Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

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Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Tobias Horvath le Jeu 12 Mai - 1:23

Un grommellement. Un juron. Un son froissement de vêtements. Lui ? Rester là, sagement, sans son ordinateur pour poursuivre son travail, sans rien pour occuper son esprit plus hyperactif que son corps ? Ridicule ! Absurde ! C'était impensable. Et puis pourquoi croire qu'il était de l'épidémie ? Il ne sortait jamais, il ne pouvait tout de même pas avoir attraper quelque chose. Ça lui semblait tellement stupide comme idée qu'il avait plusieurs heures avant de se laisser convaincre qu'il valait mieux attendre pour voir s'il ne s'agissait vraiment que d'une simple migraine comme il en avait tant l'habitude ou s'il avait bel et bien attrapé cette grippe maudite. Maudit, il était maudit... à son plus grand malheur, une fièvre apparue dans ses symptômes et il fut clair qu'il ne quitterait pas les lieux aussi rapidement qu'il y était entré. Soupir, il s'était contenté de hurler sa frustration avant de s'enfermer dans les toilettes. Une vraie femme ! Il dû bien passer presque vingt minutes enfermé là à maugréer quelques mots incompréhensible de l'autre côté de la porte. Jusqu'à ce que son ventre ne se mettre à gronder par dessus le marché. Il dû bien s'obliger à sortir, finalement... il alla toutefois simplement chercher une carafe d'eau... récupéré, recyclé, bu, qui avait probablement déjà passée dans la vessie d'un autre habitant, pour finalement atterrir ici, par son plus grand des malheurs. Il traina donc des pieds, eau en main, observant son reflet à travers celle-ci, sans trop interroger à savoir où il allait, s'il avait envie ou non de retourner au point de départ.

Finalement, il se résolu à retourner prendre place en salle de consultation, tranquillement, aussi sagement qu'il lui était possible de faire. Il se souvenait bien des pensées que les gens tenaient sur lui lorsqu'il était plus jeune, du moins lorsqu'il était encore nouvel arrivé en ce lieu insignifiant, qui lui paraissait sinistre, à l'époque. Il attrapa une chaise, dans un coin qu'il tira près d'une table et d'une fenêtre, s'y installant, seul le bout des pieds touchant le sol. Pas très grand le Tobias, c'était le cas ! Il frissonna sous l'effet de la fièvre et se saisit de la première couverture, sur le dessus du lit juste à côté, avant de se l'enrouler autour de ses maigres épaules de d'adolescent. Il se massa les tempes, se disant que finalement, une migraine habituelle ne créait pas ce genre de symptômes et il devait bien accepter le fait que ce n'était pas si simple, au bout du compte. Il retira rapidement ses lunettes, comme pour s'en débarrasser. Les cachets n'avaient plus aucun effets, à son plus grand malheur. Il jeta un coup d'oeil dehors, se demandant ce que pouvait bien fabriquer les autres malades qu'il était sensé côtoyer. Était-il seul ? Ce n'était pas ce qu'on lui avait dit.

Aussitôt eut-il songé à ça qu'il entendit quelques pas non loin qui le prenait un peu au dépourvu. il releva lentement la tête, aussi pénible ceci puisse-t-il lui paraitre et reposa ses lunettes sur le bout de son nez, lui donnant un air encore plus rat de bibliothèque désespéré qu'il ne l'était jusqu'alors. Un Guildien... Fabuleux. Sans dire un mot, il indiqua, plus par politesse et solitude que la table était libre s'il avait envie de s'y installer face à lui... et qu'il avait une misérable carafe d'eau par dessus le marché. Quel fête de la joie... franchement. Quant à lui, il retourna son visage vers la faible lueur du jour, prisonnier de la lassitude.
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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Isaac Lawrence le Ven 13 Mai - 22:16

    Chou fleur, carotte, pomme de terre et… Pois ? Bon d’accord pois. De toute façon ce qu’il allait manger n’avait véritablement aucun goût, alors peu importait. Quand il fallait y aller ou à la guerre comme à la guerre. Il avala sa purée en moins de temps qu’il ne le fallait pour le dire. Il allait falloir qu’il voie Karlovy. Ses pommes de terre avaient un arrière goût de potiron. Se serait-elle trompée dans ses mélanges ? Impossible, une Karlovy ne se trompe pas ! C’était certainement sa mixture qui donnait cet effet là. Mais d’où lui était donc venu cette idée de mixture ? Ah oui, sur Alpha. Il avait trouvé cette petite recette et les charlatans qui avaient répondu au sujet avaient tous manifester leur exaltation. Alors soit ils avaient tenté de bouffer leur balai à chiotte avant et que forcément cet horreur était divine, soit ils n’avaient aucun sens du goût, soit on s’était payé sa tête. Et Isaac était tellement un soumis fini qu’il n’avait que trop l’habitude qu’on se paie sa tête. Il avait donc conclu que c’était ça, sa réponse. Alors il leur en voulait à ces gens, même qu’il avait toujours été trop lâche pour oser lever la voix en public. Certes, la nourriture de Nosco avait un bien piètre goût, mais ce n’était pas une raison valable de la rendre plus affreuse qu’elle ne l’était déjà. C’était une honte !

