Une grippe, qu'ils disaient !

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Une grippe, qu'ils disaient !

Message par Inès Dunkel le Lun 16 Mai - 14:09

"- Mais pour répondre à ta question: oui, c'est vrai, on s'embête ici !"

Inès Dunkel frotta son petit nez, d'un doigt, et piocha une carte.
Cette salle d'isolement, c'était la leur, désormais. Pour combien de temps ? Ils ne savaient pas. Personne ne posait de question, car, de toutes façons, ils savaient que la réponse n'était pas ici. On évitait d'en parler. La salle avait été ré-aménagée. Des couchettes avaient été rajoutées. Plus ou moins confortables. Les plus confortables étaient pour les plus malades, qui dormaient dessus. Les autres, ceux qui "tenaient le coup" (autrement dit, ceux qui, comme Inès, savaient très bien mentir), restaient sur les couchettes les moins confortables. Là, ils jouaient aux cartes, sur un tapis, par terre, en parlant à voix basse pour ne pas réveiller ceux qui dormaient, et pour ne pas faire râler ceux qui avaient mal à la tête. Les sanitaires étaient là, on avait organisé un système de tour. Enfin, ce n'était pas à ma petite tête blonde que cela allait manquer. Vous connaissez son amour des douches... Pourtant elle veillait à rester assez propre, pour ne pas embêter les camarades.
Un nouveau mal avait fait son apparition: l'ennui. Ceux qui aimaient l'ordinateur restaient devant l'ordinateur, à jouer, tant que leur état le leur permettait. Les plus atteints (comme Moco ! restaient allongés, avec ou sans musique. On avait soumis l'idée de leur donner un peu d'opium, mais l'idée n'avait pas été retenue. Inès s'était fait un groupe de potes, et ils jouaient aux cartes, sages. Certains s'enveloppaient dans des couvertures. Elle, elle avait déjà trop chaud. Malgré qu'elle ne se sente pas bien, elle tentait de se persuader qu'elle était celle qui allait le mieux ici. Enfin, tant qu'elle était assise. Se relever, c'était être prise de vertige, de mal au crâne. elle restait assise, en tailleur, un cure-dent dans le bec... Le même depuis cinq heures, bientôt. Enfin, je veux dire, elle ne l'avait pas retiré de son bec depuis cinq heures. Non parce que sinon, le cure-dent, il était bien plus âgé !
On se lassait vite, toutefois. Lire, jouer, tout devenait vite lassant. Ne rien faire était également lassant. Puis, ils étaient trop nombreux pour vraiment se sentir bien, ici. Trop de monde, pas assez d'espace vital. L'impression d'être en permanence au milieu d'une foule. Pas très compacte, certes, mais une foule quand même. Une classe de trente-cinq élèves qui se bousculerait pour aller aux toilettes, si ça vous parle. Sauf que la file d'attente durait depuis des jours... Une éternité ! Certains étaient à bout, quelques disputes avaient éclaté, on sentait parfois de la tension. On leur avait dit de faire des efforts... Certains en faisaient, gardaient le sourire malgré tout, malgré leur propre envie de s'évader. Inès avait envie de s'évader. Elle espérait qu'à force de paraitre aller bien, elle pourrait sortir. Comment voulez-vous guérir ici ? Les microbes devaient circuler sans arrêt... C'était un super moyen de décimer des rebelles, ça !

"- On est sûr qu'ils ont la même chose, en haut ? Nan parce que ça pourrait être... T'sais... une bombe microbienne, là..."

Chomp, chomp, machouillage de cure-dent. On lui assure qu'ils ont pareil, en haut. Elle grommelle. Voilà qui est inquiétant. Un tour de cartes. Elle est en bien mauvaise posture. Ah, la dernière carte jouée lui laisse des possibilités ! La voilà qui songe, en tripotant un bout de mèche bleu qui a survécu aux shampoings.

"- J'me demande comment les rebelles ET les guildiens ont pu attraper la même saloperie. C'pas comme si on s'cotoyait beaucoup... Enfin, j'sais pas. On la tire d'où, not' nourriture ? Si ça s'trouve, ils se sont infectés eux-mêmes... Enfin, j'vois pas pourquoi ils feraient ça..."

Ouais, on va poser cette carte-là, elle est bien. Puis comme ça, au tour suivant, elle posera cette carte. Inès toussota un peu, puis leva le nez, regarda aux alentours, à la recherche du petit impertinent qui venait d'insinuer qu'elle sentait des pieds. Quoi, pourquoi elle ? Elle se lavait, j'vous signale ! ELLE SE LAVAIT ! Alors l'odeur, hein, c'était pas elle, c'était Jules. Toutes façons, Jules, il a piqué le saucisson de Valery. Mais qu'on l'insulte pas, elle, quoi !

