Vivre ou mourir, il faut choisir...

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Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Rian McGregor le Mer 12 Mai - 23:36


Des coups de feu... Une larme brûlante...
Elle roula sur sa joue tandis qu'il courait comme un fou dans les couloirs sombres. Ne pas s'arrêter, ne pas regarder en arrière, ne pas y retourner.
Il n'avait rien vu mais il savait. Ils ne reviendraient pas, le guildien les avaient tous tués, il le sentait au fond de lui. Et il courait, sans se soucier du bruit que pouvait bien faire ses pas dans ce bâtiment silencieux et lugubre. Il courait comme si sa vie en dépendait, en fait non c'était bien pire que cela : de sa course dépendait peut-être la survie de la résistance.
Un virage sec, il trébuche et se relève en grognant autant de douleur que de colère. Il brûle d'envie d'y retourner et de faire la peau à l'assassin qui, il en est sur, le poursuit. Mais c'est impossible, dans son esprit écroulé il lui semblait voir le regard lourd de Yan et le geste qu'il faisait pour lui interdire de se retourner. Tu es plus important, tu dois vivre parce qu'ils sont mort pour toi.

Escalier ou ascenseur ? La vitesse de ces dernier n'est plus à prouver mais il préfère les escaliers, il s'essouffle et supporte avec un plaisir pervers la pointe de coté qui lui déchire la poitrine. Souffre donc puisque tu n'as pas été capable de mourir avec eux ! Il entend le sang qui bat à ses tempes, sorte de pulsation agaçante qui lui rappelle à chaque instant qu'il est en vie et que son cœur même si il est au bord de l'explosion n'est pas encore près de lâcher. Un bon entrainement, voilà la clé de tout. Et le mental aussi, il n'est plus là, il n'a plus conscience de lui même et il lui semble qu'il pourrait courir des années comme cela, voir une éternité. Courir encore et encore jusqu'au bout de ce monde et en oublier toute cette sombre affaire et surtout le regard des ceux morts pour lui aujourd'hui. Mais non... Il vient de se souvenir de la petitesse de son univers et grogne encore en courant, empli de frustration : que fait-il enfermé ici ? Le monde ne peut pas être si petit, il le sait et il sait aussi qu'il fera tout pour se sortir de ce satané cauchemars. De cet endroit horrible où quelques privilégiés ont pris les commandes pour mieux endoctriner les autres, il s'en sortira : encore.

L'air lui brûle les poumons, il halète. Brusque retour sur terre alors qu'il retrouve ses esprits juste à temps pour ne pas continuer tout droit et louper le passage secret sensé le mener aux sous sols habités.
Il a encore du chemin et il le sait. Un peu plus calme il ralentit sa course, sachant très bien qu'il ne pourra arriver nul part à ce rythme. Le suit-on ? Il n'entend rien mais il se doute que l'autre n'a pas pu le lâcher ainsi. Il faudra bien qu'il renonce pourtant car le rebelle prend confiance à chaque seconde, à chaque pas le menant vers les profondeurs. Il descend encore et encore pour arriver enfin en ce lieu glauque et inquiétant que la résistance à choisit comme refuge. Le danger est partout en ce lieu, le rebelle le sait et garde le doigt sur la gâchette de son arme. Il n'a pas d'armes à rayons alpha sur lui, un petit pincement lui étreint le cœur lorsque cette pensée le traverse en lui amenant du même coup le souvenir du visage de celui qui avait cette charge. Ne pas y penser maintenant, continuer...

Et l'autre qui le suis toujours... Un montée de haine le submerge lorsqu'il y repense et il caresse un instant l'idée de le faire tourner indéfiniment en ce lieu dans l'espoir de l'y perdre et de le laisser se faire dévorer par les cruelles créatures qui le hante. Mais non, ce n'est pas le moment de jouer à ce genre de jeu : il devait rentrer à la base le plus vite possible. Là bas il tomberait sur des renforts et si l'autre avait été assez idiot pour le suivre jusqu'au bout alors il serait capturé ou tué. Non, pas capturé : tué, Rian y veillera. Un sourire mauvais qui ne lui ressemble pas s'affiche sur son visage à cette pensée.
A-t-il peur cet assassin qui le suit ? Peut-être bien... Rian lui même avec toute son habitude de ce lieu oppressant ne se sent pas à l'aise. Il est bien placé pour savoir à quel point il est dangereux de se promener seul ici, même à plusieurs d'ailleurs. Mais il ne faut pas y penser... Il n'y a pas de raisons pour qu'il tombe sur des créatures juste pile au moment où il est seul et sans arme alpha n'est-ce pas ?

Un réflexe foudroyant l'a sauvé. Alors même qu'il courait droit devant à petite foulée il avait eu la vision fugitive d'un mouvement presque imperceptible dans cette obscurité. Dans un silence parfait si ce n'était les battements affolés de son cœur il s'était jeté derrière ce qui lui semblait être un enchevêtrement de caisses et autres babioles. Il avait éteint sa petite lampe torche dans la même seconde et demeurait à présent immobile dans l'obscurité et persuadé de ne pas être seul. Droit devant lui en effet il peut apercevoir des mouvements, des damnés sans doute... Si une ombre était parmi eux, il était fait. Et même sans cela d'ailleurs, puisque ce ne serait qu'une question de seconde avant qu'elles ne le sente et qu'elles ne se jette sur lui. Il serra la crosse de son arme, les mains moites. Il vendrait cher sa peau.

Absorbé par le péril, il en avait pratiquement oublié le guildien et ne pu réprimer un sursaut d'horreur lorsqu'il vit la lumière se rapprocher pour aller apparemment droit dans le piège tendu. Une seconde terrible passa pendant laquelle le rebelle se demanda si il n'allait pas laisser l'autre mourir ainsi, la manière était atroce et c'était exactement ce que Rian avait souhaité pour lui il y avait de cela peu de temps.
Cette seconde resterait sans doute gravée longtemps dans sa mémoire, instant terrifiant pendant lequel il fut tout près de renier tous ses principes pour devenir aussi bas et vile que ceux qu'il était sensé combattre mais ce n'était pas lui...
Il n'était pas aussi pourri que cela, l'autre n'était qu'une ordure qui méritait la mort aussi surement que l'impératrice méritait de finir dans les geôles mais si Rian laissait les choses se dérouler ainsi il savait qu'il s'en voudrait toute sa vie.

« NON ! Viens avec moi si tu veux vivre ! »

Le cri se répercuta avec une intensité terrible dans les voutes et un concert de grognement y répondit. Il avait certainement attiré toutes les créatures du coin de cette façon mais c'était le seul moyen d'arrêter la course du Guildien. Pivotant ventre à terre, Rian détala aussitôt sans s'attarder à vérifier si l'autre le suivait. Si il tenait tellement à finir dévorer c'était son choix mais le jeune pirate avait quand à lui d'autres projets. Oubliant son épuisement total il filait comme une flèche vers ce qu'il savait être un abri pour les rebelles, un abri protégé par un système d'onde alpha... La délivrance pour eux donc...

Le vacarme est terrible dans les galeries, il sent le souffle des créatures dans son dos. Le guildien lui suit-il ? Sans doute, il ne se retourne pas pour vérifier, sachant très bien qu'une chute à ce moment équivaudrait à signer son arrêt de mort. Enfin il aperçoit l'abri dont les portes automatiques sont grandes ouvertes, dans un dernier effort il s'y rue et s'étale presque au milieu du minuscule bâtiment. Ses mains sont écorchées... Il ne s'y attarde pas et se rue sur la console de contrôle afin de mettre les ondes alpha en place. Les portes se refermeront au même moment, le guildien n'a plus que quelques secondes pour le rejoindre.. Le rebelle ne lui en accordera pas plus, n'en a-t-il pas déjà fait assez ? L'incongrue de la situation lui échappe, il a bien autre chose à penser pour le moment....
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Judikhael Wienfield le Sam 15 Mai - 0:29

Comme il l'avait prévu, il put suivre à la trace la fuite du rebelle. Une trainée de glissade par ci, une empreinte finement dessinée dans la poussière par là... Le rebelle s'était faufilé dans le passage secret qui donnait accès directement au sous-sol de l'Intendo. Sans doute était-ce par là même qu'ils étaient arrivés. C'était de toute façon le chemin le plus sûr et le plus discret pour permettre aux rebelles d'accéder au batiment. Judikhael connaissait ce passage, pour l'avoir déjà emprunté il y a longtemps. Il savait aussi où il pouvait déboucher : divers accès, selon la profondeur, dans les sous sols utiles... ou les sous sols désaffectés. Et à coup sûr, le rebelle pensait rejoindre l'accès aux sous sols désaffectés. Cela n'enchantait guère le commandor qui espérait alors pouvoir le rattraper avant qu'ils n'arrivent à ces maudits sous sols pollués, sous sols où les rebelles avaient élu domicile, même si la Guilde n'était toujours pas parvenu à détecter ce fameux domicile.

Tout ce que la Guilde savait à l'heure actuelle, c'est qu'il s'agissait d'une réplique, même si en plus petit et plus rudimentaire, de leur propre bunker qu'ils utilisaient en cas d'attaques de créatures. Mais le localiser c'était révélé mission impossible. Quand les rebelles se savaient tracés, ils prenaient toujours un chemin vers un des abris et jamais vers le bunker lui-même, jusqu'à ce qu'ils aient réussi soit à semer leurs assaillants, soit qu'ils aient été capturés. Aucun rebelle capturé n'avait parlé, comme si une fidélité sans faille leur scellait les lèvres. Plus efficace encore que tous les enchantements possibles... ou que toutes les menaces qu'avait pu proférer la Guilde... La section anti-terroriste avait quasiment tout tenté : le piratage du réseau des rebelles, mais leur propre pirate était sacrément doué ; les pièges pour tenter d'attirer ledit pirate dans la section oméga pour mieux le détecter, mais sans succès ; des pièges à échelle humaine et non plus informatique, en postant en faction des hommes pendant des jours et des jours dans les souterrains, pour mieux repérer les possibles habitudes des rebelles, mais cela s'était vite révélé mission impossible voire suicidaire avec les créatures qui y rôdaient ; la tentative d'intrusion d'espions à leur solde, mais par trois fois leur homme s'était fait piégé et s'était vu soit être tué, soit être réexpédié à la Guilde avec un message des moins plaisants. Tout avait échoué. Tout.

