Quand l'impératrice se venge...

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Message par Judikhael Wienfield le Sam 23 Oct - 11:02

[RATING -17 - âmes sensibles s'abstenir :
certaines scènes de ce RP peuvent contenir des passages érotiques]


Suite de Non mais oh !

Non, effectivement, ca ne pouvait pas aller. Il se sentait inconfortable, misérable même. Il détestait être dans une telle situation, être pris ainsi en porte-à-faux et surtout devant ses brigadiers. Si ceux-ci croyaient que leur commandor ne voyaient pas leur regard en coin, leur sourire qu'ils tentaient tant bien que mal de cacher... Il n'y en avait qu'une qui semblait avoir un tant soit peu de commisération et de respect pour lui, la jeune Kathleen. Sérieuse, efficace, fidèle à elle-même. Ou était-ce parce qu'il s'agissait là de la seule femme qu'il avait prise avec lui pour cette mission échec ? Possible, allez savoir. A croire que les hommes, lui y compris, étaient plus qu'immatures pour ce genre de situation humiliante.

L'espace d'un instant, alors que Joséphine donnait ses consignes et rédigeait sa missive à Traktueur pour dispenser le jeune Lewis de son rapport, rapport plus que délicat il devait l'avouer, Judikhael laissa ses pensées dériver. Se demandant comment et quand était-il tombé si bas dans l'estime des siens. Oui, des siens. Toute sa vie noscoienne durant, il avait considéré les brigadiers, et plus particulièrement la brigade anti-terroriste, comme les "siens". Une sorte de... Famille ? une famille un peu étrange, il le concevait, mais une famille quand même. Une famille qu'il appréciait, aimait et tentait par tous les moyens de protéger, quand bien même il était avec eux exigeant et intransigeant parfois.

Alors quand les choses avaient-elles si mal tournées ? Depuis quand es hommes se permettaient-ils de se moquer de lui et des possibles, même si rares, faiblesses qu'il avait ? Depuis son incarcération chez les rebelles, pensa-t-il après moult questions sans réponses. Oui, le moment clé avait dû se produire là. C'était la seule explication rationnelle qu'il trouvait. Même si cela était loin de le rassurer alors.

Il ft brutalement tiré de ses pensées mélodramatiques par le bruit de mouvements. Ses brigadiers sortant. Il était sur le point de sortir à son tour et de tenter d'échapper à ce joug insolite, quand la voix de l'Impératrice lui ordonna de rester. Un ordre, un ordre qu'il ne pouvait enfreindre. Il resta donc. Entendant derrière la porte les pouffements de rire de ses brigadiers, assombrissant encore un peu plus si ce fut possible ses pensées taciturnes. Et un autre ordre claqua : celui d'avancer.

D'avancer vers la salle de bain, constata-t-il rapidement, soudain dépité et presque terrifié à ce qui devait avoir germé dans l'esprit de Joséphine. Elle ne pensait tout de même pas qu'il allait se "soulager" dans la salle de bain impériale ? Il tenta de se défaire de cette main qui le poussait ainsi, mais devant la douce insistance que celle-ci exerça sur lui, il obéit. ordre disait-elle de toute façon. A cet ordre il obéirait alors. Ne lui avait-il pas juré loyauté et fidélité en tout point ? Restait à savoir ce qu'elle lui demanderait pour confirmer sa loyauté. Jusqu'où irait donc Joséphine ? Allaient-ils dépassé les limites que jamais tous deux n'avaient franchi depuis tant d'années ?

Qu'elle ne fut pas son désarroi quand il la vit entrer elle aussi dans ladite salle de bain. Et s'avancer vers lui à pas félins, aguicheuses, ravivant cette sourde tension en lui, bestial instinct qu'il exécrait soudain. Il ne dit rien, ne bougea pas pourtant. C'était après tout son Impératrice, et il lui avait déjà répété à plusieurs reprises qu'elle pourrait faire de lui ce qu'elle voulait. Il devait avouer ne pas avoir pensé à... ceci... Mais il avait donné sa parole, il y a des décennies, et quand bien même cette parole datait, il ne la reprendrait pas. Il espérait toutefois que Joséphine ne lui demanderait pas... n'irait pas jusqu'à... Mais il était fort possible que Joséphine ait finalement trouvé là le moyen de se venger de lui ? Fort possible oui.

Bon pour tout dire, cette situation il avait dû la fantasmer il y a longtemps, même si rapidement elle lui était sortie de l'esprit. Mais... Non, plus maintenant. Maintenant il ne fantasmait plus sur ce genre de choses. Artémia, oui, vous avez bien compris, Artémia. Maintenant son fantasme était Artémia. pas Joséphine. Pas vraiment. Oh bien sûr, il n'allait pas prétendre avoir été vraiment fidèle, quatre-vingt-dix ans durant, à sa bien-aimée, du moins pas physiquement, même si sentimentalement jamais il ne l'avait trompé. Mais tout n'avait été qu'aventure passagère, sans récidive avec la même personne... et surtout ses aventures ne s'incarnaient pas en Joséphine son Impératrice. Il avait soudain l'impression d'être considéré comme... un prostitué ? Vendant son âme et son corps à son supérieur ? Ou quelque chose de ce genre...

Bine vite toutefois, toutes ses pensées s'envolèrent quand effleurement et attouchement lui insufflèrent une nouvelle chaleur. S'il avait pu imaginer ne serait-ce qu'un instant que Joséphine fut si douée en la matière ! Voilà qui était alors une surprise. Et une surprise de taille. Il aurait pu croire qu'elle avait fait ca toute sa vie !

- Votre Majesté, murmura-t-il dans un souffle rauque qui indiquait clairement qu'elle lui faisait bel et bien perdre tous ses moyens. Vous n'allez pas... Vous... Je...

Très éloquent, en effet. Mais il commençait sérieusement à se sentir mal...

- S'il vous plait... pas... Pas ça.. Pas... entre nous, tenta-t-il une teinte de désespoir dans sa voix.

Et d'envie. Traitres sentiments qui se bousculaient en lui et se contredisaient tout à la fois.

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Message par Joséphine de Nosco le Dim 2 Jan - 22:58

[désolée, ce sera à lire en trois posts... voici le premier]

Oh si, elle allait faire ça… et entre eux deux… A vrai dire, elle ne prit même pas la peine de répondre au commandor, tant ses intentions étaient évidentes. Sa jupe venait de retomber sur ses escarpins, elle s’en débarrassa d’un mouvement rapide de la jambe avant d’ôter les souliers et les bas. Elle se déhancha légèrement, ses mains effleurèrent son bassin, remontèrent sur son ventre et sa poitrine maintenant parfaitement exposée. Ses doigts s’attardèrent sur son buste, la pointe de ses seins tendue par le froid tout relatif, puis remontèrent sur son cou et ses épaules tandis qu’elle lui souriait de son air à la fois le plus candide et le plus coquin. Elle inclina la tête vers l’arrière, offrant son cou de cygne aux regards et aux hormones du commandor, passa les doigts dans sa lourde chevelure noire, écarta les lèvres sur ses dents blanches, esquissa une ébauche de sourire, se mordilla sensuellement la lèvre inférieure… et s’avança encore…

Une infinie fierté, un sentiment de plénitude sexuelle et d’invincibilité l’envahissaient alors qu’elle s’avançait vers la douche impériale, et par la même occasion vers son homme. Celui qui serait son homme pour… oh, même pas pour un soir, pour une heure peut-être… mais cette seule perspective, celle d’être à la fois la tortionnaire et l’aimée physique d’un beau gosse tout en muscles, cette seule perspective réveillait en elle tous ces sentiments et ces attitudes qu’elle n’avait jamais oubliés. Chacun de ses gestes était soigneusement étudié, soigneusement ébauché puis accompli selon un rituel immuable, celui que devait connaître toute dame digne de ce nom selon elle…

Et elle s’avançait, encore et encore, inexorablement, vers cet homme qui en ce moment ne savait même plus où se mettre. Il était mal à l’aise, et c’était voulu : elle ne l’aimait pas, tout au plus l’estimait-elle suffisamment pour ses capacités, si du moins elle était encore en état d’estimer un soldat depuis que ce Prussien… non, laissez tomber. Oui, elle l’estimait, ou du moins l’avait-elle estimé jusqu’à ce qu’il ne commette autant d’erreurs… jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus passer l’éponge ou lui accorder une seconde chance sans avoir à toucher cette chevelure brun-noir chatoyante et luisante. A la première incartade, probablement l’une des plus graves, elle avait accepté bon gré mal gré de lui laisser une chance, parce qu’il connaissait on ne peut mieux Yan Merling. Mais maintenant… c’était différent, et l’habileté qu’il avait déployée durant toutes ces années à la tête de la brigade anti-terroriste ne le privait pas de sanction, depuis qu’il avait forcé dans un acte de folie furieuse la porte d’Allan Cadmun, depuis qu’il avait annoncé pour ainsi dire publiquement ses fiançailles et son intention d’épouser une prêtresse de la congrégation…

Non, c’en était bien trop. L’impératrice mit un pied dans la baignoire, passa un bras autour du corps du commandor, commença à l’effleurer de bas en haut et de haut en bas, l’empoignant au fur et à mesure qu’elle l’attirait vers le bain tiède qui l’attendait. Oui, un bain… après la douche. D’abord une douche froide, histoire de bien lui remettre les sens en place, et puis… et puis, un bon bain chaud, parfumé, avec une femme à ses côtés pour l’aguicher de toutes les manières possibles et imaginables, réveillant ainsi le désir qu’elle venait d’atteindre. Puis à nouveau un jet glacé en plein dans le panier, pour calmer tout ça… puis à nouveau les attouchements et les caresses les plus suaves, les baisers les plus tendres, quelques légers mordillements, quelques pincettes bien placées… et rebelote, jusqu’à ce que, lassée de ce petit jeu du chat et de la souris, ayant contre elle le gars le plus excité et le plus interloqué au monde, elle accepte enfin de se donner à lui, et là… Mais nous verrons cela plus tard.

