Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

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Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Morgan W. Karanth le Jeu 24 Juin - 23:19

[Bien que Lian vienne m'y rejoindre, le topic est libre quand même Wink]

Son silence ne laissait place à rien. Il avait encore du mal avec cet univers. Ça ne faisait, après tout, que peu de temps. Si ça lui avait un peu fait mal au cœur de se retrouver face à lui-même, il se sentait de plus en plus soulager de cette solitude dans laquelle il s’enfermait le soir. Il s’était tout simplement enfermé à double tour et s’était jeté sur le lit pour enfouir sa tête dans un tas de couvertures défaites. Un soupire fort, ses doigts se rémérèrent sur le tissu moue des doigts alors qu’il grommelait quelque chose d’incompréhensible.

Lorsque l’adolescent relève la tête, c’est un regard de découragement qu’il pose devant lui avant de se redresser un peu. Toujours ce sentiment angoissant qui lui étreignait la poitrine. Plusieurs mèches trop longues devant son visage, il s’agace lui-même avant de finalement s’étirer pour attraper l’ordinateur portatif. Il ne l’avait pas vraiment ouvert, encore, depuis qu’on le lui avait fourni. Et il devait avouer qu’il n’était qu’un pied avec cet instrument… Il tapota un peu le dessus avant de se décider à l’ouvrir et à écouter le son continue du ventilateur qui se trouvait à l’intérieur ou il ne savait trop quoi exactement. Dans l’attente, il ne fait que contempler son reflet dans l’écran, avec ce drôle d’air comme expression, comme s’il se demander ce qu’il était entrain de faire. Il croisa les jambes en posa l’instrument sur ses cuisses et laissa tout faire tout seul. Lorsque ce fut prêt, il demeura bête devant sans rien faire, sans rien toucher, toujours avec ce point d’interrogation devant les yeux. Il se trouvait absurde… Ridicule… Complètement stupide, finalement. Mais il fit tout de même glisser le… la… enfin la flèche qui apparait sur l’écran de manière à ouvrir une page plutôt quelconque sur laquelle on lui demanda un… un quoi? Pseudonyme? Et puis quoi encore…

Il déposa l’ordinateur sur le lit avant de se lever et de se trainer d’un pas moue, non pas fatigué, mais plein d’hésitation, jusqu’à une armoire de a cuisine où il attrapa simplement un verre pour prendre de l’eau. En revenant au niveau de la chambre, il dépose le verre transparent sur la table de chevet et se rassoit sur le lit, dans la position qu’il l’avait quitté, un peu plus tôt. Il tape d’un seul doigt, n’étant absolument pas à l’aise d’écrire sur un clavier, préférant de loin la façon manuscrit : ‘’MomoW’’. C’était un peu… enfin… Ce n’était pas le moindre du monde réfléchit, en tout cas. Enfin il utilisa ses deux prénoms, tout simplement et trouva amusant la différence entre le M et le W qui ne faisait qu’être une lettre inversée, en fait. Il eut un fixe sur ce fait quelques instant avant d’appuyé sur ‘’connexion’’. Anxieux? Peut-être… Enfin il ne faisait rien de mal et on ne lui tomberait pas dessus pour ça… Sans compter qu’il n’avait peut-être même pas l’intention de répondre. Son pseudonyme à cause et la case de droite… vide. Vide parce qu’il ne savait pas tellement ce qu’il était entrain de faire. Vide parce qu’il ne savait pas non plus ce qu’il cherchait. Ce n’était pas pour rencontrer des gens. Ce n’était pas vraiment dans son intérêt, en fait. Il fallait dire qu’il n’était pas l’être le plus social qui soit. Et même durant sa… comment dire… formation? Oui, c’est ça, formation. Certains avaient bien tenter, mais comme il ne disait que très peu de choses, les mots ne coulant que rarement de sa bouche en flot continu, c’était peine perdu. Peut-être qu’ainsi, ses doigts parleraient plus que sa langue, justement.

« Bonsoir? »

Les deux index avaient tapé lentement et maladroitement, mais ça, il se disait encore que ce n’était qu’une question d’habitude. Quoi qu’il ne désirait pas nécessairement s’habituer à écrire sur un clavier. Il laissa le mot clignoter devant ses yeux dans un soupire embêté. Croyait-il vraiment que ça le mènerait quelque part? Que ça lui servirait? Qu’il pourrait se dire que si son parrain ne lui fournissait pas les réponses, autres le feraient? Que s’il les posait ici, on lui répondrait? Il doutait sérieusement à ce sujet.

Évidemment, il n’obtint pas la moindre réponse. Il monta le volume de son portable dans le but d’entendre le son lorsqu’on lui répondrait et se laissa tomber sur le dos, à fixer le plafond de ses iris parfaitement azurés. Et s’il faisait ça pour rien? Et si ça ne donnait rien de concluant? Lui qui se sentait déjà complètement inutile et rien de rien, ça n’aiderait pas à lui remonter le peu de moral qu’il avait en ce temps. Il tourna la tête et se permis de fermer les yeux, dans cette attente ennuyante.

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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Lian Grenfield le Ven 25 Juin - 15:33

Encore une fois Rian avait réussit à la faire sortir de ses gongs. Il l’avait provoqué et comme une imbécile, elle avait répondu et s’était trouvé coincée. Pourquoi fallait-il toujours qu’il trouve la petite faille pour la faire craquer ? Bon, il était vrai qu’elle employait parfois les mêmes méthodes mais… Vexée, elle avait quitté la grande salle la tête haute, sans montrer à quel point elle avait été blessée. Non, ce n’est pas vrai tes paroles ne m’ont absolument pas touchées… En fait, c’était plutôt touché coulé… Echec et mat pour cette fois-ci ! Tant pis, elle pourrait tenter une revanche une autre fois. Lian alla se réfugier dans le dortoir commun qu’elle partageait avec les autres femmes de la base. C’était parfois agréable d’être en collectivité et parfois cela s’avérait être un véritable enfer lorsqu’on voulait s’isoler un peu. La jeune femme sauta sur son lit et cala ses genou entre ses bras, et posa sa tête dessus. Des dizaines de questions bouillonnaient dans son esprit.

Seulement, elle avait du mal à rester inactive et ne tarda pas à trouver le temps long, puisque personne d’autre n’était présent dans la pièce, il était déjà tard mais tout le monde profitait encore des derniers instants à s’amuser dans la salle qui servait de réfectoire. Lian se décida donc à s’installer en position assise sur son lit pour ouvrir son ordinateur portable. Peut être y trouverait elle une activité distrayante qui lui ferait oublier quelques temps ses soucis ? Comme tout le monde, elle commença par checker ses mails. Plusieurs petites enveloppes indiquaient qu’un certain nombre n’avaient pas été lu encore. Elle prit le temps de supprimer ceux qu’elle ne lirait même pas, puis elle jeta un œil rapide aux tracts que Rian se faisait un devoir de lui envoyer juste pour saturer sa boite mail, peut être aussi pour qu’elle lui donne son avis de temps en temps ? Une fois cette tache fastidieuse effectuée, elle se décida à aller sur le réseau alpha. Faisant attention à vérifier que tous ses pare-feux étaient en place et qu’il n’y avait aucun moyen pour que la guilde la repère. Le réseau Alpha était le plus simple d’accès et Lian n’avait encore jamais tenté d’aller sur des réseaux supérieur, d’ailleurs elle n’en voyait pas l’utilité. Elle mit en place le cryptage de son adresse IP pour qu’ainsi la brigade informatique ne puisse pas la localiser. Si on la cherchait, on tomberait sur un Noscien innocent et on verrait bien vite l’erreur commise et le piège crée par Virulo.

Une fois sur le réseau le moins sécurisé, elle se décida à se connecter à une messagerie directe. Elle prit un pseudonyme choisit sur le moment, car elle changeait assez souvent, contrairement à Virulo qui le conservait pour le prestige de celui-ci. Cette fois-ci elle se nommerait : Arwen. Une fois sur le tchat, elle constata que personne ne semblait connecté. Elle ferma les yeux quelques secondes pour penser, lorsque la petite musique indiquant qu’un nouveau message venait d’être posté la fit sursauter. Elle rouvrit les yeux pour lire un message surprenant et radicalement différent de ceux qu’elle lisait habituellement :


« Bonjour...

Je suis Joshi...

Heureux de faire ta connaissance Lian...

Si tu souhaites plus me connaître, et plus te connaître aussi, tente donc de m'atteindre et de m'envoyer un de vos tracts... »

Qu’est ce que ? Qui osait prendre le pseudonyme de Joshi, celui qui leur permettait chaque jour de survivre face aux créatures grâce à sa découverte… Et qu’entendait il par « te connaître », cet utilisateur prétendait il en savoir plus sur Lian qu’elle-même ? Et si… Y avait-il une chance même infime que ce soit le vrai Joshi ? Ne prétendait on pas qu’il n’était plus à Nescio ? Impossible et pourtant l’idée était si tentante ! Lian resta figée devant son écran pendant plusieurs minutes, penchant d’un côté et de l’autre de la balance. Réalité ou piège tendu par la brigade pour qu’elle dévoile sans le vouloir des informations sur les rebelles ou pire le lieu où se trouvait leur bunker, à moins que ce soit Traktueur le chef de la brigade informatique, un informaticien presque aussi doué que Rian. Seulement avant qu’elle n’ai eu le temps de poser les doigts sur son clavier pour répondre, le correspondant mystère se déconnecta à la plus grande tristesse de la jeune femme. Pourquoi ? Quel était ce « jeu » qu’il venait de mettre en place et pourquoi ? Quel était son but ? De frustration elle faillit taper sur son précieux ordinateur mais se retint à temps. Ah non ! Pas question de se faire avoir. Elle allait chercher et traquer le petit malin qui lui avait lancé ce message, qui que ce soit ! D’ailleurs… ce serait bien le type de message que lui aurait envoyé Rian… sauf qu’en ce moment, il était forcement encore dans la grande salle à triompher de son affrontement verbal avec Lian. Aucune chance que ce soit une de ses farces. Dans ce cas là… Elle réussirait bien à le retrouver.

Elle se déconnecta rapidement de la messagerie directe, pour en choisir une autre au hasard, choisissant un « salon » qui était quelque plus rempli, elle se connecta et demanda si on avait croisé un « Joshi », on lui répondit par des ricanements et pas des dizaines de « non ». Elle quitta très vite l’endroit. En choisit un vide et s’arrêta brusquement au moment où l’ordinateur demandait : « Quel est votre pseudonyme ? ». Son interlocuteur l’avait appelé par son prénom ! Son vrai prénom ! Pas par un simple pseudo, cela signifiait donc qu’il savait qui elle était. Elle se décida donc à changer une nouvelle fois d’identifiant, pour brouiller les pistes et ainsi peut être retrouver plus facilement celui qui savait la reconnaître même sous un nom d’emprunt, ce serait Aaron pour cette fois.