[Oups, jvais bosser, j'étofferai plus tard !]
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Re: Une grippe, qu'ils disaient !

Message par Yan Merling le Jeu 16 Juin - 0:04

Il devait s'y résoudre. Il ne pouvait plus retarder l'échéance. C'était bien trop évident maintenant pour qu'il puisse s'entêter dans son déni plus encore. C'était surtout bien trop dangereux pour les autres pour que sa conscience souffre encore longtemps de garder ses oeillères. Il était malade. Et pas seulement de cette petite maladie qui passerait comme toutes les autres étaient passées. Celle-ci était du genre grande épidémie, à en croire le nombre conséquent de rebelles déjà touchés. A en croire le nombre conséquent de noscoiens déjà touchés tout court. Visiblement c'était de ces épidémies qui décimaient une population entière bien avant qu'on parvienne à en trouver le remède.

Yan avait espéré tout d'abord que leur isolement dans les souterrains leur éviterait cette énième épreuve. Puis quand il fut évident que finalement l'épidémie avait décidé de venir frapper aussi à leur porte, trouvant refuge jusque dans leur bunker, il avait ensuite espéré qu'il pourrait lui-même passer au travers de celle-ci, comme souvent il était passé au travers des plus grandes maladies les ayant frappés. Il avait cru que sa forte constitution, qui lui avait permis de survivre dans les souterrains là où tous l'avaient cru mort, lui permettrait de passer à travers cette satané épidémie. Mais il fallait croire que même sa constitution si solide avait trouvé plus fort qu'elle. Et le voilà désormais bien plus que malade, se tenant difficilement debout, pour être honnête, à devoir se résigner à se rendre en salle d'isolement avec ses compagnons.

C'est ainsi que ses hommes purent voir leur chef marcher en se tenant au mur pour rejoindre la fameuse salle. Il devait en cet instant offrir un bien piètre spectacle, mais il était incapable de toute façon d'en offrir un autre. Il avait laissé à Lian un message lui intimant de prendre donc les rênes et surtout d'intimer les hommes à garder foi et à tenir le moral. Ce n'était pas le moment de déclarer forfait ou une quelconque défaite. Ce n'était pas parce que quelques uns étaient durement éprouvés que tous devaient s'avouer vaincu et rendre les armes. Il n'avait pas voulu tenir lui-même ce discours car il craignait de ne pas pouvoir le finir et de s'évanouir, une fois n'est pas coutume, en plein milieu, assailli par un traitre vertige. Il préférait que la vaillante Lian tienne ce discours pour lui, pour eux. Elle serait alors bien plus convainquante que lui pour cette fois-ci....

Yan entra donc dans la salle d'isolement, presque à reculons, signant là une bien mauvaise donne pour les rebelles, il le sentait. Et s'il connaissait déjà le nombre de touchés, il ne put qu'être frappé plus durement par la réalité des choses quand il entra. Près du quart des rebelles étaient confinés ici. Un quart... C'était énorme pour leur petit effectif. Un quart... Un quart de malade, un quart de condamnés ? Un quart de combattants en moins, un quart de victoires en plus pour la Guilde. Et à cette pensée, il ne put empêcher son visage de s'assombrir encore davantage. C'était dans ces moments là que la culpabilité le rattrapait à grande vitesse, le faisant se sentir coupable d'avoir emporté tous ces hommes et ces femmes dans sa folie rebelle.

Oui, folie. Folie que tout cela, alors qu'ils n'avaient pas suffisamment de quoi se soigner et qu'ils risquaient en cet instant une mort bien... funeste.

Mais non, il ne s'avouerait pas vaincu, se morigéna-t-il silencieusement, tout en dardant son regard opaque sur l'ensemble des rebelles ainsi confinés, qui avaient quasiment tous tourné la tête vers lui. Il prit le temps de faire le tour de la salle d'un coup d'oeil rapide, mais dut vite se raviser alors que son regard se tournait vers sa gauche, une vive lumière l'assaillant brusquement qu'il eut un moment de recul, tout en portant sa main devant ses yeux pour chasser cette lumière innoportune. Voilà qui promettait qui plus est ! Si en plus on lui offrait un lumière éclatante, ca n'allait pas arranger sa migraine ! Dans un grognement sourd il recula donc, cherchant à retrouver un peu d'ombre, ou du moins une clarté moins vive, quand son pied buta contre quelque chose. Ou plutôt quelqu'un.

