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Message par Shane M. Lewis le Mar 22 Juin - 16:23

    [Non, il n'y a pas d'erreur de frappe dans le titre ^^]

    L’Aedes. Il avait l’impression de passer le plus clair de son temps hors de travail dans cet endroit. Il fallait dire que les occasions ne manquaient pas de s’y trouver : son appartement privé se trouvait là, tout comme les salles de repos et de loisirs. Il n’avait pas spécialement envie de faire les boutiques, il devait avoir ce qu’il faut pour manger chez lui ce soir, et si ce n’était pas le cas, sa flemme à aller faire les courses le condamnerait à une grève de la faim forcée. Après son travail, il était rentré à son appartement pour changer de vêtements et prendre une bonne douche, avant de se diriger presque incontrôlablement vers les salles de loisirs. Le hall principal était assez rempli à cette heure là. Les gens venaient de terminer de travailler, rentraient chez eux, ou, comme Shane s’apprêtait à se trouver un coin pour passer la soirée… A rien faire. Ou presque.

    Il se dégagea de la foule tant bien que mal, il était petit, ou tout du moins, plus petit que beaucoup de monde ici. Il se frayait assez facilement un petit chemin entre ces gens et se tapage hors du commun. Mais pourquoi stagnaient-ils tous ici ? OK, ils parlaient mais ils ne pouvaient pas faire autre chose en même temps ? Comme aller vers l’endroit prévu, sortir dans la cours ? C’était d’ailleurs à ces moments bondés qu’il était difficile pour la surveillance de Nosco de suivre les conversations de chacun pour les espionner. Certains habitants de Nosco en profitaient donc pour traiter d’un sujet tabou. De ci de là, Shane entendait des bribes de conversations plus ou moins étranges. Il en comprenait certains, et était intrigué par d’autres, mais en aucun cas, il ne se serait mêlé à la conversation.

    Il avançait donc entre la foule et finit par s’engager dans le couloir de gauche, vers l’ouest. Il y avait déjà moins de monde ici, les éclats de voix du hall lui revenaient encore comme un vague écho, au loin. Il passa devant la salle de sport, puis la salle de jeux. Son passage fut fort rapide car il ne comptait pas s’arrêter là. Bien qu’il y aille de temps à autre, il était trop fatigué ce soir pour faire du sport, et trop peu d’esprit pour se perdre dans des jeux. Il poursuivit donc. Vint enfin la salle audio-visuelle. Il jeta un bref regard sur le programme qui était affiché sur un grand écran. Ses yeux clairs parcoururent les lignes. Il jeta un coup d’œil sur le coin en bas à droite de l’écran pour voir quelle heure il était.

    L’entré dans la salle se faisait par scanner tactile, retirant sur le compte bancaire, la somme de la séance. Shane hésita un instant, les yeux rivés sur le programme, puis, comme à son habitude, il détestait rester inactif, il se prit d’action et entra. Il prit un siège sur l’aile droite et s’enfonça dedans. Lui qui était déjà petit, l’était d’avantage une fois qu’il avait pris place ici. Il ferma les yeux un instant se disant que la séance ne tarderait pas à commencer. Il repensa à sa journée, car c’était la première chose qui lui était venue en tête. Il revoyait tout d’abord sa première altercation avec son supérieur, le matin, lorsqu’il arriva bien à l’heure certes, mais qu’il ne parvint pas à régler ce problème informatique dont était sa mission aujourd’hui. Il y resongeait encore à ce problème, car en fin de journée, il n’avait toujours pas trouvé la solution au problème. Il avait vaguement songé à un sabotage de rebelle, mais il avait rayé cette idée de son esprit, juste parce que si c’était le cas, il devrait faire un rapport détaillé des raisons qui le poussent à penser ça. Dans une habituelle lassitude, notamment due à l’altercation avec son supérieur, Shane n’avait eu de cesse de repousser cette hypothèse, mais au cours de la journée, elle c’était avéré devenir comme une évidence.

    Dans la salle, Shane poussa un léger soupire en se disant que, promis, demain, il ferait ce foutu rapport. En prenant cette bonne résolution, une image qu’il n’avait pas vu depuis longtemps lui revint à l’esprit. Il croyait avoir rouvert les yeux, la salle se remplissait et quelqu’un lui demanda :

    - Cette place est réservée ?

    Cette personne avait son visage, c’était cet autre lui. Shane avait l’impression que ça venait du son autre passé, car il ne l’avait jamais vue, et elle lui ressemblait trop. Il sursauta.

    Shane ouvrit les yeux dans la salle polyvalente, quelqu’un d’autre qui semblait lui avoir posé la même question, mais qui avait un autre visage, était là, à attendre la réponse. Shane était devenu blême. Il comprit bien vite la situation. Cette personne venait de lui demander si c’était réservé, et Shane qui avait les yeux fermés avait eu dans son « rêve » quelqu’un qui lui demandait la même chose mais qui n’avait pas le même visage :

    « N… Non… Non… Ce n’est pas réservé… Vous pouvez… »

    Bredouilla-t-il, visiblement mal à l’aise.


Dernière édition par Shane M. Lewis le Sam 17 Juil - 20:51, édité 1 fois
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Message par Invité le Mer 7 Juil - 14:10


(Vu que tu n’as toujours pas de réponse ici je me permets *à nouveau* de me greffer ^^ et on ne me dit pas qu’il y a rejet de la greffe ! mdr)

"Le souvenir est poésie, et la poésie n'est autre que souvenir."

Giovanni Pascoli



Elle venait de dormir cinq heures d’affilées, une sieste qui s’était éternisée. Tranquille, sur son sofa d’un bleu électrique qui mettait un peu de couleur dans ce milieu d’un blanc immaculé. Son appartement, vu sur les jardins. Elle observa un instant le plafond. Blanc lui aussi… elle se demanda si toute cette pureté ne pouvait pas cacher de la perversion. Elle se ravisa… de telles pensées pouvait être considéré comme une trahison. Néanmoins, elle était ravie que personne ne puisse rentrer dans sa tête pour observer ses pensées… à coup sur cela signerait son arrêt de mort. Ce n’était pourtant que des simples pensée… elles n’avaient pas vraiment d’origine, juste un indicible questionnement qui surgissait à l’improviste. Mais ce n’est pas en fixant inexorablement le plafond tout en pensant qu’elle allait profiter de ce qu’il restait de la journée… Et si elle allait voir un spectacle à la salle audio-visuelle ? Ca lui changerait les idées…

Elle se leva donc et se prit une douche fraiche tout en écoutant de la musique douce dont il se dégageait une certaine nostalgie. Elle fit couler cette au fraiche sur sa tête rousse. LA musique devenait plus énergique et le sang battait au niveau de ses tempes. Elle prit une serviette verte. Ferma l’eau et l’enroula autour de son corps. Elle pourrait passer sa vie sous l’eau… Mais à défaut de s’appeler Ariel et d’être une sirène… bref dur, dur de rester sous l’eau… surtout si on rencontre le prince Eric… là les ennuis commence. Et elle avait besoin de tout sauf d’Eric !

