Réflexion néfaste [ RATING - 16 ans ]

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Message par Aaron Smith le Lun 17 Jan - 21:38

Rappel du premier message :

Aaron, assis sur un banc, voûté, était perdu dans ses pensées. Sa tête était enfouie dans ses mains, et ses mains enfouies dans ses cheveux châtain en bataille. Machinalement, il frottait ses tempes, plus par réflexe que par réelle douleur : quand il avait les yeux fermés, c’était supportable… Et puis, avant de sortir, il avait pris soin de prendre les médicaments prescrits par le Docteur Kim. Son parrain… Le même qu’Ester. Qui était cette fille, hein ?! Il ne supportait pas cette absence de mémoire, et refusait, au fond de lui, de se plier à cette règle essentielle qui interdisait la recherche de son passé. Alors, régulièrement, il se posait, et réfléchissait, cherchait à retrouver tout ce qui lui échappait. Mais ce n’était pas si simple et, quand il pensait avoir un souvenir sur le bout de sa réflexion, celui-ci s’enfuyait aussitôt, refusant de se dévoiler. De nature impatiente, Aaron s’énervait alors, frustré, et donnait libre cours à l’une de ses crises de colère irritantes. Il frappait le mur, se cognait la tête ou tout simplement trépignait comme un sale gosse. Etait-il un sale gosse ? Avait-il était un sale gosse ? Toutes ces questions sans réponses, c’était si embêtant…

En plus, il était obligé de se montrer au Soleil. Afin, à la lumière conviendrait mieux, puisque le soleil n’existait pas, ici. Il ne savait, d’ailleurs, même pas ce qu’était ce fameux soleil. Enfin bref, on avait exigé de lui qu’il sorte un peu de chez lui, de son appartement fermé à la lumière, qu’il quitte les écrans. Ces écrans l’envoûtaient, et endormaient ce mal de crâne persistant. Il ne savait pas les utiliser, mais on lui avait dit que ça viendrait, qu’on lui enseignerait, s’il aimait ça. Alors, il apprendrait. Il apprendrait bien volontiers. Parce qu’il sentait que c’était ce qu’il devait faire, que c’était là son domaine. Il n’y avait qu’à voir ces zéros et ces uns, qui étaient son enceinte. C’était une preuve, paraissait-il ! Une preuve ! Une preuve de son enfermement, oui… Une preuve de sa démence, de sa folie. Aaron gémit, et se leva brusquement, malgré l’étau qui allait se refermer sur sa tête douloureuse. Il savait d’ores et déjà que la sentence de tant de précipitation allait tomber, mais avait besoin de donner libre cours à sa fureur. Même si, pour contrôler ses vertiges, il devait garder les yeux fermés.

* Aaron, calme-toi. Il y a des gens, ils savent peut-être que tu es le nouveau, et il ne faut pas que tu passes pour fou. Les fous effraient, surtout ici. Redresse-toi, ouvre tes yeux, et regarde les tranquillement. Et marche, d’un pas lent, posé. Personne ne doit savoir que tu cherches ton passé, personne ! *

Un sourire factice vint se plaquer sur les lèvres de l’ange blond, qui avança, comme un automate. Il tentait de se redresser, mais les afflux brutaux et désordonnés du sang dans ses tempes étaient si douloureux qu’il revenait régulièrement dans une position plus prostrée, plus voûtée. Il souffrait terriblement, et cachait sa souffrance derrière une attitude décontractée, bien qu’un peu trop mouvementée pour être honnête. Mais il n’était pas encore bien remis de la faiblesse de son arrivée, il se sentait mal. Le souffle court, il préféra arrêter de lutter et s’asseoir sur un autre banc blanc, une vingtaine de mètres plus loin que celui qu’il venait de quitter. Pourquoi avait-il si mal, malgré les médicaments du médecin ? Était-ce grave ? Peut-être que la science d’ici était incomplète, mal faite, et que Kim lui avait raconté n’importe quoi ?! Mais non, non… Au fond de lui, Aaron savait que le docteur était plus que compétent. Lentement, il expira, et attendit que le malaise passe, faisant mine, malgré ses yeux mi-clos, d’observer la décoration de la cour intérieure.

