Et on fait tourner les servietteuh o/

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Message par Aaron Smith le Jeu 12 Mai - 13:40

Bon. Rien n’allait plus, c’était la fin du monde. Ou au moins la fin du monde… Si on pouvait dire que Nosco était un monde ! Parce qu’un monde, c’est quand même supposé être grand, vaste et large, et permettre des tas de découverte et tout ça quoi… Oui, un monde, c’est censé être un mélange de cultures et de peuples. Alors je ne sais pas vraiment si Nosco peut être décrit comme un monde… Mais j’vais arrêter là de faire mon Tsamère, et j’vais reprendre à la fin du monde. Parce que sinon, je risque de m’étendre sur un sujet qui n’est pas le bon… Et je ne suis pas sûre que vous ayez envie de lire une dissertation complète sur « Le monde de Nosco qui n’en est pas un ». A moins que vous ayez envie, en fait ? Non ? D’accord. Tant pis pour vous !

Je disais donc que c’était la fin du monde : le monde d’Aaron. Quoique là aussi, je ne suis pas sûre de pouvoir parler de monde… Mais bref, continuons, et évitons de trop nous épancher sur ce sujet qui n’est pas celui à traiter, mais n’en est pas moins intéressant ! Le petit monde d’Aaron s’écroulait donc allègrement, dans la joie et la bonne humeur, parce… Eh bien, parce que sa maladie n’était pas partie. On lui avait dit de prendre les médicaments pendant une semaine, il l’avait fait, tout était allé pour le mieux dans le meilleur des mondes… Enfin, tant qu’il se dopait bien, ça allait du moins, malgré une immense fatigue et un léger tournis. Mais maintenant qu’il avait arrêté, c’était la caca, la cata, la catastrophe…

Il se réveilla donc de fort mauvaise humeur, se leva brusquement, se rassit tout aussi vite, agressé par une violente douleur dans ses tempes, ferma ses yeux pour se redresser de nouveau, trouva que le sol tanguait vachement sous ses pieds, vacilla et tomba sans plus de cérémonie par terre, incapable de tenir sur ses pieds. Dès lors, il préféra rouvrir ses petits n’yeux n’yeux, quitte à devoir affronter la lumière, tenta de se relever, trouva que le sol était bien loin et bien mouvementé, et préféra marcher jusqu’à sa salle de bain à quatre pattes. Là, il se glissa sous la douche, s’aspergea allègrement, grogna, ne trouva aucune amélioration, rampa jusqu’à son évier, s’y agrippa, en profita pour se mettre debout et saisir ses lentilles, les mit avec d’immenses difficultés, tangua violemment… Non, décidément, toujours aucune amélioration et il n’avait plus de médicaments.

Mieux valait aller au Sapientia. Fort de cette résolution, le joyeux luron qu’était Aaron se dirigea en vacillant vers la porte, appuya sur la poignée, vit son reflet dans le fer et réalisa qu’il était toujours nu. Petit détail qui n’avait que peu d’importance… Néanmoins, il avait dépassé son quota de l’année du temps qu’il passerait à poil devant la foule, cf son strip-tease il y a quelques jours de ça, et il préféra donc rebrousser chemin, s’habiller d’un pantalon de jogging qui lui avait été fourni mais qu’il n’avait jamais du mettre et d’un T-shirt blanc tout ce qu’il y a de plus simple, un peu moulant, qu’il ne portait qu’à de très rares occasions puisqu’il préférait les chemises. Mais quoiqu’on puisse penser de lui, il n’avait vraiment pas le courage de lutter pour attacher les foutus boutons d’une chemise… Et au Sapientia, il finirait sûrement par devoir se déshabiller, alors autant hâter les choses.

Une fois habillé, il ne prit pas le temps de se coiffer et de se pomponner – chose très rare, soulignons-le – et préféra tituber dans les couloirs de l’Aedes. De toutes façons, même s’il l’avait voulu, il n’aurait pas réussit à arranger ses cheveux correctement, alors autant ne rien faire… D’autant plus que sa coupe « je me réveille l’air hagard et j’ai les cheveux qui partent en vrille » ressemblait assez à ce qu’il avait l’habitude de faire… Mais ne lui disons pas, le pauvre petit n’était pas d’humeur à être contrarié. Il traversa difficilement le hall, longea les murs de la Cour Intérieure pour finalement arriver au Sapientia. Joshi merci, il y était enfin. Et il n’était même pas mort sur le chemin.

En revanche, il y avait un sacré tas de gens présents… Pas assez toutefois, pour qu’on l’empêche d’avoir Kim. Il attendrait, il avait le temps. Lançant un sourire à la cantonade, qui ne sonnait pas très juste, il se laissa brutalement tomber sur un siège, et attendit de voir son médecin préféré venir le chercher, la tête entre les mains. Mais pourquoi donc la pièce se balançait-elle de cette façon, depuis quelque temps…
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Re: Et on fait tourner les servietteuh o/

Message par Shane M. Lewis le Sam 14 Mai - 16:36

    Il ne savait pas combien de fois il s’était retourné dans ses draps. Plus d’une, c’était certain. Il allait finir par réveiller Silvio. Il avait chaud, repoussait donc les draps, et puis rapidement, il avait froid, il se couvrait donc. Et puis la fièvre montait, il transpirait. Il retira les couvertures et finissait par claquer des dents. Il avait fini par se lever, enfiler un gilet et marcher en zigzag vers la salle de bain. Il se passa de l’eau sur le visage et regarda sa tête dans le miroir. Il était affreux à voir. Il toucha son front, fièvre. Ses yeux étaient cernés, sa gorge était serrée et il claquait un peu des dents, encore. Il s’essuya le visage dans une serviette et retourna aux côtés de Silvio.