Une seule personne était connectée, un certain « MomoW », tiens étrange c’était presque… un palindrome ! Ces mots ou phrases que l’on peut lire dans un sens comme dans l’autre et qui signifient toujours la même chose… Par exemple rêver ou ressasser faisaient partie de cette liste. Dans les phrases que l’on trouvait, il existait : « Aron, au Togo, tua Nora » ou bien « Ainsi Anaïs » nia ou encore « Car, tel Ali, il a le trac ». Elle rit un instant devant le pseudonyme palindromique et se décida à lui répondre avec plus de tact qu’elle en avait fait preuve sur le dernier lieu d’échange de messages en direct. Et que répondre de mieux à un bonjour que…


Bonjour

Elle attendit quelques secondes et compléta son message, qu’elle tapa de manière assez rapide sur son clavier, elle avait l’habitude de la dactylo. Elle relut son message avant de cliquer sur « entrée » et d’envoyer celui-ci.

Ma question risque de te paraître étrange, mais aurais tu croisé quelqu’un portant le pseudonyme de Joshi ? Je suis à sa recherche.

Elle se garda bien de lui préciser que c’était pour lui envoyer un tract des rebelles. D’ailleurs plus elle y réfléchissait plus la demande lui semblait incongrue, pourquoi demander un tract ? A part pour prouver qu’elle était une traitre au régime et donc une rebelle ou assimilée comme telle et pour tenter de la capturer ou tout du moins de craquer son système… Plus elle y réfléchissait plus elle avait des doutes…

En attendant la réponse de son nouvel interlocuteur, elle fit un passage sur ses mails, qui à présent avaient été lu. Elle reprit un à un les messages envoyés par Rian pour trouver le tract qu’elle enverrait peut être à ce Joshi si jamais elle le recroisait. Non pas celui-ci… trop agressif… Celui-là est beaucoup trop coloré ! Hum, un peu plus neutre déjà… Elle en sélectionna trois qu’elle transféra dans ses brouillons, ainsi elle pourrait rapidement mettre la main dessus en cas de besoin. Merci Rian de m’avoir proposé un pareil panel ! Tu ne sais pas à quel point tu m’as rendu service pour une fois.

Le ventre de la jeune femme se fit soudain entendre, heureusement qu’elle n’avait pas de conversation audio d’enclenchée. Elle n’avait pas eu le temps de finir son repas, et son estomac n’était pas repu. Heureusement, elle avait des réserves dans sa petite table de chevet, où elle conservait son ordinateur portable et… quelques barres énergisantes. Elle en attrapa une et déchira le papier avec ses dents, puis elle se mit à mâcher la barre au goût loin d’être très agréable, mais qui était nourrissante. Après tout c’était ce qu’on lui demandait non ? Une petite musique résonna à nouveau, on lui avait répondu ! Elle espérait avoir une réponse positive sans trop y croire. Combien de messageries directes devrait-elle faire avant de tomber sur le mystérieux Joshi ? Peut être que Rian l’avait déjà croisé ? Cependant elle se refusait encore à envisager la possibilité de lui demander.
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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Morgan W. Karanth le Ven 25 Juin - 20:01

Il ne rêvait jamais, lorsque le sommeil le gagnait. Et lorsqu’il fini, dans cette lancinante attente, par s’endormir, il en demeura ainsi, noir sous ses paupières. Rien. Il ne rêvait pas, il le savait, parce qu’il ne vivait rien de trépident et n’avait rien, derrière lui, pour lui permettre de le faire. Il avait, depuis son arrivé dans la cité de Nosco, passé très exactement seize heures à s’examiner dans le miroir. Pourquoi? Tout simplement pour mieux se connaitre, se saisir lui-même. On lui avait dit qu’il était tabou de partir à sa propre recherche. Pourtant, l’apprenti guildien ne faisait que ça, demandé à partir à sa recherche. Qui était-il, en fait? Qu’était-il? Il s’était dit qu’il en apprendrait peut-être dans les bouquins… En vain. Il n’était pas étonné de constater que les seuls livres qu’il y avait, avaient été, justement, choisit et sélectionné avec grand soin. À travers son reflet, donc, s’il ne pouvait briser le tabou, il se chercha. Pourquoi ce grand attachement au bleu, pour commencer? Il ne croyait pas vraiment qu’une couleur comme celle-ci avait grand importance, pourtant, il lui en accordait, sans réellement savoir pourquoi. En arrivant, c’était cheveux bleus. Il constatait que la couleur, un peu à chaque jour, se ternissait. Du fait, se refusant de perdre la seule chose qu’il avait vraiment gardé de son histoire, il la répétait pour la garder, se recolorant à chaque fois. Et si ce n’était jamais ce même ton, la couleur ne changeait pas. D’ailleurs, tout chez lui était ainsi : bleu. Ou blanc, à la limite, mais jamais vraiment plus. Il avait ce sentiment de calme intérieur lorsqu’il se voyait ainsi dans la glace, se surprenant parfois à sourire innocemment face à lui-même. Et finalement, après ces heures encore et encore, ce fut la seule chose qu’il constata… Bleu. Physiquement comme mentalement, il était bleu. Il avait lu quelques part, il ne savait plus où, peut-être sur l’ordinateur ou une feuille quelconque, ce qu’avait comme particularité cette couleur qui le perturbait tant. Il était dit : « Il est associé au froid, il est symbole de fraicheur et de pureté. Il est aussi la couleur des veines, de l’ombre et de la nuit, il représente aussi la tristesse. Le bleu est dit comme étant une pigmentation rare. On le retrouve très peu dans la nature à l’état pure. » En bref, le noscien c’était amuser à découvrir la couleur, tout simplement, en espérant que cela pouvait le mener, peut-être, sur un piste jusqu’à son propre lui. En vain…

Un bruit, l’ordinateur répondit plutôt avec un son strident le faisant sursauter. Il en oublia qu’il avait laissé le portable sur ses jambes lorsqu’il s’était étendu sur le dos et, en bougeant de la sorte, l’objet fit un magnifique vole planer pour s’écraser dans un boucan terrible sur le carrelage. Jurant et pestant, l’adolescent se leva pour le récupérer, en souhaitant ne pas l’avoir brisé. Il constata que rien de grave n’était arrivé, il manquait juste la touche V qui avait sauté du clavier en même temps. Tant pis, se disait-il, il s’en passerait. Ou il la chercherait pour essayer de la replacer, tien… Il remit donc le portable sur le lit, se couchant lui-même sur le ventre devant ce dernier, il fixa l’écran, en clignant des yeux à quelques reprises. Un ‘’bonjour’’ c’était affiché après son ‘’bonsoir’’ et il s’interrogea immédiatement. Bonjour? Il ne pu s’empêcher de regarder l’heure, en bas, à droite, de son écran et se dit qu’il avait à faire à un quelconque inconnu incapable de lire l’heure. Quelques secondes passèrent alors qu’il se demandait s’il ne ferait tout simplement pas mieux de s’en aller de la salle de discussion, de fermer l’ordinateur et d’aller se coucher… Second cris strident de la machine, il jura de nouveau en sursautant et baissa le volume qu’il avait mit au maximum, avant de poser les yeux sur la phrase.

Joshi? Amusant, ce nom ne lui était pas inconnu. Évidemment, comment pourrait-il l’être? Il tiqua un peu sur la question, se demandant de quoi il ou elle lui parlait. Il hésita à répondre quoi que ce soit et au moins deux bonnes minutes s’écoulèrent en même temps que sa réflexion. Il n’avait pas envie de voir la seule personne à qui il s’adressait depuis son arrivé filer parce qu’il ne connaissait pas la réponse, mais…

« Non. »

Le mot clignota, inlassable, devant ses iris océanique. Non. C’était tout ce qu’il trouvait à répondre? Apparemment, en tout cas. Embêté, le jeune homme chercha autre chose à ajouter. Entre la curiosité, cela semblait aussi l’angoisser.

« Pourquoi? »

Et voilà… Quand stupidité nous tien, elle ne nous lâche plus, qu’il se dit en soupirant avant de repousser un peu le portable et de se lever pour récupérer son verre d’eau à présent vide et se lever pour aller le remplir de nouveau. Maladresse quand tu nous tien, il se barra littéralement les pieds dans le fils électrique qui alimentait le portable et alla s’écraser un peu plus loin dans un magnifique concert de jurons et de verres cassé. Par le fait même, comme il l’avait dans la main droit, le verre vint directement se planté dans sa chair, à son plus grand découragement… Dans un soupire, il se releva, aussi pénible cela puisse-t-il être et laissa tomber l’idée de ramasser, dans sa grande paresse et se contenta d’aller au lavabo pour nettoyer la blessure qui, ma foi, saignait relativement beaucoup. Il ne remarqua pas vraiment si on lui avait répondu, trop occupé à stopper ça, agacé par son propre comportement. Il se dit que si Judihael avait été là, il le lui aurait peut-être reproché ou, incapable d’exprimer ses propre pensées, il n’aurait rien fait ni rien dit. Morgan devait tout de même s’avouer ne pas beaucoup connaitre l’homme qu’il appréciait pourtant beaucoup.


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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Lian Grenfield le Ven 25 Juin - 20:58

Hj : on m’a fait la remarque très juste que j’avais mal exprimé comment mon IP était cachée, donc je reprécise ^^

Crypter un réseau ? Compliqué me direz vous… Oui pourtant l’explication était la plus simple au monde. Virulo, informaticien de génie n’était pas fou… Enfin selon l’avis général en tout cas ! Et pour devenir ce génie des ordinateurs il était passé par une phase que Lian qualifiait de « paranoïaque », tandis que lui précisait « barricadement des défenses de sécurité des rebelles pour accéder au réseau », un peu trop long pour la jeune femme. Pour résumé l’informaticien s’était penché sur les moyens de sécurisé l’accès au réseau pour les rebelles et qu’ainsi ils ne se fassent plus repérer par les membres de la brigade. Et il avait reprit une technique similaire à celle des lentilles.

Pour se balader dans Nosco, les rebelles utilisaient des lentilles qui indiquaient au scanner rétiniens des informations fausses et dirigeaient vers des comptes en banque fictifs ou volés. De même, les adresses IP étant référencés sur le serveur de la brigade, il suffisait à Virulo, d’ajouter des adresses avec de fausses références, ou tout simplement de les emprunter à ce serveur. Il avait donc crée un logiciel qui implanté dans chaque ordinateur permettait de se connecter au réseau avec un IP protégé et sécurisé. Ainsi lorsque Lian s’était connecté, automatiquement le logiciel avait été cherché une adresse IP, crée de toute pièce, ou celle d’un habitant de nosco lambda. Il faudrait au moins trente minutes pour les membres de la brigade pour détecter quel était l’IP, le décoder, puis trouver d’où il venait, s’il y avait des antécédents… Puis, il leur faudrait trouver la personne qui possédait normalement cet IP, ils débarqueraient donc chez un habitant totalement innocent et perdu. Il leur faudrait plusieurs minutes avant de comprendre leur erreur. Dès qu’ils auraient compris avoir affaire à un vrai rebelle, caché dans les souterrains, ils s’attaqueraient à son code et là… le logiciel déconnecterait Lian automatiquement du réseau. A condition bien sur qu’elle surfe assez longtemps pour qu’ils aient commencé à l’attaquer. C’était un moyen pratique et efficace d’éviter que la brigade s’infiltre dans les réseaux. De plus, une fois un IP inutilisable car le logiciel ayant détecté une attaque et ayant déconnecté le rebelle, il suffisait à ce dernier de se reconnecter… avec un nouvel IP pioché dans la liste par le logiciel. La brigade ne semblait pas encore avoir compris le système, au plus grand bonheur des rebelles !



