A force de rester devant son écran toute la journée, il finissait par avoir mal aux yeux. Il enfila ses petites lunettes rectangulaires et les plaça sur son nez, pensif. Ca devrait aller mieux. La lumière de son écran le fatiguerait certainement moins. Il relisait les réponses de l’habitant de la banquise, et ajoutait rapidement une réponse complémentaire. Il était conscient que l’effet de panique pouvait avoir des ravages mais…

    Traktueur : Très sincèrement, si nous étions en danger de mort, on ne nous laisserait pas nous balader encore en Nosco. Ce qui est le meilleur moyen d’accélérer la contagion. Sa Majesté l’Impératrice prendrait soin de nous et prendrait les mesures nécessaires. Seriez-vous en train d’insinuer que Sa Majesté l’Impératrice nous abandonnerait à notre sort ?

    Il avait reprit un instant la conversation sur Alpha, puis ouvrait la fenêtre de sa messagerie pour entamer une réponse. Il était assez troublé à l’idée que Silvio puisse être kleptomane. Ca nuirait à sa réputation si c’était le cas. Il y avait une soudaine panique dans le cœur et dans l’esprit de mon brigadier. Si c’était le cas, il ne pouvait en blâmer Silvio bien sûr mais… Il fallait absolument qu’il fasse quelque chose pour aider Silvio. Il ne pouvait pas le laisser choir sans rien faire. Une réputation de voleur… Bon sang, il ne manquerait plus que ça. Leur couple ne devait pas attirer trop l’attention… Et bien, en matière de pèches capitaux, le couple serait servi : Shane était avare et gourmand. Silvio était tout aussi avare et envieux de surcroît, sans compter l’orgueil. Bon sang… Il allait falloir les mettre en cure de désintoxication.

    Code:
    de : lapinoide@nosco.nv
    à : eskimo@nosco.nv
    Objet : Un problème à résoudre ?

    Je vous remercie de ne tenir informé de cela. Pour ma part, je vérifierai dans notre appartement si je trouver ces objets. Je doute toutefois qu’il soit kleptomane. Je vis avec lui, je m’en serais aperçu… Enfin je l’espère.
    Si je trouve quelque chose, je vous tiendrais informé.

    Son mail était vrai sur toutes les lignes sauf la dernière. Il ne tiendrait absolument pas informé Kim. Il vérifierait ses dires et rendrait les objets à leur propriétaire discrètement pour faire taire la rumeur. Et il irait signaler à Kim qu’il n’avait absolument pas trouvé ces choses chez lui. Bon, ce n’était pas très moralement correct. Mais il n’avait pas le choix : il devait absolument protéger son amant. Et il lui en toucherait deux mots et demi d’ailleurs… Pour la forme.
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Re: Un esquimo givré sur une pente glissante...

Message par Lian Grenfield le Ven 10 Juin - 2:03

S’il y a une chose à laquelle Traktueur et Eskim’o ne s’attendaient pas, c’était sans doute d’être rejoint par Bless le réel, pseudonyme crée à partir d’une simple anagramme, qui utilisait aussi de l’anglais pour vanter la réalité, qui sans doute dans l’esprit de Lian englobait aussi le passé des oubliés. Encore un surnom prit au hasard pour se balader sur le réseau. Lian en changeait assez souvent, car contrairement aux guildiens qui pouvaient se permettre d’en choisir précautionneusement un et de le conserver, il fallait que les rebelles se montre prudente, et que les rebelles se montrent prudents, car il était facile de cerner un individu, son pseudonyme et son IP. Or, mieux valait éviter d’attirer trop l’attention, lorsque l’on n’était pas Virulino et que l’on n’avait pas ses capacités de défense face à une attaque de la brigade informatique. Ainsi elle gagnait sans doute quelques précieuses secondes, le temps que son interlocuteur s’interroge sur le nouveau connecté, son origine et surtout son identité. Lian tentait de piocher des idées au hasard, ou de demander conseil, et tant pis sur le pseudonyme ne lui plaisait pas forcement, elle ne l’utiliserait peut être qu’une seule fois après tout… Mais il fallait dire que celui-ci lui semblait fort bien trouvé, peut être dans le futur y aurait elle recourt à nouveau… Joshi Bless le réel.