    Aussi était-il de mauvaise humeur lorsqu’il revint au Sapienta. Mais c’était loin très loin de ce soir. En fait, Isaac était une tempête mentale. Il était d’un calme olympien physiquement. Il n’osait jamais rien dire : il était un bon toutou de soumis. Alors, lorsqu’il parvint à l’accueil du sapienta et vit deux blonds là, assis dans une salle d’attente, il hésita à aller se faire un petit café revenir et… Trouver la salle bondée. Non, non et re non. Il n’allait pas se laisser dépasser par les événements. Car quand la salle d’attente est bondée, les gens sont énervés, et ils crient, et ils insultent et… Et Isaac serait incapable de les tenir en laisse. Donc non, il ne laisserait pas les choses déraper et il allait prendre le taureau par les cornes… Le seul petit hic… C’était qu’aucun de ses deux patients n’avaient des cornes, alors il se trouva bien dépourvu lorsqu’il du faire un choix.

    Il se planta devant eux, après une difficile marche en raison de sa blessure à la hanche et se racla la gorge. Oui, c’était élégant et tout ça, mais encore une fois, il ne fallait pas trop en demander à Isaac : il était mono tâche. Bon en action les amis, il prit soin d’afficher un joli sourire (celui d’un hypocrite, mais ça personne le savait, il était trop soumis pour avoir un jour osé dire le fond de ses pensées) :

    « Bonjour, je suis le Docteur Isaac Lawrence. Je vais vous consulter. Je vous prie de bien vouloir me suivre. »

    Rien de tel que de soigner de patient en même temps. Bon, ils ne seraient pas exactement dans la même pièce, mais disons que celles-ci seraient communicantes. Ce qui allait être un bon avantage, c’était certain. Bon la raison principale, c’est que les médicaments que l’on avait donné pour traiter le grippe étaient devenus absolument inefficaces et que ça devenait problématique. Il allait falloir garder les patients et les examiner sous toutes les coutures pour savoir ce qui ne va pas ! Il ferma la porte derrière lui et demanda aux deux patients d’ôter leur haut. Chacun leur tour, il posa les mêmes questions :

    « Comment vous sentez-vous ? Où avez-vous mal ? »
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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Silvio Anthelmios le Sam 14 Mai - 15:26

Vous savez, camarades, il serait vraiment dommage que ce rp se passe dans la joie et la bonne humeur. C'est pourquoi je suis fier de vous annoncer que Silvio était de fort méchante humeur !
Il fallait le comprendre ! Mon brigadier s'était réveillé en se sentait tout... Bizarre. Même la douche n'avait su éloigner cette sensation. Sa tête lui semblait lourde, le sol ne semblait plus stable. Il avait chaud. Une chaleur qui venait de l'intérieur. Prendre un médicament ? Vous vous moquez de lui ? Silvio Anthelmios, Commandor de l'Anti-Terroriste, prendre un médicament ? Il avait esayé de se faire saigner un peu, une méthode un peu vieillotte mais qui marchait parfois, chez lui. Rien. Il avait essayé de se faire transpirer, de se goinfrer de lentilles. La sensation n'était pas partie. Le travail lui avait donné mal à la tête, il se sentait feignant, juste bon à s'allonger et dormir. Il haïssait ça. Kathleen avait dû le sentir, la pauvre. Finalement, il s'était fait amener un ventilateur, avait retiré ses quatre épaisseurs pour ne plus rester qu'en t-shirt, avait pris un p'tit bonbon à la menthe et s'était re-plongé dans sa paperasse, sa tête entre ses mains. Sa gorge commençait à lui faire mal. Il s'arracha les cheveux, n'en pouvant plus. La malheureuse Kathleen lui avait conseillé de passer rapidement au sapientia. Il avait refusé. Il y était déjà allé il y avait quelques jours, et, en temps normal, ses visites au sapientia étaient toutes espacées de quelques années ! Non non non, il ne serait pas dit que le grand Silvio Anthelmios était faible de santé ! Etrangement, ces paroles agacèrent Kathleen qui passa donc un quart d'heure de son temps de travail à argumenter, à lui dire que mieux valait y aller maintenant et discrètement plutôt qu'y être cloué pendant des mois parce qu'il n'aurait pas fait attention... La menace dut être suffisante, car elle réussit à convaincre Silvio. "Mais rapidement, alors !"