Les miroirs ? Lian ne les avait jamais réellement apprécié depuis qu’elle était une oubliée. Faisant plus attention à ses joujoux armes qu’à son apparence physique, même si il lui arrivait de se faire jolie. Elle préférait le côté pratique que celui esthétique. Pourquoi elle avait fait graver une plume d’ange sur son Shadowgun ? Bon d’accord, pour le côté esthétique ! Cependant depuis le terrible « accident » qui avait faillit lui couter la vie, et qui lui avait fait changer radicalement de manière de penser et de vivre… Et ne se regardait presque plus dans le miroir. Comment supporter de voir ces cicatrices qui la défiguraient ? Les traces des griffes des créatures souterraines qui s’étaient enfoncés dans la chair de son visage pour le lacérer sauvagement. Certes elle savait que ce signe distinctif lui procurait un relatif charisme auprès des rebelles, car malgré son apparence juvénile on voyait bien que comme Yan elle avait affronté la mort et divers combats. Pourtant, elle n’appréciait pas de contempler son reflet, car il lui rappelait de trop douloureux souvenirs… l’abandon et le déchirement qu’elle avait sentit ce jour là. Seule, la brigade l’avait laissé seule face à des créatures en sachant qu’elle ne pourrait pas se défendre et que c’était la condamner à mort. Ils l’avaient laissé pour morte, sauf que des rebelles l’avaient sauvé, soigné et protégé ! Elle avait alors changé de camp, totalement et du jour au lendemain sans regarder derrière elle. Lian s’était engagée corps et âme pour défendre les rebelles et les faire avancer, et au fils du temps elle avait gagné l’admiration de Yan, ainsi que sa confiance. Maintenant elle était son bras droit et le chef de la petite armée de rebelles. Toutefois, elle n’arrivait toujours pas à tourner la page et à se regarder dans le miroir en face. Comment faisait les autres pour la regarder droit dans les yeux sans ciller malgré ses cicatrices ? Elle l’ignorait. Yan et Rian surtout étaient tellement habitués, qu’ils semblaient ne plus y faire attention. L’informaticien surtout qui ne maquait jamais de lui faire de mauvais coups. Ils formaient d’ailleurs un étrange trio, Yan et Lian marqués de toute par des blessures de combat et Rian, un visage d’ange associé à un mental de tyran qui se savait un génie invincible en informatique. Deux hommes de terrain tacticiens et un formidable gestionnaire à distance des complications. Il pouvait facilement débloquer une situation, rien qu’en pianotant sur son ordinateur, c’était parfois rageant qu’il soit si doué sans avoir à bouger de son siège, alors qu’une personne seule sur le terrain aurait été coincée sans son aide.

Heureusement, nul besoin d’avoir un physique gracieux pour tchater sur le réseau, à moins qu’on lui demande de brancher sa caméra, ce qu’elle refuserait instantanément, personne ne connaitrait son identité et ne verrait son visage. Ah, le bonheur de l’anonymat, presque complet, sur le réseau. L’identité était seulement indiquée par une adresse IP, et pour les rebelles celle-ci ne renvoyant pas à la bonne personne, ils étaient dans l’anonymat complet.

Lorsqu’elle entendit la réponse arriver, elle relut rapidement tout ce qui avait été écrit et une erreur lui sauta aux yeux. « Bonsoir/Bonjour ». Pourquoi donc avait elle inscrit bonjour au lieu de bonsoir à son tour ? Fatigue ? Déjà à cette heure-ci ? Ou faute d’inattention ? A moins qu’elle n’ai déjà prit le tic de Rian de passer ses nuits sur l’ordinateur et dans ce cas là, oui sa journée ne ferait que commencer pour se finir le lendemain matin très tôt vers cinq heures peut être. Continuant sa lecture, elle soupira en voyant la réponse : « Non ». Elle soupira déçu mais sachant qu’il était normal d’avoir eu cette réponse. Et maintenant, elle regarda l’heure qui s’affichait sur son écran, cela faisait bien plusieurs minutes qu’elle avait eu le message, entre temps le soit disant Joshi avait eu tout le temps de filer. Comment le retrouver alors ? par désespoir, elle se connecta à un autre salon de discussion qui était vide, avec le pseudo d’AaAaAa. Oui, ce soir ce serait les pseudos commençant par A. Demain B et… Mais non, ne rêvez pas ! Elle était plus prudente, seulement, elle n’avait pas la patience d’inventer un pseudonyme un peu plus discret pour ce soir, elle souhaitait réellement retrouver Joshi ! Lorsqu’elle retourna à sa conversation avec MomoW, elle s’aperçu qu’une question était apparue après la première réponse. Tiens, il n’avait pas beaucoup d’imagination pour les questions.


Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :


Elle taquinait son interlocuteur bien entendu… Ah, moi que ce ne soit sa tactique pour éviter la question. Parler d’un autre sujet pour faire oublier quel était le sujet principal, dévier la question pour ne pas avoir à y répondre ! Après tout, elle ne pouvait pas répondre la vérité, et un demi-mensonge semblerait étrangement suspect, hors elle ne tenait pas à attirer l’attention sur elle. Elle tapa et envoya son texte toutes les deux phrases, pour que son interlocuteur puisse lire et n’attende pas qu’elle finisse sa tirade.


Agressif : « Dites tout de suite, pourquoi vous y tenez !
Qui donc le demande et pourquoi ?»
Amical : « Il y a de l’inquiétude dans vos doigts et votre voix :
Est-ce un ami donc vous avez perdu la trace ? »
Descriptif : «Une question amène une réponse, cela passe
Mais lorsqu’une réponse amène une question, il faut la poser»
Curieux : « Pourrais-je avoir plus d’informations, peut être pourrais aider
Pour le trouver, il me faut tout savoir !»
Gracieux : « À quoi rêvez-vous jolie blonde ?
Le réseau est bien faste pour y trouver votre prince charmant en une seconde ! »
Truculent : « Pourquoi le monde est monde ?
Qui donc veut trouver Joshi pour qu’il entre dans notre ronde ? »
Prévenant : « Comment puis-je, pour que de ce soucis
Votre vie se trouve adoucie ?»
Tendre : « On cherche tous quelqu’un
Mais sans se trouvez soit même au moment opportun »
Pédant : « Joshi ? En le cherchant page 66
Vous le trouverez sous la définition comme suit :
Légende et mystère !
C’est le paradis et l’enfer»
Cavalier : « quoi, l'ami, tu cherches quelqu’un ici ?
Va voir peut être là bas, qui sait si j’y suis ! »
Emphatique : « Le sens de la vie est à chercher
Seulement voila, y a-t-il quelqu’un pour trouver ? »
Dramatique : « Jamais personne n’avait posé telle colle,
Trouver Joshi, quelle idée folle ! »
Admiratif : « Cherches-tu le sens de notre vie à Nosco ?
Bon courage car les réponses sont un fiasco»
Lyrique : « Pourquoi ? Comment ? Où ? Quand ? »
Naïf : « Demander à ceux que tu croiseras est il une bonne solution ? »
Respectueux : « Vous aimez les défis,
Et celui-là en est un cher ami! »
Campagnard : « Qui ? Connais pas!
Et qu’est ce que tu lui veux ? Hein ? Disculpes-toi ! »
Pratique : « Si vous poster, sur chaque tchat
Quelqu’un finira bien par répondre qu’un jour il le croisa »
Enfin parodiant les rebelles en un sanglot :
« C’est donc la seule chose que vous cherchez dans le vie alors que vous avez perdu votre passé ?
Quelle idée totalement et irrémédiablement dépassée ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus innocent et inconscient des être,
Vous n'en avez peut être pas encore, et de lettres
Vous n'avez que les huit qui forment le mot : pourquoi ?
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, sur cette messagerie directe,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.


Avait-elle découragé son interlocuteur ? Cela dépendrait s’il était réellement curieux et que sa question n’était pas une réponse bateau, alors elle aurait une chance qu’il lui réponde. Le pauvre MomoW n’était pas tombé sur Lian un bon jour, voila qu’elle s’était vengé sur lui de l’humiliation avec Rian. Pourquoi avait il fallut qu’il demande pourquoi, tel un gamin curieux… C’est quoi ? C’est un… Ca sert à quoi ? Je ne sais pas. Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Pourquoi tu ne sais pas ? Aucune idée… Et pourquoi tu n’as aucune idée ? Un enfant. Son interlocuteur lui avait fait pensé à un de ces oubliés qui ne savent rien et ont tout oublié. Tel un nouveau-né, qu’aurait « accouché » la barrière, le délivrant dans sa nouvelle vie. Une vie qu’il pourrait choisir simple et du côté de la loi dictée par l’impératrice ou alors compliquée mais engagée du côté des rebelles. Mais elle délirait, il y avait plus de probabilité pour qu’elle ai rabaissé son caquet à un membre de la brigade et que celui-ci ai coupé la conversation pour s’intéresser à quelqu’un d’autre qui serait plus coopératif et moins vindicatif.

Tiens étrangement le pseudonyme apparaissait toujours, était il en train de finir sa lecture avant de se déconnecter sans répondre, s’était il endormit sur son clavier vu l’heure et le temps de réponse de son interlocutrice, ou alors pouvait elle espérer une réponse ? Et si oui quelle serait elle ? Pour se faire pardonner sa verve, elle ajouta tout de même :

Wink


Hj: j'emprunte mon discours au célèbre Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand
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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Morgan W. Karanth le Sam 26 Juin - 16:34

Il eut un petit sourire en constatant que le sang avait cesse et s’étirer pour attraper la trousse de premier soin qu’il cache dans un tiroir. Oui, il ne s’en passait pas. Maladresse oblige, veut ou ne veut pas. Il entoura sa main d’un bandage blanc et attrapa un balai dans un placard, ennuyé par la situation dans laquelle il se mettait lui-même. Il ramassa donc, aussi pénible ceci pouvait-il semble, les cassures qu’il avait commis un peu plus tôt pour finalement jeter le verre à la poubelle. Il entendit vaguement le son de l’ordinateur et ne se pressa absolument pas pour y retourner… Blasé? Peut-être un peu.