Il fallait reconnaître que l’endroit était beau, pour quelqu’un qui aimait la lumière. Le vert clair et le blanc étaient les couleurs dominantes, et on les retrouvait partout. De petites étendues d’herbe, découpées par des sentiers de cailloux blancs, entouraient des bosquets de buissons, ou des parterres de fleurs colorées. On trouvait régulièrement, près des chemins immaculés, des bancs, larges et plats, sur lesquels de nombreux oubliés trouvaient refuge. Certains flânaient, d’autres semblaient en pleine réflexion, et il semblait même à Aaron qu’il en ai vu un manger, dans sa gamelle, la bouillie nourrissante qu’on leur servait normalement à des heures fixes. Ici et là, on trouvait de petites fontaines, ou des points d’eau clairs, et il n’était pas rare de voir un membre de la guilde s’y abreuver avec confiance. Chacun avait sa place, son emploi, son utilité pour le bon fonctionnement de la sphère. C’était… Comme une ruche. Mais ça, le futur informaticien étaient bien en mal de le dire, puisqu’il ne connaissait pas ces animaux mielleux que sont les abeilles. En fait, il ne connaissait plus aucun animal, si ce ne sont les bestioles robotiques que l’on trouvait ici et là.

La douleur se calmait. Peu à peu, quelques couleurs, infimes, revenaient sur les joues d’Aaron. Il n’avait jamais eu le bonheur d’une peau mâte, ou même rosée (tout du moins depuis qu’il était dans la cité de Nosco), mais il fallait bien reconnaître que la pâleur qu’il affichait il y a quelques minutes pouvait paraître effrayante. Tout particulièrement effrayante, puisqu’elle était mise en valeur par de larges poches cernées et sombres sous les yeux du châtain. Mais ce n’était pas laid, en soi : on devinait qu’il était fatigué - que dis-je, exténué ! - mais il restait quand même d’une beauté à couper le souffle, et ces cernes lui donnaient un côté ténébreux séduisant. De sa main droite, il vint secouer sa chevelure blonde, et son regard émeraude se posa sur les déambulations d’une demoiselle, le long des chemins de pierre. Elle s’approchait de lui, et il trouvait sa démarche… Intéressante. Mais autre chose s’empara de son esprit, tandis qu’il l’observait, l’air absent : qui était donc cette Ester, avec laquelle il était arrivé ? >.<… Et pourquoi étaient-ils ensemble ?!


Dernière édition par Aaron Smith le Lun 28 Fév - 21:02, édité 1 fois
Aaron Smith
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Message par Elyan Naera le Sam 9 Avr - 23:57

À cet instant précis, cette seconde qui s’étalait sur plusieurs minutes, plus aucune loi, qu’elle soit physique, divine ou juridique, n’entravaient le tourbillon qui se créait au sein même de l’union de deux cœurs. Ce moment, si intense, palpitant, rythmé par le tempo des battements, comme veine de la vie, comme le fil suprême qui survole tous les obstacles, tel un Pégase de plume et d’amour, dont les ailes majestueuses retrouvaient leur harmonie à l’étincelle de l’entrecroisement de leurs lèvres. C’était un néant rempli, une ombre glorifiée, une flamme vivifiée qui prit les deux êtres, qui n’étaient plus ni homme ni femme mais un milieu, un équilibre parfait.

Pouvait-on ressentir des émotions aussi fortes sans se laisser submerger ? Son ange, le premier, se laissa bercer par quelques gouttes de gaieté, des larmes rondes diamants éphémères. La rousse continuait de caresser sa peau, partout, tendrement, et malgré elle avec lui, elle se laissa emporter par quelques pleurs de bonheur. Et ils continuèrent de mélanger leur joie, avec tant de douceurs et d’intimités qu’on aurait pu douter et chercher longtemps pour trouver une limite, une frontière qui prouverait qu’ils étaient deux dans ce lit. Cette ligne d’unité et d’individualité s’était sûrement envolée, Elyan ne la trouvait plus, et franchement, elle s’en foutait, ils s’appartenaient, ils s’emmêlaient et n’avaient nul besoin de défaire ses nœuds de tendresse qui les liaient l’un à l’autre.

