Quand deux insomniaques se croisent...

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Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Roy Johnson le Sam 27 Aoû - 2:10

Le Sapientia. Voilà ce qui pourrait lui changer les idées.

Toute la journée, Métal était resté cloitré entre quatre murs, dans l'obscurité de son appartement. Il n'avait pas bougé de sa salle de bain, trop occupé à rêvasser, assit, nu et trempé dans le carré de douche. Il ne s'était pas alimenté; il n'avait pas répondu aux notifications pourtant bruyantes de son ordinateur, et n'avait même pas prit la peine de se pointer à son rendez-vous, soit-disant important, au Sapientia. Cela faisait déjà une bonne semaine que Roy n'avait pas donné signe de vie. Il avait même réussit à échapper à la surveillance permanente des caméras en l'espace de deux jours.

Oui, déjà deux jours enfermé dans cette salle, deux jours de dépression, deux foutus jours sans s'alimenter. Lui même ne savait pas ce qu'il avait réellement, mais il était sur d'une chose. Il réclamait de la tranquillité. S'effacer un instant du monde, du train-train quotidien, éviter de croiser les mêmes visages en mettant un pied dehors. Les jours précédent, Métal n'avait pas réussit à quitter son appartement. Son intention s'arrêtait devant la porte. Ses cauchemars n'arrangèrent rien quand enfin il trouvait le sommeille. C'était sans répit. Il ne rêvait pas de créatures, ou de cet enceinte, non rien de tout cela. Roy rêvait depuis quelque temps d'une femme qui le mettait dans tous ses états; états dépressifs. Il n'osait plus sortir depuis. Il avait peur de la croiser dans le hall ou au pire encore dans le Centre de recherche. Il était terrifié à cette pensée. Tétanisé à l'idée de tomber sur elle. Le « Elle » se traduisait par une femme totalement inexistante à Nosco. Fou, il le devenait, aveugle il l'était. Depuis quand n'avait-il pas « tiré un coup » ? Son corps se rappela à lui soudainement. John' se leva en sursaut et ne pensa pas à attraper une serviette au passage. Comme terrifié il sortit de la salle de bain manqua de se prendre la porte et la referma brutalement derrière lui en se laissant glisser contre elle. Il ne put a ce moment là, mesurer sa force.

Plus tard, Son regard fut attiré par le cadran électronique lumineux, accroché au mur du salon. Il n'était pas moins de 23h. Il respira à fond, tenta de chasser ses idées moroses et de se reprendre en main. Au bout de 30 minutes. Il fini par se lever, s'habiller et quitter son appartement pour se rendre dans les sous-sols du Sapientia. Au moins la nuit, personne ne viendrai le déranger et il ne risquerai pas de faire de mauvaises rencontres. Il y avait de faibles risques de croiser d'autres Scientifiques mais en aucun cas Kim Van Berhgen, son seul médecin, du moins il l'espérait sinon, Métal risquerait de se faire remonter les bretelles. Et puis, avec cette épidémie, même en plein jour, Kim ne risquerait pas de l'intercepter.

Enfin, il arriva à destination sans encombre et s'installa dans son espace privé tout en ôtant son T-shirt moulant noir et ses bottes. Il saisit un tourne-vice électrique et resserra quelques vices de son exosquelette.
Quelque chose attira plus amplement son regard. Il y avait des morceaux de métal éparpillés sur la table. La nuit allait être longue. « Mhmm... rien que toi et moi... ». Tourne-vice en main, Métal se plongea sans sourciller dans son jeu d'assemblage. En ce moment, il travaillait sur un projet plutôt farfelu mais point dépourvu de sens. La mécanique, il adorait, la cybernétique c'était sa vie. Là, c'était un autre homme. Il appréciait de travailler dans le calme, sans être dérangé, ce qui n'était pas le cas la journée. Forte heureusement, il ne se montrait qu'exceptionnellement le jour, ce qui faisait de lui un fantôme. Un homme très secret et inconnu seulement de son tragique accident. Son histoire avait fait le tour le Nosco et aujourd'hui, ce n'était plus que du passé.

D'ailleurs, il fallait avouer que travailler le soir, c'était un vrai plaisir! Il pouvait se mettre à l'aise comme à l'instant, torse nu, les pieds nu sur la table, ainsi parfaitement plongé dans son fauteuil. Qui à cette heure pouvait se trouver derrière les caméras de surveillance ? Personne. La raison : l'heure. Et à cette heure tout le monde dort, mise a part les pauvre petits brigadiers qui sont obligé de faire leur ronde habituelle. Ah la monotonie, quand on y pense...
Au bout d'un moment, Roy se leva et alla se contempler dans le miroir. Un peu de narcissisme n'a jamais tué personne – a part celui qui s'est tellement contemplé dans l'eau, qu'il y est tombé et ne sachant pas nager, se noya –. Un coup de peigne – parce qu'il faut jamais sortir sans son peigne – et le tour était joué, près a séduire...hum...bref!
« Ma foi, toujours aussi beau goss pas vrai  ? » Dit-il tout haut en se passant un main dans les cheveux, quittant le miroir des yeux.

«  Trêve de.... » . Métal se tut brusquement. Son regard se porta sur la présence qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Au départ, il crut que c'était Kim, tellement il ne souhaitait pas aller aux analyses médicales... ensuite, l'idée que se soit une femme manqua de le faire défaillir. Il demeura statique, le regard en coin, le front plissée par toutes les idées qui le traversait de part en part. Il se décrispa quelque peu en identifiant ce personnage jadis familier.
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Gregory Allander Crescent le Sam 27 Aoû - 3:19

L’illusion d’un jour, l’illusion d’une nuit, l’illusion d’une vie.

Qu’est-ce que cette existence pouvait bien signifier, au fond? Des images rêvées, des rêves cauchemardés… Tout cela n’était que poudre aux yeux. Pique et pique, col et gramme, et la voilà que tout son univers s’écoulait devant une capsule, un misérable et inoffensif comprimé en apparence. Lui, il ne le goberait pas. Mais elle. Elle sur le lit. Elle affalée sur ses draps à moitié consciente, elle l’avait fait… Elle l’avait fait une fois de plus. Une fois de trop. Une fois comme toutes les autres. Il n’avait pas pu l’en empêcher, et il l’avait veillée. Veillée jusqu’à ce qu’elle se calme, jusqu’à ce qu’elle décide d’elle-même de s’écouler sur son matelas. Ses pupilles trop dilatées pour être normales l’observaient avec une certaine reconnaissance, mais ce n’était que feu de paille. Il n’y avait rien de réel dans ce regard de nuit qui épousait l’irréel par le biais de pilule ou de poudre acheté au gramme.
Il passa une main lasse sur son visage de glace. C’était ainsi qu’il vivait son existence. Attaché aux délires dérisoires d’une demoiselle qui avait réussi à le faire chavirer dans son entièreté. Corps, âme, esprit, qui aurait pu croire qu’il tomberait aussi bas un de ces jours. L’histoire de cette soirée n’était que trop récurrente. Combien de temps avait-il passé dans cette chambre à attendre qu’elle reprenne le dessus sur des suppléments ostensoirs?