Jupe et chemisier en soie… sa tenue habituelle, mais là elle voulait privilégier le confort. Jeans droit et t-shirt clair. Elle sécha ses cheveux, les démêla et… les laissa détaché pour une fois… après tout eux aussi avait droit à un minimum de repos, car les attacher trop souvent les rendait cassant… et elle ne voulait pas qu’ils perdent leur douceur et leur souplesse. Elle savoura le fait de ne pas avoir à se mettre du fond de teint, le sommeille qu’elle avait eut fut des plus réparateur, et sa peau était à nouveau uni dans le ton porcelaine.

Elle prit sa besace et descendit vers la salle en empruntant l’ascenseur. Soudain ce souvenir lui revint à l’esprit. C’était la nuit. Elle était enfant… enfant alors que maintenant son corps ne change plus. Une enfant insouciante et fraiche, dansant dans la nuit dans une petite robe à fleurs… observant le ciel étoilé et disant en riant « Je suis ange comme maman ! ». Souvenir… dans le monde de l’oubli. Une remise à zéro… un nouveau départ pour certains…

Face à l’entré, elle ne jeta qu’un bref coup d’œil au programme, il y avait beaucoup de monde et elle n’aimait pas s’attarder là surtout que derrière elle se trouvait un gigantausore d’au moins 1m76. Elle sortit sa carte de crédit et se faufila à l’intérieur de la salle. Voilà ce que c’est de rester longtemps sous la douche : toute les bonnes place son prise et ça grouille de monde ! Quoi que. Elle repère vite une place sur les coté. Elle slaloma 1m69 et fine… c’est facile de passer partout. Elle ne regarda même pas la personne, demandant simplement si la place était prise. Elle observait les autres personnes, celles qui la bousculaient sans ménagement et sans se soucier de sa présence. Lorsqu’il répondu par l’affirmatif elle reporta son regard bicolore sur lui.

Lewis… à nouveau lui… leur précédente entrevue ne s’était pas trop mal passé… elle se décida donc à prendre place dans le fauteuil bleu près de lui. Tout en le remerciant. Elle observa l’ensemble de la salle boisé, avec toutes ses personnes occupant tout le fauteuil dans un bruit assourdissant. Elle tenta une nouvelle approche avec son voisin… après tout comment pouvait-elle tisser des liens si rien n’était échangé ?

« Je ne vous gène pas au moins j’espère ? »


Elle débuta ainsi en ayant remarqué la gène de son voisin de fauteuil.

« Alors ? Comment c’est terminé votre journée ? C’est plaisant de ne pas vous voir face à un ordinateur, il ne vous reste plus qu’a sortir prendre des couleurs ! »


Elle regard en même temps sa propre peau, tellement blanche qu’on voyait les veines sur ses avant bras… ce n’est pas de sa faute si sa peau au lui de se dorer rougissait comme une écrevisse et sa peau la brulait pendant plusieurs jours. Bref rien de vraiment plaisant.
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Message par Shane M. Lewis le Dim 11 Juil - 22:51

    Etrange cette vision qu’il avait eu. Cette femme, qui n’était autre que Jessica Wilde, avait pris le visage de celle qui lui semblait venir de son passé. Son passé avant Nosco somme toutes, car il était certain de ne jamais l’avoir vue dans cette ville. Ce fut la raison pour laquelle il fut pris de stupeur lorsque le visage de Jessica pris celui de cette femme inconnue. Il eut cru que tout se chamboulait dans sa tête. Et s’il avait vu cette femme dans Nosco… Non, c’était impossible, il avait vérifié dans le registre de la Cité, jamais une femme n’avait ressemblé à cette inconnue, et par ainsi dire, à lui. Car cette femme semblait être son double. Elle avait des yeux clairs, des cheveux gris sombres et ce visage, les mêmes traits que Shane…

    Non, ce n’était pas à Nosco qu’il avait vu cette femme, il en était certain. Il n’en doutait plus. Néanmoins, il était mal à l’aise à présent, son cœur battait encore dans son poitrail où il porta machinalement une main gantée. Perturbé, il entendit vaguement la question de Wilde. Ses mains crispées sur l’accoudoir finir par se détendre. Ce n’était au fond, n’est-ce pas ? Juste une simple vision, son esprit lui avait jeté un mauvais tour, ni plus ni moins… Lui qui s’était promis de ne plus chercher après son passé… Voilà qui était fini de sa bonne résolution, car ça lui revenait encore une fois à l’esprit.

    « Même si ça me dérangeait je suppose que vous ne partirez pas… Tant que vous ne cachez rien de suspect… Vous pouvez rester. »

    Lança-t-il légèrement inquiet. En observant rapidement les vêtements de la jeune femme, il convint en lui-même qu’il était impossible pour elle de cacher des seringues dans une telle jupe.

    « Seriez vous devenue complètement accro à moi ? On ne se croise que très rarement d’ordinaire, pour la simple et bonne raison que je vous évite, parce que je HAIS les médecins. Et voilà qu’en une semaine on parvient à avoir deux discussions. Seriez-vous sous le charme ? »

    Lança-t-il cyniquement presque pour détendre son atmosphère. Il aimait bien taquiner le monde en pointant du doigt les choses qui fâchent ou les choses dont on ne parle pas. Shane avait laissé depuis son arrivée à Nosco les relations amoureuses. Il avait certes eu quelques flirts, comme tout le monde, mais sans plus. Après tout, il avait toute l’éternité pour ça, les Nosciens ne vieillissaient pas. Cependant, il aimait bien se la jouer the beau gosse qui fait tomber toutes les filles alors que ce n’était pas vraiment le cas, ou alors il ne s’en rendait pas compte et ne s’y intéressait pas. Et puis étrangement, dans ces deux situations, c’était elle qui était venue à lui et jamais le contraire. Elle était venue lui donner sa sacoche qui avait été trop loin, et là, ce soir, c’était encore elle qui s’était installée à côté de lui.

    « Je dois avouer que c’est plaisant aussi de vous voir sans scalpel… Je ne sais vraiment pas pourquoi… »

    Fit-il cyniquement. Il savait parfaitement pourquoi, les scalpel et seringues ne l’avait jamais vraiment rassuré. Quant à trouver que c’était plaisant de la voir, il n’en savait trop rien, il avait répété cela pour copier sur les mots de la jeune femme, sans pour autant savoir s’il le pensait également ou pas. Et puis il la regarda enfin en face, quelques secondes, les yeux assez vides d’ailleurs, il ne s’était pas totalement remis de sa vision. Il dériva son regard pour le plonger dans le rideau rouge, encore clos.