Il revint tout de même à l’ordinateur en se laissant tomber sur le ventre, sur le lit, encore une fois, sans avoir repris de verre, par contre, de peur d’en briser un autre. Quand rien ne va, rien ne va, n’est-ce pas? Il tiqua quand même un peu à la vue de la première phrase et se redressa un peu sur les coudes. C’était quoi cette manie qu’avait les gens de toujours mal prendre ce qu’il disait? À croire qu’il était simplement incapable de s’exprimer comme il se devait. Ce n’était pourtant qu’une question comme une autre non? Non? Bien sûr, voyons! Où était donc le problème? Il ne tapa donc rien et laissa cet autre plutôt quelconque s’exprimer comme bon lui semblait. Sans vraiment regarder l’écran… Trop bête pour suivre en même temps et trop las aussi pour vraiment y porter une attention particulière. Il se permit tout de même un regard sur la fin et un sentiment d’agression personnel qui l’assenait à coup de massue sauvage. Alors là, franchement, il ne demanderait plus rien à personne si à chaque fois qu’il le faisait ça lui retombait automatiquement dessus. Il relut donc rapidement ce qui avait été dit plus haut, plaçant dans un coin de sa tête quelques expressions cités. Elle, puisque c’était apparemment une elle, se trahissait parfaitement. Il aima bien l’expression du Pédant, surtout et s’y accrocha un peu. Ou le Dramatique l’amusa aussi beaucoup. Il fit donc glisser ses doigts sur le clavier sans appuyer sur aucune touche, se disant que ça ne valait même pas la peine de répondre à cela, en vérité. À quoi bon débattre sur une chose aussi… enfin… Il s’apprêtait à appuyer sur ‘’déconnecter’’, s’arrêta, se traita d’idiot et tapa d’un seul doigt et envoya :

« Je suis désolé. »

Encore une fois, constata-t-il, cela manquait d’expression comme elle semblait le dire. Il chercha donc rapidement ce qu’il pouvait rajouter. Il marmonna quelque chose pour lui-même et poursuivit, lentement mais surement, sur son clavier… Au point où il en était…

« Je suis peut-être effectivement simple d’esprit, aussi innocent et inconscient vous me considéré… Mais navré de vous apprendre qu’il n’y a et n’aura jamais dix milles génies et je n’en fait pas partie. Cela dit, écrire ces caractères pour former le mot pourquoi ne signifie pas ce que je suis.
Félicitation, du moins. Même s’il est plus souvent préférable de se taire que de dires pareils absurdités, surtout pour un seul mot.
Préférez-vous que je me moque parce que vous insinuer qu’un certain Joshi c’est adressé à vous?
Je ne crois pas Smile»


Il laissa les trois points de suspension clignoter sous ses yeux. Le sentiment de vide le gagnant encore, il voulu laisser tomber l’idée de comprendre. Il ne voulait pas comprendre le second User. Il ne voulait rien connaitre de lui… Déjà qu’il avait du mal à se reconnaitre lui-même… Finalement, il ajouta, comme pour s’excuser lui-même de son propre comportement.

«Mais si je peux quand même faire quelque chose, se sera tout à mon plaisir… =)»

Il soupira à nouveau, aussi blasé pouvait-t-il être à ce moment là et se recula de son écran. Comme il avait écrit presque tout d’un bloc, il se dit qu’elle mettrait un temps à répondre, ou allait tout simplement l’ignoré, vu la mauvaise humeur dont elle faisait décidément preuve. Il se traita de triple idiot. Pourquoi s’entêtait-il? Il aurait très bien pu se déconnecté et personne n’y aurait vu d’objection. De toute façon, elle ne le connaissait pas, n’est-ce pas? Personne ne le connaissait, la dedans. Absolument personne. Il n’était rien d’autre que des mots qui s’inscrivent sur un écran. Donc bon, à quoi ça servait finalement de dire : ‘’Je veux vous aidez mais je suis un pied en informatique!’’ Franchement, quelle idée, mais quelle idée!

Morgan se leva de son lit et fit un tour rapide de l’appartement, sans chercher à vouloir reprendre lui-même contacte avec le… la… enfin, il avait déjà oublié son pseudonyme. Rien à taper, qu’il se disant, grognant, d’autant plus de mauvaise humeur. Ce n’était pas vraiment dans ses habitude, mais comme il savait que peut importe ce qu’il disait, que ça passe par un simple pourquoi à une phrase toute entière, qu’on lui retombait instantanément dessus en l’agressant verbalement, franchement, il y avait de quoi finir de mauvaise humeur, non? Dire qu’il s’était montré d’une extrême patience et d’un calme plat face à ça ne serait que trop… trop… Bien, trop lui, finalement. Est-ce qu’il était entrain de vouloir changer ou quoi? Il ne s’aimait pas? Ho non, il ne s’aimait ni ne se détestait vraiment. Comment le pouvait-il, il ne se connaissait même pas, pour commencer. C’était plutôt ennuyant comme constatation. Très ennuyant, même, mais que pouvait-il y faire?

Une seconde, il se dit qu’elle, elle devait bien savoir, non? Non? Si lui ne pouvait rien pour elle pour rechercher un pseudo, alors quoi? Espérait-il vraiment quelque chose? Il revint donc rapidement à l’ordinateur, en le reversant presque pour une seconde fois, pour tant bien que mal taper de ses deux index :

« J’aurais des questions, mais sans le désir de me faire sauter dessus encore une fois =) »

Simple, il restait très cordial, très poli, surtout et indiquait ainsi qu’il n’en voulait pas, qu’il n’était pas celui qui en démontrait pour s’y peut et que, finalement, si elle avait voulu le dissuader de rester connecté, elle avait échoué. Il se frappa le front. Des questions? Mais lesquelles, à la fin! Le fait qu’elle soit connaissant de cet environnement n’était qu’hypothèse! Elle pouvait très bien n’être qu’une autre oubliée, après tout. Même s’il souhaitait croire autre chose, pour une fois. Il avait bien demandé à Judikhael, mais se dernier n’avait jamais vraiment répondu à ce qu’il voulait savoir, lui signifiant simplement qu’il finirait par trouver lui-même, alors qu’il savait que ça n’arriverait probablement pas.

Il cacha finalement son visage dans le tas de couvertures très peu en ordre qui lui faisait office sur son lit à l’arrache. Il aurait vraiment dû, pour commencer, ne pas se connecter du tout…

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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Lian Grenfield le Dim 27 Juin - 2:43

Peu de temps après une réponse apparue, « Je suis désolé ». Tiens au moins sont interlocuteur ne l’avait pas totalement mal prit et il avait répondu, cependant c’était encore une fois avec une phrase banale. Elle soupira et changea de fenêtre, pour revenir au nouveau tchat où elle s’était connectée, toujours personne à l’horizon. Elle réfléchit aux différents moyens qu’elle avait pour retrouver Joshi. Apparemment il n’allait pas se reconnecter sur les messageries directes, et elle n’avait pas eu le temps de regarder et de copier son IP avant que celui-ci ne se déconnecte. Si seulement elle avait son adresse IP, elle pourrait facilement trouver son mail. Comment faire ?

Elle poussa un soupire et plaça ses coudes sur son ordinateur pour placer sa tête sur la paumes ouvertes de ses mains. Soudain la musique indiquant qu’une réponse venait d’être posté la fit une nouvelle fois sursauter. Ses coudes appuyèrent sur les touches du clavier et… une fenêtre s’ouvrit. Paniquée Lian se demanda qu’elle bêtise elle venait de faire. « Aie aie aie, j’espère que je n’ai pas… Qu’est ce que ? Historique des… » Tiens, elle ignorait que ça pouvait exister, un historique des pages visités et des IP croisés ! Ca existait ça ? Encore une invention de Rian certainement ! Quel autre que lui pour inventer ce genre de chose ? Elle fit réduire la fenêtre pour regarder qui lui avait répondu. Elle fut déçue de constater que ce n’était pas le salon de discutions qui restait lamentablement vide, faisait elle peur ? C’était encore MomoW, et cette fois-ci il parlait un peu plus. Ah, des reproches… Elle faillit lui répondre vertement, commença à taper son message et prévoyant de se déconnecter, lorsqu’un troisième message apparu. Il se proposait de l’aider. Quelle gentille attention. Elle réfléchit quelques secondes et finit par effacer son précédent message, autant ne pas énerver son interlocuteur, surtout qu’elle y avait vraiment été fort. En tout cas son plan machiavélique avait fonctionné ! Il voulait maintenant l’aider et non plus la questionner sur ses intentions et sur le pourquoi elle cherchait Joshi. Ainsi, elle n’aurait pas à développer le sujet sensible qu’elle ne voulait pas aborder.

Elle se plongea dans ses pensées, tout en changeant une nouvelle fois de page, agrandissant celle de l’historique pour retrouver celle de l’interlocuteur qui préoccupait son esprit. « Je te tiens… » Bon maintenant la question était plutôt qu’est ce que Rian avait dit qu’il fallait faire pour retrouver un mail à partir d’une adresse ? Elle soupira, bon promis la prochaine fois elle serait plus attentive… Enfin, seulement si Rian était un peu plus gentil et compréhensif. Tout le monde n’était pas un génie de l’informatique! Alors, il avait dit… Tu ouvres ce logiciel avec le nom à rallonge hyper étrange et très étrange… Elle le chercha parmi les programmes qu’elle disposait sur son ordinateur. Voila, elle venait de ‘l’ouvrir, maintenant un simple copier/coller. Facile comme bonjour, il suffisait d’appuyer sur la touche… CTRL, ainsi que… Ah, voila qu’elle ne savait plus… X, C ou V ? CTRL+C permettait de copier et CTRL+V permettait de coller. Elle s’en souvenait maintenant. Précieux raccourcis clavier qui faisaient gagner un temps fou. Et voila, une petite barre vide venait d’apparaître et de seconde en seconde elle se remplissait de bleu. L’analyse et le décryptage était en cours.

Une fois l’action effectuée, elle revint sur la conversation avec l’étrange inconnu qui finalement ne s’était pas vexé tant que cela. Brigadier acharné ou simple habitant de Nosco curieux ? Au moment, où elle écrivait pour lui répondre et décliner son aide, un message apparut de nouveau sur l’écran, elle le lu rapidement et lui envoya à son tour :


Merci de ta proposition, mais je crois que j’ai été victime d’une mauvaise blague et que le coupable sera dur à coincer…
Des questions ? De quel type ?


Elle attendit quelques secondes, et décida de se montrer un peu plus agréable et ouverte. Où était donc passé sa sociabilité naturelle ? Peut être était ce parce qu’elle était sur le terrain de jeu de Rian et donc qu’elle ne se sentait pas à l’aise. Ce n’était pourtant pas une raison d’agresser un inconnu.

Pardon d’avoir répondu de cette manière, je te rassure je ne suis pas aussi sauvage que mon premier message a pu laisser paraître. Si tu as des questions qui ne sont pas personnelles, je me ferais une joie de te répondre.