Par toutes les créatures ! Voilà qui n'allait pas être simple ! Ils étaient si nombreux... Lui qui n'avait pas l'habitude d'une telle foule, ni d'une exiguité... ni d'une telle vivacité lumineuse... Tous ces éléments réunis commençaient sérieusement à le faire se sentir mal soudain. Il sentit son pouls sérieusement s'accélérer, une sueur froide lui couler sur le front, tandis qu'un vertige sans nom s'emparait de lui et menaçait de le faire tomber. La chute aurait d'ailleurs sans doute été éminente si des bras solides ne l'avaient pas soutenu pour le poser doucement sur une couche.

- Reposez-vous ici Chef, y'a assez de place ici pour un de plus, fit une voix que Yan ne reconnut pas dans la brume cotonneuse qui avait soudain envahi son cerveau.

- Merci, marmonna Yan qui avait finalement préféré fermer les yeux en laissant sa tête reposée contre ce qui devait être le mur. Je te rendrai la place dès que ca ira mieux, baragouina-t-il d'une voix si basse que l'autre dut se pencher pour entendre.

La réponse de l'homme fut toutefois émise d'une voix assurée et forte. Presque fière.

- Non, gardez la chef. C'est un honneur.

A ce mot, Yan ne put que rouvrir les yeux, pour mieux détailler le rebelle en question. Un honneur disait-il. Un honneur... Combien de fois lui avait-on dit cela ? Le rejoindre et combattre à ses côtés était un honneur, lui disait-on souvent. Et mourir à ses côtés ? Mourir avec lui et pour lui ? Pour la cause certes, mais à cause de lui aussi... Etait-ce aussi un honneur ?

Visiblement oui, dut en convenir Yan quand il rencontra les orbes ébènes de l'homme qui brillaient comme rarement il avait vu ces orbes briller. Briller de fierté, de courage... et oui d'une certaine joie.

- L'honneur est pour moi, Hans. L'honneur est pour moi de vous avoir à mes côtés, offrit-il avec ce qui ressemblait à un sourire pour lui.

Oui, l'honneur était plus pour lui que pour eux en fait. Il n'aurait jamais pensé au début de son combat d'avoir autant d'hommes et de femmes s'engageant dans sa folle voie, et prenant les armes avec lui... Jamais. Et pourtant. Ils étaient là. Eux tous. Ensembles.

Et se disant, il embrassa la salle du regard, de ses perles opalsecentes qui en impressionnaient plus d'un.

- Ca va aller chef ? Fit une autre voix près de lui.

- Oui, oui, ca va aller. Reprenez donc vos activités, ordonna-t-il alors d'une voix qui se voulait assurée.

Mais sans doute un peu trop rauque pour ceux qui le connaissaient suffisamment. Sans doute ne devait-il tromper personne. Il était bien atteint, et bien malade, leur chef. Oui, il était bien malade lui aussi.. Mais que faire donc d'autres ? Il n'allait certainement pas leur dire qu'il se sentait plus que mal et qu'il pensait crever pour de bon cette fois-ci... Non, assurément, ce n'était pas des choses à dire.

Comme pour appuyer ses dires, il détourna son attention, comme se cherchant lui-même une occupation, bien que ses pensées auraient largement suffit à l'occuper en fait, quand son regard se porta sur une jeune femme qu'il connaissait plus que bien. Inès. Inès, la fameuse Inès dont Lian lui parlait tant. Ce petit bout en train qui en faisait voir de toutes les couleurs à ses compères par moment. Inès. Inès malade, ici, avec lui... Voilà qui promettait, pensa-t-il, tout en détaillant longuement la jeune femme et son cure dent.

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Re: Une grippe, qu'ils disaient !

Message par Inès Dunkel le Mar 21 Juin - 13:21

Ce qu'Inès pensait de Yan Merling ? Beaucoup de choses, et que du bien. Bon, il faisait un peu peur au premier abord, avec sa grande taille, ses muscles, et ses yeux blancs. Mais bien vite, le chef des Rebelles avait su s'attirer l'admiration de ma blonde qui voyait là un grand meneur d'Hommes, le meilleur chef que l'on puisse rêver, avec des idéaux, de l'humanité, et assez de compétences et de raison pour les mener à la victoire. Ceci étant dit, elle ne le lui avait jamais signalé, pour plusieurs raisons. Elle ne le voyait pas souvent, n'y pensait pas toujours, ou n'osait pas, et se contentait de le regarder avec un petit regard brillant... Une dernière possibilité voulait qu'il soit à côté de Lian et qu'en ce cas-là Inès ait d'autres choses à penser et regarder. Et puis, le Chef avait une grande qualité: il la laissait faire des bêtises ! Rien que pour cela, Inès n'oserait jamais dire du mal de lui !
Cependant, elle n'aurait jamais imaginé qu'il puisse tomber malade à cause de l'épidémie. Les autres rebelles non plus, sans doute. Yan, c'était une sorte de symbole, symbole de la Rébellion. Et la Rébellion était infaillible ! Alors Yan Merling, malade... Vous vous moquez de moi ! Certains disaient déjà que Yan Merling n'avait pas besoin de sommeil. Certains disaient même que lorsqu'Yan Merling tapait dans un mur c'était le mur qui avait mal, que même les ordinateurs craignaient sa colère (à moins que ce soient les informaticiens ?), qu'Yan Merling n'avait pas à bouger les yeux: le paysage se déplaçait pour lui... Qu'il arrivait à créer un jus d'orange à partir d'un citron...! Enfin, bref, vous voyez.
Alors Yan Merling, malade...!