    « Et vous, vous avez finalement pris vos RTT ? »

    Les cernes de la jeune femme avaient disparu, preuve qu’elle avait du récupérer son sommeil. C’était la façon détournée que Shane employait pour lui faire remarquer la chose. Il sortit son portable pour l’éteindre, il aurait vraiment été mal venu qu’il se mette à sonner en pleine représentation. Mais lorsqu’il regarda l’écran, il vit qu’il avait un message. Le numéro était inconnu. Shane ouvrit le message et fronça les sourcils :

    ‘Bonjour Shane,
    Tu me connais sans doute sous le nom de Joshi. Je te vois tourner autour de toi sans trouver ce que tu cherches. Je peux t'aider... Si tu souhaites accepter la main que je te tends, tente donc de déchiffrer ce code’


    Joshi ? Shane serra les dents, encore plus mal à l’aise qu’un peu plus tôt. Bon sang, mis c’était quoi ça encore ? Il voulut supprimer ce message sans plus attendre, sans lire la suite, oublier, faire comme s’il n’avait rien vu mais… Mais non. Il n’y parvint pas.

    ‘3-1-1_4-7-2_5-6-3_5-10-2_4-3-3_3-2-1_3-12-5_5-29-3_2-2-3//3-2-4_3-10-2_5-7-4_4-4-6_3-6-3_1-5-5_2-2-4_2-4-7_2-13-6//1-2-2_5-5-4_4-4-8_2-5-3_5-14-1_1-7-7_4-7-1_3-1-5_5-22-2//’

    Shane était un homme de chiffre. Dans son métier, il passait son temps en code, chiffrer et déchiffrer, crypter et décrypter. La personne qui lui avait envoyé cela devait sans aucun doute bien le connaître. Canular ? Il n’en savait trop rien, il était perdu… Il aurait voulu fermer son portable, l’éteindre et repenser à cela plus tard, voir supprimer le message, mais tant qu’il ne serait pas allé jusqu’au bout, il ne parviendrait pas à rester calme dans cette salle.

    ‘Mais pour trouver la base du code, il te faudra trouver sa référence. Pour ce faire, il te faudra donc d'abord répondre à mon énigme’

    S’en suivait les mots ‘Discours du 28 mai de l’an 124, Joséphine de Nosco’. Il se trouvait qu’en plus le dit discours était en pièce jointe. Shane avait déjà entendu parler de ce discours, bien qu’il ne fût pas encore là à l’époque, ce fut semble-t-il le moment où les premiers tracts rebelles avaient été envoyés sur mails et forums et que sa Majesté l’Impératrice rassura la population. Peu de temps après, on créa la Brigade Anti-terroriste.

    ‘"Là où la triade, de sens pleine,
    En géométrie basique se fige,
    Lis-là dans le bon sens : tu auras trouvé."
    A toi de jouer Shane. Et ton passé se révélera...’


    Et le message se terminait ainsi. Il rangea son portable, le regard perdu, oubliant complètement de l’éteindre. Les lumières baissaient, le rideau s’ouvrait, la représentation débutait. Mis il ne pouvait pas rester ici, le message restait dans son esprit… Il ne pouvait pas…

    « Excusez moi je vous fausser compagnie, mais je dois sortir… »

    Fit-il précipitamment en se levant, il se fit d’ailleurs incendier par les personnes derrière lui. Il s’efforça de partir mais on le retint à la sortie :

    « Non, Monsieur, vous ne pouvez pas sortir, retournez à votre place s’il vous plait, les portes sont bloquées. »

    « Oui pour empêcher d’entrer pas de sortir ! »

    « Je suis désolé Monsieur, je ne peux pas vous ouvrir. »

    Shane passa une main désespéré dans ses cheveux gris. Ses yeux clairs se posèrent alors sur une lumière verte qui indiquait les toilettes. Il ne pouvait pas retourner s’assoir, il serait sans cesse tracassé tant qu’il n’aurait pas mis ça au clair. Il s’agissait de toilettes mixtes, il n’y avait pas de différence, mais par bonheur, il n’y avait personne. Il retira ses gants, alluma l’eau d’un robinet et forma une sorte de récipient avec ses mains pour récupérer l’eau dont il inonda son visage. Il resta penché au dessus du lavabo, laissant l’eau goûter de son menton et ses yeux se redressèrent face au miroir, regarda son reflet avec intensité. Puis il laissa tomber sa tête en avant. Faire le vide… Il devait absolument faire le vide. C’était la première fois qu’un certain Joshi lui adressait la parole. Il n’en revenait pas… Il voulait savoir, en lui-même, cette curiosité ne l’avait jamais vraiment quittée. Ses yeux étaient étroitement serrés, lorsqu’il les rouvrit, il vit ses mains, ses mains nues. Sales, elles étaient sales. Elles étaient parfaitement propres mais dans sa tête, elles étaient sales. Il ralluma le robinet et commença à se les laver. Il réfléchissait et il se lava deux, trois, quatre, cinq fois les mains sans s’en rendre compte. Lorsqu’il réalisa la chose, il ferma les yeux, s’essuya les mains et remit ses gants.

    Il sortit à nouveau son portable de sa poche et relut le message. Il devait savoir… Il devait savoir. Il empoigna son portable et s’enferma dans une cabine. Il ne ferma pas à clé, il était claustrophobe, la simple idée d’être enfermé l’aurait rendu fou. Il sortit un marqueur de sa poche et écrivit sur le mur la liste de chiffre sur trois lignes. On aurait pu l’accuser de vandalisme, mais il était seul dans les toilettes et il n’y avait pas de caméra dans ce lieu intime, si ? Non, il ne devait pas y en avoir. Une fois avoir reproduit les chiffres, il ouvrit la pièce jointe du discours de l’Impératrice. Il connaissait ce code. Il l’avait déjà vu au cours de sa formation… Paragraphe, mot, lettre…Paragraphe, mot, lettre… Il suivait cet ordre. Il était fébrile. Il se sentait comme possédé. Quiconque l’aurait vu écrire au marqueur noir sur les murs de cette manière si passionnée l’aurait pris pour un fou. Et quiconque l’aurait vu en train de décrypter un message d’un certain Joshi l’aurait pris pour un traitre. Mais il n’y avait personne, n’est pas ? Il n’y avait personne… Il était seul… Il n’y avait que lui, son portable et ces chiffres… Ces chiffres qui se suivaient. Il y avait un sens. A tout ça, la triade, pleine de sens, les chiffres étaient groupés par trois, et ces groupes de trois finirent par donne des lettres… 27 lettres, sans suite logique… Que devait-il en faire ?

