Il était une fois...

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Il était une fois...

Message par Hologramme le Lun 9 Mai - 22:34

Le monde ne s’est pas fait en sept jours, mais quand est il des histories d’amour? Un mail chaque soir, car c’est là qu’on se sent le plus seul et qu’on a besoin de réconfort. Parce que s’endormir sans entendre un conte, c’est laisser la possibilité aux cauchemars de prendre le dessus, alors qu’un livre qui vous berce dans ses bras, c’est l’assurance de rêves aussi doux que le coton et la plume de l’écrivain.

Hj : Lovely flower

À : karlovykinsky@nosco.nv
De : emynona@nosco.nv
Objet : Quelques mots déposés dans votre boite mails…

Chère Karlovy,

Si vous n’étiez pas sortie de prison, je crois que l’éclat du ciel n’aurait plus été aussi bleu, que pour moi indéniablement toutes les fleurs se seraient fanées, ma vie a perdu sa saveur tandis qu’on emprisonnait votre sourire en cage.
Ce qui est beau, il faut le protéger et non pas l’enfermer.
J’aimerais vous parler, vous réconforter et vous rassurer mais ma voix et ma présence sont certainement indésirées alors que vous venez de traverser une si dure épreuve. Pourtant vous vous en sortez la tête haute comme toujours. Vos blessures ne feront que prouvez au monde entier la déesse qui sommeille en vous et que peu aperçoivent.
Si la bravoure porte un nom, alors c’est le votre Kinsky. Si la beauté se change en femme alors c’est vous Karlovy.

Mon silence a dû vous irriter, voir même me faire tomber dans ceux nombreux qui ont dû vous décevoir. Et pourtant… Puis-je juger si vous m’aimez alors que vous ne l’avez jamais dit par des mots ? Que sont les interpretations de gestes ou de sourires pour un pauvre cœur qui se meurt d’amour pour vous ? Puis-je m’attribuer un titre sans qu’on m’en ait décerné la victoire ? Non, je préfère donc rester dans le silence de votre ombre et vous aider comme un ami.

Votre cœur se tord d’inquiétude pour votre bien aimé et toute raison à quitté le siège de votre conscience ? Tant pis, laissez vous guider par mes mots et raccrochez vous à eux, qu’ils soient une lueur d’espoir dans les ténèbres les plus sombres. Ne pensez plus à rien et laissez moi vous conter une histoire. Ouvrez votre cœur comme un enfant, glissez vous sous vos couvertures et laissez Morphée s’approcher assez pour vous cueillir à la fin de mon récit. Vous méritez un sommeil réparateur.

Dans mon monde, il n’y aura pas de monstre, pas de danger, où il sera si vite balayé que vous l’oublierez facilement. Aucune raison d’être inquiète, avec moi vous serez en sécurité, laissez-moi juste vous conter. Princesse, consentez votre chevalier servant vous emmener en balade sur son fier destrier.

Il était une fois, dans une contrée glacée, une reine transparente aux reflets liquides, elle était belle et éphémère. La représentation la plus parfaite de la femme dans sa plus pure construction, statue d’eau solidifiée qui brillait au soleil comme pour défier ses rayons, des caresses dangereuses qui se glissaient sur sa peau. Pourtant la belle Frigg ne palissait pas sous le regard de son adversaire de la voute céleste, non elle n’en semblait que plus forte et clairvoyante. Un beau jour, alors qu’un magicien passait à ses côtés, il fut surpris par l’œuvre d’art la plus superbe qui ait été réalisée, décidant de faire une halte dans son voyage, il s’assit aux pieds de la statue, la regardant toute la journée. Il interrogea les différents passants, toujours sans quitter son regard du visage de la superbe. Il était amoureux. Après avoir entendu tous les récits qui contaient le travail acharné du meilleur sculpteur au monde qui avait voulu représenter la déesse de la beauté, consacrant sa vie et son âme à cette œuvre magistrale, pourtant il n’avait jamais pu y donner le coup final qui la rendrait plus vraie que nature et depuis la belle était coincée dans ce corps avec ce cœur gelé.