S’il y a une chose à laquelle Lian Grenfield ne s’attendait pas, c’était de tomber sur Traktueur, même si elle savait pertinemment que le « vrai » Tristan Darek, donc le seul pouvait vraiment être nommé Traktueur était dans une cellule de la confrérie, et qu’il était en bien piteux état. Non, celui qui était derrière le pseudonyme n’était qu’un second, un remplaçant, une pâle figure face à l’original, une image destinée à rassurer la population et à effrayer les rebelles. Traktueur n’était plus que l’ombre de lui-même, et si le masque restait celui des mêmes lettres, l’être qui se dérobait de son identité avait changé. Un informaticien quelconque de la brigade… Ce qui n’empêcherait pas Lian de mettre son plan à exécution. Justement le but étant d’ennuyer les guildiens, et même si elle se doutait que Traktueur n’aurait aucun mal à effacer son message quelques minutes à peine après qu’elle l’ait posté, elle conserverait toujours le fichier sur son ordinateur et sur une clé USB. Alors elle remercia Joshi de lui avoir donné l’intuition qu’il faudrait qu’elle s’entraine une fois de plus à crypter son IP, quelle mette le maximum de protection sur son ordinateur et sur sa manière d’accéder au réseau. Elle avait bien passé une demi-heure, voir l’heure entière. A relire toutes les instructions de Rian McGregor, puis à les remettre en place une par une. Toutes les protections qu’il lui avait expliqué comment mettre en place. Heureusement personne ne l’avait ennuyé, elle avait donc pu bien se concentrer. Elle était sure de pouvoir recommencer la prochaine fois, en bien moins de temps et sans avoir à se remémorer les consignes. Elle progressait en informatique !

Alors autant tenter de progresser en critique de l’impératrice, elle s’était amusée à écrire un texte, qui finalement avait pas mal de référence au passé, puisqu’il était assez accès religieux dans sa ligne centrale, même si chacun des mots faisait référence à Nosco, les sept points abordés avaient un rapport avec les souvenirs qu’elle avait retrouvé peu à peu. Ce qu’on lui avait expliqué aussi, de ceux qui avaient retrouvés leurs mémoires. Lian aimait bien discuter de ces choses là et c’était bien plus libre chez les rebelles. Certes ils étaient filmés, mais aucun des mots qu’ils ne disaient n’avaient jamais été censuré, ni tabous, et la seule chose interdite aurait été d’être pro-guildien et de critiquer la confrérie. Mais même les remises en questions de certains points étaient acceptées. Après tout il n’y avait personne qui surveillait vingt-quatre heures sur vingt-quatre les discussions. On avait le droit de ne pas aimer certains points, si l’on critiquait de manière positive en apportant des solutions meilleures, au contraire c’était encouragé. De toute façon, tous étaient volontaires à la base, ils avaient donc tous eu la possibilité de savoir quel serait leur mode de vie au sein de la rébellion avant de s’y engager définitivement. Ils avaient tous au moins un point commun, celui de ne pas apprécier ce qu’avait mis en place l’Impératrice Joséphine de Nosco, même si c’était à des degrés plus ou moins différents.

La rebelle prit le temps de lire la conversation que les deux connectés avaient eu avant qu’elle n’arrive. Intéressant, donc screen shot ou copier/coller, qui avait l’avantage d’être plus rapide et d’éviter que la discussion ne soit effacé avant qu’elle n’ait pu arriver au bout de sa lecture. Superbe, elle arrivait juste au meilleur moment de la conversation, c'est-à-dire celui où Traktueur commençait à se poser des questions sur les propos de Kim. Ou plutôt à se demander à quel point il était un danger pour la Guilde ? En tout cas Lian arrivait certainement bien pour détourner la conversation et les accusations sur elle. Il fallait seulement qu’elle n’adresse pas la parole à Kim directement, sinon on croirait qu’ils avaient un lien quelconque ce qui n’était pas le cas, et elle ne voulait pas lui attirer d’ennuis. Après tout il l’avait aidé lorsqu’ils s’étaient croisés à la congrégation. En tout cas, il était sans doute temps de s’amuser avec l’image si parfaite de l’Impératrice et de briser ce cliché un peu trop propre. Voilà, grattons par ici les zones d’ombre, et entachons allègrement son portrait.

Tapant rapidement une idée qu’elle avait eu dans la tête et qu’elle avait commencé à écrire sur le traitement de texte de son ordinateur, elle apporta la touche finale à sa critique, avant de souhaiter mentalement une bonne lecture à Traktueur et à Eskim’o. Tiens qu’il serait drôle d’observer leur réaction, cependant elle ne pourrait sans doute pas, le préférable serait de se déconnecter dès que le message serait envoyé. Après tout on parlait tout de même de Traktueur, la terreur de chacun sur le réseau, excepté Virulino bien entendu. Mieux valait ne pas tester les connaissances et les capacités de l’informaticien, même s’il n’était pas le commandor de la brigade informatique, il était probable qu’il soit entouré d’une bonne équipe, quelle que soit l’heure et bien qu’il soit tard, il était de rumeur publique que les informaticiens ne dormaient jamais, ou alors à leur quartier générale, en cas d’alerte… Aucune vie sociale ! Pouvaient-ils seulement se passer de leurs claviers ? En tout cas pour une fois Traktueur risquait sans doute de rester pantois devant son écran. Avait il reçu beaucoup de messages de ce genre depuis qu’il avait prit ce pseudo ?

