La lumière d'un nouveau jour

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La lumière d'un nouveau jour

Message par April Lewitt le Lun 5 Sep - 19:22

    Une douleur vive lui prenait la tête, elle ouvrit les yeux. Apparemment, elle était assise, ses jambes croisées sur le sol le lui indiquaient. Ses sens étaient en alerte, elle ne reconnaissait pas l'endroit, elle venait de regarder les alentours, toujours assise. Les bras le long du corps, elle déplia puis replia ses mains pour faire craquer ses os endoloris. Elle les posa face contre sol, s'appuya de tout son poids dessus et se releva. Sauf qu'elle retomba aussi sec, comme si elle avait perdu toute sa force, ou alors qu'elle avait dormi pendant plusieurs jours d'affilés. Elle ré-essaya, cette fois-ci, elle s'aida de ses jambes, les dépliant au fur et à mesure de son ascension. Se levant doucement pour ne pas brusquer sa colonne vertébrale, si toutes fois, elle était dans le même état que ses autres parties du corps.

    Une fois debout, elle regarda aussi loin que l'horizon et sa vue le lui permettaient. Elle distingua une énorme masse, ne voyant pas très bien à cause d'une lumière assez vive. Elle leva les yeux vers le ciel mais ne vit rien de spécial, enfin juste quelque chose qui semblait empêcher le soleil de passer correctement car il émettait des milliers de petits arcs-en-ciel, ne laissant entrevoir que partiellement un ciel bleu. Baissant son regard clair, elle le fixa sur la masse plusieurs centaines de mètres plus loin. S'approchant d'une vingtaine de mètres, elle commença à discerner des tours plus hautes les unes que les autres. Toutes d'une couleur claire, pour ce qu'elle pouvait voir, elles étaient blanches.

    Ne reconnaissant pas les lieux, elle se demanda où elle était. D'ailleurs comment était-elle arrivée là ? Et comment s'appelait-elle ? Elle s'examina rapidement, un jean simple, des chaussures en toile, pour la ville sûrement, un haut blanc, manches courtes, décolleté peu profond, mais laissant apercevoir son cou. Une chaîne y était accrochée, laissant prendre un anneau. Elle le prit entre ses doigts, le regarda attentivement, d'une couleur dorée comme une alliance, il n'y avait aucun joyau d'incrusté dessus. L'intérieur de l'anneau était vierge de toute inscription, pourtant, il semblait signifier beaucoup pour qu'elle l'ait sur elle. En bref, sa tenue ne lui rappelait rien, elle ne pouvait pas voir son visage, elle observa le reste de son corps, comme une globalité. Elle se sentait petite, ses cheveux longs, noirs, n'aidant pas à savoir qu'elle taille elle faisait exactement, ils s'arrêtaient sur ses hanches, à peu près la moitié de son corps. Ses mains étaient assez fines, pourtant ses ongles étaient courts, comme si elle se les rongeaient à cause de stress, elle n'en savait rien pour le moment. Elle nota qu'elle ne voyait presque plus son ventre, posant ses mains dessus pour toucher, voir à quoi il ressemblait, plat en apparence. Sa poitrine prenait pas mal de place, c'était ça qui lui cachait son ventre.

    Elle en avait fini pour le moment avec sa description corporelle, elle visa son regard une nouvelle fois sur ce qui semblait une ville. Baissant sa tête sur le côté droit puis du côté gauche, comme pour voir un point précis, elle vit s'approcher quelque chose. Elle se raidit, sa tête se relevant, son dos se redressant, comme un ressort. Et si cette chose, qui se révéla être un humain, lui voulait du mal ? Elle resta droite, ne bougeant pas, car cette personne, même si elle était méchante, elle pourrait peut-être la renseigner. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait vraiment, partir ou rester ? La personne arrivant, elle vit un homme, il avait l'air étrange mais il ne faut pas se fier aux apparences. Elle ne voulait pas parler, sa voix serait sûrement enrouée, comme tout ses membres l'avaient étés plus tôt.


Dernière édition par April Lewitt le Mer 7 Sep - 1:44, édité 1 fois
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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par Shane M. Lewis le Lun 5 Sep - 22:05

    « NON BORDEL CA C’ETAIT L’INTERUPTEUR ! »

    Shane se cogna le front contre le mur. Heureusement qu’il y avait une loi qui interdisait de balancer son apprenti par la fenêtre parce que le jeune homme tout désolé aurait fait un vol plané au travers du verre de la vitre pour atterrir lourdement sur le sol, quelques mètres plus bas, vivant, s’il avait de la chance, mort, s’il en avait moins. Des heures de travail venaient d’être perdues à cause de cet apprenti de pacotille ! Mais pourquoi on lui avait enlevé son Aaron, hein ? Lui, il comprenait. Lui, il voyait la différence entre un BOUTON et un LEVIER ! L’autre non ! Rah ! Très cher Aaron… Shane sortir son téléphone portable et envoya un rapide sms à son petit Ronron, un : « Tu me manques. » absolument professionnel dans un premier temps, mais très rapidement, il réalisa que le blond risquait de le prendre autrement. Il rangeait son Smartphone, totalement amusé, à un point tel qu’il en oublia de couvrir d’insultes son tremblant stagiaire. Il se surprit même à lui dire un « Bwarf… C’pas grave. » Non, vraiment, mon informaticien avait du se lever du bon pied ce matin. Si ce n’est qu’il avait un bleu sur le front en s’étant cogné contre le mur de désespoir, à un point tel que ses camarades de travail lui demandèrent de nombreuses fois à qui il avait foutu un coup de boule puis que Shane était souvent connu pour son caractère impulsif. Et à plusieurs reprises, il avait répondu qu’il n’avait fait que calmer sa peine en flirtant avec le mur.

    Ô comble du bonheur, son téléphone sonna pour lui signaler qu’une nouvelle oubliée était aux abords de l’enceinte et qu’il était convié à être son parrain et donc à aller l’accueillir. Et ce qu’il y avait d’encore mieux dans cette annonce, c’est qu’il allait pouvoir laisser son abruti de stagiaire sous les soins d’Enzo. Enzo était l’un des trois informaticiens d’élite avec Jeremy et Romain qui étaient sous les ordres de Shane. Aussi son subordonné était tout sauf ravi d’avoir à se coltiner ce novice en informatique alors qu’il avait d’autres choses plus importantes et plus intéressantes à faire. Avant de partir vers la surface, Shane conseilla à Enzo de faire des points de sauvegarde réguliers étant donné que l’apprenti qu’il lui avait confié ne semblait pas être capable de faire un geste sans tout casser. Aussi, mon Brigadier se fit une joie d’enfiler son casque et de grimper sur son velojet nouvellement acquis, de rouge métallisé coloré. Il passa rapidement par les réseaux et regagna la surface Noscoienne, il fallait dire que son bolide, dont il était des plus fiers, était très performant en matière de vitesse. Profitant de l’adrénaline, il s’arrêta presque au dernier moment, à une dizaine de mètres de sa nouvelle oubliée. Il retira son casque et le laissa sur son vélo de jet, et de sa main gantée de cuir, il ébouriffa ses propres cheveux d’un gris métallisé.