    Le commandor ne semblait pas être dans un meilleur état. Il fallait croire qu’ils en étaient réduits à échanger leurs microbes. Il posa sa tête sur son torse. Il avait le tournis de s’être levé. Des perles de sueur étaient à son front. Lorsqu’il se réveilla encore, au beau milieu de la nuit une petite heure plus tard, son T-shirt était complément humide. Il vit que son Silvio n’allait pas mieux non plus. Et pourtant Silvio avait déjà était au Sapienta, on lui avait donné des médicaments… Il ne guérissait pas, et Shane affichait à présent les mêmes symptômes que son amant. Il serra ses poings sur le T-shirt du commandor et fut pris d’une quinte de toux.

    Il se serra un peu plus contre Silvio, cherchant du réconfort dans son amour. Son pauvre Silvio allait mal. Et mon brigadier n’était pas médecin. Il ne pouvait rien faire pour lui. Il n’avait même pas quelques bases et c’était tout juste s’il savait coller un pansement. Bon, ok, j’exagère, mais ce n’était pas si loin que cela de la vérité. Il enfouit son nez contre lui et tâcha de trouver le sommeil. En vain. Il bougeait sans cesse, cherchant une position qui l’aiderait à respirer mieux. Et Silvio aussi avait le sommeil agité. Ils se réveillaient mutuellement. Il s’inquiétait pour lui, pire encore, il s’inquiétait pour Silvio. Chaque fois qu’il l’entendait reprendre sa respiration, il souffrait pour lui. Il ne lui disait rien. Il savait que Silvio en était conscient. Tout comme Silvio devait s’inquiéter pour Shane. Ils ne diraient rien. Le sommeil était assez difficile à avoir, il n’était donc pas nécessaire de s’en extirper inutilement. Ni l’un ni l’autre n’était médecin, alors, c’était tout.

    Dans la matinée, il avait senti Silvio se lever difficilement et recouvrir mon brigadier de la couverture. Il avait cherché à attraper son poignet pour le retenir et lui dire de ne pas aller travail, qu’il n’était que trop épuisé. En vain. Il était trop faible, il n’avait fait que saisir le vide. Tristan, lui, avait donné un arrêt de travail à Shane. Mon brigadier n’aurait obéi à nul autre que lui pour cesser de travailler. Mathys avait bien essayé mais Shane savait être plus têtu qu’une mule lorsqu’il le voulait. Il pouvait donc continuer de se reposer. Il n’en demeurait pas moins vrai qu’il s’inquiétait pour Silvio et il entendit la porte de leur appartement se refermer derrière son amant. Il sentit comme un pincement au cœur. Mais il se sentait trop faible pour se lever, lui courir après et le retenir. Et en matière de tête de mule plein de fierté, Silvio était très bien placé aussi !

    « Silvio… »

    Appela-t-il alors d’une voix rauque et brisée par la maladie. C’était inutile, Silvio était déjà parti. Shane aurait voulu le rattraper et l’interdire d’aller travailler. Il était trop malade, il ne devait pas travailler, il devait faire une pause, un peu… Il s’en voulait car il savait que Silvio allait passer une journée horrible. Et pourtant, le commandor lui aurait obéi si Shane lui avait demandé de rester. Silvio aurait tout fait pour lui.

    « Silvio… ! »

    Sa voix était encore plus faible. Il tenta de se relever, mais une nouvelle quinte de toux le cloua au matelas. Il frotta son front brulant contre l’oreiller. Il avait une migraine. Pourrait-il se lever pour aller prendre ses médicaments. Il les avait posés là-bas, près du meuble… Shane rampa sur le lit et se fit tomber sur le sol. Il commença à marcher à quatre pattes. Il n’avait pas l’air fin. Il marcha ou rampa vers le meuble, s’agrippa à celui-ci avec force pour se relever et les saisit. Il les avala, rapidement. Bon sang ! Et dire que ça ne servirait à rien. Ses médicaments n’étaient-ils pas inefficaces sur son Silvio ? Le traitement n’aurait pas meilleur effet chez lui.

    Il était retourné sur son lit et n’avait pas ouvert les rideaux. Dans la pénombre, joue écrasé contre le matelas, Shane rouvrait les yeux. Son front était tout humide. Son corps tout entier était humide et il avait l’impression de s’être desséché. Il avait besoin d’eau. Il attrapa le verre sur sa table de chevet et laissa le liquide filer entre ses lèvres. Il voulut reposer le verre mais la terre tanguait et il le reposa à côté. On entendit un bruit de verre brisé, mais il ne se leva pas pour ramasser. Il grimaça, amèrement et referma doucement les yeux. La terre tournait, trop vite ou à l’envers. Le mince filet de lumière qui passait entre les lourds rideaux ne suffisait pas à lui faire prendre conscience que le jour était levé.

