Papillon de nuit.

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Papillon de nuit.

Message par Symon Blue le Lun 5 Sep - 23:08

Sombre.

Si sombre... il fait trop sombre. Où suis-je ? Je ne vois plus rien. Le monde est noir, mes yeux sont inutiles. Je marche mais je n'arrive même pas à savoir si j'avance ou si je recule. Quand je lève la tête, est-ce que je regarde en haut ou bien en bas ? Où est le nord dans ces ténèbres fades ? Suis-je en vie, suis-je mort, suis-je mourant ? La lumière. Par pitié. Par pitié, allumez la lumière, je vous en supplie... Allumez la lumière !

Soudain, des néons s'allument dans un bruit assourdissant, comme si on les avait gardés éteints depuis mille ans. Ce sont des flèches, des flèches roses, jaunes et bleues qui éclairent mon chemin. Devant moi, un escalier, sobrement illuminé par ces panneaux lumineux qui pointent vers le sommet, un objectif trop lointain pour être aperçu, au delà de ces marches sans fin. Hésitant, je pose enfin le pied sur la première marche, puis sur la deuxième. Je me mets à gravir le seul chemin qui s'offre à moi. Pas après pas, marche après marche... J'avance inlassablement, infatigable. Autour de moi j'entends des bruits sourds, des sons singuliers qui s'enchaînent à un rythme hasardeux. Plus je monte, plus l'ambiance autour de moi se fait nette. J'entends des bruits affolés, des crissements de pneus, des klaxons, des sonneries de téléphone, des discussions sans queue ni tête, le tout se suivant sans se ressembler, un brouhaha chaotique envahit peu à peu les ténèbres qui m'entourent, alors que je gravis l'escalier infini. Cette cacophonie a un sens, j'en suis certain. Mes yeux fixés sur la marche à suivre, le corps tout entier dévoué à ce mouvement d'ascension, seule mon ouïe me permet de comprendre le monde invisible qui m'entoure.

Puis peu à peu, les bruits les plus gênants quittent l'atmosphère pour laisser place à quelque chose de plus harmonieux, de plus vivant, de plus clair. Quelqu'un parlait, quelqu'un chantait. Le flux de ses paroles se perdait peu à peu dans un rythme mélodieux de cordes malmenées, de souffles étranglés, de toms massacrés : c'était de la musique. Mais les paroles, à ce moment là, je ne les connais plus, je n'entends plus que des balbutiements, des murmures sans aucun sens. Alors que seule la musique me rattache à ce monde étranger, je commence à atteindre les cieux. Je m'arrête après avoir enjambé la dernière marche puis je regarde derrière moi : plus rien, plus d'escaliers, plus de retour en arrière. A ce moment là, j'ai l'impression que tout ce chemin parcouru n'était que du vent, que je ne suis pas au sommet, que je suis resté toujours au même niveau. La notion même du chemin parcouru n'est plus qu'un lointain souvenir, trop lointain, bien trop lointain pour me revenir un jour. Devant moi, une porte qui n'est reliée à aucun mur. Elle est fermée, j'avance lentement jusqu'au pas de la porte et à mes pieds, il y a un tapis sur lequel est marqué grossièrement "Heaven".

L'envie est irrésistible, je frappe à la porte, au rythme du rock n'roll qui résonnait dans mes oreilles. Mais la musique s'interrompt soudain sans prévenir, elle laisse place à des craquements, des cris provenant de la terre dont je me croyais si loin. Le sol sur lequel je suis se fissure puis s'écroule avant même que je ne pense à hurler de terreur. "Heaven" ne m'ouvrira pas ses portes, au lieu de ça, je tombe, je tombe et je hurle sans savoir jusqu'à quand. Puis j'arrête de crier. Alors que cette chute me semble sans fin, je me retrouve confronté à ce sol si dur, et j'ai mal à la tête.

...