    « Bien le bonjour, mademoiselle ! Comment vous portez v… ? »

    Un ton terriblement enjoué, un grand sourire aux lèvres. L’un et l’autre s’effacèrent soudain en découvrant le visage de son toute nouvelle filleule. Non pas qu’elle était laide ou qu’elle avait un horrible truc qui s’était accroché sur sa peau. Bien au contraire. Mais ce qu’il avait vu figea Shane Lewis, bouche bée. Etait-ce possible ? Etait-il tombé de son lit ? Etait en plein rêve ou en plein cauchemar ? Il ne pouvait pas y croire. Il ne voulait pas y croire. Pas elle… Pas elle à Nosco. Qu’avait-elle pu bien faire pour arriver ici ? Le premier sentiment qui l’avait envahi n’était autre que la culpabilité. Sa faute… C’était de sa faute. S’il avait été là dans l’autre monde… Peut-être… Peut-être qu’elle ne serait pas ici…

    La chambre d’April était rangée à la perfection. Rien sur le sol, les livres bien ordonnés, bien classés, le lit fait au carré. C’était peut-être parce qu’il avait manqué de sa sœur que Shane était devenu maniaque. Une façon de combler son absence, en lui donnant l’impression qu’elle était passée par là pour tout ranger. Et puis soudain, la porte de la chambre s’ouvre avec brutalité. April sursaute et fixe l’intrus. C’est Jefferson (= Shane) qui clame sur un ton rageur :

    « Can’t you shut the fuck up ?! »[Tu ne peux pas la fermer ta grande gueule ?!]

    Même du haut de son mètre cinquante, Jefferson était terrorisant tant il était rouge de colère. April avait immédiatement fondu en larmes. Elle savait très bien compris la raison pour laquelle Jefferson lui hurlait dessus. Elle avait vendu la mèche ! Elle avait été tout raconter aux parents ! Il ne pouvait vraiment rien lui dire ! La peste ! Jefferson, comme Shane, avait ce penchant impulsif, alors il avait saisit sa sœur par le col et lui adressait un regard des plus noir à la fille en larmes :

    « SNEAK ! ASS-KISSING ! I am your brother ! How could you do it ?! »[Cafteuse ! Lèche-bottes ! Je suis ton frère ! Comment as-tu pu faire ça ?!]

    April pleurait de plus bel, bien incapable de se défendre, jusqu’à ce que Jefferson la relâche et quitte la chambre en claquant la porte derrière lui. Mais n’avait-il pas entendu une faible parole prononcée sur le ton brisé d’une petite fille, un « I just don’t want to lose you » [Je ne veux seulement pas te perdre] ? N’avait-il pas répondu brutalement un « already done » [déjà fait] ? Alors, il n’avait pas fait demi-tour pour réconforter sa sœur qui pleurait. Il n’en avait fait qu’à sa tête.


    C’était l’un de souvenir de sa vie d’autre fois qui lui revenait. Il l’avait déjà vu, ce souvenir, il en avait été troublé même. Mais le trouble qu’il avait connu n’était rien par rapport à celui qu’il connaissait, là, à cet instant. Il fixait la jeune femme, ses yeux d’un marrons très clair grands ouverts. Il n’arrivait pas à y croire. Sa sœur… Et la jeune femme qu’il avait à présent devant lui… La ressemblance était frappante. Mais il ne voulait pas y croire. Non… Il avança lentement vers elle, ses bottes foulant l’herbe, et il s’était accroupi, pour être presque à sa hauteur. Il espérait presque voir mal vu. Les traits de son visage ne pouvaient pas être ceux de sa sœur d’au-delà de Nosco, celle qu’il avait connu dans l’autre monde, celui dont il retrouvait quelques bribes de souvenirs égarés dans sa mémoire défaillante. Etait-ce elle ? Etait-ce un leurre ? Etait-ce seulement possible ? Toutes ses théories de Nosco s’en trouvaient chamboulées, et terriblement confirmées. Il la fixait, il la regardait, et son visage face au sien, se trouvait presque dans un miroir. Le même visage, la même peau pâle, les mêmes cheveux sombres, les mêmes yeux d’un marron très clair… Aucun reflet n’aurait pu être à ce point semblable.

    « April… »

    Souffla-t-il, égaré. Il aurait peut-être du se taire, cacher tout ceci aux yeux de tous. Répondrait-elle à ce nom ? Non, elle avait tout oublié. Le reconnaitrait-elle, lui ? Non, elle n’aurait pas plus de mémoire que cela. Mais comment réagirait-elle lorsqu’elle se verrait elle-même dans un miroir et qu’elle verrait à quel point elle ressemblait à Shane plus qu’elle ne ressemblait à quiconque à Nosco ? Et la population Guildienne ? Comment interpréterait-elle cette si surprenante ressemblance ? Comme un air de famille. Et si c’était elle, si c’était sa April… Si c’était sa sœur. Il tendit une main gantée et attrapa le menton de la jeune femme pour lui redresser le visage. Il ne voulait pas y croire… Et pourtant. C’était bien se visage, il ne pouvait pas s’y tromper. Avec quelques années de plus. A l’époque de son souvenir, April avait comme lui une quinzaine d’années. Maintenant, elle affichait la trentaine. Shane lui avait l’air d’avoir vingt ans… Et pourtant dans son souvenir, il s’était longuement demandé si April n’avait pas été sa jumelle ? Etrangement, la dizaine d’années de différence, correspondait aux dix années que Shane avait passées à Nosco. Il y avait tant de pensées qui traversaient son esprit à l’instant même, qu’il ne savait pas trop par où commencer.

    Et la petite, que devait-elle penser, hein ? Un type avec un bleu sur le front la fixait avec ses yeux de merlan frit et venait de lui prendre le menton. Elle aurait peut-être raison de partir en courant !
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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par April Lewitt le Mer 7 Sep - 1:45

    L 'homme qui venait vers elle ne semblait en rien méchant. Il passa sa main dans ses cheveux, puis commença à lui parler, mais il s'était arrêté brusquement. Elle supposa que sa question devait être comment allez-vous ? ou quelque chose du genre. D'ailleurs, comment se sentait-elle ? Perdue, ça c'était certain, elle avait peur mais plus autant qu'il y a quelques minutes, moins angoissée également. Elle le regarda dans les yeux, pour voir ce qui l'avait arrêté. Son regard devait se porter sur elle puisque c'était la direction qu'il fixait, peut-être derrière, elle y jeta un coup d’œil rapidement, pour voir si il n'y avait aucun danger. Elle ne pensait pas qu'il y en aurait, sinon l'homme ne serait pas resté planté ici comme un cactus dans un désert. Plusieurs minutes se déroulèrent ainsi, le silence primant. Un nom le brisant.