Joséphine l’attira encore plus vers la baignoire, l’obligeant gentiment (de toute façon, il n’avait pas trop le choix, n’est-ce pas ? ) à y entrer à son tour. Heureusement, la baignoire était au niveau du sol, et quelques marches permettaient de s’y glisser en toute facilité. Une fois qu’il eut mis un pied sur la première marche, elle l’attira plus violemment à elle, le serrant dans ses bras, une étreinte qui n’avait rien de tendre, mais tout d’un désir violent, presque bestial. Oui, ce serait de la bestialité pure et dure entre eux, aucun geste réellement affectueux, tout ne serait que luxure, sans autre sentiment que le plaisir charnel et le dégoût de soi-même à passer dans les bras d’un autre. Après, probablement auraient-ils des regrets. Elle n’y songeait pas, en fait, elle s’en foutait complètement. Seule comptait sa vengeance, douce vengeance qui ne se mangerait certainement pas froide, au vu de l’ambiance qui commençait déjà à monter entre eux, dans l’air moite de cette salle de bain.

Joséphine joua des hanches autour de Judikhael, effleurant sans la moindre vergogne la partie la plus tendue de sa virilité de son ventre, puis de son bassin. Ses mains empoignèrent les fesses de son vis-à-vis, les malaxèrent un bon moment, s’attardant sur les zones les plus sensibles en de longues caresses insistantes, avant de passer aux cuisses, à l’aine, et finalement de lui mettre une des mains au panier avec un calme parfait et un certain plaisir qui était tout sauf simulé. Au moins l’Impératrice était-elle sincère ! De ses lèvres pulpeuses, elle effleura plusieurs fois la bouche mince du commandor, puis écarta sa lippe sur ses dents blanches de carnivore, et lui mordilla les lèvres, le forçant à les déserrer, insérant sa langue dans la bouche entrouverte, entamant une valse méphistophélique à force de titiller celle de l’homme resté plus ou moins raide comme un piquet depuis le début d’une mésaventure qui le dépassait complètement.

Soudainement, sa main se resserra autour de la virilité du commandor, qui tentait jusque là de se contenir (et de contenir son sperme par la même occasion), commença à en effleurer le bout d’un seul doigt, lui causant certainement une certaine douleur mêlée d’endorphines, tandis que le reste de la main effectuait un léger mouvement de va et vient qui allait en s’amplifiant de plus en plus rapidement, de plus en plus douloureusement, jusqu’à ce qu’elle relâche totalement la pression, se contentant tout d’un coup d’une ou deux caresses très légères ; continuant pendant tout ce temps de l’embrasser, de lui mordiller les lèvres, les joues, le cou, la nuque, de pincer les pectoraux et les mamelons, de pétrir l’épaule ou les omoplates à portée de sa main libre…

Un souvenir lui remonta soudainement en mémoire, un doute s’empara d’elle, qui aurait pu se lire dans ses yeux si seulement elle ne les avait pas fermés dans une posture plus ou moins faussement extatique. Julien. Non, pas Julien. Julien n’existait plus ni à ses yeux ni aux yeux de Nosco, tout le monde l’avait oublié. Parfois, on se souvenait encore de son pseudonyme, Xxcel. C’était tout ce qu’il restait de lui, une taille de vêtements très large totalement en désaccord avec sa physionomie, car Xxcel n’avait, en dépit de son surnom, jamais tenu que dans une petite taille 36, et encore, parfois, c’était un peu trop large pour lui. En fait, tout était trop large pour lui, elle s’en souvenait nettement maintenant. Elle se souvenait de lui la dernière fois qu’elle l’avait vu, amaigri par la consomption, et le dégoût qui s’était emparé d’elle, plus profond que toutes les fois où elle avait eu à jouer son grand numéro pour n’importe qui ou n’importe quoi, certaines de ces personnes n’en méritant, selon elle, même pas le nom. Bestialement, l’Impératrice de Nosco mordit plus violemment la lèvre du commandor, au sang. Elle eut un moment le goût ferreux de l’hémoglobine en bouche, un goût qui lui était étranger, depuis le temps où elle n’avait pas mangé de viande saignante ! Mais tout ça n’était même plus qu’une sensation dans sa mémoire, la sensation de mastiquer consciencieusement un pavé de bœuf coriace et saignant, avant… Oui, avant. La lèvre du commandor n’avait pas la même texture.

Elle se lécha la lèvre, lécha la blessure de l’autre. Il ne saignait plus, maintenant, la plaie n’avait pas été profonde, et probablement pas très douloureuse. Surtout pas pour un homme aguerri, habitué à ce genre de choses. Enfin, du moins le pensait-elle ainsi, habituée qu’elle était à voir des hommes tout en muscles et en rage de vaincre, de faire un carnage de l’ennemi, de tout ce qu’ils trouvaient sur leur chemin. Ces hommes qui violaient, qui tuaient, qui éventraient sans scrupules les femmes et les enfants, ceux-là même qui avaient combattu et vaincu les autres hommes. Il n’y avait plus de sang, maintenant, et quand il y en avait, c’était loin d’elle. Les massacres à Nosco, elle ne les voyait plus, mais les images lui restaient en tête. Quand elle avait à tuer ou à voir mourir, c’était toujours clean, c’était toujours propre, sobre, bien fait, presque beau à voir, si du moins la mort pouvait être considérée comme belle.

L’Impératrice se remémora un court instant la figure d’Xxcel après que… après qu’elle l’ait… euh… éliminé. C’était ce qu’ils avaient tous dit. Eliminé. En lui disant que de toute façon elle avait agi avec une rare maîtrise, que tout cela était parfait, et que même un brigadier d’élite en assassinat n’aurait pas fait mieux. Elle savait bien que non. Qu’elle ne l’avait pas éliminé : elle l’avait tué. Qu’elle n’avait pas agi d’une main de maître mieux qu’un brigadier d’élite : elle avait fait ça hors d’elle-même, enragée, sans pouvoir contrôler ses pulsions intérieures. Elle l’avait fait une seule fois, se vengeant d’avoir été ainsi dédaignée, méprisée même, par celui auquel elle avait voulu offrir tous les honneurs et tous les plaisirs dans une éternité relative qu’ils auraient partagé, au sommet de la pyramide sociale de Nosco. Il s’en moquait totalement. Il n’entretenait de relations sexuelles qu’avec son ordinateur et l’assiette de spaghettis de câbles qu’il possédait sous son bureau. C’était son seul plaisir. Passer tout son temps sur l’ordinateur, comme un ascète, comme s’il avait renoncé à tous les bonheurs de l’existence pour vivre dans la virtualité. Et elle avait eu beau tenter par tous les moyens de le persuader de la rejoindre dans une existence délicieuse, eux deux… Ce n’était pas son avis. Lui, il s’en moquait, des honneurs ! Il s’en moquait, des femmes ! Il s’en moquait, des plaisirs ! Rien ne comptait dans la réalité, sa réalité n’existait pas aux yeux de Joséphine, elle ne la partagerait pas. Peut-être, si elle avait été une machine, aurait-elle trouvé crédit à ses yeux ?

Sa fierté avait été blessée dès qu’elle avait constaté qu’il était totalement indifférent à elle. Le seul homme qui l’ait été, et voilà pourquoi elle avait décidé de l’obtenir, coûte que coûte, y compris la mort ! Et en effet la mort avait été le prix à payer pour l’avoir. Elle l’avait possédé un court, un très court instant, avant qu’il ne meure sous ses yeux, et qu’il la laisse regretter ses actes à loisir. Mais les regrettait-elle ? Elle avait eu ce qu’elle voulait par la force, n’ayant pu l’obtenir par la douceur. Elle ne l’avait eu qu’une fois, ce qu’elle aurait voulu avoir à vie, dans son passé pré-nosco ou dans sa vie noscoienne. Elle l’aurait fait couronner empereur, elle aurait été toute à sa dévotion, si seulement il avait voulu lui accorder un semblant d’attention ! Mais il lui avait refusé ça, il lui avait tout refusé, excepté peut-être parfois un « laissez-moi tranquille » froid et posé, les mots de celui qui s’en moque complètement et qui ne veut que vivre sa vie à l’écart de tout, dans un bonheur qu’il se serait construit tout seul. Et ça, ça la faisait enrager plus que tout. Joséphine de Nosco, l’impératrice de l’une des plus extraordinaires cités qui soient, de la seule cité de ce curieux monde… elle ne lui disait rien, elle ne l’intéressait pas, elle ne lui procurait même pas un semblant d’intérêt sexuel ! Il lui avait fallu la force pour qu’il cède, malgré qu’il en ait, à court d’arguments et de forces pour lutter. Non, elle l’avait eu par trahison. Elle l’avait eu, elle ne pouvait plus se plaindre d’être dédaignée. Mais elle ne l’avait eu qu’un court instant, et si les Erynies s’étaient assez bien emparées d’elle pour qu’elle fasse un véritable massacre… elles se retournaient maintenant contre elle.