    « Silvio… »

    Appela-t-il donc son sommeil. Il ne se sentait pas bien, il avait donc besoin de lui. Il avait terriblement besoin de lui. Il se sentait courbaturé. Il avait encore soif et il avait bu l’eau qu’il avait à proximité. Il n’avait même plus de verre. Des éclats de celui-ci jonchaient le sol. Il allait falloir qu’il se lève. Il se tourna dans le lit et regarda le plafond, bouche ouverte, les yeux mi-clos. Ses paupières ne lui avaient jamais semblé être aussi lourdes. Il était pris de fatigue alors qu’il venait de dormir. Il tenta de se lever, il avait mal de partout, ses articulations étaient douloureuses. Et il s’était levé. Ses pieds nus avaient marché sur le verre. Mais il avait déjà suffisamment mal pour s’en rendre compte immédiatement. Des tâches de pas ensanglantés allèrent jusqu’au réfrigérateur où Shane avait certainement été s’abreuvé. Et puis, les pas repartaient vers la salle de bain. D’ordinaire, il aurait pris une douche. Mais cette fois, il fit couleur l’eau dans le bain et mit du savon.

    Il constata alors sa blessure au pied et s’assit sur le bord de la baignoire pour retirer les morceaux de verre et passa un linge humide pour nettoyer le sang. Quel idiot il avait fait de ne pas avoir fait attention à là où il marchait. Ce n’était pourtant pas compliqué. Il se déshabilla et posa, malgré la fièvre, ses vêtements dans la corbeille à linge et non sur le sol. Il était maniaque, même malade. Nu, il entra enfin dans la baignoire. L’eau était bien chaude et eut un effet instantané sur ses muscles noués et sur ses articulations douloureuses. La chaleur lui faisait du bien. Il inspira, coupa sa respiration et plongea son corps tout entier sous l’eau. Sa tête émergea quelques secondes plus tard. La chaleur de l’eau l’avait un peu apaisé et l’avait débarrassé de la sueur de son corps. Il se sentait déjà un peu plus propre.

    Quelques heures plus tard, Shane pointa son nez au Sapienta. Ni les médicaments, ni le bain chaud n’avait su le débarrasser de ces symptômes. Il y avait là Aaron. Shane s’assit à ses côtés, incapable de dire le moindre mot. Il n’était vraiment pas bien. Il posa sa tête contre le mur, pour que le froid de celui-ci apaise son front brûlant. En vain. Il ferma les yeux.
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Re: Et on fait tourner les servietteuh o/

Message par Aaron Smith le Mar 7 Juin - 16:56

1080 mots

Damned. Pourquoi donc fallait-il que Shane Mael Lewis, le si séduisant et si parfait Shane Mael Lewis, décide qu’il serait là le jour unique où son apprenti transi avait décidé de ne pas se maquiller ? Quel est le crétin responsable du destin qui avait choisi de lui infliger une souffrance pareille ? Pourquoi, alors qu’il se croyait sain et sauf, qu’il n’allait pas tarder à revoir Kim qui chasserait sans aucun doute son malaise persistant, fallait-il que son idole duquel il était secrètement amoureux – comme de bien d’autres ! – ramène son petit derrière dans la même salle d’attente que lui, sur le siège d’à côté ? Damned ! Si Aaron attrapait ce Joshi, croyez-moi, il lui ferait manger son sceptre magique, ses vêtements blancs ou tout ce qui pourrait l’être… Il ne méritait décidément pas un tel destin ! Mais revenons un peu en arrière.

Aaron Smith, jeune homme blond pour le moins séduisant, se trouvait donc assis dans la salle d’attente du Sapientia, avec la désagréable impression d’être balloté sur un océan de souffrance. Il fallait bien reconnaître que le sol s’obstinait à tanguer, qu’il soit assis, couché ou debout, et que plus le temps passait, plus il se sentait faible. Lutter contre une mer imaginaire, c’est franchement douloureux et déplaisant. Ainsi, le pauvre apprenti tentait-il donc de garder honneur et fierté en ne s’écroulant pas au sol comme un vulgaire pantin qui, en prime, aurait probablement bavé partout. Rajoutez à cela que, pas lavé, pas coiffé, vaguement habillé et doté d’un air hagard, il n’était plus qu’un jeune homme blond pas vraiment séduisant, à moins d’avoir beaucoup d’imagination. Tous ces détails rassemblés accablaient donc le pauvre Noscoien, qui ne rêvait plus que d’une chose : mourir en silence, pour que tout ce bordel s’arrête.