    Il semble comme résonner parmi le silence qu'elle entend, alors qu'il est seulement un son faible. Pourquoi ce nom ? Lui rappelait-elle quelqu'un ? C'était possible, mais bon, elle se trouvait normale, du moins, de ce qu'elle avait vu de son corps, elle ressemblait sûrement à n'importe qui, de quoi se fondre dans la masse lors d'une promenade en ville ou autre. Bien pratique cela dit en passant. Elle le regardait toujours, car même ne connaissant rien d'elle - du moins pour le moment, car elle était sûre que la mémoire reviendrait d'ici un ou deux jours, avec un peu de repos - elle pourrait peut-être trouver quelques réponses à ses questions. Du moins, juste le pourquoi du comment pour le moment. Vu l'état de stupéfaction de son interlocuteur, - enfin, l'homme qui lui faisait face, car avec le nombre de mots non-échangés, on ne pouvait pas tellement les qualifier d'interlocuteurs - il devait avoir un sacré problème.

    Il l'a surprise en prenant son menton dans l'une de ses mains et elle, ne sachant que faire, elle se laissa faire. Comment pouvait-elle donc réagir face à cet inconnu qui semblait la connaître ? Se détacher de sa prise et s'enfuir en courant aurait été malpoli, surtout qu'elle n'avait encore décrocher aucun mot. En y pensant, elle ne savait plus comment sa voix résonnait à ses oreilles. Elle dirait quelques mots lorsqu'elle pourrait bouger la mâchoire, assez inconfortable pour parler cette prise. Voulant tout de même parler pour au moins savoir à qui elle parlait, elle leva sa main gauche, la posa sur celle de l'homme et la lui décrocha de son menton. Sans y faire réellement attention, elle laissa sa main sur la sienne le temps qu'elles redescendent au niveau de leurs tailles. Elle remit sa main près de la seconde, devant son corps et les joignit. Elle réfléchit deux secondes a ce qu'elle allait dire. Un truc simple fera l'affaire.

    - Bonjour...

    Oups, raté ! Ce n'était pas ce à quoi elle s'attendait, elle avait l'impression que dix mille tonnes s'étaient abattues sur sa gorge et lui avaient broyé les cordes vocales, évidemment elle n'aurait pu parler si c'était réellement le cas. Sa voix était tellement enrouée que cela faisait plus un bruit sourd qu'une voix féminine. Elle préféra attendre que l'homme se remette de ses émotions avant d'en dire plus, car elle ne voulait pas se répéter, même si elle semblait patiente. Puis sa voix ne lui permettrait sûrement pas de faire moult divagations, donc, il fallait au mieux éviter de la faire se répéter. Fixant toujours la personne qui lui faisait face, elle attendit.
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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par Shane M. Lewis le Mer 7 Sep - 13:00

    Rien n’aurait pu masquer le trouble qui se lisait dans ses yeux clairs. Il était absolument perdu, troublé. Elle, April, sa sœur, ici à Nosco ? Shane était là depuis quelques années déjà, dix très exactement, il savait quelques connaissances sur Nosco et tous ses secrets enfouis. S’il savait à présent pourquoi lui-même il était arrivé à Nosco, il ignorait la raison de la présence de sa sœur. Avait-elle mal tourné, elle aussi ? Elle, élève si studieuse et sérieuse ? Qu’avait-elle fait pour se retrouver prise au piège de la prison Noscoienne ? Il ne voulait pas y croire. Et surtout, il n’en voulait. Les remords, plus que jamais le rongeaient. Il aurait voulu être dans l’autre monde pour être là, près de sa sœur, pour l’empêcher de tomber dans l’abysse. Qu’avait-elle fait ? Etait-ce de sa faute si elle était là ? S’était-elle remise de la rupture fraternelle que Jefferson Wheeler (ou Shane) lui avait infligée quinze ans plus tôt ? Elle avait tout oublié, le bien comme le mal. C’était peut-être mieux, pour elle. Il n’y avait plus de souffrance et qu’importe ce qui avait pu se passer, et qu’importe la raison de sa présence, elle avait oublié, elle ne souffrait plus. Il se mordit la lèvre inférieure. Il sentait cette petite douleur dans son cœur. Il aurait voulu qu’elle le reconnaisse, qu’elle se souvienne de lui. Mais c’était stupide, n’est-ce pas ? Personne ne se souvenait de quoique ce soit lorsqu’on arrivait près de l’enceinte. Alors, il se retrouvait avec une femme dont il était persuadé qu’elle était sa sœur, mais qui ignorait tout de lui.

    Elle avait retiré sa main gantée de sur son menton pour lui dire bonjour. Cette fois-ci, il ressenti pleinement ce pincement au cœur. Il avait peut-être espérer qu’elle lui donne une réponse de parole plus fructueuse que celle de son regard. Mais sa mémoire était si vide, si vierge. Il n’y avait plus rien. Plus rien de ses souvenirs, plus rien de son passé, plus rien de ce qui avait pu se produire. Il aurait voulu qu’elle lui raconte tout ce qu’il y avait eu. Sa vie à elle, pour qu’il la connaisse, sa vie à lui par le même sens, et surtout ce qui s’était passé, dix ans plus tôt. Peut-être que ça l’aurait réveillé, peut-être qu’il se serait souvenu. Il la regardait comme on regarde un trésor, celui qui est dans le coffre cadenassé sur lequel il fallait donner un bon coup pour qu’il s’ouvre. Mais il n’avait vraiment pas le cœur à brutaliser April. Pas le moins du monde. April. Il l’avait appelée April. C’était son vrai nom. Rares étaient les gens qui avaient le même prénom à Nosco qu’autrefois. Mais comment pourrait-il lui donner un autre prénom que celui-là ? C’était le sien. Il n’aurait pas été capable de l’appeler Sarah ou Emilie, tant April résonnerait à ses oreilles comme l’écho du passé. Shane avait lui-même était Jefferson. Un nom tout étranger au sien et qui était devenu pourtant ce lui-même qu’il était à Nosco. Il ferma les paupières, prit une profonde inspiration et soupira. Tant pis. Ainsi soit-il. Il n’y pouvait rien. Elle avait oublié, et si Joshi le voulait, elle retrouverait ses souvenirs. Alors un sourire protecteur s’était installé sur ses lèvres :

    « Bienvenue à Nosco. Je m’appelle Shane Mael Lewis. Je suis informaticien de la Guilde et j’ai été appelé pour venir t’accueillir. Tu seras ma filleule, si tu le veux bien. »

    Et tu es ma sœur, si tu le savais. Shane avait l’affreuse tendance de couver ceux et celles qu’il parrainait, s’agissant d’April, il savait qu’il garderait perpétuellement un œil sur lui. Elle ne le saurait pas, il ne le lui dirait pas. Ce n’était pas en fait l’envie qui créait son manque, mais l’interdiction Guildienne de retrouver les brides d’un passé oublié. Il rongeait son frein comme un enfant frustré, et il espérait au fond de lui qu’elle retrouverait cela par elle-même, sans qu’il n’ait à ce mettre en faute. Et quand bien même, plus tard, elle découvrait elle-même que leur ressemblance physique, viendrait-elle vers lui en toute connaissance de l’interdiction ? Peut-être que non. Il veillerait sur elle, sans nul doute, il essaierait du mieux qu’il le pourrait de saisir cet instant où elle aurait trouvé elle-même la vérité, et peut-être qu’il le lui dirait. Mais pour le moment, l’instant présent, non. Il se leva finalement et lui tendit une main gantée pour l’aider à en faire autant.