Et cela n'avait rien d'étonnant à bien y songer, quand on songeait que le chef de la section anti-terroriste avait été formé par nul autre que le chef des rebelles. Nul doute alors que leur duel était un dur bras de fer, avec une succesion de succès et d'échecs pour l'un comme pour l'autre. Les pièges de l'un était immanquablement déjoué par l'autre et vice versa. Parfois Judikhael pensait que ce petit jeu ne mènerait à rien et qu'il vaudrait mieux qu'il prenne un autre poste, mais d'un autre côté, sa fierté en prenait un sérieux coup et l'obligeait alors à continuer le défi que son ancien mentor lui lançait sans cesse. Et pour être honnête, comme certains conseillers lui avaient déjà fait remarquer, dont l'Impératrice elle-même, personne d'autres que lui n'était vraiment à même de déceler les ruses de Yan. Il connaissait son mentor mieux que personne d'autres au sein de la guilde et si quelqu'un pouvait avoir une chance, un jour, de trouver son antre, c'était bien lui.

Parfois, Judikhael se demandait si les rebelles ne changeaient pas leur bunker régulièrement de place. Techniquement, cela était possible, selon les experts. Difficile, voire très compliqué en souterrains et terrains minés, mais pas impossible non plus. Cela pourrait alors expliquer beaucoup de choses... Mais là n'était pas la question, se fustigea-t-il soudain mentalement, quand il réalisa qu'il divaguait encore dans ses pensées. Comme s'il était passé en mode traqueur automatique. Car il n'avait pas abandonné sa traque pour autant, et savait le rebelle être quasiment à portée de main. Et à peine cette pensée s'insinua-t-il dans son esprit, qu'une sonnette d'alarme retentit en lui, comme si ses instincts se réveillaient soudain en lui. Oui, instincts. C'était bien tout ce que ces ignobles créatures réveillaient alors en lui. Car si le rebelle était proche, les créatures l'étaient tout autant... Il ne dut qu'à ses réflexes de ne pas tomber dans la gueule du loup. Mais il se retrouvait alors dans une impasse : les créatures lui barraient le passage... le passage vers le rebelle... et dans la folie qui l'avait emporté déjà si profondément dans les souterrains, il était hors de question, qu'il rebrousse chemin si proche du but. Si proche du rebelle.... Car oui, il savait qu'il y était proche, tout proche.. très proche...

Et alors qu'il s'apprêtait à foncer dans le tas des créatures, pour mieux reprendre sa traque...

« NON ! Viens avec moi si tu veux vivre ! »

La voix l'arrêta net, le frappant de plein fouet aussi durement que l'aurait fait un tir. Quand il disait que le rebelle était tout proche. Astucieux... Il n'avait pas vu ce renfoncement...

Malheureusement, si la voix l'avait attiré lui, elle avait aussi attiré les créatures qui déjà s'avançaient sur eux. Maintenant qu'il ne pouvait plus escompter sur la surprise pour tenter de prendre l'avantage sur elle, ne lui restait plus que la fuite. La fuite avec le rebelle... qui était d'ailleurs déjà parti devant lui. Et sans même réfléchir plus loin, Judikhael suivit le rebelle. Traqueur il était, traqueur il resterait. Après tout, c'était le rebelle qu'il voulait n'est-ce pas ? Et celui-ci venait de lui dire lui-même de le suivre ? Que demander de plus !

Judikhael dut toutefois tirer une première salve d'ondes alpha pour pouvoir lui aussi courir sur les traces du pirate. Même avec cette salve, il pouvait presque sentir le souffle fétide des créatures sur son dos, sa nuque, leurs griffes acérées sur sa cape qui voltigeait dans son sillage, et qu'il préféra finalement leur céder pour ne pas ralentir sa propre course. Il se fit toutefois happer par une épaule, et ne dut sa survie qu'à ses réflexes qui lui permirent, au prix d'une autre entaille, de tirer une autre salve d'ondes alpha. Parvenant à se dégager de la prise qui aurait pu ensuite s'avérer mortelle, il put reprendre sa course effrénée, sa respiration se faisant sifflante et hachurée sous la douleur qui lui tirait l'épaule blessée...

Et enfin, il voit l'un des abris si célèbres, que la Guilde a tant de fois tenté de mettre sous surveillance, sans réel succès, leur offrir des portes grandes ouvertes juste devant lui. Mais à peine cette vision d'espoir se dessine-t-elle à sa vue quelque peu brouillée, que déjà ses portes semblent se fermer. Une accélération, l'accélération du dernier espoir... Oui, dernier espoir, car si les portes se referment avant qu'il ne les franchisse, il se retrouvera acculé. Acculé, avec une horde de créatures enragées pour lui faire face... Rien de bien réjouissant à vrai dire. Un ultime effort donc, une poussée d'accélération, un rugissement de rage, puis dans un dernier cri mêlant douleur et furie, il se jette litéralement dans l'ouverture qui pourtant se referme inexorablement à une lenteur indécente. Tout son poids lancé en avant, se retournant légèrement tout en basculant son corps de côté, pour mieux tirer une autre salve, la dernière que son arme de poing lui permettra en fait, qui parvient, de façon presque inespérée, à toucher une créature, avant qu'enfin, les portes ne se referment en un grincement assez assourdissant.

Judikhael parvient à grand peine à réaliser qu'il a réussi. Réussi l'inespéré : avoir atteint le mini abri à temps. En sécurité. Ils sont en sécurité. Mais pas indemnes. Pas pour lui en tout cas, réalise-t-il, tandis qu'il tente de se relever, ou du moins de se redresser. Lâchant son arme en étouffant un gémissement de douleur, il sent enfin le sang qui doit couler de sa blessure. De ses blessures ? Il n'en a aucune idée. Il sent bien son uniforme de commandor lacéré par endroit, mais quant au reste... Ce n'est qu'après un pénible effort, qu'il parvient à se redresser sur un coude, et à se hisser péniblement contre un mur. Il n'eut pas le courage de regarder de suite le rebelle. Pas alors qu'il était en train de lui offrir un bien piètre spectacle... Pas un mot donc. Pas un geste envers lui. Pas même un remerciement. Il n'en avait pour le moment ni l'envie ni la force, peinant encore à recouvrer son souffle...
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Rian McGregor le Lun 17 Mai - 0:54

Des codes, un défilement de symboles obscurs pour certains mais parfaitement clairs pour lui. Rian est dans son élément et il ne lui faut qu'une poignée de seconde pour commander la fermeture des portes, activer les rayons alpha et envoyer un signal vers la base rebelle afin de prévenir de sa situation dangereuse. Il hésite un instant à accompagner le signal d'un message afin de préciser avec qui il se trouve mais il renonce. Pourquoi ? Peut-être juste pour retarder le moment où il devrait s'expliquer... Expliquer la raison de la mort de ses compagnons et surtout la raison qui l'a poussé à sauver leur assassin. Comment s'expliquer alors qu'on ne comprend pas soi même ses propres réactions ?
Son esprit lui semble lent, presque abruti par la successions d'événements venus perturber sa petite vie. Il n'est pas un homme d'action, pas fait pour le terrain... Combien de fois devrait-il le répéter à Yan ?
Curieusement ce n'est que maintenant qu'il est a peu près en sécurité qu'il ressent les effets de sa longue course. Son cœur bat la chamade, son souffle est court. Il ressent encore les stigmates d'une pointe de coté qu'il a farouchement ignorée et il doit étendre un instant sa jambe afin d'éviter une crampe naissante.
Quelques secondes se passèrent ainsi, en silence. Le rebelle restait immobile, les yeux rivés à ses écrans comme si cet autre monde avait pu le protéger de la réalité et ce n'est que dans un gros soupir désabusé qu'il se décida à se retourner. L'autre était parvenu à entrer, de justesse sans nul doute mais il y était parvenu. Rian le regrettait-il ? Il n'en avait pas la moindre idée pour tout dire, il ne savait plus trop que penser et s'accrochait farouchement à la haine qu'il ressentait pour le guildien. Il ne l'avait sauvé que par pitié, voilà toute l'explication et il n'avait pas besoin de chercher plus loin, n'est-ce pas ?

Son regard clair détailla son compagnon d'infortune, s'attardant sur l'arme qu'il a laissé tomber et sur le sang qui macule son uniforme. Qu'avait-il bien pu faire à Joshi pour mériter de se retrouver dans une telle situation ? Enfermé dans une minuscule pièce avec un homme qu'il haïssait et qui semblait avoir la ferme intention de mourir sur son plancher. Enfin peut-être pas tout de suite étant donné qu'il se trouvait debout appuyé contre un mur mais au vu des quantités de sang qu'il perdait il y avait de fortes chances qu'il ne fasse pas long feu. Dommage non ?
Non pas vraiment... En fait le pirate ne parvenait pas vraiment à ressentir la moindre compassion pour l'homme en face de lui mais d'un autre coté il ne parviendrait pas non plus à le laisser mourir sans rien faire. Voilà qui pourrait heurter sa sensibilité d'ailleurs, il avait vu assez de gens mourir depuis quelques années.
Soupirant de plus belle, devenait-il dépressif ? Il se décida à quitter son immobilité pesante pour se déplacer, oh pas bien loin. La pièce était minuscule ne l'avons nous pas déjà dit ? Même pas de quoi se soustraire au regard de cet abjects petit... Non Rian un peu de calme voyons... Ses sentiments transparaissaient sur son visage tandis qu'il s'abaissait au passage pour récupérer l'arme à terre. Certainement qu'il en avait d'autres sur lui mais l'informaticien n'avait ni l'envie ni le courage de le fouiller et de risquer de se heurter à une résistance plus ou moins farouche. De plus si il prenait fantaisie à l'autre de le tuer maintenant il aurait certainement quelques soucis à se faire ensuite étant donné qu'il était blessé et enfermé dans un bunker verrouillé par un codage spécialement conçu par un informaticien génialissime. Et non il ne se jetait pas de fleurs, c'était ainsi point barre.
Qu'était-il venu faire là au fait ? Son regard pensif se posa sur un symbole brillant et la mémoire lui revint. La boite à pharmacie, il voulait fouiller dans la boite à pharmacie...
La porte grinça horriblement lorsqu'il l'ouvrit, lui faisant sentir avec d'autant plus d'intensité le silence de plomb que ni lui ni l'autre n'avait encore brisé. Et puis zut...
Les pansements ça c'était facile, ça ne se brisaient pas, ça pouvait se lancer. Et c'est ce qu'il fit d'ailleurs, jetant sans haine aucune (ou presque ?) le paquet de bandage vers le blessé. Le désinfectant ça c'était une autre histoire, il soupesa un instant le flacon en verre d'un air hésitant avant de penser que l'envoyer au visage de l'autre n'arrangerait certainement pas sa santé. D'un pas vif il retraversa donc les quelques mètres qui les séparaient pour poser délicatement (ou pas) le flacon sur la table toute proche. Il recula ensuite vers l'écran de contrôle, s'installant dans le fauteuil qu'il fit pivoter vers son interlocuteur silencieux. Oui il s'éloignait au maximum de ce que lui permettait les minuscules dimensions de cette pièce mais il ne fallait pas trop lui en demander non plus !