Cet espèce de blondinet face auquel il s'était assis l'agaçait. Sa seule présence voulait dire qu'il y avait de l'attente, que Silvio ne serait pas pris tout de suite. Alors que zut, il y avait des priorités dans la vie ! ici, mon commandor voyait deux priorités: lui, et son travail qui l'attendait. Quel piètre commandor il faisait, à toujours tomber malade ! Mais lui, là, ce bonhomme... Il n'était pas malade. Silvio avait décidé qu'il n'était pas malade, et qu'il n'avait rien à faire là. De toutes façons, la santé d'un commandor n'était-ellle pas plus importante que la sienne ? Silvio s'attacha à ne pas trop regarder ce petit être... Ou alors, seulement avec ce petit air méprisant qui lui allait si bien....
Isaac vint les chercher. Il ne connaissait pas très bien ce médecin mais... Quoooi ? Passer à deux ? Silvio aurait pu s'estimer heureux... Il ne l'était pas. C'était à lui de passer en premier ! Pas de demi-mesure ! Allez, zou, dehors le blond ! D'ailleurs, il ne se fit pas prier pour passer devant lui... Ni pour répondre en premier à la question du docteur:

"- La tête, surtout. Un peu la gorge. Je me sens pas super, j'ai très chaud, je n'arrive pas à me concentrer..."

Chez un autre, cela aurait pu passer pour des petites plaintes de routine. Chez Silvio, tout était euphémisé. En parlant en premier, il espérait passer sur la table d'auscultation en premier, puis sortir en premier... Et si possible en sautillant de santé.
Il retira rapidement sa veste, son t-shirt, les garda au bras, faute de savoir où les mettre. Il tentait également de cacher ses grandes cicatrices, grâce à ces habits qu'il tenait contre lui. Pas de chance, on les voyait quand même. Et il n'aimait pas ça, même si les autres n'en avaient certainement rien à faire....

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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Tobias Horvath le Mar 17 Mai - 2:31

(HJ: désolé pour le manque d'inspiration lol...)

Il avait laisse le blond s’installer près de lui, sans lui accorder plus d’attention. Ce n’était pas comme s’il avait un dérangement particulier avec Commandor, mais… Mais c’était ça et ça resterait là. Il n’aimait ni les lèches-bottes ni ceux qui se croient au-dessus des autres. Et lui en était un de la pire espèce. Heureusement, le Frère ne se sentait pas spécialement d’attaque pour lui dire d’aller mettre sa sale tête de chou-fleur là où il ne la verrait pas. Si l’autre n’aimait pas Tobias, il se demandait pourquoi il restait planté là près de lui. Il pouvait se retourner et ne pas le regarder… Mais très vite l’intellectuel compris. La jalousie pure et dure ! Ah ! Comme c’était amusant, finalement. Un sourire rempli d’ironie illumina son visage, qu’il adressa sagement au Commandor avant que le médecin ne face son entrée en scène, comme prévue. Il ne dit mot, toutefois, et se contenta d’observer la scène, notant tout ce qui pourrait lui être utile dans un recoin de sa tête.

Tobias, se leva tranquillement. Si l’autre souhaitait ficher le camp rapidement, c’était bien tant mieux pour lui, au fond. Il n’aurait pas à l’endurer davantage. Il fit dos alors que l’autre plaignard déblatérait ses problèmes, retirant sa chemise avant de se dépêcher d’enfiler de nouveau la couverture qu’il avait kidnappé sur ses épaules, en attendant sagement dans son coin, près è la moindre réplique pour renvoyer un jet d’acide qu’il était capable d’envoyer… enfin… le seul qu’il pouvait dans son état. Il fit face, tranquillement, au Commandor, lui souriant de façon aussi provoquant que possible. Plaignait-il le médecin de la possible guerre qui pourrait exploser entre eux ? Non, pas vraiment. Il n’avait qu’à partir, s’il n’était pas content ! Il n’avait besoin de personne. Un bain chaud ferait l’affaire !

«Ah ? Je n’étais pas certain si vous aviez seulement déjà eut un cerveau pour vous plaindre d’un maux de tête et de votre… incapacité à vous concentrer. Si vous en avez seulement déjà été capable…»

C’était vache, il n’en doutait pas, et particulièrement glacial, mais qu’on le cherche, que ce soit par comportement ou regard, et on le trouvait généralement rapidement. Pas besoin de sonner à sa porte pour que le frère ne vous accueille à bras ouvert et à coup de pieds aux fesses. Il chancela toutefois immédiatement après avoir prononcé ces mots et alla s’agrippé à la chaise qu’il avait quitté un peu plus tôt. Non, son état, à lui du moins, refusait de s’amélioré. Et la fièvre qui s’était jeté dans tout ça ne faisait rien pour amélioré son humeur grinçante, ça, c’était certain. Malgré son côté franchement agacé, il ne fit rien pour être désagréable envers Lawrence, qu’il ne semblait, contrairement à Silvio, ne pas prendre pour une machine à réparer les vases cassés. Ce n’était pas non plus comme s’il voyait Silvio, là-bas, mais l’entendre était suffisant !