Elle s’était assoupie avec le soupir désespéré de Gregory Allander Crescent. Il ne pouvait s’empêcher cette seule remarque muette. Pourtant, le silence parlait bien plus qu’il ne pouvait le faire. Il s’en contenta. Il jeta un regard désemparé tout autour de lui, cherchant quelque chose à quoi se raccrocher, mais il était déjà trop tard. Il était sur le sol, affaibli. Son être était peut-être assis dans un fauteuil, les pieds fixés au sol, mais son curage, lui, avait pris le large, quelque part dans le Triangle des Bermudes de ses tourmentes. Sa main exoquelettique pianotait sur le bras de son siège, impatient de savoir si, oui ou non, elle rouvrirait l’œil. Négatif. Elle était là, étendue lourdement la respiration presque inexistante. La vie sans la vie n’en était pas une. Elle n’était qu’un tableau sans valeur… Et cette valeur il la perdait de seconde en seconde. Il devait s’évader, lui aussi. Il devait s’évader le plus loin possible de cette pièce, le plus loin possible d’elle. Une seconde fois, il laissa mourir un soupir à ses lèvres. Son cœur battait à la chamade alors que son expression d’une troublante neutralité ne reflétait que l’inhumanité des hommes.
Il se leva d’un coup sec. Mordoc n’avait guère besoin de perdre son temps encore une nouvelle nuit aux bras de l’attente. Il traversa la pièce en un silence presque morbide, marche funeste qui n’avait pour but que de trouver une échappatoire rapide et efficace. Un, deux, trois, il s’arrêta devant le cadran mécanique posé sur la table de chevet. 23h58. Il détourna la tête, et sans ajouter quoi que ce soit, il disparut de la pièce, en tournant la poignée de manière mécanique.

Nosco de nuit était bien plus attrayante qu’en plein jour. Les milles et un secrets qu’elle recelait semblaient tout à coup révéler aux insomniaques. Étant donné qu’il avait le gracieux privilège d’être un de ceux-là, il laissa l’ombre d’un sourire –ou ce qui s’en apparentait- dessiner ses lèvres. Pourquoi agir de la sorte? Il ne le savait pas. Cela le réconfortait d’être seul. Seul pour un moment, sans l’être réellement. Observé de tous ses faits et gestes, il savait que les caméras de sécurité devait épier son corps en entier. Pouvaient-elles même voir à quoi il songeait derrière son regard d’acier? Il aimait croire que non! La vérité était quelque chose de relatif en ces lieux, il eut bien fait de s’en rendre compte le plus tôt possible. Deux visites à Nosco, et plus d’un siècle le séparait de ses souvenirs, mais il n’en faisait pas une histoire. Chaque chose en son temps… Et son enquête portait généreusement ses fruits plus les jours s’écoulaient.
Ses pas automates et militaires fracassaient le sol. Son chandail noir léchait son corps alors que ses jeans sombres et délavées lui donnaient une allure quelconque. Il était une ombre parmi les ombres… Et il appréciait passer inaperçu. Là-bas, des amants, dans la nuit artificielle qui ne le virent pas passer à quelques mètres d’eux. Là, un homme de la brigade, ne lui adressant même pas une salutation. De toute manière, il ne le lui aurait pas rendue. Solitude, oh, solitude, seule compagne sans jugement et sans question, tu es l’amante de tous ceux qui courtisent la belle quiétude, dans sa tour d’ivoire!

C’était le hasard qui le guidait. S’il tournait à droite, c’était son intuition, et à gauche? Eh bien, nous dirons que c’était seulement parce qu’il en avait envie! Il voyait les lieux familiers défilés sous ses yeux sans les voir. C’était une cécité volontaire. Il oubliait où il était, ressassant des idées sombres. La tristesse était réconfortante; elle vous rappelait que vous ressentiez des sentiments, que vous n’étiez pas un simple automate voué à une destinée robotisée. Qu’est-ce qui n’était pas de cet ordre, ici-bas? Même son avant-bras n’était plus humain. Il était un vestige de câbles et d’acier soudé. Monstre ou humanoïde? Il n’aurait su où se classer sous cette forme. Certes, il n’était pas effrayant – du moins, pas au sens intégral- mais il inspirait une certaine crainte parmi les gens qui observaient ce membre à la fois fabuleux et abominable. La beauté de la technologie dans la destruction d’une chair autrefois humaine. Il s’évada dans la pénombre, laissant la ville derrière lui pour se vouer à ce qu’il connaissait le mieux : les sous-sols.

Le nettoyage était un boulot sanguinaire. Il le savait. Devant l’ampleur des gestes qu’il devait poser chaque jour, il laissa malgré lui un remord marquer son visage, jusqu’à ce que son regard de glace s’éternise sur un endroit qu’il connaissait plus que trop bien : le Sapienta. À l’heure qu’il devait être, nul ne devait être éveillé en ces lieux, mis à part quelques chercheurs férus de travail… Mais qu’importe, il en doutait. Il franchit le seuil de ce lieu où ses pas l’avaient conduit automatiquement. Les gardiens le reconnurent sans le moindre mal, honorant son titre et son handicap en même temps. Un léger signe de tête suffit pour qu’ils le saluent à tour de rôle. Notant l’heure tardive sans pourtant que leur commentaire ne suscite l’attention de Gregory. Ils avaient sans doute compris que cela concernait son bras métallique, pourtant, ce membre n’avait pas la prétention d’attirer les questions, pour une raison quelconque…. Les réductions physiques avaient toujours été un tabou. Devait-on poser la question ou non? Qu’est-il arrivé? Heureusement, la dualité du sujet avait tu l’interrogation des brigadiers. Il valait mieux se taire. De plus, et à vrai dire, Gregory n’aurait su quoi leur répondre. Il était là par hasard, et pour rien d’autre.

Il marchait un peu à tâtons, observant de-ci de-là tous les détails de l’édifice. De nuit, tout était si différent… Et bien plus qu’il ne le croyait. Alors qu’il passait devant l’embrasure d’une porte qui menait directement au laboratoire, Mordoc croisa un sillon de lumière qui invita sa curiosité. Il avait arrêté sa marche quelques secondes, lorsqu’il aperçut un être qui ne lui était certes pas inconnu : Roy Johnson. Ancien membre de la brigade de nettoyage, lui aussi avait un membre… En fait, deux membres. L’intrus de la scène ne faisait pas le moindre son. Observateur omniscient de la pièce, il ne pouvait s’empêcher d’étirer ses lèvres un sourire moqueur lorsqu’il entendit le scientifique s’exclamer :
«Ma foi, toujours aussi beau goss pas vrai?»
Quelle drôle de réplique était-ce là! Dans cet acte théâtral où le sujet peignait sa chevelure devant la glace, il n’y avait rien de laisser au détail. Tout était mise en scène pour le second acte qui allait bientôt débuter par la venue fortuite d’un tout autre personnage. Lui-même, Gregory, allait être bien surpris de la réaction du protagoniste de cette Comedia dell’arte. Cependant, l’heure de son entrée n’était pas venue, il devait attendre la réplique suivante, et ensuite, il devrait faire son apparition. Un peu de patience!
«Trêve de…»
Ah, la voilà, la fameuse phrase qui devait révéler son existence au public avide de connaître la cause de la surprise de l’acteur en plein action. Sorti de l’ombre, Crescent fit un pas en avant, révélant son visage dans l’antre de paix qui appartenait à Johnson.

