Une inquiétante rumeur...

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Une inquiétante rumeur...

Message par Aaron Smith le Jeu 12 Mai - 16:07

1022 mots

Aaron était fichtrement inquiet. Il avait du se faire soigner par un incapable touffu, un polochon et une théière et, décidément, il ne se sentait pas très rassuré par toute cette histoire. On lui avait dit que c’étaient des hallucinations, que c’était du à la fièvre… Mais par Joshi, il n’était pas fou ! Et puis, quelques vérifications sur le réseau alpha – où il savait pourtant que des tas de trucs loin d’être certifiés circulaient – ne coûtaient rien. D’autant plus qu’il avait appris quelque chose de très inquiétant, au Sapientia… Alors qu’on l’avait un peu mis à l’écart, il avait entendu une charmante conversation entre deux personnes dont il ne connaissait pas le nom. Et la teneur n’était pas franchement rassurante…

En effet, on l’avait soigné pour une grippe. Il avait entendu ces mots nettement : « Ce n’est qu’une petite grippe ». Sous-entendus « Vous allez survivre, cessez de hurler comme un goret, Kim ne viendra pas ». Mais Kim était venu. On pouvait donc supposer que la grippe n’en était pas vraiment une. Isaac n’était, de toutes façons, pas à un mensonge près… L’incompétent ! Et les doutes d’Aaron étaient renforcés par ce qu’il avait entendu, à tel point qu’il ne pouvait guère s’empêcher de s’inquiéter pour sa santé d’abord, pour celle des autres malades ensuite, tels que Joshua. Il avait entendu mot pour mot la conversation suivante :

« Tu as vu tous ces malades ? Et ces cellules de crise, c’est impressionnant.
- Je ne te le fais pas dire. D’ailleurs, ces docteurs sont bien courageux !
- Ah ça, c’est clair ! Toute cette agitation, ça doit être franchement fatiguant. Sans parler des casse-pieds, comme celui qui n’arrêtait pas de hurler toute à l’heure. »


A cet instant, Aaron avait failli faire demi-tour et cesser d’écouter cette conversation qui, après réflexion, ne semblait pas si intéressante que ça. Après tout, les racontars de deux commères dans un coin du Sapientia n’auraient même pas du attirer l’attention de l’effroyable curieux qu’il était. Mais en tant que tel, il avait eu envie de savoir ce qui se dirait d’autre, et il avait bien fait. Les donzelles avaient bien commencé sur leur lancée et semblaient avoir l’intention de continuer, cessant les désagréables sous-entendus qui auraient presque pu le vexer. Namého. Il était loin d’être casse-pied, il voulait juste Kim ! Il devait bien y avoir quelqu’un d’autre qui avait ses petites manies, non. Mais bon, tendant l’oreille, il écouta l’inquiétante suite :

« Je ne parlais pas de ça très chère, mais de la rumeur…
- La rumeur ? Quelle rumeur ? »


Cette fois, l’oreille d’Aaron aurait presque pu s’allonger tant elle était tendue… Mais ça aurait été déformer sa coupe de cheveux, et ça, c’était hors de question. Attentif, il continua à écouter.

« Eh bien écoute. Une amie m’a dit qu’on lui avait dit qu’on avait entendu dire qu’à priori, les médecins étaient particulièrement rassurants. Ils donnent des traitements et renvoient les gens chez eux mais… »

Elle avait marqué un temps de pause… Ah, ça, elle avait le sens du spectacle la mégère ! Trépignant malgré sa fièvre, Aaron ne fut pas mécontent d’entendre l’autre répliquer :

« Mais quoi ! Ne sois pas si mystérieuse ! Qu’a-t-on dit à ton ami ?!
- Eh bien… Il se dit que les scientifiques et les médecins travaillent à un vaccin. D’après eux, cette épidémie ne serait pas une épidémie de grippe, mais bien une nouvelle maladie dont ils ignorent la provenance !
- Vrai ?! Mais c’est terrible !
- Exact.
- Tu sais, on… ferait mieux de partir d’ici. On est dans le Sapientia, quand même ! »


Et nia nia nia, et nia nia nia. La suite est sans intérêt pour cette histoire, bien qu’Aaron aie passé un moment à essayer de les pourchasser sans perdre son équilibre, ce qui se révélait une entreprise ardue face au tournis qui ne le quittait toujours pas. Tout ça pour entendre jacquetter sur le mariage de Judikhaël Wienfield et Artémia je ne sais quoi. Deux personnes qu’il ne connaissait ni d’Ève, ni d’Adam. L’idiot. Tant bien que mal, il avait donc repris le chemin de son appartement, s’était allongé sur son lit et avait dormi un peu, après avoir envoyé un message à Shane… Conformément aux instructions de ses docteurs. Mais il ne pouvait s’empêcher de ressasser les paroles des deux mégères… Et si on s’était trompé ! Et si on le droguait contre son gré, en lui faisant croire que… Rhaaa. Non, décidément, c’était bien inutile : il était temps qu’il aille voir par lui-même ce qu’il en était.