Le connaisseur des secrets de la nature se décida alors que l’ombre de la nuit avait couvert le ciel, faisant se reposer le corps des simples mortels, il jeta un sort sur celle qui l’avait envouté. La statue, embrassée par l’éclat de la lune, rayonnait doucement puis elle sembla fondre, glace se liquéfiait tandis que l’eau se changeait jusqu’à devenir le plus fin et précieux des tissus, couvrant d’éclat d’argent la princesse qui venait de naître de l’union d’un homme et de Mère nature. Elle avait la pâleur de la neige, pourtant ses cheveux étaient couleur terre, son regard était aussi vert que les feuilles nées en été, et ses lèvres rougissaient déjà du contact de l’air froid. Divine elle l’était, sublime et simple. Elle semblait s’éveiller comme une fleur qui viendrait d’éclore, écartant ses pétales elle s’étira, bailla avec grâce et posa ses émeraudes sur celui qui l’avait tiré de son sommeil éternel. Frigg, tel l’avait nommé son père le créateur, était surprise et émerveillée de ce qu’elle découvrait, et pourtant c’était déjà comme si un protecteur avait remit entre ses mains la pomme d’or. Discorde semblait déjà s’accorder avec elle, car malgré tout l’amour du magicien, elle se voulait libre maintenant qu’aucune cage de glace ne la retenait. Elle voulait voyager et se battre pour forger son propre Destin qu’elle savait unique et qu’elle espérait aussi magnifique que le reflet qu’elle pouvait apercevoir dans le narcissique miroir de gel.

Pourtant, il ne fallait pas se fier à son apparence et à sa froideur extérieure, car en elle résidait le feu de l’aventure, si elle n’avait pas voulu répondre aux sentiments de son sauveur, ce fut sans regrets qu’elle accepta de l’accompagner dans son voyage pour quelques temps.

Ils furent donc deux sur les chemins, chacun apprenant à l’autre ce qu’il savait, l’un par ses connaissances et l’autre par son ignorance. L’un était aveugle depuis longtemps aux merveilles du monde et l’autre était sans doute trop naïve pour tout comprendre. Il se révéla que la l’ancienne statue était en fait grâce et volupté, comme l’eau qui coule, elle se mouvait avec une rapidité surprenante et sans jamais trébucher. Elle avait un sourire qui semblait fleurir tous les matins pour ne se faner qu’au coucher de l’astre solaire alors qu’elle fermait les yeux. Le magicien se sentait un devoir envers l’être qu’il avait réchauffé de son cœur et ne voulait la laisser partir seule, il veillait donc sur elle tous le temps, ne quittant son regard de sa précieuse trouvaille, comme si c’était le trésor le plus important au monde, car elle risquait d’être blessé.

Il lui apprit à se battre, avec des armes, les gestes mais aussi les mots. Il lui apprit petit à petit les sentiments, et l’amitié. Ils traversèrent milles plaines et vallées, des jardins aux couleurs d’arc-en-ciel, et il lui glissa un coquelicot dans les cheveux, comme un baiser sur les mèches qui parsemaient son front. Ils mangèrent nombre de repas autour d’un feu qui illuminaient leurs visages d’une lueur si particulière, naturelle, mystérieuse et envoutante. Il lui contait sa vie et elle écoutait en commentant. Il lui apprit à passer ses doigts dans les flammes sans se brûler, à apprécier le danger tout en le craignait et en l’évitant. Il lui fit découvrit le gout sucré des fraises, l’eau fraiche des sources, le piaillement des oiseaux et le murmure du vent. Elle disait qu’en grimpant tout en haut des arbres, touchant la cime des branches et les cieux, il lui arrivait de chevaucher le vent, qu’elle sentait son souffle fredonner à son oreille. Il soufflait tel un cheval fougueux et elle ne rêvait que de partir avec lui pour une course effrénée qui ne s’arrêterait qu’aux confins de l’univers.