Mes oreilles bourdonnent, comme si je sortais de l'eau, mon corps est parcouru d'un frisson brutal et une terrible migraine m'envahit l'esprit. Mes yeux si habitués aux ténèbres, me brûlent dès que je tente de les entrouvrir, une lumière aveuglante me torture les orbites. Je me retourne et j'ouvre enfin les yeux pour ne voir qu'un sol grisâtre, pavé de marbre sali. J'arrive enfin à m'habituer à la lumière, ou du moins à ces reflets; j'ai l'impression d'ouvrir les yeux pour la première fois de ma vie. Je lève la tête, et je vois un homme. Il est allongé par terre, replié sur lui-même comme un foetus, habillé de vieux vêtements poussiéreux. Lui aussi il me regarde, l'air interrogateur, ses yeux sont vides. Je mets un moment avant de m'en rendre compte : cet homme, c'est moi. Peu à peu, je me relève, mon corps est engourdi comme après un sommeil millénaire. Je regarde à droite, puis à gauche, je suis en face d'un gigantesque miroir. Alors que j'en cherche les limites, je tombe sur cette même lueur qui m'avait aveuglé. Cette intense lumière semble éclairer le monde entier, et même alors que mes yeux se sont réhabitués à la lumière du jour, elle me brûle encore un peu les yeux. Cet astre éblouissant, c'est la première fois, je crois, que je le vois. Je me mets sur la pointe des pieds et lève les mains au ciel, je tente de l'atteindre en vain, comme un papillon de nuit. Je réalise au bout de plusieurs minutes que c'est inutile...

Je fais volte-face.
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Re: Papillon de nuit.

Message par Gregory Allander Crescent le Jeu 15 Sep - 0:41

Bip. Bip. Bip. Bip.
Une terrassa un cadran numérique. Rien à faire.
Bip. Bip. Bip. Bip.
Mais qu’est-ce que ça pouvait bien être.
Bip. Bip. Bip. Bip.
Soupirant, la tête sortant à peine de son oreiller, l’homme à la chevelure d’ébène leva discrètement les yeux. Épuisé.
Bip. Bip. Bip. Bip.
Un appel? Aucune réaction… UN APPEL? diantre!
Tout à coup, la fatigue le quitta aussi vite qu’il y avait succombé. Il étira son bras rapidement humanoïde, agrippa son téléphone portable, l’ouvrit et porta le combiné à son oreille.

«Mordoc. » Dit-il d’une voix militaire, voilant le sommeil qui l’avait submergé quelques secondes auparavant.
«T’es matinal, Crescent!» Dit la voix au bout de la ligne.
Aucune réponse.
«T’es là?»
«Venez-en aux faits. Cela nous épargnera les politesses habituelles.»
C’était sans détour. Gregory n’aimait pas qu’on commence à l’enquiquiner alors qu’il ouvrait à peine les yeux. La voix du combiné toussota, un peu mal à l’aise de la réponse aussi apique que lui accordait le destinataire.
«Tu t’es levé du mauvais pied? Bref, qu’importe, y’a un nouvel oublié qui vient tout juste d’atterrir à Nosco.»
«Je présume que j’ai été désigné Parrain à l’accueil?»
«T’as tout compris, mec»
«Fort bien.»
Il raccrocha.

Les longs appels, ce n’était pas son fort… Et il n’allait surtout pas commencer à s’emmêler les pattes avec les convenances dérisoires dont il ne voyait pas l’importance. C’était sans équivoque, Gregory détestait être appelé pour remplir ce genre de devoirs. Même si tous citoyens nosciens devaient se soumettre à cette éventualité, cela ne lui plaisait pas. Cela ne lui avait jamais plu. Ce n’était pas pour des raisons personnelles, mais Nosco était un endroit déjà compliqué à comprendre lorsqu’on débarquait sans aucune ressource… Et il y avait toutes ses formalités : le nom, l’inscription, les données recensées… Et puis venait l’appartement et les mille et une questions sur un Univers qui pouvait être compris que soi-même, en vérité. Bref, tout ça était ennuyeux… Ou trop complexe pour un soldat qui aurait préféré de loin à ne pas s’aventurer vers de tels objectifs… Non, en fait, la complexité n’avait rien à voir avec cette situation; Gregory n’était pas doué avec les relations humaines… Et cela l’énervait de devoir devenir le «mentor» d’un autre. Et si ce filleul était plus égaré en sa présence qu’autre chose? Ah, mais quoi qu’il dise ou fasse, cela en reviendrait au même : il était dans l’obligation de le faire, comme tous les Nosciens de ce monde oublié!