Bless le réel a rejoint le chat
Bless le réel : Bien le bonsoir… je vois que j’arrive comme un cheveu sur la soupe. Néanmoins ne vous inquiétez pas je pense pouvoir entrer dans le thème.

Il lui fallu ensuite seulement quelques secondes pour transférer ce qu’elle avait écrit auparavant, un simple copier/coller et c’était dans la poche, ou plutôt sur l’écran.
Parce qu’une impératrice qui serait parfaite, n’aurait pas ces sept défauts, et qu’elle ne serait certainement pas impératrice mais élue du peuple.

On peut accuser l’Impératrice de bien des maux,
Alors commençons par la Paresse. Je vous dirais quelques mots,
De sa paresse spirituelle qui l’a faite se détourner de Joshi,
Détourner le regard, des conseils du prophète et de ses écrits !

Elle se montre indifférente aux souffrances des nosciens,
Ne comprend pas son peuple, les traites comme des chiens,
Des esclaves soumis à son bon vouloir et à ses désirs,
Vous consulte-t-elle ? Elle n’écoute point ce qui vous ferait plaisir,
Ni vos désirs, seul compte sa petite personne, ses journées,
De détente et d’attente. Des réunions pour améliorer la société,
Seront toujours ajournées, à cause d’une fatigue passagère,
Alors je vous demande pourquoi lui avoir fait confiance naguère ?

Elle néglige votre sécurité !
Croyez vous qu’il soit normal, que les créatures,
Aient accès à Nosco, votre cité ?
Non, de plus elle vous enferme et vous clôture !

La peur de l’inconnu, paresse de s’y intéresser,
Elle vous interdit, car elle craint, ce passé,
Que tout le monde a plus ou moins oublié,
Elle voudrait vous faire croire que le savoir doit être effacé !

Elle ne s’occupe pas de vous,
Seulement de ses intérêts et de ses joujoux,
Vous n’êtes que des pions dans un jeu,
Qui semble pourtant la lasser et lui convenir bien peu.


L’Orgueil n’est pas le moindre de ses péchés,
Après tout ne s’est elle pas autoproclamée Impératrice ?
Pourquoi pas déesse vivante ? En tout cas elle est bonne actrice !
Faire passer un caprice pour une décision appréciée…

Joséphine a fait passer pour un mérite,
Ce dont on lui a confié la charge, comme si une fois écrite,
Il devenait un don éternel et inaliénable.
On lui donna une mission, elle la transforma en actes incriminables !

Passe-t-elle encore les portes de sa tête couronnée ?
N’a-t-elle pas de difficultés avec ses chevilles à marcher ?
N’y aura-t-il personne d’assez doué et dévoué,
Pour bien vouloir lui redonner la définition d’humilité ?

A autrui, elle n’a aucune considération,
Pour elle nous sommes tous de la chair à canon.
Elle nous méprise et nous écrase,
De lois, de règles ! Et je n’utilise pas de périphrase.

Il semble à de Bergy qu’elle ne doit rien à personne,
De ses maléfices elle nous empoisonne,
Pourtant sans nous, elle ne serait que reine déchue,
Sans serviteurs, elle ne serait qu’empire déçu.
Pourquoi s’être isolé, empêcher d’être abordée?
Dans ce Capitole, tour ronde ou carrée ?
De ses Conseillés seulement entourée,
Car aucun être normal, son sol, ne saurait fouler…


Gourmandise de notre Impératrice,
N’a que de limite celle de ses caprices,
Et des possibilités de ce monde,
Qui ne permet pas que la nourriture abonde.

Si vous êtes soumis à des plats,
Sans gouts et que la science rend fades,
C’est parce que ce qui est plaisait,
Coute cher et vous est absent.

Cette faute n’est due qu’à une avidité,
Du ventre et surtout du palais,
Qui lui fait conserver et garder,
Pour elle seule tout ce qui est le plus parfait.


La Luxure ne fait pas partie des adjectifs,
Que l’on attribue à cette femme dans le regard collectif,
Puisqu’on la voit, pure et chaste mère,
Qui couve ses enfants du regard pas trop sévère.

On la voit parfaite, sans défauts,
Humaine et pourtant presque robot,
Femme ayant choisit le pouvoir solitaire,
Pour être mieux à l’écoute et le bon choix faire.

Pourtant, elle reste être de chair et de sang,
Et le corps jamais ne ment,
Il inflige seulement ses tourments,
Et ses tentations, depuis 140 ans.

Est-ce pour cela alors qu’elle bannit,
Les mariages en les réduisant,
Qu’elle éloigne les amants
Car, être du même sexe, est leur délit ?