N’ai-je pas vu là un sourire se dessiner sur vos lèvres derrière cet écran ? Si, je le devine aisément, je l’espère et je l’aperçois… Vous voyez, je vous connais un peu, n’est ce pas ?

Frigg la passionnée disait aimer la douceur de la pluie qui tombait lorsqu’elle venait mouiller ses vêtements, caresser sa peau et laver ses tourments. Elle aimait sentir cette couverture protectrice qu’était pour elle les cumulus, comme une carapace et une armure. Un parapluie qui serait percé et qui laisserait l’eau goutter à l’intérieur. Elle se sentait vivante lorsque l’orage grondait, que la terre semblait presque vibrer sous les éclairs, elle n’avait pas peur, non jamais…

Et puis un beau jour, ils décidèrent que cette vie-là était trop petite pour eux et qu’ils avaient besoin de voir plus, de découvrir d’avantage, de se lancer dans une aventure plus grande… alors ils prirent le cheval des eaux…

Néanmoins, cette histoire-là, je vous la raconterais demain, car il est temps que vous fermiez les yeux pour rejoindre le monde votre imagination, celui de vos rêves. Dormez sans crainte, le mal ne peut vous atteindre dans votre inconscient. Allongez vous sans appréhensions car Frigg veille sur vous.

Je n’ai qu’une seule demande : « pense » un instant que tes soucis de sont que des fleurs.

Votre dévoué


PS : Si chacun de mes mots pouvait être un geste ou un baiser réconfortant alors mon but aura été accompli.
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Re: Il était une fois...

Message par Karlovy Kinsky le Mer 11 Mai - 20:19

Karlovy cliqua, intriguée, sur le lien du mail de ce sombre inconnu. Il ne lui avait rien écrit depuis la dernière fois… Aussi avait-elle pensé que sa sécheresse lui avait valu de perdre encore l’un de ses prétendants. A tort, apparemment, puisque le fameux emymona était de retour… Pour lui jouer un mauvais ? Qu’importe. Il n’ignorait sans doute pas qu’elle venait tout juste de sortir de prison, mais ne devait pas savoir combien elle était d’une humeur sombre. Pourquoi, me demanderez-vous ? Et je vais vous le dire : en un mot comme en mille, elle était seule. Toute seule. Depuis sa sortie des cellules, personne n’était venu la voir, ne serait-ce que pour s’enquérir de son état. Et cette constatation lui laissait un goût amer dans la bouche, auquel elle ne se faisait pas.

Bon, il fallait bien reconnaître que son charme habituel était quelque peu altéré par son état : son corps présentait de nombreux hématomes, de multiples meurtrissures dont la Guilde était l’auteur. Son visage, quand à lui, était curieusement déformé, et on voyait deux points de suture sur son arcade sourcilière, qui avait éclatée il y a quelques jours de ça. Ses lèvres étaient encore anormalement gonflées, et présentaient elles aussi une large boursoufflure, signe d’un coup. Enfin, son nez avait été remis : apparemment, ce n’était rien de grave, il resterait juste légèrement déformé jusqu’à la fin de sa vie. Mais par Joshi, on pouvait quand même venir la voir, non ?!

Un grognement lui échappa. Elle pouvait aussi comprendre qu’on ne veuille pas s’afficher avec une femme surveillée par la Guilde. Et puis, au fond, que personne ne soit venu ne l’étonnait pas tant que ça. En fait, son véritable désespoir, c’était plutôt que Kim n’avait pas daigné venir la voir. Alors d’accord, il était occupé avec les grippes, d’accord, il était blessé et fatigué. Mais de Dieu, ce n’était pas grand chose, dix minutes pour s’enquérir de son état, la prendre furtivement dans ses bras et… Et il était occupé par Tristan Darek, nia nia nia. J’t’en ficherai des Tristan Darek ! Elle allait finir par en être jalouse, de ce Tristan Darek ! Elle claqua sa main à plat sur la table, poussa un cri de rage avant de se calmer. Qu’avez-donc à dire cet Emymona ?