Il lui dit qu’il l’aimait, comme si faire parvenir cette vérité à sa bouche, pour la goûter de sa langue, pour en faire profiter ses oreilles allaient la rendre plus intense et plus forte. Le cœur débordant, la jeune femme ferma les yeux, elle savoura ces mots, si commun pour un sentiment si exceptionnel, qui reflétait l’âme d’une personne qui se donne à une autre. Un sourire sur les lèvres, de satisfaction et de plaisir resta jusqu’à que les mots prononcés ne soient plus qu’à l’état de souvenir qui s’évadait petit à petit.

Alors, elle s’approcha de lui, caressa sa joue, puis fit glisser sa main derrière sa nuque pour attirer la tête aux cheveux blonds, en bataille, contre sa poitrine, elle pencha ses lèvres dans le creux de son oreille et répéta les mêmes mots, y mettant tout ce qu’elle avait pour qu’il ressente ce bien être qu’elle avait ressenti juste un instant auparavant.


Je t’aime Aaron.

Elle aurait pu rester dans ce lit indéfiniment, elle aurait pu regarder son visage sans se lasser, parcourir ses traits du bout des doigts comme si derrière chaque creux, chaque courbe, elle trouvait un trésor, garder et regarder sa main dans la sienne, une main si belle, une d’homme, une main jeune, à la peau veloutée qui n’a pas connu la rigueur, ou si peu, des mains belles tout simplement. Elle aimait son corps contre le sien, sentir son odeur, respirer sa présence. Mais toute chose doit avoir une fin, dans un baiser, elle se releva, en se laissant glisser sur le bord du lit. Elle tâcha de se vêtir un peu, attrapa la chemise de son amant qu’elle passa sur ses épaules, un châle léger, elle s’approcha de la fenêtre. Elle écarta un peu le rideau, pour voir la lumière, tout en prenant d’infini précaution pour que les rayons n’atteignent pas ou le moins possible son aimé.
Un frisson, d’une sorte qui lui était devenu inconnu ces derniers instants, un frisson de froid, de fraîcheur, la parcourut, remontant le long de ses jambes, dans son dos jusqu’à la nuque. Elle serra la chemise contre sa peau, lâcha le rideau pour que l’ombre reprenne tous ses droits. Elle enveloppa Aaron dans un sourire chaleureux.

Elle aurait voulu se coucher contre lui, pour dormir dans son souffle toute la journée, toute la nuit, tous les jours pour être avec lui, mais il fallait qu’ils vivent. Ce n’est pas en restant couchés qu’ils s’aimeraient, adoncques Elyan se retourna vers lui, tendit la main comme si cette dernière avait le pouvoir de l’attirer, mieux qu’un aimant ou la gravité. Son regard lui demanda de venir, de se lever, et ses pas l’entraînèrent hors de la chambre. Elle regarda l’appartement, chaque meuble. L’envie de toucher chaque surface, de respirer chaque odeur se présenta à elle, tout était nouveau, rien ne serait plus pareil pour le pire et principalement pour le meilleur. Tout était plus beau, faire l’amour ne pouvait peut-être pas sauver le monde, mais il pourrait au moins l’enjoliver, mieux que la torpeur que l’on cherche dans d’autres remèdes. Même l’ombre semblait moins effrayante, gardienne des secrets qui se chuchotaient entre les draps, elle devenait confidente des nuits partagées, si elle pouvait parler, peut-être le monde serait un peu meilleure. Elle avait du en voir des choses, Elyan se trouva absorber par elle, par l’ombre de ce verre simplement reposer sur la table. Une ombre qui n’en était pas une, pas une vraie ? Car cette ombre avait une étincelle au milieu, un grain de lumière qui avait décidé de lui-même de s’installer entre les traits sombres. Les couleurs papillonnaient par ce grain de bonheur, un mélange de noir et d’éclat, l’union d’un ange avec elle. Ses yeux ne pouvaient plus quitter cet étrange tableau qui lui offrait pour quelques minutes encore la lumière. Immobile, debout, les bras croisés pour garder la chaleur du tissu, l’odeur d’Aaron. À force de fixer ce fragment indéfinissable de photons, boucle et lignes se mélangèrent pour donner naissance à un être nouveau, mi-papillon mi-ange. Le visage d’un homme, les antennes en plus, les ailes d’un papillon, les plumes en plus. Ramenant ses cheveux sur son épaule droite, pour les faire passer devant, elle hésita à appeler Aaron pour lui montrer sa découverte, mais elle était persuadée au fond d’elle que si elle détournait le regard, si ses yeux quittaient le dessin sur la table, il allait s’enfuir et s’évanouir. De toute façon, il allait venir, elle le lui avait demandé des yeux et de la main, la main au pouvoir extraordinaire, il fallait qu’il partage ça avec elle, elle avait besoin de lui montrer, c’étaient eux !