Serait ce alors la jalousie ?
De voir les âmes sœurs se trouver,
Et les couples s’embrasser et s’aimer…
Tout cela n’est de sa part qu’hypocrisie.

L’Avarice peut être comptée,
De bien des manières, dans son cas
C’est bien l’Alpha et l’Omega,
De ses faiblesses et de ses faits.

Avare de discours et de paroles,
Puisque qu’aux guildiens, peu elle se présente,
Pour les rassurer et évoquer ce qui les affole,
Ses apparitions sont rares et le reste du temps elle est absente.

Avare de florins et de richesses.
Ne se doit on pas de rembourser,
Tout ce qui a été prêté dès son arrivée ?
Cela ne fait qu’alimenter sa paresse.

Ne pas bouger et se contenter
D’observer et de s’amuser, contempler
Sans bouger, avec les caméras pour jouets,
Ce qui se passe pour tout et chacun dans la cité.

Avare de partager ses connaissances,
Elle faire taire par le tabou nombre de sujets,
Dont elle voudrait garder tous les secrets,
Jusqu’à en étouffer même la science.

Avare de possibilités et de libertés,
Aller où l’on veut et vivre sa vie,
Ceci se confronte à toutes les impossibilités,
Maintenues par la Guilde, qui continuellement asservie.

Mais surtout avare de pardon,
Car une seule erreur, peut conduire
A la torture, à la peine de mort ou d’abandon.
Ainsi aucune lumière d’espoir ne peut luire.

La Colère reste pourtant fidèle,
Conseillère à son oreille,
Qui souffle et lui chuchote,
Divers avertissement et complote.

Pourquoi est elle atteinte de ce mal ?
De cette émotion qui fait retomber l’humain à l’état d’animal ?
Quelle arme a bien pu lui causer cette blessure ?
Ou est ce le temps et l’usure ?

Colère causée par un manque, une carence,
Lacune de savoir, je pense,
Celui concernant les ondes alpha.
Rancune envers la congrégation qui triompha !

Les serviteurs de Joshi,
Son secret ils conservent,
Pour le bien-être de tous ils s’élèvent
Des armes contre les créatures à chacun fournis.

Voilà donc une cause de l’irritation,
Du mécontentement d’enfant capricieux
Qu’est l’Impératrice. Elle voudrait anéantir ceux,
Qui cachent la vérité avec tant d’abnégation.

Mais ce n’est rien, lorsque l’on considère
Ce qui l’agite et la tourmente, cette animosité,
A l’évocation des rebelles. C’est sa priorité,
Eliminer ceux qui gâchent son triomphe et le règne de son ère.

Evoquer donc la confrérie, pour agiter son courroux,
Réveiller cet emportement et hargne,
Qui en elle sommeil et jamais n’épargne,
Et ne peut être enfermé sous verrou.

L’Impératrice, Joséphine de Nosco,
Les haït tous et chacun, du plus petit au plus élevé
Sans distinction et avec la plus grande impartialité
Car ils ont été sont plus immense fiasco !

Rage et désir de vengeance,
Volonté de détruire et de tuer,
D’un par un les éliminer, voir les dépecer,
Qui chaque jour l’agite avec urgence.

Pourtant ce sont ceux qui ont décidés
De vivre autrement et de s’échapper,
Qui auraient le droit justifié de s’énerver,
Contre l’injustice qu’on cherche à imposer.

Joséphine de Nosco, est le bras armée,
De sa cité. Un seul mot, une décision pour changer,
La guerre abolir, et les combats arrêter.
Trop de colère pourtant continuent de la porter.

Frustration de ne pas vaincre,
De ne pas avoir tout le monde à ses pieds,
Soumis et silencieux, elle voudrait se convaincre,
Qu’un jour tous reconnaitront sa « grandeur » sans la nier.


Nous finirons sans doute par l’Envie,
Désir que l’on nommera irraisonné,
Car il échappe à celui qui n’a pas assez de volonté,
Lui faisant diriger, sans aucun contrôle sa vie.

Si l’Impératrice n’avait que curiosité,
Pour la congrégation de Joshi et son secret,
Malheureusement non, c’est de la convoitise,
Et avant tout, une sacrée dose de bêtise !

Elle possède déjà le pouvoir,
Une cité et ses habitants, mais il lui faut le savoir
De tout son univers. Désir de maitrise,
Sous sa main de fer, elle veut affermir tous à son emprise.

Souhaitant rabaisser la gloire de ceux,
Qui servent fidèlement Joshi selon ses vœux,
Elle diffame puis le plus possible les écarte. De dominer elle tente,
De faire changer d’avis par les louanges guildiennes qu’elle chante.

Elle n’en a pas la nécessité,
Simplement le besoin,
Un caprice de vice cité,
De détruire de gênants témoins.