Il s’installa finalement sagement avant de prendre son mal en patience : passer en second n’était pas la mer à boire, et il n’en avait rien à faire, pour tout dire. Rien pour le préoccuper… Il se contenta, à son tour, d’appuyer simplement sur sa tempe qui semblait prête à vouloir exploser dans un magnifique jus de cerveau bouilli.

«Et bien… la tête, quelques étourdissement, et une fièvre qui ne lâche plus. C’est tout…»

Malgré l’alerte à l’épidémie, le frère semblait continuer à vouloir prendre tout ceci aussi légèrement que possible se fasse. Rien de mal là dedans, n’est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, il s’était montré avec le Docteur étrangement pacifique. À voir s’il arriverait à continuer sur cette voie…
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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Isaac Lawrence le Lun 23 Mai - 21:00

    L’ambiance était relativement électrique entre ses deux patients. Et il ne savait que trop quoi faire. En bon soumis, il gardait le silence et tâchait de ne pas s’introduire dans la discorde car il n’aurait eu ni l’art ni la manière des beaux discours de défense. Aussi, en évitant de la sorte le danger, il s’évitait un grand nombre de situations dérangeantes, et ça l’arrangeait rudement bien. Afin de se protéger d’un éventuel conflit, le docteur les avait pris dans un même temps. Et puis, il les avait mis dans deux salles de consultation adjacentes. Sur son ordinateur, il avait regardé, en écoutant les réponses de ses patients, les antécédents se préparant à diagnostique, comme pour beaucoup ces dernières semaines, une grippe. Néanmoins, les deux avaient fait une petite visite quelques temps plus tôt, et on leur avait prescrit tout ce qu’il fallait. En somme, pour une grippe, ils auraient dû… Etre guéris. Alors pourquoi ces symptômes ? Isaac fronça doucement les sourcils, marcha en boitant vers le jeune Tobias. Et puis, il commença à l’ausculter, silencieux, sans faire part de ses craintes. Pourquoi donc les symptômes n’avaient pas régressé ?

    Il demeurait une certaine inquiétude dans les yeux clairs de mon médecin. Il regardait Tobias, l’inspectait du regard. Il vérifiait rapidement que tout semblait normal ou presque. Il palpa à la recherche d'éventuels points douloureux, masses anormales d'adénopathies ou gros ganglions ou une augmentation du volume de certains organes comme le foie ou la rate… De son stéthoscope, il analysa les bruits provoqués par certains organes ou appareils comme le cœur, l'appareil respiratoire, l'appareil digestif et les vaisseaux dans diverses localisations du corps. Il sentait bien là les mêmes symptômes que pour une grippe, mais il savait à présent que ce n’était pas cela. Il fallait trouver autre chose. Quelque chose de plus probants. Enfin une solution. Mais il se trouva aussi dépourvu qu’un apprenti alors qu’il avait toutes les compétences nécessaires pour ce métier. Chez le commandor, ce fut les mêmes symptômes qu’il retrouva. Ce n’était donc pas une grippe, ce n’était pas non plus une maladie isolée comme un cancer mais bel et bien un virus ou un microbe qui se propageait d’organisme en organisme.

    « Quelqu’un vous a étranglé ? »

    Demanda-t-il à l’adresse de l’homme aux cheveux châtains clairs. Car les traces de strangulation montraient l’emplacement des pouces vers l’avant, et non vers l’arrière. Bonne nouvelle donc, ce n’était pas un suicide, mais une tentative de meurtre. Néanmoins, sachant que l’homme qu’il auscultait était de la brigade anti-terroriste, il n’insista pas d’avantage, concluant que c’était un rebelle qui avait du lui faire cela, lors d’un combat dans les sous-terrains. Il nota néanmoins ces nouvelles marques sur le fichier médical, dans le cas où il y aurait des aggravations, même si de prime abord, il en doutait. Il revint vers le frère de la congrégation, perplexe. Il lui prit sa température, et lui demanda de suivre son doigt du regard.

    « Avez-vous mangé ces dernières heures ? Si oui, quoi ? »

    Il retourna voir le commandor, il cherchait toujours à comparer les symptômes de ses deux patients, alors, même si ses allée et venue étaient douloureuses pour sa jambe abîmée, il les faisait. Il prit également la température du commandor. Chaud. 41°C. Ils devraient être cloués au lit ces deux là. Pas la question du repas, Isaac espérait presque qu’ils soient à jeûne car la maladie leur aurait coupé l’appétit. Se serait sans nul doute, une bonne information pour effectuer un prélèvement sanguin. Au pire, il ferait patienter ces deux là sur un lit d’hôpital, sans nourriture aucune. Il posa la même question à Silvio pour savoir s’il avait mangé. La question « si oui, quoi ? » n’était pas destinée à se trouver une idée pour son repas de ce soir, mais pour savoir quels genre de nutriments ils avaient absorbé et qui risquaient de fausser un peu l’examen sanguin. Parce que tout le monde sait, que de toute manière, ce soir, Isaac mangerait du Concombre avec de la crème fraiche et du Père (de) Sil dans un Sale Adier avec Délicatesse.
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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Silvio Anthelmios le Sam 28 Mai - 22:45