    « Allez viens. Tu ne vas pas rester ici, toute seule. La Guilde accueille les nouveaux venus à Nosco pour qu’ils ne soient pas pris au piège éternel de leur nudité financière. Je vais t’aider. Tu es à Nosco, tu ne peux pas en sortir. L’enceinte qui nous entoure a fait depuis longtemps une prison de la cité. Mais nous ne sommes pas malheureux pour autant. La ville s’est édifiée et nous fonctionnons de la manière la plus perfectionnée possible. Nous cherchons à intégrer les nouveaux venus en leur donnant suivi, toit, besoins de première nécessité, de l’argent et un métier pour vivre à l’avenir. Je sais que ça peut te paraître beaucoup d’un seul coup, tu ne te souviens de rien, n’est-ce pas ? Pas même de ton nom ? »

    Il aurait voulu s’achever d’un bon dernier coup, celui qui lui confirmait qu’elle ne savait plus rien et que tout était à reconstruire. Leur complicité, leur passé, rien n’avait plus d’importance. Comme à chaque fois que quelqu’un arrivait à Nosco, c’était un éternel recommencement, un nouveau début, une nouvelle histoire. C’était presque troublant au fond, mais avait-il vraiment d’autre choix que celui de l’accepter ? Il aurait voulu la prendre dans ses bras et l’y serrer fort. Mais aurait-elle compris ? Aurait-elle pris peur ? L’aurait-elle pris pour un psychopathe ? Alors, non, il n’avait rien fait, il n’avait pas bougé, il ne l’avait pas câlinée. Rien, juste l’indifférence d’un parrain chaleureux. Et c’était tout.

    « April, ça te convient comment prénom ? »

    Demanda-t-il alors. D’ordinaire, il était infertile d’imagination et laissait à son filleul le choix de son prénom et de son nom, mais ça lui tenait presque à cœur qu’elle s’appelle ainsi. Si elle n’en voulait pas de ce prénom, alors il la laisserait choisir, mais dans son cœur, elle resterait April. La visite médicale n’annonçait plus que nécessaire, dans un premier temps, après l’enregistrement. Il espérait pouvoir croiser Kim et lui demander une analyse ADN pour confirmer ses doutes, mais sans même cette analyse, il en était certain, il le sentait : elle était sa sœur.
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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par April Lewitt le Jeu 8 Sep - 19:42

    I l venait de fermer les yeux durant deux petites secondes et les rouvrit ensuite. Il la fixa puis commença à parler, indiquant où ils étaient, comment il s'appelait, quel métier il exerçait et il lui dit qu'elle était sa filleule. Donc Nosco, voilà un bien étrange nom pour une ville, que cela voulait-il signifier ? Elle ne chercha pas à comprendre tout de suite, il lui faudrait sûrement un ou deux livres avant de tout trouver. Alors il s'appelait Shane et était informaticien pour la Guilde. Avec seulement deux phrases, elle se posait encore plus de questions que s'il n'avait rien dit. Qu'est-ce qu'était la Guilde ? Tout cela était bizarre, elle n'avait jamais entendu parler de quelque chose de ce genre, du plus loin dont elle se souvienne. C'est à dire, depuis qu'elle a ouvert les yeux plutôt. Et comme ça, ce Shane était venu pour l’accueillir ? Gentille attention, elle s'en souviendrait, enfin, elle espérait qu'elle s'en souviendrait. Et puis, le dernier mot qui lui semblait important dans sa phrase, était filleule. Pourquoi ce mot ? Elle pensa qu'elle aurait bientôt des réponses, puis elle en était certaine, elle retrouverait sa mémoire perdue d'ici un jour ou deux, le temps que tout se remette en place dans sa petite tête.

    Elle ressassait ces questions en boucle dans sa tête quand même, elle ne voudrait pas les oublier car elle voulait obtenir des réponses. Shane, comme il s'était levé, l'invita à en faire de même en lui tendant la main. Elle l'attrapa et se redressa comme elle le put. Une fois debout, elle n'eut le temps de s'épousseter qu'il entamait un discours pour lui expliquer rapidement qu'il allait l'aider, durant le temps qu'elle s'intègre ou quelque chose du genre. Là aussi, elle tiqua sur une phrase. Comment savait-il qu'elle ne se souvenait de rien ? Il ne pouvait tout de même pas lire dans ses pensées n'est-ce pas ? Elle avait peur que ce qui se passe dans se tête ne reste pas secret. Certaines choses n'avaient pas besoin d'être dites, ni entendues, ni découvertes, tout simplement. Il commençait vraiment à lui faire peur. Pourquoi voulait-il qu'elle trouve un nom ? Elle en avait déjà un, tout le monde avait un nom, et à ce qu'elle savait, elle n'était un bébé à qui l'on attribut un nom. Puis même, on ne choisit pas son nom, ce sont les parents qui choisissent, à la naissance de leur enfant. Ce serait bizarre si l'on attendait que chaque enfant soit en âge de choisir leur prénom et qu'une fois arrivé à l'école, ils aient tous le même. Improbable certes, mais c'est une façon de parler.

    Bon, dans le coup, il attendait un réponse non ? Ah ben non, il lui reposa une question, celle-ci était de savoir si April lui convenait. Devait-elle accepter de porter le nom de quelqu'un d'autre ? Puisque d'après ce qu'elle en avait déduit, elle lui rappelait quelqu'un, et être un souvenir ou hommage ou quelque chose qui y ressemblerait ne lui plaisait pas. Chacun avait déjà une identité non ? Et puis, elle avait déjà un nom, elle allait lui en faire part, après tout, il était là pour l'aider.

    - Excusez-moi, mais je n'ai pas déjà un nom ? Je sais bien que je ne me souviens pas pour le moment, mais d'ici un ou deux jours, je me souviendrais. J'en suis sûre !