Pourtant, après plusieurs tentatives où il fermait ses yeux et demandait à son cerveau de se déconnecter, il dut bien se rendre à l’évidence : son corps entier renfermait une nature masochiste qu’il ne connaissait lui-même pas. Non, décidément, rien ne se décidait à éteindre la lumière en lui et, lassé de ce petit manège, il tenta de relever le visage pour observer d’un œil hagard la situation alentour. Cela ressemblait vaguement à l’Apocalypse. Les gens, forts nombreux, se tenaient les côtes, la tête, et le ventre en gémissant. Nombreux étaient ceux qui, à l’image du redoutable gaillard seulement armé de sa mauvaise humeur et de l’idée que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve, tanguaient mollement au rythme de leurs sensations. Le bruit était omniprésent, et fort douloureux, et il fallait bien ajouter à cela que les silencieux cris de souffrance vrillaient ses oreilles imaginaires. A cette désagréable vue, il fallait ajouter l’idée de la masse, de la foule, et des pauvres médecins qui, un masque sur le nez, s’agitaient telles des fourmis inutiles dans ce monde de brute. Par Joshi, où était donc Kim ?!

Prenant son courage à deux mains, sans se lever pour autant, Aaron avait pris le parti de fouiller la salle du regard, arriver à croiser celui de Van Berghen, lui offrir un pitoyable et douloureux souvenir qui signifiait clairement qu’il avait besoin d’aide, et qu’il en attendait de la part de son parrain, et prier pour que cette rusée technique fonctionne. Malheureusement, ce fameux Joshi à qui il avait prévu de faire payer chère sa prétendue divinité n’était toujours pas de son côté, et la seule personne sur qui son regard était tombé était Isaac Lawrence. Un type maigre et noueux, qui se déplaçait difficilement dans la foule avec sa canne, et dont le regard perfide traduisait clairement ses pensées profondes : il allait venir s’occuper du pauvre petit Smith, parce qu’il en était amoureux. Cette dernière idée lui venait de cette chute dans les boutiques. Elle lui avait valu un évanouissement et, à son réveil, il avait trouvé l’asiatique à califourchon sur lui, leurs lèvres jointes. Autant dire qu’à cette pensée, il ressentait le besoin de cracher partout pour se rincer la bouche et que, si la situation n’avait pas été si terrible, il l’aurait probablement fait. A la place, il avala difficilement sa salive, se façonna un maigre sourire qui se voulait rassurant et lui signala qu’il pouvait bien attendre Kim. Merci, au revoir. Lawrence avait l’air d’avoir compris.

La situation menaçait donc de s’améliorer… Et c’est ce moment que choisit Shane pour rentrer dans le champ de vision de son apprenti, claudiquer jusqu’à la chaise libre à ses côtés et se laisser tomber dans un soupir qui lui enlevait toute élégance. M’enfin. On en revient à ce premier paragraphe, qui explique fort bien les pensées confuses d’Aaron. Evidemment, si ce dernier n’avait pas été si fiévreux et malade, il aurait sans nul doute vu que son maître avait lui aussi une tête affreuse, si affreuse qu’il ne l’aurait pas embrassé s’il l’avait pu. Mais il était bien trop mal pour s’attacher à de modestes apparences, aussi ne fit-il aucune remarque, et essuya-t-il quelques perles de sueur sur son front, en lâchant un nouveau gémissement en guise de bonjour. De toutes façons, Lewis apprécierait à coups sûrs un gémissement de Ronron : après tout, qui ne le ferait pas ?

L’un comme l’autre, ils n’avaient pas le courage de se parler, aussi le temps s’étira-t-il longuement, et avec lourdeur. Allons bon, allait-il falloir que, malgré son état et le mal de mer qui le reprenait, il doive engager la conversation ? C’était trop injuste, déjà que son physique était loin de sa perfection habituelle ! Grommelant, il s’apprêtait à ouvrir le bec pour lâcher une pathétique banalité quand enfin, il fit Kim marcher vers lui, scindant la foule en deux comme Moïse la Mer Rouge. Le messie était enfin là et, grâce aux géniaux pouvoirs qu’on lui avait accordé, à savoir ceux de la science, il allait pouvoir tous les sauver ! Un sourire niais et amoureux – oui, Aaron avait cette mauvaise manie de tomber amoureux de n’importe qui – naquit sur les lèvres du blondinet, et se fana bien vite quand il réalisa les efforts dont il avait besoin pour faire fonctionner ses zygomatiques. Allons bon, c’était douloureux tout ça. Et puis d’abord, qui était ce type qui se collait au basque de SON docteur comme un chien effrayé ? Smith en aurait grogné, s’il avait eu la force de le faire. A la place, il lâcha dans un grognement, étonné par le son déformé de sa voix, un faible :

« Kiiiiim… »
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Re: Et on fait tourner les servietteuh o/