«Bonsoir, Johnson» - Lança le Second commandor avec un léger sourire aux lèvres. Expression très rare chez lui. Pourtant, il ne put s’empêcher de rétorquer, d’un ton moqueur : «Vous l’êtes toujours, rassurez-vous».

Cette méthode peu commune qu’avait Gregory Allander Crescent de communiquer le surprit lui-même. Vraiment, qui aurait pu croire qu’on puisse agir de la sorte et que, comme par hasard, on puisse se faire surprendre par un ancien collègue de travail. C’était presque trop hilarant pour ne pas être arrangé… Ah, ce ne l’était pas? Alors là, c’était le comble du ridicule. Voire que ce l’était peut-être un peu trop pour frôler le réalisme… Mais à Nosco, qui avait la prétention de se dire authentiquement vrai?
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Roy Johnson le Sam 27 Aoû - 6:16

Gregory. Gregory Allander Crescent, second de commandor et spécialisé dans le nettoyage. Cet homme lui rappela vivement son passé de Brigadier, lui aussi anciennement spécialisé dans cette section. Il s'en souvient bien puisque Gregory était son supérieur à l'époque quand il avait encore ses deux bras en chair et en os. A ce moment, c'était le premier homme possédant un exosquelette qu'il connaissait. A vrai dire, ce gars là, il l'appréciait bien. Il avait toutes les qualités requises pour diriger d'une main de fer. Depuis, il était monté en grade et Roy lui, avait du quitter suite à son accident. Ce n'était pas pour le déplaire, car aujourd'hui Métal est bien heureux d'être dans le secteur de la recherche. Avec ses gadgets, il sait parfaitement qu'il peut faire de grandes choses sans se mouiller le poil.

Mais revenons à Gregory. A l'instant présent. Roy, parlait tout haut que si seulement il était bien seul ou quand il avait envie de se changer les idées, délirer un peu pour ne plus penser à ses cauchemars, a sa phobie, en somme, tous cela. Mais de là, à croiser un ancien coéquipier ici, à cette heure-ci. Le pourcentage de chance était bien faible. Greg dévisagea ce garçon comme il en avait eut l'habitude. C'est vrai que ses manies de Brigadier lui collaient à la peau comme un vêtement mouillé. En tous cas, le petit... non le grand -parce qu'il est plus agé que lui quand même- n'avait pas changé, toujours aussi discret quand il ne le faut pas, pointilleux sur les bords et calme tout comme Roy. Ouai, ce type là avait un grand potentiel.

Métal demeura toujours statique, comme figé dans du plate fraichement coulé. Le regard en coin, le sourire absent et la posture plutôt de profil, ainsi que la tête abaissée. Son côté sombre ressortait ainsi mais la tenue ne concordait pas. En présence de Greg, rester torse nu ne le dérangeait pas, dans les vestiaires autrefois, il se baladait en petite tenue alors là... de plus, il n'avait absolument rien à cacher face à lui.
« ''Vous'' ? Non, pas de ça entre nous. »

Au bout de quelques secondes, Métal adopta son parfait sourire en coin, fit face à Gregory et lui tendit une main de fer en signe de respect, en l'honneur du bon vieux temps. Mais surtout, c'était pour tester son alliage et mesurer l'intensité avec laquelle il le lui la serrerait.
Comme à son habitude, de son seul regard, Roy le défia. Et qui sait un petit bras de fer pourrait l'intéresser plus tard.

A l'instant, John se dirigea vers son fauteuil, s'installa confortablement et saisit son verre de Whisky non entamé et le tendit à Greg s'il le désirait. Entre-temps, il se choisit un autre verre et se servit un peu d'alcool. Il prit l'initiative de lever son verre en direction de son hôte et en but une gorgée. Cela faisait un bien fou tout de même. Bien vite, il reprit son problème d'assemblage comme si de rien n'était. Et tout en faisant son travail, Roy répliqua :

« Alors insomniaque, espion ou imposteur ? »
Paranoïaque ? Non pas à ce point! Si, quand même un peu alors, mais un paranoïaque franche. « Venir déranger un mort, il faut avoir du cran. Et si tu comptes rester, fermes la porte après toi merci.»
Sans lever les yeux, Métal poursuivit son œuvre puis saisit son tournevis.
« Assieds-toi, j'aimerai voir ta carcasse.» Dit-il sur un ton moqueur. Entre exosquelettique, l'humour était plutôt...comment-dire ? Sympathique.

Roy fit pivoter son fauteuil – il manquait juste le ''maléficat'' posé sur ses cuisses – et indiqua un siège à son ancien supérieur. Greg avait plutôt intérêt à ne pas rechigner, parce que foutre la honte, ça, Métal savait le faire et plutôt de façon très subtile. Peu en parole mais plus en actes. D'ailleurs, c'était quoi ces histoires de " vous "? Bref. Là n'était pas la question. Roy l'observa un peu et lui fit un clin d'œil et rapidement rétorqua:
« Ce n'est pas pour ''VOUS'' mais juste ton avant bras droit qui m'intéresse. Et ne me fais pas languir, chaque dérangement à un prix non ? »

Roy... il faudrait qu'il songe à avoir une vie ''normale''. Être autant en manque, fini par le rendre fou de mécanique. Mais il ne s'en rend même pas compte.
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Gregory Allander Crescent le Dim 28 Aoû - 23:11

Roy, Roy, Roy, ce cher Roy! Bien plus qu’il n’y paraisse, Gregory et l’autre porteur de métal étaient semblables en plusieurs points. Des détails? Je m’étale : ils étaient tous deux armés de membre de métal; portaient une attention particulière à leur apparence; étaient tous deux soldats (bien que l’un ait été démis de ses fonctions avec des arguments incontestables); étaient dotés d’un (très) gros égo; étaient relativement malheureux de leur situation (et les malheureux veillent, c’est une évidence!); se réfugiaient dans un boulot… Je continue où cette narration est bien assez longue pour combler les ressemblances de l’heure? Bien entendu il y en avait bien d’autres, mais l’essentiel était que malgré leurs nombreuses différences, Crescent et Johnson avaient des points communs considérés comme plus importants que ces «nombreuses différences»… Et Mordoc en prenait bien compte, c’était inévitable.

Il avait déjà appartenu à son régiment. Homme de confiance, Johnson avait toujours su attirer la confiance de Gregory pour une raison qu’il n’aurait pu décrire. Les affinités ne se décrivent pas de toute façon : elles se vivent. Soldat avec beaucoup de talents, il était impressionné par les capacités du jeune à l’époque. De 10 ans son aîné, Roy avait pourtant tout ce qu’il fallait pour caresser une carrière riche et prestigieuse dans les rangs de la brigade de nettoyage, mais, comme toujours, rien ne s’était passé comme prévu. En perdant l’usage de ses deux bras, il n’y avait aucun doute que cela avait dû être une dure épreuve. Lui-même, alors qu’il n’avait perdu que son avant-bras, avait trouvé cette situation pénible et bien au-delà. Faire le deuil de votre bras, avoir les symptômes du membre fantôme puis prendre l’habitude… Il fallait être solitude pour accepter de ne plus posséder son corps à pleine capacité. Heureusement, Nosco proposait l’exosquelette, un miracle de technologie. Qui sait ce qui aurait pu arriver si, par le plus grand des malheurs, il n’y aurait rien pour le remplacer. Toutefois, le désavantage des exosquelettes est leur incapacité à reproduire la sensation humaine complète… Mais il valait mieux ça que rien du tout!