[…]

Un sourire léger trônait sur les lèvres de Karlovy, tandis qu’elle finissait de lire le message. Il avait débuté avec quelques reproches, dissimulés dans des tas de compliments, puis avait entamé une histoire… Comme pour la petite enfant qu’elle avait été, et dont elle ne se souvenait pas. Elle s’était laissé entrainer, embarquer, et finalement, elle avait retrouvé son calme. Peut-être que cet Emymona valait mieux que Kim, finalement. Au moins, lui, même si elle ne le connaissait pas, il ne l’avait pas abandonnée…

De : karlovykinsky@nosco.nec
A : emymona@nosco.nv
Objet : Quelques mots déposés dans la vôtre.

Merci beaucoup pour votre histoire, j’en suis ravie. Il y aura au moins quelqu’un qui n’aura pas eu honte à se frotter à la méchante Karlovy Kinsky.
Vivement la suite !
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Karlovy Kinsky
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Re: Il était une fois...

Message par Hologramme le Dim 22 Mai - 23:09

À : karlovykinsky@nosco.nv
De : emynona@nosco.nv
Objet : … pour vous dire à quel point…

Chère Karlovy,

Je vous avais laissé alors que notre princesse empruntait le cheval des eaux, et je puis vous confier que son voyage ne fut pas de tout repos… car on ne s’aventure pas sur le monde liquide sans en payer un certains prix. Malgré son glaive et sa galère, même si elle avait le courage pour la guider, ainsi que de son ami le magicien, sans doute n’avait elle pas prévu, ni imaginé ce qui suivit lors des longues semaines d’errance pour enfin mettre pieds à terre. Toutefois ne sautons pas les étapes, car chacune d’elle est importante. Car il faut avancer pas à pas pour trouver son chemin sans se perdre.

Il fut tout d’abord s’habituer au bercement des vagues, qui parfois s’apparentait à un parent affectueux qui cherchait à endormir ses enfants… à moins que ce ne soit pour endormir leur méfiance, car souvent ils rencontrèrent des tempêtes, plus violentes les unes que les autres. Avez-vous déjà ressentit cette sensation étrange dans le bas ventre, qui vous retourne littéralement le cœur et l’estomac, au point de vous empêcher d’avaler quoi que ce soit, de voir trouble, de suer et de ne plus tenir debout… Le roulis des vagues, le bruit de l’eau salée qui s’écrase sur la coque du bateau, tel un tambour incessant et qui ressasse la même mélodie pendant des heures entières sans jamais se fatiguer. La sensation d’être alcoolisé au point que le monde entier bougerait de gauche à droit, et ainsi de suite à l’infini, gauche, droite, gauche, droite… Encore et encore. Ne plus avoir d’autre repère visuel qu’une étendue d’eau, que les vagues et leurs crocs acérés. Coincés entre la mer bleue cobalt et le ciel gris, noir et ses nuages menaçant. On se sent alors tout petit, moins que rien… On sent son cœur chavirer, ses doigts s’accrocher à l’épaule protectrice du magicien. Et voilà qu’il tend une potion à sa princesse, et il semble qu’elle aille mieux. Pourtant ses yeux sont clos, elle ressasse la sensation qui ne la quitte pas, mais au moins son estomac semble apaisé pour un moment.