Message par Kim van Berghen le Mar 7 Juin - 20:20

Dorénavant le Sapientia serait sans doute le lieu de toutes les rencontres. On ne croisait plus personne dans les couloirs de l’Aedes, puisqu’ils se pressaient tous là où ils pourraient obtenir quelques soins, ou peut être quelques symptômes de plus. Non, fort heureusement il ne semblait y avoir qu’une seule maladie qui circulait pour le moment. Et les médecins priaient pour qu’il n’y ai pas de mélanges, car sinon ils n’arriveraient jamais à trouver un traitement approprié, et déjà ils semblaient avoir du mal à faire disparaître les conséquences de la grippe alors si on leur compliquait la tâche… Alors forcement, étant devenu lieu de concomitance, et de rassemblement des âmes perdues qui se sentaient faiblir, il trainait d’ici et là des rumeurs, du bouche à oreille, sur ce qui se passait aux alentours, et surtout le sujet qui était sur toutes les lèvres : cette nouvelle maladie qui semblait si compliquée à défaire. On ne trouvait aucun médicament qui semblait totalement vaincre cette souche de grippe hyper résistante. Isaac Lawrence avait beau avoir travaillé sur les premières analyses de sang, il n’avait rien trouvé de très intéressant… Par contre les dernières, celles par exemple qui concernaient Tobias Horvath mais aussi Silvio Anthlemios étaient bien plus inquiétante… Vous voulez les détails ? Globules Blancs augmentés, globules rouges un peu bas... Pas très réjouissant, voir même inquiétant pour la suite. Alors la consigne était passée : on continue les prises de sang. Savoir si tout le monde continue d’avoir les mêmes symptômes. On s’assure que ça n’empire pas plus, et on prend les mesures qui semblent nécessaires. Il ne fallait pas s’inquiéter malgré les premiers résultats qui montraient clairement une dégradation de l’état des malades.

On se demandait si les amoureux ne se donnaient pas rendez-vous au Sapientia, histoire de passer le temps dans la salle d’attente, et de pouvoir ne pas rester seul. En effet, ladite salle n’avait jamais mieux porté son nom, et mieux valait avoir emporté un ordinateur ou de quoi lire, car excepté les écrans de télévisions qui diffusaient quelques informations, citant par exemple le Journal Officiel, et permettant de passer le temps… Il fallait sinon s’armer de patience, et attendre. Facile pour ces malades qui comataient tous plus ou moins, mais pas très agréable sur les chaises du Sapientia Ils n’avaient pas la place de s’allonger comme ils auraient sans doute souhaités. Pas la place de se couvrir d’une couverture, malgré les frissons dont ils étaient parcourus. Et ils n’avaient pas faim, pas le courage de se commander un café chaud pour se sentir mieux, rien que l’odeur semblait en importuner certains. On voyait bien dans leurs regards la fatigue, qu’ils ne se sentaient pas bien, et ça depuis déjà presque une semaine pour certains patients, qui étaient vite rejoint par de nouveaux… Telles les vagues de la mer, les vagues de patients ne s’arrêtaient jamais. Ils arrivaient toujours plus nombreux, sans que le nombre de médecins ne puisse grandir… Ce qui posait donc un problème mathématique. Comment gérer ? En les faisant attendre, pour le plus grand malheur des plus faibles.

Kim était en train de s’expliquer avec Arsène sur un détail lorsqu’Isaac s’approcha d’eux pour évoquer un problème dont le nom faisait désormais trembler tout le Sapientia : Aaron Smith. La terreur des oreilles des patients et médecins compris. Était ce simplement ce qui s’était passé la dernière fois qui plongeait Lawrence dans un mélange d’angoisse et de gène lorsqu’il croisait le jeune informaticien ? Qu’importe, de toute façon s’il ne voulait pas le prendre ne charge, Kim s’en occuperait avec plaisir. C’est qu’il avait eu peu de temps à consacrer à Aaron, alors il préférait se rattraper surtout lorsque le jeune homme allait mal. Il allait falloir trouver un traitement. Encore heureux, ils avaient trouvés un moyen pour qu’Aaron souffre moins du soleil. Tout avait une solution, même cette foutue grippe… il fallait juste la trouver. Remerciant Isaac pour l’information, il demanda donc à Arsène de le suivre. Oui en effet, Aaron avait l’air dans un état pire, il fallait donc espérer qu’il n’avait plus d’hallucinations. Et à côté de lui Shane Lewis, qui allait maintenant retrouver une vie plus normale puisque Tristan Darek était de retour, et s’il n’était pas en pleine forme, il était près à assurer à nouveau la surveillance du réseau, tout du moins sous le pseudonyme de Traktueur. Est-ce que cela aiderait Shane à pouvoir lutter contre la maladie ? Peut être, en tout cas cela lui retirerait un poids des épaules. Malheureusement cela réduirait les effectifs de Darek. Enfin tant que le commandor n’était pas malade tout irait bien… Lui demander de faire un nouveau séjour au Sapientia risquait en effet d’être très mal prit par l’informaticien. Alors mieux valait espérer que comme Lewis l’avait dit « les informaticiens soient suffisamment geek et côtoyaient assez peu de monde pour être immunisés contre les virus qui s’attrapent en communauté ».