C’est ainsi qu’il se retrouvait sur alpha au beau milieu de la nuit. Ses recherches s’étant révélées peu fructueuses et rocambolesques, il avait finalement décidé de s’arrêter sur doctissimo.nv, un site dont il ignorait l’origine du nom ridicule, et avait posté le message suivant sur le forum :

« Bonjour,

J’ai entendu une rumeur disant qu’une nouvelle maladie était arrivée en Nosco. Ce serait une épidémie ressemblant à une épidémie de grippe, dont on ignore l’origine. D’après cette même rumeur, les médecins seraient en train de chercher un vaccin, et doperaient les malades en leur faisant croire qu’ils ont une grippe, justement.

D’après-vous, info ou intox ? J’attends vos avis, et suis disponible su box si besoin d’une conversation plus détaillée.

Smoothie.»

C’était court et synthétique, mais ça soulignait le caractère urgent de la question. Qu’il arrête ses fameux médicaments, si jamais il s’avérait qu’on le droguait en attendant mieux. Ah, si jamais c’était ça… Il en entendrait parler l’Isaac ! Ça, s’il n’avait pas su le guérir correctement de ce virus que son système immunitaire ne pouvait traquer, pour sûr que le joyeux Aaron trouverait une récompense. Un virus, par exemple. Owiii, quel bonheur n’aurait-il pas à envoyer une petite bête grignoter l’ordinateur de son médecin pas favori du tout ! A priori, ça ne devait pas être si compliqué, de créer un virus, non ? Alors qu’il songeait aux codes possible pour concocter ce genre de petite surprise, son ordi bippa : box ou réponse ?
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Re: Une inquiétante rumeur...

Message par Lian Grenfield le Sam 28 Mai - 21:25

hj: Je tiens à préciser que ce n'est absolument pas contre la joueuse que j'adore! Catkiss Pépi. Mais Jospéhine de Nosco est critiquée dans ce post et très certainement dans le prochain x)

DJ:
Peu de grippes ne mènent pas à une grise peur. Et puis il y a cette forte fièvre, ces délires, ce manque de faim, de forces et de volonté… qui semble mener vers la fin. La peur est présente… Celle de ne pas réussir à se relever, de voir son destin s’effacer et son futur diminuer. La maladie, n’est ce pas l’enfant de la mort ? Une ombre trouble et inquiétante qui plane sur chacun pour les mener un à un vers une tombe… Sauf qu’ici à Nosco on n’enterrait pas les morts. Non, où les mettre ? Ca prendrait bien trop de place… Ici, il n’y avait pas de corbeau.

Si l’on cherchait sur le réseau alpha, on pourrait sans doute trouver une définition un peu invraisemblable de l’animal, une définition subjective et la plus éloignée possible de la science :
Oiseau de nuit, qui se fond dans le noir par sa couleur. Noir, le corbeau l'est aussi d'esprit toujours prêt à faire une mauvaise action, cherchant la proximité des personnes partie dans l'au-delà. Corbeau, d'où vient son nom qui semble si proche de "corps beau", "beau corps"? Pas vraiment non. Laid et inquiétant il fait peur. Et pourtant son nom semble si proche qu'un étranger apprenant le français risquerait de se tromper de sens. Alors que cache le corbeau sous ces ailes sombre et son plumage ? A-t-il au moins une âme pure et blanche ? Non, car il ne côtoie que mort et destruction… Les enfants diraient sans doute en s'ébahissant du vol de l'oiseau "crobeau!" oui "trop beau le corbeau". Ah ces enfants... ils n'ont pas peur du noir, car ils ignorent ce qui peut s'y cacher... Quand à parler du cri du corbeau, il est croassant, désagréable à l'oreille et pourtant très reconnaissable. Mais tout bon descendant de Gaulois lui préfèrerait le si merveilleux "cocorico" du coq plutôt que ce "crôa" si terrible et malfaisant. Et ces yeux, tout de noir vêtus… L’oiseau semble s’être paré d’une longue robe noire qui couvre son corps entier, il s’est plongé dans une teinture, ignorant les autres couleurs. Noir de charbon. Noir de Charon !

Non ici les cadavres étaient rare à la surface et ceux qui succombaient dans les souterrains n’avaient pas toujours la chance d’en être sorti ou que leur dépouille soit sauvé de l’appétit sans trêve des créatures. A Nosco c’était ces créatures qui servaient de charognards. Il n’y avait pas de corbeaux… Seulement ces êtres venus des sous-sols. Des monstres à l’apparence humaine, mais qui n’avaient rien d’autre en commun. Les cadavres se devaient d’être incinérés… Après tout si l’épidémie de grippe s’étendait, et si beaucoup y succombaient… Il faudrait être réactif et savoir agir rapidement. A Nosco on se devait d’économiser la place. Et si dans les souterrains existait un vieux sanctuaire c’était sans doute car la Guilde n’en avait que faire, que la salle était loin, et qu’elle ne contenait que quelques reliquats… Seuls les brigadiers savaient. Pourtant comprenaient-ils vraiment ? Non, tout du moins pas cette grippe qui frappait tout le monde. Joshi les avait il abandonné ? Voilà qu’après une panne d’ondes alpha à la congrégation venait s’ajouter une épidémie qui semblait prendre peu à peu une importance jamais vu, ou si rarement… Comme si le prophète qui les avait sauvés semblait leur envoyer une ou plusieurs menaces. Etait ce un avertissement de plus ? Celui qu’ils allaient tous dans le mauvais chemin, surtout la Guilde… Après tout, deux fois de suite cela avait surtout été les nosciens qui avaient été le plus gravement touchés…