    En géométrie basique se fige… Il devait bouger les lettres, c’était certain, mais dans quel sens…Il savait qu’il allait trouver, il avait fait ça tant de fois, les codes informatiques, le piratage… Tout ça n’était fait que de codes, rien que de codes… Et celui-ci était soudain le plus important de tous. Il devait trouver… Il pouvait le faire, il le savait. Il y avait 27 lettres, 27 est un multiple de 3 et de 9. Géométrie basique… Triangle ? Carré ? Carré ! 9 est le carré de trois. Il devait faire des carrés de trois. Quelles lettres prendre ? Il essaya de nombreuses combinaisons, et fini par les prendre 3 après 3. Sous les chiffres qu’il avait reproduits se trouvait les 29 lettres qu’il mit dans un nouvel ordre en les écrivant cette fois sur la porte close :

    JRESVEESB
    AIASIQPSL
    RVUITUOIE


    Rien… Ca ne voulait rien dire. Désespéré, il laissa sa tête tomber contre la porte dans un bruit sourd. Il soupira, vida à nouveau son esprit. Il releva sa tête et chercha encore. Et il se mit à lire en colonnes :

    JARRIVE AUSSI VITE QUE POSSIBLE

    « J’arrive aussi vite que possible… »

    Répéta-il dans un murmure. Il avait trouvé… C’était ça. Il répondit sa trouvaille par SMS. Il s’adossa contre le mur sur lequel il n’avait pas écrit. Il allait se faire tuer si on voyait ça. Ils allaient l’enfermer dans un asile avec des… MEDECINS !!! Shane se mit en alerte. Il devait immédiatement nettoyer ça. Il ouvrit la cabine et se retrouva sous nez à nez avec quelqu’un (mais vraiment nez à nez), le portable dans la main droite et le marqueur noir du coupable dans la main gauche.
Shane M. Lewis
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Message par Invité le Sam 17 Juil - 0:41

Une soirée pour se divertir un peu. Elle venait de demander à Anna un congé de deux semaines. Elle en avait bel et bien besoin, elle avait de telles cernes, on aurait pu penser à une marée noir sur son visage de poupée de porcelaine inexpressif. En effet, on ne lisait rien sur son visage, triste ou heureuse, on ne voyait pas la différence, seul ses yeux demeuraient expressif, mais ils semblaient mort et sans âme depuis bien longtemps, et pourtant, c’est là le seul miroir de son âme.

Une douche, et puis hop ! Elle prit sa besace et sorti de son appartement et prit l’ascenseur. Elle songeait aller se voir un spectacle, elle aimait bien ce genre de spectacle musical. Bien entendu elle avait du s’attendre à ce qu’il y ait du monde, déjà le hall était bondé, donc galère pour accéder au tableau de bord afin de retirer sa place, mais alors pour rentrer dans la salle c’était bien pire. N’étant pas un géante, et étant d’une morphologie assez fine, elle se faufila aisément. Pour une fois elle n’avait pas besoin de surveiller son maquillage, ayant pu se reposer un peu, ses cernes avaient disparu.

Elle balaya la salle boisée aux sièges bleus du regard. Pas de place, punaise il devait bien y en avoir une. Enfin elle la trouva ! Vite vite avec ses gambettes elle se rua dessus. Et c’est là qu’elle le vit. Shane Mael Lewis. Encore lui ! Encore ce petit rigolo cynique qui aimait se la pété et pensait tomber les filles comme on tombe les moustiques avec une bombe insecticide. Loin de se défiler, elle lui demanda si elle ne dérangeait pas, et suite à sa réponse elle s’assit tranquillement. Elle sourit à sa phrase d’accueil, elle n’avait jamais vu quelqu’un comme lui, et ca lui semblait bien vivifiant, une sorte de bouffée d’air frai.

« Auriez-vous envie de me faire une fouille au corps ? Après tout on peut cacher bien des choses avec un porte-jarretelle, mais je vous le déconseille si vous désirez toujours vous servir de ce qui fait de vous un homme. »


Provocante ? Et alors ? Un sourire taquin se dessina sur son visage sans pour autant lui adresser un regard, se contentant d’observer les autres spectateurs. Elle aimait regarder les autres, deviner ce qu’ils sont et le pourquoi de leur agissement… une étude secrète de l’homme. Elle se détourna de cette activité fort intéressante. Si elle était accro à lui ? Il pouvait toujours rêver. L’amour c’est bon pour les faibles, et les plaisir de la chair pour les animaux incapable de se contrôler. Point à la ligne, elle a un job formidable, un super appartement, tout est pour le mieux dans les meilleurs des mondes.

« C’était la seule place de libre, et désolé, vous n’êtes pas assez intéressant pour moi alors jouez le beau gosse auquel aucune femme ne résiste car ca ne marche pas sur moi. Et puis vous haïssez seulement ma profession, et non pas la personne que je suis à moins que vous ne soyez plus idiot que je ne le craignais et que vous n’arrivez pas à dissocier les deux choses. »


Toujours souriante, elle venait de le casser comme il le fallait, il se prenait une première baffe en rapport avec son pseudo « sex appeal » à la guimauve chocolaté (punaise ca me prend même en rp oO), et une deuxième qui remettait en cause son intelligence. On voyait qu’elle s’amusait de la situation, son regard se posa sur lui pour se faire malicieux et pétillant. Oui, elle avait du répondant et ne se laissait pas faire comme les autres, tout comme il semblait être le pire dragueur de l’histoire de Nosco, mais après tout l’un comme l’autre s’en fichait, leur petite joute oratoire est un réelle plaisir, et plus que ça, un jeu.

Plaisant de la voir sans scalpel et seringue ? Elle ne réagi pas à la phrase, constatant qu’il ne faisait que plagier ses propres paroles, un plagiat ne méritait pas qu’on y réponde. Elle se contenta esquisser un sourire mystérieux et au moment ou il tourna la tête pour la regarder un bref instant, elle fit de même, plongea de ce fait ses orbes bicolore dans ceux clair de Shane, un regard toujours aussi taquin et malicieux, elle s’en vu quelque peu gênée bien qu’elle n’en montra rien, et de toute manière ils détournèrent tout deux assez rapidement la tête. Elle observait à nouveau les personnes qui l’entouraient, son regard se porta sur un petit groupe et elle détermina rapidement qui était le meneur, la fille que tout le monde matait, et celui qui restait en retrait, les autres étaient de simple suiveur. Elle haussa un sourcil quand il parla de ses RTT… Elle devina qu’il faisait allusion aux cernes qu’elle n’avait plus. En peu de temps, elle avait comprit qu’il était le genre de personne à parler de façon détourné, et elle s’en accommoda. Les personnes on les prend comme elles sont, sinon ce n’est pas la peine de tenter quoi que se soit.

« Oui… j’ai prit deux semaines pour moi… »


Elle continuait d’observer son environnement, et subitement son regard s’éteint à nouveau, tout cela, toute cette vie lui semblait veine, comme si là vrai vie était au-delà de ses murs, comme si elle pouvait espérer autre chose de la vie. Si on pouvait lire dans ses pensées, on l’enfermerait sans nul doute pour trahison moral envers l’impératrice. Mais qu’est ce qui était pire dans le fond ? Être prisonnière de corps et libre dans son esprit ? Ou bien avoir un bref instant de pleine liberté pour se voir enfermer complètement ?

Elle remarqua qu’il avait reçut un message sur son téléphone, et vu l’expression de son visage… ca devait le surprendre, et voir même… elle ne savait comment l’exprimer, mais c’état en tout cas une chose à laquelle il ne s’attendait pas. Elle détourna ses yeux. Et se plongea dans le silence de son esprit. Mais elle savait que se silence n’était qu’une illusion et qu’indépendamment d’elle il fonctionnait à vive allure. Elle savait qu’au moment même où elle allait sortir de cette nonchalance spirituel, son cerveau aura tiré des conclusions sur un sujet ou un autre.