Shane avait de la chance, depuis la dernière fois où il avait croisé Kim, dans la chambre de Tristan alors que celui-ci était toujours dans le coma, le médecin avait eu le temps de s’expliquer avec Karlovy Kinsky et d’entendre de sa bouche les explications concernant son aventure avec l’informaticien. Fausse excuse qu’ils avaient inventés pour permettre à Lovy d’emprunter l’arme de l’informaticien, sans mettre celui-ci en réel danger. Sans doute avait elle plus ou moins bien marché, puisque si Shane avait été interrogé, finalement aucun charge n’avait été retenue contre lui. Il fallait dire qu’il était bien fidèle à la Guilde et à ses préceptes. Le formateur d’Aaron avait fermé les yeux, collant son front contre le mur, on voyait même de loin qu’il semblait avoir de la fièvre… Au moins sont corps tentait il de combattre l’infection. Oui mais sans réellement y parvenir vu son état. Quand à Aaron il n’avait pas l’air mieux, il tenta un vague sourire avant de lâcher le prénom de son parrain. Kim posa une main sur l’épaule de Shane, pour le tirer de sa rêverie et voir s’il était capable de marcher seul.

Lewis ? Allez, venez, je m’occupe de vous.

Si Shane eut le temps de croiser son regard, il réussit sans doute à y lire rien de plus que de l’attention et l’espoir de pouvoir soigner l’informaticien. Au moins n’éprouvait-il plus de colère, ou d’incompréhension pour ce qu’on lui avait caché un temps. Kim attrapa Aaron par les épaules pour l’aider à se relever.

C’est une bonne pêche aujourd’hui… Diantre, deux informaticiens en même temps… Bon en tout cas je sais qui a contaminé l’autre…

En fait non, la contamination pouvait venir autant d’Aaron que de Silvio… Kim lança un regard inquiet à son filleul qui avait plus tendance à s’effondrer à chaque instant qu’à rester debout.

Tu vas tenir sur tes jambes ?

Puis s’adressant à Arsène.

On a la salle 125, c’est ça ?

Une fois que ce dernier ait hoché la tête en guise d’affirmation, Kim lui indiqua qu’il pouvait prendre ne charge les deux patients en même temps et qu’Arsène pouvait donc s’occuper de quelqu’un d’autre s’il le préférait. Applegate acquiesça encore avant de chercher un cas urgent des yeux. La dernière fois que Kim avait parlé à Shane sur le réseau ce dernier n’était pas touché par l’épidémie. Finalement il avait du être rattrapé. Une ligne de plus à son dossier médical.

C’est votre première visite au Sapientia depuis un bout de temps, n’est ce pas ? On va voir si c’est la vilaine grippe…

_________________
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Re: Et on fait tourner les servietteuh o/

Message par Shane M. Lewis le Lun 13 Juin - 21:52

    Combien de temps avait-il patienté dans cette salle d’attente, le front brûlant contre le mur froid, priant pour que de fichu mal de crâne touche à sa fin ? Une demi-heure ? Peut-être plus. Il s’en savait que trop rien et préférait ne pas se poser la question. De toutes façons ses neurones étaient totalement déconnecté les uns des autres qu’il aurait été bien incapable de dire de quelle couleur était le plafond, pour la simple et bonne raison que ce n’était pas indispensable, et qu’il pouvait donc très bien s’en passer. Aussi était-il resté silencieux, ici, en pleine patience, comatant copieusement. Hier seulement, il avait été mis à pied par son commandor en retour : Tristan Darek, pour l’état piteux de santé qu’il présentait au travail. Il n’avait pas été malheureux de pouvoir rester au lit ce matin, même si la présence de Silvio lui aurait été bien douce, si bien que son absence lui avait été cruellement marquante. Il ferma les yeux, ses paupières lourdes. Il avait oublié tout ce qui se passait autour de lui. Les patients dans la salle d’attente, Aaron non loin de lui, des discussions et les toux qui fusaient en tout coin de la pièce, tout avait fait silence dans son esprit. Il était vide. Si vide. Il avait toujours eu horreur d’être malade !

    On entendait les voitures qui passaient dans la rue, visiblement en méconnaissance des limites de vitesse de la ville. New York. Splendide. Illuminée. Et le pauvre cœur de Manhattan qui battait difficilement. On voyait ce pauvre quartier depuis Brooklyn. Jefferson avait eu de la chance de ne pas avoir atterri là bas. Ses parents avaient débuté dans la misère, lorsqu’ils étaient arrivés là, alors qu’une opportunité s’était présentée à son père. Ils l’avaient connus la misère. Aujourd’hui, ça allait mieux. Ils n’étaient pas riches, mais ils avaient au moins quitté l’état de précarité qu’ils avaient connu. Sa chambre n’était pas bien grande, mais depuis quelques années déjà, il ne partageait plus celle avec April, alors il n’avait pas de quoi se plaindre. Il aimait bien sa sœur. Mais arrivé à l’adolescence, il avait eu besoin d’un peu plus d’intimité. La porte de sa chambre restait néanmoins ouverte à sa sœur, lorsqu’elle le voulait. Il y avait un bureau, un lit, une étagère et une petite table. Un peu partout ses affaires. Des affaires de garçons. Il avait depuis longtemps fait fi de ses voitures avec lesquelles il jouait parfois avec sa sœur et ses amis. A leur place, on avait trouvé de nombreux jeux vidéo, et un ordinateur qu’il avait reçu de ses grands parents pour un noël et qu’il partageait comme pour bon nombre de ses affaires avec sa sœur. Il y avait aussi un ballon de basket.