Lian passa en revue dans sa tête les questions les plus bateaux qu’on pourrait lui poser et les réponses qu’elle pourrait donner :
Qui es-tu ? Un inconnu pour toi, et je le resterais !
Où est le bunker secret des rebelles ? Cours toujours pour le trouver.
Depuis combien de temps es tu à Nosco ? Bien assez pour en connaître les ficelles, pas encore pour en être lassé.
Que vois-tu comme barrière ? Une qui m’est propre et que tu ne verras certainement jamais.
Quel métier exerces-tu ? Le plus difficile et le plus gratifiant de tous, celui qui me permet de me sentir à l’aise et utile tous les jours.
Qui a été ton parrain à ton arrivée ? Une personne dont je ne tiens pas à évoquer le nom ici et maintenant.
As-tu déjà eu des contacts avec les rebelles ? Pourquoi, tu es l’un des leurs ? Dans ce cas là, je te conseille de déguerpir vite fais ! Sinon, je vais te laisser t’amuser tout seul avec la brigade informatique… Dis leur coucou de ma part quand ils débarqueront dans ton appartement !
As-tu déjà retrouvé des brides de ton passé ? Non, pour quoi faire ? Quelle en serait l’utilité ?

Menteuse, c’était une menteuse sur certaine des questions, mais elle ne pouvait pas décemment avouer être une rebelle, ou bien indiquer quelle était intéressée par son passé et voulait en retrouver certaines parties. Menteuse pour se protéger. Pour les questions qui permettaient une réponse vague ou connue de n’importe quel noscien, elle pourrait cependant être franche et aider son interlocuteur. Il faudrait qu’elle fasse attention au moindre mot. Peut être que derrière l’autre écran il y avait un brigadier informatique qui analysait chacune de ses réponses et vérifiait qu’elle en donnait de correctes avant de passer à l’attaque. Qui sait si on ne s’était pas déconnecté uniquement pour la garder quelques minutes de plus et ainsi trouver la source de son IP ?

Elle se vit frustrée de ne pas pouvoir brancher en toute discrétion la caméra de son interlocuteur, sans son accord bien évidemment. Rian savait faire ce genre de manipulation et ainsi pouvait connaître l’identité de celui ou celle avait qui il échangeait. Bien sur, mieux valait éviter ce genre d’âneries avec les informaticiens doués, ils verraient automatiquement qu’on essayait de prendre le contrôle de leur ordinateur et se vengeraient en conséquence. Rian ne craignait rien de ce côté, il était assez doué pour les contrer, mais pas Lian. Elle jeta un œil sur la barre de téléchargement de l’IP de Joshi, ou tout du moins celle qu’elle avait identifié comme étant son adresse IP. Ce n’était pas encore fini, mais patience c’était presque fait. Elle soupira et ajouta encore un message à sa conversation avec MomoW :


Une question contre une question, ça te va comme deal ?

Après tout elle ne comptait pas se laisser interroger sans riposter, inutile qu’il pense à lui demander une dizaine de choses sans qu’elle puisse à son tour le questionner. La seule chose embêtante c’est qu’elle ne pourrait pas poser de questions personnelles si elle ne voulait pas qu’on lui en pose. Intérieurement elle se souffla : « Ah Lian, un jour ta curiosité te perdra ! » Elle jeta un coup d’œil à l’heure, elle avait encore largement assez de temps pour discuter et traquer Joshi avant que ses colocataires ne débarquent pour dormir. Elle ouvrit de nouveau sa boite mail pour commencer à taper le message pour Joshi, dans lequel elle insérerait un tract. Pour mieux se concentrer, elle sortit ses écouteurs qu’elle branche à l’ordinateur et lança un peu de musique. Voila qui était parfait pour passer le temps et trouver l’inspiration des mots. Un à un elle formait les phrases qui deviendraient le mail. Ah, ce qu’il était pratique d’être parfaitement ambidextre et ainsi de pouvoir taper avec tous les doigts de chaque mains. Elle gagnait un temps fou et ainsi pouvait se permettre de faire plusieurs choses à la fois. Bon, elle devait se l’avouer, Rian était encore plus rapide qu’elle dans ce domaine, mais ça ne comptait pas ! Lui passait des heures entières chaque jour devant les écrans des ordinateurs de la base.
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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Morgan W. Karanth le Mer 30 Juin - 19:02

Entre fatigue et agacement, il voulu se faire oublié. Un oublié oublié? C’était amusant. Même plutôt hilarant, comme façon de voir. Hilarant et complètement déprimant, aussi. Qu’est-ce qu’un oublié, réellement? Il ne savait trop. Pour commencer, un rien qui respire, qui voit, que bouge et qui sait parler. D’où ça lui vient? Il n’a aucun souvenir, et pourtant, il arrive à prononcer les mots et à les écrire comme s’il l’avait toujours fait. Lorsqu’il est arrivé, se fut étrange. Les regards curieux qu’on posa sur lui continuaient de lui revenir en mémoire, encore et encore. Il était arrivé pieds nus, trempé jusqu’aux os. Pourtant, c’était un jour sans nuage, au soleil doux et chaud qui ne lui créait que réconfortante température tout à fait normal. Forcément qu’il était arrivé quelque chose, avant qu’il ne se retrouve là, non? C’était obligatoire! Il ne pouvait pas ne pas s’être passé quelque chose! Mais quoi? Ça, par contre, mystère et boule de gomme. Et même si on lui disait de ne pas cherchait à savoir, le désir était là tout de même… Comprendre… Comprendre quelque d’inatteignable. Pour lui… Pour l’instant, sans doute… Il n’avait pas encore découvert ce monde au complet qu’il cherchait déjà à le quitter… Quelle absurdité… Il se disait chez lui s’en vraiment l’être, même s’il s’adaptait rapidement.

Il releva un peu la tête. Rouvrit les yeux et les posa sur sa main. Le saignement semblait avoir reprit, son bandage, un peu plus tôt parfaitement blanc était à présent souillé. Il leva la main pour constater que ses draps aussi commençaient à absorber tranquillement le précieux liquide rouge. Hum, peut-être devrait-il faire soigner ça, si ça ne s’arrêtait pas. Quoi qu’il ne semblait pas s’en inquiéter plus qu’il ne le fallait, en fait. Il observait de ce visage curieux aux expressions neutre mais dont le regard trahissait absolument tout, comme s’il était tout bonnement incapable de mentir aux autres comme à lui-même. Bref, il observait la petite goutte rouge qui se formait à travers le tissu imbibé et attendit qu’elle ne tombe pour se lever de nouveau de son lit. Il alla retirer le pansement pour constater que la blessure à proprement parlé était plus profonde qu’il ne l’avait cru et que peut-être même restait-il un morceau de verre à l’intérieur. Il entendit l’ordinateur bruiter, mais il se passa la main à l’eau froid, juste pour vainement tenter de nettoyer une plaie qui se remplissait de nouveau rapidement. Il s’obligea à saisir une débarbouillette et appuya sur la blessure, avant de revenir s’assoir sur le lit et regarder ce qu’il avait obtenu comme réponse, sans pouvoir répondre lui-même pour le moment, de toute façon. Tant pis, elle attendrait…

Il suivit donc des yeux, sur l’écran plutôt sombre, les quelques mots qui s’affichant devant lui, encore et encore, jusqu’à ce que plus rien n’apparaisse du tout. Il lu, relut, puis plus rien, jusqu’à ce qu’une autre phrase, taper plus loin, apparaisse. Il fut content, finalement. Il s’en sortait plutôt bien pour influencer, ou tout du moins, pour faire en sorte qu’on ne lui en veule pas pour quelque chose qu’il n’avait pas fait ou, tout simplement, pour faire en sorte qu’on s’ouvre un peu plus ou que se montre plus sociable ou il ne savait trop exactement. Quoi qu’il en soit, jouer le jeu de celui qui s’excuse d’avoir fait faute (non commise, à son avis) fonctionnait toujours autant. Il ne s’en montra pas mécontent et un petit sourire apparu sur ses lèvres. Fierté? Non, pas spécialement. Il se contentait juste d’apprécier ce qu’il arrivait à faire, c’était tout. Même si ce n’était pas grand-chose, même si ce n’était pas le cas, il voulait continuer de se donner l’impression d’arriver à faire quelque chose avec les gens.

Il inscrivit enfin, d’une seule main, n’osant plus vraiment se servir de sa droite, coupée, de peur de la faire saigner de nouveau, surtout que ça semblait s’être clamer pour la seconde fois, mieux valait ne pas trop faire exprès, non plus.

« Deal. »

Non, Morgan n’était pas bavard. Il ne l’était pas dans la réalité, rien n’avait dit qu’il changerait dans le monde virtuel. Et il cru que c’était exactement ce qu’elle lui avait reproché, un peu plus tôt, même si, au fond, il n’en avait fichtrement rien à faire.

Maintenant, la question… En fait, il n’en avait aucune idée. Il avait dit un peu plus tôt en avoir, mais finalement, il demeurait muet devant son écran d’ordinateur, incapable d’en taper une seule, incapable d’en avoir une en tête. Et il resta là, bêtement, en espérant qu’elle faisait autre chose en même temps que d’attendre après sa question qui ne venait décidément pas. Elle finirait pas s’énerver et se déconnecté, il en était convaincu. D’ailleurs pourquoi s’énerver contre le fait qu’il ne parle presque pas? C’était plutôt incompréhensible, à ses avis.

Il se fit une liste de questions, mentalement, mais aucune ne lui plaisait vraiment. Rien de personnel. De toute façon, jamais il n’aurait osé demander quoi que soit de plus ou moins personnel. C’était comme ça. Trop gêné? Pas exactement. Il est vrai qu’il était plutôt timide, mais c’était plutôt par pur respect pour l’autre personne qu’il ne s’interrogeait jamais à son sujet, ou s’il le faisait, il ne posait pas directement les questions et s’arrangeait un peu en parallèle pour obtenir les informations, et ce, plutôt involontairement, en fait. Il s’apprêtait à écrire que finalement, il n’en avait pas et que ça n’avait pas la moindre importance et que si elle voulait toujours faire le ‘’deal’’ qu’elle pouvait lui poser ce qu’elle voulait, bien qu’il ne garantissait pas nécessairement une réponse claire. Mais se plongea en se souvenant de ce qui le hantait le plus, finalement…

« Qu’est-ce qu’un Oublié, pour toi? Je veux juste une opinion. Rien de personnel. Tu peux aussi faire semblant d’être quelqu’un d’autre que de répondre toi-même, je m’en fiche. »

Juste une opinion, c’était exactement ça. Et il demeurait là, à fixer l’écran dans l’attente impatiente qu’on ne lui réponde. En même temps, il ouvrit une page, à côté et se dit que, s’il avait déjà oublié toute son histoire, il pourrait très bien l’oublié une deuxième fois. Aussi entreprit-il d’écrire son propre journal, à ce moment précis, sur un coup de tête, sans vraiment avoir pris la peine de réfléchir. Il y glissa donc, par envie de garder chaque mot, la conversation qu’il avait avec Aaron de pseudonyme qu’il savait aussi être fille puisqu’elle s’était trahie un peu plus tôt… Involontairement? Probablement. Il n’en avait pas parlé, toutefois. Il ne lui en avait pas fait pas, encore une fois pour son histoire de respect envers les autres… Qu’il les côtois réellement ou via une salle virtuelle quelconque.