Elle se reprit. Tout cela n’avait duré qu’une fraction de seconde, une fraction de seconde de trop. L’eau fraîche ! Vite ! Sur sa tête pour lui remettre les idées en place ! Sur Judikhael pour lui apprendre à désirer trop vite ce qu’il n’aurait qu’au prix de longs efforts, car elle n’était pas femme à se donner si facilement, et surtout pas à un subalterne ! Surtout pas à un traître, ou du moins à un maladroit incompétent et drogué, cela se voyait à ses mains qui tremblaient, qui avait, dans sa vie ici, commis au moins autant de gaffes que d’actes louables ! Elle ne se donnait pas facilement, non, elle ne se vendrait pas, ne se vendrait plus à bon marché comme une prostituée ! Elle n’était pas une femme facile, elle n’était plus une femme facile ! Et si elle l’avait été, malgré son tempérament de Messaline, femme lubrique et vicieuse à moitié malgré elle, c’était avant tout pour gagner son pain, et du beurre pour ses tartines ! Et parfois un petit morceau de viande, quelques rillettes pour mettre sur son pain, une tranche de jambon, des carbonnades à accomoder en pot au feu avec des légumes du marché qu’elle parvenait souvent à s’offrir, avant que la guerre ne la mène à la ruine et ne l’oblige à renoncer aux bons petits plats et à reconnaître la véritable valeur du pain sec et de l’eau de fontaine, parfois mêlée de sang.

L’eau glacée la ramena un instant bienheureux à la raison, et le commandor en reçut une giclée assez intense pour faire incontinent retomber son érection au point mort en dépit de l’impériale présence à ses côtés. Celle-ci sourit malicieusement, puis arrêta la douche aussi subitement qu’elle l’avait commencée, ouvrant les robinets d’eau plus chaude que tiède, et cette dernière dessina une petite mare sur les dalles de marbre du petit bassin avant de s’étendre exponentiellement à leurs pieds, de mouiller leurs chevilles, puis leurs mollets, avant que l’impératrice ne s’allonge dans l’eau. Ses longs cheveux flottaient à la surface, elle était plus ou moins couchée, la tête un peu redressée. Elle lui envoya un petit peu d’eau dans la figure, puis, de ses orteils mouillés, revint à l’assaut et lui effleura les testicules avec un calme saisissant. Au moins le geste mettait-il en valeur le beau galbe de ses mollets musclés, la finesse de ses chevilles, la rondeur de ses cuisses, la blancheur très nette de sa peau à ces endroits rarement exposés au soleil. Bah oui, un peu coquine, la dame, mais pas au point d’exposer son arrière-train au soleil non plus ! Y’avait des limites, quand même… Et elle ne comptait pas trop les dépasser, pour la survie de la cité.

Prestement, elle se redressa, l’attrapa, l’agrippa en fait, le bascula dans le bassin qui se remplissait toujours, se mit à califourchon sur le commandor, alors que l’eau montait. Elle coupa les robinets, versa du parfum dans l’eau chaude, prit une huile parfumée à la jacinthe, en réchauffa un peu dans ses mains, puis massa le bas du ventre du commandor, tout lui chatouillant le bout du gland de ses cheveux humides, puis de sa langue, de ses lèvres… sans mordre, cette fois-ci. Elle gardait quand même un semblant de clémence. Puis elle s’écarta un peu de lui, avança légèrement les genoux, posa les mains sur ses épaules, s’allongea langoureusement sur le corps excité du commandor, effleura ses lèvres de ses longs cils, balaya ses joues de ses cheveux, respira à plein nez son parfum musqué d’homme, lécha sa pomme d’adam, remonta sous le menton, recommença à l’embrasser à pleine bouche…

Non, avec l’autre, elle n’avait pas été aussi proche. Ses aguichements étaient rendus plus violents par sa rage et plus tendres par son amour ; et elle n’avait contre Judikhael ni haine ni passion à laisser exploser. Elle n’avait qu’une certaine estime déçue, une estime qui pouvait se reconstruire et se reconquérir, rien de perdu, rien de désolé. Avec Xxcel, c’était voué à la fin dès le début de l’acte, ils ne s’étaient effleurés, elle ne l’avait effleuré, que pour l’éliminer. Le tuer. Elle avait les mains, le corps, couvertes de sang imaginaire et de sperme bien réel après l’acte qui en avait tellement coûté à son ancien aimé. Elle était arrivé au bout de sa mission, en tout cas, et elle ne l’avait que fort peu regretté sur le moment. Ce n’était qu’après… après qu’elle ait réalisé qu’il était définitivement mort, qu’il ne reviendrait plus, que son corps allait être enseveli à Nosco ou jeté quelque part dans les catacombes pour nourrir les rats… alors, elle avait réalisé. Et elle avait regretté. Trop tard pour les remords, puisqu’il n’était plus.

Pourquoi n’avait-elle pas eu pitié ? Pourtant il la regardait avec un calme presque serein, au début de l’opération, lorsqu’elle l’avait fait enfermer pour trahison. Malédiction ! Mais pourquoi avait-il dû trahir ? Espérait-il alors que c’était le seul moyen de se débarrasser, de se venger d’elle ? La laisser languir dans un coin, appelant en vain et écrivant son nom sur tous les murs, les boiseries et les arbres de Nosco, à mi chemin entre le rire et les larmes, aux prises avec la passion ; et la trahir en toute tranquilité, jouer à sa perte, y prendre part activement, soutenir la rébellion… parce que tout simplement il ne voulait pas d’elle ? Il avait voulu la traiter comme on traite une femme normale ! Comme on traite une femme qui n’a en elle aucun pouvoir, et certainement pas le pouvoir impérial ! Comme on traite une femme qui n’a aucune expérience ! Il n’avait vraiment rien compris ! Et puis elle l’avait fait affamer, ne désirant plus que se venger. Elle avait laissé son chéri pourrir près de dix jours dans une prison sombre, en lui donnant de l’eau à volonté, mais pas la moindre nourriture, et presque pas de repos.

Puis elle l’avait fait ligoter dans un coin de la salle de torture, offert à elle par la force puisqu’il avait refusé de se donner à elle de son plein gré. Joshi sait alors qu’elle ne lui aurait certainement fait aucun mal, et qui n’aurait pas regretté ce qu’il aurait peut-être fait avec un peu de répulsion au début ! Mais non, il avait tenu à rester fidèle à ses principes, à préférer l’informatique au sexe, alors, qu’il paie ! Et elle s’était déshabillée tranquillement devant ce malheureux qui n’avait probablement jamais vu une fille de sa vie, et lui avait tout aussi placidement laissé découvrir le feu de ses yeux noirs, de ses lèvres pulpeuses, le rebondi de sa poitrine maintenu par le soutien-gorge, la courbe de la taille et des hanches, les rondeurs de ses cuisses, la longueur de ses jambes, ses mollets, ses chevilles, ses pieds, ses bras, ses mains. Elle l’avait touché partout où il tentait de se dégager, en insistant bien. Et elle avait remarqué qu’elle lui faisait de l’effet. Pas assez néanmoins. Elle avait été forcée de le droguer aux hormones pour achever la besogne qui risquait de ne pas se faire si ça continuait ainsi. Et elle sentait les yeux verts du garçon posés sur elles, avec un air de reproche dénué de haine, il lui en voulait de ne pas l’avoir laissé en paix. Comme s’il voulait laisser entendre que si elle ne lui avait rien fait, alors ils auraient peut-être bien pu s’entendre, cohabiter en Nosco. Ils auraient composé avec, et peut-être la flamme de Joséphine se serait-elle tarie à force de n’être pas assouvie ? Il s’était fait de vains espoirs, si tel était le cas !

Les lèvres roses de l’impératrice quittèrent la bouche de Judikhael dès qu’elle sentit la flamme du désir revenir en lui, ou plus exactement la crue du désir, cette poussée hormonale au fond, s’emparer de lui à nouveau. Elle écarta promptement son vagin de la portée du commandor, elle ne se laisserait pas avoir si facilement, elle ne se laisserait pas prendre à son propre jeu ! Ses lèvres pulpeuses esquissèrent un tranquille sourire, puis, en maudite gamine joueuse ou en séductrice redoutable, choisissez l’option que vous préférez, elle se pencha à nouveau sur le commandor, se rétracta tout d’un coup, et commença à le sucer… quelques secondes. Puis à s’écarter de nouveau, jouer négligemment à le frotter avec l’éponge… Vous avez dit tortionnaire ? Vous n’êtes pas loin d’avoir raison !

Oui, ça aussi, elle l’avait fait à Xxcel. Pas le coup du bain. Pas le coup de l’éponge. Mais d’autres coups, aussi durs et même pires. Elle l’avait fait souffrir par tous les moyens envisageables, elle l’avait forcé à la désirer à l’instant de sa mort, au moment où il avait réalisé, peut-être, qu’il n’était pas si indifférent que ça aux charmes de celle qui le poursuivait ? En tout cas, il y avait eu une autre lueur dans les yeux vert d’eau du jeune homme, juste avant que ce vert ne se voile de blanc, que ses yeux se révulsent et qu’il… Et que ce soit la fin.