« Ils ne restent pas toujours. Si c'est le cas mes camarades viendront nous chercher, bientôt. »

Sa voix était mordante, agressive. Il ne parvenait pas à afficher cet air fanfaron et désinvolte qui lui était habituel, il était pâle. Le souvenir de la seconde d'hésitation où il avait faillit laisser l'autre tomber droit dans les bras des créatures lui pesait sur la conscience, tout comme les regards appuyés que devaient certainement lui adresser ses camarades morts de là où il était. Il avait sauvé la vie de leur tueur, ceci l'agaçait particulièrement tandis que l'hésitation qu'il avait eu le mortifiait. Il n'était pas un tueur lui, si ?

Le silence retomba entre eux. Que dire de plus ? Il avait souligné avec intelligence la situation dans laquelle était le guildien, les choses avaient changé et c'était à présent lui qui était en droit d'attendre du renfort et l'autre qui était coincé. L'intention première de Rian n'avait pas été de capturer l'autre mais bien de lui sauver la vie, toutefois il préférait afficher la première option. Refusant de faire comprendre à l'autre que lui n'était peut-être pas aussi dur que pouvait l'être les guerriers d'un camp comme de l'autre. A quoi bon tuer lorsque l'on peut l'éviter ?

«Nous ne tuons pas les prisonniers... »

Pourquoi avait-il dit ça ? Pour rassurer l'autre ou bien juste pour lui faire sentir tout le poids de la différence entre les rebelles et les guildiens ? Non les rebelles ne tuaient pas les gens désarmés, même si ils étaient eux même des tueurs. Peut-être bien que c'était une raison pour laquelle il avait choisit ce camp d'ailleurs... Il refusa de réfléchir la dessus, préférant fermer à demi les paupières pour chasser un début de migraine.
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Judikhael Wienfield le Jeu 20 Mai - 12:23

Judikhael soutint le regard de l'autre qui le détaillait presque impunément. Le guildien avait parfaitement conscient à cet instant qu'il était e très très mauvaise position. En position de faiblesse même. Blessé, enfermé dans un abri rebelle avec l'un des rebelles justement, et son arme à terre que l'autre n'allait pas manquer de ramasser... Sa situation était loin d'être mirobolante. Désespérée auraient même dit certains.

L'esprit vif et habitué aux situations extrêmes du commandor fonctionnait alors à tout allure pour tenter de trouver une solution. Il aurait bien pu tuer le rebelle là, maintenant, et en finir au plus vite avec cette tension qui montait entre eux, mais.. Mais il savait aussi qu'il était enfermé dans un abri rebelle, abri certainement protégé par tous les codes dont seul le pirate avec qui il était enfermé avait le secret. Sans compter que ledit rebelle venait de lui sauver la vie, ou du moins de lui donner un sursis. Et son code de l'honneur, sa principale faiblesse alors parfois, lui interdisait de tuer celui qui l'avait sauvé quelques secondes plus tôt. Et bon, il devait aussi avouer ne pas aimer tuer sans raison, s'il n'y avait pas une autre solution à l'horizon...

Il avait beau tourner toutes les solutions qui lui venaient à l'esprit, toutes se résumaient à soit tuer le rebelle et mourir dans l'abri avec lui (même s'il était possible qu'il meurt tout seul sans toucher au rebelle en fait), soit attendre tout simplement et voir si la situation présentait ensuite une opportunité à saisir. Si aucune ne lui convenait vraiment, la deuxième semblait tout de même la plus sage. Judikhael rongea donc son frein et se résigna à attendre.

Il ne put toutefois s'empêcher de se tendre quand il vit le rebelle bouger pour ramasser l'arme déjà, comme le commandor s'y était attendu, puis... aller vers une petite boite. Une boite à pharmacie, réalisa-t-il quand il vit l'autre en sortir des pansements. Qui lui furent sauvagement lancés presque en pleine figure, obligeant Judikhael à se décaler un peu pour les rattraper de sa main valide, gémissant alors encore un peu à ce mouvement. Quand il vit le flacon de désinfectant, le commandor eut un instant la frayeur que l'autre s'amuse à faire de même, ce qui immanquablement ce serait soldé par un accident. Mais non, visiblement le rebelle n'avait pas totalement perdu l'esprit ni son bon sens, et vint déposer le flacon sur la table qui était toute proche de lui. Ce n'est d'ailleurs qu'à cet instant que Judikhael aperçut le siège près de la fameuse table.

Voyant le rebelle se reculer de nouveau, le plus loin possible de lui, comme s'il avait la peste ou tout autre maladie contagieuse, Judikhael rassembla ses quelques forces et se traina jusqu'à la table, y déposant les pansements qu'il avait réussi miraculeusement à rattraper, et se laissa lourdement choir sur le siège à proximité. L'autre avait raison, mieux valait qu'il désinfecte ses plaies s'il ne voulait pas avoir de sérieuses complications plus tard. Et s'il ne voulait pas se vider de son sang non plus... Mais cela voulait dire se déshabiller, du moins enlever ses hauts... Devant le rebelle ? Une part de lui lui criait hors de question, fierté oblige ! Se montrer dévêtu devant l'autre, lui révéler son corps parfois parcouru de cicatrices... Non, il n'en avait aucune envie. Aucune envie. Mais avait-il le choix en fait ? C'était soit ca... soit courir à l'infection s'il ne se vidait pas de son sang avant... Une voix coupa court à ses réflexions.

« Ils ne restent pas toujours. Si c'est le cas mes camarades viendront nous chercher, bientôt. »

Comme si cela allait le rassurer. Mais bien évidemment, ces mots n'étaient pas là pour le rassurer lui, mais pour raffermir l'assurance du rebelle. Ce gamin, certes doué en informatique, ne semblait pas à l'aise sur le terrain. Ce n'était visiblement pas un adepte des missions de ce genre, cela crevait l'oeil.

«Nous ne tuons pas les prisonniers... »

Nous non plus, avait-il eu envie de répliquer. Mais il se garda bien de dire quoique ce soit, conscient que le moindre mot de travers pourrait attiser la colère de l'autre. Et sa folie meurtrière ? Il voyait bien valser au fond des prunelles céruléennes de l'autre cette envie de le tuer. Quelque chose retenait le gamin. Peut-être n'avait-il jamais tué encore et ce simple fait retenait son doigt sur la gachette ? Ou peut-être se considérait-il bien trop supérieur à tout cela pour s'abaisser à tuer un humain en fait... Allez savoir avec ce maudit pirate.

- Mes hommes aussi ont été prévenus, se contenta-t-il d'informer.

Et le traceur qu'il portait, qu'il avait activé, devrait aisément leur indiquer la position où il était. Ou du moins indiquer la position où il avait disparu, car nul doute que cet abri brouillait tout signal. Judikhael n'avait d'ailleurs même pas cherché à tenter toute communication par le biais de l'oreillette qu'il portait toujours. Et que l'autre ne lui avait pas retiré. Le simple fait que le gamin le lui ait laissé signifiait une chose aux yeux de Judiklhael : les communications étaient toutes coupées, tout signal était brouillé, et il n'avait donc plus aucune moyen, pour le moment, de contacter ses hommes ou qui que ce soit.

- Je suppose qu'il est inutile de vous demander de vous retourner ? tenta-t-il toutefois, sachant pertinemment bien que l'autre ne se retournerait en aucun cas, trop peureux de se faire égorger sans raison par le guildien.

Judikhael soupira alors lourdement et se résigna. Il sentait qu'il s'affaiblissait de minutes en minutes. C'était maintenant ou jamais, s'il voulait encore avoir une chance de ne pas mourir bêtement sur ce siège. Il défit alors sa cape, d'une main agile, laissant le lourd morceau de tissu tomber à terre. Il retira son oreillette, qu'il posa sur la table, de même qu'il sortit de sa poche interne son portable qui rejoignit aussitôt l'oreillette. Il garda consciencieusement la dague qu'il avait toujours sur lui, bouclée à sa ceinture, espérant que le rebelle ne la remarquerait pas et ne la lui demanderait pas... Puis son haut d'uniforme de commandor et la tunique qu'il portait en dessous rejoignirent la cape, alors que Judikhael tentait de retenir la douleur qui le brulait. Se retrouver ainsi torse nu devant un rebelle, un gamin de rebelle, ne lui plaisait aucunement, mais il n'avait pas non plus vraiment le choix...

Il appliqua alors tant bien que mal le désinfectant et positionna comme il put les pansements. Il aurait fallu faire un bandage tout autour de son torse pour contenir vraiment le sang qui s'écoulait de la plus grande plaie sur son épaule. Mais d'une seule main, il en était bien incapable. Il se contenterait donc de ça, et aviserait ensuite. Restait maintenant à remettre sa tunique... Et à attendre.

Qu'il détestait attendre.
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Rian McGregor le Jeu 20 Mai - 20:37

Qu'attendait-il ? De ne plus avoir une seule goutte de sang dans les veines ? Désapprobateur, le rebelle observa le liquide rouge qui s'écoulait peu à peu pour former une flaque sombre sur le sol. Répugnant...
Bon évidemment Rian ne pouvait pas exactement prétendre qu'il n'avait jamais vu de sang, et bien entendu il n'allait pas s'évanouir comme une fillette à cette vision mais il devait bien avouer qu'il se serait bien passé de la vue que lui offrait le guildien sur cette horrible blessure béante. Et bien quoi ? Oui il était complétement dégouté, oui ça lui donnait envie de vomir mais non, il n'était pas soldat. Ah il s'y reprendrait à écouter Yan. Dès le début il avait su qu'il n'était pas la bonne personne et qu'il serait tout à fait incapable de mener à bien une mission pareille. Bon d'accord, lui seul pouvait régler le dispositif mais pourquoi diable avait-il fallu qu'on lui demande de commander le groupe ? Il aurait été bien plus à l'aise en tant que simple exécutant, même si il aurait mieux aimé se faire brûler vif que de l'avouer en présence de Lian. Seraient-ils en vie si ça avait été elle qui avait commandé le groupe ? Peut-être bien... Peut-être que elle, elle aurait su quoi faire et peut-être qu'elle aurait trouvé LA faille qui lui avait échappé et qui avait causé la mort des trois autres.
Ce n'était pas vraiment le moment de penser à ça, il devait chasser cette scène de son esprit au moins jusqu'à l'arrivée des renforts, au moins jusqu'au moment où il devrait apprendre à son clan la funeste nouvelle. Son visage s'assombrit encore.