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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Lian Grenfield le Ven 2 Juil - 23:15

hj: vous pouvez cliquer sur les images miniatures et les afficher en grand dans une nouvelle page

Bip, bip, bip…
Le décryptage venait de se terminer et se manifestait par un son aigue qui gâchait la musique qui résonnait dans son casque. Lian changea de page, pour afficher un joli sourire, l’adresse mail était maintenant à sa disposition. Etonnamment, il ne ressemblait à rien de ce qu’elle avait déjà vu, l’hébergeur lui était inconnu. C’était forcement un informaticien de haut niveau pour avoir pu ainsi trafiquer son adresse mail, non ? Elle copia/colla l’adresse du dénommé Joshi et l’inséra dans la partie contact du mail qu’elle avait déjà tapé et mis dans ses brouillons, elle inscrivit comme titre : « Réponse à un message », puis elle se relu.


Bonjour Joshi,

Ou qui que tu sois derrière le pseudonyme que tu as emprunté.
Je tenais à t’envoyer ce mail en réponse à ton message reçu
qui était accompagné de ces tracts crées par les ennemis de Nosco
Spoiler:
Spoiler:
Spoiler:
Comment oses-tu polluer ma boite mail avec ce genre de déchets ?
Je te prie cordialement et avec toute la bonne volonté de
ne jamais me répondre. Je ne te connais pas, donc arrêter de
me contacter, ou de m’envoyer ce type de message !

En cas de récidives, je vous dénonce.
Noscien, ne désirant que l’ordre et la paix dans sa ville et ce qui l’entoure.

Pièce jointe : tracts rebelles


Est-ce que Joshi penserait à lire son mail une ligne sur deux ? Verrait-il la signification qu’elle avait voulu donner sans se vexer du message plutôt agressif ? Aucun doute, après tout même une taupe bigleuse verrait l’étrange découpage de ses phrases. Cependant elle n’avait pas réussit à faire mieux et au moins elle avait une chance pour que si ce mail tombait dans les mains d’un brigadier celui-ci ne comprenne pas. En tout cas, elle avait tenté de crypter son message, sans réellement le crypter avec un logiciel ce qui aurait parut hautement suspect et serait passé dans les mains d’un informaticien un minimum doué. Elle inspira et expira, jeta un dernier regard sur les trois tracts choisis et appuya sur le bouton d’entrée. Voila, les dés étaient jetés, elle verrait ce qui arriverait ensuite.


Ce fut seulement après plusieurs minutes d’inactivités sans réponse, qu’enfin une réponse de son interlocuteur MomoW arriva. Il acceptait le marché. Bien, le plus dur serait cependant de trouver une question intéressante à répliquer à celle qu’on lui poserait. La question n’apparu par immédiatement sur la messagerie directe, c’était certainement que celui à qui elle parlait ne l’avait pas préparé. Ou alors il faisait croire qu’il ne l’avait pas réfléchit auparavant. Puis soudain, elle apparut, plutôt longue. Il lui demandait son opinion, mais ce n’était pas vraiment une question personnelle. La question était pourtant très étrange. Qui donc pouvait se poser ce genre de questions ? Quelqu’un étant là depuis de nombreuses années, comme elle, n’aurait jamais eu l’idée de demander cela. Et que pouvait bien apporter l’avis d’une seule personne sur un tel sujet ? Surtout sans savoir qui on avait en face. Avoir l’avis d’un haut dirigeant, d’un prêtre de la congrégation et d’un rebelle, pourquoi pas, les avis pouvaient différer. Mais là… elle ne comprenait pas. Si celui avec qui elle correspondait était un brigadier informatique, sa réponse ne lui apporterait rien de concret, était ce pour gagner du temps alors ? Dans ce cas là, il le perdait, car le système de Rian était infranchissable. Peut être était ce simplement un oublié qui cherchait des réponses, dans ce cas là, la question semblait plus légitime.

Lian réfléchit à la réponse qu’elle pourrait donner et se mit à taper, d’abord lentement puis rapidement.


Pour moi, c’est un nouveau-né qui a tout à apprendre. Il a la chance d’apprendre encore pleins de choses, il est encore naïf et innocent. Toutes les portes lui sont ouvertes, mêmes celles menant vers le mauvais chemin. Il a besoin d’aide et qu’on le guide, mais très vite il faudra qu’il se détache des autres pour suivre sa propre voix et avoir un avis critique sur tout ce qu’on lui a appris. Même à Nosco il y a des menteurs… Un oublié à l’avenir devant lui, toutefois il reste fragile par rapport aux autres nosciens qui ont de l’expérience et peuvent s’en servir pour le tromper. Il lui faudra bien choisir ses amis.

Voila son avis, elle avait tenté de l’alerter sur les dangers de suivre aveuglement l’opinion d’autres personnes, sans toutefois insister. Elle n’était pas Rian et n’avait pas le devoir de recruter des rebelles, à moins de voir qu’une personne semblait intéressée. Ce qui n’était pas le cas pour le moment. Elle se souvint avec nostalgie de son passé à Nosco, lorsqu’elle fut elle aussi une oublié qui avait débarqué dans la ville, pris sous l’aile de la guilde, guidée et intégrée au groupe comme un petit mouton docile qui suivait le troupeau sans se poser de questions. On lui permettait de vivre correctement alors pourquoi se poser des questions sur ce qui l’entourait et sur la monarchie crée par l’Impératrice. Elle inscrivit :

Tu es de ceux là ?

Puis elle tapa immédiatement après s’apercevant de son erreur.

Tu n’es pas obligé de répondre à cette question, c’est personnel. Et toi que penses-tu des oubliés et de la cité de Nosco ?

Comment ça elle brisait le marché en posant trois questions à la place d’une seule. Elle était curieuse, c’était un besoin irrépressible de questionner et de savoir, de connaître et d’apprendre. Et tant pis si à son tour on lui posait trois questions. Ca lui permettrait peut être de réfléchir un peu plus avant de répondre à celle qui lui semblait la plus difficile ? Elle jeta un œil sur le forum de discussion qu’elle avait ouvert et où il n’y avait toujours personne. Tant pis, elle pouvait bien rester connectée, il y aurait peut être quelqu’un d’intéressant qui arriverait à un moment ou à un autre ?

hj: moi je propose un concours de graphisme pour créer des tracts rebelles! Very Happy C'est un défi sympa non? Ou juste pour donner des florins aussi... ça peut être drôle! ^^
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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Hologramme le Lun 5 Juil - 11:38

Une missive étrange envoyée par un inconnu tout aussi étrange se faisant nommer pompeusement Joshi... Oui, Joshi, du nom de ce fameux Guide sacré que tout Nosco respectait, voire vénérait pour certains... Qui osait donc usurper ainsi son nom ? Etait-ce vraiment une usurpation ? Personne ne saurait vous le dire, pas même ceux l'ayant suivi avec la curiosité d'un chat appâté par un lapin bien tentante...

Cet inconnu était-il seulement conscient de ce qu'il faisait ? Il y avait tout lieu de le croire. Du moins il semblait être sûr de ce qu'il avançait, même si souvent ses paroles n'étaient que charade et charabia incompréhensibles de prime abord. Enigme et mystère semblaient être ses mots préférés. Ou était-ce folie peut-être ? Tout ceci ne semblait n'être qu'un jeu pour cet inconnu. Un jeu de dupe peut-être ?

Qu'importe, il n'avait visiblement pas décidé de s'arrêter là. Et comme la petite Lian semblait bien vouloir suivre le lapin blanc... Serait-elle chat sauvage ou puma enragé ? Ou peut-être montrerait-elle la ruse du renard ou la solidarité d'une louve ? oui, notre inconnu mystère était curieux. mais que voulez-vous, il était ainsi fait. Ce n'était pas sans rien qu'il avait récolté tant de savoir sur tout et rien... et sur vous...

...

Une connexion sur le tchat où il avait alpagué la rebelle.

Bien joué Lian.

Quelques instants de silence, attente d'une réponse. Mais il savait la rebelle aussi occupée ailleurs. Se montrerait-elle suffisamment intéressée pour qu'il daigne lui donner ce qu'il avait pour elle ?

Tu as fait de bons progrès en informatique, même si j'ai tâché de ne pas être trop dur à trouver. Continue ainsi et nous pourrons peut-être nous revoir...

Aucune information sur son véritable nom. Aucune indication sur qui il était. Ou sur ce qu'il était.

Si tu veux continuer avec moi... Rappelle-toi les Beatles.

Nouveau silence. Il devait laisser le temps à ces mots de faire effet sur la jeune femme. Des mots qui devraient... sans doute... lui évoquer... quelque chose ?

Je reviendrai Lian. Quant tu seras prête à te souvenir de nouveau, je reviendrai...

Et sans même attendre une réponse, la déconnexion sonna le glas de la conversation. Derniers mots. Belle promesse... L'inconnu tenait toujours ses promesses.

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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Morgan W. Karanth le Jeu 12 Aoû - 0:47

Bip. Bip sonore qui signifiait une fois de plus l’entrée d’un nouveau message, de l’écran qu’il n’avait toujours pas quitté des yeux depuis qu’il avait taper sa question, ma foi, avec ni queue ni tête, à son avis. Il ne savait pas très bien pourquoi il avait demandé ça. Il ne savait pas non plus à quoi s’attendre comme réponse de la part de son interlocuteur, de l’autre côté de l’écran, derrière un clavier, qui se cachait il ne savait trop où exactement dans la petite ville de Nosco. Où peut-être était-il même sous? Sous lui? Dans les sous-sols? Un rebelle? Ridicule. Si ça avait été le cas, un brigadier se serait probablement déjà glissé dans leur conversation à les épier. Lui ne risquait rien. Pas encore. Il était trop ‘’naïf’’ pour être accusé de quoi que ce soit. C’était le seul véritable avantage à son rang d’oublié. Bonne chose? Mauvaise? Il ne trouvait pas cela nécessairement désagréable, en fait, d’être considéré comme trop innocent pour savoir faire la moindre bêtise dans leur petite société qui semblait trop parfaite d’apparence pour lui. Il se disait qu’il devait forcément se cacher quelque chose d’un peu moins reluisant en dessous des croutes et des images que l’on voulait qu’il prenne au sérieux.

Un nouveau-né. La réponse l’amusa. Il ne s’était pas considéré comme tel, mais il était vrai qu’il devait bien y ressembler, à ne rien connaître, à ne rien savoir sur rien, à ne faire que marcher, dormir, penser, plus ou moins parler (voir pas du tout) et tout ce qui vient avec. Il n’avait aucune connaissance. Juste celles de bases qui faisait en sorte qu’il pouvait vivre par lui-même. Il continua de lire, un peu en réfléchissant en même temps, laissant un peu aller ses propres pensées à ce qu’elle pouvait lui dire. Dans un soupire, suite à la première question qui suivit le bloc e texte, il inscrivit timidement, chose qu’elle ne pourrait pas percevoir, un « oui » qui indiquait qu’il n’était ni brigadier ni quoi que ce soit. Morgan ne mentait pas. Ce n’était pas dans ses habitudes. Et s’il ne disait pas la vérité, il passait par un autre chemin pour la dire, sans le faire clairement. Oui, il était de ceux là, c’est ce qu’il voulait dire. Mais semblait-il que même derrière l’ordinateur, il ne se montrait pas plus bavard qu’en face à face.