Elle fut sorti de sa rêvasserie par le f ait que Lewis se leva, il avait le regard perdu. Elle se leva afin de le laisser passer. Le rideau venait de s’ouvrir. Ça réflexion avait aboutit sur le fait qu’il y avait quelque chose en ce monde de terriblement faux. Il se faisait bien sur incendié par les autres spectateurs, Jessica posa sa besace sur la place de Shane au cas où il reviendrait. La représentation commença, c’était un opéra. La voix des ténors et sopranos s’élevait dans une harmonie parfaite. La pièce parlait de la paix intérieur, des esprits paisibles, et pourtant dans le cerveau de Wilde ca résonnait comme un appelle à la soumission… et combien savait que la jeune femme était un électron libre ? Combien lui avait fait comprendre qu’elle ne pouvait pas tout dire, ni même tout penser ?

Elle ferma un court instant les yeux… elle restait, elle restait parce qu’il était impossible de partir, et pourtant elle savait qu’il y avait un moyen, elle ne le connaissait pas encore, mais rien n’était impossible, elle en avait la conviction… Punaise si on découvrait ses pensées… Elle serait bonne pour la potence !

Elle ne le voyait pas revenir… Elle se doutait que quelque chose devait se passer… Elle sortit donc de son sac le badge de médecin, et se leva discrètement à son tour. Et se dirigea vers les toilettes mixtes. Elle allait ouvrir la porte… Quand quelqu’un d’autre le fit. Elle se retrouva donc nez à nez avec… Shane. En effet, c’était un sens littéral, son nez touchait celui de Shane. Jessica écarquilla ses yeux bicolores qui s’étaient plongées dans les orbes aux reflets ambrés de Shane… des reflets ambrés… Elle venait de le remarquer.

Elle rougissait comme une pivoine mais garda la tête froide, un simple regard dans les toilette lui montrait les ravages fait. Le marqueur à la main. Il était bel et bien le fautif. Vite, elle le poussa violement dans la cabine, et ferma la porte à double tour. Elle lui prit le marqueur des mains, sortit un mouchoir et effaça les empreintes du jeune homme et garda le marqueur dans sa poche.

« Bien on va s’occuper du mur maintenant sinon tu vas avoir des ennuis. »


Elle le tutoyait… Elle porta sa main droite à sa bouche et corrigea son erreur en reprenant le vous. Elle regarda les inscriptions… ça n’avait pas de sens… jusqu’à ce qu’elle se recule un peux, et se mette à regarder de haut en bas…

« J’arrive aussi vite que possible… »


Elle l’avait murmurait. Elle reporta son regard sur Shane, fouilla dans son sac et en sortit un flacon d’acétone qu’on utilise pour enlever le vernie des ongles et en imbiba du papier toilette, elle en passa un à Shane et en fit un deuxième pour elle.

« Je ne veux pas savoir de quoi il s’agit, de toute manière vous ne me le diriez pas… on va essayer avec ça, si ça ne marche pas on tentera de voir autre chose. »


C’était lié au message sur le cellulaire, Zofia en était persuadée… Pourquoi elle l’aidait d’ailleurs ? Pourquoi lui sauvait-elle la mise ? Elle ne le savait pas, ça lui était venu spontanément… Elle s’activa sur le mur souillé, frottant avec force. Elle avait son badge de médecin, si quelqu’un d’autre arrivait, elle trouverait une excuse grâce à sa position… elle improviserait et puis voila… Il le fallait bien… da ns le cas contraire, elle en voulait pas imaginé quel sort on réserverait à Shane. Et elle ? Elle se faisait sa complice en l’aidant. Si on entrait, on la verrait entrain d’effacer les traces sur le mur. Mais à la limite… le marqueur n’avait plus les emprunte de Shane… mais le sms ???

« Je vous conseil d’effacer le message pour plus de sécurité… on ne sait jamais. »

Elle ne le regardait pas… Depuis qu’elle était entré ici, elle ne lui avait pas adressait un regard.
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Message par Shane M. Lewis le Sam 17 Juil - 22:30

    Il roula des yeux face aux réponses de la jeune femme. Décidément, elle n’avait pas froid aux yeux et n’était sans nul doute pas encline à se laisser faire. Shane secoua sa tête de gauche à droit en signe de désespoir et répliqua sèchement :

    « C’était du cynisme, miss. Ne soyez pas tout feu tout flamme pour si peu. »

    Il grommela quelque chose comme ‘croyait tout d’même pas ce que je disais !’. Il posa alors son regard sur son portable et alors tout s’enchaîna (s’enshana *sors*). Le message, l’envie de le supprimer, de le détruire et pourtant, il avait envie d’y répondre, de comprendre. Il n’avait à son esprit que deux souvenirs de son ancien passé, cohérent ou non, il y avait des choses qui lui faisaient peur, mais il avait peur de l’inconnu, lorsqu’il saurait la vérité et la réalité des choses, il savait qu’il serait dans un état de moindre perte. Mais il avait besoin de savoir, c’était plus fort que lui, il ne pouvait pas le contrôler, alors il se leva. Il voulut sortir, tant pis s’il avait payé son entrée, il fallait voir où était ses priorités dans sa vie. Mais on ne voulu pas le laisser sortir. Il aurait voulu lui tordre le cou à celle-là… Mais non.

    Il aurait eu l’air fin à l’égorger dans une salle où il y avait près de deux cents personnes… Un coup à finir lui-même égorgé ça non ? Quoiqu’il en soit, il se retrouva dans les toilettes mixtes à chercher la solution de l’énigme. Shane était un informaticien, coder et décoder, crypter et décrypter, tout ça faisait partie de son quotidien. C’était presque un jeu d’enfant. Il entrait dans le sujet avec conviction et passion. Il avait l’impression que nul ne pouvait l’atteindre, il était comme libre et pourtant prisonnier de ce qu’il devait découvrir. Et puis il avait trouvé. J’arrive aussi vite que possible… Il renvoya le texte trouvé par SMS et ouvrit la porte pour nettoyer, c’est alors qu’il se retrouva nez à nez, mais vraiment nez à nez avec la doc, qui se mit d’ailleurs à rougir.

    « Je vous manquais tant que ça ? »

    Demanda-t-il cyniquement avant de reculer son visage du sien. Il aurait presque voulu qu’elle ne voit rien, mais c’était déjà trop tard. Il s’attendait à ce qu’elle parte en furie pour le dénoncer. Il avait presque pensé, un court instant, à la tuer pour se débarrasser d’elle et des révélations qu’elle aurait pu faire. Il aurait pu jouer également les menaces, il aurait pu mentir, dire qu’il avait trouvé ce marqueur et la prendre pour une sotte. Mais les choses ne se passèrent pas comme prévu.