Bien que Johnson soit peu vêtu, cela n’influençait en rien la réaction de Gregory. Qu’importe, l’anatomie humaine, à son savoir certain, était fait de la même manière pour tous. Les quelques rares exceptions divergeaient si peu qu’elles n’étaient souvent pas mise en ligne de compte. Bien sûr, il fallait aussi dire que pour le sujet, face à ses «difformités» étaient plus sensibles que l’audience! C’était un fait : vous avez un bouton sur le nez, nul ne le remarque sauf votre propre personne et vous en faites un drame! Bien sûr, nous poussons à l’extrême de la chose, voire que cela devient presque ridicule, mais la nature superficielle de l’homme ne l’est-elle pas un peu?

Un sourire accroché à ses lèvres, qu’il ne pouvait malheureusement pas se départir, il concevait que Roy avait raison. Vouvoyer était une mauvaise habitude pour lui qu’il avait toujours eu dès son premier souffle à Nosco… Et comme les mauvaises habitudes sont les plus difficiles à perdre, il avait perdu espoir qu’elle puisse, un jour, totalement disparaître.

«Tu as bien raison, mon ami» Dit-il en abaissant humblement la tête pour lui accorder raison. Chose assez rare chez Gregory, il fallait le noter.

Il vit la main de métal s’avancer vers lui, et, comme de fait, le Second Commandor en fit de main. Métal contre métal, c’était une poigne de fer au sens propre du terme. Fières guerriers ils avaient été autrefois. Partageant une certaine complicité, il va sans dire qu’il était impressionnant à voir, tous les deux. Assez grands, d’allure assez féroce, bras de métal, c’était du grand art avec un grand A!

Amicalement, le maître des lieux, en tant que bon hôte, offrit un verre à son convive. Son convive, par le fait-même, n’était pas du genre à résister bien longtemps devant de telle offrande. Soit, il le prendrait, mais ce n’était là que de la pure courtoisie! À vrai dire, ce fut là un grand plaisir que de partager un verre avec Roy. Cela faisait si longtemps! Il le prit donc sans résistance, plongeant déjà ses lèvres pour déguster avec plaisance le fort nectar.
«Tu me prends par les sentiments, Roy, je dois l’admettre» - Ricana-t-il avant de lever son verre à l’adresse du scientifique.
À la remarque du scientifique, le soldat ne put s’empêcher de ricaner. S’il était imposteur? Certainement pour quelqu’un. Espion? Peut-être un peu pour avoir été enraciné devant la scène de Roy devant la glace. Insomniaque? Ah, pas plus qu’il ne fallait, mais juste assez! Ses yeux glacés fixés dans ceux de son interlocuteur, il ne pouvait s’empêcher de rire intérieurement.

«Un peu des trois.» Répondit le gaillard sans plus d’explication. Il les gardait secrètement pour lui. Il connaissait la vigilance de Roy Johnson plus que quiconque,. Mais encore plus celle à l’égard d’autrui. Il fallait seulement faire en sorte de ne pas troubler les sens de ce dernier. C’était une question d’éthique de respecter les idées de chacun, et même si elles étaient dérangées (bien que dans ce cas, on ne puisse pas vraiment parler de dérangement, mais plutôt de méfiance accrue).
«Oh, mais les morts sont bien plus intéressants que le commun des mortels, devine pourquoi je viens toujours à ta rencontre.» Fit-il en refermant la porte derrière lui et en lissant un léger plis qui avait pris place sur son épaule. Un sourire moqueur, il poursuivit :
«À ma connaissance, Johnson, tu es toujours autant de chair et de métal que moi… Bref, soit nous sommes deux fantômes, soit deux hommes bien désespérés par leur condition!» - S’exclama le second de Lorenzo tout en allant prendre place près de l’ancien soldat, et nouveau scientifique par le fait même (quoique nouveau… C’est un peu plus loin que ça, avouons-le).
Prenant place sur son siège, et regardant l’œuvre de Roy Johnson, Gregory ne put pourtant s’empêcher de noter : «Attention à mes boulots, c’est peut-être ma carcasse, mais j’y tiens quand même!»

Il n’y avait pas à dire, quiconque aurait écouté cette conversation aurait trouvé le contexte morbide… Exception faite pour deux hommes qui, à contrecœur, supportaient leur exosquelette… Et puis à bon pleurer lorsqu’on peut en rire! C’était un remède pour l’âme, de toute manière!

«Qu’importe! Moi ou le bras, je suis rattaché à lui, tu devrais t’y faire!» Répondit le Second en déposant son lourd avant-bras de métal sur la table de travail du spécialiste : «Tout ce que tu voudras, Johnson, tant que je puis te l’offrir!»

C’était là une remarque bien simple, mais sincère. Roy Johnson avait droit au respect de Gregory Allander Crescent. Par le fait-même, il avait aussi droit à ses rares paroles. Il était difficile de soutirer un peu d’amitié à ce personnage sinistre, mais, le fait était que Gregory tentait de s’améliorer. Si Métal était en manque de relation sociale, Mordoc était en manque de solitude. Ironique, non?

« Alors, dis-moi, comment te portes-tu, Roy, après toutes ses années? On n’entend plus parler de toi depuis déjà un moment» Demanda-t-il par pure curiosité.

Qu’il lui dise la vérité ou non n’avait aucune importance. Tant que ce dernier lui répondait, il n’y avait là rien de plus agréable. Et hop, une troisième gorgée, concluant le verre qui redevint vide.
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Roy Johnson le Lun 29 Aoû - 17:47

Ah ce Gregory! Son interlocuteur, Roy, était secrètement ravis de le revoir, même si en temps normale, il était d'un naturel muet et solitaire. Mais avec Mordoc, sa langue se déliait assez vite. Ils n'avaient pas réellement de secret l'un pour l'autre étant donné leur passé commun et un peu même du présent. Deux hommes exceptionnels. Que pouvait-on espérer de plus ? Greg n'avait pas idée à quel point son apparition mettait du baume au cœur de Métal. C'était comme s'il était la note positive de la soirée, après avoir passé tout le jour cloitré dans une salle d'eau à attendre que son règne ténébreux bannisse le jour.