Lian avait peur. Une peur qui vous prend aux trippes et qui ne vous lâche pas. Ils étaient tous dans un bunker, le quartier général des rebelles, enfermés ensemble, sans pouvoir sortir. L’air était confiné, souillé, c’était le même encore et toujours, simplement filtré… C’était le même air pour tous, et tous les microbes pouvaient circuler dans les voies de ventilation. Ils vivaient dans une telle proximité, chacun était sûr de croiser tout le monde. Et voilà, il y a quelques jours, une semaine presque… Des symptômes étranges étaient apparus parmi les rebelles. Le médecin avait opté pour un diagnostique de grippe. Pourtant un simple rhume était dangereux lorsqu’il était dans le quartier général rebelle, car il signifiait un haut risque de contamination. Ils étaient prit au piège, coincés comme des rats dans une boite de sardines, sans pouvoir sortir par risque des créatures et des brigadiers. Alors les malades avaient été confinés dans une pièce à part… Avec le minimum vital et une demande d’attendre, qu’ils guérissent, s’il était même possible de guérir parmi d’autres personnes aussi atteintes. Alors on avait enclenché un sablier, laissant les grains de sable doucement s’écouler et en lançant un pari fou. Celui que peut être certains survivraient, mais surtout que pour que l’épidémie ne se propage pas il fallait confiner les malades, ne pas les laisser approcher des autres rebelles. Comme des pestiférés ils avaient été relégués dans une salle à part, sans contact réel avec l’extérieur sauf à l’heure de chaque repas.

C’était comme une condamnation à mort, celle de ne plus jamais sortir de la pièce, sauf les deux pieds devant. Et puis pas mal de rebelles étaient tombés sous les coups du virus. Inès Dunkel aussi. Lorsqu’elle avait apprit la nouvelle Lian avait serré les dents et n’avait pas lâché un mot, mais intérieurement cela avait été un grand chambardement. Inès malade ? Non, non, non, NON ! C’était impossible ! Tout simplement impossible ! Parce que… parce qu’Inès était souriante et fraiche, pleine de vie ! Elle ne pouvait pas tomber malade… Elle ne pouvait pas être enfermée dans la pièce avec les autres… Elle ne pouvait pas aller mal… elle ne pouvait pas… pas elle… non, pas elle…

Pourtant la vérité était là, même si Lian avait du mal à l’accepter. Ils allaient de plus en plus mal, tous. Inès d’abord, d’autres ensuite… et puis Yan qui semblait tousser depuis quelques heures. Non, non ce n’était sans doute qu’un chat dans la gorge… Non, ils ne pouvaient pas tous succomber. Et pourtant. Quelle était cette menace inconnue ? D’où venait-elle ? La Guilde ? Etait-ce volontaire ? Lian s’était décidée à ne plus sortir du bunker, pour donner l’exemple, prouver qu’il ne fallait pas s’inquiéter que tout s’arrangerait. Et avec Rian ils s’étaient décidés à rechercher des informations à propos de la maladie. Malheureusement il y avait si peu de choses sur le réseau, seulement des rumeurs, des suppositions, rien de concret et c’était bien normal, ce qui n’en restait pas moins frustrant ! Alors elle avait passé sa journée sur l’ordinateur quitte à s’en faire souffrir les yeux. Puis en fin d’après midi, elle avait décidé de prendre une pause tandis que Rian continuait, tentant de glaner des informations directement dans des réservoirs plus privés que le réseau alpha, tandis que Lian allait manger et rassurer les troupes. Une fois l’estomac comblé, et le cerveau de nouveau en état de marche, elle se décida à continuer dans sa chambre ses recherches, après en avoir informé son meilleur ennemi informaticien.

Meilleur adversaire quotidien, mais aussi formateur en informatique, et le jeune homme lui avait apprit, petit à petit, encore une fois, comment crypter son adresse Ip, empêcher un informaticien d’apprendre plus sur son identité, ou comment les arrêter avant qu’ils ne puissent récupérer des données de son ordinateur. Il lui avait réapprit les règles de base. Comment se méfier des brigadiers informatiques, les repousser, jouer avec eux et finalement leur claquer la porte au nez. Car ils avaient tout un système pour que jamais au grand jamais ceux là ne puisse à jour les percer. C’était une question de survie. Comme la maladie physique, si un virus informatique entrait un jour sur le réseau Tango des rebelles, s’en était fini d’eux. Ils seraient morts et découverts. Aucun d’eux ne survivrait. Joséphine de Nosco n’offrait pas de grâce, pas pour ceux qui avaient osés de rebeller contre elle et sa Guilde. Alors Lian s’entrainait, sous le regard de Rian ou même dès qu’elle avait un moment de libre. Pour comprendre son ordinateur, apprendre les techniques et s’en servir. Elle venait d’allumer son ordinateur et avant de passer sur le réseau, elle mit toutes les protections en route, vérifiant le tout maintes et maintes fois, avant de finalement plonger dans l’abysse de l’alpha et de l’oméga.
Elle avait surfé un peu plus, jusqu’à tomber sur le début de sujet d’un certain Smoothie. Alors sans doute sa colère éclata, celle qu’elle avait contre les brigadiers, et contre l’impératrice. Contre ceux dans haut qui se réjouiraient bien de les voir tous crever un par un… sans avoir à lever le moindre petit doigt. Alors, elle commença un message, une réponse qui très vite se transforma…