    Elle le repoussa en arrière, dans la cabine des toilettes. Une petite voix, en lui, cria inutilement « au viol ! » Il réalisa bien vite qu’il se trompait. Elle ferma la porte à double tour, Shane esquissa un geste pour rouvrir la porte. Il était claustrophobe. Etre enfermé le rendait fou. Lorsqu’il s’était lui-même enfermé un peu plus tôt pour décrypter le message, le verrou était resté ouvert. Il voulait s’assurer de pouvoir ressortir si jamais il y avait un souci. Mais inévitablement, cette fois ci, il n’était pas maître. Il porta une main à son visage et respira profondément. Bon, ils ne resteraient pas ici bien longtemps, n’est-ce pas ? Juste cinq petite minutes, pas plus hein ? Pas plus… Il tâchait de persuader son esprit de cela pour ne pas se mettre à hurler.

    Elle parla de nettoyer. Il n’en croyait pas ses yeux. Primo, elle ne le dénonçait pas, deusio, elle l’aidait à réparer son idiotie. Il resta bouche bée tandis qu’on lui mit dans sa main gantée un mouchoir imbibé d’acétone. Il sentit son portable vibrer et Shane se tendit. Il sortit son cellulaire et lu le nouveau message :

    Et bien voilà ! Souviens-toi, encore une fois.’

    Encore une fois… Etait-ce le même Joshi que la dernière fois qui lui avait envoyé son précédent message ? Et puis, à ce moment là, Jessica prononça le ‘j’arrive aussi vite que possible’ qu’il venait de trouver, alors tout lui revint à l’esprit.

    Il avait bien vingt année, il le savait, il le sentait, où tout du moins, il atteignait presque ce cap des vingt ans que son image, ici à Nosco ne passerait jamais. Il aurait éternellement 19 ans dans cette ville. Il portait un pantalon de toile et un chandail, le genre de chose très simple à trouver. Et Shane en était choqué, son souvenir portait exactement les même vêtements que ceux qu’il portait à son arrivée à Nosco. Il regardait les chaussures, c’était les mêmes, il s’en souviendrait toujours… Bon sang était-ce son dernier jour ?

    Il faisait nuit dans la ville, et tout était éclairé. Tout était presque agressif, le rouge, le bleu, le jaune, le vert. Toute cette harmonie de couleur devenait affreuse. Mais où était-il ? Son lui-même en souvenir tenait un sandwich thon mayonnaise d’une main. Il n’était pas encore entamé, il était toujours emballé dans un film plastique. De son autre main, il tenait son cellulaire. Il n’avait rien à voir d’ailleurs avec ce qu’on trouvait sur Nosco. Celui-ci était assez grossier, l’écriture était encore en digital noir sur un fond vert-gris. Il fronça les yeux pour lire le message qu’il venait de recevoir :

    ‘hope u not 4get…’
    [J’espère que tu n’as pas oublié…]


    Et Shane répondait un :

    ‘No worry, Dan. comin’ as quick as possible’
    [Ne t’inquiète pas, Dan. J’arrive aussi vite que possible]


    Qui est Dan ? Un homme ? Une femme ? Un(e) ami(e) ? Pourquoi doit-il arriver aussi vite que possible. Son souvenir accéléra le pas et descendit dans une bouche de métro. Shane put lire au dessus :

    ‘Wall Street Station
    4 – 5
    Uptown & The Bronx
    Underpass to downtown & Brooklyn’
    [Station Wall Street
    Métro 4 et 5
    Haute Ville et le Bronx
    Passage sous-terrains au centre et Brooklyn]

    Mais c’était quoi ce pays ?? Shane essayait de se souvenir à quoi pouvait bien correspondre Wall Street, Bronx et Brooklyn ? Métro ? C’était quoi ça ? Bon sang, il ne savait plus où il en était. Il se vit attendre que quelqu’un passe dans le tourniquet et il s’engagea juste derrière, tenant les portes que son prédécesseur avait ouvertes avec un ticket et lui, de toute évidences, n’avait pas acheté. Il s’engouffra dans un train sous terrain où il y avait beaucoup de monde. Il ouvrit enfin le porte feuille qui venait de prendre dans la poche arrière de l’homme qu’il avait suivi pour passer les tourniquets sans payer. Shane manqua de s’étouffer. Il avait fait quoi là ? Pickpocket ??

    Et le souvenir s’arrêta là. Shane réalisa qu’il était demeuré statique pendant toute la durée de son souvenir et que maintenant la doc le regardait avec ce petit sourire interrogateur.

    « Comment vous savez que c’est en rapport avec le message que j’ai reçu ? Vous aussi… »

    Vous en avez reçu ? Mais Shane savait bien que déjà il en disait trop par le « aussi » qui signaler que cela avait bel et bien un lien avec le message qu’il avait reçu :

    « Ca ne sert à rien de l’effacer. Je suis informaticien, je sais parfaitement qu’on peut effacer tout ce qu’on veut d’un matériel informatique, ça reste toujours… Toujours. »

    Et le merci hein ? Enfin quoi, il aurait pu la remercier non ? Et bien non... Ce n'était pas Shane qui aurait fait ce genre de chose...
Shane M. Lewis
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Message par Invité le Lun 2 Aoû - 14:24


"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles."

Oscar Wilde





Le Shane se la pétait, et comme tout homme qui a tendance à vouloir montrer un égo sur-développé, cela montrait aussi ces faiblesse, ses complexes. En était-il moins homme pour autant ? Non, car un homme reste un homme quoi qu’on en dise, il restera toujours dans les esprits cette image protectrice et forte, mais il en sans doute plus humain, plus accessible. Jessica aimait faire exercice de sa réparti sur lui, elle appréciait ses réactions, comme son renfrognement actuelle, elle esquissa un rire léger d’un air de dire « c’est de bonne guerre ».

Il reçut un sms, et lui faussa compagnie. Elle posa ses affaires sur son fauteuil bleu, au cas où il reviendrait. Le rideau s’ouvrit, le spectacle commença. Mais son esprit était ailleurs… ça faisait quinze minutes qu’il était dans les toilette. Elle se décida donc à se lever, et à aller voir de quoi il en retournait. C’est alors qu’elle se retrouva le nez collé au sien. Ses joues se tintèrent d’un rosé purement gênée. Si elle évitait tout contacte physique avec les autres ce n’était pas pour rien après tout.

« Pas le moins de monde, je n’avais pas envie que vous manquiez la visite médicale à mon retour de vacances. »


Du sarcasme ? Peut-être. Néanmoins elle réagit au quart de tour et analysa vite la situation. D’un geste vif elle propulsa Shane dans les toilettes et ferma la porte à clef. Elle observa les inscriptions sur le mur et déduit qu’ils étaient lié au sms reçut… Joshi. Elle-même en avait déjà reçut… elle avait retrouvé quelque souvenir, peu nombreux… mais un plus que troublant… surtout celui ou elle se voit enfant, dansant, sa robe à fleurs tournant, les mains levé vers le ciel disant « je suis un ange comme maman ! » Est-ce que sa mère était morte ? Elle ne le savait pas… et même si elle trouvait un jour le moyen de sortir d’ici… dix ans était déjà passé, et combien s’écoulerait encore ? Le temps passe, mais pas sur elle.