Pourtant, c'était le cas, et Inès put le constater lorsqu'un de ses camarades de jeux lui souffla "eh, Inès, retourne-toi discrètement...". Alors, avec toute la discrétion du monde ("HEIN ? pourquoi je dois me retourn...?") elle s'était retournée. Et là, elle avait vu... La petite blonde s'était figée, avait brusquement perdu son sourire. Le chef, avec eux... Brusquement, tout espoir s'enfuit de son coeur. Ils étaient foutus. Sans Yan Merling, que deviendrait la rébellion ? On vit Inès déglutir avec difficulté, se pencher à nouveau sur son jeu de cartes. Le patron, malade... Ca ne devait pas être marrant pour lui. Puis, tout seul...
Eh bien, Inès, qu'estc-e que cet air dépité ? N'étais-tu pas censée assurer un semblant d'espoir et de bonne humeur dans cette quarantaine pénible ? Elle manqua de se mettre une baffe. Posant son jeu de cartes au sol, elle s'excusa auprès de ses camarades, annonça qu'elle revenait, puis se dirigea vers le chef, malgré les petits "lèèèèèche-bottes !" de quelques joueurs. Qu'ls croient ce qu'ils veulent, elle ne laisserait pas son patron tout seul, malade !

"- Bonjour Chef !"

Fit-elle, joviale, en s'asseyant à ses côtés, sans lui demander son avis.

"- Ca fait bizarre de vous voir là ! Vous avez laissé Lian vous remplacer un moment ?" Elle s'adossa au mur. "Ah z'avez pas eu tort, hein. Elle est douée, Lian..."

Un petit sourire rêveur s'afficha sur les lèvres d'Inès. Ah, Lian...! Depuis quelques jours, les deux jeunes femmes s'étaient beaucoup rapproché... Mais c'était un secret ! Un secret chouchouté par Inès, un secret auquel elle pensait bien souvent. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu la belle Lian... Quelque part, elle préférait cela plutôt que de la voir ici, malade. Mais bref ! Cela n'était sans doute pas le meilleur sujet de conversation, avec Yan. Enfin, Inès espérait qu'ils n'avaient pas cet intérêt en commun !

"- Enfin, c'est assez pénible qu'on soit coincés là... maudite épidémie ! Dites, on est nombreux dans ce cas, patron ? Et en haut, ça se présente pareil ? Ils ont des médocs ? Nan parce que vous savez, moi, j'ai bien une petite idée de médoc', mais elle va pas vous plaire..."
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Re: Une grippe, qu'ils disaient !

Message par Yan Merling le Lun 27 Juin - 15:59

Il se serait très facilement laissé aller à une somnolence traitresse, si une voix presque suraigue ne l'avait soudain tiré des bras de Morphée.

"- Bonjour Chef !"

Pour toute réponse, il tourna son regard vitreux vers la jeune femme, faisant fi que ses orbes blanchâtres puissent ou non la mettre mal à l'aise (si tel était le cas, elle n'avait qu'à ne pas venir s'asseoir à ses côtés, après tout), et se contenta d'un simple signe de tête en guise de salutation.

Oui, elle était douée Lian. Très douée. Assurément, s'il devait lui arriver quoique ce soit, et ce misérable épisode d'épidémie lui prouvait une fois encore qu'il n'était pas si éternel que ça et qu'il prouvait bien lui arriver quelque chose, comme tout noscoien lambda, Lian pourrait prendre sa relève, pensait-il souvent, avec un certain soulagement. Car oui, quelque part, il s'en voudrait d'avoir entrainé tant d'hommes et de femmes dans son combat acharné si c'était , pour qu'à sa mort, il les entraine aussi dans sa chute, sa perte et sa disparition.

Si Yan ne pouvait donc qu'approuver les paroles de la jeune femme à ses côtés, il ne put toutefois s'empêcher de se trouver fort étonné de l'air soudain rêveur qu'elle prit. Il n'eut toutefois guère l'occasion de lui poser la question, que déjà la gamine (car oui pour lui, Inès n'était au fond qu'une gamine. Une gamine attachante, bien que fatigante par moments avec toutes ses âneries) reprenait son babillage de plus belle. Rien de quoi calmer sa migraine en d'autres termes.