Elle recommença à faire couler de l’eau dans le bain, un peu refroidie par le souvenir de ces yeux étranges qui tout d’un coup se retournaient dans l’orbite, devenaient d’un blanc vitreux, vides et accusateurs comme jamais un regard n’avait pu l’être à son égard, même avant Nosco. Elle n’avait pas manqué de regards méprisants et haineux durant toutes ces anneés, il ne faut pas croire, pourtant ! Bien au contraire, des tas de gens l’avaient déjà regardé avec une haine incommensurable, la traitant de fille à soldats, de catin, et d’un tas d’autres noms des moins flatteurs et des plus blessants. Au moins pouvait-elle se consoler en se disant qu’elle avait encore des charmes qui chez la plupart de ses semblables se flétrissaient avant l’âge, et qu’elle restait présentable aux yeux de la plupart des soldats qui, ivres et hargneux, venaient chercher en elle l’étreinte bestiale qui soulageait leurs pulsions et augmentait leur culpabilité. Ce n’était pas son affaire. Coupable ? Elle ne se sentait pas vraiment victime, dans cette affaire, et si son métier lui répugnait, c’était plutôt de devoir se donner au premier venu qui s’en retournerait chez lui tout sauf calmé qui lui déplaisait. Mais voilà, elle n’avait pas l’endurance d’une infirmière, ni la patience d’un médecin, ni rien de tout ça, elle était vraiment nulle à ce niveau. Et ça lui était bien égal par moments. Elle ne voulait pas passer ses journées dans le sang et la mort, elle préférait les passer sous la pluie les mauvais jours et sous les étoiles les meilleurs, étreinte par des gars solides et au corps plutôt agréable, en plein milieu d’étreintes de vie plutôt qu’à guetter la fin des mourants et à emballer les corps glacés dans des linceuls avant de les inhumer.

Mais jamais ce regard là dans les yeux de ceux qui l’avaient sautée. Jamais un regard aussi accusateur, jamais ce regard qui hurlait « tu m’as tué !!! », jamais un regard absent qui la transperce aussi bien par toutes les pores de sa peau devenue trop blanche après coup d’avoir été trop rouge dans l’acte, le sang lui montant aux joues de haine et de désir. Oui, elle lui en voulait ! Oui, elle le voulait ! Oui ! Et tout ça… tout ce qui ne pouvait plus se crier dans un tel remue-ménage de sang et de sperme, elle qui maintenant était stérile à Nosco et qui se disait que dans le monde d’avant, peut-être aurait-elle porté ce qui lui restait de lui… Non ! Plus jamais ça ! Mais elle n’aimait pas Judikhael. C’était différent. Il avait un beau corps, c’est vrai, il avait une tête assez développée pour ne pas opiner du chef à chaque mot qu’elle prononçait. Mais elle ne l’aimait pas, et il ne l’amait pas non plus. Peut-être une certaine… affection réciproque. Une gratitude de sa part, et une certaine confiance de la part de Joséphine. Et c’était tout.

[à suivre...]
Joséphine de Nosco
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Message par Joséphine de Nosco le Ven 21 Jan - 0:57

[finalement ce sera en quatre posts, voici le second ^^]

Non, elle ne souffrirait pas comme elle avait souffert avec Julien, avec Xxcel… parce que pour elle comme pour les autres, au fond, il n’avait jamais été Julien que sur le papier, que dans les documents officiels de la Guilde. Partout ailleurs, il n’avait jamais été qu’une grande gueule, la seule chose à laquelle le pseudo de XXL puisse convenir : à sa vantardise. Il se prenait pour le meilleur. Et il s’était fait dénoncer, comme le dernier des bleus. Eh oui, les revers du sort, ça arrive ! Y compris les plus exceptionnels, d’ailleurs… et ça, il l’avait appris à ses dépens. Un seul petit mail dans les boîtes de la brigade, et c’en était fini du légendaire Xxcel, du pirate informatique qui avait si étroitement collaboré à la rébellion du haut de sa chaise de bureau, quelque part dans ses appartements ou dans les bureaux de la brigade (oui, il arrivait même à ce pourri de trahir depuis le centre même de la brigade guildienne !!!). Trahi, si l’on peut dire, par son inférieur. Et un traître en prison, un !

Bon, pour être parfaitement franche, elle devait avouer n’avoir pas du tout été enchantée en apprenant que l’auteur d’aussi horribles méfaits n’était autre que celui qu’elle avait bassiné pendnat des heures et des jours sur une possible relation entre eux ! Oui, elle avait été choquée, et oui, elle l’assumait maintenant. Elle avait eu bien du mal à admettre que ce n’était pas un complot, que c’était bien lui le coupable, preuves données par le bon citoyen qui l’avait dénoncé et qui, après coup, n’avait pas tardé à être nommé commandor de la brigade informatique. Mais voilà, les preuves étaient là, sous son nez, et elle n’avait plus qu’une chose à faire après l’avoir fait emprisonner : se résigner aux faits. Ca n’avait pas été facile, évidemment, et elle était passée par plusieurs phrases de doute voire de désespoir… Mais elle y était arrivée.

Un tressaillement trahit ses pensées, d’autant plus qu’elle était toujours contre le commandor qu’elle embrassait passionnément. Pourvu qu’il n’ait rien remarqué ! Enfin, au pire, que pourrait-il penser ? Qu’elle venait d’avoir un frisson de désir plus intense que les autres, elle qui était déjà plutôt frétillante depuis le début de cet entretien hors normes ? Bah, ça ne la dérangerait pas outre mesure, qu’il aille penser cela ! De toute façon, il était déjà plus ou moins connu dans toute la cité de l’Oubli que l’Impératrice était un petit peu trop lubrique… Ou beaucoup trop… Ce qui d’ailleurs ne l’empêchait pas de résister avec acharnement aux quelques suggestions et attitudes suggestives qu’elle pouvait bien recontrer. Elle n’était pas, ou du moins elle n’était plus, une prostituée, bon sang ! Et elle n’allait pas se vendre comme ça au premier citoyen en manque de sexe ou d’honneurs !

Nombre de fois, pourtant, elle avait pu remarquer, surtout il y a longtemps, une espèce de frisson plutôt intéressé chez Judikhael Wienfield, qui alors n’était que simple brigadier avant d’être nommé haut conseiller. En fait, il n’y avait pas eu qu’un frisson. Certes, il ne s’était jamais laissé aller jusqu’à s’ériger devant elle voire en public et en sa présence. Il avait réussi à garder un peu de tenue, ou des tenues propres à cacher ce léger… euh… disons cette légère réaction naturelle aux regards indiscrets qui pouvaient bien se poser sur lui. Mais plus d’une fois elle avait pu voir dans les yeux bleus du commandor une certaine lueur lubrique, certain sourire de désir mal caché. Ou du moins mal caché pour une femme qui s’y connaissait, bien qu’il l’ignorât à l’époque, à une époque où elle cachait encore aux yeux de tous ce qu’elle avait bien pu être… histoire avant tout de consolider le pouvoir qu’elle avait réussi à obtenir, et qui était considérable : il eût été fâcheux qu’Allan Cadmun l’obtienne par révolution de toute la cité, n’est-ce pas ? Et elle était trop stratège pour oser courir ce risque avant que la population ne comprenne que ce choix des Welfort était fondé en raison.

Joséphine se jeta plus passionnément sur le commandor qui s’était relevé entre temps, se glissa soudainement derrière lui, lui mordilla d’abord la nuque comme une vampiresse, puis lécha la morsure du bout de la langue, à tout petits coups pour commencer, puis de plus en plus longuement, de plus en plus intensément, de plus en plus langoureusement. De la nuque, l’Impératrice remonta tranquillement jusqu’à la racine des cheveux, puis vers l’oreille gauche dont elle mordilla le lobe, dont elle effleura le pavillon du bout de la langue, avant d’enrouler la jambe droite autour de la taille du commandor, et de se retrouver à nouveau devant lui, de l’asperger d’eau chaude, de le caresser et de le pétrir. Elle sentait sa garde se baisser, à vrai dire, alors qu’elle jouait au chat et à la souris ; et dans le jeu, elle, elle était la panthère. Restait à voir quel rôle animalier elle pourrait attribuer à Judikhael… Certainement pas celui de la souris, ou alors il était une souris vachement volumineuse. Non, il fallait un animal qui soit à la fois féroce, fauve, félin, et un tas d’autres adjectifs en f… un lion ? Mouais allez, va pour un lion. Même si niveau crinière, rugissements, griffes acérées, dents de carnassier et tout le tralala, on peut repasser.

Cela dit, l’Impératrice alla du bout des doigts tâter l’organe génital du brave commandor lorsqu’elle réalisa subitement un truc étonnant. Et pas forcément agréable pour autant. En effet, niveau membrure, le brave Judikhael était plutôt bien loti… sauf à un endroit. Et évidemment, un endroit littéralement…. vital. La poisse ! La poisse intégrale ! Il ne lui restait plus qu’à espérer que dans le feu de l’action, ce serait un peu différent, sans quoi la partie de plaisir serait bien moindre. Inutile de préciser que suite à cette révélation désagréable entre toutes, l’Impératrice fut considérablement refroidie. Jaais elle n’avait pu ne fut-ce qu’imaginer une situation pareille. Ce type était… il était…. bien de sa personne, dirons-nous ! Il était difficile d’imaginer que sous le caleçon du commandor se terrait quelque chose d’aussi… ahem… mince. Même ce pauvre Xxcel, Joshi ait son âme, était mieux pourvu que cela !