Mes hommes aussi ont été prévenus

Rian se contenta de hausser les épaules en réponse, et alors ? Les Guildiens avaient toujours été bien trop bêtes pour trouver la base rebelle mais celui là devait bien se douter qu'elle était bien plus proche d'eux que ne pouvait l'être la surface. Les résistants arriveraient avant, et lorsque les hommes en question arriveraient tout serait consciencieusement nettoyés. Ils ne trouveraient plus rien.

Je suppose qu'il est inutile de vous demander de vous retourner ?

Et puis quoi encore ? Prenait-il Rian pour un imbécile ? Il connaissait son talent pour les armes blanches et se doutait bien qu'il devait en avoir sur lui. Sans doute aurait-il dû le fouiller d'ailleurs mais à quoi bon ? Si il le tuait il resterait enfermé ici jusqu'à l'arrivé des résistants de toute façon et gare alors à la colère de Yan qui supportait très mal qu'on puisse mettre faire couler le sang de ses hommes. De plus le jeune pirate n'avait pas particulièrement envie de s'approcher plus près de cet homme qui le répugnait autant par les meurtres qu'il venait de commettre que par les tâches sanglantes sur son uniforme. Les autres le fouilleraient en arrivant, lui il s'en lavait les mains. Et puis d'ailleurs pourquoi devrait-il se retourner exactement ? Un rictus agacé et quelque étonné s'inscrivit sur son visage ; il n'avait quand même pas honte de sa personne ? Au vu des circonstances ce n'était pas vraiment le moment de s'arrêter à ce genre de détail, ils n'étaient pas à une soirée mondaine.
Enfin l'autre se décida, il s'était laissé tombé sur une chaise et il retira apparemment à contrecœur son haut d'uniforme afin d'appliquer le désinfectant pour les pansements. Le rebelle ne pu s'empêcher de le fixer avec curiosité, cherchant à savoir pourquoi il avait tant hésité. Rien d'anormal en fait si ce n'était les effrayantes cicatrices qui couraient sur tout son corps. Par Joshi ! Et dire que Rian se vantait de ses quelques stigmates hérités de son séjour en prison ! Bizarrement il ne pu s'empêcher de comparer cette vision à celle du corps de Yan, ils auraient presque pu faire un concours à eux deux...

Enfin il en termina, le flot de sang s'était arrêté au grand soulagement du rebelle. Décidément il n'aimait pas le sang, il n'en était pas encore au point de tourner de l'œil mais dès lors qu'il pourrait se passer de voir ce genre de chose il s'en passerait. On ne l'y reprendrait plus à accepter ainsi ce genre de mission, la prochaine fois Yan se débrouillerait lui même. Sa propre mauvaise foi le fit soupirer, il n'était pas plus capable qu'un autre de refuser les ordres du chef de la rébellion. Et zut. Son regard accrocha un mouvement et il sursauta, trahissant la tension qui l'habitait. Triple idiot, il remettait juste sa tunique !
Mal à l'aise le rebelle choisit de briser enfin le silence qui s'éternisait :

« Y'a-t-il des survivants ? »

Sa voix était sèche, il aurait voulu rester froid et impassible mais ne parvint pas à cacher l'importance que cela pouvait avoir à ses yeux. Yvan, Ludwig et Xavier, trois rebelles qu'il connaissait parfaitement et qu'il appréciait. Les résistants avaient eu largement le temps d'apprendre à se connaître et à tisser des liens solides. Chaque perte était pour eux un véritable déchirement, trois d'un coup ce n'était pas la première fois mais ce n'était pas non plus réjouissant. Il n'avait pas vu grand chose dans sa fuite, de plus il faisait noir. Il était pratiquement sur qu'il y avait eu au moins un mort... Mais peut-être pouvait-il espérer que les autres s'en soient sorti ? Bien sur ils seraient alors capturés et très certainement torturés mais au moins ils seraient vivants... Ensuite il serait très certainement possible d'échanger ce prisonnier-ci contre les autres... Il s'accrocha à cet espoir, fixant son interlocuteur avec hargne comme si il avait pu ainsi influencer sa réponse...
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Judikhael Wienfield le Mar 25 Mai - 19:46

« Y'a-t-il des survivants ? » Entendit-il demander quelques pas plus loin.

Judikhael tâta un instant l'idée de ne pas répondre et de se contenter d'un long regard lourd de sens qui aurait mis les nerfs à vif de l'autre. Mais la vue de l'arme que l'autre en question portait et de sa nervosité déjà assez grande, le commandor se ravisa. Mieux valait ne pas attiser trop l'impatience et l'agacement du petit pirate s'il ne voulait pas créer une autre catastrophe. Visiblement si ce Rian McGregor était doué en informatique, il était loin d'en être tout autant concernant la partie combat et même terrain. Tout suintait une nervosité à fleur de peau chez le gamin. Ce qui amusait quelque peu Judikhael, tout en le rendant plus méfiant encore. Allez savoir ce que dans un tel état le gamin était capable de faire.

Il était si nerveux qu'il en sursautait même au moindre geste de Judikhael alors que ce dernier ne faisait que remettre sa tunique et son uniforme. Même s'il dédaigna la cape pour le moment, trop lourd et trop chaude pour cet environnement surchauffé. A moins que cette chaleur qui l'envahissait ne soit le contre-coup de ses blessures ? Possible. Mais qu'importe. Il préférait ne pas remettre sa cape sous peine de succomber d'hyperthermie...

- Vous feriez mieux de ne pas garder continuellement votre doigt sur la gâchette. A sursauter ainsi, un mauvais coup pourrait bien partir...

Et non il ne cherchait pas à donner des leçons à cet avorton. Il ne faisait qu'énoncer un fait. Un simple fait. Une constatation. Il n'était pas réputé de toute façon pour parler pour ne rien dire.

- Quant à votre question, daigna-t-il enfin répondre tout en remettant son oreillette - après tout, l'autre n'avait pas saisi les objets, il estimait donc pouvoir les reprendre, non ? Et si tel n'était pas le cas, le gamin n'aurait qu'à le lui faire savoir de toute façon - je pense qu'un de vos compagnons est effectivement tombé. Yvan je crois ? De ce que je m'en rappelle.

Ces derniers mots avaient presque été prononcés pour lui-même, un air songeur s'ancrant soudain dans son regard, alors qu'il pensait à cette âme encore perdue. Une autre âme errante sans doute. Car oui, la grande question que se posait Judikhael depuis qu'il avait compris certaines choses sur ce monde était ce que devenait les âmes des hommes et femmes qui y décédaient. Grande question qui parfois lui torturait l'esprit. Il se souvenait encore de ce Yvan quand il était arrivé. Un bon gaillard dans la fond, même si un brin trop utopiste. "Encore un !" Pensa-t-il en retenant le lourd soupir qui semblait lui comprimer la poitrine.

- Les deux autres ont été blessés mais ils devraient pouvoir s'en sortir, ajouta-t-il d'une voix moins sourde.

Judikhael se doutait alors bien de ce qui allait germer dans l'esprit du jeune rebelle : l'espoir de pouvoir marchander la libération de ces deux comparses encore vivants contre sa libération à lui, Commandor et surtout membre du Haut Conseil. Assurément, s'il se faisait vraiment capturer par les rebelles, honte à lui alors, sa libération risquait d'être longtemps marchander au prix fort. Pas sûr que la Guilde accepte un tel marchandage d'ailleurs. Celle-ci n'avait pas toujours accepté, et quand elle acceptait, elle discutait toujours âprement des conditions. Il était bien placé pour le savoir, puisque bien souvent c'était lui qui discutait desdites conditions. Oui, la Guilde ne souhaitait pas perdre trop de membres, et surtout pas des membres compétents et donc utiles voire indispensables pour certains d'entre eux, comme les quelques médecins qui peuplaient Nosco. Mais non, elle ne souhaitait pas non plus ne perdre personne à n'importe quel prix. Il fallait, pour toute chose, ou presque, une juste mesure.

Mais la juste mesure existait-elle en Nosco ? Judikhael en doutait de plus en plus...

Une chose d'assurée en tout cas : il ne se laisserait pas si facilement capturé. Quand bien même la situation était bien désavantageuse pour lui à cet instant. Quitte alors à y laisser son âme s'il le fallait. Mais non, il ne voudrait pour rien au monde vivre l'humiliation que serait une capture et un emprisonnement chez les rebelles. Qu'il soit pourfendu par sa propre lame plutôt que ça !

A peine venait-il de penser cela, qu'il entendit des pas s'approcher dans le couloir extérieur, s'approchant visiblement de l'abri dans lequel ils étaient enfermés. Non pas des pas de créatures, que, pris dans leur discussion tendue, ils n'avaient pas entendu partir, mais des pas d'hommes. De rebelles, maugréa intérieurement Judikhael, tandis qu'une voix se faisait entendre de l'extérieur.

- La voie est libre, disait cette dernière. Vous pouvez sortir.

Et ce disant, les portes s'ouvrir, certainement par le pirate qui ne voulait certainement pas passer une seconde de plus en sa sinistre présence. Quelle fut alors sa non surprise de voir des fusils pointer le bout de leur canon par l'ouverture, comme en signe de salutation. Voilà en tout cas qui était un accueil plutôt.. hum... tout feu tout flamme ? Digne des rebelles en tout cas. Non pas que la Brigade aurait agi autrement remarquez...

Se levant lentement de son siège, montrant ainsi qu'il n'avait, du moins pour le moment, aucune intention d'agression quelconque, Judikhael s'apprêta à offrir son regard le plus froid et son expression la plus indifférente possible, quand ses orbes céruléennes tombèrent dans des perles d'un blanc presque laiteux limite gênante.

Yan. Yan Merling. En personne. Cela faisait tellement longtemps finalement qu'ils ne s'étaient plus revus. Depuis... depuis ce jour funeste où, sous ordre impérial, Judikhael avait conduit l'homme à une mort pensée certaine dans les souterrains de Nosco. Le code de l'honneur qui l'animait n'avait alors pas eu le coeur de laisser un homme ainsi sans aucune ressource face au destin atroce qui l'attendait avec les créatures : Judikhael avait donc commis la terrible erreur de laisser une arme de poing à Yan. Ce qui avait sans doute permis à l'homme de survivre. Et d'être là, juste là, devant lui...