Roy, lui aussi, ricana de ce rire coincé dans la gorge et de se sourire en coin, quand Mordoc déclara qu'il le prenait par les sentiments. Aaaah, si toutes ses nuits étaient ainsi, ponctué d'un rire véritable, d'une rencontre agréable, si seulement c'était comme ça, la vie serait plus belle mais Gregory était un être rare et difficile à attraper. Ils étaient comme deux fantômes en Nosco. Le sourire ne le quitta plus un moment. A la réflexion de son interlocuteur :
«À ma connaissance, Johnson, tu es toujours autant de chair et de métal que moi… Bref, soit nous sommes deux fantômes, soit deux hommes bien désespérés par leur condition!» Roy ne put s'empêcher de répondre à son tour le fameux : « Un peu des deux. » ''Un peu'' était bien faible comme qualificatif. "Beaucoup" serait plus adapté mais qu'importe, cela revenait au même.

«Attention à mes boulots, c’est peut-être ma carcasse, mais j’y tiens quand même!»
Métal se pencha sur l'avant-bras droit de son ancien patron et déclara à son tour :
« J'y tiens aussi. »
C'est vrai qu'il y tenait, car sans Mordoc et son alliage, Roy se serait bien plus ennuyé chez lui et ne trouverait pas trop l'intérêt de bosser pour un seul. S'il pouvait améliorer son alliage, autant le faire partager à tous les autres. Généreux ? Non, simplement professionnel. Un bon Scientifique a le devoir de faire partager ses trouvailles, et en faire profiter les autres en vu d'améliorer le quotidien de chacun.
« Tant que tu peux me l'offrir ? Ne me tente pas Mordoc... » dit-il en secouant la tête tout en rigolant de sa voix assez grave.

Métal se penchant plus sérieusement sur son travail et inspecta minutieusement chaque centimètres carré de son exosquelette, tandis que Greg lui posa une question à laquelle métal prit un certains temps avant de répondre. Il choisit de resserrer deux, trois truc puis déclara:
« Je fus. » Très explicite non. La suite ? Pas de suite. ''Il fut'', c'est simple à comprendre. Roy répondait souvent cela quand on lui faisait remarquer qu'on ne le voyait pas assez ou quand on lui demande de ses nouvelles. Cette réponse traduisait son état d'âme et clouait le bec de beaucoup. Parfois, il laissait bons nombres de curieux perplexes. Il ne supportait pas le fait qu'on parle de lui et préférait rester dans l'étrange, dans l'absent et surtout dans le mystérieux. « Bouges ton bras un peu que je vois ça. » A croire que Greg, ne lui avait pas posé de question. Mais Métal ne pouvait rien lui cacher, il avait confiance en lui. « J'aime passer inaperçu que veux-tu ? J'apprécie cette vie de trépas et justement j'ai une petite nouvelle pour toi. » Il marqua un temps, se redressa et leva les yeux sur Greg puis s'adossa confortablement dans son siège. Roy croisa les bras et prit un air plutôt sérieux. « En ce moment je travail sur deux projets. L'un consiste à alléger les exosquelettes. tu t'imagine êtres plus léger. Voir même plus... Et l'autre... » Il coupa sa phrase, regarda en direction de la caméra, pour regarder à nouveau Mordoc. Le projet dont il voulait lui soumettre était plutôt confidentiel et lui envoyer un mail était un peu risqué.

Roy recula son siège, attrapa une des tablettes tactiles de service puis s'approcha à nouveau de la table. Plus près encore en donnant son dos à la caméra qui ne pourrait voir ce qu'il écrivait sur la tablette. Silencieusement, il rédigea un texte qu'il effacerait ensuite.


Je travail sur une petite armée d'araignées espionnes téléguidées. Elles serviront à explorer ce que tu sais déjà et infiltrer la nation souterraine. Elle sont dotés d'équipements de repérage à infra rouge et détecte les ultrasons. Il ne manque plus qu'à les doter d'onde alpha. Une mini armada si tu vois ce que je veux dire. Elles sont aussi équipées d'un système d'auto-destruction. J'hésite encore à en faire une arme.


Il retourna la tablette de façon à ce que son voisin d'en face puisse lire puis il déclara. « T'en penses quoi ? Elles pourraient vous servir ». Le vous traduisait bien l'escadron. Une petite invasion de ses bestioles dans les sous-terrains n'était pas une mauvaise idée de son point de vu. Cela pourrait intéresser pas mal de monde. De plus, il avait déjà essayer son jouet chez lui. Les premiers résultats étaient forts intéressants.
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Gregory Allander Crescent le Mar 30 Aoû - 0:59

Ce qui était attrayant avec les points communs? C’est qu’ils pouvaient être utiles pour diverses applications. Dans le cas de la relation exosquelettique qu’entretenaient Mordoc et Métal (ah, tiens, le M l’emporte!), c’était cette base solide qui l’avait vue naître. Quoi qu’il en soit, Crescent était ravi de revoir Jonson, et même si les deux hommes ne se le démontraient peut-être pas de manière explicite ou encore de vive-voix, l’expression de cette dernière était inutile! Tout était une question de connaître. Connaître l’autre et ses affinités lui, et surtout, le deviner. Cette devinette était fort simple, d’ailleurs : mettez un Gregory Allander Crescent et un Roy Johnson dans la même pièce, vous n’aurez peut-être pas de très grandes marques d’affection, mais vous ressentirez une fraternité sincère et immuable… Et la sincérité, il n’y avait que ça de vrai, laissez-moi vous le dire!

Les réflexions de Roy étaient fondées, pourtant : malgré le plaisir des deux hommes à partager leur compagnie, restait-il qu’ils étaient tous deux en proie à de sombres idées les poussant à incarner un rôle bien peu flatteur en fonction de leur valeur. Vous aurez bien sûr deviné qu’il s’agissait là du rôle de fantôme attitré, ne cherchant point la chaleur humaine que dans de très rares occasions, ou en présence d’une être qui pourrait, par un miracle inouï, réveiller en eux un sentiment qu’ils avaient cru enterrer six pieds sous terre… Autant rêver! S’il y avait une chose que Gregory détestait, c’était bien de s’attacher à quelqu’un. On risquait toujours de perdre ceux que l’on aimait… Et encore pire : on risquait toujours de blesser ceux que l’on croyait acquis. Une seule morale à y tirer : rien n’était acquis, au plus grand malheur des hommes! La solitude avait cette particularité, contrairement aux humains : elle ne vous quittait qu’en de rare occasion. Elle était fidèle, une amante qui ne vous faisait sentir seul que par son sens premier… Mais au fond, être seul avec la solitude n’était qu’une manière détournée d’éviter d’être seul avec soi! Là était la plus grande douleur…. Johnson avait alors une nouvelle fois raison : ils étaient et fantômes, et hommes désespérés de leur sort. C’était la grande joie, quoi!

Voyant le scientifique à l’œuvre, Crescent ne put s’empêcher à sa remarque : «J’y tiens aussi». Vraiment, ils étaient beaux à voir avec leurs plaisanteries un peu sarcastiques, et leurs répliques cinglantes… Un vrai duo! Dans chaque blague se cachait un brin de vérité, et, dans ce cas-ci, c’était un proverbe à prendre en note. Rien n’était vraiment sérieux sans pourtant tourner au ridicule… Et rien n’était vraiment ridicule sans, toutefois, avoir une touche de sérieux! C’est ce qu’on appelle la beauté. Des subtilités!