Il continua donc, en glissant lentement ses deux index sur le clavier, comme si écrire la dessus lui semblait être la plus pénible des choses à faire.

« Je ne sais pas. Je ne sais rien. Je pense… Ils sont rien. Ils veulent être quelque chose. Ils ne savent pas très bien quoi. Ils ne savent pas où aller, où regarder. Que dire ou quoi faire. Ils sont là, debout, à attendre nous ne saurons jamais quoi. Un silence qui les frappe et les tétanise sur place. C’est tout. Il n’y a rien à dire pour moi. Je ne sais pas ce qu’ils sont ni ce que je suis. C’est pourquoi j’ai besoin de savoir… J’ai besoin de connaitre la pensée des autres. C’est rassurant. »

Point. Un point qui disait, ‘’je ne sais plus quoi dire, pourtant, ma tête continue de penser.’’ Un soupire, il s’accouda un peu avant de perdre son regard dans le vide. C’était, une fois de plus, la stricte vérité. Non, il ne savait pas… mais alors pas du tout.

Et alors qu’il s’éloignait de plus en plus dans ses idées perturbantes, un nouveau bip le réveilla et une page apparue, sous ses yeux, sous son regard curieux, attisé par la fenêtre lumineuse, sur son écran, et sur les mots qu’il y avait. Il lu le nom : Joshi. Coïncidence? Le hasard qui fait bien les choses? Il ne savait pas trop, en fait. Instinctivement, Morgan opina du chef, bêtement, et lança à voix haute, sachant que de toute façon, il était seul dans la chambre :

« J’accepterais volontiers toutes les mains qu’on me tend si c’est pour voir clair… »

C’était dit, c’était pensé et c’était particulièrement cru. Il continua de lire, toujours plus intriguer après chaque mots, chaque phrase, jusqu’à enfin tomber sur ce qu’on lui demandait de faire, si mystérieusement. Un code? Une série? Il lu les chiffres attentivement à plusieurs reprises sans vraiment comprendre de quoi il s’agissait. Ce n’était pas un chiffre logique dans l’alphabète, il y en avait trop… Il porta donc le bleu de ses iris sur l’énigme, encore et encore.

"De tous les codes le plus précis,
Nulle touche de lui n’est ignorée.
Son nom se termine en « i »,
A toi de le démasquer. "

Qui se termine en « i »… I… I… I… Il s’amusa à chercher un moteur de recherche quelconque sur le réseau, en toute innocence, sans penser que l’on pourrait l’espionner à ce demander ce qu’il fabriquait. L’indication toute simple des chiffres qu’il y avait dans la série de code indiqua un type en particulier sur lequel resta accroche le nouvel arrivé. ASCII. « Termine en I. » De plus en pus fasciner, il se redressa un peu sur ses coudes et chercha en quoi cela pouvait bien s’agir avant de comprendre que c’était un genre de système numérique correspondant à un caractère sur le clavier. Il s’amusa donc, en nouvelle occupation, à démystifié le code en question… Donc…

De 65 à 90, il s’agissait de toute les lettres majuscules, de A à Z. De 97 à 122, toutes les lettres de l’alphabète, cette fois, en minuscules. C’était déjà ça d’intéressant. Ensuite, pour ce qui était des autres, il s’agissait d’espacement, qui était le 32 qu’il pouvait retrouver à quelques reprises. Du point d’exclamation pour le numéro 33. Du point d’interrogation pour le numéro 63. Et ainsi de suite. Il du avouer prendre un certain temps avant de ne pouvoir décoder qu’une simple et une petite phrase, avec un sourire aux lèvres, il inscrivit, simplement quel résultat ce petit jeu lui donna…

Andrew ! ! Qu\’as-tu fait tes cheveux ?! Retire-moi cette horrible couleur tout de suite !

Il s’arrêta la dessus, songeur devant les mots qu’il venait d’écrire lui-même. C’était ridicule et hors sujet, mais enfin… Faire cette recherche l’aura amusé un temps…

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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Lian Grenfield le Dim 29 Aoû - 23:32

Un oublié ? Elle était sur le réseau avec un oublié ? Peut être une chance de le mettre dans leur camp, si ce n’était pas un piège des brigadiers bien sur. Elle devait donc jouer la prudence. Elle n’était pas forcement très douée avec les nouveau venus sur le réseau, c’était plutôt le travail de Rian, mais elle n’avait pas l’intention d’aller le chercher pour lui demander son aide. Elle saurait bien gérer non ? Il fallait tout simplement qu’elle y aille doucement. Elle lu la réponse suivant envoyé par son interlocuteur, réfléchissant aux prochaines paroles qu’elle lui adresserait. Ce dernier semblait perdu et en attente de réponses, d’un guide… C’est bien à cela que servait les parrains mis en place par la Guilde, rassurer et protéger, garder dans un cocon les nouveaux venus, les couver pour qu’il n’aille pas voir ailleurs. Leur faire miroiter la lune pour endormir leur vigilance, leur conter l’histoire de chaque étoile pour qu’ils ne détournent pas les yeux et ne voient pas l’envers du décor.

Pour tous les autres… sache que tu es un bijou précieux et convoité. Beaucoup envient même ta position… Tu ne sais rien et tu as tout à apprendre, et c’est certainement dur pour toi, mais d’un autre côté… toutes les portes te sont ouvertes, tous les avenirs te sont promis, tu n’as qu’à choisir.

Ce qu’elle ferait si on lui proposait d’effacer sa mémoire ? Peut être accepterait elle. Pouvoir tout oublier et recommencer à zéro. Avoir un passé vierge, une histoire à construire totalement. Faire disparaître tous les mauvais souvenirs, ne plus se rappeler des malheurs, avoir la possibilité de rayer son passé et ainsi de renaitre. Oui, l’idée était délicieuse pour ceux dont la vie n’était pas rose. Les bons souvenirs ? Il y en aurait d’autres qui seraient crées dans ce futur rempli de promesses. Reset, try again with a new life ! Vivre d’une façon totalement différente, avoir de nouveaux goûts, rencontrer des personnes différentes sans avoir un seul préjugés. Oublier ses amis, mais oublier ses problèmes. Malheureusement cela signifiait aussi être totalement vulnérable, un petit oiseau sortit de sa coquille, fragile et incapable de prendre seul son envol. Et ici à Nosco, il n’y avait que le parrain qui guidait l’oublié, celui-ci était donc totalement dépendant de lui et écoutait ses paroles comme une référence exacte.

Connais-tu un peu les trois clans qui sont présent à Nosco ? La Guilde, la congrégation de Joshi et les rebelles. Ils ont des idéaux et ses moyens d’action différents. Mais sache que chacun d’eux cherchera à te faire entrer dans ses rangs et à dénigrer les autres, et comme tu es plus fragile car tu ne connais que peu notre monde, tu seras forcement influencé. Le mieux que tu puisses faire est de réfléchir à ce qu’on te dit et de ne pas croire comme étant une vérité absolue tout ce que l’on raconte. Car il est toujours plus facile de diaboliser ce qu’on ne connaît pas, n’est ce pas ?

Lian espérait donner un peu de recul à son interlocuteur, elle ne plaidait pas la cause de la rébellion, seulement celle de la réflexion. Ce qui était en fait la même chose, l’argument principal des rebelles étant une opposition à l’impératrice et à ses lois trop exigeantes. Si MomoW observait ce qui l’entourait, au moins n’entrerait il peut être pas dans la brigade, même s’il resterait peut être dans la guilde… Avec un peu de chance, il se tournerait vers Joshi et sa congrégation…

Tu as eu un parrain, n’est ce pas ? C’est quelqu’un d’agréable au moins, il ou elle répond à tes questions ?

Demander l’identité du parrain était une question trop personnelle. Si MomoW voulait le nommer, il le ferait de lui-même. Et peut être qu’avec de la chance Lian connaitrait le nom de celui dont on parlait, sinon, elle pourrait toujours tenter de faire une recherche le concernant. Et si son interlocuteur était vraiment un oublié, pourquoi pas lui fixer un prochain rendez vous ? Avec un peu de chance, peu à peu elle arriverait à lui faire changer d’idée par rapport aux rebelles et à le convaincre de les aider.


Soudain l’attention de la rebelle fut de nouveau attiré autre part, sur le tchat où le dénommé Joshi l’avait contacté, il était de retour, mais avant qu’elle ai pu taper quoi que ce soit un message apparu. Elle s’attarda quelques secondes pour lire. Les Beatles ? Les Beatles… Ce mot lui évoquait quelque chose, mais elle ne savait pas très bien quoi… Comme un lointain souvenir enfouit, une trace qu’on aurait cherché à effacer. Puis, une nouvelle réponse et une déconnexion. L’inconnu avait été trop rapide, elle n’avait même pas eu le temps de lui adresser un message. Heureusement celui-ci lui promettait de la recontacter. Il lui suffirait donc d’attendre et de se connecter souvent sur le réseau.

Elle se déconnecta à son tour et se remit sur la fenêtre de conversation avec MomoW. Etre un oublié et avoir la chance de ne se rappeler de rien… ou être un rebelle à la recherche de ses souvenirs. Le premier avait certainement plus de chance, après tout pour le moment tout était une découverte, puis viendrait le moment difficile des réelles questions sur le passé, et avec une bonne étoile, certains réussissaient à atteindre l’étape de connaissance de leur passé. Très peu étaient les élus, et encore moins ceux qui acceptaient d’en parler. Le chemin de vie à Nosco semblait tout tracé. On commençait nouveau-né, puis on apprenait et ensuite on ne se posait plus de questions ou alors on se plongeait dans son passé pour y affronter ses démons, ainsi que l’impératrice. Elle attendit une réponse de son correspondant, le laissant méditer sur ses derniers écrits. Son interlocuteur s’interrogeait certainement sur le camp d’Aaron, le pseudo qu’elle avait choisit, enfin avec un peu de logique il pourrait savoir qu’elle n’était pas de la guilde. Quoiqu’il y avait peut être des personnes à la pensée ouvertes chez les guildiens ?