Se mêlait alors dans son regard stupeur, étonnement, remords quelque part, déception aussi de leur ancienne amitié perdue, et quelque chose d'autre d'indicible et que le brigadier préférait refouler au fin fond de son esprit... tous ses faibles sentiments formant un tout confus et oppressant qui menaçait de le faire suffoquer...
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Yan Merling le Dim 30 Mai - 21:58

Yan était anxieux. Il avait envoyé Rian, son si cher informaticien qui était devenu si indispensable à leur combat et au bunker rebelle, son allié depuis pas mal d'années maintenant, son plus qu'allié même, son bras droit, son presque fils en un sens, à une mission plus que délicate. Cette mission-ci était plus délicate encore que les précédentes qu'il avait pu confier au pirate, du fait que Rian devait alors se rendre sur le terrain, en surface, alors qu'il était plus que recherché. Il ne l'avait pas envoyé seul bien entendu, sachant bien que Rian n'était pas doué pour les missions de terrain et qu'il aurait besoin d'une protection rapprochée. Ils avaient pris toutes les précautions possibles pour s'assurer que cette mission se déroule aussi bien que possible. Choisir une heure bien précise qui permettrait de se rendre sur les lieux avec le moins de danger possible, choisir le meilleur chemin, pas forcément le plus direct, mais en tout cas le plus sûr, choisir les meilleurs hommes pour assurer la sécurité de Rian....

Mais même sachant tout cela, et se repassant tout le plan prévu en tête, Yan ne pouvait s'empêcher d'être particulièrement anxieux. Il avait comme un pressentiment. Et plus le temps passait, plus le signal que la connexion désirée s'était établie tardait à venir, et plus Yan sentait la tension monter. Quelque chose avait forcément dérapé, ou ils auraient déjà dû avoir des nouvelles de la petite troupe envoyée. Et Lian devait avoir pensé pareil, constata le chef des rebelles, quand il vit la jeune femme venir le rejoindre en salle de réunion. Mais que pouvaient-ils faire pour l'heure ? Ils avaient bien convenu d'envoyer des renforts si aucune nouvelle ne se faisait entendre d'ici un certain temps, mais le temps imparti justement n'était pas encore tout à fait écoulé. Yan décida donc, la mort dans l'âme, d'attendre encore, de laisser le temps s'écouler jusqu'au créneau fatidique, et là... ils aviseraient.

Une bonne demi-heure passa encore ainsi, Lian et Yan arpentant, tantôt l'un, tantôt l'autre, la salle de réunion d'un pas posé mais tendu, dans l'attente d'un signe quelconque. Ils étaient à deux doigts de lancer les renforts à la recherche de Rian et de ses hommes, quand un signal clignota sur l'ordinateur de Yan qu'il avait laissé allumé, bien en évidence sur la table de réunion. Ce n'était toutefois pas le signal convenu. Celui-ci venait d'un des abris des souterrains et indiquait que Rian s'y trouvait, avec de la compagnie. Aucun indice sur la compagnie en question, mais, à son grand désarroi, Yan se doutait bien que cette compagnie n'était pas l'un des rebelles censés accompagner le jeune pirate. Voilà qui ne présageait rien de bon.

Les rebelles ne furent cependant pas longs à réagir, et le signalt venait tout juste de s'éteindre que déjà la troupe de renfort menée par Lian et Yan étaient déjà hors du bunkers, armes au poing, prêts à en découdre durement avec qui que ce soit qui se trouvait avec Rian. Et Yan espérait pour cette personne que le jeune homme soit vivant et sain et sauf, ou il ne donnait pas cher de la peau de l'autre. C'est sur ces pensées qu'ils arrivèrent au petit abri d'où venait le signal, et qu'ils y chassèrent les créatures, parvenant à en blesser une rudement. Sûrement mourrait-elle plus tard, tuées par ses congénères.

- La voie est libre, fit l'un des hommes qui accompagnait Yan. Vous pouvez sortir.

Visiblement Rian avait entendu et ne tarda pas à ouvrir les portes, pour leur livrer passage. Yan retint toutefois l'homme qui semblait vouloir déjà s'engager et lui fit signe de faire attention et de prendre ses précautions. Ce furent donc les canons de leurs fusils et autres armes à feu qui pointèrent d'abord dans l'abri, prêts à faire feu au moindre signe d'agressivité. Aucun coup, aucun son ne se faisant entendre, les rebelles décidèrent à entrer alors dans l'abri. D'un rapide regard, Yan aperçut Rian assit sur le siège des commandes informatiques, et fut soulagé de constater que le jeune homme semblait effectivement sain et sauf.

Puis son regard tomba sur une ancienne connaissance, qu'il n'aurait jamais cru pouvoir rencontrer de nouveau. Ou alors pas dans une telle situation. Et encore moins dans une situation où il serait lui-même à l'avantage. Yan répondit longuement au regard de l'autre, laissant ce silence gênant s'éterniser entre eux. Cela lui faisait étrange de revoir Judikhael ainsi. Son ancien ami devenu ennemi se tenait devant lui, dans une tenue qui n'était pas à son avantage, son bel uniforme de Commandor encore défait et imbibé de sang. Yan nota rapidement qu'il devait s'agir du propre sang de Judikhael, quand il aperçut du coin de l'oeil les compresses tachées elles aussi de sang frais s'éparpiller sur la petite table.

" Judikhael "

Qu'allait-il bien pouvoir faire de l'homme alors ? Yan sentait soudain une rancoeur ancienne se mêler à un autre sentiment qu'il aurait aimé ne pas ressentir alors, la nostalgie d'une vieille amitié détruite, mais pas complètement achevée s'il se remémorait le geste de Yan des années plus tôt. Ce geste qui l'avait sauvé en lui offrant cette petite arme. Oh bien sûr, il savait bien dans quel esprit Judikhael lui avait offert cette arme : pour qu'il se suicide tout simplement. Il n'était pas censé survivre. Et encore moins fonder le mouvement rebelle. Mais quelque soit l'esprit de ce geste, Yan ne pouvait l'oublier. Cela témoignait qu'au fond, Judikhael était encore quelque part l'homme qu'il avait connu, formé et estimé comme un jeune frère qu'il avait pris sous son aile.

" Tout va bien Rian "

Demanda alors Yan, se forçant à sortir de ses pensées, détournant un instant son attention de celui qui avait été son ami.
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Lian Grenfield le Mer 9 Juin - 12:50

hj: désolé du retard! ^^

Jamais, jamais elle n’aurait du les laisser partir comme ça. Voila qu’elle tournait dans la salle de réunion des hauts dirigeants de la brigade, elle faisait les cent pas inquiète. Aucun signe, ni appel de ses hommes, si tout avait fonctionné comme prévu elle aurait déjà du recevoir un message codé et crypté indiquant que tout allait bien. Yvan, Ludwig et Xavier étaient de bons gars, intelligent, combattif et doués, ils allaient forcement s’en sortir, il suffisait juste que Rian se tienne tranquille, suive leur conseils et ne joue pas au plus malin. Il avait certes prit la tête de la petite troupe mais il n’était pas forcement le meilleur lors d’un combat. Enfin, mieux valait ne pas y penser, après tout pourquoi auraient ils croisé un membre de la brigade ? Ce ne serait vraiment pas de chance pour eux. Et la chance était forcement de leur côté ! Joshi leur vienne en aide !

Yan et elle étaient installés dans la salle privée des dirigeants de la confrérie rebelle, tous deux devant un ordinateur censé leur donner des nouvelles dès qu’il y en aurait, bonne ou mauvaise. Il était visible qu’elle était bien plus impatiente et inquiète que son chef qui semblait sûr de la réussite de la mission. Et en effet, si celle-ci n’échouait pas, ils auraient un sacré avantage sur la Guilde. Mais pour le moment Lian tournait en rond, énervée de ne pas pouvoir agir, ni avoir une quelconque influence sur ce qui se passait à l’extérieur de la base. Elle s’inquiétait réellement pour ses hommes, et même pour Rian, même si ça pouvait paraître surprenant. Telle une mère qui attend le retour de ses fils, elle était peut être un peu trop protectrice envers ses subalternes, mais elle en avait perdu trop et elle savait qu’à chaque mission ils risquaient leurs vies.

Une demi-heure qu’elle était entrée dans la salle de réunion, le regard inquiet. Le calme de son chef l’avait rassurée, mais là le délai pour envoyer une réponse venait d’être dépassé, ce qui ne pouvait signifier qu’un mauvais présage, ils avaient forcement eu une mauvaise rencontre, ou un problème dans l’organisation de leur mission qui les avait considérablement retardé. Yan et Lian commençaient à penser à l’éventualité d’une mission de recherche des hommes disparus lorsque soudain une lumière d’alerte s’alluma sur l’ordinateur. Sautant littéralement près de l’écran, Lian fronça les sourcils en constatant que ce n’était pas le signal qui aurait dû être envoyé, celui-ci venait d’un bunker. C’était apparemment Rian qui avait envoyé ce signal, et il précisait qu’il était accompagné. Était-il blessé ? Pourquoi n’avait il donc pas indiqué de qui il était accompagné ? Et où se trouvaient les autres membres de l’équipe ? Car s’ils avaient été tous sain et sauf, aucun doute qu’il l’aurait précisé. Lian avait déjà sortit et rechargé son arme, n’attendant même pas un ordre de Yan pour sortir de la salle et aller chercher les membres de la rébellion qui seraient les plus apte à les accompagner pour aller chercher le jeune informaticien.

Seulement quelques minutes plus tard, ils étaient déjà prêt à partir, chacun était armé de diverses armes mais surtout d’armes alpha et au courant des informations principales à connaître : « Rian coincé dans un bunker avec « de la compagnie ». Compagnie évidemment inconnue. Une fois arrivé près du bunker, le combat fut rude mais rapide. Ils étaient assez nombreux et bien armé, les créatures fuirent rapidement sans demander leur reste. La voie était donc libre pour pouvoir entrer ou sortir du bunker. Sur un ordre, l’un des hommes lança d’une voix forte un appel pour que toutes les personnes présentent à l’intérieur du bunker le quitte à l’instant. Chacun était prêt à « recevoir dignement » un adversaire, si l’ennemi se présentait. La porte s’ouvrit sans que personne n’en sorte, ce fut donc les rebelles qui entrèrent, les premiers avec le doigt sur la gâchette pour tirer au moindre geste suspect, les autres pour protéger les premiers. Yan et Lian formaient la tête du cortège qui s’engagea dans la petite pièce.