Bless le réel : Sur ces mots, je vous fuis. Pour regagner le réel et échapper au virtuel. Bonne soirée à vous.
Bless le réel s'est déconnecté

Et sans plus attendre Lian se déconnecta, et en profita même pour éteindre son ordinateur. Mieux valait mettre sous tension l’appareil, car la colère de Traktueur serait certainement impressionnante. En tout cas, elle s’était bien amusée, sans doute recommencerait elle… Mais en choisissant une victime un peu moins connue sans doute. Lian ne souhaitait pas prendre de trop gros risques.

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Re: Un esquimo givré sur une pente glissante...

Message par Kim van Berghen le Ven 10 Juin - 2:10

Hj: J'espère que c'est assez anti-impéraliste pour toi. Mais déjà ça devrait être choquant que Kim réagisse pas face au message de Lian mais t'encourage plutôt à le lire xD
Ceci dit: bonne lecture Razz

Dj:
Kim ne pouvait que soupirer devant la réponse presque naïve de Lewis. Il aurait eu envie de le secouer un peu, de lui montrer qu’il ne faisait que fermer les yeux sur ce qui était juste devant ses yeux. A quoi bon se cacher la réalité ? Autant en prendre conscience et une fois ce savoir acquis réussir à le gérer, même si ce n’était pas facile. L’ignorer était sans doute la meilleure façon de se tromper et de faire une grave erreur. Comme celle de sous-estimer la gravité de cette grippe. Ne sachant pas comment réagir, comment lui faire comprendre sans se mouiller plus qu’il ne l’avait déjà fait par ses phrases précédente, il se laissa un temps de réflexion, fermant les yeux et plongeant ses doigts dans ses cheveux comme si cela pouvait avoir comme effet d’accélérer les connexions de ses neurones et donc de l’aider à trouver une solution potable. Pourtant rien ne semblait venir et il contemplait avec regret son écran. Jusqu’à ce qu’enfin une nouvelle réponse de Traktueur fasse son apparition. Ah, voilà il avait été trop loin… On avait encore mal interprété ses paroles. Peut être était ce qu’il n’avait pas expliqué correctement, ou trop succinctement alors ? C’était possible, il n’avait pas assez détaillé ses propos pour les enfermer doucement dans un sens précis et guider le récepteur pour lui faire comprendre l’exacte formule de ses pensées. Ou alors Shane avait il vécu une situation dans le passé qui le faisait forcement craindre le pire, évoquant même la mort alors que Kim n’en avait pas pipé un mot ? Non, heureusement la grippe n’était pas si grave que cela, pas pour le moment en tout cas. Certes il était possible de mourir d’une grippe, mais uniquement si l’on était faible et vulnérable face à cette maladie. Les décès étaient tout de même rares…

Eskim’o : Non, bien heureusement nous ne risquons pas un trépas généralisé, sinon nous aurions prit bien d’autres mesures… je l’espère en tout cas.

Il ne réagit pas concernant l’Impératrice. Bien sur qu’elle les aurait laissés à leur sort si cela pouvait servir ses intérêts ! Il ne la blâmait pas pour cela, c’était juste un fait. Les personnes au pouvoir devaient faire des choix, et parfois ces décisions entraient en conflit avec des intérêts personnels. Il était bien difficile alors de ne pas se tromper de chemin et de faire preuve d’altruisme, d’avoir assez confiance dans ceux dont on avait la charge pour leur confier la confidence, pour les mettre dans le secret et leur permettre d’eux aussi pouvoir gérer le problème. On préférait bien souvent leur cacher et tenter de régler le tout en secret. Dans l’ombre des habitants, pour n’inquiéter personne, tandis que pour les nosciens lambda la crainte grandirait tout de même, portée par les rumeurs, la perception que quelque chose ne tournait pas rond. Les gens n’étaient pas tous idiots, ils voyaient bien qu’on leur dissimulait des choses, et les déductions étaient alors parfois erronées malheureusement.

Tandis que le silence se faisait un peu plus pesant sur la chat box de discussion, Kim reçu un avertissement lui indiquant qu’il avait une réponse à son mail. Il le parcouru rapidement du regard. Bien, il avait fait ce qu’il fallait, au moins Lewis était au courant, ce serait maintenant à lui de gérer le problème, qu’il concerne une fausse rumeur, ou une vérité dérangeante. Comme il le faisait bien remarquer : ils étaient colocataires, ils devaient donc se connaître assez ou avoir un lien d’amitié suffisamment fort pour pouvoir poser sur la table un problème aussi sérieux que celui-ci. Silvio était commandor après tout, et sa réputation ferait qu’il le resterait ou pas. Son travail avait certes de l’importance, mais il n’était pas irremplaçable, loin de là, et s’il ne maintenait pas une image parfaite, comme on l’exigeait de tous les brigadiers en uniforme… alors il serait renvoyé, rétrogradé… envoyé dans un « placard à balais » comme désignait le terme administratif qui évoquait métaphoriquement le fait de ranger à l’écart et dans un lieu sobre les problèmes dérangeant pour les éloigner de la connaissance publique. On se devait d’être parfait lorsque l’on servait l’Impératrice. C’était une question d’honneur et de dévotion envers celle qui leur promettait sa protection et ses compétences de dirigeante.