Car s’il n’y a pas d’ombre sans lumière, il n’y a pas de lumière sans ombre. Sans lui, après ça, ce n’était plus imaginable.
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Message par Aaron Smith le Mer 20 Avr - 23:14

Le temps s'étirait, n'existait plus pour les deux amants, les amoureux d'un jour, de toujours. Le temps qu'ils passèrent ensemble, à se regarder, à se murmurer des mots doux sur le lit, goûtant tous deux au bonheur de la communion amoureuse, n'avait aucun sens. Il avait été des heures, des jours mêmes, et pourtant quelques secondes, trop courtes. Il avait pu caresser sa peau, observer son sourire, lui répondre, ange dans la nuit. La lumière ne le gênait pas trop. De toutes façons, il se débrouillait pour lui tourner le dos, s'offrant en contre-jour à son aimée. Il sourit. Elle était si belle, son corps si chaud, contre le sien. Et elle avait l'air tellement bien qu'il ne pouvait que se sentir comblé. Flatté aussi, quelque part. L'idée de pouvoir donner tant de bonheur à quelqu'un le convainquait qu'il était bon au lit, et ça, c'était doux pour chaque homme.

Mais quel manque ne ressentit-il pas quand elle se leva. Un froid soudain se glissa sous la couette, comme un courant d'air, et il frissonna. Son instinct lui dictait de l'appeler, de la faire revenir au sein du cocon. Qu'importe qu'ils perdent encore des heures et des heures ensemble, il avait besoin d'elle, ici et maintenant. Il avait besoin de refermer ses bras autour de ses épaules, de l'enlacer, de l'embrasser, de savoir qu'il n'était plus seul, qu'ils étaient à la fois deux et un. Un soupir. Tous les paillons étaient libres, et on ne pouvait pas les retenir, au risque de leur briser les ailes. Alors il la laissa partir, dépité. Elle enfila sa chemise, lui tirant un maigre sourire. Cette chemise était trop grande, mais pas si immense que ça. Elle aurait presque pu lui aller, bien que le bas atteigne la mi-cuisse.

Elle avança, chacun de ses pas étant comme une danse, une invitation. Elle semblait voler. C'était beau. Et il fut forcé de fermer les yeux quand la lumière s'infiltra dans la chambre, de façon infime, mais déjà déraisonnable. Il devait fuir la douleur. Il n'était plus temps d'avoir mal. Sa vue disparue, ses autres sens prirent le dessus. La caresse des draps sur son corps nu, le goût des lèvres de sa chère et tendre, et son odeur, omniprésente. Quel était ce parfum, à la fois si bon et si naturel. Il soupira de plaisir, cala ses mains derrière sa nuque, dévoilant un torse pourtant lacéré. Ces petites infections, il irait les soigner chez Kim, bientôt. Pour le moment, il était juste bien. Et il rêvait qu'Elyan revienne dans ses bras.

La chaude brûlure de la lumière disparut de ses paupières, le laissant supposer que le rideau s'était refermé. Il rouvrit les yeux, donc, et tomba oeil à bouche avec le sourire de sa chère et douce. Un sourire chaleureux, rassurant, dont il adorait la vue. Quel bonheur que d'avoir réussi à avoir une femme aussi belle et ravissante ! Aaron se sentait comblé, heureux, aussi sourit-il en retour, cherchant à mettre dans cette expression tout l'amour, tout le bien-être qu'il ressentait à cet instant. Verrait-elle comme il se sentait bien ? Oui, sans doute. Nouveau sourire, tandis qu'il l'observait. Elle le regardait. Il la regardait. Leurs yeux verts se plongeaient dans des considérations que seuls les iris d'amoureux peuvent avoir, et il comprit ce qu'elle voulait. Qu'il se lève. Qu'il l'a rejoigne.