Rapidement elle s’activa, elle devait agir vite. Elle sorti l’acétone et en imbiba du papier toilette, elle lu la phrasa a voix haute et commença à effacer… les yeux rivé sur le mur. Les marques noires commençaient à s’effacer.

Le silence régnait. Jessica pensait, se disant combien la vie est paradoxale, et combien nous le sommes nous-mêmes. Mais surtout, combien la peur nous paralyse. Elle avait vu Shane angoisser de la voir fermer la porte à double tour.

Les traces s’effaçaient en silence, elle ne le dérangeait pas, sachant au son du vibreur qu’il allait se souvenir. Bon ou mauvais elle ne le savait pas, elle-même si elle aimait tout savoir… elle ne demanderait rien. C’était son passé, il ne lui appartenait qu’à lui. Elle se rappelait d’un souvenir… une bagarre, elle se battait contre plusieurs personnes. Avait-elle était mauvaise ? Chef d’un gang ? Ou bien avait-elle simplement était agressait et elle tentait de se défendre ? Elle n’en savait rien, elle savait simplement qu’elle savait plutôt bien se servir de ses poings et de ses pieds. Elle avait fait du mal, elle en avait blessait… et elle s’en voulait, elle s’en voulait terriblement. Elle était médecin maintenant, être médecin, c’est vouloir sauver des vies, la préserver, et non pas la détruire comme elle avait du le faire.

Son visage afficha pour la première fois une légère tristesse, mais on s’en fichait non ? Après tout elle a bien l’habitude de se négliger dans un sens. Elle néglige ses sentiments, se malmène tout simplement alors qu’elle prend scrupuleusement soin des autres… c’était bien la son paradoxe, un paradoxe qui aurait fait sourire le grand Oscar Wilde. Elle avait un blocage qui l’empêchait de se donner ce dont elle avait besoin et qu’elle méritait peut être. D’ailleurs si ce n’était pas Lewis qui lui avait imposé ces vacances avant sa visite médicale… elle n’y aurait jamais songé, elle aurait continué à tirer sur la corde sans se soucier de rien… jusqu’à ce cela devienne irréversible.

Finalement il revint dans l’instant présent, toute tristesse s’effaça assez rapidement du visage du docteur Wilde. Continuant de s’acharner sur les marques qui souillaient le mur et qui s’effacer sous la pression qu’elle exerçait avec ses bras et lui causa quelque petites goutes de sueurs sur son front de porcelaine.

« Oui j’en ai déjà reçut… Et puis c’était assez simple à déduire, pas besoin d’être un grand détective : vous m’avez faussé compagnie suite à ce sms, il est donc aisé de savoir que votre brillante recherche, inscrite avec une intelligence qui m’étonne point, sur le mur soit lié à ça. »


Elle se foutait de lui non ? Non vraiment, elle se payait ça tête ? Oui et non, un sourire taquin se dessina sur les lèvres bien dessiné de Jessie. En faite, elle prenait plaisir à ce jeu plein de taquinerie, c’était amusant, et puis elle n’aimait pas la façon dont il se la pétait un peu plus tôt. Mais dans le fond… un homme qui se vente… cela ne traduirait-il pas un complexe d’infériorité ? En générale on agit ainsi pour cacher ses défauts… Mais elle ne le connaissait pas assez… elle attendait donc de voir la suite.

« Hmm… je n’ai que de très faible connaissance en informatique… mais il n’y aura pas moyen de brouiller tout ca ? Je veux dire… de faire en sorte qu’on ne sache pas qui est le réelle destinataire sans pour autant l’effacer ? »


Cherchait-elle une solution ? Oui… Elle savait qu’elle n’aurait aucun merci, et elle n’avait pas besoin de ça… elle savait qu’elle était sa valeur. Oui mais à ses propre yeux… si on ne lui dit pas clairement les choses elle ne les verra jamais. Mais qu’importe elle n’a pas besoin de ça. Elle est forte. Ou plutôt… elle se force à être forte… sinon elle se ferait manger toute crue…

Elle termina seule l’effacement du message sur le mur, sortie du parfum de son sac et en pulvérisa en quantité afin de masquer l’odeur de l’acétone. Enleva ses gants en latex et jeta le tout dans les toilette en boule et tira la chasse. Elle agit à nouveau avec la plus grande des rapidités. Elle ouvrit d’un geste vif la porte en retirant le loquet Sortie son badge de médecin, la montra au vigile qui acquiesça d’un simple signe de tête et les laissa sortir de la salle. Dans le hall il n’y avait personne…

« Je suis désolée d’avoir fermé la porte à clef… je sais que quand on est claustrophobe ce n’est pas agréable… mais si quelqu’un d’autre était entré… on aurait eut des ennuis… encore une fois désolé. »


Elle était juste en face de lui, et elle remarqua que celui qu’elle prenait pour un minimoys était légèrement plus grand qu’elle… sans doute parce que pour une fois elle ne portait pas de chaussure à talon.

« Vous voulez qu’on retourne voir le spectacle… ou vous préférez rester un peu au calme ? Ou même rester seul c’est comme vous voulez… je ne m’impose pas. »


Elle fit un clin d’œil rieur… Quoi on pouvait taquiner sans trouver la personne désagréable… Et puis c’est lui qui avait commencé ce jeu… et Jessie était sans nul doute encore un peu trop fier pour y mettre fin.

« Vous allez bien ? Vous avez besoin de quelque chose ? »


Son minois impassible laissa place à un léger trouble dans ses yeux montrant sa légère inquiétude. Elle ne simulait pas, son visage, mais surtout ses yeux ne mentaient jamais.
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Message par Shane M. Lewis le Mer 18 Aoû - 13:48

    Pas envie qu’il manque la visite médicale à son retour de vacances ? Nez à nez avec elle, Shane afficha un air bougonnant qui n’avait rien de réjoui à l’idée qu’il y avait cette visite médicale qui lui pendait au dessus de la tête, prêt à l’assommer. Cette masse menaçante (car pour Shane, c’était la vision qu’il avait de cette visite) se rapprochait de jour en jour un peu plus, comme inévitable. C’était un peu comme la mort, on savait qu’elle était au bout, qu’elle allait nous tomber dessus, l’immortalité n’est pas acquise. Ce n’est pas parce qu’il ne vieillissait pas à Nosco, qu’il était immortel. Il pouvait mourir, il le savait, et cette visite médicale lui donnait presque l’impression qu’il allait descendre dans les sous-terrains de la ville. C’était une peur, une simple peur, mais comme toute les peurs, elle paralysait et empêchait parfois de vivre.