En un coup d’œil Lian analysa la situation, tout d’abord Rian assit sur un siège près d’un écran, scène plutôt courante et rassurante, il ne semblait pas avoir été blessé et malgré sa figure tendue il semblait plutôt calme. Et à l’autre bout de la pièce, un « inconnu », ou plutôt quelqu’un qu’elle n’avait jamais vu mais dont on lui avait souvent parlé, Yan ne tarda pas à mettre un nom sur l’identité du haut brigadier : Judikhael. Chacun des deux chefs fixa l’autre pendant un long moment. Lian en profita pour remarquer que l’avantage était indéniablement pour les rebelles, ils avaient un prisonnier et celui-ci semblait blessé. Elle remarqua aussi l’oreillette et la dague accrochée à la ceinture. Au vu de la trousse de secours ouverte et des compresses et les restes de pansements sur la table, il avait cependant été soigné. Rian avait il été prit de compassion, avait il eut peur que l’homme meurt, ou avait il simplement réfléchit à une possibilité d’échange ? Et surtout où étaient « ses » hommes ? Lian avait espéré qu’au moins un de ceux qui accompagnait l’informaticien était encore à ses côtés.

Yan s’informa immédiatement de l’état du jeune homme, alors que Lian s’inquiétait épouvantablement pour Yvan, Ludwig et Xavier, ayant constaté que Rian n’avait aucune blessure. Son regard s’était posé sur l’informaticien, attendant qu’il résumé rapidement la situation, cependant la réponse à sa question muette semblait tarder à venir, il lança donc d’un ton sec, bien qu’elle aurait voulu le rendre plus aimable.


Que s’est il passé ?

S’il y avait encore une chance de sauver ses trois amis, elle voulait la saisir, hors le temps pouvait jouer en leur défaveur. Etaient ils resté à Nosco, ou s’étaient ils perdu dans les souterrains ? Elle attendit la réponse de son grand ennemi, avant de lancer un regard froid à l’ennemi commun des rebelles et d’annoncer d’une voix simple et placide.

Il est encore armé. A-t-il eu le temps de prévenir des secours ?

Certes, il ne pouvait pas faire grand-chose contre le nombre qu’ils étaient, et s’approcher de lui pour le désarmer équivalait à se mettre en danger, mais elle refusait qu’il puisse représenter une menace trop longtemps. Et même s’il devait rester armé, pour le service rendu à Yan par le passé, elle préférait que chacun soit au courant des risques qu’il représentait. C’était un haut gradé de la brigade, pas un simple officier, il avait plus d’expérience et de capacités, il ne fallait pas se sous estimer. D’ailleurs Lian était persuadée qu’en combat singulier sur un terrain neutre, elle aurait peu de chances face à lui. Il avait la force pour lui, ainsi que l’habitude des combats, ses quelques cicatrices le prouvaient. C’est pourquoi, elle tenait fermement son shadowgun, prêt à vider les trente balles de son chargeur sur l’homme si celui-ci attaquait.

En le fixant Lian mémorisait les détails pour le reconnaître quel que soit les circonstances. Il ne devait pas être au mieux de sa forme, mais au moins, si un jour elle passait près de lui, elle pourrait savoir qui il était. Voila un visage qui venait de s’ajouter à la longue liste de ceux qu’elle considérait comme ses ennemis. Vide de souvenirs d’avant son arrivée à Nosco, son cerveau se rappelait maintenant de nombre de connaissances, certains décédés à la suite de combat, d’autre perdu de vu depuis son changement de camp au profit des rebelles.

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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Rian McGregor le Jeu 10 Juin - 21:17

_Vous feriez mieux de ne pas garder continuellement votre doigt sur la gâchette. A sursauter ainsi, un mauvais coup pourrait bien partir...

Rian ne pu réprimer une grimace colérique à cette constatation. Car il s'agissait bien d'une constatation et pas d'une quelconque leçon ou bien d'une remarque fondée sur la peur. L'autre voyait qu'il était nerveux et l'avertissait qu'un coup pouvait partir, ni plus ni moins et le fait que le coup puisse se loger pile entre ses deux yeux ne semblait pas l'inquiéter plus que cela. Agaçant vraiment...
Yvan... La grimace colérique se mua en une moue douloureuse, il s'en doutait bien sur mais ce n'était pas pour lui faire plaisir. Encore un mort, une victime de plus à mettre sur le compte de la guilde, et sur le compte de Wienfield. Rian relâcha tout de même ses épaules en apprenant que les deux autres n'étaient pas morts, leur situation était mauvaise certes mais il ne serait pas impossible de les sortir d'affaire.
Yan... Yan saurait quoi faire pour les sauver, Rian ne pouvait que se raccrocher à cet espoir. Si les deux autres devaient mourir aussi pour l'avoir protégé alors il ne s'en remettrait certainement jamais. Comme toujours le jeune rebelle mettait son chef sur un piédestal et se persuadait lui-même qu'il aurait la solution à tous leur problèmes, n'était-ce pas toujours le cas ? Yan arrivait toujours lorsque les choses allaient mal et chaque résistant avait pris pour habitude de s'en remettre à lui comme à un véritable messie.
Autant dire donc qu'il ne fut pas surprit lorsque la voix forte vint briser le silence qui s'était installé entre les deux hommes. Il était là... Bien sur qu'il était là, il était toujours là.

Rian avait à peine ouvert les portes qu'ils entraient déjà tous ensembles. Yan, Lian et d'autres résistants. Il n'était plus seul, il aurait dû en être soulagé mais en fait il ne s'en sentait que plus mal. Comment allait-il annoncer la nouvelle à son chef ? Et à Lian ? Et aux autres ? Du coin de l'oeil il observait Romeric, l'un des meilleurs amis de Yvan. Les choses allaient être difficiles...
Le jeune informaticien ne réagit par lorsque son chef reconnu le Guildien, il savait que ces deux là se connaissaient.

" Tout va bien Rian ? "

Il hésita un instant, ne sachant que répondre. Non il n'allait pas bien, bien sur que non qu'il n'allait pas bien, il était même presque en état de choc mais ce n'était pas ce qu'on lui demandait apparemment. Il se décida donc à répondre abruptement :

« Je ne suis pas blessé. »

Rien de bien difficile pour le moment et il en fut reconnaissant à Yan de ne pas lui en demander plus pour le moment, de lui laisser un répit de plus. Mais bien entendu il fallait bien qu'il leur dise ce qu'il s'était passé, il ne pouvait pas y échapper et c'est Lian qui lança l'interrogation. Il décida de répondre d'abord à la deuxième question, plus facile. Ou comment repousser au maximum le moment d'annoncer la sinistre nouvelle. 

« Il a prévenu oui, mais ses hommes ne seront pas là avant un bout de temps. Ils ont du chemin à faire. »

La froideur et le calme qui transparaissait dans sa voix l'étonnait. Cela contrastait sérieusement avec son état d'esprit actuel et le volcan en lequel semblaient s'être transformés ses sentiments. Il avait l'impression d'être hors de son corps et d'observer froidement les soubresaut de son être, sans doute était-il trop fatigué pour réagir normalement. Il s'écroulerait peut-être plus tard, pour le moment il n'avait même plus assez de forces pour ça.
Il devait profiter de cette langueur qui paralysait ses sentiments pour parler et leur dire ce qu'il s'était passé, si il attendait plus ce serait encore plus dur. Il se décida donc :

« Il nous a surprit là bas. Nous étions bloqués et il y a eu affrontement, Yvan... Il est mort, les deux autres ont été capturé et j'ai essayé de rejoindre la base mais je suis tombé sur des créatures et lui s'est glissé entre les portes avant que je ne ferme. »

Il s'était trompé, en fait ses sentiments n'étaient pas si paralysés que ça... Ou alors pas assez, sa voix était blanche. Il avait volontairement omit de dire qu'il avait lui-même ordonné à l'autre de le suivre dans le bunker. Lui-même ne savait même pas pourquoi il l'avait fait alors il ne tenait pas à devoir l'expliquer. Il lança un regard noir vers le guildien, le dissuadant ainsi d'ajouter quelque chose à ce sujet. Il lui devait bien ça non ? Il venait de tuer l'un de leurs, d'en blesser deux autres et il avait eu la vie sauvée par Rian.

« La mission est un échec. »

Il termina sur ces mots, il aurait pu ne pas les dires d'ailleurs car son rapport le montrait bien mais il avait eu envie de prononcer le dernier mot. Son regard clair croisa celui de Yan, lourd de remords et même d'un certain reproche. Pourquoi lui avait-il demandé de prendre le commandement du groupe ? Il savait pourtant parfaitement qu'il n'était qu'un piètre guerrier. Il serra les poings, ravalant sa colère.

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Rian McGregor
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Judikhael Wienfield le Dim 13 Juin - 18:01

Perles blanches dans opales céruléennes. Fierté et entêtement face à résistance et tenacité. Les deux hommes étaient quasiment de la même taille, d'un gabarit assez semblable, la même musculature nerveuse, les mêmes formes de cicatrices, le même regard acéré sur ce qui les entourait, le même calme apparent. Et pour cause, l'un avait formé l'autre, l'autre avait suivi les pas de l'un. Tous deux auraient pu être frères au final. Tous deux s'étaient considérés comme frères d'ailleurs en un sens, il fut un temps. Et c'était d'autant plus troublant d'y songer en se rappelant alors ce que tous deux étaient devenus dès lors. Des ennemis. Des ennemis qui se sondaient et sondaient la situation. Une situation qui était loin d'être à l'avantage de Judikhael malheureusement.

" Judikhael "


- Yan, répondit simplement le commandor sur un ton d'outre-tombe.

Mais bien rapidement, tous détournèrent légèrement leur attention, les rebelles s'enquérant de la situation, histoire de savoir ce qui avait bien pu se passer pour que cet étrange duo improbable se retrouve dans ce maudit bunker, et de savoir aussi ce qu'il était advenu des trois autres hommes qui avaient accompagnés le jeune informaticien. Judikhael profita de cet instant pour observer chaque rebelle présent, évaluant rapidement leur potentiel. Et à vrai dire, à sa grande déconvenue, tous semblaient en avoir. Yan, comme il devait s'y attendre, n'avait visiblement pas choisi des amateurs pour l'accompagner rechercher son précieux pirate. Des hommes et des femmes habitués au combat et ayant eu, pour certains d'entre eux, déjà affaire à la brigade, nota-t-il en reconnaissant deux des gars. deux qu'il avait dû interroger lui-même dans un proche passé.