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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Morgan W. Karanth le Lun 20 Sep - 2:55

Il cligna des yeux à quelques reprises. Soupira. Cligna de nouveau. Il attendait. Quoi ? Il ne savait pas très bien, mais il attendait, là, sagement. Il songeait soudainement à cliquer sur ‘’déconnecté’’. Comme s’il se sentait brusquement ridicule de se trouvé sur le Réseau Alpha. Comme s’il s’en était senti coupable ou tout simplement ridicule. Pourquoi diable discutait-il de ce genre de sujet avec un être lui étant inconnu. Un être qu’il croisait peut-être tous les jours sans même s’en rendre compte, d’ailleurs ! Et puis, ça arriva. Il avait laissé la réponse de son énigme sur son écran et… on lui répondit, sans qu’il ne sache vraiment comment ou pourquoi. Le souvenir vola dans ses plumes en le laissant étrangement… confus…

Un adolescent, seul, dans une salle de bains cossue mais couverte de taches vert fluo. Il tient en main un flacon contenant la même substance, et un peigne dans l'autre main. Un instant, il observe son reflet dans le miroir : ses cheveux sont d'un beau vert flash, ainsi que quelques parties de son front et de ses joues. Il emprunte alors une lingette démaquillante dans une trousse de toilette et se frotta le visage jusqu'à leur disparition. La porte s'ouvrit alors dans un grand bruit, et une dame d'une petite quarantaine d'années entra avant de se figer devant un tel désastre. "Andreeeeeeeew !!", cria-t-elle, avant de lui mettre deux bonnes gifles en plein visage.

L’adolescent resta bloqué. Il ne réagissait pas. Il porta une main à sa joue et releva ce regard d’azure sur la femme. Il semblait momentanément brisé par la déception qu’il lisait sur son visage et tourna la tête vers le miroir. Vert. Il aimait cela. Pourquoi n’acceptait-il tout simplement pas ses choix ? Qu’est-ce que cela pouvait-il changer ? Il savait, au fond, pourquoi… Parce qu’il était destiné à autre chose qu’à ça et qu’il devait se montré convenablement au public, n’est-ce pas ? Ce n’était point à en douter. Il se retourna vers elle, faisant voler l’épaisse chevelure verte alors qu’il s’écriait :

« Je fais ce que je veux de ma vie ! »

Elle ne semblait pas surprise de l’entendre et se mis de même à en rajouter une couche qu’il n’était plus, déjà, de toute façon, lassé de cette attitude qui se voulait de le contredire constamment. C’était à croire qu’il n’avait pas le droit de mener son existence comme il lui semblait. Il s’approcha d’elle et la força à reculer, alors qu’il l’entendait toujours lui faire toutes les reproches du monde. Et claqua la porte lorsqu’elle fut dehors. Il la claqua si fort que le cadre qui la retenait en craqua. Colère et déception, il retourna au lavabo, reprenant la petite serviette démaquillante et s’efforça de faire disparaitre toutes traces de teinture sur sa peau.


Morgan secoua la tête, ébranlé. Qu’est-ce que c’était ? Le prénom ‘’Andrew’’ résonna si fort en lui qu’il n’entendit jamais le bip sonore que faisait son ordinateur, pour lui signifier qu’on lui avait répondu, sur l’autre page. Il était perturbé. Vert ? Il attrapa aussitôt une mèche de ses cheveux et l’étira pour l’observer. Trop noir, il ne voyait rien. Il étira le bras vers la lampe, sur la table de chevet, qu’il alluma pour s’éclairer et pu contempler le bleu de sa chevelure. Vert ? Ça ne correspondait pas, voyons. Ce n’était pas lui.

Il conclu rapidement qu’il n’avait fait que rêvé. Qu’il avait dû halluciner, voilà tout. Il se secoua et repris la page qu’il avait avec Aaron et lu un peu rapidement tout ce qu’il/elle (plutôt elle, avait-il dit plus tôt) avait écrit pendant son absence de conscience. Il ne répondait pas. Laissait ses mots en suspend dans sa tête et glissa ses doigts, sur le clavier, lorsqu’il constater que la personne de l’autre côté du miroir n’écrirait plus rien et ne faisait que l’attendre.


« Tu dis précieux et convoité pour les autres. Et pour toi ? Suis-je autre chose qu’une convoitise, à ton regard ? »

Il cliqua sur envoyé et regretta momentanément le brin de provocation qu’il avait mis dans ces mots là. Il n’était pas un bijou et surtout, ne voulait pas l’être… Il continua de lire la suite, tant bien que mal, son esprit étant encore perturbé par ce qu’il venait de vivre, avec lui-même. Morgan n’était pas Morgan… Morgan était Andrew. Non… Cela était trop étrange pour être vrai…

Il ne répondit finalement pas à ce qu’elle lui racontait. Il n’était pas certain d’avoir envie de connaitre les objectifs et les idéaux de tous et chacun. Il n’était pas là pour ça. Il était là pour se rassurer lui-même, pas pour se faire dire que ses choix étaient dans le tord.


« Mon parrain est… Très occupé. Et pas très… disponible. »

Il laissa ses mots en suspend, appuya sur envoyer et se traita d’idiot. Pourquoi diable insistait-il à vouloir comprendre ? Pourquoi ne faisait-il donc pas comme tout le monde ? Se laisser abattre par les lois ? Les connaitre par cœur ? S’y laisser guider aveuglément ? Il ne savait pas… Il était… Juste… un peu trop curieux.

*Ta curiosité te perdras, mon gars…* se dit-il alors qu’il observait l’écran d’un œil attentif.


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Re: Quand E.T. et Noscien Discutent [libre]

Message par Lian Grenfield le Lun 11 Oct - 23:43

Lian attendit quelques secondes, avant de commencer à s’ennuyer, son interlocuteur ne lui répondait plus… Peut être avait il quitté son ordinateur, ou alors réfléchissait il à la longue réponse qu’on lui avait faites. Le désavantage de la conversation face à un écran, c’est qu’on ne savait pas vraiment comment réagissait la personne de l’autre côté. Comment voir sans webcam ? Il manquait des informations sur le dialogue, il était donc plus dur de tirer des conclusions. Bref, ne pas s’énerver, juste trouver quelque chose d’autre à faire en attendant. Lian se saisit donc d’un mouchoir en microfibre et commença à faire méticuleusement le nettoyage de son écran qui en avait bien besoin, couvert de poussières comme il l’était. Puis une question surgit à son esprit, et elle lança une recherche sur l’un des sujets qu’elle avait décidé d’étudier un peu plus en détail, elle trouve quelques articles qui en parlaient sur le réseau, elle les mit en favoris et commença sa lecture en attendant une réponse de MomoW. Puis un bip sonore annonça une nouvelle réponse. Pour elle ? Lian réfléchit à la réponse la plus appropriée à donner, tout en pensant, elle chercha sur son ordinateur un fichier son qu’elle mit en lecture pour avoir un fond sonore. Grâce à ses oreillettes elle n’embêtait personne même si le dortoir était commun. Puis, elle se mit à taper.

Pour moi, tu es juste un être humain qui vient de débarquer et qui est perdu… je souhaite juste que tu ne fasses pas le mauvais choix… Car s’engager dans la congrégation si l’on ne se sent pas en phase avec Joshi peut être le pire des choix, tout comme intégrer la confrérie est stupide si tu n’y crois pas, et faire le choix de la guilde par défaut n’est pas non plus une décision acceptable.

Elle ne devait pas révéler son camp, mais déjà là ses propos étaient subversifs, il y avait un risque qu’ils se fassent repérer. Elle croisait les doigts en comptant sur sa chance. Malheureusement elle ne pouvait pas en dire beaucoup plus. Suivant le fil de musique, elle cherchait comment parler sans langue de bois et sans se faire attraper. Rian savait faire cela bien mieux qu’elle, il faudrait qu’il lui apprenne, ou qu’elle le regarde faire un jour. Enfin s’il acceptait, parce que ce n’était pas sur.

N’avaient ils pas dis, aucune question personnelle ? C’était tellement dur de tenir une parole sans changer d’avis et dépasser les limites imposées. Non, il ne fallait pas aller dans les souterrains désaffectés… Ah oui ? Pourquoi ? Il y a quoi là bas ? Et ensuite on tombait sur les conséquences de ses actes… des créatures monstrueuses qu’on aurait préféré ne jamais voir, et que l’on ne pouvait pas effacer de ses pensées, pas d’un claquement de doigts, pas après être devenu un oublié. Ne seule chance de tout oublier, seulement une.


Dans ce cas là, n’hésite pas à demander si tu as des questions… Tu trouveras certainement quelqu’un pour t’aider. A ton travail par exemple.

Lian se sentit soudain frissonnante, la peur d’être surprise par un brigadier peut être ? Elle laissa l’ordinateur quelques minutes, le temps de trouver un pull dans ses affaires et de les passer sur ses épaules, puis elle se réinstalla son ordinateur sur ses genoux. Elle hésita quelques minutes avant de poser d’autres questions pour relancer la discussion.

Dis moi, si tu veux bien, qu’as-tu ressentit à ton arrivée ? Cela fait si longtemps pour moi…
Qu’est ce qui t’as le plus marqué ?


Puis, elle donna à son interlocuteur quelques réponses aux questions qu’il devait se poser sans aucun doute.

Nosco est une petite ville, où tout le monde connaît tout le monde, en tout cas pour ceux qui n’ont pas un posté élevé et ne fréquentent pas la population « lambda », tu connaitras donc bientôt beaucoup de monde, et tu apprendras vite qui est ton allié et qui ne l’est pas. Tu te feras sans doute nombres d’amis ou d’ennemis en fonction de ton attitude et de ton caractère.
Les endroits les plus intéressants de la ville, ne sont pas forcement ceux accessibles à tous, mais j’espère pour toi que tu en découvriras au long de ton existence ici…


Un pop up vint se placer devant la fenêtre de tchat pour lui indiquer qu’elle venait de recevoir un mail, elle cliqua sur le lien qui la redirigea vers sa boite de réception où l’attendait un message de Rian qui contenant en vrac, un tract rebelle, une caricature de l’impératrice et un détournement de publicité d’un magasin à l’avantage des rebelles, sur cette publicité on pouvait ainsi, seulement si l’on était attentif, repérer les indications rebelles. Rian avait sans doute encore passé la journée sur l’ordinateur, mais cela signifiait certainement qu’il avait trouvé une nouvelle idée à exposer à Yan et elle-même. Lorsqu’il se concentrait sur un projet, ses idées pouvaient plus facilement s’évader et concevoir des plans pour démonter la suprématie de l’empire dirigeant Nosco.

Lorsque tu auras trouvé le métier qui te correspond le mieux, le temps passera beaucoup plus vite ici et tu te sentiras bien mieux, plus cadré avec une vie routinière… si c’est ce que tu souhaite bien sur.

Il était dur d’informer MomoW, sans l’effrayer par ses idéaux, ni le dégouter de la vie dans la ville… d’ailleurs si elle s’attaquait directement à l’impératrice ou à Nosco, elle risquait plus de le braquer qu’autre chose. Quant on avait que peu de bases, on s’y accrochait fortement, c’était systématique et la guilde jouait sur ce point, psychologie où l’être s’accrochait au cadre qu’on lui donnait car il était rassurant, que c’était la première chose qu’on lui avait présenté et qu’il s’y était donc attaché. Un plan machiavélique mais qui ne réussissait pas à chaque fois, tout en garantissant cependant une large majorité d’habitants de Nosco dans la guilde. Pourquoi quitter le chaud cocon protecteur ? Le danger n’avait rien d’attirant à par pour quelques très rares esprit casse-cou.

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