- De ce que nous avons pu lire, même les Guildiens sont assez démunis face à cette épidémie, répondit-il, laconique, de sa voix grave et profonde, presque rauque.

Une voix qui aurait presque pu sembler d'outre-tombes pour quiconque d'un peu superstitieux. Et après tout, ce n'était potentiellement pas loin de la vérité... N'était-il pas revenu, ou plutôt n'avait-il pas résisté, là où personne n'aurait cru le voir survivre ?

- Quelle idée de médicaments ou de remèdes ? S'enquit-il toutefois, fronçant les sourcils à l'évocation qu'il n'aimerait pas ce qu'elle allait proposer.

Il était peut-être parfois un peu borné (beaucoup, lui rétorquerait Wienfield), il n'était pas non plus complètement fermé à une quelconque solution qui pourrait les sortir de cette impasse. Ou du moins qui pourrait les soulager quelque peu et leur donner un petit répits en attendant qu'une solution se dessine. Si tant qu'il existât une solution, soit dit en passant, ce dont Yan n'était pas très assuré. Pessimiste dîtes-vous ? Ne venez-vous pas de donner un synonyme de Merling ?

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Re: Une grippe, qu'ils disaient !

Message par Inès Dunkel le Mar 5 Juil - 15:26

Hm, pas très éloquent, le chef, aujourd'hui. Peut-être avait-il mal à la tête, ou à la gorge. Inès ignorait s'il était toujours comme ça, mais pour elle, grande bavarde, cela ne pouvait être que mauvais signe. Peut-être n'avait-il pas envie de parler...? Peut-être qu'elle l'agaçait. C'était peut-être ça. Cela pouvait s'avérer problématique. Devait-elle tenter de se faire apprécier un peu plus avant de bondir sur le sujet qu'elle voulait aborder ? Trop tard. Et elle voyait mal comment caser une plaisanterie suite à la question d'Yan... Surtout une plaisanterie qui pouvait lui plaire ! En temps normal, elle aurait fait un effort et utilisé son énergie pour faire marcher sa petite cervelle et trouver quelque chose. Là, la maladie paralysait un peu la montée des efforts jusqu'à ce dernier, ne lui laissant pas le droit de puiser dans ses réserves. Bon... Alors, aborder le sujet...

"- Ben, en fait... C'est un peu compliqué à expliquer, v'voyez..."

Façon de parler. Inès avait une idée derrière la tête, une petite idée qui aurait pu être très simple à énoncer. Mais si elle avait choisi cette solution, elle pouvait être sûre que Yan aurait refusé directement. Il lui fallait user de quelque chose qu'Inès connaissait mal: la subtilité, les chemins détournés. Elle commençait à s'aventurer sur un terrain dangereux où elle n'avait pas le droit à l'erreur: le chef ne lui donnerait sans doute pas une seconde chance, s'il comprenait ce qu'elle attendait de lui.
Alors, que faire pour le convaincre d'agir comme elle le souhaitait ? Elle avait déjà fait appel aux bons sentiments et à l'altruisme qui motivaient sa requête. Peut-être était-il temps d'expliquer la chose... Et si la dire simplement était synonyme de refus, il fallait commencer à compliquer les choses.

"- Disons que c'est une méthode basée sur la psychologie... Par rapport aux instincts humains, la vie en groupe, les réactions par rapport au leader, v'voyez ? Puis, c'est un p'tit peu de l'effet placebo, après, et de la persistance encéphalique de l'hypothalamus... Enfin, j'vous remercie de votre aide, chef, ça devrait aider toute la salle !"

Pour Inès, "compliqué" était un mot proche de "scientifique" par le sens. Elle connaissait vaguement le mot "hypothalamus", savait que c'était vers le cerveau... Persistance encéphalique, ça ne voulait rien dire, mais ça sonnait bien, non ? Puis l'effet placebo, ce n'était pas totalement faux. En tout cas, elle avait dit tout cela avec un certain naturel, avait plutôt bien enchaîné... Bah, c'est qu'à force de dire des bêtises, elle savait bien le faire ! De nombreuses plaisanteries impliquent de rester naturel et d'y croire pour être bien faites. Tant qu'il ne s'agissait pas de mensonges, Inès s'en sortait plutôt bien, admettons-le.
Bon, introduction, justification, c'était fait. Il fallait maintenant s'occuper de la chose... Avec délicatesse.

"- Eyh, Jordan, balance le son ! Mais pas trop fort, hein..."