Il avait bien vu que Johnson ne tenait pas nécessairement à répondre à sa question, mais qu’il y réponde ou non n’avait guère d’importance. C’était par pure curiosité qu’il avait demandé de telles informations, rien de plus. Il accepta le «Je fus» avec beaucoup de facilité, étant lui-même un grand cachotier en ce qui attrayait à son existence. Ce qu’il devint? Il n’aurait pu le dire, lui non plus. C’était seulement une question de principe, et il fallait respecter ses principes, autant que ceux des autres. Il bougea son bras tel que demander. Ayant déjà oublié l’espoir d’un quelconque signe de vie, il eut le plaisir d’entendre son vieil ami prononcer quelques phrases à son sujet! Ah, tiens donc, il n’avait pas perdu sa langue! Son interlocuteur s’était à présent redresser pour le regarder doit dans les yeux, ce qui fit sourire le Second Commandor, malgré lui. Qu’il était étrange de partager une complicité aussi accrue avec un personnage aussi semblable à lui-même.« Qui se ressemble, s’assemble» D’une autre part, il y avait aussi « Les contraires s’attirent»…. C’était à croire que nul n’avait pu démystifier le secret des relations humaines!
Il tendit l’oreille, interpelé par ce que le scientifique avait à lui dire.

Des exoquelettes plus légers? En voilà une idée parfaite! Gregory ne cacha pas son enthousiasme, d’ailleurs : «Roy, ce serait là quelque chose de totalement fabuleux! Tu t’imagines comment notre existence semblerait plus simple? Ce serait seulement..» Mais il coupa vite sa phrase lorsque ce dernier lui offrit une vue impeccable sur une tablette où les mots «araignées espionnes téléguidées» le rendirent fou de joie! Nul besoin de dire que ce message s’effaça à la vitesse de la lumière! Nul ne devait savoir ce qui avait été inscrit sur cette dernière… Les caméras de sécurité n’avaient sans doute même pas vu l’ombre d’une menace derrière cette rencontre amicale... Et puis… Qui irait jusqu’à soupçonner Gregory Allander Crescent, le vaillant soldat aux ordres de Ludovic Lorenzo (qui plus est le filleul de la Haute Conseillère Maëva Romael), ainsi que Roy Johnson, scientifique bourreau de travail et qui vouait sa vie entière à la technologie androïde pusiqu’il avait eu le malheur de perdre ses deux bras. Ils étaient de parfaits sujets innocents, n’est-ce pas?

Il regarda alors Roy avec un sourire narquois et complice : «Elles pourraient nous servir » Murmure-t-il sur un demi-ton : «C’est pas le mot : elles seraient totalement géniales! De parfaits petits gadgets qui nous manqueraient, si tu vois ce que je veux dire». Mordoc se leva soudainement, plaquant son bras de métal sur la surface plane de sa table d’examen avant de déposer sa main humaine sur l’épaule de Johnson : «T’es un génie, Métal! C’est à se demander où tu vas chercher tout ça!» Phrase amicale, certes, mais qui était plus que sincère. Gregory pensait les moindres de ses mots, et pour lui, Roy Johnson méritait les louanges dont il le couvrait. «Quand est-ce que tu comptes nous présenter tout ton matos? Je ne voudrais manquer ça pour rien au monde!» il lui sourit fraternellement avant de rajouter : «On trinque à ça aussi, alors! Sors-nous le champagne, Johnson!» C’était bien Gregory, ça! Annoncez-lui une bonne nouvelle et la seule idée qui lui vient en tête… C’est de boire à la bonne franquette!
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Roy Johnson le Mar 30 Aoû - 18:24

Si tous les jours étaient ainsi, Roy se porterait de mieux en mieux. Mais ce n'était pas le cas. Il n'avait pas envie de quitter son bureau, et l'expression de Mordoc lui donnait vraiment envie de terminer son projet le plus rapidement possible, de fournir un produit le plus parfait et surtout dans les temps. Métal n'était pas homme à trainer plus d'un mois sur quelque chose. Il était plutôt rapide, minutieux dans ses entreprises et il ne cessait de viser la perfection. On aurait put croire qu'il est maniaque. C'était peut-être le cas au travail mais chez lui c'était une toute autre histoire. Roy était content mais, il ne devait pas encore se précipiter. La route sur laquelle il marchait devait être sure et devait aboutir au succès.

Johnson ne quitta pas des yeux Allander, il avait vu juste. Cette idée lui plaisait et c'était certain qu'il ferait parti de son projet. On aurait dit qu'ils se complétaient sur le plan professionnel. L'un était sur le terrain et l'autre préparait le terrain. Après tout ce qui lui était arrivé, Roy n'était pas déçut d'être dans le domaine Scientifique. Une branche que peu de monde exploitait. Son accident s'était transformé en quelque chose de positif uniquement sur ce plan là. Aller toujours plus loin, c'est déjà viser l'espoir et réaliser ses projets c'est s'y rapprocher chaque instant plus près. Optimiste il l'était et déterminé il le serait.

C'était effectivement vrai qu'avoir des exosquelettes plus légers était quelque chose d'impressionnant mais le plus intéressant dans l'histoire était que Roy cherchait déjà à armer une telle structure. - On en dira pas plus dessus. - Johnson était touché par cette franchise et ces compliments, mais il ne devait pas s'emballer non plus car le projet était encore à l'étude même si le prototype était moyennement opérationnel. Il y avait encore des failles et quelques détails importants à régler, comme l'autonomie, l'expérimenter dans des conditions extrême climatique. Et passer dans le secteur biologique pour faire les expériences était la prochaine étape, étape cruciale.


« Cela pourrait vous faciliter la tâche au lieu d'avancer à tâtons et de vous faire surprendre. » Murmura Roy avant que son interlocuteur se lève brusquement et pose sa main de chair sur son épaule. «T’es un génie, Métal! C’est à se demander où tu vas chercher tout ça!» Roy sourit en secouant la tête négativement, jouant l'homme humble et s'exclama sans plus tarder « Un génie...!? » Il ricana un bref instant en passant sa main dans ses cheveux, regarda à nouveau son ami et lui lança un sourire voulant dire : 'non quand même pas, pas jusque là. «Quand est-ce que tu comptes nous présenter tout ton matos? Je ne voudrais manquer ça pour rien au monde!»

A cette question, Métal reprit un peu de son sérieux, réfléchie brièvement et lui répondit : « C'est justement là LA question. Mais je te tiendrais au courant. Je vais devoir y plancher le plus possible mais je pense que d'ici quelques semaines, je pourrais te le présenter. Il me reste encore du boulot, et c'est pas pour me déplaire l'ami! » C'est vrai qu'à Roy, il lui restait beaucoup de travail mais c'était sa vie et cela ne lui faisait pas peur. Tant qu'il était tranquille et entouré de ses chers trésors, il était heureux. Il ne demandait pas la lune, juste du travail pour oublier ses angoisses.