Et puis un nouveau pseudonyme s’ajouta à la liste des connectés : Bless le réel. Faisant à la fois frissonner Kim qui se rendait compte seulement maintenant des propos qu’il avait tenu dans un lieu public et qui pouvait donc être lus par n’importe qui, mais aussi le rendait curieux envers cette personne qui semblait avoir entendu que ce soit de par un souvenir ou par un habitant de Nosco un mot anglais « Bless ». Qu’est ce qui l’avait poussé à l’utiliser en surnom ? Etait-ce la douce prononciation du son « s » qui semblait si sifflante ? Ou bien encore la prononciation si proche de « blesse ». Etait-ce un jeu de mot ? Et puis soudain, après une rapide salutation, et une phrase assez énigmatique. Entrer dans le ? Kim n’eut même pas le temps de se poser la question ou de répondre que déjà l’autre avait envoyé un message trop long pour qu’il ait pu le taper dans le court laps de temps qu’il s’était accordé. Il commença sa lecture du message par le début, fronçant les sourcils dès la première ligne. La seule pensée qui lui traversa l’esprit fut : « Mais qu’est ce que… ? ». Les phrases suivantes expliquaient assez bien ce qui se passait, en tout cas il était facile de le deviner. Bless le réel ne manquait pas de culot, ou de folie pour oser poster cela au nez de Traktueur. Si cela avait été un simple test de la brigade informatique contre celui qui était censé tenir le rôle de Darek, le message aurait sans aucun doute été moins long. Ils n’avaient sans doute pas que cela à faire, écrire des messages anti-impéraliste pour s’assurer que Lewis assurait bien son rôle.

Le scientifique posa une main sur sa bouche, à moitié sceptique sur ce qu’il lisait et à moitié effondré de rire. Heureusement cela ne transparaissait pas extérieurement, son rire restait muait et son sourire était dissimulé sous sa dextre. Plus il lisait, plus la surprise semblait se dessiner sur ses traits. Ah oui, c’était probablement rebelle pour être tourné à ce point… Oui, et si ? Bless le réel ?! Ah, mais bien sur, pourquoi n’y avait il pas pensé plus tôt ? Il n’arriva à la fin de sa lecture que pour constater presque avec dépit que l’inconnu avait déjà fuit la conversation, sans doute était ce plus prudent. Et puis, cette personne avait su se montrer polie, même si c’était sans doute un trait de moquerie de plus que de saluer deux fois Traktueur après lui avoir presque craché au visage. Kim n’osait pas imaginer l’état de Lewis à ce moment même. Surtout que le jeune homme semblait pouvoir s’énerver considérablement parfois, comme le jour où il avait brisé à main nue son verre lors de la fête suivant l’attaque des créatures. Shane était certes un informaticien plutôt frêle, mais il ne manquait pas d’être tenace et calculateur lorsqu’il le souhaitait. Et Kim ne pouvait reprocher à personne de parfois s’énerver au point d’en perdre le contrôle.

Lewis allait il effacer le message, voir la conversation et faire simplement un rapport ? Allait-il partie à la traque de celui qui avait déjà disparu ? Si l’inconnu avait été Virulino, il se serait présenté décemment, ne serait ce que pour ennuyer encore plus Traktueur, et il n’aurait pas fuit, pas ainsi… Alors celui qui avait écrit ces rimes savait qu’il n’était pas de poids face à l’informaticien… Bien, un combat inégal risquait donc de se lancer, ou pas si Bless le réel avait déjà effacé toute trace, ne laissant pas grand-chose sous la dent de Lewis.

Eskim’o : Vous devriez lire ce que les rebelles s’amusent à poster avant de l’efface ou de simplement le transmettre à votre supérieur ou ceux qui vous seconde. Après tout, n’est-il pas intéressant de connaître les arguments de ses ennemis pour mieux pouvoir les combattre ? Il n’est pas de parole sans fondement, même si celui-ci peut s’ancrer dans le mensonge.