Le monde entier était contre lui.
Damnés, ce n'était pas possible ! Il n'avait rien fait, il venait juste se faire soigner... Ce n'était pas vraiment comme s'il avait choisi de tomber malade ! Déjà, il avait la bonté de supporter sans rechigner la présence d'une autre personne entre les mains du docteur (pas qu'il appréciât particulièrement Isaac, mais il craignait que ce dernier ne concentre pas assez son attention sur le plus important: lui). Mais voilà que ce dernier, en plus de lui voler la vedette, se permettait de l'agresser ! Pour qui se prenait-il ? Tobias, l'innocent Tobias, venait de s'inscrire sur la longue liste des ennemis de Silvio. Désormais, il ne pourrait plus le croiser, le voir, ni entendre parler de lui, sans se rappeler de cet instant.
Alors comme ça, il n'avait pas de cerveau ? Eh bien, c'était la meilleure ! Savait-il seulement à qui il s'adressait, ce blondinet ? Silvio Anthelmios. Non, mieux. Silvio Anthelmios. Le seul, l'unique, et surtout, le commandor de l'anti-terroriste ! Un personnage important de Nosco ! Il dirigeait des hommes, il menait des actions, il dirigeait des hommes, il gérait la bridage, il... Il était indispensable ! C'était lui que l'on avait choisi pour ce poste ! C'était lui, pas un autre ! Alors le cerveau, il l'avait, et il était reconnu par plus d'une personne ! L'impératrice elle-même l'avait reconnu ! Elle l'avait même jugé assez supérieur aux autres pour préférer accepter et camoufler son amour secret au lieu de le dégrader et en mettre un autre à sa place. C'était quand même quelque chose ! Pas de cerveau... Vraiment, quelle stupidité ! En plus d'être inutile et enquiquinant, ce blond était stupide ! S'il n'y avait pas eu Kathleen pour remonter le niveau, mon commandor aurait sans doute profité de l'occasion pour une blague anti-blonds...

"- Excusez-moi, mais il me semble cependant ne pas avoir prononcé quelque mot qui vienne soutenir les vôtres. Je vous propose de vous interroger un moment: qui a le moins de cervelle: celui qui insulte son prochain sans raison, ou celui qui subit l'insulte sans n'avoir rien demandé ?"


Avait-il sifflé avec mépris. Et voilà... Il n'avait pourtant pas l'habitude de s'énerver, mais là, c'était fait ! Son esprit remuait déjà des insultes dans tous les sens, il aurait tout donné pour qu'Isaac s'absente un moment, et qu'il puisse lui-même sauter à la gorge du blond, non pas pour l'embrasser, mais pour l'étrangler en bonne et due forme, le rouer de coups, lui montrer à grand renfort de brutalités qu'il n'avait pas apprécié que l'on sous-estime son intelligence pourtant très grande. Eh oui, on pouvait être intelligent et avoir des manières de brutes. Que croyait-il ? Sus aux préjugés, à la fin !
Il se laissa par Isaac. Mais cela lui coûta de pester à nouveau, contre le médecin, cette fois: il n'avait pas le droit de le toucher ainsi ! Il n'y avait que Shane qui pouvait le toucher ! Isaac, y pouvait pas, il n'était pas son amant, sa peau lui était interdite ! Les mains du docteur passèrent non-loin du visage de Silvio... Je-ne-vous-dit-pas l'effort mental que dut faire mon commandor pour ne pas le mordre. Il prit sur lui. Son agacement était toutefois palpable: son rythme cardiaque s'accélèrait, son souffle était plus fort, même si maintenu assez lent par le sang-froid qu'il se forçait à garder. Il serrait les poings...

"- Oui, disons qu'il m'arrive de devoir combattre des rebelles, et il arrive que ceux-ci se défendent..."

La phrase aurait presque pu paraitre pour de l'humour tout gentil et mignon, un moyen de plaisanter...! Mais il était plus qu'agacé. Exécrable, même avec ce pauvre docteur. Attendez, sa vie amoureuse ne le regardait pas, et il n'était pas là pour s'occuper de ces marques-là ! Damnés, pourvu qu'elles ne soient pas marquées dans son dossier, si quelqu'un venait à être au courant, qu'arriverait-il à son cher et tendre ? Il ne fallait pas qu'il lui arrive quelque chose, non... Alors il était plus agacé encore, par l'idée que le docteur s'intéresse à ça...
Il laissa le docteur s'absenter un moment, et en profita pour, euh... Se caresser le cou. N'y voyez rien d'érogène, il cherchait juste à sentir les marques, du bout des doigts. Pour penser à Shane, plus fort. Du bout des doigts, il joua un peu avec ses vêtements. Enfin, il se fit prendre sa température, et resta lui-même ébahi devant le résultat. 41 ! Pas étonnant qu'il ne se sente pas super... Un sourcil froncé, il répondit sagement:

"- Euhm... Eh bien, barres proétinées, un peu d'eau... Pourquoi ?"