Pas trop fort, c'était délicat, non ? Jordan haussa un sourcil. Il n'était pas très loin, en mettant le volume assez bas, il éviterait peut-être de subir les râleries de ses camarades et de se faire lyncher. Il y eut un bref échange entre lui et Inès concernant la nature de la musique. Finalement, Jordan mit une musique à la fois dynamique, et pas trop rapide. Dans un grognement, Inès se mit sur pieds. Ouch, le sol tanguait, dites donc... Elle mit un peu de temps à cesser de tituber. Ceci étant fait, elle se tourna vers Yan. Quelle allure elle devait avoir ! Elle eut un sourire. Légèrement forcé, mais bien présent. Repoussant machinalement une mèche blonde, elle tendit une main au chef.

"- Chef.. Vous pensez pouvoir vous lever ? Ca fait parti du remède..."

A vrai dire, ce n'était pas vraiment une question. Elle lui avait déjà attrapé la main et commençait à le tirer vers elle pour le mettre debout. Comme si ses maigres bras pouvaient soulever le géant qu'était Yan Merling !
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Re: Une grippe, qu'ils disaient !

Message par Yan Merling le Dim 17 Juil - 18:24

Non, il devait avouer ne pas voir du tout ce qu'une proposition pouvait avoir de compliqué. Yan étant quelqu'un de profondément progmatique, pour lui les choses de ce genre étaient très dichotomiques : soit vous aviez une proposition intéressante et il fallait la dire, soit vous n'aviez rien à dire et mieux valait vous taire. Seulement, il oubliait dans cette équation qu'Inès était de ce genre de personne incapable de se taire. Fâcheux. Très fâcheux quand on pensait que Yan était au contraire de ceux à ne pas vouloir parler pour ne rien dire et à quasiment economiser ses mots...

La psychologie disait-elle ? Voilà bien un nom bien barbare. Non pas que yan n'aimait pas la "psychologie", mais il doutait sérieusement que la proposition d'Inès ait quoique ce soit à voir avec la psychologie. Dans le doute, il se tut toutefois et la laissa continuer, tentant de combattre le mal de tête lancinant qui continuait de le marteler. Bon pour être honnête, ce qu'elle disait n'était pas totalement dénué de sens. Les "réactions par rapport aux leaders" étaient, il est vrai, assez justes. Il était parfaitement conscient que pour les rebelles, le voir ici, dans cette salle d'isolement, en proie lui aussi à l'épidémie qui les frappait, ne devait guère leur remonter le moral, déjà assez bas ces temps-ci suite aux différents coups durs qu'ils avaient dû essuyer. Mais il n'aurait pu décemment rester hors de cette salle d'isolement, au risque de contaminer tout le monde... Voilà bien un cruel dilemme.

S'il s'était toutefois attendu à ce qu'ensuite elle enchaine directement sur une démonstration... "Et pourquoi donc de la musique ?" Se demanda-t-il, ne pouvant s'empêcher de laisser échapper un grognement, à mi chemin entre mécontentement et douleur, quand ladite musique se fit entendre. Quelque chose lui disait qu'il n'allait pas aimer ce qu'Inès se préparait à faire. Et ce sourire ! Par Joshi, elle en devenait aussi effrayante que Pepi en personne !

"- Chef.. Vous pensez pouvoir vous lever ? Ca fait parti du remède..."

Il avisa un instant la main tendue, à deux doigts de la refuser. Non, il ne voulait pas se lever. Se lever voulait dire relancer plus encore sa migraine et surtout relancer les vertiges qui allaient s'amuser à faire tournoyer le monde autour de lui. Mais, alors que les mots de refus s'apprêtaient à franchir ses lèvres, son regard tomba sur le reste des troupes, dont apparemment toute l'attention était tournée vers leur duo. Les regards qu'on leur lançait étaient à la fois étonnés, avides de curiosité, inquiets et pleins.... d'un étrange espoir. "Le remède" disait-elle....

Finalement son refus s'étrangla dans sa gorge et sans qu'il ne s'y attende il sentit la petite main d'Inès lui attrapa la sienne bien plus forte, et le tirer vers elle. Bien entendu Yan savait pertinemment bien que s'il le désirait, jamais elle ne parviendrait à le mettre debout. Il avait beau être affaibli par la maladie, Inès étaitbien plus faible encore, plus atteinte que lui quelque part et bien plus frêle de constitution. Il savait aussi qu'il était tout à fait capable de combattre les affres de cette maladie-ci, ayant connu bien pire encore par le passé, même s'il se demandait toujours comment il avait réussi à affronter, seul, ce "bien pire"....

Mais...