Et puis le ciel se dégage, devient bleu, laisse apparaître un soleil, qui lui-même éclaire la mer et la change en un miroir. Voilà la coque de noix perdu dans une immensité bleue. Un bateau servant d’île paradisiaque et de prison flottante. Qui pourrait s’échapper et pour aller où ? Alors on joue avec l’ennui et on le trompe. En taillant des armes ou en les entretenant, en jouant au cartes et en pariant, en veillant à l’entretient de l’embarcation flottante, en caressant doucement la croupe du cheval, en le lavant avec gentillesse et en lui tressant les crins, dressant divers drapeaux ou voiles sur son mat. Vie soit dit en passant tranquille la plupart du temps. Surprenante lorsque d’étranges cétacés viennent côtoyer les sabots de la monture, qu’ils les frôlent et s’en amusent sous le regard éberlué de ceux qui chevauchent.

Pourtant la vie n’est pas toujours si tranquille, et on ignore ce qui peut arriver brusquement du jour au lendemain. Pour Frigg il prit la forme étrange et fantastique d’un dragon des mers, une de ces créatures qui n’existent que dans les contes, et qui n’en sont que plus effrayants. Imaginez un reptile, un corps couvert d’écailles, bien plus larges que la moyenne des lézards mais tout aussi resserrés, tels des boucliers infranchissables, incassables. Une couleur dans les ton vert émeraude qui contrastait avec le bleue de la mer. Une tête couverte de piques, effrayante, à vous donner des frissons dans le dos au premier regard, et pourtant ses yeux à l’affreux monstre, ne sont pas aussi insensible que ceux de la Gorgone, toutefois assez pour vous figer sur place sans que vous puissiez faire un mouvement.

On poussa Frigg à l’abri, on lui demanda de se tenir à l’écart, de laisser les hommes s’occuper de la bête. Alors c’est ce qu’elle fit. Elle contempla la défaite des hommes, de ceux qui tentaient de se dresser face à l’adversaire sans réussir, qui échouait à chaque coup d’épée, ne réussissant à briser la carapace qui semblait faite d’acier, leurs lames ne transperçaient pas la chair de la créature mystique. Ils avaient beau continuer, chacun de leurs actions se terminait pas un échec, et le groupe commençaient à perdre courage, le dragon lui s’énervait, et s’il ne les avait que blessé jusque là nul doute qu’il finirait par tuer un des leurs. La magicien n’avait aucun sortilège efficace et se retrouvait donc sans pouvoir face à la menace. Ou peut être pas puisqu’il avait une arme secrète, tellement secrète que lui-même l’ignorait.

N’oubliez pas que lorsque l’on nait de la glace, on connaît les délices de l’eau, même salée. Et l’œil du tigre avait repéré ce que personne d’autre n’avait vu. Alors que les homes semblaient abandonner le combat et chercher à fuir, elle se lança à son tour à l’assaut, pourtant ce ne fut pas à coup d’armes qu’elle tenta de tuer le dragon, elle avait un tout autre objectif. Son cœur. Frigg savait ce que c’était d’être prisonnier d’un sort qui semblait éternel et sans issue. Et ce fut par son courage, son habileté et sa patience, qu’elle réussit à arracher le sort qui avait transformé un être. Instantanément un immense nuage de fumée se propagea sur plusieurs mètres, bouchant la vue de chacun, et faisant tousser ceux qui avaient eu l’audace de la respirer. Lorsque le vent dissipa enfin les derniers filaments de fumée on put enfin apercevoir le résultat… Du dragon on ne voyait plus rien. Ne restait plus qu’un adolescent, allongé sur le ventre et qui semblait respirer faiblement. Ses vêtements étaient ample et de la couleur des écailles du monstre. Le magicien s’affaira de longues heures à soigner le jeune homme qu’ils avaient décidé de sauver et de garder. Après tout délivré du sort il n’était pas différent d’eux et il ne les avait pas attaqué volontairement. La seule réelle blessure qui restait au nouveau protégé de l’équipage était une fine cicatrice juste à l’endroit de son cœur, là où Frigg avait retiré le poison qui le rongeait lentement.
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Re: Il était une fois...