    Bien qu'elle ne savait pas ce qui le tourmentait à ce point, mais ces yeux lui disaient que c'était de sa faute, que ce nom était pour elle. Elle s'en voulu immédiatement, elle ne voulait faire de mal à personne, surtout pas à cet homme qui avait eu la gentillesse de venir la trouver ici. Il était son premier contact humain depuis qu'elle avait ouvert les yeux, elle ne voulait pas le faire fuir à cause d'une bêtise non voulue. Pour cela elle se rattrapa le plus vite possible :

    - Je suis désolée, je voulais pas vous contredire. Mais je pense vraiment qu'il faudrait attendre un jour ou deux non ? Je pense que j'ai seulement eu un choc à la tête, sûrement assez violent, pour me rendre amnésique durant un court laps de temps. Vous croyez ?

    Elle, elle y croyait dur comme fer.



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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par Shane M. Lewis le Ven 9 Sep - 12:23

    Il avait saisi sa main et l’avait tirée vers le haut pour l’aider à ce relever. Ce n’avait pas été spécialement difficile. Shane était un homme, elle était une femme, la différence de corpulence faisait qu’il pouvait la redresser sans effort. Et puis Shane n’était pas le genre d’informaticien boutonneux restant sur sa chaise 24 heures sur 24. Il s’entraînait physiquement, il avait aussi apprit à manier les armes. Il était brigadier de la Guilde, il était donc un soldat. April était comme dans ses souvenirs, c'est-à-dire plus petite que lui. Et c’était dire puisque Shane faisait à peine le mètre soixante dix. April avait de très longs cheveux noirs, allant jusqu’au niveau des reins. De ce qu’il avait connu d’elle, elle avait souvent eu les cheveux attachés en arrière, et ses mèches avaient souvent côtoyés ses épaules sans vraiment descendre plus bas. Elle avait changé, elle avait grandi. Elle devait avoir une trentaine d’années, le temps avait laissé un peu plus sa marque sur elle que sur Shane qui n’affichait d’une éternelle vingtaine. Elle avait, plus qu’à ses quinze ans, les formes d’une femme. C’était une poitrine et des hanches qu’elle avait, et qu’elle n’avait pas eu lorsqu’il se souvenait de l’adolescente qu’il avait fréquentée. Elle s’habillait toujours simplement. April avait eu l’art de ne pas être excentrique, elle ne semblait pas avoir changé. Et il admirait cette simplicité toute adorable.

    Ca lui faisait bizarre de la revoir, ici, à Nosco. Elle qu’il croyait avoir perdu à tout jamais, que ce soit à Nosco ou avant Nosco. Il s’était brouillé avec sa sœur au moment de l’adolescence. Peut-être avait-il eu de nouveau contact avec elle, plus tard, suffisamment pour qu’il se souvienne de son visage, en colère contre lui, et Shane qui l’avait envoyé balader. Il ne se souvenait pas de tout, certaines zones d’ombres guettaient son passé d’oublié. Mais il était certain que Shane avait quitté le domicile familial vers l’âge de quinze ans. Peut-être avait-il renoué avec sa sœur, deux ou trois années plus tard. Mais avant de disparaître dans les nimbes de Nosco, il avait vu cette scène où il se disputait avec sa sœur. Il savait que ce n’était pas une petite dispute, il y avait eu de la rancœur dans les yeux d’April à ce moment là. Et aujourd’hui, April avait tout oublié. Pouvait-il alors tout lui dire et surtout lui raconter qu’il l’avait déçue au point qu’ils décident que leur chemin ne se recroiseraient jamais plus. Et pourtant, il avait encore la preuve sous les yeux que Nosco était surprenante. Peut-être avait-il alors, avec Nosco, avec April, une nouvelle chance de tout recommencer. La situation était différente. Avant, Shane avait été un cancre, loin des ambitions de ses parents de le voir devenir avocat, docteur ou il ne savait quel métier de formation supérieure. A Nosco, il était un membre d’élite en son domaine, celui de l’informatique. Peut-être qu’April serait un peu plus fier de lui et de sa réussite que celle qu’il avait connu autrefois.

    « Si. Tu dois probablement en avoir un. La coutume veut que chaque nouveau né reçoive son prénom de ses parents et qu’il en garde attache toute sa vie. »

    C’était un léger sourire, amusé, qui s’effaça lentement, perdu. Shane n’avait pas toujours été nommé Shane Mael Lewis. Il avait été, si ses souvenirs brumeux étaient exacts, celui qui avait été nommé Jefferson Wheeler et qu l’on se plaisait à appeler Jeff, plus court. Aujourd’hui, il était Shane Lewis. Il n’était pas certain qu’il préfère l’une ou l’autre de ses deux vies. Il y avait du bon et du mauvais dans ce qu’il avait vécu. Mais quitte à mieux vivre l’instant présent, il aimait être à Nosco. Ici, il avait une bonne situation professionnelle et financière. Il avait de bons amis, d’excellents collègues. Il avait aussi une personne dans sa vie, quelqu’un qu’il aimait plus que tout. C’était son amour caché, parce que leur relation aurait perturbé les mœurs noscoiennes et il aurait peut-être perdu beaucoup en le vivant au grand jour. Mais soit, ce n’était pas grave. Alors il était heureux à Nosco. D’autant plus que, surtout, Jefferson Wheeler était un assassin. Il portait des gants à Nosco, c’était bel et bien parce qu’il n’aimait pas ses mains. Elles s’étaient serrées sur la gorge d’un homme jusqu’à ce que la respiration s’en coupe. Il avait encore en cauchemar cette vision retrouvée de cet homme qui devenait bleu lorsque Jefferson, fou furieux, lui avait ôté la vie. Il n’en était pas fier. Il préférait Nosco, en partie par lâcheté. Peut-être aurait-il mieux qu’il affronte son passé et assume ses erreurs. Il ne le voulait pas, il n’était pas près. Il était presque certain qu’il y avait dans son passé quelque chose qui pourrait expliquer ce meurtre. Il avait été un cancre, mais il n’avait pas pu être un mafieux. Alors, qu’est ce qui avait fait basculer sa vie ?