Bonjour Smoothie,

La réponse et simple et claire… Info. Oui, ce n’est certainement pas par le Journal Officiel qu’on apprendra la vérité. Ce n’est qu’un tissu de mensonges, chaque ligne est découpée et remodelée par la censure, le bras qui écrit ces mots est retenu par le poids d’aux moins dix paires d’yeux qui surveillent ce qu’il écrit, qui décryptent chaque lettre et s’assurent qu’il n’y a pas de sous-entendus, aucune vraie information qui puisse nuire à ceux du Capitole. Les rumeurs ne sont que la seule manière d’avoir une idée de ce qui se passe vraiment. Ce sont uniquement les mots glissés loin des caméras qui peuvent être prit en compte, qui ont une réelle importance.
Maladie il y a à Nosco, et si cela ressemble à la grippe, on n’en sait pas plus. Les médecins sont des menteurs, ils ne vous diront jamais la vérité, sans doute à cause des ordres qu’ils reçoivent. Croyez vous qu’ils soient libres dans leurs paroles ? Non, la censure aussi est passée par là ! On leur dicte leur discours, chacune de leurs réponses est pré-formatée…

Oh poème engagé fait,
Que la colère du lecteur se tourne
Retourne et détourne,
Vers l’unique fautive envisagée…

Car un seul visage,
Un seul nom et identité se détache,
C’est bien elle qu’on le sache !
Qui nous dépasse tous par l’âge.

Elle pose son regard glacial
Sur nous, dévisageant le bas peuple
Mourant dans l’enceinte du temple
Sans que chaque vie ne lui semble cruciale.

Qui sont-ils pour réclamer
Un regard, une grâce…
Ne sont ils pas tous là à leurs place
Pour la servir, qu’elle puisse se pâmer.

S’ils meurent, elle n’en aura cure,
Ils sont remplaçables, qu’importe
Que leurs intentions soient pures
Ses préoccupations ne sont pas de cette sorte.

Tuer est plus dans son intérêt
A quoi bon tous les sauver ?
Ils peuvent tous crever…
Seulement que ce soit en silence, discret !

Une protectrice ? Un bouclier ?
C’est plutôt une épée…
Au dessus de nos têtes, fixée
Pour finalement un jour nous tuer.

La seule maladie de Nosco,
C’est celle de vos esprits,
Qui ignorent la vérité d’ici,
Ce monde est un fiasco.

Qu’y a-t-on construit ?
Mort et désolation !
Qu’y a-t-on détruit ?
Tous ceux qui touchaient à la révélation.

C’est la couronne qu’il faut blâmer,
Car c’est elle qui a toujours tout décidé,
Préparé, calculé et engagé
Pour que son pouvoir toujours soit assuré.

Ne craignez vous pas
Qu’en la laissant ainsi au pouvoir figé
La glace finalement rattrapa
La statue pour en faire un être plein de rigidité.

Un cœur bat il encore dessous
La main de fer qui nous emprisonne ?
Car jamais elle ne pardonne !
La mort elle sème partout.

Si quelque chose vous ignorez
Alors c’est que plus haut cela
A été décidé et ordonné.
Pour cueillir jeunes gens au trépas…


Mal armé le bras qui ne sait point qu’
Un coup de dés jamais n'abolira le hasard.
Et il fait bien les choses lorsqu’
Il débarrasse d’éléments qui sèment le bazar.


Nous ne sommes pas tous aveugles,
Réagissons ensemble, contre l’empire.
Avant que tout ne devienne pire,
Et que les Hauts nous étranglent…

Lebelzel

Mais la rebelle ne s’arrêta pas là, au contraire, elle se connecta à son tour sur la box, comme l’avait sous entendu Smoothie, il y était aussi. Seul pour le moment apparemment, mais peut être pas pour si longtemps. Surtout vu les propos que venait de poster Lian. Est-ce que ca attirerait du monde ? Des informaticiens de la brigade ? Elle s’en fichait pour le moment, au pire elle savait qu’elle risquait la déconnection à tout moment. Protection ultime contre la Brigade. Celle de la fuite que jamais ou presque elle n’adoptait sur le terrain, mais qu’elle devait subir sur le réseau. Trop nombreux, on ne pouvait pas lutter contre eux. Alors on lâchait simplement prise…


Lebelzel vient de se connecter.
Lebelzel : Si l’on devait être subjectif, si l’on se devait d’être exhaustif et si l’on voulait rapport les rumeurs, alors sans doute la liste serait plus longue. Pourtant pourquoi ne pas débuter par « La liste des 12 raisons de détester Joséphine de Nosco ». Parce que 12 c’est un bon nombre, par trop grand et assez élevé pour qu’on puisse s’affirmer sur diverses propositions. Si les rumeurs sont étouffées avant qu’on puisse révéler qu’elles sont vraies, c’est parce qu’on nous empêche de parler librement. Parce que douze, est le nombre d’animaux avec lesquels on pourrait la comparer…

Lebelzel : 1. Rat ou Souris

Ratée, elle l’est.
Pourtant elle est la pire des vermines,
Seulement vous vous contentez de la contempler
Sans vous rendre compte qu’elle vous contamine !