Mais décemment, il sentit qu'il ne pouvait refuser cette étrange invitation. "Le remède", disait-elle. Peut-être avait-elle raison en un sens. Voir leur chef debout et... faire il ne savait quoi encore... ne pouvait que remonter un peu le moral des troupes. Surtout si l'on considérait la décision qui lui tournait en tête et qu'il était à deux doigts de prendre d'ici peu si la situation continuait ainsi....

C'est sur ces pensées que Yan consentit à se lever, s'appuyant lourdement au mur de sa main libre, sans pour autant dégager l'autre main de l'emprise d'Inès, et tentant de garder un semblant d'équilibre. Quand il sentit le monde un chouilla plus stable autour de lui, il daigna faire quelques pas vers Inès.

- Alors ? Ce remède ? Se contenta-t-il de demander, toujours aussi laconique.
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Re: Une grippe, qu'ils disaient !

Message par Inès Dunkel le Jeu 21 Juil - 17:44

Allait-il pouvoir tenir le temps du remède ? Inès allait lui demander de puiser dans ses réserves d'énergie, d'affronter sans douter les vertiges et maux divers, pour un remède qui, finalement, l'aiderait moins qu'il n'aiderait ses camarades. Inès s'était mordu la lèvre, un peu inquiète tout de même, en voyant son chef peiner à se mettre debout. C'était la première fois qu'elle le voyait comme cela, et son petit coeur de rebelle était attristé, sans oser se l'avouer. On ne s'attriste pas ! On est une femme, on reste forte, même quand tout semble allait pour le pire.
Les voilà, face à face, sous tous les regards. Maintenant, à tout le stress qu'elle emmagasinait, s'ajouta celui de l'actrice qui va jouer pour la première fois une pièce... Et ignore si elle aura du succès, ou si ce sera la plus grande honte de sa vie. Gasp. Enfin, ce n'était pas en jouant les anxieuses qu'elle avait des chances d'y arriver ! Dans ses mains, elle prit celles, plus grandes, d'Yan Merling. On aurait un peu dit des mains de bébé dans celles de son papa. Pourtant, c'était elle qui devait mener la danse.

Tout commença lorsque la musique s'emballa. Plus le temps de réfléchir, place à l'action ! Hop, c'était parti ! Inès commença à remuer les hanches, et les bras, assez fort pour faire remuer ceux de Yan. Elle le regardait, avec un petit regard qui, sur une autre qu'elle, aurait paru aguicheur. Elle semblait amusée, mais il y avait autre chose, comme une prière muette. Lâchant une main d'Yan, elle s'enroula dans le bras que sa main tenait encore. Ainsi rapprochée de lui, elle lui murmura:

"- Juste une petite danse. Si nous allons bien, ils vont bien aussi, y a de l'espoir ! Ne le laissez pas s'effondrer !"

Elle avait tenté de parler assez bas pour que nul ne l'entende. Seuls ceux qui savaient lire sur ls lèvres devaient avoir compris. De plus, pour brouiller les pistes, elle avait glissé un doigt le long de la mâchoire d'Yan, d'un air de dire "petit coquinou !", avant de dérouler le bras d'Yan, et le sien, par la même occasion. Elle souriait. S'il acceptait de jouer le jeu, elle était certaine que cela aurait beaucoup d'impact, qu'ils allaient jouer un grand rôle ! Plus fort que les médecins ! Alors c'était encourageant, pensez-vous... Puis, les copains allaient être jaloux ! Attendez,, danser avec Yan Merling ! Tous les rebelles ne pouvaient pas s'en vanter ! Peut-être même qu'elle serait la seule ! La classe, quoi !
Enfin, la voilà qui enchaînait les dandinements , les passages sous le bras, remuage de fesses et de jambes, avec autant d'énergie qu'elle pouvait, dans l'espoir d'en transmettre à son patron, dans l'espoir d'en transmettre à toute la salle. Bien vite, ses joues rosirent sous l'effort, alors que ses blondes mèches se collaient à son front. Elle continuait de regarder son partenaire de danse, le coeur battant la chamade, non pas à cause d'un quelque amour, mais plutôt à cause du stress...
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Re: Une grippe, qu'ils disaient !

Message par Yan Merling le Mer 17 Aoû - 17:49

"- Juste une petite danse. Si nous allons bien, ils vont bien aussi, y a de l'espoir ! Ne le laissez pas s'effondrer !"

Elle avait raison, ne put-il s'empêcher d'acquiescer en son for intérieur. Il n'était juste pas doué pour tout cela. Remonter le moral des troupes, faire bonne figure quand tout semblait aller pour le pire, sourire quand il avait envie de hurler, non, vraiment, pour tout cela il n'était pas doué. Ce n'était pas son rôle habituellement non plus, il devait l'avouer. D'ordinaire, ce genre de choses, il les laissait à ses deux seconds, Lian et Rian. Lui, il était doué pour organiser les troupes, les optimiser pur le combat (ou la défense), la stratégie, pour embrigader les guildiens encore hésitants, il était doué pour les discours batailleurs, pour enjoindre ses hommes au combat, pour tenir tête à l'Impératrice en personne... Mais pour remonter le moral ? non, pas vraiment.