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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Tobias Horvath le Lun 6 Juin - 22:23

Tobi’ observait ses pieds qui se balançaient, dans le vide, incapable de toucher le sol, dû à son interminable petitesse. Il devait bien avouer que ceci était un tantinet agaçant. Il lança un regard furieux sur le mur qui le séparait de l’autre idiot de service numéro un sur Nosco City. S’il avait pu, il l’aurait foudroyé d’un seul coup d’œil ! Du moins le fera-t-il sans doute en rêve ce soir même. Et même s’il souhaite au Commandor qu’il se rompe le cou dans les souterrains, ça ne l’empêchait pas le moindre du monde de dormir la nuit. Il profita qu’on lui tourne le dos pour décrocher un de ses sourires de sadiques qui lui avait déjà valu le regard suspect des Brigadiers de la Guildes alors qu’il n’était encore qu’un nouvel Oublié. La réplique du Brigadier était d’une futilité si flagrante qu’il eut, de façon incontrôlée, un début de fou rire qu’il retint rapidement. Peut-être que s’il n’avait pas demandé, c’était qu’il n’avait pas compris pourquoi le blondinet l’insultait de la sorte. C’était, à dire vrai, encore plus stupide qu’il ne l’aurait imaginé. L’égo de ce type était trop énorme pour simplement passer dans le cadre d’une porte ! Allez savoir comment il s’y prenait pour supporter le point de sa propre crétinerie. Il secoua un peu la tête pour récupérer son sérieux. S’il n’y avait pas ce mur, il pourrait voir la tête qu’il faisait, juste pour le provoquer davantage.

En attendant, parce qu’il était plus poli qu’un certain homme plein d’égo et qui ne pense qu’à lui, il se serra davantage dans la couverture qu’il avait prit et posé sur ses maigres épaules. Bon… En fait, s’il traitait l’autre d’incapable intellectuel, il devait quand même s’avouer que lui n’irait pas mettre les pieds dans les souterrain et qu’il ne serait certainement pas le premier à poursuivre les rebelles à côté. Mais ça, il ne le dirait jamais à voix haute, n’est-ce pas ? Ah, ça non ! Il en était hors de question ! Parce qu’il était borné ! Ou simplement pare qu’il était trop boudeur pour oser le faire et qu’il en voulait à mort au blond châtain.

Le médecin, à travers ses pensées, le surprenant dans cette absence de la réalité, revint à lui avec son bon devoir. Le toucher, c’était une chose. L’autre médecin, Arsène, avait ait pareille, mais sans plus. Évidemment, il n’avait pas bronché davantage cette fois ci, même s’il suivait chacun de ses mouvements avec une méfiance plus qu’évidente. Il fit sagement ce qu’on lui demandait, même si la blancheur exaspérante des lieux semblait toujours autant l’aveugler, migraine de malheur. Il cligna des paupières rapidement à plusieurs reprises lorsqu’il le relâcha pour l’interroger sur… hé bien, sur ses consommations alimentaire. Il semblait se demander ce qu’il lui racontait ou de quoi pouvait-il bien parlé et mis bien une seconde de trop pour répondre, sur un ton vaguement hésitant.

« Rien… et bien… de l’eau du Sapianta… c’est tout. »

Non, en effet, c’était tout, absolument tout. Tob’ n’était pas non plus celui qui se nourrissait le plus, à dire vrai. Il n’était pas sous alimenté, mais il n’en était pas très loin non plus. Il l’observa ensuite glisser loin de lui, sans plus se soucier de rien, fixant la silhouette d’un air de plus en plus méfiant, se demandant ce qu’il avait derrière la tête… Il n’était quand même pas pour les garder ici tous les deux, n’est-ce pas ? Pas dans la même pièce que l’autre, franchement ! Non parce que sinon, il brise une vitre et s’enfuit par là, hein ! Pas question de rester avec ce chien pleurant sous la pleine lune, se plaignait d’un peu de fièvre ! Franchement ! Le frère grinça des dents d’agacement avant de, mine de rien, porter une oreille un peu attentive à ce qui se disait de l’autre côté de ce satané mur.