Et cette jeune femme qui tenait son arme braquée sur lui et qui semblait avoir pris le commandement de la petite troupe aux côtés de Yan... Il était sûr de l'avoir déjà vue et de la connaître autrement que par les informations qu'il avait engrangées sur elle. Il savait son nom, Lian Grenfield, et il savait le poste que Yan semblait lui avoir confié. Elle était l'une des cibles privilégiées après Yan, au même titre que ce maudit Rian McGregor d'ailleurs. Mais à la voir enfin de visu, en face à face, ce fin visage légèrement défiguré par une ancienne cicatrice, il était soudain persuadé de l'avoir déjà vue avant, d'avoir déjà été confrontée à elle. Non pas forcément dans un combat. Non, potentiellement à Nosco même. Peut-être avant qu'elle n'ait rejoint les rebelles d'ailleurs ? Son dossier disait qu'elle avait rejoint les rebelles suite à une attaque de créatures qui avait mal tourné pour elle, origine de ses balafres. Mais ce visage évoquait bien autre chose dans son esprit, qu'une simple photo sur un dossier informatique...

Mais il n'eut guère le temps de torturer plus amplement sa mémoire, que déjà un homme le désarmait, lui prenant dague et son oreillette d'intercom. Tandis qu'un autre le plaqua durement face contre le mur, pour lui attacher les poignets dans le dos, de façon à ce qu'il lui soit impossible de se libérer. Judikhael réprima un grognement, et de douleur, et de mécontentement, et se laissa faire. Il n'était pas à son avantage. Pas du tout, du tout même. S'il se rebellait à cet instant, aucun doute qu'il finirait assommé purement et simplement sans plus aucune chance de s'enfuir. Non, mieux valait se laisser faire pour le moment, et attendre de voir. Une fois que le rebelle ait fini de vérifier la justesse des liens, il retourna de nouveau le commandor sans aucun manégement face aux autres.

« Il nous a surprit là bas. Nous étions bloqués et il y a eu affrontement, Yvan... Il est mort, les deux autres ont été capturé et j'ai essayé de rejoindre la base mais je suis tombé sur des créatures et lui s'est glissé entre les portes avant que je ne ferme. »

Etrangement, au mot mort, Judikhael sentit la poigne qui le retenait encore se resserrer plus que durement sur son épaule blessée, le faisant se crisper davantage pour ne pas céder et ne pas geindre à la douleur infligée. Judikhael perçut parfaitement le regard du jeune pirate, qui semblait lui quémander de s'en tenir à cette version. Si le commandor ne pouvait s'empêcher d'être étonné que l'autre ait tu son aide quant aux créatures et au bunker, il n'en dit rien, acceptant de concéder cette silencieuse requête au jeune homme. Après tout, cela ne lui apportait rien de "cafter", bien au contraire même. Il était inutile de se mettre encore à dos le gamin pour le moment. Et pour tout dire, Judikhael avait bien autre chose à faire en cet instant que d'exposer sa propre version des faits bien inutile alors. Comme par exemple tenter de résister à la douleur infligée par l'autre qui ne cessait de resserrer sa poigne sans aucun scrupule. S'il continuait ainsi, la plaie allait se remettre à saigner, à coup sûr... Et encore quelques minutes, et Judikhael, pourtant assez résistant à la douleur, sentait qu'il allait perdre connaissance. Dans le meilleur des cas...
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Yan Merling le Lun 14 Juin - 11:08

Yan était plutôt rassuré de voir Rian vivant et sain et sauf, même s'il n'était pas dupe non plus et voyait bien que le jeune homme n'allait pas aussi bien psychologiquement qu'il disait l'être physiquement. Il était bien entendu inquiet pour les deux autres hommes encore vivants mais capturés par la Brigade. Mais il savait ne pas pouvoir y faire grand chose pour le moment. Viendrait le temps d'aller les sortir de ce mauvais pas. A cet instant, il avait d'autres préoccupations, comme celle de rasséréner le jeune homme qui n'avait vraiment pas l'habitude ni d'un tel échec ni d'une telle situation, et de trouver aussi quoi faire du Commandor. C'était une belle prise, et il comptait bien en tirer parti au maximum.

Il connaissait suffisamment l'homme pour savoir qu'il ne parlerait pas si facilement. Et parler pour dire quoi ? Pour leur donner des codes ou des informations secrètes ? La Brigade était loin d'être stupide : sachant un homme aussi important que Judikhael entre les mains des rebelles, le Haut Conseil allait certainement ordonné de changer tous les codes d'accès, de désactiver les accès autorisés attachés à l'empreinte rétinienne du commandor, et les informations secrètes seraient déviées, modifiées... Bref, il ne fallait pas trop compter sur des informations utiles de ce côté. Si Judikhael crachait quoique ce soit, ce qui était déjà peu probable, ce serait bien trop tard pour espérer les obtenir avant que tout ne soit changé. Par contre, le haut conseiller faisait un bel otage pour exercer un chantage quelconque. La première requête concernant ce chantage serait certainement de relâcher les rebelles aux prises avec la Brigade...

Il laissa alors un de ses hommes s'occuper du commandor, lui faisant signe de rester sur ses gardes. Même si Judikhael n'était pas suffisamment stupide pour tenter quoique ce soit voué à l'échec, il était assez rusé pour attendre le moment le plus propice à une tentative de fuite. Lui-me^me garderait un oeil avisé sur son ancien compagnon d'arme. Après tout, qui de mieux que lui pouvait prévoir les gestes de cet homme expérimenté ?

Voyant toutefois qu'il n'y avait rien à craindre de ce côté pour l'instant, Yan reporta son attention sur Rian qui leur relatait brièvement ce qui s'était passé. Il sentait que le jeune homme lui cachait quelque chose, même si quelque chose d'anodin visiblement. Mais il ne poussa pas son interrogatoire plus en avant. Si Rian ne lui disait pas tout, il savait que ce détail n'avait que peu d'importance pour les rebelles et que ce quelque chose gênait Rian plus qu'autre chose. Il n'avait aucune envie alors de mettre son pirate informatique dans un embarras encore plus gênant que cette mission râtée.

Oui, il était d'accord, cette mission était râtée. Mais s'il en était ainsi, Rian ne devait s'en vouloir en rien. C'était à cause de Yan lui-même, qui aurait dû prévoir cette possibilité, si tout avait foiré si lamentablement. pas à cause de Rian, que tous savaient inexpérimentés et mal à l'aise sur le terrain. Peut-être aurait-il dû y envoyer Lian aussi ? Mais non, il n'avait pas voulu risquer ses deux bras droit dans une même mission, surtout une mission si délicate...

" Ne t'en fais pas Rian. Une mission de perdue, dix de gagnées. Et nous sortirons nos deux amis de ce pétrin. "

Se disant, il se permit de poser une main presque affectueuse, se voulant réconfortante, sur l'épaule du jeune pirate.

"Ne baisse pas les bras Rian et ne t'en veux en aucun cas."

Non, il n'ajouta rien. Son ton était suffisamment clair pour que tous comprennent qu'il prenait, une fois de plus, la responsabilité de ce fiasco. De toute façon, il était inutile de se morfondre ainsi, ils avaient bien d'autres chats à fouetter : comme un certain commandor.

"Relâche ta prise Romeric, notre commandor va tourner de l'oeil si tu continues à lui comprimer ainsi ses blessures."

Oui, il se moquait un peu de son ancien ami. Non pas qu'il pensait pouvoir mieux résister à cette blessure : certainement aurait-il eu lui aussi du mal à supporter une telle prise sur une telle griffure. Mais les bas instincts humains semblaient se faire un plaisir de l'habiter soudain, alors qu'il avait une envie folle de se venger de tout ce que Judikhael avait pu lui faire subir. Non, il ne lui ferait aucun cadeau. Aucun.

"Bandez-lui les yeux et bouchez lui les oreilles. Emmenons-le au quartier général."


En gros : pas de risque, l'homme ne devait jamais pouvoir retrouver son chemin. Et ils allaient se faire une joie de le garder avec eux, précieusement, peut-être de le torturer un peu, et de monnayer sa liberté sans aucun scrupule. A moins que la Guilde ne se montre trop entêtée, auquel cas, Judikhael subirait alors le même sort que lui il y a environ 80 ans. Seul, dans les souterrains, avec une arme minable pour seule défense....
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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Lian Grenfield le Mer 23 Juin - 2:15

hj: j'avance pas mal dans la chronologie du post, mais en laissant pas mal de liberté à Rian et Yan, cependant si ma réponse ne vous convient pas, contactez moi Wink

La réponse de Rian à la question de son chef démontrait deux choses, il n’avait aucune blessure physique, s’il avait été affecté c’était simplement mentalement. Il était encore assez conscient de la situation et de ce qui l’entourait, contrairement à d’autres qui auraient pu fondre en larme, n’auraient plus répondu à cause du choc ou qui simplement se seraient isolés dans leurs pensées pour ne pas avoir à affronter la réalité. Il ne fallait cependant pas le laisser s’installer dans cet état cathartique si l’on voulait obtenir des réponses, elle posa donc un certain nombre de questions pour pouvoir cerner le contexte et reconstituer les évènements.

Elle l’écouta répondre, prenant compte petit à petit de la gravité de la situation. Ils avaient peu de temps pour agir si des renforts arrivaient. Et s’ils voulaient conserver leur prisonnier, ils devraient le transporter rapidement dans un lieu inconnu et plus sûr. Les révélations suivantes furent encore plus dures. Yvan était mort. Mort pour une mission, à cause de ce dirigeant de la brigade. Si elle s’était écoutée elle aurait assené un coup de crosse sur le prisonnier qui s’avérait être un tueur. Elle se retint par respect pour Yan et pour ne pas donner un mauvais exemple à tous ceux présent qui serraient autant les poings qu’elle en apprenant l’atroce nouvelle.

Elle qui avait été pendant quelques années dans l’autre camp savait qu’à moins d’exiger un échanger contre le haut conseiller, ils ne reverraient jamais le corps du rebelle. Celui-ci serait peut être brûlé sans aucun honneur dû à la bravoure de son acte et à son dévouement. Les Nosciens ne considéreront le cadavre d’Yvan que comme le corps d’un traitre et d’un inconscient. Peut être même utiliseront ils sa dépouille pour quelque tests scientifiques. Dire que ces soit disant progrès technologiques et jeux avec Mère nature avaient certainement engendrées les créatures du sous-sol. Les scientifiques ne s’arrêteraient ils donc jamais ?