Ses salades sont avalées,
Car gentille souris elle se fait.
Aux hommes, elle plait,
Aux femmes, elle promet

Et vous obéissez,
A l’être le plus vil
Egoïste et surfait de la ville,
Car l’impératrice elle s’est déclarée.


Lebelzel : 2. Bœuf ou Buffle

Vous la suivez,
Obéissez à ses ordres
Sans chercher à réfléchir, ni penser
Bœuf vous tirant sans en démordre.

Bluff d’un buffle.
Elle vous traitre avec rudesse,
Empêchant le moindre souffle
Sans comprendre votre détresse.

Tel un robot guidé,
Elle avance sans ciller
Vers ce qu’elle croit sa destinée
Ecartant ceux qui se dressent au moment inopiné.

Lebelzel : 3. Tigre

Elle en a les griffes et crocs
Telle une créature des souterrains
Venu le ventre vide et non pas en vain
Trainant son passé en fardeau.

Joshi elle l’a repoussé,
Retranché dans la congrégation,
Telle un carnivore possédé
Elle a refusé une vraie coopération.

Car pour un prédateur,
La seule loi est celle du plus fort,
De la domination et de la peur,
C’est en écrasant qu’elle s’en sort.

Lebelzel : 4. Lapin ou Lièvre

Se faire douce et fragile,
Pour apaiser les doutes et craintes,
Pour échapper aux accusations se faire agile,
Gracieuse et éviter par une feinte

Elle sait se montrer fière,
Ou au contraire entretenir la fièvre.
Chaud lapin, ou lièvre,
A chaque chose elle porter sa pierre.

Si elle parait innocente,
C’est qu’elle n’en est que plus coupable.
De merveilleux, nombreux et couteux parfums elle s’accable,
Pour que la mort elle donne mais jamais ne sente.

Lebelzel : 5. Dragon

Le feu de la colère,
En elle brule et consume,
Tromper, elle sait faire
Comme si c’était une coutume.

Un volcan en elle gronde,
Tonne et explose à son gré,
Juste assez pour reprendre ou donner,
Dans la subjectivité la plus immonde.

Drague et dague
Sont deux armes appréciées
Et usitées par sa majesté
Et tant pis pour les vagues.

Lebelzel : 6. Serpent

Reptile malfaisant,
Rampant et arrachant,
Faisant fi des vies,
Au profit de son avis.

La pomme rouge et mure elle ne vous
Donnera point, ce n’est pas son genre d’action.
Contentez vous, en tout et pour tout,
D’avoir et de supporter la malédiction.

Pourtant si elle rampe,
C’est vous qui êtes à ses pieds,
Et si jamais elle crie « assez ! »
C’est que pour vous, il est temps de décamper.

Lebelzel : 7. Cheval

L’équidé a bien plus de tenue
Que celle qui dit vous porter
Dans son cœur et à bout de bras tendus
Car lui n’est pas plongé dans l’avidité.

Si elle se tient droite,
Elle a pourtant dévié du chemin,
De la vérité et du bien,
Le reste n’est qu’illusion d’apparence qui miroite.

A cheval sur les règles,
Les principes qu’elle dicte.
Lorsque son regard se fait celui de l’aigle,
Qu’elle surveille et censure de manière stricte.

Lebelzel : 8. Chèvre ou Bouc ou Mouton

La chèvre ne craint plus le loup,
Car elle est devenue l’un des leurs.
Elle devrait être votre plus grande peur,
Même si elle se cache sous les tabous.

Du bouc, sans doute a-t-elle
L’odeur, l’aigreur et la laideur,
Quand elle enlève tout ce qui n’est qu’artificiel,
Et qu’elle lâche son aigreur.

Elle est le berger,
Qui vous change en mouton
Paissant sans penser,
Suivant sans soupçons.

Lebelzel : 9. Singe

Si elle se prêtant évoluée,
Cela ne l’empêche pas de préférer la guerre
A toute forme de possible paix,
Car cela protège ce qu’elle laisse faire.

Ignorez-vous les tests ?
Les défauts du système
Qui partout sème la peste,
Déteste et pourtant reste dans le thème.

Si elle vous envoyait un signe,
Comprendriez-vous, ou l’ignoreriez-vous ?
Elle n’est point le blanc cygne,
Et vous enverrais dans les enfers du dessous…


Lebelzel : 10. Coq

Les couleurs chaudes et rouges,
Elle les porte, pourtant ce sont celles
Du sang et de la crise actuelle,
Des problèmes qui jamais ne bougent

Trois lettres et trois clans,
On vous promet une liberté,
Qu’on ne vous laisse pas, sachant,
Que personne ne viendra réclamer.

Si l’orgueil brûlait dans plus de cœurs,
Sans doute la révolte aurait grondé,
Les armes se seraient levés et les gens retournés,
Contre la volonté qui n’est pas la leur !

Lebelzel : 11. Chien

Chienne de vie,
Vous êtes de soldats de l’empire,
Des pions d’un jeu qu’on envie,
Qu’est ce qui pour vous pourrait être pire ?