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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Isaac Lawrence le Sam 11 Juin - 16:35

    Et bien voilà que ses deux patients se chamaillaient comme de sales garnements que l’on aurait relativement mal éduqués. Aussi, Isaac aurait un très mauvais père. Sa soumission l’aurait poussé à céder au moindre de leurs caprices, et il aurait fini ruiné et désœuvré dans ce sale endroit où il n’aurait pu affirmer son autorité parentale. Il était bien heureux, parfois que l’on ne puisse pas avoir d’enfants à Nosco. Enfin, qu’on puisse en avoir ne l’aurait que peu dérangé, étant donné sa virginité et son incapacité à se lier d’une relation amoureuse l’aurait épargné, quoiqu’il en soit, qu’on l’en appelle papa. Mais malheur était bien à lui de se retrouver avec ces deux enfants qui se chamaillaient tout sauf gaiement et qui allaient finir par se taper dessus si l’un n’avait pas plus de raison que l’autre pour mettre fin à la dispute. Ou se taire. Ce que Tobias fit magistralement, et Lawrence soupira en lui-même de soulagement de ne pas avoir à séparer ces deux là s’ils venaient à se taper dessus.



    « Bien, quelles sont les personnes que vous avez fréquentées récemment ? Où avez-vous été qui sorte de l’ordinaire ? Avez-vous été en contact avec une personne malade et si oui, qui, où, quand et comment ? »

    Il avait sorti de ses affaires une seringue et s’approcha de Silvio. Il lui demanda de tendre le bras, serrer le poing et de regarder ailleurs s’il tournait de l’œil à la vue du sang (phrase qu’il regretta immédiatement après l’avoir prononcée en se rappellent de le brun qu’il piquait devait voir bien du sang à profusion lorsqu’il tranchait quelques têtes rebelles. Rapidement, il ajouta à ses questions antérieures un :

    « Ne croyez pas que je cherche à vous fliquer. Je cherche uniquement la source de cette maladie. Je prendrais ce que vous me direz sans en porter le moindre jugement. »
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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Silvio Anthelmios le Jeu 16 Juin - 13:06

Enfin l'avorton avait décidé à se taire ! Un soulagement pour mon Commandor qui n'aurait su supporter ses geignements plus longtemps. Voilà qu'il avait, encore une fois, la preuve de sa supériorité: même les congrégationnistes finissaient par s'incliner devant lui ! Ceci étant dit, Silvio aurait préféré le voir déguerpir plutôt que s'incliner, mais passons. On ne peut pas tout avoir. Déjà, Silvio avait le privilège d'être le premier servi pour sa prise de sang. Oh, chic... Il n'avait pas peur du sang (il jeta même un regard inquisiteur à Isaac quand il évoqua cette possibilité: pour qui le prenait-on ?), mais cela n'allait pas l'aider à être plus dynamique. Quoi que jadis, les saignées permettaient, parfois, éventuellement, potentiellement de guérir... Ou de mourir. Mais cela, Silvio ne le savait pas, et c'était tant mieux.

"- Je l'entends bien... J'ai fréquenté de nombres membres de la brigade anti-terroriste, brigade informatique, quelques nettoyages... Ma Seconde, mon colocataire, mon ancien patron... Beaucoup de monde, donc ça ne serait pas étonnant que ce soit l'un d'eux qui m'ait transmis la chose. Sinon, je ne suis allé dans aucun endroit qui me soit inhabituel. Bureaux de la brigade, Aedes, souterrains..."

Ah, on devait pouvoir compter le sapientia comme endroit inhabituel. Il était venu pour sa visite médicale, jadis... Cela pouvait également être ce qui lui avait donné des boutons (au sens figuré, hein, n'allez pas chercher sur son superbe corps des petits butonnios). C'était indiscutable: le Sapientia n'était pas son lieu de vacances favori. Rempli de bestioles bizarres en blouses blanches qui vous courraient après pour vous examiner sous tous les angles en prétextant que c'était pour leur bien... Non, il n'aimait pas. Ces gens qui connaissaient ses moindres petits embêtements alors qu'il les connaissait à peine... Brr ! Il fallait bien qu'il soit malade pour accepter de venir ici.
Il regarda sagement le sang partir de son bras. Ca faisait bizarre de voir ça... Mais bon, Silvio, ce n'était pas ça qui allait le faire pâlir. Il en avait vu d'autres... Puis au bout d'un moment, le spectacle le lassa. Il commença à regarder ailleurs, la beauté des murs du plafond... Avant de laisser tomber son regard sur Isaac. Hm, il fallait admettre, on avait vu plus laid, comme médecin... Eh ! Mais à quoi pensait-il ? Depuis quand regardait-il les hommes comme ça ? Ca y est, un amoureux, et on se dévergonde ! N'amoureux... Il re-songea à Shane, l'espace d'un instant. Ah, il n'y avait pas à dire, entre Shane et Isaac, le choix n'était pas à faire... Il le revoyait ce soir, son Shane. Lui au moins, il était gentil. Lui, il... ah, je ne vais pas m'étendre sur le sujet. En tout cas, Silvio était loin de sauter au cou d'Isaac. Surtout qu'il n'avait pas l'air bien dégourdi... Comme tous les médecins, un charlatan. Il ne trouverait pas la source de l'épidémie... C'était lui, Silvio, qui la trouverait ! ...Avec un peu d'aide, cependant.