« Ah! Le champagne sera pas pour tout de suite, mais je crois que j'ai une bouteille de Cognac en réserve. Ça devrait faire l'affaire. » Johnson se leva, rangea la tablette à sa place et se dirigea sur un présentoir en verre et saisit l'objet de sa quête pour retourner au près de Mordoc. Il le servit puis se servit lui même et déposa la bouteille sur son plan de travail avant de demander, le bol de glaçon en main.« Glaçon ? » et ajouta ensuite « Ne l'oublie pas en partant. » Oui, Métal venait d'offrir la bouteille fraichement ouverte à son hôte. Roy ne buvait plus depuis un certains temps mais il gardait quand même de l'alcool quelque part. Pour les petites occasions comme à l'instant mais c'était surtout une manière de se faire la guerre. D'autre part, il était un fin collectionneur et s'il aimait bien une matière autre que le métal c'était le verre. On pouvait lui donner toutes les formes souhaitées. C'était toujours de l'art. On pouvait voir au travers, percevoir son reflet de différentes manières et bien d'autres! Le verre était infiniment exploitable et Roy aimait à dire que cette matière prenait la forme de ses rêves.

Bref! Métal leva son verre en silence et fixa dans les yeux son voisin d'en face, il afficha son sourire en coin et bu une gorgée du liquide. Le silence faisait très bien les choses. Johnson jeta un coup d'œil sur son ordinateur, histoire de ne pas perdre la notion du temps. Il ne lui restait pas beaucoup de temps avant que les quelques scientifiques lève tôt ne se pointent et vont et viennent devant sa porte. Chose qu'il ne supportait pas. Nosco reprendrait vit dans une petite heure et John n'aimerait que quiconque le voit.
« Mon règne s'achève ». Ça voulait tout dire. Toutes bonnes choses ont une fin et celle-ci était imminente.
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Gregory Allander Crescent le Mer 31 Aoû - 5:18

Performance. Ce mot signifiait bien plus que son sens premier. Dans une hiérarchie de société, c’était indéniablement le terme qui définissait l’Homme et son entièreté. Ce n’est pas clair? Je m’étale : ce que la société attendait de l’Homme était d’être performant! Performant amoureusement, performant socialement, performant au boulot, soit, en un seul mot «performance». Nosco -bien que l’oubli ait été jeté sur cette dernière, ne faisait pas exception à la règle. C’était de nature humaine de vouloir être performant dans ce que l’on accomplissait, et souvent, lorsque nous n’avions ni famille, ni souvenir à quoi nous raccrocher, il fallait se noyer dans quelque chose qui était ce qui nous définissait selon la bonne logique de Karl Marx : «l’homme est ce qu’il construit». Matérialisme, entende-je? Ah, mais votre logique est implacable, chers amis! Oui, c’était un matérialisme intégral, une ode physique dont on ne pouvait se défaire puisque, malgré les émotions dont on étai victime, nous restions prisonnier des possessions. C’était aussi la seule chose qui pouvait être certaine à Nosco, ses possessions, le matériel… La sensation d’être bel et bien là sur ces terres, de pouvoir sentir, voir… Mais surtout toucher. Toucher pour se rendre compte que tout cela n’était peut-être pas un rêve interminable. Et le rêve tarissait, tel une goûte d’eau en plein désert. Parfois en regardant les liens qui se tissaient en ces lieux, c’était à se méfier de leur existence… Mais sans doute cette folie soudaine lui venait-elle du blues que lui inspirait les souvenirs d’un endroit où il n’en possédait que si peu. Mais où voulait-il en venir avec ça? Ah oui –foutues pensées, allez avec une et vous finirez avec tout l’autre. Donc, pour conclure ce long et infinissable songe : travailler était le seul moyen véritable d’être défini et remarqué à Nosco. Voilà ou il venait en venir.

«On aurait dit qu'ils se complétaient sur le plan professionnel. L'un était sur le terrain et l'autre préparait le terrain» - Citation signé Roy Johnson… Citation qui avait bien plus que raison ! Il y avait toujours le revers dans la médaille dans tous les domaines. Prenez la médecine, par exemple : on acceptait de sauver des vies, tout en acceptant de devoir laisser mourir quelques patients. C’était par impuissance bien plus que par bon vouloir, mais tous les revers étaient à la fois bon et mauvais, intelligent et stupide. Dans ce cas-ci, c’était plutôt un cas d’expérience : le testeur et le testé. Crescent était doué sur le terrain tandis que son ancien compagnon de brigade, lui, était un scientifique compétent. Surqualifié ne lui serait pas attribué pour quelques raisons éthiques valables pour la morale scientifique : elle ne cessait d’avancer et ne pouvait être mesurée ! C’était un domaine où les limites s’effaçaient. Effrayant et majestueux. Voyez, encore là, une nuance du revers ! Ah, mais il nous suit partout, celui-là ! Une nouvelle preuve ? Même l’accident de Johnson avait eu des bienfaits sur sa personne, au comble de sa dépression… Et il en était de même pour Gregory qui avait dû surmonter une réhabilitation complète de son membre lors de sa perte… Mais voilà qu’un membre d’acier lui fournissait et une arme, et un moyen de faire avancer cette technologie plus-que-complexe !

Simplement à l’idée qu’il puisse posséder un exosquelette plus léger, le Second Commandor de l’escouade de Nettoyage se sentait revigorer. Vous savez combien cela pèse, un membre de fer ? Ce bien loin d’être un bras simple à manier. Il fallait du temps pour pouvoir apprécier ce que nous procurait cet engin, mais encore plus : il fallait du temps pour pouvoir s’y habituer. Tout est une question de temps, et du temps, à Nosco, il y en avait à revendre ! Ces deux-là, créatures humanoïdes entre chair et métal auraient pu vous en parler longuement. Plus d’un siècle séparait le filleul de Romael de son existence antérieure et de son arrivée. Johnson, lui, c’était tout approximatif. Les heures coulaient fixement. Comme si tout était figé. Rien ne changeait. Il ne restait alors que les songes. Même s’il était plus que content du boulot qu’avait accompli son ancien frère d’arme, Gregory avait une certaine amertume concernant toute cette histoire : elle s’achevait, malgré le temps fixe. L’heure qu’il avait aperçu sur sa montre ne mentait pas. Il savait que seul la solitude avait le droit de côtoyer Johnson pendant ses expériences… Et malheureusement, le bâtiment ne tarderait pas à être rempli de mille et un scientifiques prêts à tester de nouvelles idées et les révéler au grand jour. Mais qu’importe, d’ici-là, ils discuteraient encore un peu … Tiens, causons boulot !

« Je compte sur toi » Fit-il en souriant de plus belle : «Tu sais où me joindre de toute manière. Tu n’auras qu’à m’écrire «toile» et je comprendrai parfaitement ce que tu voudras dire. Joshi sait que ce sera un tableau magnifique lorsque tu y auras mis la couleur exacte» Puis, machinalement, il déposa une main fraternel sur l’épaule de son interlocuteur : «J’arrive pas à croire qu’il ne t’ait pas directement donner le boulot de scientifique quand tu es arrivé ici ! Ils ont bien vu que tu avais la trempe pour ça !»
Parler en code était un moyen très simple pour ne pas se faire repérer à Nosco. C’était surtout le seul moyen pour ne pas être suivi sans cesse et épier… Déjà qu’ils étaient de vulgaires cobayes de laboratoire face à toutes les caméras qui fixaient leur moindre geste ! C’était agaçant. Voire même presque sans raisonnement logique. Comment pouvait-on être en proie à une observation constante ? Ils n’étaient que des acteurs. Voilà ce qu’ils étaient. Des acteurs sans le moindre pouvoir sur le scénario ! Quel était le prochain à trépasser la semaine prochaine ? Ah, amis vous le saurez dans un prochain épisode !