    « Un choc à la tête ? Tu n’as rien à la tête. Tu n’as pris aucun choc. Et ça ne reviendra pas dans un ou deux jours. Ca ne reviendra jamais. C’est perdu, oublié, disparu. Il n’y a plus rien de toi d’autrefois. C’est terrifiant, j’en conviens. Cela fait dix ans que j’attends, moi, je n’ai rien de plus qu’au premier jour. J’étais comme toi. Je suis arrivé ici, j’avais tout oublié : ma vie, ma famille, mon nom. Je ne savais pas ce que je faisais ici, Nosco ne me disait rien. Sache que je n’en sais pas plus aujourd’hui. Ni toi, ni moi, ni eux tous. Il est impossible de savoir. »

    Eux tous, c’était la population Noscoienne. Tous avaient été frappés de la même malédiction. Tout était perdu et disparu. Il n’y avait plus rien. Shane, avec le temps, avait retrouvé tout au fond de lui certain morceau de son passé. Il avait presque compris ce qu’était Nosco. Mais, il était interdit d’en parler ou de s’en vanter. Alors il se taisait. Quitte à devoir offrir à April, sa chère sœur, un abominable mensonge. Peut-être qu’elle finirait par retrouver tout ça par elle-même, alors peut-être que ce serait un dénouement à toute cette histoire. Pour le moment, il se tairait, mais garderait sur elle, un œil très attentif. Il posa ses deux mains gantées sur les frêles épaules de sa filleule et sœur. Il plongea ses yeux dans ses identiques semblables. Ses pouces étaient peut-être entrés un peu dans sa peau : il était nerveux. Il ne lui avait pas fait mal, mais il tenait ses épaules comme quelqu’un qui voulait la protéger, la prendre dans ses bras sans oser le faire. Il était désolé pour elle. April avait très certainement eu une belle vie avant Nosco, une réussite sans bémol. Alors pourquoi était-elle rendue ici ? Que faisait-elle à Nosco ? La question l’intriguait et le chamboulait. Il resta un bref instant silencieux alors de répondre enfin, d’une manière très calme, et aussi rassurante qu’il le pouvait :

    « Ton amnésie est, comme pour nous tous, irréversible. Je sais que cela peut te paraître étrange, mais nous sommes tous comme toi, nous sommes tous des amnésiques. Alors, non, je ne crois pas que cela puisse te revenir dans deux ou trois jours. Tu devrais faire une croix sur tes souvenirs. Et je t’invite à faire le deuil de ton passé. »

    Il serrait les dents, ses mâchoires l’une contre l’autre. Il laissa ses mains glisser de ses épaules le long de ses bras, l’effleurant seulement, et il avait pris ses deux petites mains, dans les siennes, plus fortes et masculines. Il aurait voulu faire plus pour elle. Plus que pour tous les filleuls qu’il avait pu avoir autrefois. Il aurait voulu l’aider, claquer des doigts pour que tout lui revienne. Il faudrait être patient, et se faire ami du silence. Et advienne que pourra. Il ne pouvait rien faire de plus. Il avait le regard assombri par la peine et l’angoisse. Il lui demandait de laisser tomber son passé, et par la même d’abandonner Jefferson et April Wheeler à leurs sombres abîmes. Dans les abysses béantes, tout sombrait. Mais peut-être qu’un jour, tout ceci serait porté à nouveau à la lumière. Il frotta ses pouces gantés sur le dos des mains de la jeune femme, comme pour la rassurer, lui dire qu’il était là, pour elle, et pour l’avenir, qu’il ne la laisserait pas tomber. Il fallait à présent qu’elle crée sa nouvelle identité. April, ce serait son prénom, certainement, si elle le voulait. Pour son nom… Et bien, il aurait bien voulu lui donner le sien, mais ce serait se trahir lui-même. Il la voulait indépendante de lui-même. Il fallait qu’elle grandisse et qu’elle déploie ses ailes, sans qu’il ne l’étouffe. Mais il ne voulait pas l’éloigner trop de lui. Elle verrait bien elle-même dans un miroir : elle ressemblait à Shane, comme il lui ressemblait. Ils étaient deux identiques et des tests ADN ne tarderaient pas à le confirmer.

    « N’y pense plus, il faut que tu penses à ton avenir à présent. Nosco va être ta nouvelle maison. En fait, ce qui me frappe chez toi, c’est que tu me ressembles beaucoup… C’est troublant. Mais c’est sans importance. Veux-tu d’April ? Ou vas-tu continuer à vouloir ronger vainement ton passé ? »
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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par April Lewitt le Sam 10 Sep - 13:03

    Quoi ? Comment ça, elle ne retrouverait pas sa mémoire ? Et si elle avait une famille qui l'attendait, un mari, des enfants, elle s'en voudrait énormément de les oublier. Elle était certaine qu'elle commettrait un crime, le plus terrible de tous, celui d'oublier ceux que l'on aime plus que tout. L'oubli est terrible, elle commença à pleurer, ne sachant pas quoi faire, elle avait peur en fin de compte, peur d'abandonner un monde qui lui était cher, peur de se faire détester si jamais elle retrouvait sa mémoire et allait retrouver sa prétendue famille. Bien qu'elle ne dise plus rien, elle continua d'écouter soigneusement Shane.

    Alors là, avait-elle le droit de le détester ? On n'invite pas quelqu'un à faire deuil d'un passé oublié, on peut aisément faire le deuil au bout de quelques années, mais pas deux minutes après que l'on ait apprit la nouvelle peu réjouissante. C'est pareil avec une personne proche qui meure, elle ne pourrait jamais faire son deuil cinq minutes après l'annonce terrible. Encore, une personne que l'on ne connait pas, ou que l'on déteste, cela irait possiblement plus vite ou alors cela laisserait l'indifférence prendre place. Les larmes glissant toujours le long de ses joues, elle baissa la tête, elle avait honte de ces larmes, elle ne devait pas pleurer, il n'y était pour rien lui. Shane voulait l'aider de ce qu'il lui avait dit. Elle sentit une pression sur ses épaules, elle leva son regard du sol, sans toutefois lever la tête, et vit deux bras tendus. Elle les vit descendre le long de ses propres bras et attraper ses mains.

    Plusieurs dizaines de secondes plus tard, elle ré-entendit sa voix, il lui disait de ne plus y penser qu'il fallait qu'elle pense à son nouveau futur. Également qu'elle lui ressemblait, que c'était troublant mais sans importance. Il lui redemanda si elle voulait bien d'April - elle accepterait cette fois-ci - ou si elle continuerait à chercher une cause perdue. Il était bien gentil, mais comment pouvait-elle ne plus y penser ? Il va lui refaire perdre la mémoire ? Cela semblait une bonne idée, mais elle ne se laisserait non plus pas faire, ensuite, de plutôt penser à son futur. Elle ne pouvait pas penser à un futur maintenant, elle n'avait même pas de prénom, ni de nom, elle ne se souvenait de rien, comment faire pour le savoir ? Au fil du temps sûrement. Puis, encore une fois, une phrase la troubla plus que nécessaire, celle où il lui dit qu'elle lui ressemblait, que c'en était troublant, elle ne savait pas quoi penser de tout ça. Beaucoup trop de questions lui venaient en tête, elle ne s'en sortirait jamais.

    - J'accepte de porter le nom d'April, mais ce n'est pas pour autant que j’arrêterai de chercher ce qu'il s'est passé pour que je perde ma mémoire. Le mieux serait de m'en souvenir, imaginez si j'ai un mari et des enfants qui m'attendent, ils vont s'inquiéter de ne plus revoir leur femme/mère. Ils seront triste, et je finirais par l'être aussi. Comment se conforter à une vie quand nous savons qu'il y en a une autre qui nous attend quelque part, même si cette dernière s'est perdue ?