Pourtant, c’était pas pour dire, mais rien qu’à voir le commandor, on pouvait augurer de bonnes choses avec lui : une carrure de garde du corps, une musculature de héros grec, d’assez beaux yeux, des mains puissantes, des jambes tout en muscles, pas un atome de gras, la pointure d’Achille et le nez de Patrocle. Nan, vraiment, physiquement, rien à redire sauf ça. Et ça, c’était vexant. Elle ne put s’empêcher de revoir Xxcel et ses yeux verts, Xxcel dévoré par la consomption dans les derniers jours, les dernières heures de son existence, Xxcel qui pourtant malgré sa carrure plus frêle (il n’était pas dénué de muscles, hein, mais il n’avait jamais versé dans les arts martiaux non plus…) que celle de Judikhael, était nettement mieux loti que ce dernier. Et voilà, encore un regret de plus à ajouter sur l’épitaphe de ce pauvre garçon, si du moins il avait pu en avoir une : était bien mieux membré que le commandor de l’Anti-Terroriste.

Que Joséphine ait été refroidie, ça se sentait tout de suite, à vrai dire, bien qu’elole s’efforçât de ne rien en laisser paraître à l’aide de maintes caresses, tandis que ses souvenirs allaient batifoler dans d’autres époques, un peu moins joyeuses certes, mais parfois, pour ne pas dire souvent, un peu voire beaucoup plus jouissives. Ce dernier Prussien, ce damné Prussien, par exemple… La dernière rencontre « sympathique » qu’elle ait fait avec un non-oublié… Lui, il avait été d’une efficacité remarquable pour ne pas dire diabolique. Elle l’avait bien apprécié sur ce point, ce dernier Prussien dont elle ignorait le nom et dont elle ne se rappelait que de beaux yeux gris et durs sous de courtes mèches châtain, des muscles saillants et un corps de colosse, une voix rude qui s’échappait de lourdes lèvres pâles et crevassées par le froid en découvrant des dents plus acérées que les crocs d’un tigre. Ok, à tous les autres niveaux, ce brave monsieur n’avait été qu’un salaud de plus à son palmarès, et alors ? Elle ne regrettait pas vraiment, vous savez ! Bien au contraire, elle était loin d’avoir peu apprécié la rencontre, même si sur la fin, ça n’avait plus vraiment été ça.

Et puis, il n’y avait pas eu que lui depuis que sa chère sœur Marguerite l’avait traîneé dans la boue selon les puritains et les autres grenouilles de bénitier dont l’âge a calmé les hormones, qu’elle l’avait traînée dans le plaisir selon elle. Objectivement, disons qu’elle l’avait traînée dans la prostitution, c’est déjà ça, et jugez-en comme il vous en conviendra, en fonction de ce que vous êtes : puritain, égrillard, ou simple lecteur indifférent aux mésaventures charnelles de notre impératrice. Bon, d’accord, son premier coup avait été tout sauf agréable, si on peut dire : un vieux monsieur de la haute, un bon bourgeois gentilhomme puisqu’il s’appelait Jourdain (malheureusement il n’était pas aussi cocasse que le personnage de Molière) était venu lui demander un petit service coquin, auquel elle n’avait pu que répondre par l’affirmative, forcée comme elle l’était. Et elle avait dû lui faire une fellation, la première de sa vie. Bref, passons ce moment peu ragoûtant de l’histoire de la belle, et revenons-en au présent… A ce pauvre Judikhael duquel elle espérait de moins en moins tirer un plaisir digne de ce nom, par exemple… Enfin quoique l’exemple n’était pas des plus amusants. Mais elle n’en cesserait pas sa petite torture personnalisée pour autant, il ne fallait pas s’illusionner à ce point ! Elle avait encore bien trop d’idées de souffrances à lui faire endurer, et si en plus il n’était même pas capable de la satisfaire suffisamment, eh bien… ce serait deux fois plus douloureux, ou pire encore, dix fois plus douloureux pour lui. Quant à elle, elle n’aurait plus qu’à ronger son frein juste après, et puis bon vent ! Après tout, il y avait bien d’autres moyens de se satisfaire…

L’Impératrice se reprit rapidement, sentant entre ses doigts flûtés le membre du commandor se gonfler de sang. Au moins, il n’était pas trop lent à la détente, c’était plutôt une bonne chose. Et elle n’était pas lente non plus, la chère petite impératrice, assez pour apprécier la prestesse du commandor. Néanmoins, ce n’était pas précisément s’envoyer en l’air qu’elle comptait faire. Pas tout de suite. D’abord le faire patienter, le voir ronger son frein de plus en plus, partagé, écartelé entre plaisir et souffrance, tiraillé par chacun de ses muscles tendus, souffrant mille morts à chaque nouveau toucher, à chaque nouveau mouvement. Là résidait, aux yeux de Joséphine, la jouissance extrême, une fois chaque parcelle du corps si endolorie qu’elle ne demandait plus que délivrance et apaisement. Et puis, enfin, une fois la mort extatique presqu’atteinte, se donner enfin. Oui, il l’aurait à la fin, si du moins il tenait jusque là et ne faisait pas de syncope dans le bain. En ce cas il aurait droit au bouche à bouche, aux caresses, à l’eau fraîche sur son front, et au réveil, à la vue des grands yeux profonds, de la bouche délicatement rosée et du nez en trompette de l’Impératrice, de sa douce tortionnaire à laquelle il était, soi-disant, si dévoué. Oh, elle lui laisserait bien tout le temps de juger de son dévouement, après ce moment dont il sortirait à la fois glorifié et avili. Oui, elle savait que son acte était cruel, elle en était pleinement consciente, mais il fallait qu’il paie. Et il allait payer.

Et dès le lendemain, lorsqu’il reverrait sa chère Artèmîa, que ressentirait-il ? De la honte, de l’affliction, de la rage impuissante ? Et elle, que penserait-elle de son bien aimé si fort d’ordinaire et qui en présence d’une simple femme dont il enserrerait la taille d’une seule de ses grosses mains puissantes parvenait à se montrer plus faible qu’un chaton ? Non, vraiment, il allait en baver violemment, c’était sûr. Mais en même temps, qui à Nosco pourrait se glorifier d’avoir eu l’Impératrice, d’avoir pu se baigner avec elle dans une eau au parfum de mandarine confite, d’avoir eu droit au spectacle de l’Impératrice complètement nue (oui, bon, d’accord, peu avant, certains brigadiers l’avaient vue quasiment à poil, mais pas autant que la voyait Judikhael présentement, dirons-nous…), d’avoir senti ses mains nobles se promener sur chacune des parcelles de son corps, de l’avoir sentie l’exciter, puis finalement de l’avoir eue toute entière ? Personne. Plus personne à Nosco ne pouvait se vanter d’une telle prouesse. L’Impératrice était froide autant qu’elle était sexy. Ou du moins suffisemment froide pour ne pas céder aussi facilement au premier mâle bien fait de sa personne..

Oui, il aurait la honte et la fierté en même temps, Judikhael Wienfield ! Il aurait eu celle qui n’avait pas été touchée depuis la mort d’Xxcel, il y a un bon bout de temps de cela… Il pourrait quand même en être satisfait ! Et puis, comme qui dirait, ça le changerait de sa chère nonne… oh pardon, de la haute prêtresse Artèmîa Elisian, voulais-je dire, bien entendu ! Pensant cela, la prise de la dame sur le membre du brave commandor se ressera peu à peu, de plus en plus, arrachant à celui-ci des gémissements, de douleur, de plaisir, des deux peut-être ? Elle relâcha la pression, recommença plusieurs fois un langoureux massage de la naissance des testicules jusqu’au prépuce, continua le mouvement de va-et-vient tranquille et énergique, sentant les soubresauts du commandor de plus en plus excité (et là, le naturel de biologiste de notre Impératrice se réveilla : la proportion de l’organe génital masculin n’influence pas la sensation de plaisir ressentie par le sujet. Que les hommes bien nantis notent cela !) se multiplier contre son corps. Toute prise à son occupation, les réflexions biologiques et les doutes métaphysiques sur le plaisir qu’elle allait ressentir bientôt, peut-être, si cela lui était gré, et si ça convenait également au commandor dont elle jouait comme on jouerait de la flûte à bec… littéralement, puisqu’elle n’était pas loin de recommencer à le sucer (il fallait quand même attendre qu’il retrouve des proportions valables avant de s’y remettre, quand même !) et qu’elle jouait du bout des doigts sur le membre de plus en plus tendu du commandor. Il ne manquait plus que la mélodie, sauf si on considérait les gémissement comme faisant partie du spectre musical.