Si Kim adhérait à tout ce que l’on reprochait à l’Impératrice ? Non, certainement pas loin de là, cependant il ne pouvait nier qu’il voyait bien des vérités dans ce qui avait été inscrit. Et il espérait qu’au moins Lewis prendrait un instant pour s’y pencher, plutôt que de rayer d’un coup de baguette magique des heures d’efforts de la part des rebelles, sans y prêter la moindre attention. Quel dommage, tant de travail perdu… Il suffisait à Traktueur de quelques minutes pour effacer définitivement ce texte, alors qu’il avait fallu tant de temps pour le concevoir. La bataille du pot de terre contre le pot de fer, la Guilde gagnerait toujours, en tout cas tant qu’elle était plus armée et que la Rébellion ne trouvait aucune faille assez grande pour en profiter vraiment.

Intérieurement Kim ajouta à son message posté sur le réseau alpha : « Pourtant tout mensonge a un fond de vérité, ou du moins de réalité. Sans jeu de mots… »

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Re: Un esquimo givré sur une pente glissante...

Message par Shane M. Lewis le Dim 12 Juin - 23:21

    A travers ses lunettes rectangulaires, les yeux d’un marron très clair qu’il ressemblait parfois à de l’orange suivaient son écran avec une frénésie inspirée. De ci et de là, il ouvrait des fenêtres qui en ouvraient d’autres. Il avait appris à utiliser majoritairement son clavier, connaissant les touches et les raccourcis clavier autant qu’un fervent croyant connaissait sa Bible. C’était devenu son écriture sainte et son clavier semblait être devenu le prolongement de ses doigts. On voyait même d’ailleurs très bien les lettres les plus utilisées de la langue noscoienne. Il s’agissait toujours des mêmes et la surface lisse de ces touches usées traçaient tout un passé. Depuis combien de temps était-il Traktueur ? Quelques longues semaines déjà. Peut-être bien un mois. Il avait fini par ne plus compter. Et même Tristan avait usé ce clavier bien avant lui. Si bien que certaines touchent s’appuyaient avec une aisance toute particulière que l’on ne connait que très peu sur un matériel neuf. Shane finissait par s’habituer à l’ordinateur de Tristan. Il en avait percé quelques secrets. Mais il lui faudrait encore du temps pour découvrit tout ce que le commandor pouvait bien cacher dans cette petite machine. Et le temps, il ne l’avait véritablement pas. Depuis qu’il portait le masque de Traktueur, il était constamment sur ses gardes. Le début n’avait pas été facile et avait eu sur Shane l’effet que le docteur connaissait bien. Il l’en avait d’ailleurs bien extirpé, et avec brio. A présent il était plus à l’aise. Il avait appris sur le terrain, et il était très heureux du résultat.

    Et il pouvait prendre un peu plus son temps à présent que les choses étaient bien calées, qu’il avait appris à avoir un peu plus confiance en son équipe et qu’il avait réussi à créer ce magnifique engrenage qui faisait bien tourner la machine. Il était bien heureux du résultat et sans nul doute que sa prestation aurait de quoi surprendre agréablement Tristan. Shane ne s’était pas lamentablement vautré. Il avait bien failli tout planter au début, mais il avait pu compter sur l’aide de l’enseignement précieux de Mathys, les soins de Kim, la présence d’Aaron et les bras de son amant pour marcher dans la bonne direction et remonter son groupe vers le haut, dans de se faire piétiner par les rebelles. Bientôt, on leur rendrait Tristan. Shane n’en perdait pas l’espoir. Le commandor lui manquait déjà. Non pas qu’il ait pour lui une quelconque attache sentimentale (car il devait bien avouer ne rien connaître de la vie de Tristan ni avoir voulu un jour en connaître d’avantage) mais il avait besoin de lui comme un enfant avait besoin d’un père, Tristan était cette présence rassurance dont la brigade informatique avait besoin. Ses collègues ne doutaient pas des capacités de Shane en informatique. Ils savaient qu’ils étaient entre de bonnes mains. Il n’en demeurait pas moins vrai que l’ambiance était tendue et que l’atmosphère aurait été plus douce et rassurante si Tristan avait été à compter dans leurs rangs.

    La réponde de Kim ne se fit pas attendre et mon Brigadier la lut bien sagement, pesant chaque mot. Il aurait presque voulu savoir si c’était si grave que ce que l’on en disait. Il craignait le pire parfois, comme on craint l’inconnu. Car même si Shane avait commencé à prendre quelques cours de biologie avec Kim, il devait avouer en être encore au stade de l’ignorance, et tout ce qu’il ne pouvait pas expliquer lui faisait peur par nature. Et pour palier à ce défaut de connaissance, il se reposait sur d’autres hypothèses. A commencer par le fait que si cette maladie était véritablement dangereusement, Sa Majesté l’Impératrice ne serait pas restée les bras croiser à regarder tout son peuple s’éteindre peu à peu. Même s’il avait été rebelle, il aurait pu dire qu’elle avait besoin de ses sujets pour la servir, et que donc, aussi égoïste pourrait-elle l’être, elle avait besoin d’un certain entourage pour sa propre survie. Et puis, elle ne laisserait pas périr ses petits soldats au risque de devenir en infériorité numéraire par rapport aux rebelles. Non, Shane restait décidément dans cette optique d’ignorance aveugle et se disait que cette maladie n’était pas aussi grave que certains fous sur le réseau alpha se plaisaient à raconter comme on raconte à des enfants quelques horribles histoires de fantômes. Lewis ne voulait pas se laisser berner par cette panique croissante au sein de cette population d’oubliés.