Il se leva, de peine et de misère. Étira chacun de ses membres ankylosés par les heures passées sous le lourd corps de Mordoc. Il passa quelques instants devant la glace, tentant de se rendre présentable. Une barbe de quelques jours étaient couchées sur ses joues. Son regard de braise glacé était enveloppé de lourdes rides dont on ne pouvait nier l’existence. Des cicatrices, ici et là, non pas invisible, mais discernable par une observation un peu plus approfondie. Non. Gregory Allander Crescent était effrayant, malgré lui. Son allure négligée ne pouvait qu’être agrémenté par sa carrure. Ah, vraiment, comment pouvait-on être en confiance devant un colosse qui faisait frémir l’ennemi seulement par un coup d’œil! Il se plaisant néanmoins à imaginer la réaction de son futur filleul lorsqu’il poserait les yeux sur ce qui serait son parrain. Les fruits du hasard n sont pas toujours bons à cueillir! Quoi qu’il en soit, Crescent ne perdit pas une seule minute de plus : il enfila des vêtements décents (soit un t-shirt noir, une chemise grise et des jeans délavées); fit du café (tout en prenant bien soin d’emmener deux thermos [un filleul qui arrive à Nosco aura besoin d’être bien réveillé pour comprendre ce qui lui arrive!]); mit ses chaussures et une veste de cuir; puis, dernière étape le tout en trois séquences) : emporta le tout, sortit de son appartement et ferma la porte à clef.
Nosco était habité par son air ambiant. La lumière blafarde du néon-soleil surplombait les trottoirs et les rues envahis par les citoyens, tous pressés de s’activer à leurs tâches respectives. Ses deux mains occupés à supporter les deux thermos, il décida que le droit lui était destiné et commença à le porter à ses lèvres. Noir. Que le café noir faisait des merveilles au petit matin. Ses pas étaient un peu lents. Certes militaires et décidés, mais lent. Il avait l’envie de fuir dans les souterrains pour éviter cette tâche, mais sachant ce qui pourrait lui arriver si jamais on apprenait qu’il aurait eu un comportement aussi futile, il se contentant de renfrogner toutes ses plaintes pour une obéissance ferventes, pieuses et soumises. Il soupira malgré lui, saluant, au coin de la rue, une jeune demoiselle de sa connaissance. Le problème avec Nosco, c’est que tout le monde peut savoir vos moindres faits et gestes! Non pas seulement par le biais des caméras de sécurité qui espionnaient quiconque à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, mais aussi par les rumeurs. C’était le même concept dans les plus petites villes où tout le monde connaissait l’autre tout le monde… Détestable réalité! C’était exactement pour cette raison qu’il préférait se terrer aux yeux de la société. Les gens étaient hypocrites, près à se faire des idées préfondées sur de vagues ouï-dire… C’était exaspérant!

Une nouvelle fois, il salua de la tête un marchand qui lui rendit un large sourire. Il commençait franchement à espérer que l’Enceinte soit tout près. Bien que ses mains occupées, il s’arrêta quelques instants pour réorganisé son allure. Il coinça les deux cafés contre sa poitrine, prit son téléphone portable quelques instants, chercha dans sa liste de contact et y sélectionna son destinataire :

[ Je serai en retard.
Ne m’attend pas.
L.Y.
Greg’ ]

Texto trop vague pour lequel il lui était très important d’envoyer sous peine d’être martelé de reproche lorsque ladite personne remarquerait son absence à leur rendez-vous. Un nouveau soupir mourut à ses lèvres. Il replaça son portable dans sa poche arrière, prenant bien soin de noter l’heure : 7h03 am. Il eut juste le temps de remettre les deux cafés dans ses mains lorsqu’il aperçut, enfin, sa destination : l’Enceinte! Enfin, se disait-il intérieurement. Il commença à accélérer le pas Ah, bien voilà! Un peu plus loin, il apercevait déjà une forme qui commençait à se concrétiser : des vêtements, une carrure, des membres… Génial! Il fit donc un dernier effort et fit un mini-sprint avant de s’arrêter net devant ce qui devait être son filleul…. Pourtant, il ne comprit pas tout de suite la réaction de celui-ci, malgré les souvenirs de sa propre arrivée.