Etre un robot jappant
A qui on aurait retiré tout sentiment.
On vous a déjà privé de plus d’une liberté,
Parole, gestes et vie privée…

Nous sommes la niche de son pouvoir,
Car sans nous elle n’est rien.
Elle nous enferme par des liens
Pour mieux, sur nous, son pouvoir asseoir.

Lebelzel : 12. Cochon ou Sanglier ou Porc.

Folle coche, sans scrupules,
Elle se baigne dans la boue
Des blessés et des décédés qui pullulent
Sans que personne ne s’en aperçoive parmi vous !

Sanglier, qui passer ses sangles
A vos poignets et à vos pieds.
Tant pis pour le pamphlet,
Toutes ces chaines vous étranglent !

Pourquoi vous laissez faire ?
Vous en rendre malade,
De savoir tout en ignorant, lapalissade
Qu’un plus un font la paire.

Lebelzel : Elle est votre pire ennemi et votre bourreau. Celle qui devrait prendre soin de son peuple mais qui l’abandonne à chaque fois, lui imposant plus de restrictions sans accorder aucun compromis. Si la maladie s’empare de votre corps, sans doute l’est elle depuis longtemps dans votre esprit. Vous devriez vous relever et lutter. La tyrannie doit finir, où sinon elle vous emportera tous, comme la grande faucheuse qui tous nous menace. La maladie la plus grave reste et restera l’ignorance du peuple !

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Re: Une inquiétante rumeur...

Message par Aaron Smith le Mar 7 Juin - 17:24

1030 mots

Pauvre petit Aaron, si naïf, gentil et innocent dans ce monde où régnait haine, violence, décadence et luxure (bien que sur ce dernier point, il ne soit pas si blanc que ça…). Gentillet et fondamentalement bon, il avait l’espace d’un instant cru que son message serait entendu, et qu’on y répondrait avec toute la bonhommie possible. Seulement voilà. En quelques minutes à peine plut sur lui un déluge d’insultes et de moqueries dont il se serait bien passé. Heureusement, il postait sous un de ses pseudos et, dès lors, il se sentait si honteux qu’il en aurait presque quitté l’ordinateur pour toujours. Presque. Parce que toujours, c’était fichtrement long pour un noscoien, et quitter ce petit écran magique qui faisait d’ores et déjà toute sa vie, c’était bien au-dessus de ses forces. Ainsi donc, il se contentait de lire les multiples mots lui étant adressés, les larmes aux yeux tant il avait honte de tout ça. Joshi merci, il était seul dans sa chambre et, peu importe qui en était l’auteur, il lui sembla sentir le vent tourner en sa faveur.

En effet, pour la première fois, quelqu’un se décida à arrêter de le prendre pour un parfait idiot – il avait entendu ce qu’il avait entendu, on pouvait ne pas obligatoirement croire que c’était une ineptie ! – et lui répondit que ce qu’il avait entendu, c’était de l’info. Retenant son souffle, il lut la tirade de cette Lebelzel d’une traite. Puis il la relut, fronçant les sourcils d’un air qui n’annonçait rien de bon. Il était peut-être naïf de façon maladive, mais il n’était pas toujours aussi idiot qu’il en avait l’air : ce qu’il lisait frôlait la rébellion, et il n’appréciait pas ça le moins du monde… Après tout, il était de la brigade, et s’il arrivait à trouver qui tenait ce discours anti-guildien, nul doute qu’il en récolterait gloire et fierté ! Malgré ses vertiges fréquents, il imaginait le plaisir qu’aurait Shane en apprenant ce que son apprenti avait fait grâce à lui, et il fomentait mille plans pour que le dit informaticien fête ça dignement. Avec lui. Owi… On ne pouvait nier, aussi, qu’Aaron avait été parfaitement formaté par les discours de la Guilde pour croire que tout ce qui n’en était pas était mauvais, et il appréciait d’avance de pouvoir détruire ces nuisibles. Et puis, elle avait quand même insinué que Kim puisse mentir, et ça, c’était impossible à croire !

Et voilà qu’elle se connectait sur la CB ! Joshi, on lui facilitait la tâche ! Ravi, il laissa un message destiné aux brigadiers de la section informatique tout en lançant un logiciel, destiné à pirater l’adresse IP de son interlocuteur. Il n’avait besoin que de la garder une quinzaine de minutes pour ça, et aucun de ses logiciels de défense ne pourrait réaliser qu’on s’introduisait dans leur système avant les deux dernières minutes. S’il arrivait à l’occuper assez – elle devait être plutôt nulle en informatique, si elle croyait que balancer cette propagande sur le serveur lui permettrait de s’en sortir saine et sauve – elle ne se rendrait compte de rien et, tel un héros, il découvrirait le repaire rebelle… Ou au moins un lieu où ils pouvaient se rendre pour capter les ondes du réseau. Ravi, il lut ses mots en biais, savourant le temps qu’elle prenait à rédiger ce poème idiot contre la Guilde, et songeant que bientôt, elle serait dans ses filets. Quand enfin, elle eut fini sa tirade, il ne restait que cinq minutes à occuper. Cinq petites minutes, maintenant qu’on connaissait son adresse IP, pour la localiser dans Nosco. Ou plus exactement dans les souterrains. Encore cinq ridicules minutes, et il aurait la gloire éternelle, et ils seraient débarassés des rebelles. En attendant, il lui fallait parler.