Au moins maintenant, Judikhael venait d’être privé de ses armes et attaché. La menace était donc potentiellement écartée pour un moment. Yan jeta un œil noir sur l’homme avant de demander à Romeric de relâcher son emprise pour ne pas faire évanouir le prisonnier. Il n’y avait pas de médecin compétent dans la petite équipe qui s’était déplacée, seulement quelques rebelles ayant des connaissances basiques en soin. Le prisonnier serait soigné au quartier général. Lian n’avait absolument pas confiance dans le combattant expérimenté et regrettait de devoir emmener celui-ci au QG des rebelles. Le regard vif du brigadier prouvait qu’il n’était pas un sot, il utiliserait la moindre information récoltée sur les lieux, nourriture, locaux, température, profondeur de l’endroit où se trouvait le centre de survie des rebelles… Rien n’échapperait à l’analyse de l’homme. Et elle était loin d’apprécier cette idée. Il serait isolé dans une cellule spéciale où on l’interrogerait et où il n’aurait aucun contact avec l’extérieur, une caméra et un micro permettant de le surveiller et de communiquer avec lui sans avoir à entrer dans la cellule. Tout était contrôlé informatiquement de l’extérieur de la salle : lumière, air. Le prisonnier ne disposait que d’une couchette rudimentaire et d’une table, si les rebelles avaient été généreux.

Oui, aucun doute cette mission était en véritable échec, surtout si l’on comptait que leurs intentions avaient été percée et qu’il serait donc d’autant plus difficile de retenter la même mission plus tard, la surveillance serait certainement accrue dans cette zone « à risques ». Yan s’occupa de la tâche de réconforter Rian et de le rassurer. Autant pour lui, Lian n’aurait de toute façon montré aucun signe d’amitié dans ce contexte. Elle n’en voulait pourtant ni à Yan, ni à Rian, elle savait qu’ils avaient tous les trois autant de responsabilité dans ce fiasco. C’était une décision commune et ils avaient raté un élément important, ils n’avaient pas su évaluer tous les risques. C’était dur, voir impossible de prendre en compte tous les hasards pouvant survenir, cependant c’était à eux d’anticiper le danger. Ils avaient échoués.

Un ordre de Yan, un signe de Lian et voila qu’un des rebelles sortait de son équipement de quoi bander les yeux et boucher les oreilles du haut guildien. Privé de la plupart de ses sens, il ne pouvait pas se repérer et savoir où on l’emmenait. Romeric serait son seul point de repère, il le guiderait comme un accompagnateur pouvait guider un aveugle, mais puisqu’on privait Judikhael de l’ouïe, seul le toucher lui permettrait d’avancer. Pour plus de sécurité, on avait retiré son arme au jeune homme, ainsi le guildien ne pourrait pas se l’approprier même s’il y avait peu de chance pour qu’il tente une entreprise aussi folle sachant que quelques dizaines d’armes étaient pointés sur lui. En matière de protection les rebelles étaient assez bien entrainés, quand il s’agissait d’escorter les prisonniers ils étaient très concentré et efficace, surtout lorsque celui-ci avait tué l’un des leurs. Deux rebelles s’étaient placé à l’avant du groupe pour ouvrir la marche et ainsi se prévenir des attaques de créatures. Ils étaient armés d’armes à feu, mais surtout d’instruments de combat à onde alpha. Puis venait Wienfield et Romeric, qui étaient encadré à gauche et à droite. Suivait Lian et quelques rebelles pour fermer la marche et pousser le haut fonctionnaire s’il n’avançait pas assez vite.

La jeune femme avait déjà fait sortir tout ce petit beau monde du bunker, laissant le soin à Yan de remettre Rian sur pieds, et de sécuriser la zone avant de partir. Le chef des rebelles trouvera les mots pour permettre à l’informaticien de prendre son courage à deux mains et de les suivre, quitte à le soutenir par les épaules. Le petit groupe qui ramenait le prisonnier prit un peu d’avance, pour permettre aux deux hommes de discuter sans que l’on surprenne leur conversation, mais pas trop pour ne pas les isoler. Durant tout le chemin Lian jetait de petits coups d’œil au dessus de son épaule, surveillant que Rian et Yan restaient à une distance normale, une attaque de créature était toujours à redouter. La jeune femme ne savait pas comment aider l’informaticien par des paroles, elle était trop préoccupée par Xavier et Ludwig, pourtant elle essayait de l’aide, si ce n’était pas une présence morale, par une action lui permettant de rester un peu seul avec Yan. Judikhael trébucha de nombreuses fois sur le chemin, mais Romeric le relevait toujours. Bien sur les rebelles ne prirent pas le chemin le plus court, ni forcement le moins dangereux. La paranoïa était leur seul moyen de survivre aux attaques de la guilde et de garder leur repère secret. Ils finirent par arriver environs une à deux heures après leur départ.

Une fois entrés dans le bunker, le prisonnier fut directement conduit dans la salle d’interrogatoire numéro un. C’était la plus grande. Honneur dû à son rang ? Certainement pas. Seulement un choix stratégique de Lian en prévision d’un interrogatoire musclé à plusieurs face au haut dignitaire. Une fois le prisonnier enfermé et libéré de ses entraves sensorielles, les rebelles se dirigèrent vers la réserve d’arme pour déposer celles-ci et se changer pour des tenues plus confortables, ils avaient gagnés le droit à un bon repas et à échanger quelques blagues dans la grande salle. Tandis que Lian se dirigeait vers le laboratoire pour chercher un des rebelles compétents dans le domaine de la médecine et qui accepterait de soigner leur prisonnier. En effet, malgré toute la colère qu’elle avait contre cet homme, il leur fallait le garder en vie et donc refermer ses blessures. Une fois un candidat désigné, elle l’accompagna jusqu’à la salle d’isolement et entra en même temps, braquant son arme sur Wienfield au cas où il lui prendrait la mauvaise idée de tenter un mauvais coup. Yan et Rian devaient certainement être dans la salle de réunion à évaluer la situation, à moins qu’ils ne se décident à la rejoindre directement pour passer à l’interrogatoire. Elle observait calmement le médecin soigner les plaies. Les créatures avaient les griffes acérées, il pouvait s’estimer heureux de n’en être pas mort.

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Re: Vivre ou mourir, il faut choisir...

Message par Rian McGregor le Dim 4 Juil - 20:06

Le guildien n'avait pas desserré les mâchoires pendant que Rian parlait et n'avait pas non plus tenté de contredire ce qu'il disait. Lui en fut-il reconnaissant ? Pas vraiment, c'était l'autre qui lui devait la vie après tout et pas le contraire.
L'informaticien suivit du regard l'autre rebelle qui désarmait et retirait l'oreillette de celui qui était à présent ni plus ni moins qu'un prisonnier. Ainsi c'était donc lui, Rian qui se retrouvait en quelque sorte à l'origine de la capture du commandor ? Cela le laissait de marbre tout comme le blanchissement de plus en plus intense de l'intéressé le laissait de marbre. Souffre donc, assassin.

Yan parlait et il lui fallu un instant pour analyser ce qu'il lui disait. Fidèle à lui-même pour tout dire, il prenait la responsabilité des événements et tentait de lui faire admettre que lui, Rian, n'y était pour rien. Un rictus mécontent passa sur son visage, il se sentait nauséeux. En fait il aurait aimé croire ce que le chef rebelle lui disait et même l'admettre, il aurait aimé pouvoir dire que tout était de sa faute et qu'il avait fait une gigantesque erreur en l'envoyant, lui, au contact mais au fond de lui-même il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il n'y aurait pas eu ce genre de problème si il avait été un peu plus compétent. Qu'est-ce que la rebellion pouvait bien avoir à faire d'un homme tout juste capable de tenir une arme par le bon bout et de viser un minimum pour peu que ses scrupules ne l'empêche pas purement et simplement de tirer ? Il observa à nouveau le guildien et regretta presque de ne pas l'avoir laissé mourir, juste pour se prouver qu'il en était capable. Il savait que ce n'était pas le cas, il n'était pas un soldat et c'était une tare dans le monde dans lequel il vivait. Comment combattre dans ces conditions ?

"Ne baisse pas les bras Rian et ne t'en veux en aucun cas."

Il ne répondit que par un grognement et un haussement d'épaule à peine correct. Yan pouvait lui donner des ordres mais il n'était pas sa conscience. Elle était libre de le harceler autant qu'elle le voudrait et rien de ce que pourrait dire le grand chef n'y changerait. Quand à baisser les bras ce n'était pas son genre, les rebelles n'avaient pas à s'inquiéter là dessus. Voyant tous les regards posés sur lui il se senti obligé de répondre d'un ton toutefois plus sec qu'il ne l'aurait voulu :

« Je vais bien, c'est bon. »

Autant il aimait être le centre de l'attention lorsque tout se passait bien pour lui autant pour le coup il aurait préféré qu'on lui fiche la paix. Aussi fut-il soulagé lorsque l'ordre de boucher les oreilles du prisonnier fut donné, il allait enfin pouvoir rentrer et peut-être s'isoler autant que possible même dans un si minuscule bunker...

Le retour fut long en grande partie à cause du traitement qui était infligé au prisonnier alors obligé de marcher les yeux bandées afin de ne pas pouvoir repérer le chemin du bunker. Bien sur il était guidé par ses gardiens mais ce n'était tout de même pas une mince affaire de se déplacer ainsi dans les souterrains et il trébucha plus d'une fois. Rian suivait non loin, il avait déverrouillé l'abri pour les prochains rebelles qui pourraient avoir besoin de s'y précipiter de la même façon que lui l'avait fait. Lui-même espérait bien ne plus avoir à le faire avant longtemps pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas l'intention de retourner en surface sans y être contraint et forcé. Il avait fait la preuve de son incompétence en ce domaine, qu'on le laisse donc en paix dans le domaine auquel il excellait, à savoir l'informatique. Ce serait bien plus prudent.
Le bunker ouvrit ses portes devant lui tout à coup, le tirant de ses pensées et il entra en tâchant d'ignorer les regards curieux des rebelles qui auraient aimé savoir pourquoi il rentrait sans ses camarades. Par chance leur curiosité allait plus sur la présence de Wienfield, tant mieux.
Celui-ci fut conduit directement en salle d'interrogatoire et Rian commença par aller se changer rapidement avant de jeter un œil aux différents réglages du système informatique de la base. Tout était en ordre mais il était rassurant pour lui d'être à nouveau dans son domaine. Lorsque vraiment il fut sur et certain qu'il n'avait plus la moindre excuse pour ne pas s'y rendre il se décida à trainer les pieds vers la salle en question. Nul doute que Lian et Yan y seraient, et nul doute aussi qu'ils voudraient qu'il y soit aussi. Peste de cette satané mission !


HJ : Et voilà ce rp est terminé. Merci à tous les participants et rendez vous dans la suite qui se déroulera à la base rebelle. Wink



[Suite ICI]

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