    Mais bien vite une chose vint le sortir rapidement de ses pensées tergiversantes. Ce fut une nouvelle personne connectée dans la boîte de discussion. Il avait finit par exposer presque ses doutes à Kim, qu’il en avait oublié être dans un lieu public : alpha. Il s’apprêtait même à saluer le nouvel arrivé mais un immense texte du modique nombre de 176 vers. Massif dans sa longueur, nul doute qu’il s’agissait d’un copié collé, car lui-même était certain ne pouvoir écrire qu’à peine la moitié en ce laps de temps si court. Massif donc, il agressait la vue par sa simple apparition et à bien regarder de plus près, Shane fut pris d’un élan de rage soudain. Comment osait-il celui-là de souiller l’honneur de son Impératrice devant les yeux du plus grands informaticien de la Guilde (Traktueur hein, pas Shane) ?! Comment osait-il prononcer pareil blasphème ? Shane tapa du poing à côté de son ordinateur et s’apprêta à pourchasser l’inconnu, tant pis pour Kim. Il lui semblait bien triste de le fausser compagnie de la sorte mais… Mais il n’y avait soudain plus aucune trace de l’autre ! Le lâche ! Capable d’ouvrir sa grande bouche pour proférer des sottises et rien entre les jambes pour pouvoir l’assumer ! Lâche ! Abject couard ! Méprisable dégonflé ! Immonde froussard ! Faible trouillard ! Les insultes ne manquaient pas à mon brigadier alors qu’ils le proféraient à haute voix, pestant contre l’autre poule mouillée ! Il le détestait ! Déçu de ne pouvoir frapper sur cet imbécile, Shane s’apprêtait à effacer sur le champ, en quelques touches frappées hâtivement cette tempétueuse intervention. Mais Kim parla, et donc avant de réinitialiser la chatbox, il porta attention aux paroles du médecin qui devraient être un peu plus sensée que celles de ce fou furieux… Mais Kim semblait être fait piquer par une mauvaise bête. Comment pouvait-il lui dire cela ?! Il était fou ! Outré il pesta :

    Traktueur : Van Berghen ! Comment osez-vous ?! C’est scandaleux ! Votre manque de haine passe encore ! Mais diable ! Pourquoi souhaitez-vous que je lise ce tissu de mensonge ?! C’est honteux ! Votre attitude est révoltante ! N’avez-vous pas d’honneur ! C’est…

    Complètement braqué, Shane était rouge de colère. Rien ne semblait désemplir le courroux en lui. Ca grognait comme un grondement, et tout son corps vibrait dans cette haine. Les rebelles. Infâmes rebelles. Et Kim qui lui conseillait de lire ces âneries ! Il avait complètement perdu la tête ! Devait-il hurler au scandale, dénoncer Kim, le mettre sous surveillance pour propos douteux et calomnieux. Kim… Kim qui l’avat aidé… Kim qui avait été un ami, Kim qui avait été de ceux qui avaient participé à l’argumentaire donné à Sa Majesté l’Impératrice pour son déménagement. Son cœur se tiraillait de sentiments différents. Et puis ses yeux se posèrent quelque part sur cet affreux poème et son cœur manqua un bond.

    Est-ce pour cela alors qu’elle bannit,
    Les mariages en les réduisant,
    Qu’elle éloigne les amants
    Car, être du même sexe, est leur délit ?
    Serait ce alors la jalousie ?
    De voir les âmes sœurs se trouver,
    Et les couples s’embrasser et s’aimer…


    Messages réinitialisés par Traktueur.
    Traktueur s’est déconnecté.

    Silvio…

    Sa colère avait presque disparu. Il en était autant énervé que troublé. De toutes évidences, il tairait ce regretable incident.


    [Je pense RP terminé, sauf si tu souhaites répondre pour clore. Seule chute que j'ai trouvé pour sauver Kim de l'embaras. xD Superbe réponse de ta part pour mon défi, bien mille mercis <3]


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Shane M. Lewis
~ Brigadier Informatique ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigade Informatique
Âge réel : 10 ans
Âge d'apparence : 19 ans

Compétences
Mémoire:
3000/10000  (3000/10000)
Compétence principale: Informatique
Niveau de Compétence: Maître

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Re: Un esquimo givré sur une pente glissante...

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