    Elle n'attendait pas spécialement de réponse, c'est seulement qu'elle avait eu besoin de sortir ces mots. Et malgré sa voix tremblante à cause de ses pleurs, elle avait réussi à tout dire sans trop bégayer. Elle ne voulait pas non plus que Shane prenne mal ces paroles, mais elle savait qu'il comprendrait bien qu'elle était perdue et troublée, enfin, elle espérait qu'il comprenne. La tristesse n'est pas un sentiment qu'elle aime mais comme toute personne normalement constituée, elle devait en faire l'expérience et les frais, tout au long de sa vie. De ses deux vies.

    Elle releva la tête et croisa le regard de son interlocuteur. Lui demandant silencieusement qu'elle serait la marche à suivre pour la suite de son voyage permanent dans cette ville nommée Nosco.




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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par Shane M. Lewis le Sam 10 Sep - 21:58

    Son cœur se sera bien d’avantage lorsqu’il vit des larmes couler sur les joues de sa petite April. Il aurait voulu lui épargner ça. Mais au fond, il en était ainsi. Avait-il pleuré lui ? Non. Bien sûr que non. Il était un homme, et les hommes n’étaient pas faits pour pleurer. Il n’en demeurait pas moins vrai qu’il avait eu mal tout au fond de lui. Tourner la page et se retrouver face à une vierge, sans plus aucun moyen de lire les antérieures pour écrire une suite cohérente de l’histoire. N’avait-il pas connu le désarroi dans lequel on sombre lorsqu’on ne sait plus qui l’on n’est et qui on a toujours voulu être ? Que si. Mille fois si. Dans son lit, il avait longuement regardé le plafond, des heures et des heures, murmurant diverses prénoms dans l’obscurité jusqu’à ce qu’un peut-être, lui rappelle quelque chose. Il n’y avait jamais rien eu. Et pourtant, il avait nommé Jefferson, April, Ruth et Wyatt. Il avait aussi nommé Dan son ami, Mary sa petite amie et aussi Baker son ennemi juré. Mais jamais rien ne lui était revenu en mémoire dès le début. Avec le temps, il avait collé certains morceaux. Aujourd’hui, il y voyait un peu plus clair. Il savait un peu mieux qui avait été Jefferson Wheeler, et pour autant, son autre lui restait un étranger tant qu’il ne saurait pas tout de lui. April s’était mise à pleurer. Il avait passé ses mains gantées sur ses joues pour effacer l’eau qui y coulait. La dernière fois qu’elle avait versé des larmes à cause de lui, leurs chemins s’étaient séparés et Jeff avait quitté le domicile familial. Aujourd’hui, il ne referait plus la même erreur. Peut-être était-ce un signe à nouveau. En définitive, la seule personne qu’il aurait voulu voir en dehors de Nosco, c’était bien April Wheeler. Mais maintenant qu’elle était entre les murs de la ville, il avait bien encore moins de raisons de vouloir partir. Etait-ce là le message qu’il ne savait trop qui, Joshi ou ses paires, voulait lui faire passer ? Etait-ce pour lui dire que sa maison était à Nosco et nulle part ailleurs ?

    « Ne pleure pas April… Tu n’as pas à avoir peur. »

    Peur. Comment savait-il qu’elle avait peur ? Au fond, cela aurait pu n’être que de la tristesse ou toute autre chose que de la peur. Mais il finissait par ne connaitre que trop bien April. Elle n’avait, semble-t-il, pas changé. Alors peut-être s’était-il trahi. Ce détail, plus un autre, plus un autre. Combien de temps faudrait-il à sa sœur pour qu’elle découvre la vérité ? Et pourtant, la quête de son passé était interdite à Nosco. Si elle découvrait leur passé commun, comment réagirait-elle ? Lui en voudrait-elle de ne rien lui avoir dit ? Ou penserait-elle que Shane ne sait rien de ce passé oublié ? Et si elle revenait vers lui, et qu’il lui parlait d’un souvenir qui lui serait revenu. Devant tout le monde, devant les caméras, devant les yeux de la surveillance. Il ne fallait pas que cela éclate au grand jour, alors, il vaudrait mieux certainement qu’il le lui dise un jour, à l’abri des caméras dans une chambre ou une salle de bain. Mais comment pourrait-il le lui dire ? Comment trouverait-il le courage ? Non, résolument, il n’était pas prêt pour cela. Il n’en demeurait pas moins vrai que ça lui faisait de la peine de la voir pleurer. Alors, il l’avait prise dans ses bras, comme un frère aurait voulu réconforter une sœur. Et pourtant, pour le cas de Shane et April, il s’agissait véritablement d’un frère et d’une sœur. Qui l’aurait cru ? Certainement pas Shane. Il avait fini par se dire, au fil du temps, qu’il resterait à Nosco et qu’il ne reverrait plus April, qu’il ne pourrait jamais lui demander pardon, qu’il ne pourrait plus jamais revenir en arrière, que c’était fini. Nosco était alors un recommencement. On lui rendait April. Etait-ce alors un premier pas pour l’aider à se faire pardonner de ses fautes ? D’en subir les conséquences, affronter ses erreurs, assumer ses actes. Et ses actes étaient que 15 ans plus tôt, il lui avait fermé sa porte. Et que, cinq années plus tard, il avait refait la même erreur. Et aujourd’hui, dix ans encore plus tard, était-il destiné à rejouer la même note que le sort lui imposait ?

    « Je ne voulais pas te faire de la peine… Il fallait que tu saches qu’avant n’existe plus… »

    Il s’était mordu la lèvre inférieure. Et puis il avait fermé les yeux. Il n’aurait su dire si elle avait la même odeur qu’autre fois. Dans ses souvenirs, il n’avait eu sa sœur entre ses bras d’une seule fois. Ils étaient de si petits enfants, à jouer dans les cartons de déménagement, alors que Wyatt Wheeler tentait de mettre de l’ordre dans tout ce qu’ils avaient à emmener pour s’installer à New York. Sa sœur avait eu cette odeur de bébé, cet odeur d’enfant, celle avec du sucre des bonbons grignotés discrètement entre deux repas. Ca avait le son de rires qui éclatent quand l’innocence puéril laisse loin de soi les tracas de la vie. C’était fini. Aujourd’hui, ils n’étaient plus des enfants, ils avaient appris à grandir l’un et l’autre, l’un sans l’autre. Il finit par relâcher doucement son étreinte, les mains sur les épaules de la jeune femme néanmoins, pas prêt de la lâcher. Il veillerait sur elle, comme un cafard, caché sous les yeux des caméras de Nosco s’il le fallait, il était un bon informaticien. Il soupira. April s’entêtait à vouloir retrouver son passé, ses souvenirs oubliés. C’était interdit par la Guilde. Comment pouvait-il le lui dire sans avoir à lui imposer l’interdiction ? Il fallait qu’il lui explique, qu’il lui fasse comprendre pourquoi il ne fallait pas. Mais dans la Guilde, il n’y avait jamais vraiment eu de pourquoi qui trouva la moindre réponse.