Mais il sentait, que, pour une fois, il allait devoir mettre un peu du sien pour encourager ses troupes. Pas de Rian ni de Lian pour effectuer ce qu'il s'était toujours senti incapable de faire. Heureusement, cette fois-ci il se trouvait un autre second en la personne d'Inès. Un second assez inattendu. Pour une guerre u une bataille, il n'aurait jamais eu l'idée de s'épauler de la jeune femme, même s'il lui reconnaissait un certain nombre de qualité. Elle n'était pas une guerrière dans l'âme même si elle savait heureusement se battre pour se défendre. Non, mais pour remonter le moral des troupes, il devait avouer qu'elle avait des idées, qu'elle avait cet entrain, cette joie de vivre...

Il tenta donc d'entrer dans son jeu. Nous disons bien tenter... Danser n'avait jamais été dans ses capacités, une fois encore. Il se sentait soudain bien penaud et bien malhabile. Mais la gamine veillait au grain et lui soufflait tous les mouvements en le guidant telle une marionnettiste. A croire qu'elle avait fait ça toute sa vie. Pas de déhanchement endiablé pour le chef des rebelles cependant. Même s'il en avait eu envie et s'il avait su faire, il en aurait été présentement incapable. Non pas de déhanchement donc. Mais il se prêta au jeu et répéta les mouvements qu'elle lui montrait la faisant doucement tourner, dans un sens puis dans l'autre, la laissant le toucher comme rarement une femme l'avait touché, il devait bien l'avouer. Il n'était pas complètement insensible à la petite caresse qu'elle venait de lui offrir sur le visage, découvrit-il.

Les joues rosies, les mèches blondes se collant à son front elle n'avait pourtant rien de beau. Mais elle avait ce petit côté charmant qui avait fait manquer un battement de coeur à Merling. Par toutes les Ombres, il devait vraiment être en manque pour avoir soudain de telles pensées, lui qui n'avait plus ressenti de tels "besoins" ou de telles attirances depuis.... hum... près de quatre-vingts ans ?

Quatre-vingt ans d'abstinence. Sans même en avoir conscience ni même ressentir de manque. Pas de manque non plus à cet instant d'ailleurs, pas réellement. Juste l'étrange sensation... d'être bien avec quelqu'un. Quelqu'un qui ne vous trouvait pas repoussant, qui ne semblait pas effrayer par votre attirance, quelqu'un qui semblait même vous apprécier. Peut-être pas vous aimer comme un amour d'amante, mais un amour fraternel, réconfortant. En fait, pour être honnête, il était persuadé que Lian et Rian devait ressentir la même affection pour lui qu'Inès lui offrait en cet instant. Mais...

Mais si lui-même s'était profondément attaché à eux tous, il ne s'était pas rendu compte qu'eux tous semblaient aussi s'être attaché à lui. Il ne s'était pas rendu compte qu'il aurait effectivement aimé être aimé. Connaître de nouveau l'amour, que ce soit platonique ou charnel d'ailleurs. Etait-ce la fièvre qui lu faisait soudain penser à tout cela, lui qui n'avait jamais prêter attention à de telles considérations ? Ou était-ce simplement l'inactivité du moment, du moins l'inactivité intellectuelle, et la soudaine promiscuité avec les autres, avec Inès surtout qui parfois se collait fortement à lui sans même sembler s'en rendre compte, qui lui permettait de prendre conscience de tout cela ? De sa solitude ? De son envie d'en sortir ?

Possible. Il n'aurait su dire. Tout ce qu'il savait c'est que cette constatation en tout cas faisait mal.

Tout à ses pensées et à cette soudaine révélation sur lui-même, il ne prit pas de suite conscience que la musique était finie et qu'il avait gardé un temps Inès dans ses bras. Contre lui. Quand il réalisa qu'il la gardait étrangement prisonnière, il se sentit vivement embarrassé, se raclant la gorge tout en relâchant doucement son étreinte. Avait-elle senti toute son agitation intérieure ? Avait-elle entrevu son embarras étrange ? Possible. Mais au final, qu'importe. Des vivats, des sifflements et des applaudissements envahissaient déjà la salle, ravivant fortement sa migraine et le faisant durement grimacer, alors qu'il se rasseyait aussitôt. Il n'était pas question qu'après une telle danse, il se mette en outre à tourner de l'oeil devant tous.
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Yan Merling
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