Gémissements… Encore une fois ses pensées en revinrent au corps d’Xxcel. Lui n’avait presque pas gémi. Il ne s’était abandonné qu’au dernier moment, lorsque ses forces de résistance (bien maigres néanmoins, en raison de son épuisement) l’eurent totalement lâché, d’un seul coup, le livrant tout entier à la vindicte impériale et accessoirement à son érection. Il était mort très peu de temps après, inutile de le rappeler, mais un court instant, ce brave jeune homme qui visiblement n’avait pas beaucoup fréquenté les femmes depuis son arrivée à Nosco avait tout du moins entrevu de joyeuses perspectives pour changer de sa triste existence… entrevu, mouais… d’accord, ce n’était pas la chose la plus durable qu’il ait connue. Mais ça avait eu le loisir de durer quelques fractions de secondes, dirons-nous. Et elle, bon sang ! Elle en avait joui, elle en avait eu un orgasme de fou, de voir ce garçon prisonnier de ses liens, livré à elle, presque comme dans un jeu masochiste de mauvais goût. Elle avait savouré la vision enfin possible de chacune des parcelles de son corps, elle avait pu observer la moindre nuance de ses yeux verts, la moindre mèche rebelle de ses cheveux, la moindre imperfection sur le grain de sa peau… Elle l’avait vu nu, sans le moindre fard, littéralement. mais ça n’avait presque rien changé aux sentiments qu’elle éprouvait pour lui.

L’avait-elle aimé ? Elle aurait eu bien du mal à répondre par l’affirmative ou l’infirmative ! Certes, il avait représenté un intérêt pour elle, mais était-ce vraiment de l’amour ? Elle était intéressée parce qu’il ne l’était pas. Elle était intéressée parce qu’il n’en avait rien à faire, lui, du sexe et consorts. Tout ce qui l’intéressait, la seule chose avec laquelle il ait des relations poussées (si on pouvait dire cela ainsi), c’était son ordinateur. Pas elle. Et ça, pour Joséphine, c’était vexant, horripilant, agaçant, énervant, et tout le reste. Elle qui avait toujours été le centre d’attention de ces messieurs, elle qu’on avait pris plaisir à siffler dans la rue et à regarder sous sa jupe lors des coups de vent, elle qui avait eu tout avant d’en perdre une grande partie à cause de la guerre. Elle qui avait régné presqu’en maîtresse sur les Folies Bergères à cause de sa beauté ! Méprisée par un geek ! Méprisée par un gars qui n’avait qu’une faible once de beauté comprise dans ces deux yeux vert absinthe, et le reste ! Rien qui vaille ! Du moins rien qui vaille selon les canons de beauté masculine en vigueur actuellement ! Et ça n’empêchait pas le maudit garçon de la snober de toute sa hauteur (qu’il avait plutôt grande, reconnaissons-le, puisqu’il la dépassait d’une dizaine de centimètres) et de la regarder avec une espèce de mépris qu’elle ne pouvait que détester, quand bien même elle n’en connaissait pas l’origine exacte. Maintenant, elle l’avait comprise : il n’était pas du tout intéressé, parce que le sexe en règle générale ne l’intéressait pas. Mais en cela il n’avait pas suivi les préceptes de l’impératrice, et il avait été bien puni, au fond, d’une honnêteté vertueuse qui aurait mieux fait d’être récompensée.

Un coup de poignard sembla percer l’Impératrice, coup qui se remarqua durant quelques instants seulement dans les yeux noirs. Après cela, elle se reprit complètement et se remit à l’action, se demandant presque ce que Judikhael allait percevoir de son malaise. Allait-il comprendre, le brave commandor ? Ou pas ? A quoi allait-il attribuer les gênes successives qui s’étaient emparés d’elle au fur et à mesure de la progression de son acte, à l’inexpérience ? Non, il avait bien dû remarquer, après tout ce temps passé dans sa salle de bains, qu’elle n’était pas si inexpérimentée que ça, voire qu’elle était très expérimentée et hyper compétente en la matière. A la gêne ? Mais la gêne… par rapport à quoi ? Après tout, c’était elle qui l’avait traîné dans ce bourbier, n’est-ce pas ? C’était elle qui avait voulu se le faire dans sa propre salle de bains, c’était elle qui l’y avait attiré, ou devrais-je dire poussé, alors qu’il ne voulait pas, lui ! Alors si en plus c’était pour être gênée par la suite, merci bien, elle n’avait plus qu’à aller se faire voir, l’Impératrice ! Au doute ? Mais doute de quoi ? Elle se faisait un de ses inférieurs, ok, ça changeait de la routine habituelle des dames qui se tapent des supérieurs hiérarchiques. Mais que voulez-vous, elle n’avait guère le choix : elle n’avait pas d’égal, excepté peut-être Allan Cadmun, et au niveau chaud, il en était plutôt au zéro absolu, température polaire et bise glacée. Allan, en un mot. Il l’avait refusée il y a longtemps, très longtemps, lorsque Merio et Morgane avaient quitté Nosco, alors c’était certainement pas maintenant, alors qu’il avait pris un siècle Noscoien dans les épaules et que son dos commençait à se voûter sous le poids de ses complots en tous genres, qu’il allait changer d’avis, non ! Yan Merling ? Même pas en rêve, elle ne coucherait avec cette horreur vivante que si… en fait non, elle ne le toucherait jamais. Même pas pour lui infliger une torture semblable à celle qu’avait endurée Xxcel il y a longtemps. Parce que contrairement à Xxcel, elle n’aimait pas Yan Merling.

Alors en matière d’égal, il ne lui restait rien. Il restait bien les grands inférieurs, si l’on pouvait les qualifier ainsi : commandors, haut-commandor, grands scientifiques… Eliminons tous ceux de ce groupe qui ressemblaient à des femmes (non, Joséphine n’était pas homosexuelle, loin de là), il ne restait quelques maigres personnes (même si maigre n’était pas vraiment l’adjectif qualificatif le plus qualifié pour figurer en cette position) dont Judikhael faisait partie. Ajoutons à cela qu’il y avait quand même un certain but de vengeance derrière la belle tête impériale, et vous conviendrez bien, j’espère, que tout cela n’était pas envisageable : elle ne pouvait pas douter. Mais lui, se doutait-il seulement des sentiments qu’elle avait éprouvés pour le pirate informatique ? Elle ne lui en avait rien dit auparavant, et il y avait de fortes chances qu’elle ne lui en dise rien. Alors silence ! De toute façon, il n’aurait pas le culot de l’interroger sur sa pratique, ni elle la faiblesse de lui avouer quoi que ce soit, de craquer devant lui de quelque manière que ce fût. Au fait, n’était-elle pas présentement en train de craquer quelque peu en se livrant ainsi à ses sentiments et à ses réflexions, lorsqu’elle devrait plutôt être toute accaparée par la soigneuse besogne dont elle s’était confié la charge, cette même besogne que nulle autre qu’elle n’aurait pu faire sans se prendre une gifle magistrale ? Si ! Oh bon sang ! Il était temps qu’elle s’y remette !

Et sans hésiter une seconde, comme si cet instant de faiblesse n’avait été qu’un court élan passager visant à bien faire languir la victime avant le second assaut, elle se relança à l’attaque. Son corps d’anguille, la texture en moins, se coula contre celui du commandor, son bassin se pressa contre son membre durci par l’afflux sanguin, lui offrant presque la possibilité de pénétrer en elle si seulement il l’avait voulu. Le ventre de l’Impératrice frôla celui du commandor, ses mains se glissèrent dans la nuque de celui-ci, ses ongles lui griffèrent le dos, ses dents mordillèrent son épaule et son cou, ses lèvres s’emparèrent de celles de l’homme et les mordillèrent tranquillement, sa langue entama un voluptueux ballet avec celle du commandor, ses hanches ondoyèrent autour du corps tiède, elle passa une jambe autour des cuisses de son amant du moment, et l’attira encore plus fortement contre elle, sentant chaque parcelle de ce corps visiblement résigné, moitié excité et moitié repoussé par la perspective d’une relation purement bestiale entre lui et sa supérieure. Mais qu’il aille se faire voir, avec son code d’honneur et tout le reste ! Ce n’était pas cela qui comptait le plus ! Ce qui comptait le plus, pour elle, c’était sa petite vengeance, et accessoirement une partie de plaisir sur laquelle elle ne cracherait pas.

Une minute… Venait-elle vraiment de penser ça ? Venait-elle vraiment de penser qu’elle désirait ce type qu’elle aurait dû, dans la logique des choses, considérer comme son client ou quelque chose de ce genre, quelqu’un avec qui aucune accroche n’était à espérer ? Misère ! Il n’était absolument pas question qu’elle cède, en aucun point que ce soit. Elle avait déjà cédé une fois, et vous aviez pu remarquer le résultat ! Non, il fallait qu’elle se reprenne. Elle ne le désirait pas. Elle ne voulait qu’assouvir un besoin charnel devenu trop pressant après ces années d’abstinence, et pour cela, Wienfield était arrivé à temps. Rien de plus, rien de moins que cela. Non. Rien d’autre. Vraiment rien.

[à suivre]
Joséphine de Nosco
Joséphine de Nosco
~ Impératrice ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Impératrice de Nosco
Âge réel : 140 ans
Âge d'apparence : 28 ans

Compétences
Mémoire:
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Compétence principale: Biologie
Niveau de Compétence: Maître

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Quand l'impératrice se venge... Empty Re: Quand l'impératrice se venge...