    Malheureusement pour Jefferson, il s’était fait recaler d’un bon nombre d’équipe de basket ball pour sa petite taille. Mais pourquoi diable sa croissance d’enfant l’avait arrêté au mètre cinquante et que la quasi-totalité de ses camarades faisaient tous une tête de plus que lui ? Il priait inférieurement dame Puberté de lui offrir encore au moins vingt centimètres d’ici deux ans faute de quoi il resterait définitivement un nain. Jefferson ne le savait pas encore, mais Dame Puberté serait généreuse avec lui avec une poussée de 15 centimètres en un peu plus d’un an. Pas plus. Mais ce serait au moins de satisfaire Jefferson d’avoir évité la catastrophe. Dans le coin entre son bureau et le mur, Jeff s’était recroquevillé. Il portait un jean large et un sweat à capuche rabattu sur sa tête dépitée. Un papier dans la main qu’il serrait fermement de son poing. Des petits pas légers dans le couloir et la porte de sa chambre s’ouvrait tout doucement, tout timidement. Une tête aux traits semblables au siens passa l’ouverture de la porte, ses longs cheveux noirs et lisses tombaient de chaque côtés de son visage jusqu’au milieu de son ventre. Voyant que son frère ne réagissait pas à sa présence, elle avança dans la pièce, comme une poupée fragile, veillant à ne marcher sur rien de fragile éparpillé sur le sol. C’étaient quelques jeux vidéo, une lampe de poche et des documents officiels… D’inscription dans la NYPD. April avait frissonné en les voyant.

    « - Jeff… Are you OK ? »

    Pas de réponse. La pette s’inquiéta et alla s’agenouiller près de son frère qui réalisa enfin sa présence. Ses yeux croisèrent les siens et April put voir tout le mal-être qu’il y avait dans les yeux de son frère. Il ne lui avait jamais fallu beaucoup de mots pour se comprendre avec sa sœur. Il tendit le papier qu’il serrait dans son poing. Et la toute jeune femme le saisit, en suivant la demande implicite. Baissant ses yeux dessus, elle constata que le papier était une copie d’interrogation sur laquelle un F rouge était entouré de la même couleur. Elle fit une petite grimace et remonta ses yeux clairs dans ceux de son frère.

    « - It’s just one bad mark. It will be better next time…

    - No… You know it’s not the only one. I hate school. I want to take it off.

    - You shouldn’t. Dad and Mum won’t accept it. Please, don’t make bad choices.

    - The bad choice is to stay where I don’t wanna be. I don’t want to remain my bottom posed on a fucking chair, listening to a lesson as ridiculous as useless. I want to move. I want action. »


    [C’est juste une mauvaise note. Tu feras mieux la prochaine fois… / Non… Tu sais que ce n’est pas la seule. Je hais l’école. Je veux laisser tomber. / Tu ne devrais pas. Papa et Maman ne l’accepteront pas. Je t’en prie, ne fais pas de mauvais choix… / Le seul mauvais choix est de rester là où je ne veux pas être. Je ne veux pas rester le c*l posé sur une p*tain de chaise à écouter une leçon aussi ridicule qu’inutile. Je veux bouger. Je veux de l’action.]

    Dans la rue on entendit les sirènes de la police et Jefferson leva les yeux vers la fenêtre, bien que trop bas pour regarder ce qui se passait à l’extérieur. April, quant à elle, avait déjà tout compris. Et elle en était terrorisée.


    Papa et Maman… Et Shane qui avait cru que son père avait disparu. Et pour cause, il avait disparu de certains des rares souvenirs de son enfance. Il devait être un homme fort occupé. Mais néanmoins présent au foyer en ce qui concernait les décisions sur les enfants. Il était étonné de voir à quel point il avait pu se confier aussi facilement à April sur quelque chose qui ne semblait pas être une banale confidence. Il s’agissait de son avenir. La seule personne avec qui Shane avait parlé aussi librement était Silvio. Les choses interdites. Voilà de quoi il avait réussi à parler avec son amant, et il semblait tout aussi interdit à Jefferson de quitter l’école. C’était comme tabou chez les Wheeler. Son père Wyatt avait fait de belles études universitaires, bien que dans un peu renommé institut. Shane imaginait bien son père vanter les mérites des longues études. Mais lui, il n’en voulait pas. Il avait ouvert à nouveau les yeux, et la lumière du sapienta lui agressa tellement la rétine qu’il les referma aussi tôt. Il ne s’était pas trompé. Le choix de Jefferson avait été très mal digéré chez les Wheeler :

    La chambre d’April était rangée à la perfection. Rien sur le sol, les livres bien ordonnés, bien classés, le lit fait au carré. C’était peut-être parce qu’il avait manqué de sa sœur que Shane était devenu maniaque. Une façon de combler son absence, en lui donnant l’impression qu’elle était passée par la là pour tout ranger. Et puis soudain, la porte de la chambre s’ouvre avec brutalité. April sursaute et fixe l’intrus. C’est Jefferson qui clame sur un ton rageur :

    « Can’t you shut the fuck up ?! »
    [Tu ne peux pas la fermer ta grande gueule ?!]