Il le regarda, étonné. Il dessinait chaque détail avec un œil de rapace. Chevelure foncé, carrure à peu près imposante, habit similaire au sien, peau occidentale… Ne lui restait plus qu’à le voir de face, à présent! Le pauvre, pris au dépourvu, avait sans doute pris peur à son arrivée, puisque, malgré ce qu’il aurait pu croire, il lui faisait dos. Mordoc, tout en tentant de rebrousser chemin en soulignant à ses supérieurs qu’il détestait faire les accueils, ne put pourtant faire aussi simplement. Il s’éclaircit la voix au moment même où le bougre se retourna :

« Bienvenue à Nosco, jeune homme. »

Jeune? Il avait peut-être parlé trop vite. Cet homme avait approximativement son âge. Il avait des yeux bleus, tout comme lui. Une barbe de quelques jours… Tout comme lui. Bref, la ressemblance de style étaient très frappantes, mais une chose était certaine : il était bien plus jeune que lui au niveau de son existence à Nosco.

« Rien de cassé? »

D’une main décidée, il lui tendit le café, tentant de lui accorder un sourire amical.

« Tenez, ça vous réveillera. C’est du café noir, puisque vous aurez une grande journée devant vous »

Ce furent ses derniers mots. Il patienta, espérant n’avoir pas trop surpris son filleul par son arrivée soudaine… Autant que ses propos qui pouvaient être considéré avec autant d’étonnement.
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Re: Papillon de nuit.

Message par Symon Blue le Sam 24 Sep - 17:14

"Bienvenue à Nosco, jeune homme."

Je fais volte-face.

L'homme qui vient de m'appeler me fixe d'un air étonné, fort à parier que ça vient de mes cernes, j'en ai des terribles, comme un mort qui sort à peine de son tombeau. Nous échangeons un regard bref, et je comprends que cet homme ne passait pas par hasard, il m'attendait sûrement depuis un moment. C'est un homme fort aux muscles saillants et au regard grave : si il n'avait pas ces deux thermos de café dans les mains, je l'aurais pris pour un ennemi. Et ces cheveux noirs coupés courts sous lesquels se tenaient des sourcils froncés naturellement le rendent d'autant plus agressif, comme un lion calme qui attend que sa proie s'enfuie pour lui courir après; l'homme était sûrement un militaire ou un mercenaire, un tueur de sang froid. Mais il tente de me rassurer sur ses intentions grâce à une formule de politesse un peu faiblarde, dite banalement comme si pas habitude.

"Rien de cassé ? Tenez, ça vous réveillera. C’est du café noir, puisque vous aurez une grande journée devant vous." dit-il en lui jetant l'un de ses thermos bleus.

Le goût du café, je l'ai oublié. Je cherche une ouverture puis je me mets à boire cul-sec, pour ensuite recracher dans un toussotement le contenu du récipient. Le goût du café, j'avais oublié à quel point il est amer. Mais je m'y habitue vite et j'ingurgite un bon litre de café noir comme on boit de l'eau dans une bouteille, la saveur est agréablement infâme. Le goût du café, j'avais aussi oublié à quel point j'y suis attaché. En vérité j'ai tout oublié, et pas qu'à propos du café.

Je me lève en prenant la précaution d'essuyer le liquide noirâtre avec ma manche et je redirige mon regard vers l'inconnu. Et là je me pose la question fatidique, que cent hommes et femmes avaient déjà posée avant moi, la question que tout le monde pose mais à laquelle personne ne peut répondre...

"Hé. Qui je suis ? Et qui t'es, toi ? Et pourquoi tu me sers le café au réveil ?"
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Re: Papillon de nuit.