"- Pour le moment, vous et vos collègues n'avez aucune idée pour une potentielle source de la maladie ?"

Demanda-t-il, un ton plus bas, à Isaac, comme s'il s'agissait d'une confidence, d'un secret, qu'il voulait qu'on lui révèle....

[HJ: un peu court... Mais vous m'aimez quand même, n'est-ce pas ? é_è]

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Re: Quarantaine ou pas quarantaine... quelle question !

Message par Isaac Lawrence le Sam 9 Juil - 14:43

    Elle ne dura pas bien longtemps, la prise de sang. Il changeait rapidement les tube en continuait à tirer ce liquide hors du bras du commandor. On avait repéré certains nouveaux symptômes chez les patients. Des symptômes qui, de manière très simples, n’étaient pas de bon augure puisqu’ils signifiaient une diminution de l’efficacité du système immunitaire. Son patient n’était pas embêtant, il en avait connu (comme Aaron Smith) qui hurlaient à tout bout de champ. Silvio, lui, semblait se laisser sagement faire. De toutes manières, Isaac n’agissait pas pour son mal. Il prélevait ce sang à unique but d’analyse. Peut-être qu’on trouverait un nouvel indice sur cette maladie inconnue. Et trouverait-on aussi avec un peu de chance, un remède, un vaccin à ce qui n’était pas, il en était certain, une grippe.

    Avertir la population ? Il n’y avait pas songé. Isaac était trop soumis pour oser hausser la voix, il avait même reçu l’ordre, à demi-mots de faire silence sur ses doutes à une toute autre personne que celle du service médical. Il avait promis de n’en parler aux médecins, pour ne pas effrayer la population. La version de la grippe devait rester encore un peu dans l’esprit des oubliés, afin que la population ne s’affole pas, une crise de panique et ce serait la catastrophe. Mais Silvio était commandor de la Brigade Anti-terroriste. S’il y avait eu un empoisonnement rebelle repéré, Silvio en aurait été averti et ne poserait pas une telle question. Isaac alla également prélever du sang au frère de la congrégation de Joshi et le congédia avec repos forcé et médicaments pour faire disparaitre la fièvre principalement. Il lui rappela brièvement les consignes sanitaires pour éviter la propagation de tout virus.

    Et lorsque le blond fut parti, Isaac revint vers Silvio la mine grave. Il étiqueta rapidement ses flacons et poussa un long soupir :

    « Une activité normale… Voilà qui ne nous avance que peu. Etrangement, personne ne semble avoir fait ou vu ou entendu quoi que ce soit d’anormal ces derniers temps. Vous avez peut-être entendu parler que la Brigade Judiciaire allait mener une enquête pour approfondir cette situation. D’un point de vue médical, il s’agit d’un virus qui ressemble à la grippe et qui se transmet donc par des gouttelettes rependues dans l’air mais qui offre d’autres symptômes un peu plus grave comme une diminution de l’efficacité du système immunitaire. En général, ce genre de chose n’est pas spécialement un problème. Lorsqu’un virus attaque les défenses immunitaires, on injecte des anticorps avec un sérum. Mais un anticorps ne sait combattre qu’un virus, en fonction de sa « spécialité ». Le fait est que nous ne connaissons pas le virus. Cela semble être une nouvelle maladie apparue en Nosco. Nous ne possédons pas le sérum adéquat. Le seul moyen pour le trouver serait d’en savoir un peu plus sur le comment cette maladie est apparue. Dans les souterrains… Une maladie que les rebelles ont contractée et qui nous ont transmise à la surface… Il y a tellement de possibilité. Mais personne n’a rien fait d’anormal, et si tel était réellement le cas, nous serions tous sains. Demandez à Lisbon. Il me semble que ce soit lui qui soit missionné de l’inquisition. »

    Il termina d’étiqueter le dernier tube et il releva ses yeux vers le commandor.

    « Vous pouvez vous rhabiller. Je vous conseille fortement d’appliquer les règles d’hygiène de base pour éviter toute contagion. Pou le moment, ce ne semble pas très grave, et peut-être que ça restera dans cette proportion. Je le souhaite. Mais ça peut également prendre une ampleur terrible. Ah ! J’oubliais. Vous êtes en arrêt maladie pour aujourd’hui. Rentez chez vous et restez au lit. Demain vous pourrez reprendre une activité si vous vous sentez mieux. Mais ce n’est pas la peine de discuter, ce n’est pas une proposition, mais un ordre. Il s’agit d’une mesure de protection d’Etat, si vous désobéissez vous serez considéré comme un terroriste. Bonne journée Monsieur Anthelmios. »

    Isaac n’en revenait pas : il avait réussi à être ferme et à donner un ordre Oo.
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