    « Et quand bien même tu retrouverais tout cela –ce que je doute – que feras-tu ? Qu’est ce que cela changerait ? Tu es enfermée à Nosco. Nous sommes tous pris dans l’espace clos de l’enceinte. Tu ne retrouveras ni famille, ni amis, si qui que ce soit. Tu ne pourras rien y changer, et tu vivras avec ton fardeau. Est-ce cela que tu souhaites ? Ce que tu ignores ne peut te faire de mal. Oui, tu as laissé des gens qui t’aiment et que tu aimes derrière toi. Ca ne t’avancera à rien de mettre des noms et des visages sur ces gens là, si ce n’est pour alimenter tes cauchemars. Tu ne peux pas t’en souvenir. Il y a des gens ici qui disent le contraire, je n’y crois pas. Ce ne sont que des images farfelues d’un rêve imaginaire, ni plus ni moins que des mensonges qui servent à alimenter les livres d’histoire. Crois-moi April. Cela fait dix ans que je suis ici et jamais rien ne m’est revenu. J’ai fini par arrêter de chercher, car à courir vainement dans les méandres de l’oubli, tu finiras par te perdre toi-même. Tu auras oublié ton passé, mais en plus, tu oublieras ton présent et ton avenir. Des gens sont venus fous par cela. C’est pourquoi chercher un hypothétique passé est interdit à Nosco. Tout comme il est interdit de tuer. L’un et l’autre rendent fous et aliènent. Fais-moi confiance April, je suis là pour t’aider. »

    Un léger sourire apparut sur ses lèvres, doucement, comme s’il cherchait à la réconforter. Il baissa les yeux finalement :

    « On doit aller t’enregistrer, te donner le nécessaire pour vivre correctement le temps que tu aies un métier et donc un salaire. April… »

    Il releva ses yeux clairs dans les siens si semblables :

    « Tu me fais confiance ? »

    Confiance, un peu pour tout. Confiance pour la présent, et pour l’avenir, et confiance aussi pour le passé qui resterait introuvable à jamais, selon ses dires ben lointaines de ce qu’il pensait vraiment.

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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par April Lewitt le Dim 11 Sep - 1:26

    Ne plus pleurer, bien facile à dire, mais bien moins à faire. Les larmes ne voulaient pas s'arrêter et elle, elle n'avait pas la volonté de les arrêter non plus. De plus, il l'avait appelée April, il allait falloir qu'elle s'y habitue mais elle l'avait accepté et maintenant elle allait devoir y répondre. Et puis, comment savait-il qu'elle avait peur ? Cela se reflétait-il à ce point dans son regard ou était-ce un pur hasard ? Elle ne saurait le dire. Pourtant, elle avait l'impression que ce n'était aucun des deux, pourquoi, elle ne saurait le dire non plus. Et comme elle pleurait toujours, il semblait avoir eu pitié d'elle car il l'a prit dans ses bras, et là, elle était bien, comme en harmonie avec la chaleur des bras qui l'entouraient. Elle s'y blottie encore plus, ne mesurant pas les conséquences de son acte. Elle entendit simplement, avec ses sanglots qui lui brouillait momentanément son audition, qu'il ne voulait pas lui faire de la peine, mais elle eu le sentiment que c'était elle qui lui faisait de la peine. Elle n'entendit pas la fin de sa phrase mais elle enfouie sa tête dans son cou, cherchant du réconfort.

    Il se détacha d'elle alors qu'elle allait commencer à s'endormir, bercée par leurs respirations. Elle s'était calmée et ses larmes n'étaient plus que des traces sillonnant ses joues. Il valait mieux qu'elle ne s'endorme pas de suite, elle sentit donc les mains de Shane sur ses épaules, comme s'il la maintenait debout. Ses mains à elle s'étaient accroché au haut de l'homme et elle ne les avaient pas enlevées. La seule force qu'elle semblait posséder s'était réunie dans ses poings. Sa tête baissée, elle l'écouta lui expliquer certaines choses ou lui mettre ce qui semblait, un peu de plomb dans le crâne, lui ressassant qu'il ne fallait pas chercher son passé. Qu'elle se perdrait dans des souvenirs inventés de toutes parts de son imagination, en quelque sorte. Il dit aussi qu'il ne fallait pas tuer quelqu'un, logique en soi, on ne tuait pas quelqu'un impunément, cela entraînerait des causes sûrement irréversibles comme la folie ou le regret. Elle ne voulait pas subir ce genre de chose, ne pas se retrouver dans un hôpital psychiatrique alors qu'elle ne l'avait pas chercher. Il avait réussit à la dissuader pour le moment. Il était là pour l'aider, d'après ses dires. Ayant entre-temps relevé la tête, elle vit son léger sourire, puis ce fut lui qui baissa les yeux.

    Il reprit la parole pour lui expliquer la suite des évènements, que très brièvement apparemment. Puis il lui demanda si elle lui faisait confiance. Quelle question.. Elle ne savait pas, elle avait été bien lorsqu'il l'avait pris dans ses bras, pourtant, elle ne le connaissait pas. Sa conscience lui dicta de s'en méfier, elle ne savait pas de quoi il était capable, il pourrait très bien la livrer aux autorités dès qu'ils seraient arrivés vers la ville, néanmoins, il lui avait dit qu'il l'aiderait. Elle était perdue, mais décida de lui accorder sa confiance, du moins pour le moment.

    - Oui, je vous fais confiance.

    Juste cette phrase, avec toujours le vouvoiement alors que lui, utilisait le tutoiement. C'était pour elle, en quelque sorte, un manque de respect d'utiliser cette marque de reconnaissance. Ils ne se connaissaient pas plus que ça, juste une présentation, mais étant adultes, - du moins, elle sentait qu'elle en était une, elle n'en était pas sûre - ils avaient cette éducation, normalement, qui faisait que habituellement, en société, on utilisait la marque du vouvoiement, du respect, envers une autre personne. Pas cette vulgarité avec le premier venu, que se tête lui inspire confiance ou méfiance. Et pour la deuxième fois, elle alla détacher les mains accrochées à ses épaules, en gardant la droite dans la sienne, lui indiquant qu'ils pouvaient partir. Qu'elle était prête pour affronter cet inconnu qui se présentait à elle, April.
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Re: La lumière d'un nouveau jour

Message par Shane M. Lewis le Dim 11 Sep - 17:45

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Re: La lumière d'un nouveau jour

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