Message par Gregory Allander Crescent le Mer 12 Oct - 19:11

Le plus exaspérant chez les nouveaux arrivés, c’est qu’on ne sait jamais quelle attitude ils vont adopter. Parfois très peu loquaces, ou autrefois bavards comme des pies, intéressés ou totalement désabusés, réceptifs ou de vrais crustacés… Pour ce qui était de et… Homme, il n’en savait que trop. Il savait que ses paroles n’étaient en rien rassurante, de simples formalités, mais restait-il que le conseil l’avait désigné à la tâche et qu’il devait s’y plier… Malheureusement. En scrutant le personnage des pieds à la tête, il s’amusait à tenter de déchiffrer ce qu’il était en vérité. À Nosco, beaucoup de gens changeaient. La plupart qui retrouvait certains souvenirs se sentait sitôt dépaysé par leurs visions. Il valait alors mieux se taire pour éviter les trop grands écarts de conduite. Faits et gestes finement observés par des centaines et des centaines de caméras, ce petit devrait apprendre bien vite à se tenir ou à rompre les rangs. À quelque part, Gregory souhaitait vraiment que l’inconnu se range auprès de la guilde. Avoir un neveu qui se joindrait à la rébellion était si compliqué…

Il le regarda boire ce qui lui avait apporté. Il était dégoûté. Le goût amer se développe… Et il devrait s’y faire pour le moment. Bien qu’il trouve amusant cette manière qu’il avait de découvrir et de le voir s’indigner de son incapacité à être (au sens propre du terme), il fallait bien qu’il sr résoudre à satisfaire sa curiosité. Déjà qu’il était très difficile d’être déboussolé en un lieu inconnu… Ne tardons pas plus longtemps :

« Commençons par le début, veux-tu? »Dit-il sur un ton qui se voulait autoritaire. Se faire couper le mettait rapidement en un état d’irritation. Il valait mieux, tout d’abord, lui expliquer les bases : « Je m’appelle Gregory Allander Crescent, mais on m’accorde le pseudonyme de Mordoc, ici. Pour ce qui est de ton nom, ce sera à toi de le choisir, puisque, en arrivant ici, tu auras à te construire. Autant tes idéaux que ta personnalité… Mais viens avec moi, je vais tout te raconter en marchant, ça ira plus vite pour les premières étapes de ton arrivée.»

Si rares étaient les mots de Gregory, mais à présent, il devrait se montrer bienfaisant. D’un geste qui l’invitait à se mettre à côtés, le soldat tourna les talons pour revenir sur ses pas et se diriger vers l’Aedes. Il en connaissait le parcours entier, et ce même les yeux fermés.

«Alors voilà, en premier lieu, tu dois choisir un prénom et un nom. Ceux de ton choix, sois-en rassuré. Cela pourra te paraître étrange, au départ, mais on s’y fait rapidement.
Par la suite, nous nous dirigeons vers le Département Administratif pour t’enregistrer. Ici, c’est très important que tu sois vu et recensé parmi les citoyens. Joseph, l’homme que tu rencontreras à ce département te demandera beaucoup de questions, mais réponds seulement du mieux que tu le pourras, n’en vois là aucune tentative de te berner.»


Puis, il s’arrêta quelques instants. Il était difficile de se retrouver en Nosco… surtout lors des premières journées qui étaient de vraies catastrophes. Soyons rassurant? Pourquoi pas. Il soupira avec une certaine amertume. Allons-y, Greg’, c’est le moment où jamais :

«Je sais que l’arrivée est quelque chose d’on ne peut plus étrange. Mais vous verrez, vous vous y ferez… D’ailleurs, si je peux me permettre, votre visage m’inspire : Symon, comme prénom. Est-ce que cela vous plait? » Puis, il s’arrêta à nouveau, un peu suspicieux, un sourcil arqué. : « Symon Blue, ça vous irait?»

Et d’un pas décidé, il reprit sa marche. Ils devaient arriver bientôt à l’administration, et plus vite tout cela serait conclu, plus vite il pourrait changer de domaine… Cela n’était surtout pas de refus!

«Si vous avez des questions, ou des informations supplémentaires à me demander, ne vous gênez surtout pas, je suis là pour ça. C’est mon boulot.»

Et ce fut alors les derniers mots avant qu’ils ne franchissent le seuil de l’établissement où ils y trouveraient le registraire…
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Re: Papillon de nuit.

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