Smoothie : Eh bien, voilà des propos bien sévères envers notre impératrice…

Il devait être prudent, et ne pas révéler qui il pouvait être, qu’il était de la Brigade ou quoi ou qu’est-ce… IL était temps de ruser !

Smoothie : Puisque nous sommes seuls, dites m’en plus. Comment avez-vous su tout ce que vous dites, qu’est-ce qui motive la haine qui semble vous dévorer ?

Smoothie : Tout ça semble très intéressant, j’aimerais en entendre plus, histoire de me faire ma propre idée sur les risques qui courent en Nosco. Après tout, comme vous l’avez si bien dit, nous sommes tous victimes de la censure…

Un court temps d’arrêt pendant qu’elle écrivait permit à Aaron de réfléchir. Il ne lui restait d’ores et déjà plus que quatre longues et fastidieuses minutes à tenir, pour que son logiciel trouve le camp rebelle. Que pouvait-il bien dire et faire pour se renseigner, comment donc réussirait-il à la captiver assez pour que, emportée par son enthousiasme, elle ne prenne pas garde à une éventuelle mise en garde de son système – après tout, même les plus idiots des rebelles devaient avoir un réseau sécurisé – et qu’elle lui permette de remporter gloire et honneur ? Il se devait de parler plus, de réclamer plus de précisions. Alors, faisant preuve d’une naïve candeur qui aurait pu pousser à croire qu’en réalité, derrière ses apparences gentilles, pures et innocentes, se cachaient un être bien plus mesquin et fourbe qu’on ne pouvait penser, il demanda :

Smoothie : Et d’abord, qui êtes-vous ? A moins que vous ne vouliez garder le secret derrière un séduisant et mystérieux pseudo ?

Smoothie : (HS : Je connais rat et souris, je crois avoir vu ce à quoi ressemble un lapin ou un serpent… Mais qu’en est-il pour les autres ? A quoi ressemblent-ils, quels types d’animaux sont-ils ? Décrivez-moi, je vous prie !)

Il était poli et gentil : elle tomberait dans le panneau à coup sûr. Alors, rassuré, il se mit à pianoter à toutes vitesses, bipant une nouvelle fois ses supérieurs pour qu’ils viennent et lui filent un coup de pouce si jamais cette fichue rebelle voulait fuir. Mais elle était à elle, il le savait ! L’honneur lui reviendrait et, bientôt, il ferait parti des grands… S’il parvenait à l’avoir. On en arrivait aux deux minutes fatidiques, et si Lian ne réagissait pas… Ce serait l’epic failed, pour elle.
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Aaron Smith
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Re: Une inquiétante rumeur...

Message par Lian Grenfield le Mer 8 Juin - 21:27

Hj: Désolé pour la réponse absolument acide et méchante par rapport à ce que je fais habituellement avec Lian xD
La réponse ne t'es pas destiné personnellement bien sûr! Catkiss Aaron


Dj:
Une fois sa tirade postée Lian ferma les yeux un instant, laissant le temps à son interlocuteur de lire et de comprendre… Pourtant le premier bip indiquant une réponse ne se fit pas trop attendre. La réveillant presque en sursaut tandis qu’elle contemplait les mots inscrit sur son écran. Elle hésita entre le rire ou soupirer de désespoir. « Propos bien sévères » ? Qui était son interlocuteur ? Elle imaginait déjà le ton réprobateur avec lequel il aurait parlé. Avait-il deux cent cinquante ans pour être si moralisateur alors que son message sur le forum semblait si naïf et candide ? Voilà donc que celui qui semblait ouvert à la discussion se refermait brusquement comme une huitre qui aurait peur qu’on lui vole sa pierre précieuse. Bouh hou hou… Elle avait vexé les sentiments de Smoothie apparemment… Ou alors celui-ci avait simplement posté un message dans l’espoir de tomber sur des personnes qui étaient anti-impérialistes et réprouvaient ce qui se passait en ce moment même. Dans ce cas là il était bien tombé n’est ce pas ? Puisqu’elle répondait aux deux critères et qu’elle avait bien l’intention de le lui dire et de défouler un peu de sa colère avant de le laisser brusquement sans qu’il puisse répondre. D’ailleurs peut être même qu’on lui couperait rapidement la connexion, elle l’ignorait et laissait aussi les systèmes de protection du réseau rebelle prendre en charge ce paramètre.

La suite des messages de l’inconnu la firent frémir. Elle avait l’impression qu’on venait de lui demander de s’allonger sur une banquette et qu’on allait maintenant la harceler de question. Qui était cet inconnu pour parler tel un psychiatre ? Allait-il ensuite insinuer que c’était à cause de problèmes conflictuel avec sa mère dans sa petite enfance qu’elle n’aimait pas l’impératrice ? Ou bien allait il faire référence aux animaux qu’elle venait de citer pour en faire une référence métaphorique à son subconscient ? Depuis quand avait on un langage si… tellement… pour interroger quelqu’un sur une chat box ? Non définitivement il la prenait trop de haut et comme quelqu’un qui savait et dans sa grande mansuétude acceptait de prêter une oreille plus ou moins attentive à une pauvre folle qu’on enfermerait sans doute très bientôt. Espérait-il vraiment une réponse à ce qu’il venait d’écrire ? Oui, certainement mais celle de Lian risquait de ne pas lui plaire… pas du tout. En tout cas il y avait une chance pour qu’une ou plusieurs personnes tombent sur le message laissé par la rebelle sur le forum de discussion, et peut être aussi le long message qu’elle venait de poster. Au moins certains s’amuseraient ils bien chez eux, ou en tout cas elle en aura choqué quelques uns. Comme son interlocuteur du moment. Elle hésita sur quoi répondre. Ecrivant, puis effaçant son message sans oser vraiment le poster. Et puis finalement elle répondit de manière courte et précise.