Message par Joséphine de Nosco le Ven 22 Juil - 0:01

Un élan de culpabilité avait pourtant secoué l’impératrice à cette pensée, et il n’était, lui, pas près de s’effacer ! Certes, elle avait réussi à passer maîtresse dans le domaine de la dissimulation, mais ça n’expliquait rien de bien particulier : après tout, une impératrice avait tout intérêt à ne rien montrer de ses intérêts ni de ses sentiments, si elle voulait conserver le pouvoir plus d’une journée. Et c’était évidemment ce qu’elle avait fait, puisqu’elle tenait à garder le pouvoir jusqu’à la fin de son existence, s’il plaît (et même s’il déplaît, d’ailleurs) à Joshi. L’impératrice se recomposa donc très rapidement son masque et s’empressa de refouler sa culpabilité bien loin au plus profond de son cœur, là où nul n’aurait le courage d’aller fouiller… sauf peut-être une créature, si jamais il arrivait que la dame meure par les griffes d’une de ces horreurs.

Joséphine se remit prestement à s’occuper du commandor qu’elle tenait fermement enlacé. Judikhael n’avait pas beaucoup protesté, et elle savait bien qu’elle lui faisait de l’effet, elle en avait eu la preuve bien peu de temps auparavant. Ce n’était pas une raison pour qu’elle ne sorte pas le grand jeu, en vérité ! Il était hors de question qu’elle puisse d’une manière ou d’une autre ne pas obtenir sa petite vengeance pour toutes les erreurs qu’il avait pu commettre jusqu’à présent, des plus minimes aux plus graves en passant par les médiocres, celles qu’il avait commises par inadvertance ou par ignorance. L’impératrice s’empressa néanmoins de coller ses lèvres à celles de l’homme qui lui faisait face, tout en recommençant (car elle s’était brièvement interrompue lorsque l’élan de culpabilité avait pris possession d’elle, la rendant très momentanément immobile, comme figée) à lui caresser le bas des reins, sentant sous ses doigts chacun des creux que l’impressionnante musculature de l’homme creusait dans son dos. A croire que, malgré tous les problèmes auxquels il avait pu faire face ces derniers temps, il n’avait pas pris une molécule de graisse. Certes, il avait un peu perdu du poids, plus exactement de la masse musculaire, malgré toutes les séances d’entraînement qu’il avait bien pu faire ces derniers temps, mais ce n’était qu’un détail : il y avait tellement de muscles dans Judikhael Wienfield qu’en perdre un peu ne se voyait que sur la balance.

Pépi se laissa alors lascivement aller dans la fine couche d’eau parfumée qui tapissait la baignoire, permettant à son partenaire plus ou moins consentant de se mettre sur elle. A vrai dire, le choix de cette position-là plutôt que d’une autre où elle serait « au-dessus » n’était pas vraiment anodin : il lui permettrait d’ensevelir une partie de la culpabilité qui continuait, inexorablement, de la ronger. Elle se faisait un type qui de toute évidence n’avait jamais vraiment voulu la situation présente, un type qui était amoureux depuis longtemps d’une prêtresse de la Congrégation au vu et au su de tout Nosco (comme toujours avec les relations devant rester secrètes), un type qui risquait fort de se haïr pour un moment de faiblesse et qui risquait tout autant de la haïr pour la vengeance originale qu’elle venait de s’offrir. Elle douta de son choix, en vint presque à regretter sa décision, mais le mal était fait, ou plutôt était en train de se faire, et elle se voyait bien mal reculer maintenant ! L’impératrice détourna la tête, s’offrant tout d’un coup, afin de masquer le mieux possible, à la fois sous ses cheveux et sous l’eau, l’expression qu’avait prit son visage de porcelaine. Elle faisait d’eux deux des traîtres. Des traîtres à leurs sentiments.

Oui, elle n’était qu’une traîtresse, elle n’était qu’une prostituée. Certes, prostituée, elle l’avait toujours été, avant Nosco, pendant Nosco, et elle le serait sans doute après Nosco aussi, si du moins elle se décidait à un moment ou à un autre à partir (ce qui ne risquait pas d’arriver). Elle était passée du statut de fille à soldat disponible pour quelques centimes à celle de domina inaccessible et pourtant convoitée par presque tous, ce qui au fond ne changeait rien. Elle restait une femme-objet, dotée certes d’un peu plus de pouvoir de décision qu’avant Nosco, mais sans plus. Après tout, qu’en avait-elle fait, de son pouvoir ? Elle avait sécurisé le secteur ? Tu parles ! Allan Cadmun l’aurait bien fait tout seul, ça. Au fond, elle n’avait servi qu’à recréer un danger supplémentaire en la personne des rebelles. Son pouvoir, elle l’avait utilisé pour régler des situations douteuses… Mais non, elle ne devait pas douter. Surtout pas. Si elle se mettait à douter trop, c’était la fin de la Guilde. Et ça, ça ne devait arriver sous aucun prétexte, même sous un prétexte colossal. C’était juste vital. Ca ne pouvait pas arriver, elle était trop fière pour le tolérer.

Elle n’avait, au fond, usé que deux fois de son pouvoir de manière injuste. Et dans les deux cas, c’était, disons-le, pour tirer un coup. La première fois, ç’avait été Xxcel. Le seul type de Nosco qui lui ait résisté avec autant d’acharnement, préférant s’envoyer en l’air avec son ordinateur ou avec sa machinerie. Et qu’avait-elle fait, en lui faisant de telles avances ? Elle en avait fait un traître, lui aussi. Il était devenu le pirate informatique le plus redoutable qu’ait connu la Guilde, encore fort jeune à l’époque, il est vrai. Il avait été démasqué, capturé, jugé, torturé, et tué. Tué par elle, alors qu’elle accomplissait enfin ce qu’elle avait désiré, ce qu’elle avait fantasmé, durant autant de temps. Joséphine de Nosco était une excellente tortionnaire, elle l’avait prouvé. Et elle était, inconsciemment au départ, de plus en plus consciemment actuellement, en train de le refaire. Un sursaut secoua tout son corps jusqu’à présent calme, la ramenant à la situation présente. Elle était nue dans une salle de bains, plongée dans un filet d’eau tiède et parfumée, avec un homme musclé comme un dieu grec (mais couvert de cicatrices, contrairement aux dieux grecs), et elle n’en profitait pas ? Ca, ça ne lui ressemblait pas !

Prenant parti du frisson qui l’avait secouée et qui avait ramené son esprit au moment actuel, elle tourna la tête pour faire face à Judikhael et sourit avec un mélange de calme et de friponnerie. Puis, elle l’agrippa fermement et recommença à jouer du bassin, tout en se rapprochant dangereusement de lui. Le baiser reprit, ardent, et dans ses flammes, elle pensa brûler les ailes à la culpabilité qu’elle avait ressentie. L’adrénaline monta subitement, sous les caresses et les baisers qu’ils avaient bien pu s’échanger, bon gré mal gré. L’impératrice se donna finalement, sentant peut-être les dernières résistances de l’homme menacer dangereusement de céder devant une telle vague de désir, un désir qu’il avait dû refouler depuis longtemps. Désir, pas amour. Elle n’était pas Artèmîa. Elle n’avait pas le corps de la prêtresse, elle n’avait pas son caractère, elles étaient toutes deux différentes, et à vrai dire Joséphine n’avait aucunement l’intention de prendre sa place. Il n’était ici question que de se payer un long moment de sexe, sans conséquences particulières. Elle serait vengée, il aurait passé une nuit, enfin, une après-midi à la fois infernale et aigre-douce. Infernale, pour ce qu’il aurait ressenti. Aigre-douce, parce qu’il aurait à la fois trahi son aimée et apprécié ce qu’il aurait vécu. Et tous les trois trahis.

L’impératrice sentait maintenant celui qui avait été son inférieur et dont elle avait fait, pendant un court instant de sa vie, son égal voire son supérieur, se glisser en elle. Aucun danger qu’il ne rencontre un hymen en chemin, depuis le temps qu’elle avait été déflorée ! D’ailleurs, lui non plus ne devait pas être puceau… Contrairement à certain informaticien, d’ailleurs. Non, non, ne pas penser à ça, ne pas penser à lui ! Il n’était que du passé, qu’une ombre, qu’un fantôme, qu’un vague morceau de sa mémoire qui ne demandait qu’à être avalé par cet étrange phénomène qui vous ôtait tout souvenir à votre arrivée à Nosco. Ne pas penser à ça, profiter du plaisir qu’il lui donnait, là, maintenant, tout de suite, sans même le vouloir d’ailleurs, ou du moins en ne le voulant que de corps, son cœur étant à une autre ! Joséphine serait-elle… jalouse ? Elle ? Jalouse de quoi, voyons ? Jalouse de lui ? Jalouse de la prêtresse ? Et pourquoi, tiens ? N’avait-elle pas eu un grand amour, elle aussi ? Certes. Et elle l’avait mené à sa perte. Superbe amante que cette femme, n’est-ce pas !

A nouveau, l’image d’Xxcel revint la hanter. Elle ne se souvenait que trop bien des yeux verts de celui qu’elle avait, contre toute attente, aimé tout autant qu’elle l’avait désiré. Elle l’avait un jour trouvé beau, elle lui avait même trouvé un charme tout à fait particulier, un charme qui résidait presque entièrement dans deux choses : son indifférence totale à l’égard de tout ce qui pouvait toucher à la concupiscence, et ses yeux. Au reste, il était, elle devait bien l’avouer, bon gré mal gré, affreusement banal. Elle l’avait aimé quand même, et passionnément. Jusqu’au crime.