    Même du haut de son mètre cinquante, Jefferson était terrorisant tant il était rouge de colère. April avait immédiatement fondu en larmes. Elle savait très bien compris la raison pour laquelle Jefferson lui hurlait dessus. Elle avait vendu la mèche ! Elle avait été tout raconter aux parents ! Il ne pouvait vraiment rien lui dire ! La peste ! Jefferson, comme Shane, avait ce penchant impulsif, alors il avait saisit sa sœur par le col et lui adressait un regard des plus noir à la fille en larmes :

    « SNEAK ! ASS-KISSING ! I am your brother ! How could you do it ?! »
    [Cafteuse ! Lèche-bottes ! Je suis ton frère ! Comment as-tu pu faire ça ?!]

    April pleurait de plus bel, bien incapable de se défendre, jusqu’à ce que Jefferson la relâche et quitte la chambre en claquant la porte derrière lui. Mais n’avait-il pas entendu une faible parole prononcée sur le ton brisé d’une petite fille, un « I just don’t want to lose you » [Je ne veux seulement pas te perdre] ? N’avait-il pas répondu brutalement un « already done » [déjà fait] ? Alors, il n’avait pas fait demi-tour pour réconforter sa sœur qui pleurait. Il n’en avait fait qu’à sa tête.


    Un « Kiiiim » plaintif, à côté de lui, le sortit de sa rêverie venue d’ailleurs. Il avait murmuré un « April… », encore tout perdu et tout secoué. Son passé d’antan lui avait fait oublier, un instant le présent, ses douleurs dues à la maladie, le temps lui-même. Il n’avait pas vu les minutes passé dans cette salle d’attendre. Il lui semblait être venu tout juste s’assoir et qu’il s’était passé quelques secondes seulement avant que le médecin ne fasse son apparition. Kim. Il s’en était passé des choses. La dernières fois qu’il avait vu le médecin, c’était dans la chambre d’hôpital de Tristan Darek, où mon informaticien avait été accueilli avec un regard glacial. Kim avait d’ailleurs de bonnes raisons de lui en vouloir : Shane avait officiellement couché avec la petite amie du docteur. Officieusement, il n’en était rien, mais ce n’était pas à Shane de lui annoncer ce genre de nouvelles. Et la nouvelle avait d’ailleurs été annoncée, puisqu’il n’y avait aucune animosité dans les yeux de Kim. Tant mieux. Tout était rentré dans l’ordre dans ce cas. Et il préférait d’ailleurs qu’il en soit ainsi. Il n’aurait aimé être soigné par quelqu’un qui lui en voulait… Il aurait fini par retrouver un scalpel entre ses deux omoplates.

    A la requête de Kim, Shane se leva difficilement et suivit sagement le docteur. Salle 125 disait-il. Si Kim n’avait pas été là, Shane n’aurait jamais trouvé cette salle tout seul dans l’état dans lequel il était. Quant à sa dernière visite au Sapienta… Euh… Et bien la dernière fois que Shane avait été soigné, c’était pendant la dernière attaque de créature, c’était par Kim et c’était au Sanctuaire de Joshi. Et avant cela… Et bien. Le trou noir. Etant donné que l’attaque remontait à six mois au moins, cela voulait dire que ça faisait un bout qu’il n’y avait pas été pour se faire soigner. Et il en était très fier ! Bon, il ne le crierait pas sur tout les toits (parce qu’il était trop malade pour ça d’ailleurs), mais il en était vraiment très fier. Kim n’en serait pas très content, mais tant pis. Shane avait HORREUR du Sapienta. Il y avait fait un tout récemment, mais dans les sous-sols pour il réparer il se savait trop quelle plateforme informatique et avait vite tâché de retrouver la sortie. Le terrible labyrinthe avait eu raison de lui, et il y serait peut-être encore si Kim n’était pas soudain apparu. Le docteur lui avait fait promettre de ne parler à personne de ce qu’il avait vu là-bas. Mais Shane avait été bien trop terrorisé à ce moment là pour accepter de revivre se terrible instant en vantant ce qu’il y avait vu. Quoiqu’il en soit, il entra donc dans la salle d’auscultation.

    « Vilaine grippe ? Kim… J’ai pris les médicaments que l’on a prescrits à Silvio pour la grippe. Ca s’est avéré aussi inefficace sur Silvio que sur moi. C’est quoi ce remue-ménage ? Pourquoi ne sommes nous pas capable de soigner cette maladie une bonne fois pour toute ?! J’ai lu des tas de choses sur alpha à ce sujet. Alors docteur, dites moi sans tergiverser, est-ce une grippe ou pire ? »
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Shane M. Lewis
~ Brigadier Informatique ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Brigade Informatique
Âge réel : 10 ans
Âge d'apparence : 19 ans

Compétences
Mémoire:
3000/10000  (3000/10000)
Compétence principale: Informatique
Niveau de Compétence: Maître

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