    « Ah-ah »

    Fit-il d’un rire profondément dénué de joie. Il était même incroyablement grave et déprimant. Il nettoya ses sottises avec elle, un peu perdu d’ailleurs. Pourquoi l’aidait-elle ? Pourquoi faisait-elle cela ? Pourquoi ne le dénonçait-elle pas ? Ca aurait été plus simple. Et il n’était pas seulement question de silence. Elle aurait pu faire demi-tour, faire comme si elle n’avait rien vu et oublier simplement. Elle aurait pu le laisser se débrouiller seul. Au lieu de cela, elle l’aidait. Elle se mettait elle-même en danger. Sur le coup, il est vrai que Shane en était abasourdi. Il n’en dit rien cependant. Son silence d’or pesait, mais il n’en pensait pas moins. Son téléphone vibra et elle prononça cette phrase sur le mur, phrase qu’il avait lui-même écrite. Il avait l’impression de quitter la réalité un instant. Il se souvenait de son autre vie, celle qu’il avait menée durant 19 années en dehors de Nosco. Shane était pour le moins choqué de lui-même. Ici, dans cette ville, Shane appartenait à la Brigade Impériale, il représentait la loi et la droiture, il obéissait aux ordres scrupuleusement. Même s’il détestait faire des rapports de missions, même s’il trainait les pieds lorsqu’il les rédigeait, il le faisait tout de même, parce que c’était la loi et qu’il obéissait à celle-ci. Il veillait aux mécanismes informatiques de Nosco, il aidait la brigade anti-terroriste à dénicher les rebelles, ceux qui était contre la loi. Il avait toujours été dans le sens de celle-ci. Ainsi, se voir dans son souvenir entrer dans un métro sans payer, jouer le pickpocket et n’en avoir aucun remords, devenait pour lui comme un coup de massue. Il se trouvait détestable. Il était autrefois, semble-t-il, tout ce contre quoi il luttait depuis neuf années à Nosco.

    Et puis il revint à l’instant présent. Il astiqua machinalement le mur avec le papier imbibé d’acétone. Il fixait les carreaux blancs, ses yeux clairs étaient pourtant vide. La seule chose qu’il ait fait contre la loi, c’était de chercher après ses souvenirs. Même s’il savait que demain, il se blâmerait d’avoir déchiffré cette énigme, s’il recevait un nouveau message, il répondrait à nouveau, comme un âne attiré par la carotte, c’était plus fort que lui. Il découvrait une partie de lui-même, un peu plus à chaque fois, il se mettait horriblement en danger, mais c’était le risque qu’il prenait. Pour ses deux précédents souvenirs, il n’avait pas cherché à suivre ce Joshi. La première fois, ça lui était venu tous seul, la seconde, il avait envoyé Joshi sur les roses, et par un horrible hasard, cette réplique correspondait au code qu’il devait renvoyer. Aujourd’hui, c’était la première fois qu’il allait dans le sens de Joshi et qu’il essayé volontairement de savoir. Il était véritablement coupable. Lorsqu’il interrogea la doc sur les sms, il fut surpris qu’elle lui réponde de but en blanc qu’elle aussi avait déjà reçu de tels messages. Il serra les dents. Il n’était donc pas le seul à trahir la Guilde. Mais il ne voulu pas poursuivre sur ce sujet. Il avait l’impression que s’il en parlait, il deviendrait d’avantage coupable qu’il ne l’était déjà. Il sentit cependant bien les sarcasmes du médecin :

    « Vous vous payez ma tête, hein ? »

    Fit-il de manière atone, sans grande expression, il aurait pu lui en vouloir, mais il n’y arrivait pas, il n’allait cependant pas lui sauter au cou et la remercier de le prendre pour un parfait débile. Il soupira simplement.

    « Quoi qu’on fasse ça ne s’effacera jamais. Toujours une trace. On peut brouiller, on peut supprimer, on peut formater, celui qui se mettra en tête qu’il veut y trouver quelque chose y trouvera ce qu’il cherche. »

    Il esquissa un petit sourire en coin, quelques peu discret. C’était un peu comme leur passé. On l’avait effacé, on l’avait brouillé, mais y en reste toujours une trace. En suivant la trace, on trouvera la source. Il y avait quelque chose du cerveau qui devait donc ressembler à la carte mémoire d’un ordinateur. Bien que les humains n’aient rien d’un ordinateur, c’était eux qui les avaient créés, et par conséquent, ils l’ont fait à leur image :

    « Tout ce que je peux faire, c’est me préparer pour ne pas lui rendre la tâche trop facile. Un informaticien qui se fait berner par un produit informatique sans se défendre, c’est un comble non ? »

    On avait fait pareil pour lui, on s’était bien préparé pour lui faire perdre ses souvenirs… La route serait longue. En moins de temps qu’il ne le fallait pour le dire, il se retrouva dans le hall. Enfin libéré de cette cabine, son pas était tellement pressé qu’on aurait pu croire qu’il courait. Dans le hall, il respira à plein poumons, se sentant plus libre, nettement moins oppressé. Le hall était désertique. Tout le monde semblait avoir son activité du soir. Elle s’excusa de l’avoir enfermé et Shane répliqua :

    « Cessez de vous roulez par terre, n’avez-vous pas honte ? Lorsqu’on fait des choses, on les assume jusqu’au but. Avoir des regrets, c’est reculer. Je sais que je suis coupable d’avoir suivi… Ce sms. Et je ne vais pas implorer le pardon de toutes les personnes que j’ai offensé. Non, je vais avancer. Je vais brouiller tout ça, rendre cette chose presque à néant, mais jamais… Jamais je n’oublierai. Je ne regrette pas ce que j’ai fait. Bien ou mal, je l’ai fait. On ne garde pas que les bonnes choses d’un acte. On prend le tout ou on ne prend rien. Vous m’avez enfermé, pour mon bien et mon mal. Si vous voulez vous faire pardonner du mal, c’est que vous regrettez votre acte, et par conséquent le bien aussi qui en découle. Le regrettez-vous vraiment ? »

    Il croisa son regard un instant, voyant son inquiétude pour lui qui ne mentait pas. Mais il dériva presque immédiatement son regard, le fuyant presque. Il y avait maintenant un lien entre eux. Elle connaissait son secret, elle savait qu’il recevait des messages et qu’il cherchait à résoudre ces énigmes. Mais, elle lui avait dit la même chose sur son cas. Elle n’en avait pas été obligée, et Shane était cependant troublé par l’aveu qu’elle lui avait fait. Que cherchait-elle exactement ? Gagner sa confiance ? Shane se rétracta comme s’il refusait cette aide et cette alliance. Non, il ne voulait rien d’elle ni de personne. C’était bête surement, mais lorsqu’il s’agissait d’une chose comme celle-ci, il ne pouvait pas faire confiance. Il risquait gros tout de même si on apprenait qu’il recherchait son passé. C’était l’idéologie rebelle : « retrouvez votre passé ! » Il avait du lire ça sur l’un des nombreux tracts rebelles qu’il retrouvait sur le réseau alpha. Si on le savait, c’était probablement sa fin et il était plus simple de cacher un secret seul qu’un secret à deux.

    « Non, c’est bon… Je crois que je vais rentrer chez moi. Bonne soirée miss. »

    Et déjà il s’éloignait. Il s’engouffra dans un ascenseur et colla le dos de sa tête contre la paroi, les yeux clos, cherchant à faire le vide en lui. Foutue soirée…
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