Message par Karlovy Kinsky le Lun 30 Mai - 20:26

606 mots sans être, avoir ou faire >_<

Personne ne devrait vivre une telle journée. La pauvre Lovy accumulait les emmerdes, et elle ne pouvait que donner le meilleur d'elle-même, en espérant que ça finirait par aller mieux. On devait bien lui reconnaître qu'elle travaillait sans cesse, tentant de rétablir le déséquilibre alimentaire créé par son absence de quelques jours, alias « passage par la case prison ». Les tâches ne manquaient pas : augmenter la production des denrées manquantes, diminuer celle de ce qui inondait le marché, trier les fleurs et les plantes pourries, celles qui risquaient de le devenir et celles qui pouvaient encore attendre... Ajoutez à ça la nécessité de prendre soin de son corps, brisé et lapidé par les tortures de Vlad et Néko, celle de se reposer, et vous pourrez imaginer dans quelle mélasse se trouvait la jolie Karlovy Kinsky. Maintenant, notez que son amant, Kim Van Berghen, ne daignait toujours pas prendre de ses nouvelles, que ses « amis » semblaient inexistants à ce jour et qu'elle se trouvait donc seule, irrémédiablement seule, et vous obtiendrez enfin un aperçu du degré de malheur dans lequel elle se trouvait.

Et le malheur, chez Lovy, se traduisait par des colères injustifiées. Elle engueulait donc fréquemment tous ceux qu'elle pouvait engueuler, en particulier s'ils se trouvaient à l'origine du bordel de son laboratoire, d'une façon ou d'une autre, et les insultes pleuvaient. On la savait colérique, mais tous reconnaissaient que, pour le coup, elle se montrait franchement désagréable. D'un commun accord, ils la convainquirent d'aller se coucher tôt ce soir et quand enfin elle céda, tous soupirèrent de soulagement. Ils allaient enfin pouvoir se reposer et prendre du bon temps. De son côté, elle pourrait fermer les yeux et dire adieu, l'espace de quelques heures, à cette vie bien injuste envers sa pauvre petite personne... Et maudire Joshi des dizaines de fois dans l'espoir d'évacuer sa frustration.

Voilà pourquoi elle se retrouva si tôt – à savoir 19h30 – dans son appartement, à se ronger les sangs en cherchant comment se divertir. Une fois un peu de crème étalée sur ses côtes, l'un de ses bandages resserré, elle décida d'allumer son ordinateur, en songeant soudainement que son bel inconnu, le fameux emynona, se trouverait sûrement dans sa boîte mail, avec la suite de son histoire. Quelque part, elle voyait en lui son seul ami fidèle. A ceci près qu'il se dissimulait derrière un nom code, histoire qu'elle ne sache pas son identité. Fort désagréable, cette idée. Mais lui au moins se souciait d'elle, contrairement à tous les autres. Alors, elle se plongea dans ses mots avec une satisfaction évidente, se laissant bien vite emporter par les lignes remarquablement bien écrites de son compagnon. Se pourrait-il que derrière ce nom mystérieux se cache un véritable écrivain ? Elle ne pouvait qu’en douter, et imaginer toutes les promesses de l’univers qu’il lui offrait.

L’histoire de la jolie princesse ne lui parlait pas toujours. Imaginer les lieux, les gens, les animaux dépassait son esprit scientifique, et elle ne parvenait pas à s’empêcher de critiquer ces créatures mythologiques. Elles allaient contre toutes les lois de la nature. Pourtant, elles lui offraient le rêve et l’escapade que son esprit recquierait, et ces petits plaisirs valaient bien d’aller contre ses réticences scientifiques. Aussi se laissait-elle emporter sans broncher, savourant juste ce qu’on lui offrait, au rythme du courant. Bien trop vite, toutefois, elle en vint à bout. Devait-elle répondre ? L’envie lui manquait. Aussi se contenta-t-elle d’envoyer un accusé de réception : mail ouvert et lu. Et ceci exécuté, elle fila sous sa douche. Puisqu’elle ne pouvait pas occuper son corps ou son esprit, il ne lui restait qu’à dormir.
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Karlovy Kinsky
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