Si Gregory parlait du travail de Métal à cet instant présent, c’était un peu par regret, lui aussi. Le regret que cet homme (homme qu’il trouvait parfaitement honorable), ait perdu ses deux bras pour une cause qui n’en valait peut-être pas la peine. Était-ce vraiment ça, leur existence ? Néanmoins, les réflexions bien sombres du soldat furent coupées par l’heure des festivités ! Broyer du noir était maintenant à trépas ! Son compagnon alla chercher le nécessaire dans son présentoir, c’est-à-dire une bouteille flambant neuve d’alcool d’une substance ambrée qui faisait frémir les amateurs d’ivresse : Cognac !

«J’espère que tu plaisantes ? Bien sûr que ça fera l’affaire ! C’est même mieux que du champagne, Roy» Dit le grand alcoolique en herbe qui prit volontiers son verre en inclinant la tête : «Un grand merci à mon hôte imprévu de la soirée… À notre amitié, Johnson ! Quelle soit longue et durable… Autant que nos carcasses !»
C’est ce qu’on appelle un souhait à la bonne franquette ! Joyeux, sympathique et surtout plein de bonne volonté. C’était une nécessité de se soutenir entre grands dépressifs ! Toutefois, le Second de Lorenzo ne put qu’être légèrement ému parce que lui offrait son vieil ami.
«C’est une pomme empoissonnée que tu me fais là, très cher…» Dit le militaire d’un air faussement hésitant : «…Mais puisqu’elle vient de toi, j’y croque à ta santé… À une condition : que tu viennes la boire avec moi, un de ces quatre. » Puis, marquant une pause, il se permit de noter, moqueusement : «C’est une offre à prendre ou à prendre. »

Il leva son verre, haut et sincère en direction du scientifique. S’il croyait s’en tirer aussi facilement, il s’était mis le doigt dans l’œil. Il but son verre, d’une traite, sans broncher. C’était de l’entrainement, mesdames et messieurs ! Plus d’un siècle à boire pour les blues passagers qui s’immisçaient sournoisement dans son esprit… Quel beau talent développé, n’est-ce pas ? Il était un collectionneur de plaisir artificiel, toujours partant pour ouvrir une nouvelle bouteille. Tant que le contrôle y était, il ne voyait aucun mal à boire comme il le faisait, Bien entendu, cela aurait pu être perçu comme un problème… Mais il s’en fichait… Royalement.
Malheureusement, toute chose a une fin, même les bonnes ! Johnson aussi avait noté l’heure qui passait… Gregory Allander Crescent devait aussi déguerpir avant que Van Berghen n’arrive. Qu’est-ce qu’il ferait, si, par malheur, il apercevait son bras de fer, encore une fois ? Non, vraiment, l’envie n’était pas là, et de plus, il y avait une demoiselle chez qui il était supposé passer la nuit… Il avait d’ailleurs déserté la chambre à son souvenir ! Prions pour qu’elle ne se soit pas réveillée sitôt… Mais il en doutait ! Ah, et puis, peu importe s’il se pressait ou non, elle était endormie de toute manière !

«Tu as bien raison. Et moi aussi, mon ami» Fit-il en prenant la bouteille qui reposait sur la table : «Je compte sur toit pour venir trinquer en ma compagnie… » Puis, d’un sourire en coin qui dissimulait quelque chose, il avoua : «J’aurais quelqu’un à te présenter»
Quelqu’un à lui présenter ? Mais tout ça n’était que mystère pour le soldat qui, déjà, tournait les talons en direction de la porte : «Et je te promets que tu ne le regretteras pas». Suspense. Derniers mots saupoudrés de charme et de mystère… Gregory avait le don de laisser planer le doute sur les situations. Fidèle à lui-même, il n’avait pas fait exception cette fois-ci.

Il e lui dit même pas «à bientôt». C’était seulement une évidence que ces deux-là se reverraient…
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

Message par Roy Johnson le Jeu 1 Sep - 0:43

Vous savez ce qu'il y a de bien quand on a un ami dans un secteur très utile à la société ? Je suis certains que vous le savez. Tenez, par exemple, votre meilleur ami est de la brigade départementale, et vous un expert en mécanique. Vous vous prenez une prune bien bêtement. Qui vous sauve en vous rendant un petit service en échange du votre ? Hin! Qui!? Dites-le moi! Hé bien voilà, c'était pareille entre Mordoc et Métal, et même plus profond que cela. On n'a toujours besoin d'autrui même dans la solitude. Vous voulez encore un autre exemple ? Vous glissez bien bêtement sur le trottoir, et vous vous cassez le fémur. Qui viendra vous tirer de là ? Vous l'aurez deviné, c'est bien le bon samaritain. Et surtout, à son bon vouloir, parce qu'il y a des crapules dans la société. Mais le monde est ainsi fait y compris Nosco.

Roy Johnson n'avait toujours pas quitté son sourire. La camaraderie, bien qu'unique et au nom de Gregory Allander Crescent, n'avait pas changée et cela pour son plus grand plaisir. Que pouvait-il bien lui refuser ? Rien.
« Une pomme rien que pour toi Blanche Neige » rétorqua t-il en souriant en coin, l'air moqueur. « Je viendrais, sois en certains! ». Roy fini de boire à son tour. L'heure filait à vive allure et le jour, d'ici quelques minutes, ne tarderai pas à se montrer et Roy à se cacher.

Mordoc était un de ceux qui vous laissait sur une note qui pourrait être fausse ou parfaite. Tout dépend de la façon dont était perçue la chose. Pour Jonhson, cette note avait un goût métallique; celle qui pique un peu la curiosité et qui donne l'impression que la patience ne devrait pas faire surface. Vous savez... quand quelqu'un vous laisse en suspens et que vous savez pertinemment que vous ne la verrez pas l'heure suivante, afin qu'elle vous explique ce mystère. Mystère pour vous et non pour elle. De plus, l'idée trottera dans votre tête et selon la logique des choses, vous chercherez à l'interpeller mais en vain, vous ne le la croiserez pas. Et le jour où vous vous y attendez le moins, elle fait surface.

Roy était resté sur cette note là. Mais lui, il était douée d'une patience infaillible, d'un silence indomptable. Il attendrait donc ce moment. Grégory était arrivé dans un nuage silencieux et mystérieux pour repartir de la même façon. Roy sourit quand il passa la porte, l'air songeur puis, d'un bond, se leva, rangea un peu ses outils, éteignit son ordinateur. Il sorti de la pièce pour se rendre dans le petit coin cuisine et fit son petit ménage avant de la quitter. Il n'y avait plus de trace de lui, personne ne l'avait vu si ce n'est que Mordoc, les caméras et quelques brigadiers de service. Au bout de quelques minutes, il était déjà chez lui.


FIN.
[HRP : Merci Mordoc. On peut clôturer.]
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Re: Quand deux insomniaques se croisent...

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