Elle se rendit compte qu’elle avait fermé les yeux, comme si, au fur et à mesure que les souvenirs prenaient le pas sur sa conscience, elle se donnait de plus en plus à l’homme qui la tenait maintenant entre ses bras. Elle ne devait pas céder plus qu’elle ne l’avait déjà fait à la vague d’émotions qui menaçait de l’emporter, la faisant tout cesser et tout planter là. Elle ne pouvait pas faire ça, elle ne pouvait pas se faire ça, elle ne devait pas lui faire ce plaisir. Nul doute qu’il prendrait ça comme un plaisir, n’est-ce pas ? Bon, un plaisir peut-être un peu vexant (après tout, ce serait comme lui reprocher tacitement d’être mauvais au pieu, non ?), mais un plaisir quand même puisqu’elle le laisserait en paix et vainqueur. Et sa belle petite vengeance dans tout ça ? Aux catacombes ? Pas question !

Les jambes fuselées de la demoiselle (car non, elle n’était pas mariée, ni à Nosco, ni dans le passé) passèrent autour du dos de l’homme, comme si elle reprenait un semblant de contrôle. Il ne lui fallait pas avouer sa faiblesse. Après tout, elle n’avait pas faibli quand elle avait torturé Xxcel ! Non, elle n’avait pas faibli, elle avait savouré ce moment-là de toute son âme et de tout son corps, elle l’avait tué avec toute la bonne volonté du monde, en y prenant un plaisir on ne peut plus sadique. C’était avec un air de jouissance qu’elle avait vu l’autre s’essouffler et lutter contre son corps de toutes les forces qui lui restaient tandis qu’elle le torturait de toutes parts, tandis qu’elle lui servait un moment d’un raffinement extrême relevant à la fois de la luxure et de la torture. Comme elle avait savouré cette revanche sur la vie à ce moment-là ! Elle, qui n’avait jamais été bonne qu’à servir de déversoir à des dizaines de soldats et d’autres rustres bien moins musclés, mais tout aussi pervers, elle qui avait dû endurer et satisfaire leurs fantasmes sans broncher histoire d’avoir à manger… Elle qui s’était enfin vengée, en assouvissant ses propres désirs sur un garçon qui au fond n’y pouvait rien, un garçon qui s’était retrouvé à son ancienne place alors qu’elle prenait celle, honnie, de ceux qui la dégoûtaient si peu de temps auparavant…

Oh, elle avait toujours aimé le sexe. A part Xxcel peut-être, qui n’aimait pas ça ? Qui n’avait jamais pris plaisir à sentir ce déferlement d’hormones et de sensations si rapidement, qui n’avait jamais apprécié se sentir, l’espace d’un instant plus ou moins court, en parfaite communion d’âme et de corps avec l’être élu ? Alors oui, elle avait toujours aimé ça. A la rigueur, le faire avec n’importe qui ne la dérangeait pas plus que ça, si du moins il y avait du respect et un peu d’argent à la clef (bah non, elle n’oubliait pas que c’était censé être son métier !) histoire de pouvoir vivre décemment. Mais pas du sexe comme ça, pas du sexe comme elle en avait subi parfois, surtout dans les derniers mois qui avaient précédé son arrivée à Nosco, pas comme elle en faisait subir elle-même… Avait-elle seulement autre chose qu’un égo surdimensionné couplé à un corps plus que convenable et à un brin de charisme qui lui avaient permis (les trois couplés) d’obtenir le pouvoir ? Un pouvoir teinté d’échec, évidemment, mais le pouvoir quand même…

Ne plus jamais penser à ça !!! Un nouveau frisson la secoua, tandis qu’elle se rendait de plus en plus compte qu’elle ne pouvait pas faire ce qu’elle était en train de faire. C’était contraire à toutes les règles, c’était se bafouer elle-même, c’était remettre en question la validité de tout ce qu’elle avait bien pu faire jusqu’à présent, c’était tout remettre en cause pour une… une vengeance… une vengeance qui n’en serait pas une, elle en était sûre à présent ! Une vengeance qui n’était qu’une demi-vengeance, parce que ça n’avait eu que la moitié des résultats. Certes, Judikhael avait pu goûter à son corps, voir de plus près encore ce qui avait bien pu causer son érection peu auparavant, et alors ? Elle ne l’avait pas vraiment humilié, enfin si puisqu’elle l’avait eu contre sa volonté, mais ce faisant, elle s’était humiliée elle-même, et bien plus profondément qu’il n’avait pu l’être. Elle avait eu tort, elle s’en rendait nettement compte, et elle allait en pâtir plus qu’assurément, elle allait en pâtir bien plus que lui. Lui n’avait rien à se reprocher, excepté qu’il était un homme et qu’il avait eu une réaction des plus masculines. Et alors ? Ce n’était rien d’autre que l’inconscient, et ça avait été involontaire ! Alors qu’elle… Elle s’était mise dans un immense bourbier sans le vouloir, et maintenant, elle était complètement enlisée.

Enlisée, certes. Mais fière. Trop fière pour reconnaître cette erreur-là autre part qu’en son for intérieur. Surtout devant l’autre. Elle n’allait certainement pas céder à sa conscience ! De toute façon, elle n’était jamais que ce qu’elle avait toujours été depuis qu’elle s’était donnée pour la première fois au premier type qu’on avait confié à ses soins ! Elle ne céderait pas, sûrement pas devant Judikhael Wienfield, et encore moins devant Nosco ! Personne ne verrait jamais sa culpabilité, personne, personne ! Jamais ! De toute façon, Nosco avait toujours su plus ou moins à quoi s’en tenir au sujet de l’impératrice : elle avait quand même fait des avances on ne peut plus… corporelles… à Allan Cadmun pour obtenir ce qu’elle voulait, à savoir le secret des ondes alpha, plus une association qui lui donnerait l’entièreté du pouvoir sur la cité ! Et lui, évidemment, il avait résisté. Elle en avait été vexée, bien évidemment… mais que répliquer ? Elle avait tout essayé, elle n’avait rien à se reprocher, malgré les exigences de sa conscience de tyran.

Maintenant que tout cela appartenait à son passé, pourquoi ne pourrait-elle pas être la même ? Pourquoi ne pas directement s’occuper de ses affaires ? Pourquoi le passé devait-il torturer son présent, un passé qu’elle était jusque-là incapable d’ignorer ? Un passé qui se rappelait à elle sous la forme de trois images qui tournoyaient dans sa tête : les yeux de Julien, ou d’Xxcel, lorsqu’elle l’avait torturé. Le visage répugné et méprisant d’Allan Cadmun lorsqu’elle avait joué des hanches devant lui pour obtenir ce qu’elle voulait, comme si elle avait pu croire un seul instant que ce type-là céderait aux avances charnelles ! Et celui de Judikhael si peu de temps auparavant, lorsqu’il l’avait suppliée (ou presque) de ne pas lui faire ça, pas à lui, pas entre eux ! Elle réentendait les trois voix, ces trois voix qui se mêlaient, les gémissements et les grognements du premier, les mots tranchants du second, et les suppliques du troisième. Et le tout dansait une ronde infernale dans sa tête, tandis que ses doigts se crispaient davantage sur l’homme qu’elle tenait toujours enlacé, les yeux fermés, le visage maintenant contracté.

Hallucinée, Joséphine de Nosco rouvrit subitement les yeux, sembla atterrir, sa fierté mit les voiles. Elle relâcha toute prise qu’elle avait sur Judikhael Wienfield, recula, regarda autour d’elle comme dans un rêve. Ce n’était pas possible. Elle n’avait pas pu… Si, elle avait pu. Comment ? Comment avait-elle pu en arriver là, en toute âme et conscience, sans se rendre compte avant de tout ce qu’elle faisait, qu’elle répétait une erreur qu’elle avait déjà plus que chèrement payée auparavant ? Était-elle donc complètement devenue folle ? Et tout son honneur, où était-il, lui qui avait tâché de survivre malgré les quelques rares incartades qu’elle avait pu se permettre, et seulement dans des situations extrêmes ? Là, la situation était loin de l’être. Elle avait réussi à faire foirer trois vies en une heure, dont celles de deux innocents ! Et c’était ça, l’impératrice de Nosco ? Comment est-ce qu’on avait seulement pu lui laisser prendre le pouvoir comme ça, aussi facilement ? C’était délirant ! Elle-même devait être fort loin dans le délire ! C’était totalement invraisemblable !

Le regard vide, Joséphine échappa à l’étreinte molle de l’eau tiédie, attrapa une serviette éponge, la passa autour de son corps, comme si elle voulait protéger le peu de vertu qui pouvait bien lui rester. Elle tremblait toujours, ne comprenant toujours pas ce qui avait bien pu la pousser à faire ça. Son action avait été celle d’un tyran, pas celle d’une impératrice digne de ce nom ! Et comment avait-elle seulement pu se permettre de faire à un autre, rectification, à deux autres, ce qu’elle n’avait jamais voulu qu’on lui fasse, ce qu’elle n’avait jamais toléré qu’on lui fasse mais qu’elle avait enduré en ravalant sa fierté ?

Elle était ignoble !

- Vous aviez raison, commandor, murmura l’impératrice en reculant d’un pas ou deux, la tête baissée devant lui pour la première fois de leurs existences.

Et elle tourna les talons.
Joséphine de Nosco
Joséphine de Nosco
~ Impératrice ~


Camp : Guilde Impériale
Profession : Impératrice de Nosco
Âge réel : 140 ans
Âge d'apparence : 28 ans

Compétences
Mémoire:
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Compétence principale: Biologie
Niveau de Compétence: Maître

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