Lebelzel : Ouvrez simplement les yeux pour obtenir la réponse à vos questions.

Concis mais tellement réaliste. Ce qui motivait la haine de Lian ? Rien, elle n’avait pas vraiment de haine envers l’impératrice, même si elle était en colère contre cette dernière. Ce n’était pas un problème personnel, mais bien d’intérêt qui séparait les deux femmes, et sans nul doute si Lian avait eu la possibilité de tuer l’impératrice elle n’aurait pas hésité une seule fois. Mettre un terme, certainement pas définitif mais au moins porter un grand coup, à l’empire qui s’était construit à Nosco… si seulement ils avaient une chance de tout reconstruire, les règles qui régissaient ce monde, et les interdictions… Quand aux risques qui circulaient à Nosco, ne les voyait il pas ? Les créatures, les expériences, les maladies, les tabous… Tout cela ne l’atteignait donc aucunement ? Ne se rendait il pas compte des chaines qu’on lui avait apposé aux bras ? Ignorait-il donc tout de ce qui se passait ? La torture des guildiens, les condamnations à mort, les âmes qu’on envoi au combat telle de la chair à canons… Smoothie y était il totalement indifférent ? N’avait il vraiment rien vu, rien entendu ? Soit son message sur le forum était totalement faux et il jouait un rôle. Soit il n’avait absolument conscience de rien, et il n’avait rien compris…

Pire il continuait dans ses erreurs. Lui demandant directement son identité. Qui était-il ? N’était il donc pas au courant des règles informelles qui régissait le réseau ? On donne, ou pas, son identité lors de mails, mais si l’on choisit un pseudonyme c’est justement pour ne pas dire qui l’on est, sinon il est si simple d’utiliser comme surnom son patronyme. Smoothie ? Etait ce réellement le nom ou le prénom de quelqu’un à Nosco ? Si oui, ce n’était pas un des anciens. Ca y est ses doigts ne voulaient plus écouter son cerveau et elle tapait toute seule et… ah mince elle venait d’envoyer. La colère devait sans doute être visible dans ses propos moins doux qu’elle ne les aurait souhaités.

Lebelzel : Quelle surprise de se voir réclamer son identité alors que celui qui la demande à l’affront de se cacher comme un lâche derrière son propre pseudonyme… Vous avez un mandat ?

Sans doute Smoothie aurait il demandé gentiment « puis-je savoir avec qui je discute ? » ou bien encore « pouvez vous me révéler votre identité ? », Lian ne l’aurait pas mal prit, mais le « Et d’abord, qui êtes-vous ? » semblait tellement cru et déplacé. Tellement rempli d’orgueil et d’un ordre auquel elle souhaitait se dérober, pour faire les pieds à son interlocuteur, et surtout pour froncer les sourcils à ce ton qu’il n’aurait pas dû avoir, avec personne. Sans doute était-ce un de ces Hauts Conseillers qui se croyaient tout permis et qui regardaient tout le monde de haut. Tant pis, au moins pour une fois ce serait il fait remettre à sa place. Et toc ! Renvoyé au même endroit que Joséphine de Nosco… et oui il faut trier les déchets ensemble, c’est plus propre et plus écologique ! Elle lui répondit cependant une dernière fois.

Lebelzel : Vous ignorez donc à quoi ressemblent ces animaux pourtant si basiques ? Je n’aurais dans ce cas là qu’un seul conseil : tentez de vous renseignez sur le réseau, et si cela échoue et si tant est que vous ayez un minimum de courage et d’amour propre… Sans doute réussirez vous à chercher votre passé et tenter de comprendre ce qui est pour l’instant occulté par votre cerveau. Les réponses vous les avez, vous ne savez simplement pas comment y accédez pour le moment, et c’est parce que vous n’êtes pas assez ouvert d’esprit. La curiosité n’est pas toujours un vilain défaut, sauf pour les lâches qui ont trop peur d’affronter quelques secrets !

Sur ces derniers mots, elle se déconnecta sans prévenir de la conversation puis du réseua, juste à temps pour voir son ordinateur biper une alerte de sécurité. Elle fronça les sourcils. Ah le… le moustique ! Il avait osé ! Suceur de sang, profiteur de toute occasion… attiré par la lumière de la gloire et aveuglé jusqu’à s’approcher de sa mort sans s’en apercevoir !

_________________
Nobody knows what he will need tomorrow morning: a good coffee or a coffin...
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Lian Grenfield
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Profession : Bras droit de Yan Merling, mini général de l'armée des rebelles
Âge réel : 15
Âge d'apparence : 20

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1500/10000  (1500/10000)
Compétence principale: Armes à feu
Niveau de Compétence: Maître

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