Que la vie est dure... Lentement, il s'étira, révélant un corps Ô combien séduisant au monde entier, s'étirant sans mal. Il allait bien. Alors qu'elle disparaissait dans l'embrassure de la porte, il se leva, chercha machinalement un caleçon propre et l'enfila, peu désireux de promener ses atouts devant les caméras, et se déplaça vers le salon, souple et léger. Elle était là, de dos. Si belle, si désirable. Lentement, il se glissa derrière elle, l'enlaça, posa sa tête sur son épaule et embrassa son cou. Ses cheveux, emmêlés, retombaient en boucles épaisses sur ses épaules. L'une d'elle vint chatouiller le nez d'Aaron, qui ne put retenir un petit éternuement agacé.

Que regardait-elle ? Lui ne voyait que des ombres et de la lumière, pas l'ombre (ni la lumière !) d'un angélique papillon. Pourtant, il gardait le silence, respectait ce qu'elle voyait, savourant la douceur de sa peau et son souffle chaud... Au bout de longues minutes, il la retourna vers lui, l'embrassa, goûtant ses lèvres de miel avec tendresse. Elle était belle. Si belle que c'en était effrayant. Il frotta doucement son nez contre le sien, remettant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, et l'embrassa, l'embrassa encore, savourant le goût de ses lèvres, le contact de son corps contre le sien. Ils se reverraient, c'était sûr. Régulièrement.

Ce qu'ils firent après n'est pas très sûr, et n'appartient qu'à eux. Peut-être se mélèrent-ils encore une fois, savourant leurs étreintes, savourant de n'être plus deux mais uns. Peut-être se contentèrent-ils de caresses, et de discussions enamourachées. Peut-être firent-ils un peu des deux. Peut-être dînèrent-ils, laissant leurs mains se rejoindre régulièrement, trop apeurés à l'idée de perdre ce contact ténu et pourtant si rassurant. Peut-être restèrent-ils simplement ainsi, enlacés, amoureux, leurs lèvres se rejoignant et s'éloignant continuellement, résignées à ce destin. Peut-être se saoûlèrent-ils de leur amour naissant, en profitèrent-ils allègrement, se laissant aller dans une douce utopie. Peut-être gémirent-ils que le monde était trop injuste de les séparer. Peut-être ne se quittèrent-ils qu'à contre-coeur. Peut-être qu'Elyan partit tout de suite, laissant son amant seul et désemparé. Peut-être qu'ils prirent une douche ensemble, avant de refaire l'amour une nouvelle fois. Peut-être se jetèrent-ils sur l'écran, et parcoururent-ils le réseau alpha ensemble, riant aux éclats sur les mêmes sujets et criticant les autres. Peut-être lui parla-t-il de Siwel et de Kim. Peut-être lui parla-t-elle de Kathleen, de Joshua, de Linden et de Tristan. Peut-être lui révéla-t-elle que Kim était connu par tous, en Nosco. Peut-être lui révéla-t-il qu'il était arrivé avec une harpie qui avait tenté de le castrer. Peut-être que... Tant de suppositions peuvent se faire. Et si tout cela était vrai, si tout ce temps, il l'avait passé à rattraper ce qu'is ne savaient pas de l'autre, ce qu'ils ne savaient pas d'eux-même.

Toujours est-il que, quand la nuit fut là en Nosco, Elyan n'y était plus. Aussi rejoignit-il son ordinateur, et se lança-t-il à la recherche d'une quelconque façon de dompter cet écran qui l'obnubilait tant. Une passion pour en oublier une autre. Une occupation pour réduire le manque. Il était quitte, en quelques sortes. Et, bientot, ils se retrouveraient tous deux ensemble. Il sourit.
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